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 09/2039  Arrivée d'Andrew Gardner : table des Poufsouffle

INTRODUCTION


« À la table des Poufsouffle »





Dernière modification par Arseni Stoyanov le 2 septembre 2016, 14 h 42, modifié 3 fois.

 09/2039  Arrivée d'Andrew Gardner : table des Poufsouffle

Il y a quelques mois à peine, Ambre était dans la même pièce, l’atmosphère qui y avait régné était assez différente de celle qui il y avait en ce moment, quoiqu’elle n’était pas si différente que cela. A peine quatre mois s’étaient écoulés depuis la bataille de Poudlard. Et quatre mois, ce n’était vraiment pas assez pour tout oublier, si seulement c’était possible et imaginable. La jeune fille y avait assisté, elle se trouvait dans la Grande Salle, comme en ce moment. Un des aurors en service à Poudlard était venu les attaquer pendant qu’elle et quelqu’un de ses camarades d’autres maisons étaient en train de faire leurs devoirs, surveillés par trois professeurs. Ces derniers avaient démissionnés à la suite de cet événement, probablement à cause de cela mais aussi à cause d’autres choses probablement. Mais cela, la Poufsouffle n’en était pas sûre. De plus, hormis cette Bataille de Poudlard, d’autres événements s’étaient déroulés pour la jeune fille. Le départ du château de sa demi-sœur, celui de Sylvain Ells dont elle n’avait toujours pas eu de nouvelles,… Mais ce n’était pas tout, il y avait aussi eu la mort de Mila Navy, une Poufsouffle qu’Ambre aurait aimé mieux connaître et aurait voulu l’aider et pour finir, les problèmes que de ses parents. Bref, mettez tout ça sur le dos d’une jeune fille au début de l’adolescence, et bien ça ne fait pas vraiment du bien, pas du tout même. On aurait pu croire que certaines choses allaient s’atténuer pendant les vacances, mais non. Pire, cela avait aggravé les choses. Depuis les grandes vacances, Ambre était prompte à des crises de colère, elle était devenue plus agressive, irritable. Certes, elle avait gardé son côté amical et ce qui allait avec, mais ce n’était pas pour n’importe qui. Et pour finir, la demoiselle était de plus en plus sujette à des crises d’angoisse. Bref, tout ce qu’un enfant désire.

Ambre était assise à la table des Poufsouffle, la répartition venait de se terminer, envoyant le dernier élève dans la maison de Gryffondor. On rangea le Choixpeau et le tabouret qui allait avec, et un silence s’abattu sur la Grande Salle. La jeune fille releva la tête et la tourna vers la table des Professeurs, un peu surprise. Il fallait dire qu’elle n’avait pas tout suivi depuis qu’elle s’était installée à la table de sa maison. En regardant de plus près, elle aperçut quelques nouveaux professeurs, mais ce qui l’intrigua le plus était sans aucuns doutes le fait que deux agents du ministère. Elle ouvrit grands ses yeux en entendant leur discours, qui annonçait le pourquoi du comment du départ de leur ancien directeur, Arseni Stoyanov. D’après ce qu’elle avait retenu du discours de ces deux personnes, Arseni Stoyanov était un meurtrier. Si elle avait pu, elle se serait levée et aurait crié de toutes ses forces que leur ancien directeur avait fait cela uniquement dans le but de protéger les élèves. Enfin, c’était ce qu’elle croyait. Ce n’était peut-être pas la vérité. Ou peut-être que si. Mystère. Dans tous les cas, elle ne se serait pas permit de faire une chose pareil.

