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Ancien sorcier  

C'est un chewing-gum dans tes cheveux ? Non ma chouette  PV 

Ca faisait longtemps que Caroline n'avait pas eu de temps de travail. Elle préférait s'amuser avec ses amis – qui lui reprochaient d'ailleurs de ne pas être assez concentrée – que de faire ses devoirs. "Bravo l'exemple pour une préfète" lui disaient-ils. Et invariablement, elle leur répondait qu'elle n'avait pas été élue préfète pour rien. Peu convaincus, eux, ils retournaient travailler. Caroline aurait pu continuer comme ça sans un rappel à l'ordre de son Directeur de Maison, M. Rhodes ainsi que de ses autres professeurs qui s'inquiétaient de son manque de travail en ce moment. Contrainte de les écouter, la jeune fille devait maintenant rattraper son retard et, dès qu'elle le pouvait, étudiait.

C'est pourquoi en cette belle journée, certes froide mais resplendissante, elle était coincée dans la Grande Salle en étude. Elle espérait pouvoir enfin apprendre La Révolution des Gobelins, son cours d'Histoire de la Magie. Mais vous savez, quand on vous force à quelque chose et que vous n'avez pas envie de le faire, votre attention est tout le temps attiré par d'autres choses. C'était ce qui était en train d'arriver. Caroline, assise le dos bien droit sur sa chaise, les jambes croisées faisait semblant de réviser. En fait, au départ c'était son but mais ensuite, elle s'était mise à observer le plafond. Il était si coloré en ce jour. Les étoiles resplendissaient et des nuages de constellations roses, verts et argents brillaient. Elle attendait une élève de sixième année pour que celle-ci l'aide avec ses devoirs. Mais le temps se faisait long et la personne était déjà en retard.

Un hibou arriva alors en trombe dans la salle. Caroline le reconnut tout de suite, c'était sa chouette : Yeumate. Une belle chouette orangée, elle était toute jeune car la Serpentard l'avait eu il n'y a pas longtemps, son ancien hibou s'étant perdu (elle avait beaucoup pleuré !). Sa chouette s'arrêta devant elle et lui déposa un petit mot avant de repartir vers la volière. C'était un message venant de sa professeure de devoirs : elle ne pourrait pas venir, s'étant pris une potion étrange sur le visage. Elle était maintenant à l'infirmerie. Ce qui voulait dire que Caroline était libre ! Mais que pouvait-elle faire ? Ses devoirs ? Heu... Elle les feraient plus tard !

En voyant sa chouette repartir, elle se dit qu'elle pourrait aller s'occuper d'elle. La brosser, la nourrir... Et lui apprendre des tours ! L'idée fit son chemin rapidement et la jeune fille partit en direction de la volière.

Elle était presque arrivée lorsqu'une personne lui bloqua la route. Une personne, et sa chouette ! A y regarder de plus près, la fille avait sa chouette coincée dans ces cheveux.
*Alors ça, c'est une première ! J'avais jamais vu ça !* Intriguée et surtout ébahie, Caroline tourna autours de la fille pour se placer devant elle, puis, d'une voix peu sûre car ne sachant pas vraiment comment réagir, elle lui demanda :

" Heu... Ca va ? Tu as besoin d'aide ? Parce que, je te sens un peu en galère là... "

