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Car la nuit était sombre et le ciel plein d'étoiles.  Privé 

Nora avait enfilé un jean et un pull noirs, une paire de chaussures et prit sa baguette. Depuis qu'elle en avait une, elle n'aimait pas s'en séparer ou bien elle se sentait comme nue. D'ordinaire bien sage, la deuxième année faisait le mur pour la deuxième fois. Elle avait quitté sa tour rouge et or pour trouver l'herbe tendre du parc. La nuit était fraîche mais la petite n'avait pas froid. Elle choisit un endroit où l'herbe était un peu haute mais où il n'y avait pas d'arbres – ils risqueraient de lui gâcher la vue. Elle s'allongea par terre et observa les étoiles.

Cela faisait un peu plus d'un an maintenant que Nora côtoyait l'école Poudlard. La grande majorité des élèves, à ce stade, devaient considérer cet endroit comme leur seconde maison. Mais la deuxième année ne voyait pas les choses ainsi. A son arrivée en tant que première année, le choixpeau magique l'avait immédiatement réparti dans la maison Gryffondor. La maison des courageux, des braves, des audacieux. Chaque jour depuis, elle se demandait s'il n'avait pas bu du whisky pur feu avant cette cérémonie de répartition. L'apprentie sorcière ne se sentait ni courageuse, ni brave, ni audacieuse. Lors de ces premières semaines dans la tour de Gryffondor, elle ne cessait de regarder ses congénères autour d'elle. Ils étaient agités, bruyants voire inconscients alors qu'elle était calme, réservée et la plupart du temps dans la lune. Et puis elle avait arrêté de chercher et n'y faisait plus attention. Elle était différente et n'avait pas sa place parmi eux. Tant pis. Elle avait pourtant essayé de s'intégrer mais se faire des amis était une chose difficile pour Nora. Elle avait rejoint l'équipe de Quidditch de sa maison, pleine d'espoir, bien qu'au fond le problème demeure inchangé.

La brise faisait craquer les branches des arbres, pliait les hautes herbes. Nora restait allongée, sifflotant une mélodie que son père lui avait souvent chanté pour l'endormir étant petite. Elle ne pouvait quitter le ciel des yeux, tant ce spectacle était magnifique. Pour sûr, elle ne regrettait pas d'enfreindre les règles car cela en valait la peine. Car la nuit était sombre, et le ciel plein d'étoiles.

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Car la nuit était sombre et le ciel plein d'étoiles.  Privé 

Wilhelm Heltowni ne parvenait pas à trouver le sommeil, cette nuit-là. Voici des heures qu'il tournait en rond dans sa salle de repos au sixième étage, mais il se savait toujours incapable de tourner correctement le dernier cours de septième année, le programme ayant pris du retard. Des monceaux de parchemins déchirés traînaient çà et là dans la pièce qui étaient recouverts d'une écriture fine, trois plumes avaient été cassées, il y avait deux encriers vides et le professeur d'Histoire de la Magie avait sans aucun doute perdu quelques kilos à force de ne pas trouver et de faire les cent pas depuis plusieurs heures et il ne trouvait absolument rien.

Dans un accès de colère qui lui était rare, il prit tous les parchemins qu'il avait sous la main et qui n'étaient pas trop importants et les lança d'un geste brusque dans le cheminée délicatement forgée de laquelle s'élevaient bientôt d'épaisses flammes. Le polonais soupira quelque peu, puis se résigna et s'assit quelques instants, plongeant son visage entre ses mains, les coudes posés sur le bois de chêne que formait le vieux meuble. Il secoua la tête de gauche à droite, lentement. Il soupira à nouveau, reprit une gorgée de thé et se résigna. L'inspiration ne viendrait pas ce soir, visiblement. À deux doigts d'abandonner et d'aller se coucher, quoiqu'il s'avait qu'il ne trouverait pas le sommeil, il eut une dernière idée, celle de l'ultime recours.
*Puis... au moins, je pourrai observer un peu les étoiles...* se dit-il.

Il se leva de sa chaise, alla étouffer quelque peu les braises qui se consumaient trop pour qu'il osât les laisser seules puis prit avec lui la lampe à pétrole avec laquelle il s'était éclairé toute la soirée. Wilhelm Heltowni avait beau être un sorcier possédant un glossaire entier de formules magiques dans la tête, lorsqu'il s'agissait de tâches basiques telles que s'éclairer ou tout ce qui avait rapport au domestique, son côté né-moldu ressortait immédiatement et il lui était impossible de passer pour un sorcier, même dans un lieu tel que le collège de Poudlard. Aussi, verrouilla-t-il la porte de sa salle avec une clef qu'il mit dans sa poche lorsqu'il s'apprêta à descendre six étages en lieu et place d'un sortilège d'un simplicité pourtant alarmante.

Il ne croisa dans les couloirs que des armures qui se gambadaient et quelques fantômes, dont le Moine Gras, avec lequel il échangea quelques banalités. Le professeur Heltowni aimait se promener dans les couloirs la nuit, tant le calme régnait et la sagesse millénaire qui en émanait apaisait son esprit tourmenté et sans cesse en action. Du temps de sa scolarité dans ces mêmes lieux, il s'était amusé à compter les marches qu'il gravissait ou descendait entre le Hall d'Entrée et la salle d'Astronomie, dans laquelle il avait passé des nuits mémorables et, bien heureusement, interminables.