Perdue dans ses pensées, elle en fut tirée par une détonation qui raisonna dans le Hall d’entrée. Aussitôt, la jeune fille se leva. C’était comme il y a quelques mois. Elle se retrouvait dans la même position. Assise tranquillement dans la Grande Salle, un bruit retentit, une bataille éclate. Quelques gouttes de sueur perlèrent au coin de ses tempes. Quelques secondes s’écoulèrent et un magnifique phœnix surgit du Hall d’Entrée et vint se poser sur l’épaule de la sous-directrice. A moitié soulagée, Ambre se rassit rapidement, serrant ses poings le long de son petit corps. La sous-directrice prit la parole. Encore une fois, la jeune fille n’en écouta même pas la moitié et ne retint que la dernière phrase :


" À cet instant et à jamais, je relève le directeur Stoyanov de ses fonctions. Et qu'à sa place, un nouvel homme s'asseye. Que devant Sir Andrew Gardner, de nouveau Poudlard se réveille."

De nouveau, un bruit se fit entendre dans le Hall d’entrée. Cette fois-ci, Ambre ne se leva pas. De toute façon cela ne servirait à rien si jamais ils se faisaient une nouvelle fois attaquer. Mais elle se tourna tout de même vers la porte et ce qu’elle vit était la dernière chose à laquelle elle avait pensé. Un Elfe de Maison entra et passa dans l’allée, se dirigeant vers la table des Professeurs. Une fois là-bas, il s’inclina devant eux. Ambre laissa échapper un petit bruit de surprise. Ce n’était tout de même pas leur nouveau directeur ?

« Pincez-moi je crois que je suis en train de rêver… Un Elfe de Maison… le nouveau directeur de Poudlard ce serait lui ?... »

« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons

 09/2039  Arrivée d'Andrew Gardner : table des Poufsouffle

La répartition venait de s'achever et le choixpeau m'avait envoyé à Poufsouffle.
Imitant les autres premières année, je rejoignais la table de ma maison.
Dès que nous fûmes tous assis, 2 hommes du ministères prirent la parole et relevèrent, au nom du ministère, le directeur de ses fonctions sous le motif d'inculpation de meurtre.
La rumeur de la bataille de Poudlard était parvenue jusqu'à moi et l'école semblait connaître des jours bien sombres. Mes parents s'étaient d'ailleurs opposé à mon inscription. Je ne devais d'être là qu'a l'intervention de ma tante qui avait su trouver les mots justes.
La tension qui régnait dans la salle était palpable et je vis bon nombre d'élèves sursauter quand une déflagration retentit.
Je vis même une jeune Poufsouffle de deuxième année se lever brusquement. De là ou je me trouvait je pouvais voir des perles de sueur glisser le long de sa tempe. Quand elle vit que la détonation avait été provoquée par l'arrivé du phénix de l'ancien directeur, elle retombât dans un état second et se rassis.
Le phénix vola gracieusement jusqu'à la sous-directrice et se posa sur son épaule. Madame Grayce pris la parole mais je n'écoutait pas. Cette élève de seconde année avait éveillée mon attention. Elle ne semblait pas non plus écouter et restait indifférente à tout ce qui l'entourait. Elle ne s'anima qu'après que la sous-directrice ait terminé son discours et que les lourds battants des portes de la grande salle se soit ouvertent.
Un elfe de maison remonta l'allée centrale jusqu'à la table des professeur et s'inclina. Des murmures commencèrent à courir le long des tables et je vit l'étonnement se peindre sur le visage de bon nombre de mes condisciples.


« Un elfe de maison ? Vraiment ?... le nouveau directeur ? »

les chuchotement prenais de l'ampleur. Ce serait certainement la première fois qu'un non-humain serait le directeur de Poudlard et je pouvais d'ors et déjà prédire que cela ne se ferait pas sans quelques vagues.
Je ne prenais pas part aux discussions. Je ne connaissait encore personne et étant de nature timide, j'engageais rarement la conversation la première.