C'est un chewing-gum dans tes cheveux ? Non ma chouette  PV 

Confortablement installée sur l’un des moelleux fauteuils de sa Salle Commune, Isaya se perdait dans ses pensées. La fin d’année n'avait pas été de tout repos et elle était décidée à prendre quelques minutes afin de faire le point sur les événements récents. Il y avait tout d'abord eu cette lettre qui l'avait mise dans tous ses états. Ses parents lui annonçant qu'elle devrait passer les fêtes au château. Sa tristesse avait été de courte durée, bientôt remplacée par l'agitation entourant l’annonce du Bal. Elle avait attendu beaucoup de cet événement et elle devait avouer avoir été un peu déçue, sa voisine de table n'étant pas très causante, elle n’avait pas vraiment profité de la soirée. Heureusement, elle avait été informée le lendemain matin que sa mère était parvenue à se libérer de ses obligations professionnelles et elle avait pu rentrer dans sa Bretagne natale pour les fêtes. C’est seulement lorsqu’elle s'était retrouvée devant sa jolie maison de pierre qu’elle avait réalisé à quel point son foyer lui avait manqué. Elle passa les jours suivants à courir dans la lande, à observer la mer, regrettant que la température ne permette aucune baignade, et à rattraper le temps perdu avec Simon. Simon, son meilleur ami qu'elle avait dû laisser derrière elle en rejoignant les bancs de Poudlard, son confident de toujours à qui elle devait perpétuellement cacher sa véritable nature. Elle regrettait de ne pas pouvoir lui parler de la magie, de cette merveilleuse année qu’elle avait passé dans le château écossais et de toutes les créatures qui l'entouraient. Bien sûr, elle avait dissimulé cette part d'elle durant toute leur enfance mais ce qui n'était alors qu’un mensonge par omission se transformait, sous les questions à propos du « pensionnat », en une multitude d'inventions en tout genre et elle n’aimait pas cela. Lorsque le moment était venu de regagner son école, Simon lui avait arraché la promesse de lui écrire régulièrement et elle avait juré, se disant sur le moment qu’elle enverrait son courrier à ses parents pour qu’ils le transmettent à son ami. Maintenant, elle le regrettait car à chaque fois qu'elle prenait la plume dans l'intention d’honorer son serment, elle savait qu'elle allait devoir, une fois encore, jouer avec la vérité.
C’est ainsi que la jeune Poufsouffle avait passé une bonne partie de la matinée à rédiger une longue missive à son ami, remplaçant les mots tels que Métamorphose, chouette et Quidditch par mathématiques, facteur et football. Depuis qu’elle avait posé le point final, elle tentait de se motiver à affronter le froid pour aller poster sa missive. Elle finit par laisser échapper un long soupire avant de se lever pour aller chercher sa cape et de quitter la quiétude de la Salle Commune pour rejoindre la Volière. A peine arrivée, elle vit sa chouette foncer sur elle et se poser sur son épaule. Isaya lui chatouilla la naissance des ailes, admirant ses plumes immaculées, mais l'animal ne semblait pas d’humeur à de telles caresses. Elle commença par lui donner des petits coups de bec qui ne tardèrent pas à devenir de plus en plus violent.


« Otxenig ! Arrête ! Je n’ai rien pour toi. Tu ne peux pas avoir des friandises tous les jours ! »

Elle avait en effet eu quelques difficultés avec sa chouette lorsque cette dernière avait soudainement pris beaucoup de poids, si bien qu'elle peinait à effectuer ses tâches. Sur les conseils de ses camarades, elle l’avait mise au régime, limitant au maximum les petites récompenses qu’elle lui rapportait et les remplaça par des visites quotidienne et des gratouillis à volonté. Malheureusement, Otxenig ne prenait pas très bien ce changement de train de vie et le faisait savoir. Plus les jours passaient et plus elle devenait insistante, au grand dam de sa maîtresse qui ne savait comment la contenter sans porter atteinte à sa santé.

« Mais tu vas arrêter ! Aïe ! tu me fais mal. »

Les coups de becs étaient de plus en plus féroces et Isaya ne savait comment calmer sa chouette pour lui confier sa lettre. Elle tenta de l’éloigner, de la câliner davantage mais rien n’y faisait. Elle essayait de détacher ses serres de son épaule lorsque l'animal prit son envol… directement sur son crâne. Elle agitait les bras, espérant se dégager tandis que les larmes lui montaient aux yeux, provoquées par la douleur de ses mèches tirées dans tous les sens. Elle réalisa bien vite que sa protégée s'était complètement emmêlée dans ses longs cheveux qui, pour une fois, n'étaient pas attachés. Elle se demandait comment se sortir de ce mauvais pas lorsqu'elle réalisa qu'elle n'était pas seule. Une élève la regardait avec des yeux ronds.

" Heu... Ca va ? Tu as besoin d'aide ? Parce que, je te sens un peu en galère là... "

Si elle n'avait pas été en si mauvaise posture, Isaya serait devenue rouge de la tête aux pieds à l’idée d'être surprise dans une situation aussi risible. Elle ne pouvait décidément pas faire croire à sa camarade qu'elle se débrouillait très bien toute seule et elle finit par répondre d'une voix entrecoupée par la douleur due mouvements de sa chouette :

« Euh…Et bien je me suis un peu… disputée avec Otxenig et… je crois que nous sommes coincée… Si tu as une idée, je l'accepte volontiers. Je n’ai pas particulièrement envie de devenir chauve… »

Et elle attendit, honteuse, que sa camarade vienne à son secours.

