Parc

Inscription
Connexion
Pas d’avatar
Shanti Sadhan  

Une interview d'une élève de Durmstrang ? La classe !  PV 

Quelques minutes avant, dans la salle commune de Gryffondor :

Shanti était désespérée… Elle était en panne d’inspiration ! C’était la première fois que ça lui arrivait ! Dépitée, elle se prit la tête entre les mains, se creusant les méninges afin de trouver une solution. Qu’allait-elle bien pouvoir écrire, ou inventer au pire ? Vous l’avez deviné, la jeune journaliste en herbe ne savait pas quoi mettre dans son article. Elle qui avait d’habitude tant d’inspiration… De plus, si elle ne trouvait pas rapidement une idée, elle allait prendre du retard ! Surtout qu’elle avait voulu jouer dans la cour des grands en se proposant pour écrire TROIS articles ! Elle qui n’avait pas réussi à rendre à temps son SEUL article a ses débuts ! Bon évidemment, si elle trouvait une idée, elle n’aurait qu’a accélérer la cadence et rattraperait son retard mais aucune idée ne semblait être à l’horizon…


« Mais qu’est-ce que je peux faire… » marmonna-t-elle pour elle-même.

Sans s’en rendre compte, elle commença à jouer avec son parchemin et très vite, celui-ci se retrouva tout froisse, a être plié et déplié ! Agacée, Shanti le roula en boule et le fourra dans son sac. Alors qu’elle allait prendre une autre feuille de papier, elle décida qu’il valait mieux prendre une pause. Si jamais elle était énervée, ça ne servirai a rien… Dans ces moments-là, il n’y avait qu’une seule solution : aller respirer un grand bol d’air frais ! La deuxième année monta dans son dortoir, sortit ses affaires de cours de son sac afin de l’alléger et aller ressortir lorsqu’elle éternua. Jugeant qu’il ne valait mieux pas tenter le diable, elle se saisit de son manteau et de son écharpe. Elle avait suffisamment eu de la chance pour ne pas tomber malade depuis que l’hiver s’était installé et croire que cette chance pourrait se prolonger pendant encore longtemps était quelque chose qu’elle ne voudrait pas tenter. Reprenant son sac, la jeune fille descendit alors et sortit de la salle commune, une moue plutôt découragée aux lèvres…

Maintenant :

Shanti se trouvait à présent dans le parc, se baladant tranquillement, toujours en train de réfléchir à ses articles… Morgane, il fallait VRAIMENT trouver une solution ! Elle n’avait plus qu’à espérer que sa mère ait raison, après tout un des grands principes de celle-ci était bien « Un grand bol d’air frais ne peut qu’aérer ton cerveau ! Sors un peu te promener, lorsque tu seras de nouveau fraiche, tu continueras à travailler. » D’accord, ça avait plutôt bien marche jusqu’à aujourd’hui mais tout comme il y a un début a tout, il y a aussi une fin a tout ! Et la jeune Sadhan espérait que ce n’était pas aujourd’hui, cette fameuse fin… La rouge s’assit alors près d’un arbre et commença à passer en revue toutes les petites rumeurs qu’elle avait entendues… N’importe quoi, il lui fallait juste une piste et elle pourrait en tirer un paragraphe de ragots ! Mais il fallait croire que les gens protégeaient mieux leurs secrets, ces temps-ci…


*Ou bien c’est toi qui ne fait pas attention ?* suggéra sa petite voix intérieure, toujours d’un ton moqueur.
*Ça se pourrait…* dit Shanti avec une indifférence feinte. *Mais en même temps, si t’es toujours dans ma tête, je vois mal comment je pourrai me concentrer…*
*Allo la terre ! J’te signale que je suis dans ta tête, c’est toi qui m’a créé !*
*Non, c’est mon subconscient. Et j’ai aucun contrôle sur mon subconscient, un peu comme tout le monde tu vois ?*
*Et moi qui croyais que la grande Shanti Sadhan était exceptionnelle !* railla la voix.
*Je n’ai jamais dit ça…* rétorqua celle-ci, se retenant pour ne pas lever les yeux au ciel.