¤ Finisseuse des Frelons ¤ Responsable de la Cabane de Cristal ¤ Sixième année RPG ¤ Rédactrice ¤
~Ne sous estimez pas les griffes du blaireau parce que sa fourrure vous semble douce~
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Ancien sorcier  

 09/2039  Arrivée d'Andrew Gardner : table des Poufsouffle

Depuis désormais quelques heures, l'excitation de découvrir Poudlard et ses environs s'était accrue, de tel sorte que même la crainte qui le rongeait en for intérieur fut balayé d'un revers salvateur. Cette peur indéniable n'était que la conséquence obligatoire de son mutisme, qui le plongeait depuis maintenant trois ans dans une morne et profonde solitude. Son mutisme pouvait être considéré comme un obstacle mais également comme une protection, un bouclier derrière lequel le jeune garçon parvenait à se cacher dès que la situation en fut inconfortable ou indésirable. Mais aujourd'hui, il ne se sentait pas si esseulé que l'aurait laissé présager pareil évènement. Il connaissait une seule et unique personne dont il avait eu la chance de rencontrer quelques jours plus tôt. Il s'agissait, ni plus ni moins, de la sous directrice de Poudlard, Erin Grayce, autrefois l'amie de sa mère défunte. Bien que la rencontre se soit avérée rassurante, ils n'avaient pas eu le temps de tisser davantage de liens mais il était fort probable qu'il se retrouvent à un moment ou à un autre sur le même chemin. À eux de saisir la bonne occasion.

Une troupe de première année, dont il faisait partie, s'était avancé non loin du Choixpeau magique et à présent, chaque nouvel élève s'asseyait sur le tabouret dans le bu d'attendre leur future maison d'affectation. Jouissant de sa place dans l'alphabet, le petit brun n'eut pas à prendre sa patience à deux mains. Le choixpeau vint bientôt à beugler "Poufsouffle" puis vint un halo de Oura provenant de l'attablée de sa maison. Il était un Poufsouffle. De par les valeurs prônées par cette dernière, Enaël sut immédiatement qu'il était tombé dans la maison qui lui convenait le plus. La cérémonie prit fin plus rapidement que prévu, à vrai dire Enaël avait préféré se joindre aux Poufsouffle et avait tenté de dialoguer avec eux avec son précieux carnet. Outre des regards étonnés et interrogateurs, il avait fait bonne impression.

Finalement, ce fut les voix en provenance de la table des professeurs qui mit fin au brouhaha général, plongeant dans un semi-silence la Grande Salle. Le discours quelque peu ennuyeux et appris mot à mot par les deux envoyés du Ministère n'intéressa que très peu le jeune Poufsouffle. Ce fut plutôt la suite des évènements qui raviva en lui une curiosité, dont il aurait cru l'absence probable depuis le terrible incident qui l'avait incité au silence. Après un phénix, puis un elfe, que tous crurent être le nouveau directeur de Poudlard - Enaël ne put s'empêcher d'esquisser un sourire à l'idée d'un elfe pour régner sur Poudlard -, un homme au regard perçant mais doux fit son entrée, tel un comédien sur la scène d'un théâtre. Quelque chose d'indescriptible émanait de lui, cet homme était sûr de lui et pouvait bénéficier d'un certain respect octroyé par ses futurs collègues. Alors qu'il observait la cadence de l'homme qui s'avançait avec rapidité et précision vers la table des professeurs, son attention fut retenue sur l'animal, qui marchait non loin derrière l'inconnu. Rien qu'une panthère des neiges. Il faillait s'étouffer en fixant la bête.


* Après le phénix, l'elfe, l'inconnu, la panthère des neiges, ça va être quoi ? Un hippogriffe ?* ne put-il que s'exclamer intérieurement.

Et là, une sensation mi-agréable mi-déconcertante s'empara du jeune garçon, assis à la table des Poufsouffle. Il ne paraissait pas être le seul à ressentir cette impression. Quelque chose s'introduisait insidieusement en lui, comme si une sangsue venait de lui pomper son sang et de pénétrer ses veines. Puis une voix, venue d'outre-tombe se fit entendre mais non pas de la table des professeurs mais bel et bien de lui-même, de son intérieur à lui. Il comprit aisément que le directeur tentait de s'immiscer dans leurs esprits, à tous, pour pouvoir se présenter. Alors, Enaël n'était donc pas le seul à être dans son état, enfin, muet. Sauf que le nouveau directeur ne l'avait pas choisi mais subi, tout au contraire d'Enaël. Peut être qu'un jour, le petit garçon irait "discuter" avec lui, si son nouveau professeur l'acceptait.