La grande porte du hall s'ouvrit sur son passage en grinçant légèrement. Le fond de l'air était frais, mais pas désagréable pour autant. Le polonais ne fut pas mécontent d'avoir pris une cape un peu plus longue que de coutume, qu'il utilisait généralement dans les jours chauds de l'hiver, étant entendu qu'il ne claquait pas des dents et qu'il avait même chaud. Relevant sa lampe, il observa les feuilles des arbres qui étaient doucement agitées par le vent qui soufflait également dans la chevelure de Wilhelm. Celui-ci s'avança, passant par la cour pavée avant de débarquer dans le parc.

Là aussi, il était seul au monde. Aucune créature ou humain dans les environs, sinon le garde-chasse qui devait dormir dans sa cabane. Tout du moins, c'est ce qu'il pensait. Alors qu'il avançait en direction du lac, il entendit une voix d'enfant dans le coin. Ses sens se mirent en alerte : un ou une élève se promenait hors des dortoirs à une heure tardive. Il baissa le bras et s'approcha silencieusement de l'endroit d'où venait le bruit. Il patienta quelques secondes puis lança :


« Je ne me souvenais pas que chanter The Long Song donnait l’autorisation à une élève de Gryffondor de se promener dans le parc en pleine nuit, Mademoiselle Starks… »
Dernière modification par Wilhelm Heltowni le 8 juin 2016, 12 h 45, modifié 1 fois.

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Car la nuit était sombre et le ciel plein d'étoiles.  Privé 

« Je ne me souvenais pas que chanter The Long Song donnait l’autorisation à une élève de Gryffondor de se promener dans le parc en pleine nuit, Mademoiselle Starks… »

Surprise, Nora arrêta net son sifflement, la bouche toujours en cœur, les yeux exorbités et osant à peine respirer. Elle n'avait pas besoin de tourner la tête pour connaître l'identité de son interlocuteur. Wilhelm Heltowni, professeur d'Histoire de la Magie. La deuxième année se redressa, se mit debout et épousseta des vêtements pour en faire tomber les quelques brins d'herbe qui s'étaient accrochés. Cela lui donnait quelques secondes pour réfléchir à quoi répondre à son professeur, car la seule qui lui venait en tête était d'appuyer le fait qu'elle ne se baladait pas, puisqu'elle était allongée. Chose qui n'était pas forcément une bonne idée, malgré l'apparente sympathie dont M. Heltowni faisait preuve à l'égard de ses élèves. Nora n'ayant pas d'excuse valable, elle se contenta de dévoiler la véritable raison qui l'avait amené ici cette nuit.

« Je suis désolée, je n'arrivais pas à dormir. Je trouve que regarder les étoiles, au delà de l'aspect esthétique, est assez relaxant et aide à réfléchir. »

La jeune Starks se mordillait la lèvre. Enfreindre les règles de manière volontaire n'était pas très malin, se faire pincer encore moins. Elle se trouvait dans de beaux draps mais espérait quand même que la punition ne serait pas trop sévère. Et le pire dans cette histoire, c'est qu'elle n'avait pas eu le temps de trouver les réponses à ses questions et de clarifier ces pensées qui lui trottaient sans cesse dans la tête. Elle aurait pu se contenter de rentrer à son dortoir et faire de nouveau le mur demain mais n'étant pas spécialement une adepte des punitions et tâches dans le dossier, la jeune fille se contenterait de cette expérience.

Nora essayait de regarder son professeur dans les yeux mais la pénombre brouillait son champ de vision et le clair de lune ne jouait pas en sa faveur. Inconsciemment, ses yeux finirent pas admirer de nouveaux les étoiles, qui semblaient l'appeler. Comment résister à une telle scène ?

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Car la nuit était sombre et le ciel plein d'étoiles.  Privé 

La jeune élève fut surprise par la soudaine apparition de son professeur d’Histoire de la Magie : elle s’arrêta en effet de chanter puis se redressa longuement, tremblant sans doute de devoir trouver une excuse originale qui conviendrait autant à elle qu’au professeur Heltowni. Avec un geste d’impatience, celui-ci ordonna à la Gryffon de cesser de perdre du temps en époussetage de vêtements et autres remises en forme d’habillement, la poussant ainsi à dévoiler la raison de sa présence ici.

« Je suis désolée, je n'arrivais pas à dormir. Je trouve que regarder les étoiles, au-delà de l'aspect esthétique, est assez relaxant et aide à réfléchir. »

Le professeur en fut surpris : d’abord la jeune Starks n’avait pas cherché à se trouver mille excuses et avait directement avoué les raisons de ses méfaits, bon pour elle, ensuite, elle était sortie dans les couloirs pour les mêmes raisons que lui.

La principale différence entre l’homme et la fillette, cependant, résidait dans le fait que le premier, au vu de son grade de professeur, pouvait se promener à son aise dans le moindre recoin de l’école – à l’exception de la réserve de Chocogrenouilles de l’ancienne professeure Grayce qui, disait-on, était mieux gardée que le mausolée piégé d’un empereur chinois du XIIe siècle – sans craindre de représailles autres que celles de créatures dangereuses gardées dans quelque endroit du château.