Fichue voix ! Elle soupira puis essaya de se reconcentrer… Alors qu’elle essayait d’inventer quelque chose sur Meilla Primard, la Serdaigle de septième année, elle aperçut une jeune fille, un peu plus loin. Plissant les yeux pour mieux voir, elle put se rendre compte qu’il s’agissait d’une élève de Durmstrang. D’un bond, la rouge se leva et se mit à marcher d’un pas rapide vers elle. Arrivée à deux mètres, elle comprit qu’il s’agissait d’Ekaterina Voinov, la seule fille de la délégation de Durmstrang, ce qui avait permis à Shanti de la remarquer… Un peu intimidée au début, elle s’approcha doucement d’elle et dit :


« Euh… Salut ça va ? Je m’appelle Shanti Sadhan, de la maison Gryffondor et je suis journaliste à la Petite Mornille, le journal de ma maison… Et toi, tu es bien Ekaterina n’est-ce pas ? »

Espérant qu’elle avait bien prononcé son prénom, Shanti lui fit un petit sourire timide, tandis que ses joues rosissaient. Elle espérait se faire une nouvelle amie et peut-être trouver une idée pour son article. Peut-être qu’elle pourrait interviewer l’élève de Durmstrang ? Oh, si jamais elle arrivait à faire ça, Dylan serait ravi !

Une interview d'une élève de Durmstrang ? La classe !  PV 

Qui connaissait bien la jeune Ekaterina (ce qui en soit ne faisait pas énormément de monde concerné) pouvait deviner qu'elle était pensive, presque mélancolique ce jour là, à ce moment là. Marchant sans but précis dans le grand parc de Poudlard, elle se concentrait sur le froid qui l'envahissait, lui rappelant d'où elle venait, les yeux dans le vague. S'arrêtant soudain elle inspira l'air frais de janvier à plein poumon puis se tourna vers le château trônant en pleine nature, presque surprise de le trouver là, s'attendant presque à retrouver son école, la fière Durmstrang.

Que faisait-elle ici au juste ? Elle avait beau se montrer fière, rester droite et puissante face aux regards de tous ; elle avait beau faire mine de ne pas être atteinte par le fait de ne pas avoir été choisie par la coupe, elle ne pouvait pas se mentir à elle même. Elle voulait combattre, montrer qu'elle était digne de son école – mieux que cela – montrer qu'en tant que fille, elle pouvait être meilleure que tous ces garçons imbus d'eux même dont elle avait pourtant acquit le respect. Mais la réalité ne semblait pas vouloir l'aider. Que faisait-elle là au fond ? Le champion de Durmstrang était choisi et malgré le fait que sa brutalité lui avait fait prendre la dernière place à la première épreuve, il était clair aux yeux de tous qu'il était redoutable ; quant à l'équipe des Lynx, constituée par le cadet des Kirsanov, elle avait été magnifique au cours du dernier match de Quidditch. Mais elle, elle n'avait plus rien à faire ici. Ses journées étaient les plus simples du monde : elle allait assister aux cours que son directeur lui donnait, travaillait, continuait de rester invisible derrière Dabrowski alors qu'elle se battait chaque jour pour se perfectionner en potion, se vengeait dans les autres matières, et rêvait plus ou moins secrètement de prendre la place de Jonas. Elle ne demandait qu'une seule chose : se faire remarquer un temps soit peu, certaine de le mériter, et pas seulement parce qu'il n'y avait pas d'autre fille dans la délégation de Durmstrang, et sa prière n'était pas exaucée.

Il y avait une silhouette au loin qui s'approchait, presque timidement, s'attirant sans le savoir l'irritation de l'adolescente. La bulgare n'avait pas envie de partir, et pourtant elle n'avait pas envie de parler ou de partager ce moment avec quelqu'un, qui que ce soit. Elle espérait donc fortement que la jeune fille, qui irrémédiablement avançait vers elle, allait faire un écart au dernier moment. Ce que bien sûr elle ne fit pas, s'approchant jusqu'à ne laisser que quelques mètres de distance entre elles deux.
Tant pis, après tout la gamine qu'elle observait du coin de l’œil, ne semblait pas avoir plus de 13 ans, et Ekaterina était bien consciente que du haut de ses 17 ans, se tenant ainsi droite et le regard si dur, elle était impressionnante : elle ne craignait pas grand-chose et la fillette aux origines incertaines, sans doute arabes ou hindoues, allait faire demi tour incessamment sous peu en voyant son manque de réaction évident.

Sauf que contre toute attente la jeune élève de Poudlard se montra butée, et s'approcha, l'agaçant d'un côté, l'impressionnant un peu de l'autre : après tout elle avait du cran.