Enaël s'était concentré sur le reste de la cérémonie mais n'avait guère prêté attention au passage de propriété de Poudlard. C'était certes étrange mais bien trop complexe pour un garçon de onze ans. Après l'invitation de se sustenter quelque peu, le petit Poufsouffle donna un petit coup de coude à l'élève, qui se trouvait à ses côtés pour le lui demander de passer la cruche d'eau. En même temps, il espérait engager la conversation.
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Ancien sorcier  

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Depuis qu'elle était arrivée à Poudlard, il y avait un peu plus d'un an, Edme avait l'impression de vivre dans une bulle, totalement coupée du monde sorcier. En réalité, cela devait tenir du fait qu'elle vivait d'ordinaire sur une île, et que l'on ne se préoccupait pas de ses voisins sur une île. Ici, c'était un peu pareil : la jeune Poufsouffle ne s'intéressait qu'à ce qui la regardait, autrement dit les cours, ses quelques connaissances, l'ambiance de la Salle Commune et les matchs des Frelons. Point final.

Bon, on ne pouvait pas dire non plus qu'elle n'avait pas assisté, de plus ou moins loin, aux événements qui avaient secoués le château sempiternel : cela aurait été mentir. Edme gardait juste une certaine distance avec ce qui s'était passé, de peur qu'on touche à son petit être fragile. Mais les filles sont curieuses, aussi quand un groupe de « grands » parlait de telle attaque dans la Grande Salle, de tel ou tel Auror qui aurait trahi les siens, ou de la disparition du professeur Stoyanov, la Poklan ne pouvait demeurer de glace. Cela demeurait techniquement et physiquement impossible. Bien qu'elle ne soit à Poudlard que depuis peu de temps, elle se sentait ici comme chez elle, et toucher à son chez-soi était une chose qui la répugnait et lui faisait toujours de l'effet.

Voilà quelles étaient les pensées de la petite jaune tandis qu'elle tournait l'eau dans son verre avec son doigt légèrement boudiné, se léchant de temps à autre ledit doigt. Elle avait réussi à trouver un peu d'eau pour ne pas mourir complètement déshydratée, alors elle en profitait. A côté d'elle se trouvaient les anciens Poufsouffle, les purs et durs, ceux qui étaient là depuis l'année dernière au moins : Ambre Baxrendhel par exemple, qui était source de terreur pour la petite. Edme reporta son attention sur son doigt, sur l'eau et sur ce qui se passait devant elle. La répartition avait toujours été un moment qu'elle détestait. Quand ses parents lui en avaient parlé, et quand elle-même en avait fait l'objet, elle avait détesté ce rituel long et ennuyant, surtout quand on ne connaissait personne à saluer. Et puis, quand un Poufsouffle posait ses fesses rondes sur le banc, il semblait apeuré, pas moyen de parler avec. Une plaie.

De nombreux noms furent appelés, quelques Poufsouffle grossirent les rangs, notamment une certaine Elina, et un autre, Enaël. Elle aurait tout le temps de les saluer plus tard : pour l'heure des employés du ministère parlaient. Edme n'écouta qu'à moitié : et encore, ce n'est qu'un euphémisme, elle n'écouta rien du tout. Les discours protocolaires la barbaient. Heureusement, un truc volant – la Deuxième Année ne voyait rien, l'eau occupait tout son esprit – les coupa dans leurs discours, et le professeur Grayce, en sauveuse de la Nation, prit la parole en les remettant bien à leur place. Cela eut le don de réveiller un tant soit peu Edme, qui fixa la Professeur de Potions, phénix sur l'épaule.

Et elle annonça le nom du nouveau Directeur.