Poufsouffle du mois de novembre 2015 et janvier 2016 ~ Élève du mois de janvier 2016
Gardienne des Frelons
"It does not do dwell on dreams and forget to live" - Albus Dumbledore
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Ancien sorcier  

C'est un chewing-gum dans tes cheveux ? Non ma chouette  PV 

« Euh…Et bien je me suis un peu… disputée avec Otxenig et… je crois que nous sommes coincée… Si tu as une idée, je l'accepte volontiers. Je n’ai pas particulièrement envie de devenir chauve… »

La Serpentard restait assez ébahie par ce qu'elle voyait. La chouette, non la grosse chouette ! Ne devait vraiment pas être commode pour avoir fini emmêlé. En tout cas, Caroline était bien contente que sa chouette soit docile, se retrouver dans cette situation aurait été horrible pour son honneur ! En tout cas, la préfète imagina Isaya et se dit qu'effectivement, le style sans-cheveux ne lui irai pas vraiment, ça serait même une catastrophe capillaire et stylistique ! Non non non ! En tout cas, tout aide semblait bienvenue ! Parce que là, la verte ne voyait pas comment aider sa camarade, sans couper quelques cheveux. Ou autre alternative, sans tirer dans tous les sens pour défaire les nœuds. Rien ne se fera sans douleur !

En tout cas, la jaune semblait assez honteuse d'être vu dans cette situation ! Bon, on ne pouvait pas dire que ça pouvait arriver à tout le monde, étant donné l'improbabilité de la chose et du coup, Caroline cherchait quelque chose à dire pour remonter le moral de la jeune fille.


" T'inquiètes, on va régler ce problème ! Je sais pas comment mais on va réussir ! "

Caroline avait essayé d'être optimiste mais il fallait dire que ça n'avait pas l'air de marcher. Isaya blanchit et sembla encore plus découragée.
*Faut que j'arrête d'essayer d'être optimiste ! Vraiment !* C'est vrai qu'à chaque fois que la préfète essayait d'être optimiste, ça n'arrangeait pas vraiment la situation...

" Bon, tu peux marcher sans que ça te fasse trop mal ? Si oui, on devrait aller s'asseoir à l'intérieur car là, on bloque l'escalier... Et puis je crois qu'il y a un banc, ça serait plus facile pour régler ça en étant assis. " fit Caroline avec un sourire qui se voulait rassurant.

La grosse chouette continuait à bouger dans tous les sens et ça ne devait pas du tout être très confortable pour la jaune. La pauvre souffrait, ça se voyait car des petits grimacement de douleur se peignaient sur son visage. Là, la Serpentard la plaignait vraiment ! Ca devait être horrible !


" Au fait, t'avais une lettre à envoyer si t'es allée à la volière ? Ma chouette peut l'envoyer si tu veux. " proposa la verte en espérant remonter un peu le morale de sa camarade.

Reducio
Désolé de l'énorme retard... :sweatingbullets:

C'est un chewing-gum dans tes cheveux ? Non ma chouette  PV 

Isaya luttait contre les larmes, la douleur était de plus en plus forte à mesure que sa chouette, paniquée, tentait de se dégager. Aux mèches tiraillées dans tous les sens, s’ajoutaient maintenant les coups de griffes qui écorchaient son cuir chevelu. Jurant silencieusement, la jeune Poufsouffle se promit de ne plus jamais, au grand jamais, omettre de perdre quelques minutes à tresser ses longs cheveux. Quoi que si la situation continuait d’empirer, elle n’aurait plus grand-chose à coiffer. Alors qu’elle tentait d’entraver les mouvements d’Otxenig d’une main, son interlocutrice prit à nouveau la parole :

« T'inquiètes, on va régler ce problème ! Je sais pas comment mais on va réussir ! »

