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Petit cours d'amabilité  Solo 

Tyr était allongé dans l'herbe. La brise qui faisait bruisser les arbres du parc venait lui chatouiller les narines, en emportant sur son chemin les aigrettes des pissenlits. Il devait être aux alentours de quinze heures. Au bord du lac, de nombreux élèves flânaient, se promenaient. Quelques retardataires avaient leurs nez plongés dans les livres de révisions. Mais tous avec un grand sourire aux lèvres. Et aucun d'eux n'était isolé, ils étaient tous en groupes. Tous, sauf Tyr. Et ce dernier n'en était pas mécontent. C'était un fait - et il ne pouvait le nier - Tyr était un solitaire. Mais ça lui plaisait. Il était mieux ici, allongé dans le parc, plutôt que sous les regards offensés de ses camarades lorsqu'il leur parlait. Ces yeux où se mêlaient questions et étonnement, et surtout, ces sourcils levés à chaque fois que le Gryffon prononçait une phrase. Il avait l'impression de déranger lorsqu'il ne faisait qu'ouvrir la bouche. On lui avait appris à dire ce qu'il pensait, et d'un ton sérieux. Mais ce ton sérieux, était, au fil des années, devenu un ton froid, mêlé à des expressions graves.

Tout cela aurait pu continuer longtemps, si l'un des professeurs ne s'en était pas aperçu. Voyant l'enfant rester seul, dans son dortoir, ou éviter les gens dans les couloirs, l'adulte avait pris la décision d'en informer les parents. Et cela Tyr pourrait difficilement le pardonner : ce n'était pas le fait que quelqu'un le prenne en pitié qui le dérangeait, non ; mais c'était la réponse qu'il avait obtenu de ses parents. Un paquet énorme était arrivé le matin même, accompagné d'une jolie lettre rouge sang. Le Gryffon avait décidé de laisser la Beuglante de côté ( pour le moment ), et ouvert le colis. Pour découvrir un livre, intitulé L'art du langage. Ne comprenant tout d'abord pas pourquoi un tel livre, ni une telle lettre, lui avaient été adressés, Tyr s'était par la suite entretenu avec le professeur qui était le responsable. Et ce fut dans son bureau que la Beuglante avait décidé de se révéler. La voix du père de Tyr, incontrôlable, s'était répandue avec force dans la pièce. Ses paroles résonnaient encore aux oreilles de l'élève :


"Je ne me rappelle pas avoir donné naissance à un ours ! Et dire que tu nous mentais durant tout ce temps ! Tes lettres ne sont que des tissus d'âneries, c'est ça ? Je suis sûr que ce Dylan ne t'as en fait jamais parlé !"

Par la suite, la Beuglante avait pris feu, embrasant la robe de sorcier de son destinataire. Gêné, le professeur avait éteint l'incendie et envoyé Tyr dans le parc, avec son livre. Pour se ressourcer, avait-il dit.

Et à présent, le Gryffon était étendu dans la prairie, avec le bouquin en guise d'oreiller. Ce n'était pas très confortable, certes, mais c'était mieux que rien. Et puis, Tyr n'avait pas vraiment envie de l'ouvrir. C'était un manuscrit avec une reliure en cuir : et qui dit reliure en cuir, dit ouvrage dur à lire. Couché, il préférait ressentir la chaleur des rayons du soleil sur son visage, tout en réfléchissant à son comportement. Si il y avait une Beuglante, il avait intérêt à changer avant son passage en deuxième année. Sinon, il risquait de passer le pire été de sa vie.

*Ma faute, ma faute. Pourquoi est-ce qu'ils ne comprennent pas que j'ai envie de rester seul ? Les gens sont d'un ennui... *

Décidant de passer à l'étape suivante - plutôt maintenant que d'attendre et de découvrir que le livre était en fait une Beuglante géante -, il s'assit, prit le livre qui lui servait de coussin, et ouvrit la première page.

Maïka Cooper : « La question c'est pas de garder Gryffondor pour sauver Poudlard, mais de virer Serpentard pour ne pas avoir à sauver Poudlard.»