Wilhelm Heltowni prit le temps de quelques réflexions. Dans tous les cas, il n’était pas apte à lui octroyer une quelconque punition, celle-ci devant parvenir directement du professeur Ainsworth, son directeur de maison. Tandis qu’il observait les faits et gestes de la jeune Gryffon, il constata que son regard déviait en direction des étoiles. Il tenta de claquer des doigts, se souvînt qu’il n’y était jamais parvenu depuis sa plus tendre enfance et se résigna à hausser la voix.


« Mademoiselle Starks, vous aurez l’obligeance de me laisser vous annoncer quelles conséquences auront vos actes de ce soir. Une fois que vous aurez achevé de me poser des questions sur l’astronomie, je vous reconduirai jusqu’à vos dortoirs et préviendrai le professeur Ainsworth de vos méfaits et lui proposerai une punition à leur mesure. Bien ! »

Il y avait une remarque parmi les autres qui avait sans doute retenu l’attention de la jeune fille : voici que son professeur d’Histoire de la Magie proposait de lui donner un cours d’Astronomie alors qu’il avait arrêté d’enseigner la matière depuis près de deux ans. Wilhelm Heltowni n’avait toujours pas sommeil et, au contraire, cette découverte nocturne avait éveillé les sens de chasseur qui l’habitaient. Et ses souvenirs.

Le polonais, tandis qu’il était élève vingt ans plus tôt, avait également violé le règlement en se promenant au sommet de la Tour d’Astronomie, où d’innombrables instruments qui le fascinaient attendaient patiemment qu’un regard curieux se pose sur leurs lentilles ou leurs manettes. Il avait parfaitement prévu le coup : c’était un soir de printemps, un samedi d’après ce dont il se souvenait. Il était en deuxième année et ne pouvait attendre plus longtemps avant de pouvoir se promener à sa guise aux yeux des étoiles – car le petit Wilhelm pensait encore que les étoiles avaient des yeux – sous le regard sévère d’un diplômé de l’étude des astres.

Aussi, avec son ami de toujours Jaxson, ils s’étaient retrouvés au troisième étage du château, devant une tapisserie qui servait de passage secret pour accéder au septième étage. Wilhelm était descendu sans encombre jusque-là, mais son ami avait manqué d’être repéré par la ronde des préfets du deuxième étage. Celui-ci lui marmonna entre les dents que c’était la dernière fois qu’il lui servait d’éclaireur et que la prochaine fois, c’est lui qui irait inspecter le parc avant d’aller étudier les plantes.

Il sourit en se remémorant cette anecdote, même de la partie où ils avaient été découverts par le professeur Nightwell, un vieil homme aigri, qui les avait expédié manu militari dans leurs dortoirs respectifs, puis se tourna pour regarder dans la même direction que la petite Starks, s’accroupit pour être à la hauteur de son élève et commença à murmurer, d’une voix douce et rassurante :


« Alors… on est curieuse ? »

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Car la nuit était sombre et le ciel plein d'étoiles.  Privé 

Toute l'attention de la jeune Nora avait été comme aspirée par la beauté du ciel. C'était un défaut dont elle souhaitait se débarrasser car cela pouvait lui causer des problèmes. Peu importait ce que la sorcière faisait ou en quelle compagnie elle se trouvait, la simple vue du ciel étoilé lui faisait perdre toute notion du temps et toute concentration. Mais bien vite, M. Heltowni remédia à cette faiblesse.

« Mademoiselle Starks, vous aurez l’obligeance de me laisser vous annoncer quelles conséquences auront vos actes de ce soir. Une fois que vous aurez achevé de me poser des questions sur l’astronomie, je vous reconduirai jusqu’à vos dortoirs et préviendrai le professeur Ainsworth de vos méfaits et lui proposerai une punition à leur mesure. Bien ! » dit-il soudainement.

Nora regarda son professeur avec de grands yeux. Pour sur, elle se trouvait dans de beaux draps. Elle ne connaissait que très peu son Directeur de Maison, M. Ainsworth, mais elle n'avait aucun doute quand à sa sévérité concernant les petits rebelles. Voilà qui lui apprendrait à transgresser les règles en se laissant prendre. La prochaine fois, elle fera plus attention. Oh Nora aurait pu se dire qu'il ne fallait simplement pas recommencer à sortir après le couvre-feu, mais elle savait bien qu'elle ne s'y tiendrait pas. Un jour ou l'autre – ou dans le cas présent une nuit – elle ne pourra résister à l'appel du clair de lune et se devra de trouver un meilleur point du vue pour son observation. Mais au fond, peut-être était-ce également la faute de Poudlard ? Après tout, s'il existait un cours d'Astronomie ou un club ayant ce même objectif, la jeune Starks n'aurait pas à faire le mur pour assouvir ses désirs d'observation céleste.