Isaya en doutait mais elle se garda bien d’en faire part à sa camarade. Si cette dernière partait vexée, elle aurait peu de chance de se débarrasser de cette saleté de volatile. Réfléchissant à toute allure, elle écarta rapidement les premières idées qui lui traversaient l’esprit. Il était hors de question qu’elle utilise une paire de ciseaux pour se sortir de ce mauvais pas. Le souvenir des moqueries qu’avaient provoquées sa coupe à la garçonne suite à une malencontreuse rencontre entre ses couettes et un chewing-gum était encore assez cuisant pour qu’elle se refuse de retenter l’expérience. En plus, elle n’était même pas certaine de pouvoir dénicher des ciseaux dans ce château et elle ne se voyait pas partir à leur recherche avec un tel accessoire planté sur la tête.
Sa camarade semblait avoir perçu ses doutes puisqu’elle reprit rapidement :


« Bon, tu peux marcher sans que ça te fasse trop mal ? Si oui, on devrait aller s'asseoir à l'intérieur car là, on bloque l'escalier... Et puis je crois qu'il y a un banc, ça serait plus facile pour régler ça en étant assis. »

La jeune fille ne voyait absolument pas comment elle allait pouvoir marcher sans se casser la figure. Mais elle n’avait pas tellement le choix. Et puis peut-être qu’une chute ferait réaliser à Otxenig qu’il existait d’autres endroits beaucoup plus confortables que des mèches rousses complètement emmêlées.


« Je vais essayer. Si j’arrive à maintenir cette foutue chouette en place, ça devrait être possible. »


Elle entreprit alors de faire quelques pas afin de s’assurer qu’elle ne risquait pas de se mettre à hurler de douleur. L’essai étant concluant, elle fit un petit signe à sa camarade pour qu’elle prenne les devants. Celle-ci en profita pour lui demander :


« Au fait, t'avais une lettre à envoyer si t'es allée à la volière ? Ma chouette peut l'envoyer si tu veux. »


Décidément, la Poufsouffle était tombée sur une bonne âme. Au lieu de se moquer d’elle, la jeune fille lui avait proposé son aide et lui offrait même d’envoyer son courrier à sa place. Quand elle pensait qu’elle aurait pu tomber sur une peste qui se serait empressée d’aller raconter sa mésaventure à tout le château, Isaya ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle était chanceuse. Enfin… tout était relatif…

« Merci, c’est gentil mais si mes parents voient arriver une autre chouette, ils vont se poser des questions et je n’ai pas vraiment envie de devoir leur expliquer la situation… Déjà que mon père me trouve maladroite… »

De plus, elle ne pouvait cesser de songer que cette aventure était peut-être un message lui conseillant de ne pas envoyer cette lettre remplie de mensonges. Mais quelle idiote elle avait été pour faire une pareille promesse ! Tout en réfléchissant, elle avançait précautionneusement en direction du banc. Avec toute la délicatesse dont elle était capable, elle s’assit et soupira. Elle le regretta rapidement car le bruit avait effrayé sa chouette qui s’agita de plus belle.


« Au fait, je ne t’ai pas demandé ton nom. Moi c’est Isaya et toi ? »

Elle pensait avoir déjà croisé la jeune fille dans les couloirs mais elle était parfaitement incapable de dire où. Au moins, elle faisait une nouvelle rencontre. Toutefois, la douleur étant encore bien présente, elle ne put s’empêcher de demander :

« Et on fait quoi maintenant ? »


Poufsouffle du mois de novembre 2015 et janvier 2016 ~ Élève du mois de janvier 2016
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Isaya n'avait pas vraiment l'air convaincu par l'optimiste de Caroline. Au contraire, elle semblait s'être résolue à garder la chouette pour encore de longues heures sur la tête. *La Pauvre ! Franchement je n'aurai pas du tout aimé être à sa place ! Heureusement que Yeumate est beaucoup plus sage ! Je l'aurai tuée je crois !* La paire de ciseaux commençait à devenir une issue incontestée en regardant bien la tête de la Poufsouffle. Cette possibilitée se rapprochait de plus en plus malheureusement pour les beaux cheveux qui étaient coincés à la chouette.