Petit cours d'amabilité  Solo 

Il tomba sur un sommaire qui était à l'image de l'ouvrage : plus de trente-six chapitres étaient répertoriés, avec chacun deux sous-parties. Il y avait plus de huit cent pages. Tyr ne pourrait jamais lire tout ça, et la majeure partie ne lui servirait à rien. Il passa en revue les gros titres : Parler aux animaux, Comment calmer vos ennemis, ou encore La schizophrénie, mot qui était inconnu à Tyr. Ce livre avait l'air d'être une encyclopédie de l'éloquence, toutefois le Gryffon n'arrivait pas à trouver son compte. Il n'aurait jamais le temps de lire tout ça avant son passage en seconde année. Il devait faire un choix. L'un des chapitres s'appelait Rencontre avec un inconnu, ce qui lui semblait être la meilleure base pour commencer - bien qu'il n'avait aucune envie d'aller vers des inconnus. Il se rendit à la page indiquée, et lut la brève introduction du chapitre :

Avoir peur de l'inconnu est normal chez l'humain, et chez tous les autres animaux. C'est dans la nature, ce que l'on appelle l'instinct de survie. Il est parfaitement commun de voir des personnes qui restent seules, qui s'isolent du reste du monde. Vous qui lisez ces pages, vous faites peut-être partie de ceux-là.

Le livre commencait en rappelant à Tyr sa faiblesse personelle. Très agréable, il allait décidément prendre du plaisir à consulter le livre. Il soupira un grand coup, puis continua :


Auprès d'un inconnu, vous devez faire bonne impression. Essayez de paraître chaleureux et souriant. Si vous êtes plutôt d'une nature froide et du genre à répondre d'une manière acerbe, essayez de penser à quelque chose qui vous rend heureux. Peut-être que vous n'arriverez pas à vous concentrer sur la discussion, mais au moins vous ne ferez pas faire fuir votre futur ami. Ensuite, vous devez vous intéresser à lui : posez-lui des questions sur ce qu'il aime, même ce qu'il n'aime pas, et commencez à discuter de rien. Si il dit quelque chose qui vous contrarie, restez calme. Ne froncez pas les sourcils, dans un échange, le regard influence souvent la discussion.


Tout le reste de l'introduction n'était que banalités et exemples concrets de scènes plus loufoques les unes que les autres. Mais c'était un texte qui présentait bien les choses : ne pas regarder de travers, ne pas crier, dire bonjour, et tout irait bien. Pourtant, Tyr était poli ! Non, selon Dylan, le problème venait du fait qu'il était trop franc dans ses réponses. Ce n'était pas fait exprès bien sûr, c'était un réflexe chez lui. Son naturel ton froid et son petit sourire arrogant seraient source de problèmes dans le futur si il n'y remédiait pas immédiatement.

Maïka Cooper : « La question c'est pas de garder Gryffondor pour sauver Poudlard, mais de virer Serpentard pour ne pas avoir à sauver Poudlard.»

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Tyr continua de tourner les pages, les yeux à demi-clos. Il étouffa un bâillement. Ce livre était en fin de compte si ennuyant ! Il semblait rédigé par l'un de ces philosophes ou psychologues barbus à souhait qui, nettoyant leurs petites lunettes rondes, récitaient des citations sur le sens de la vie et la manière adéquate de cuire des spaghettis. Plus il avançait, et plus Tyr trouvait que les pages semblaient froissées par endroits. L'une d'entre elle avait même... une grosse tâche brune. Le Gryffon approcha son nez de l'ouvrage. Du café. L'arôme fort qui s'en dégageait témoignait d'une ancienneté de plusieurs semaines. Finalement, le livre n'était peut-être pas si neuf. Une petite chenille vint grimper le long de son bras. Il posa sa main de façon à ce qu'elle puisse venir lui chatouiller la paume.