La deuxième année avait relevé quelques mots de son professeur qui la laissaient perplexe. Poser des questions sur l'Astronomie ? Etait-ce une proposition sérieuse ou l'historien se jouait-il de son élève ? Elle n'en était pas sûre et n'osa prononcer le moindre mot, aussi jeta t-elle un nouveau coup d'oeil à ce bel aperçu de leur galaxie.


« Alors… on est curieuse ? » murmura M. Heltowni.

Nora regarda l'homme qui lui faisait désormais face, étonnée. Il s'était mis à sa hauteur et contemplait lui aussi le ciel. Il avait prononcé ses mots d'une manière très douce qui lui rappelait la manière dont son père s'adressait à elle. Elle comprit alors que la précédente proposition était sérieuse et sourit à son professeur en guise de remerciement.


« Je sais qu'une étoile est un corps gazeux qui rayonne sa lumière. Je l'ai lu dans un livre. Mais au fond, j'aime bien imaginer qu'il s'agit de petites fées célestes qui veillent sur nous. » confia t-elle, riant presque de son côté enfantin flagrant. « Le livre que j'ai emprunté n'a pas beaucoup d'images. A votre avis, à quoi ressemble une étoile de plus près ? »

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La petite Nora Stars arbora un air ahuri plutôt qu’étonné lorsque son professeur s’accroupit à côté d’elle. Wilhelm la comprit sans mal, ce n’était pas tous les jours qu’un professeur vous autorisait de plein gré à prolonger votre infraction au règlement de l’école. Wilhelm sourit en voyant l’astronome profane faire de même et écouta attentivement sa théorie sur les étoiles, qui contenait somme toute une partie de véracité et une belle poignée de l’innocence d’une enfant de cet âge.

« Le livre que j'ai emprunté n'a pas beaucoup d'images. A votre avis, à quoi ressemble une étoile de plus près ? »

Le professeur sortit sa baguette de l’une de ses poches avec sa main gauche et dessina lentement un grand rectangle, de manière à ce que la jeune fille autant que lui puissent voir toute la magie du monde s’appliquer sans être dérangés et avoir un large champ de vision. La baguette semblait avoir compris d’emblée la volonté de son possesseur, puisqu’une gerbe d’étincelles en sortait et semblait se maintenir dans le ciel, comme si le tracé du bois était concret ou qu’il y avait un mur invisible sur lequel on pouvait écrire. Enfin, une fois les angles apparus et les lignes reliées, le polonais pointa sa baguette au centre et murmura :

« Aparecit stellarum »

Alors, le rectangle projeta une lumière assez puissante qui fit plisser l’ancien professeur d’astronomie des yeux avant qu’elle ne se rétracta en un rectangle de plus en plus petit pour enfin laisser apparaître des myriades de points blancs au milieu desquels semblait flotter un gigantesque œuf au plat : la voie lactée entourée d’amas globulaires qui semblaient tournoyer autour d’elle, les bras de la galaxie elle-même dansant autour du trou noir qui occupait son centre et dévorait tout ce qui était assez proche de son champ d’attraction.

Le professeur, tout comme son élève, du moins osait-il le supposer, admira quelques instants durant les merveilles de l’univers se dérouler devant leurs yeux. L’image n’était bien évidemment pas réelle, elle provenait simplement du fruit de l’Idée que s’était faite Wilhelm de la voie lactée. En l’état actuel des choses, elle eût semblé immobile en l’observant ainsi – et uniquement « semblé », tout bouge sans cesse dans l’univers –, à une telle distance. De plus, l’Image était imparfaite, puisque prise d’un point de vue anthropomorphique dont Wilhelm savait qu’il en serait à jamais victime.


« Ceci est notre galaxie ; enfin, l’image que l’on s’en fait communément. Voyez les bras ? Ce sont des myriades de gaz et d’étoiles – plus de deux cents milliards de ce que l’on a pu calculer – qui tourne autour d’un unique point central : un trou noir. Rassurez-vous, il n’est pas assez puissant pour nous aspirer en son sein, car il fait tout au mieux, hum… dix centimètres, me semble-t-il. »

Wilhelm Heltowni agita à nouveau sa baguette, semblait à la fin tirer un trait horizontal vers la droite et l’image bascula soudainement en-dedans de la galaxie, dans un point très précis, et de grands espaces se créèrent, permettant la distinction de points ronds, dont un qui ne s’enluminait guère, quoiqu’il était seul et que les observateurs semblaient s’en rapprocher pour finalement faire apparaître une planète, puis une autre, puis encore une.

On commença à distinguer des rochers se balader un peu partout et surtout en plein milieu du système ; l’écran zooma encore pour permettre d’avoir un soleil dont la luminosité avait été drastiquement diminuée par l’esprit de l’homme manipulant cette magie-là, accompagné de deux planètes tournant avançant beaucoup trop vite dans leurs trajectoires pour être réel.

D’ailleurs, le professeur fronça ses sourcils, observa sans bouger l’écran pendant quelques secondes, puis se leva, mit la première phalange de son index droit dans la bouche, leva le bras en l’air et sembla sentir le fond de l’air, toujours en ayant un air concentré et le cerveau bouillonnant, puis commença aligner un calcul incompréhensible pour un non-initié – et même pour les initiés, d’ailleurs – mêlant racines carrées, tangentes et équations à trois inconnues. Le processus dura plusieurs minutes, durant lesquelles le silence s’était installé entre les deux humains.