« Euh… Salut ça va ? Je m’appelle Shanti Sadhan, de la maison Gryffondor et je suis journaliste à la Petite Mornille, le journal de ma maison… Et toi, tu es bien Ekaterina n’est-ce pas ? »

Un petit sourire et des joues rosies sans doute par autre chose que le froid, elle tira presque un sourire, bien malgré elle, à la droite Durmstrang. En l'espace de quelques secondes elle avait cru voir sa cousine : jeune et impressionnable, mais déterminée à obtenir ce qu'elle voulait. Ekaterina aurait pu continuer à la regarder avec fatigue, mais la gamine connaissait son nom, cette même gamine avait marché jusqu'ici pour la voir, et elle était journaliste, ce dont elle était apparemment fière : en soit elle avait une responsabilité à tenir, un rôle pour sortir de la masse de tous ces élèves inconnus sans ambition. Ça n'était peut-être pas une de ces filles insupportablement niaises qui la rendait rageuse à glousser indignement, ni une de ces filles incapable de respect comme une autre élève de Poudlard qu'elle avait déjà rencontré… et puis de toute façon l'adolescente était fatiguée, trop fatiguée pour la rejeter complètement.
Respirant doucement une goulée de froid elle se tourna véritablement vers l'arrivante et, après l'avoir dévisagé une dernière fois elle lança lentement, sans se presser, son accent bulgare plutôt limité, à force d'entendre parler l'anglais autour d'elle.


« Exact, c'est moi… Shanti donc… quelque chose de particulier à me dire ou bien t'es tu retrouvée ici par hasard ? »

Puis elle se tut, après tout elle pouvait bien s'arrêter là, la petite finirait toute seule, ou bien si elle n'osait pas, elle n'aurait qu'à partir balbutier plus loin. Parce que oui : Ekaterina était certaine que l'on adressait jamais la parole pour rien aux gens, la fillette devait bien avoir quelque chose à lui demander.
Pas d’avatar
Shanti Sadhan  

Une interview d'une élève de Durmstrang ? La classe !  PV 

La Durmstrang se tourna vers elle… Shanti retint son souffle.

« Exact, c'est moi… Shanti donc… quelque chose de particulier à me dire ou bien t'es-tu retrouvée ici par hasard ? »

Le cœur de Shanti s’accéléra un peu, sans qu’elle ne puisse rien y faire. Elle se sentait tellement… Impatiente, n’était pas assez fort… Excitée, l’était trop. A vrai dire, il n’y avait pas de mot pour décrire les sentiments de la jeune hindoue à ce moment-là. Elle attendait beaucoup d’Ekaterina. Si elle réussissait à l’interviewer… La deuxième année eut tout à coup une pensée pour sa tante… Elle avait toujours eu une aversion exagérée pour l’école de Durmstrang et Shanti n’avait jamais été d’accord. Sa tante ne connaissait même pas les élèves et leur directeur personnellement, comment pouvait-elle se permettre de juger ? Pourtant ses parents semblaient être d’accord avec ladite tante et cela avait toujours agace Shanti. Etait-ce une occasion de prouver à sa tante et au reste de la famille Sadhan qu’ils avaient torts ? Shanti l’espérait. D’un air déterminé mais pas très sur en même temps, elle répondit :

« A vrai dire… Ça te dirait de devenir célèbre ? Du moins, parmi les Gryffondor ? Ça fait un petit moment que j’y pense, je me disais que si tu es d’accord, je pourrais t’interviewer… »

Bon, ce n’était pas tout à fait vrai. Mais Ekaterina n’était pas oblige de le savoir…

« Je ne poserai pas de questions trop personnelles, ne t’inquiètes pas. Et tu ne seras pas oblige de répondre a toutes mes questions, évidemment. Alors tu veux bien ? »

Selon elle, Shanti pensait avoir fait la part des choses en proposant ce compromis. La Durmstrang acceptait de répondrai à ses questions et Shanti ne serait pas envahissante. Apres tout, son but n’était certainement pas de dévoiler toute la vie d’Ekaterina, à ca non… Sentant la terrible chose que l’on appelle l’espoir, Shanti du presque se forcer à ne pas prendre un air victorieux. Ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué… La Gryffondor avait retenu la leçon.