Lorsqu'elle commença à marcher, Caroline vit que Isaya souffrait beaucoup. Sa chouette n'arrêtait pas de bouger au rythme des pas, elle en devenait incontrolable ! Mais, les deux entitées vivantes à savoir la jaune et son animal arrivèrent à se stabiliser pour finalement marcher ensemble. Pas main dans la main mais plutôt cheveux dans les cheveux ! Excusez cette blague pourrie... Finalement, tout ce petit monde arriva à un banc. Première étape réussie ! Il fallait maintenant tout déméler ! Caroline offrit son aide pour le courrier d'Isaya mais celle-ci déclina son offre, contente de la proposition mais inquiète de la réaction de ses parents.


« Au fait, je ne t’ai pas demandé ton nom. Moi c’est Isaya et toi ? »

C'est vrai qu'avec toute cette aventure, les deux jeunes filles ne s'étaient même pas demander leurs noms respectifs. Bon, Caroline connaissait la jeune fille de vue, elle connaissait tout le monde, bonjour le journalisme mais c'est vrai que c'était la première fois qu'elle lui parlait ! Et elles étaient bien parties pour se revoir !

" Moi c'est Caroline, de Serpentard. Comme quoi, on est pas tous si méchant. " répondit-elle en rigolant.

Caroline observait maintenant la coiffure de Isaya, si on pouvait appeler ça, une coiffure. Un carnage aurait été plus vrai ! Avec du temps, tout pouvait être fait. Espérons que ça s'applique aussi à ses cheveux roux et à cette chouette. Heureusement, en cas d'aide, la Serpentard avait une brosse et un peigne dans son sac, ça serait peut-être utile ? Isaya reprit la parole en se demandant ce qu'on pouvait faire maintenant. C'est vrai que elle ne voyait pas du tout sa tête !


" On va démêler tout ça ! J'espère que tu ne crains pas des cheveux en tout cas ! Parce que sinon, ça va être impossible ! Ca risque de prendre un peu de temps donc dit bye à ton aprèm je pense. "

Reducio
Là je ne peux même plus m'excuser pour le retard... :sweatingbullets:

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Une fois (presque) confortablement assise sur le banc, la douleur avait diminué. Certes, chaque mouvement de la chouette donnait l’impression à la Poufsouffle qu’on la scalpait mais Otxenig semblait vouloir faire amende honorable et elle se tenait relativement tranquille. Toutefois, la situation était loin de s’être réglée. A part croiser les doigts pour que les volatiles deviennent un nouvel accessoire de mode, elle ne pouvait décidémment pas rejoindre la grande salle ou son dortoir. Peut-être qu’avec l’aide de Caroline elle pourrait rejoindre l’infirmerie où quelqu’un pourrait la sortir de ce mauvais pas…

Mais la Serpentarde semblait avoir une autre idée en tête. En effet, elle s’était empressée de sortir un peigne et une brosse de son sac. Aux yeux d’Isaya, ils ressemblaient à de véritables engins de torture et elle appréhendait la suite des événements, surtout après la déclaration de sa sauveuse :

« On va démêler tout ça ! J'espère que tu ne crains pas des cheveux en tout cas ! Parce que sinon, ça va être impossible ! Ça risque de prendre un peu de temps donc dit bye à ton aprèm je pense. »


*A mon aprèm et à mes cheveux oui…*


La Poufsouffle ne parvenait pas à imaginer que sa chouette puisse rester tranquille une après-midi entière. Et plus l’animal s’agiterait, plus son crâne avait de chance de finir en sang… C’est donc avec hésitation qu’elle demanda à sa camarade :

« Euh… Je ne suis pas certaine que tu puisses approcher un peigne d’Otxenig sans qu’elle ne me lacère la tête. Elle est assez craintive et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle ne s’est pas levée de la bonne patte… Peut-être qu’on aurait intérêt à faire diversion… Si tu pouvais aller chercher une poignée de Miamhibou et la poser sur ma tête, elle sera occupée et elle nous laissera nous désemmêler. »

Tant pis pour le régime de la chouette. De toute façon, il devenait bien trop dangereux… Il était hors de question que cette situation se reproduise à l’avenir !

« Au fait… Encore merci… Tu aurais pu me laisser me débrouiller toute seule et tu vas sacrifier ton après-midi pour moi… C’est vraiment gentil de ta part… »


Au moins, dans son malheur Isaya avait eu de la chance. Elle avait rencontré une fille suffisamment généreuse pour l’aider.


Reducio
Je suis vraiment navrée pour le retard !

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