Finalement, après un long procès avec la variable de pi, le professeur cria un
« Eurêka ! », qui eût pu entrer dans la légende s’il n’avait pas été soi-disant prononcé plus de deux millénaires auparavant, puis s’accroupit à nouveau à côté de la jeune fille, agitant son bout de bois rapidement avant de former un cercle au sein même de l’installation. Les planètes s’immobilisèrent quelque peu, puis semblèrent bouger d’un coup, comme réveillées et secouées subitement, et reprirent leur cheminement. Au centre, l’étoile brillait mais semblait ponctuée çà et là de tâches un peu plus sombres.

« Une petite erreur de paramétrage, ça peut arriver. Petite, mais essentielle… »

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Aussitôt sa question formulée, M. Heltowni sorti sa baguette et, à l'aide de sa magie, traça un rectangle dans l'air. Quelques mots soufflés et Nora pu contempler la magnifique Voie lactée. Bien qu'elle n'eut pas encore la chance d'en voir une image, les dizaines de descriptions qu'elle avait lu sur le sujet avait bien éclairé son esprit. Cela ressemblait exactement à l'idée qu'elle s'en était faite. Cette vision était tellement belle que la jeune fille n'osa prononcer le moindre mot, de peur de brouiller l'image ou même de gâcher cet instant. Elle voulait regarder son professeur, en attentes d'explications ou de commentaires, mais elle ne pouvait simplement pas en défaire son regard. Et si l'image disparaissait ?

« Ceci est notre galaxie ; enfin, l’image que l’on s’en fait communément. Voyez les bras ? Ce sont des myriades de gaz et d’étoiles – plus de deux cents milliards de ce que l’on a pu calculer – qui tourne autour d’un unique point central : un trou noir. Rassurez-vous, il n’est pas assez puissant pour nous aspirer en son sein, car il fait tout au mieux, hum… dix centimètres, me semble-t-il. »

Surprise par cette dernière information, Nora évalua ces dix centimètres avec ses mains. Comment une chose si petite pouvait-elle paraître si puissante ? Cela lui donnerait froid dans le dos, si on ne lui avait pas assuré que leur planète était hors de danger. L'immensité de ce monde donnait presque le tournis. Qu'étaient-ils dans ce vaste univers ?

M. Heltowni effectua un petit mouvement de baguette qui dirigea l'image enchantée à l'intérieur de notre galaxie. Même à cette échelle, les habitants de la Terre ne représentaient rien. Nora ne pouvait s'empêcher de penser qu'il y en avait sûrement d'autres comme eux, quelque part. Une autre Terre. D'autres humains. D'autres animaux de toute espèce. D'autres sorciers. L'univers était si grand que cela paraissait presque impossible qu'ils soient les seuls. Attentive, Nora distinguait désormais les différentes planètes, puis les rochers divaguants tout autour. Elle reconnu bientôt le soleil, qui semblait bien moins lumineux que dans la réalité. Les planètes qui en faisaient le tour tournaient bien vite, ce qui semblait contrarier le professeur. La troisième année pencha légèrement sa tête sur la gauche, comme si cela l'aiderait à comprendre ce qui n'allait pas. Elle resta calme afin de ne pas perturber M. Heltowni dans sa concentration. Un petit
« Eurêka ! » la fit sursauter, s'étant habituée au calme plat. La manipulation qui en résultat portait ses fruits et l'image n'en était que plus réaliste et plus belle encore.

« Une petite erreur de paramétrage, ça peut arriver. Petite, mais essentielle… »

Nora regarda son professeur et lui sourit. Il aurait du être professeur d'Astronomie, sans aucun doute. Quel dommage que ces cours ne soient plus dispensés à Poudlard. Elle se serait fait une joie d'en suivre l'enseignement. Elle reporta son attention sur l'image. Avant même d'en compter les planètes, elle posa la question qui attisait sa curiosité.

« Que pensez-vous de Pluton ? Elle faisait partie des planètes de notre système solaire, puis elle a été classée comme une planète naine. Trouvez-vous que c'est justifié ? Je n'ai pas pu trouver beaucoup d'ouvrages qui en parlent. » demanda t-elle doucement.

Sur quels critères pouvait être basé une telle décision ? Elle doutait que ce ne soit qu'une question de taille, mais ses lectures n'avaient pas réussi à éclaircir ce point. Pluton possédait quelques satellites, tout comme certaines autres planètes du système solaire. Elle tournait également autour du soleil, bien qu'elle en soit assez éloignée. Autrefois, ce débat avait été soulevé et peut-être avait-il fait polémique. Et la jeune Starks ne désirait pas laisser dans l'ombre une question qui lui permettrait de mieux comprendre les différents aspect de cet univers.

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La jeune Nora et le professeur d’Histoire de la Magie restèrent quelques instants ainsi, accroupis sur le sol qui s’humidifiait peu à peu sous la rosée qui ne tarderait pas à perler des arbres. Quelques instants de silence durant lesquelles ils profitèrent du paysage magnifique qu’offrait le système solaire. L’élève brisa finalement le silence, dans un murmure de pur respect et posa au Docteur en Sciences de l’Astronomie la question épineuse sur la reclassification de Pluton de son statut de planète au profit de planète naine. Le professeur prit quelques instants de réflexion, mit ses doigts les uns contre les autres dans un signe de réflexion.