Une interview d'une élève de Durmstrang ? La classe !  PV 

Levant un sourcil devant l'état de la demoiselle dont elle attendait une réponse Ekaterina se mit à compter jusqu'à quatre, dans sa tête bien évidemment, le ridicule ne tuait pas mais elle préférait éviter de s'en couvrir. Une personne qui respecte un délai de quatre secondes et plus à chaque fois qu'on lui demande une réponse est une personne mal assurée et bien trop impressionnable, ainsi raisonnait Ekaterina. Or une personne bredouillante et hésitante à chaque phrase n'était pas une personne avec qui elle avait envie de se mêler.
Heureusement pour elle la fillette prit la parole avant la fin du temps que la bulgare lui avait impartit, commençant d'ailleurs sa phrase par quelque chose d'assez intéressant, un mot surtout retint son attention, comme une réponse à ses sombres pensées préalables : célèbre. Certes il s'agissait d'être ''célèbre'' chez des enfants de 11 à 17 ans, parmi une seule des maisons de Poudlard, soit environ le quart de l'école anglaise, pour une interview dont elle ignorait tout de l'utilisation, néanmoins le mot continuait de la séduire doucement. Après tout être célèbre n'était pas tant ce qui l'attirait, il n'y avait pas à dire elle ne deviendrait pas célèbre par une petite interview scolaire ridicule, elle le savait très bien. Sauf que la célébrité qu'évoquait la fillette dont le nom la faisait sourire – intérieurement bien sûr – n'était pas la célébrité à proprement parler, dans le cas présent c'était simplement exister, se démarquer un peu, faire ravaler de sa superbe à Dabrowski, même si c'était juste pour cette interview risible. D'ailleurs peut-être que la jeune fille en face d'elle était une plume, et puis c'était elle qui répondait, il n'appartenait qu'à elle de faire de cet article quelque chose de bien et non le reflet d'une jeune femme désespérée de se sentir invisible.


« Je ne poserai pas de questions trop personnelles, ne t’inquiètes pas. Et tu ne seras pas oblige de répondre a toutes mes questions, évidemment. Alors tu veux bien ? »

Pas obligée de répondre… en voilà une bonne nouvelle. Sur le coup un rictus moqueur monta doucement sur les lèvres de la septième année : elle n'avait pas besoin d'une autorisation pour ne pas répondre à une question qui ne lui plaisait pas, d'ailleurs dans une interview ça n'était pas le journaliste qui avait le pouvoir, sauf s'il s'amusait à déformer des propos, mais ça elle s'assurerait que ça ne serait pas fait si elle acceptait.

Une autre question se posait désormais : Shanti avait dit qu'elle pensait à cette interview depuis longtemps. La question était donc : pensait-elle à son interview en particulier ou bien à l'interview d'un élève de Durmstrang ? Elle aurait préféré la première solution bien entendu, être le dernier choix n'était pas très agréable, sans compter que si elle acceptait ce que les autres avaient refusé par fierté de ne pas se mêler à la plèbe poudlarienne ce serait elle qui perdrait en crédibilité. Vraiment Ekaterina adorait Durmstrang, elle aimait s'y battre et prouver sa valeur, mais parfois les jeux et enjeux stratégiques étaient pénibles, il y avait trop de choses à penser, trop de sous entendus.

« Ça dépend… déjà si j'accepte je veux pouvoir voir ce que tu vas en faire. Ensuite… à qui as tu demandé aussi ? Juste pour savoir à qui je peux en parler sans leur gâcher la surprise tu vois. »

Elle avait dit ça négligemment avant d'observer une dernière fois la jeune anglaise et de se mettre à marcher doucement vers le château. Que l'autre suive si elle voulait continuer à lui parler, elle ne voulait plus rester ici : le paysage froid avait perdu de son charme maintenant que le silence était brisé et elle n'avait pas l'intention de rester immobile à observer la fillette encore longtemps.


« Si tu réponds à ce que je demande je suppose que oui, je peux consentir à t'accorder cette interview, du moment qu'elle ne prend pas trop de temps, j'ai des choses à faire aussi. »

Voilà, l'important était de ne pas être au service de la demoiselle, ne pas lui montrer que cette interview lui plaisait dans le fond, lui sussurrait que quelqu'un l'avait remarquée.
Pas d’avatar
Shanti Sadhan  

Une interview d'une élève de Durmstrang ? La classe !  PV 

« Ça dépend… déjà si j'accepte je veux pouvoir voir ce que tu vas en faire. Ensuite… à qui as-tu demandé aussi ? Juste pour savoir à qui je peux en parler sans leur gâcher la surprise tu vois. »