Pendant qu'il sentait son nouvel ami sur sa peau, Tyr consultait le manuscrit de sa main libre. Et alors qu'il s'apprêtait à clore son livre, il repéra une petite phrase écrite à la main.

Encore un effort.

Le Gryffon reconnut immédiatement la forme du T. C'était son père. Il avait griffonné à l'encre bleue dans le coin supérieur de la page. Décidément, Owen était vraiment prévoyant. Tout excité, Tyr tourna les pages à la recherche du supposé trésor. Il tomba sur une photo qui était habilement agrafée à l'une des feuilles. Elle représentait le château familial. Puis de nombreux balais volants se déversèrent dans l'image. A leur tête, un homme barbu au regard sévère.

Et le souvenir s'empara du jeune garçon.

Maïka Cooper : « La question c'est pas de garder Gryffondor pour sauver Poudlard, mais de virer Serpentard pour ne pas avoir à sauver Poudlard.»

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Trois ans auparavant :

Image

Un homme se tenait debout devant le château familial.

« Owen... dans le hibou, je précisais bien que je ne voulais pas que tu amènes la folle avec toi » dit Kenneth d'une voix grave.

Les trois Uynauge s'approchèrent de l'homme, les deux parents tenant chacun une main de leur enfant. Tyr lança un regard vers son père. Son visage ne laissait paraître aucune émotion. Owen, deux balais sur l'épaule, dévisageait son frère avec des yeux dénués de toute joie. Ce dernier le lui rendait bien, d'ailleurs : les iris gris de Kenneth Uynauge relfétaient une certaine exaspération. Il marmonnait des paroles incompréhensible dans sa barbe brune. Comme à son habitude, l'oncle du jeune garçon s'appuyait sur la canne au pommeau d'or.


« Tu vois ce drapeau, Owen ? » demanda Kenneth en désignant du doigt un étendard accroché sur le donjon.

L’intéressé ne répondit pas. Tyr, toutefois, ne put s'empêcher de lever les yeux. A côté d'un drapeau de l'Ecosse, sur la grande tour de pierre, flottait l'ancienne bannière du clan : le busard Saint-Martin azur, ailes ouvertes et serres déployées, était surmonté de deux baguettes magiques. Tyr n'avait croisé ce symbole que peu de fois ; mais à chaque fois qu'il le voyait, il le trouvait un peu plus magnifique. Son père n'était pas de cet avis. Owen avait tenté d'en finir avec le passé controversé des Uynauge. Mais oublier cette histoire, c'était oublier sa famille, et l'homme ne pouvait se résoudre à la bannir de sa mémoire.

« Kenneth, la ferme ! » cria la femme qui se trouvait de l'autre côté de Tyr.

Elle était encore en train de s'énerver. Augusta, sa mère. Ses cheveux de feu semblaient brûler dans le crépuscule. Elle avait toujours été comme ça. Ses changements d'humeur fréquents, son franc-parler et sa double personnalité faisaient d'Augusta une personne difficile à vivre.
Kenneth haussa les sourcils, et sourit. Celui qu'il désignait par " la folle ", c'était elle. L'oncle ne l'avait pas accepté, tant dans la famille qu'en lui-même, et il se plaisait à rappeler à Owen la condition d'Augusta. C'était d'ailleurs le principal sujet de la mésentente des deux frères. Chaque visite, chaque repas, chaque discussion, était conduite par ce fil rouge. Ce qui avait le don d'exaspérer le père de Tyr.

Owen lâcha la main de Tyr, puis, se tournant vers Augusta, il chuchota :


«Emmène le petit à l'étage, et redescend. Mais laisse-moi parler.»


Il ajouta à son enfant :

« Si ta mère fait tu-sais-quoi, viens me chercher.»


Tu-sais-quoi. La manière du père d'expliquer à son enfant que sa mère était psychologiquement instable. Tyr avait compris le sous-entendu depuis longtemps, mais il continuait de feindre l'innocence. Ça ne ferait que plus mal à son père si il découvrait la vérité. Sa mère le prit dans ses bras et l'emmena à l'intérieur, non sans bousculer Kenneth au passage.