Sa reclassification trouve son origine dans plusieurs points. D’abord : il a été constaté que Eris, qui avait été classifiée comme planète naine, était en réalité plus grande que Pluton. Premier point. Ensuite, toutes les planètes sont sur ce qu’on appelle le « plan de l’écliptique ». Soit, imaginez un plateau de billes. Au centre se situe le soleil et les interstices tournant autour de ce point sont les planètes. C’est un peu plus compliqué que cela, mais c’est le principe général. Vous suivez ? Bien. Eh bien, il se trouve que Pluton est complètement décalée par rapport à ce plan. D’environ 30°, soit qu’elle que sa rotation n’est absolument pas « plate », si vous voulez. Troisième point ensuite : Pluton a une orbite tellement bizarre et irrégulière – aucune orbite n’est vraiment régulière, mais certaines le sont plus que d’autres – qu’elle passait tous les cinq cents ans devant Neptune – la huitième planète de notre système – durant environ… vingt ans ! Au vu de toutes ces conditions, l’Union Astronomique Internationale a décidé, en 2006 de la déclassifier. Rendez-vous compte ! Entre sa découverte en 1930 et son passage au statut actuel, elle n’a même pas eu le temps de faire un tiers du tour du soleil ! Et à l’heure actuelle, elle n’en n’a même pas fait la moitié…
 » En ce qui concerne Pluton en elle-même… c’est fascinant ! Certes, rien dans l’univers ne l’est pas, mais le fait que j’avais tout juste… sept ans quand ont été pris les premiers clichés en haute qualité de l’astéroïde – car c’est ce que c’est officiellement, un astéroïde – doit y être pour quelque chose, il est vrai.

Les yeux rêveurs et dans le vague, Wilhelm Heltowni se remémora du gamin qui, de ses petits yeux gris, tentait de découvrir Pluton a l’œil nu – chose bien évidemment impossible – dans le jardin de la maison familiale, alors que sa mère avait annoncé peu auparavant que la télévision avait dévoilé les premières photographies de la planète naine que New Horizons, le gros engin que les américains avaient envoyé là-bas, avait prises. Finalement, à minuit passé, son père l’avait pris dans ses bras et avait forcé, sous ses cris cinglants, à aller se mettre au lit.

En pensant à cela, le trentenaire constata que l’heure passait rapidement mais, autant lui que la jeune fille ne ressentaient pas la fatigue, alors qu’il était presque plus tôt que tard. Il n’avait pas oublié que la Gryffondor avait enfreint plusieurs articles du règlement de l’école et qu’il devrait, au matin ou dans la journée tout du moins, s’entretenir avec le directeur des Gryffondor, responsable de cette élève, mais pour le moment, ses talents en Astronomie étaient demandés et il savait qu’il serait frustré s’il n’en profitait pas autant que la chance le lui autorisait et tant que son sortilège de démonstration serait actif.

Au bout de quelques minutes, tandis que les planètes tournaient toujours lentement autour de leur étoile, il dessina un losange devant l’écran qui devient à nouveau noir avant de se rallumer sur la Voie Lactée tournant à toute vitesse, tandis qu’une autre galaxie de la même taille et de la même forme, tournant à la même vitesse, se rapprochait dangereusement de la première.


Dans cette simulation, chaque seconde correspond à 70 millions d’années. J’aurais beau crier cette durée dans tous les sens et dans toutes les langues, il ne voudrait jamais rien dire parce qu’aucune être humain ne peut appréhender une telle durée, c’est beaucoup trop grand pour nous. La Voie Lactée est au centre – anthropocentrisme oblige – et c’est la galaxie d’Andromède, notre voisine de 2 millions d’année-lumière, ça veut encore moins dire quelque chose que les 70 millions d’années à la seconde, qui se rapproche peu à peu de nous. Enfin… en réalité, nos deux galaxies s’attirent l’une, l’autre et… regardez bien…

Au bout de quelques secondes, les deux galaxies se rentrèrent dedans, s’entrechoquèrent en étant éjectées l’une de l’autre vu leur vitesse de déplacement, avant de se rapprocher et, en définitive, fusionner dans une gigantesque et même galaxie ressemblant à un œuf. Le professeur expliqua à son élève que c’était de cette manière que la Voie Lactée s’était formée, voilà plusieurs milliards d’années plus tôt. Pour la rassurer, il lui indiqua que ce phénomène ne se produirait pas avant trois milliards d’années et qu’il n’y avait aucun risque de collision entre les astres, les planètes et tout ce qui était à peu près solide. Il s’arrêta quelques instants avant de préciser qu’en revanche, vu la prolifération des gaz, la rencontre de ceux-ci créerait des myriades de nouvelles étoiles et enluminerait encore plus le ciel…

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Car la nuit était sombre et le ciel plein d'étoiles.  Privé 