Un petit sourire apparut sur le visage de Shanti. Maintenant, elle en était sure, c’était dans la poche. La première année savait très bien que cachaient ce genre de phrase, elle avait l’habitude avec son père. Et l’expérience lui avait appris que lorsqu’une personne ne refusait pas catégoriquement, c’était qu’il ne serait pas difficile de faire ployer l’échine. Mais si une personne disait « Ca dépend » ou « Si j’accepte » ou même les deux, comme dans ce cas-ci, c’était que la personne était sur le point de dire oui mais qu’il fallait un ultime argument. Dans son cas, Shanti en avait pas mal, d’arguments… Surtout que le mot « célèbre » avait eu l’air de faire plaisir a Ekaterina. Peut-être qu’elle pourrait s’en servir…

Tout à coup, Ekaterina se mit à marcher vers le château, ce qui contraria un peu Shanti. Peut-être qu’elle n’avait que onze ans, mais elle aimait bien qu’on la regarde quand elle parlait ! Pour qui la Durmstrang se prenait-elle ? Un brin agacée, elle la suivit tout de même, décidant de laisser passer. Elle voulait vraiment cette interview et espérait pouvoir apprendre certaines choses d’Ekaterina.


« Si tu réponds à ce que je demande je suppose que oui, je peux consentir à t'accorder cette interview, du moment qu'elle ne prend pas trop de temps, j'ai des choses à faire aussi. »

D’accord, elle voulait cette interview mais il ne fallait pas exagérer. Ce fut donc d’une voix plutôt calme mais un peu froide qu’elle dit :

« Ca dépend de ce que tu demandes. Mais mettons les choses aux points, ne le prends pas mal, mais j’estime que tu pourrais me parler avec un peu plus de respect. Je ne suis peut-être en première année mais je ne compte pas me laisser marcher sur les pieds. »

Elle s’arrêta un moment puis reprit :

« Et oui, je n’ai demandé qu’à toi. Pour une bonne raison, d’ailleurs. Je ne sais pas si tu le fais exprès, mais de l’extérieur tu parais très intouchable et je voulais savoir si c’était pareil à l’intérieur. Et puis… Tu es la seule fille de la délégation de Durmstrang et je me dis que ça ne doit pas être facile. Donc d’un cote, je t’admire un peu pour ça… »

Voilà, c’était dit. Shanti avait été sincères et ce n’était pas pour convaincre Ekaterina qu’elle lui avait dit tout ça. Mais si ça pouvait aider, elle ne dirait pas non… Croisant intérieurement les doigts, elle plongea dans ses pensées, attendant la réponse de la septième année. La jeune hindoue espérait qu’Ekaterina ne se mettrait pas en colère parce que ça n’avait pas été le but de sa petite tirade. Elle, elle voulait juste qu’on la respecte. Shanti n’était pas une Sadhan pour rien.

Une interview d'une élève de Durmstrang ? La classe !  PV 

Le visage d'Ekaterina se fendait rarement en un sourire ravi, complice, conciliant ou autre, c'était sans doute ce qui la faisait passer pour froide la plupart du temps, bien qu'il faille bien avouer qu'elle l'était assez. Néanmoins lorsque la bulgare avait observé sans méchanceté la fillette qui souriait puis avait commencé à marcher doucement, elle n'avait pas vu de problème, ni même quoique ce soit de potentiellement vexant. Il était courant de se mettre à marcher en parlant après tout. Pourtant la petite était apparemment outrée de son comportement et lui répondit sur un ton des plus froids :

« Ca dépend de ce que tu demandes. Mais mettons les choses aux points, ne le prends pas mal, mais j’estime que tu pourrais me parler avec un peu plus de respect. Je ne suis peut-être en première année mais je ne compte pas me laisser marcher sur les pieds. »

Un nouveau rictus naquit sur les lèvres de la jeune Voïnov. Visiblement cette gamine avait de l'humour : après lui avoir gracieusement dit qu'elle n'était pas obligée de répondre à ses questions la voilà qui lui faisait la leçon. C'était presque déroutant de voir cette petite lui parler ainsi mais, malheureusement pour l'anglaise, Ekaterina en connaissait d'autre des enfants qui se croyaient tout permis dès qu'ils savaient mettre un pied devant l'autre, à Durmstrang le respect des ainés s'apprenait rapidement mais n'était pas toujours inné. Toujours était-il qu'il s'en était fallu de peu pour que le « ne le prends pas mal » ne la fasse pas exploser de rire, un rire jaune bien évidemment. Une phrase bien sèche sur le bout de la langue la jeune Voïnov allait ouvrir la bouche lorsque Shanti ajouta :