Maïka Cooper : « La question c'est pas de garder Gryffondor pour sauver Poudlard, mais de virer Serpentard pour ne pas avoir à sauver Poudlard.»

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Quelques heures plus tard :

Tyr était assis en haut des escaliers. Sa mère l'avait enmmené dans la chambre qui lui était attribué, mais il n'aimait pas cette pièce. Elle évoquait trop de mauvais souvenirs. Comme l'une des crises les plus graves de sa mère, qui avait manqué de peu de faire exploser le château tout entier. Ou encore la fois où il s'était bagarré avec Darren, le fils de Kenneth. Tyr avait alors craint la réaction de son oncle. Mais ce dernier s'était contenté de hausser les épaules, et avait détourné le regard de son fils. Owen racontait souvent à son fils que les relations entre les deux hommes étaient tumultueuses : le cousin avait hérité de l'amour-propre de son père. Mais pas de son sang-froid.

Tyr avait remarqué que Kenneth avait toujours été plus gentil avec lui qu'avec le reste de la famille. Il ne lui parlait jamais d'Augusta comme il le faisait à Owen, il préférait s'adonner à raconter l'histoire du clan à son neveu, comment les ancêtres avaient pris part dans la vie politique écossaise... C'était quelque chose qui fascinait le jeune garçon. Un jour, son oncle lui avait dit que «pour savoir où l'on va, il faut savoir d'où l'on vient». C'était une des rares citations que Tyr arrivait à comprendre. Et c'était de loin sa préférée.

Absorbé dans ses pensées, il mit du temps à se rendre compte qu'un bruit assourdissant venait de retentir à l'étage inférieur.

Il se leva d'un bond, et courut en direction de la chambre de sa mère. Il s'arrêta juste devant la porte. Sa conscience lui criait de tourner la poignée, d'entrer et de se cacher sous la couette, de dire à sa mère que quelque chose se passait en bas... Mais Tyr ne bougea pas. Il resta de marbre devant la grande porte en chêne, incapable de lever le bras, incapable de faire le moindre bruit. Une seconde détonation s'éleva du salon... de l'endroit où Owen et Kenneth discutaient. Tyr retourna vers les escaliers, et descendit les marches quatre à quatre. Il déboula dans le salon.

Et vit les deux hommes se tenir en joue par la baguette. Kenneth souriait, les sourcils froncés. Le bout de son bouc était fumant. Owen, lui, semblait vide. Un pantin qui ne faisait que se défendre. Le plus vieux aperçut son neveu du regard.


« Regarde qui est là, mon frère.»

Owen ne tourna même pas la tête. Mais il pointa sa baguette sur Tyr, sans le regarder.

« Remonte. »

Pas un regard. Pas une formule de politesse. Juste un ordre, d'un ton froid et distant. Tyr était pétrifié. Il n'avait jamais vu son père dans un tel état.

« Non Tyr va rester un peu. Nous avons à... »

Kenneth fut coupé dans sa phrase. Owen venait de l'envoyer contre le mur, le bras tendu et la baguette tremblante. L'oncle resta affalé par terre. Il semblait sonné, mais il souriait toujours. Il reprit :


« Discuter. Tu n'es pas sans savoir que Darren est un crétin. J'ai prévu de le déshériter. Et de te mettre à sa place. »

« Kenneth. Je t'ai déjà dit que tes histoires de clan étaient absurdes. Plus aucun clan ne domine depuis bien longtemps. » menaça Owen.

« Tu serais le prochain chef du clan, Tyr. Et tu lui procurerais gloire et richesse. »

« Kenneth ! Il s'agit de mon fils, pas du tien !»


« Tyr Uynauge, fier dirigeant du...»

« Expulso ! »

Une troisième explosion retentit. Kenneth tressaillit. Tyr se rua vers son père, en tentant de bloquer son bras avec ses petites mains. Il s'attaquait à un homme désarmé, son propre frère, et allait le tuer si il continuait.