Une fois de plus, Nora buvait les paroles de son professeur. Ses connaissances en matière d'Astronomie semblaient ne jamais s'épuiser, si bien qu'il formula une réponse complète à chaque question de la jeune sorcière. Cette dernière était tant émerveillée par les informations qu'on lui livrait volontiers que par le puis de connaissances qui lui faisait face et lui donnait l'envie d'en apprendre toujours plus. Ainsi donc, la décision qui avait été prise quand à l'appartenance de Pluton aux astéroïdes du système solaire avait été réfléchie et les arguments exposés étaient plus que justifiés et convenables aux yeux de Nora. Alors qu'elle-même méditait sur cette question, son esprit dirigea ses pensées vers Gryffondor. Pluton avait été enlevé de la classification des planètes de ce système car jugée trop différente des autres et se rapprochant plus d'une autre catégorie de corps céleste. Pendant bien longtemps, cette planète naine avait cependant fait parti de ces planètes. Au fond, Nora n'était-elle pas la Pluton des Gryffondor ? Bien qu'elle avait passé un an dans cette maison, elle se sentait toujours aussi différente des autres. Bien sûr, ce sentiment s'était atténué avec le temps, mais plus par habitude que par réel impression d'appartenance aux rouge et or. Peut-être qu'un jour, quelqu'un se rendra compte de l'erreur du choixpeau et on la renverra de la maison ? La jeune Starks doutait qu'une telle chose soit possible, fort heureusement.

Après un silence plein de réflexions, M. Heltowni reprit la parole afin de montrer à sa jeune élève l'ampleur du monde en dehors de la Terre, et son dynamisme. Comme il l'avait dit, 70 millions d'années se trouvait être une durée improbable tant elle était démesurément grande. La deuxième année avait tout juste du mal à se représenter une vingtaine d'années, en partie parce qu'elle n'avait pas encore vécu suffisamment longtemps pour savoir ce que c'était. Ayant un début de tournis, elle regarda avec attention la nouvelle simulation. Elle observa un rapprochement notable entre les deux galaxies, qui finirent par se percuter. Nora pensa tout d'abord qu'il s'agissait de la fin du monde, mais elle remarqua que ce choc permit la création d'une toute nouvelle galaxie. La fin du monde tel qu'il était aujourd'hui, certes. Mais le début d'une nouveau, peut-être meilleur. La jeune sorcière eut quelques sueurs froides à l'idée d'un tel événement, mais son professeur l'assura que jamais il ne le verra. Nora avait en effet peu de risque de vivre 3 milliards d'années.

Prise d'un soudain bâillement, la Starks constata que le jour pointait le bout de son nez et que son escapade nocturne avait été bien plus longue qu'elle ne s'y était préparée. L'avantage était qu'elle dormirait immédiatement après avoir regagné son dortoir. Le désavantage était qu'elle allait très peu dormir. Mieux valait pour la Gryffondor qu'elle ne somnole pas en cours d'Histoire de la Magie, son professeur en connaitrait bien la raison. Elle tourna son regard vers M. Heltowni, se demandant s'il avait remarqué qu'il était aussi tôt dans la matinée. Elle se demandait aussi quel genre de punition serait la sienne, après avoir enfreint le règlement de l'école.


« Merci pour vos réponses, l'Astronomie est vraiment un domaine passionnant ! » dit-elle poliment. « Peut-être devrions-nous arrêter ce cours pour aujourd'hui, le soleil se lève déjà ».

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Car la nuit était sombre et le ciel plein d'étoiles.  Privé 

Déjà, l’aube commençait à apparaître au lointain. Le ciel partiellement ennuagé commençait, à l’est, à se teindre d’une voute colombine. Bientôt, l’aubergine puis le passe-velours prendrait la place du noir, suivis par l’aurore et un soleil de cuivre. La jeune Gryffondor poussa un bâillement. Il la comprenait parfaitement, mais Wilhelm ne semblait, étonnamment, pas fatigué. Son côté oiseau nocturne semblait être sorti. Il ne savait même pas s’il allait se coucher. Il restait trois ou quatre bonnes heures avant les premiers cours du matin et il se devait d’être en forme pour assurer ses cours. En revanche, il n’était pas certain que la jeune élève fût vraiment attentive tout le long de la journée. La seule certitude était qu’elle allait profondément dormir la nuit suivante. Ainsi, aucun risque qu’elle ne se promène dans les couloirs ou le parc ! C’était l’avantage…

Néanmoins, il fallait noter la propension qu’avait le professeur d’Histoire de la Magie à donner des cours d’Astronomie tant qu’il le pouvait. C’était désormais devenu chose rare et, s’il ne regrettait pas d’avoir été muté au poste qu’il était actuellement, ces nuits passées le nez à l’air, à s’enrhumer et à être victime des torticolis avaient un goût de nostalgie plutôt bienvenu. Sans doute réitérerait-il le phénomène durant les prochains week-ends et pendant les vacances d’été, la main dans celle de son fiancé et allongé sur l’herbe humide, observant la voûte céleste dans tout son éclat et sa beauté, dans le silence de la nuit seulement brisé par le cri de quelque volatile nyctalope, néanmoins effrayé par le silence éternel de ces espaces infinis.