« Et oui, je n’ai demandé qu’à toi. Pour une bonne raison, d’ailleurs. Je ne sais pas si tu le fais exprès, mais de l’extérieur tu parais très intouchable et je voulais savoir si c’était pareil à l’intérieur. Et puis… Tu es la seule fille de la délégation de Durmstrang et je me dis que ça ne doit pas être facile. Donc d’un côté, je t’admire un peu pour ça… »

Un petit compliment à la fin pour enjoliver les choses, c'était parfait, la septième année adorait ce genre d'hypocrisie. Même si cela avait été sincère de toute façon il aurait sans doute fallu réfléchir avant, surtout lorsqu'on est journaliste et qu'on veut obtenir une interview, il est bon bien souvent de faire preuve d'un peu de diplomatie, surtout lorsque la personne en face de soi n'avait pas envie d'en faire preuve.

« L'ennui vois-tu c'est que ça n'est pas vraiment réciproque »

La phrase, lancée sur un ton assez tranchant n'était pas vraiment la plus à même pour calmer les choses, il fallait bien le reconnaître. Mais de toute façon ça n'était pas le but. Néanmoins une fois la phrase dite elle ne pu s'empêcher de soupirer. Pourquoi fallait-il que ses rencontres avec les élèves de Poudlard soient si compliquées ? La réponse venait peut-être de la couleur du blason de la fille aux cheveux noirs : elle ne supportait visiblement pas les caractéristiques des élèves de cette maison qui étaient sans doute l'impolitesse et le manque de réflexion. Peut-être aurait-elle du écouter d'avantage lorsqu'on lui avait expliqué le fonctionnement de cette école, elle aurait pu prévoir davantage la façon de se comporter envers les élèves anglais qu'elle rencontrait. Néanmoins Ekaterina n'avait pas envie de faire d'efforts, elle était fatiguée et passer son temps avec une gamine incapable de réfléchir trente secondes à ce qu'impliquait de parler à une fille difficile d'accès, en l’occurrence elle, ne l'attirait pas plus que cela. Après tout elle était majeure, puissante, et avait autre chose à faire que de se laisser marcher sur les pieds par une fille de trois têtes de moins qu'elle. Au moins c'était un sentiment commun aux deux sorcières, sauf que le sien était bien plus logique.

« Je n'ai rien à te demander, je n'te dois rien, alors je ne sais pas à quoi tu t'attends en me parlant comme ça mais si tu avais deux sous de jugeote tu saurais que ça n'est pas vraiment une bonne idée. D'ailleurs si tu avais réfléchi quelques secondes t'aurais sans doute pu remarquer que la seule qui manque de respect à l'autre ici c'est toi, je t'aurais manqué de respect je ne t'aurais jamais parlé. Maintenant si Madame la première année qui a remarqué que j'étais ''intouchable'' mais pense qu'elle peut me donner des leçons pouvait bien me laisser poursuivre mon chemin seule je lui en serais reconnaissante. »

D'une première année la fillette n'en avait pas le toupet, elle avait une assurance assez étonnante, mais elle en avait la maturité. Et chacun sait que du toupet sans maturité n'est finalement rien d'autre que de l'inconscience horripilante. La jeune sorcière était néanmoins bien consciente que la petite fille était justement une petite fille de onze ou douze ans et qu'à ce titre elle ne méritait sans doute pas d'entendre tout ce que la bulgare aurait aimé lui dire. Néanmoins elle devait bien avouer qu'elle ne s'était pas retenue autant qu'elle aurait pu le faire : après tout c'était elle qui avait insisté en disant qu'être en première année ne justifiait pas pour autant de traitement de faveur. Sur ce la bulgare ferma les yeux une seconde, fatiguée, et reprit son chemin, avant de tourner la tête pour ajouter :

« Tente avec une française petite, avec un peu de chance si t'apprends à te contrôler tu récolteras quelque chose, autrement au moins tu t'feras rembarrer avec la grâce qui leur sied et tu pourras prendre exemple pour améliorer la tienne. »