« Expulso ! Expulso ! Expulso ! »

La résistance de Tyr était vaine, son père était déchaîné. Les fenêtres volèrent en éclats, la table se disloqua en plusieurs morceaux, la cheminée s'effondra. Le plafond se fissurait petit à petit, et un gros morceau de plâtre se détacha. Il allait heurter le crâne de Kenneth lorsqu'il explosa à son tour dans les airs. Surpris, le père et le fils se retournèrent. Augusta se tenait là, la baguette levée, le regard plein de compassion. C'était un de ses rares moments de lucidité, où elle ressemblait étrangement à son père.

« Je crois qu'il est temps de partir, Owen. » dit-elle d'une voix douce.

L'intéressé baissa les yeux. Il saisit Tyr par le bras - malgré les cris de protestation de ce dernier - et se dirigea vers la sortie. Les balais et leurs affaires étaient déjà dans l'entrée. Augusta fit monter son fils avec elle sur l'un, et Owen se saisit de l'autre. Et alors qu'ils s'envolaient, s'éloignant du château, Tyr crut entendre la voix de son oncle dans sa tête. Une voix qui lui disait de suivre les paroles de son oncle.

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Petit cours d'amabilité  Solo 

Cela faisait trois ans, à présent. Trois ans que Tyr n’avait pas revu son oncle, trois ans qu’il n’était pas retourné chez lui. Après la dispute, son père, plein de culpabilité, s’était empressé d’envoyer un hibou de pardon à Darren, afin qu’il le transmette à son père : Owen avait reçu en guise de réponse un simple mot : « Pardonné ». Et le dialogue entre les deux frères était resté gelé depuis ce jour.

Mais Owen avait tout de même envoyé cette photographie. Une image où toute la famille était réunie, souriante, et sans dissensions. Même Augusta avait été invitée dessus. Cela signifiait-il que Kenneth s’était réconcilié avec Owen ? Ce n’était pas impossible. Si les souvenirs de Tyr étaient bons, l’oncle appréciait grandement son neveu, et Kenneth ne renonçait jamais. Et Tyr n'était pas désintéressé par le discours du vieil homme, contrairement à son père. Augusta disait souvent que seul Kenneth pouvait réussir à énerver Owen de cette manière. L’enfant n’avait jamais essayé de se remémorer cette scène, bien qu’il l’eut gardé dans un petit coin de son esprit, car c’était la seule fois où son père s’était montré violent. Et un Owen enragé était inconcevable dans le cerveau du jeune Gryffon. En le mettant de côté ainsi, comme le lui avait conseillé sa mère, la gravité du souvenir s’était estompée avec le temps. Mais c’était la première fois qu’il repensait à ce moment.

Tyr se leva, encore un peu chamboulé par ce qu’il venait de revoir. C’était seulement maintenant qu’il se rendait compte que Kenneth avait manqué de mourir de la main de son père… Et que c’était sa mère qui l’avait sauvé. Le livre était tombé devant lui, ouvert à une page quelconque. Il s’approcha du manuscrit et le referma. Il avait la photo entre les lèvres : hors de question de la remettre dans cet ouvrage de malheur ! Le soleil était déjà bien avancé dans sa descente, il devait être aux alentours de dix-huit heures trente. Son ventre émit un désagréable et étonnant bruit d’égout : c’était l’heure de manger. Les élèves se dirigeaient vers l’entrée principale du château qui donnait directement sur la grande salle. Et sur le repas.

Alors qu’il marchait, Tyr repensait aux passages qu’il venait de lire : ils sonnaient à la fois comme des reproches et des conseils. Impossible de connaître le désir d’Owen en envoyant ce livre à son fils. Toutefois, le jeune Gryffon était certain de ne pas rouvrir ce tissu d'âneries de sitôt.


FIN

Reducio
Juste pour faire avancer l'histoire, un peu figée, de Tyr ^^

Maïka Cooper : « La question c'est pas de garder Gryffondor pour sauver Poudlard, mais de virer Serpentard pour ne pas avoir à sauver Poudlard.»