Finalement, Nora Starks émit le souhait de terminer ici ces leçons d’Astronomie, quoiqu’elle les trouvait passionnantes, et le remercia pour ses réponses – et sans doute, aussi, pour ne l’avoir point envoyée directement dans son dortoir ou devant son Directeur de Maison. D’un coup de baguette magique, qu’il essuya ensuite sur sa manche, il fit disparaître l’animation dans un nuage de poussières, les particules composant la nouvelle Galaxie s’envolant dans les airs pour rejoindre les airs, tels des lucioles rejoignant les cieux. Il se leva ensuite, le sourire aux lèvres et les yeux posés sur des cernes plutôt épais et s’adressa à l’élève.


Soit. Merci à vous pour m’avoir autorisé ces instants d’échappement et de ce retour dans mon passé. Néanmoins, je vais pour le moment vous raccompagner jusqu’à votre salle commune et aviserait le professeur Ainsworth de votre escapade de ce soir. Malgré les bénéfices que vous autant que moi en avons tiré, vous avez enfreint plusieurs articles de l’école… Le règlement est le règlement. Suivez-moi.

Il prononça un *Lumos* imprononcé, demanda à l’adolescente de s’éclairer également, puis ouvrit la marche et se dirigea en direction du château. Au loin, l’aube était déjà bien entamée – cette caractéristique du moment de la journée surprendrait toujours Wilhelm – et les premières lumières du château s’allumaient. Ils devaient faire vite s’ils voulaient n’être surpris au mieux que par le Moine Gras, qui devrait bientôt effectuer les laudes ou Sir Nicholas, qui avait la fâcheuse tendance de se lever de bonne heure pour profiter du château pour lui tout seul avant que les autres ne se levèrent.

Le professeur et l’écolière montèrent deux à deux les escaliers qui n’en faisaient qu’à leur tête, manquant de se faire bloquer aux alentours du deuxième étage, et échangeant des banalités affligeantes typiques aux discussions ultra matinales. En outre, ils manquèrent se casser le nez devant le portrait de la Grosse Dame qui, ronflant à son aise, avait réveillé la moitié des portraits des deux derniers étages. Plutôt mécontente de se faire réveiller en plein milieu de sa nuit, elle grogna en constatant l’heure et la présence de deux personnes, dont une étrangère à la Maison, et ouvrit de mauvaise grâce l’entrée à la jeune Nora.


Bonne fin de nuit, Mlle Starks. Et si vous souhaitez de nouveaux cours d’Astronomie, n’hésitez pas à simplement passer dans mon bureau après les cours… Je vous expliquerai bien volontiers deux ou trois phénomènes plutôt intéres…
Allez-vous rentrer ou non ? vociféra une voix grasse, je ne vais pas vous attendre toute la nuit !

Heltowni conseilla à l’élève de filer dans son dortoir le plus discrètement possible puis partit de son côté, sifflotant un air enchanteur, en direction des cuisines et de ses appartements, se réjouissant des prochaines nuits dans le château de Poudlard…

Reducio
Navré pour le retard, mais voici, de mon côté, la conclusion de ce RP. Je vous laisse donc le mot de la fin. Encore merci et à bientôt pour une nouvelle écriture à quatre mains ! ;)
Dernière modification par Wilhelm Heltowni le 14 octobre 2016, 13 h 38, modifié 1 fois.

Ami des Centaures de la Vieille Forêt
Zarbi de l'année (Magic'Awards III)

Car la nuit était sombre et le ciel plein d'étoiles.  Privé 

Alors que la jeune Nora réprimait tant bien que mal quelques bâillements indésirables, elle se fit raccompagner jusqu'à la salle commune de Gryffondor par son professeur. De deux choses l'une, soit M. Heltowni ne lui faisait pas confiance, soit il était avenant. Ou ils souhaitait réellement s'entretenir avec le directeur de sa maison à une heure pareille. Elle imaginait déjà M. Ainsworth rouspéter que l'on vint le réveiller au beau milieu de la nuit – quoi que l'on était plus proche du matin que du soir. Pour sûr qu'elle passerait un sale quart d'heure le lendemain, si jamais le professeur de Métamorphose ne décidait pas de la sanctionner de suite. La jeune fille était plutôt fatiguée désormais et souhaitait profiter du peu de temps qui lui restait à dormir un peu, aussi espéra t-elle pouvoir filer rapidement dans son dortoir. Pour sûr qu'elle passerait une bonne nuit de sommeil la nuit prochaine, si elle parvenait à vivre sa journée éveillée.

La Grosse Dame râla quand elle vit arriver les deux sorciers, interrompant ainsi son sommeil. Le tableau, comme toujours peu aimable, rouspéta une nouvelle fois pour presser Nora. Elle salua donc poliment son professeur, qui fit demi-tour. Ainsi elle pourrait donc se reposer un peu. Ce ne serait pas du luxe, mais la Starks ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même. Cela lui apprendrait à faire le mur ainsi, et peut-être que cela la raisonnerait une bonne fois pour toute. Après tout, il n'était pas bon de prendre de telles habitudes. C'était donc sur cette note que la journée de Nora se termina, bien que la suivante ne tarderait pas à débuter.


Reducio
Fin du RPG, merci beaucoup.

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