Se taisant enfin elle resserra ses bras autour de son corps, s'imprégnant de la froideur du parc pour se calmer. Ses derniers mots n'étaient pas forcément méchants, c'était un vrai conseil, une façon supplémentaire de faire comprendre à la dénommée Shanti ce qui n'allait pas. Mais bon encore fallait-il qu'elle le comprenne, mais ça ça n'était plus le problème d'Ekaterina.
Cette dernière se rapprochait du château, se rappelant ce qu'elle avait à faire. N'avait-elle pas promis à ses camarades de Durmstrang d'aller les regarder s'entraîner pour le Quidditch d'ailleurs ? Elle le faisait rarement mais le match contre les français approchait et elle appréciait les garçons qui y jouaient après tout. Oui voilà, c'était une bonne idée finalement, aller entendre leurs encouragements mutuels et les encourager aussi discrètement, se sentir appartenir à quelque chose, à un groupe. Ça ne pouvait que faire du bien n'est ce pas ? Aussi délaissa t-elle le château pour se rendre sur le terrain de Quidditch, la jeune Voïnov n'étant pas sans savoir qu'un entraînement y était prévu en ce moment même.


Reducio
Merci pour ce rp, je m'arrête ici et te laisse conclure !
Pas d’avatar
Shanti Sadhan  

Une interview d'une élève de Durmstrang ? La classe !  PV 

« L'ennui vois-tu c'est que ça n'est pas vraiment réciproque »

La première année se renfrogna. Visiblement, si, la Durmstrang avait mal pris son petit speech. Eh bien soit, tant pis.

« Je n'ai rien à te demander, je n'te dois rien, alors je ne sais pas à quoi tu t'attends en me parlant comme ça mais si tu avais deux sous de jugeote tu saurais que ça n'est pas vraiment une bonne idée. D'ailleurs si tu avais réfléchi quelques secondes t'aurais sans doute pu remarquer que la seule qui manque de respect à l'autre ici c'est toi, je t'aurais manqué de respect je ne t'aurais jamais parlé. Maintenant si Madame la première année qui a remarqué que j'étais ''intouchable'' mais pense qu'elle peut me donner des leçons pouvait bien me laisser poursuivre mon chemin seule je lui en serais reconnaissante. »

Choquée, Shanti vit alors Ekaterina s’éloigner. Cette fille était vraiment une sale garce ! Comment pouvait-elle lui parler ainsi ? Elle sentit les larmes lui monter aux yeux mais serra les dents. Elle n’allait pas pleurer. Par pour Ekaterina Voinov, oh non, surement pas.

Cette fille semblait vraiment se prendre pour le centre du monde ! Elle n’avait pas deux sous de jugeote ? Désolé mais, même si elle voulait plus que tout cette interview, Shanti ne se laisserait jamais marcher sur les pieds. De plus, Ekaterina semblait penser qu’elle avait le droit de parler a Shanti comme elle le voulait et ça, rien que ça, ça faisait que la Gryffondor n’arrivait pas à la supporter. Selon elle, il y avait des manières de s’adresser aux gens, et peu importe la différence d’âge. D’accord, l’élève de Durmstrang était bien plus âgée, et Shanti était peut-être encore une gamine. Mais elle était une gamine avec du caractère et lorsqu’elle donnait son respect a quelqu’un, elle s’attendait à ce qu’on lui en renvoie en retour.

« Tente avec une française petite, avec un peu de chance si t'apprends à te contrôler tu récolteras quelque chose, autrement au moins tu t'feras rembarrer avec la grâce qui leur sied et tu pourras prendre exemple pour améliorer la tienne. »

Le visage de Shanti se ferma. Ça, c’était de la méchanceté gratuite. Ses larmes ne voulaient même plus couler, à présent. Elle avait compris qu’elle avait fait une énorme erreur en s’adressant à Ekaterina Voinov. Même si elle s’était laissée faire, la Durmstrang lui aurait indubitablement mal parle à un moment donne. Alors que la septième année s’en allait pour de bon, Shanti, une détermination farouche dans le regard, murmura rageusement :

« Je te hais Ekaterina Voinov ! Tu te crois tellement tout permis… Mais tu sais pas à qui tu as à faire. Moi, je suis une Sadhan. Et une Sadhan ne se laisse pas marcher sur les pieds. Si on se retrouve, dans quelques années, tu regretteras amèrement ce que tu m’as fait aujourd’hui. »

FIN DU RP


Reducio
Merci a toi pour cette experience :)