« À cet instant et à jamais, je relève le directeur Stoyanov de ses fonctions. Et qu'à sa place, un nouvel homme s'asseye. Que devant Sir Andrew Gardner, de nouveau Poudlard se réveille. »

Un dénommé Andrew Gardner. Pardon : Sir Andrew Gardner. Rien de l'évocation de ce nom sonnait à l'oreille d'Edme comme un renouveau. Maintenant, rien ne lui aurait plus plu que de le voir, et voir s'il se conformait à ses attentes.

Se redressant à l'entente des chuchotis de la salle, Edme tenta d'apercevoir ce nouveau Directeur. Il devait être là, dans son beau costume. Pourquoi y avait-il un elfe ? Ramener un costume à l'elfe, par Merlin ! En réalité, cet elfe était l'elfe du directeur. Pas mal, dans le style. Mais quand allait-il arriver ?

Quand on parlait du loup...


« Oh la classe... »

Le Professeur Gardner était exactement ce qu'Edme avait imaginé de lui : distingué, costume et barbichette millimétrée. Sans omettre les yeux à tomber raide dingue et la panthère qui suivait chacun de ses pas, naturellement. Cela ne faisait que rehausser son charme, après tout. L'animal semblait lui obéir au doigt et à l'oeil. Aussi, quand elle s'approcha des employés du ministère, au-delà de la scène comique que cela produisait, on voyait bien que le nouveau directeur n'aimait pas que le ministère s'immisce dans les affaires de Poudlard...

S'en suivit un petit blanc, durant lequel Edme en profita pour réduire totalement en bouillie le liquide transparent avec son doigt, quand soudain elle eut un mal de crâne. Elle n'était pas malade, et la nourriture de Poudlard n'était pas empoisonnée ni avariée, alors que se passait-il ? Au début, la petite pensait que c'était son eau qui lui parlait, pour lui demander d'arrêter de la torturer de la sorte. Mais c'était en réalité Andrew Gardner en personne qui papotait dans sa tête : il était muet. Cela rajoutait un trait mystérieux à sa personnalité... Quelques patronus firent leur entrée, on se serait cru dans un numéro de cirque magique, la Poklan aimait ça ! Puis on commença à boustifailler. Et ça, c'était encore mieux que la panthère ou un quelconque phénix.

Les Poufsouffle, anciens ou nouveaux, se mirent à manger avec enthousiasme. Edme commença par prendre un peu de purée, avant de se rendre compte que son camarade de devant, un nouveau jaune – elle ne parvenait pas à se rappeler son nom... Non, vraiment pas -, demandait d'un coup de coude quelque chose à son camarade d'à-côté. Malgré sa cuillère pleine de purée, toute dégoulinante, Edme remarqua que ledit camarade ne bougeait pas ses fesses. Peut-être n'avait-il pas remarqué, ou l'autre, le nouveau, n'avait pas parlé assez fort.

Après un instant d'embarras de chaque côté de la table, la Deuxième Année s'empara de la cruche d'eau et la posa devant le nouveau, le gratifiant d'un sourire :


« Voilà maestro. Moi je te conseille quand même le jus de citrouille. »
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Ancien sorcier  

 09/2039  Arrivée d'Andrew Gardner : table des Poufsouffle

Bien que la loyauté, la justice et le labeur soient les premières valeurs qui viennent à l'esprit dès lors que le nom de Poufsouffle est cité dans une certaine situation, force était de constater que le fantôme caractéristique de cette maison avait laissé déteindre sa gourmandise sur les charmantes têtes blondes, sagement assises à la table de toutes les victuailles. La franche camaraderie qui régnait sur la troisième table de la Grande Salle en partant de la gauche n'avait rien de désagréable et paraissant presque salutaire aux yeux du petit Dewberthon, qui commençait à se sentir quelque peu désemparé face aux récents évènements. Malgré cette fraternité fort agréable, force était de constater qu'il existait quelques clivages bien visibles. D'un côté les plus grands et plus jeunes qui avaient parfaitement joué pour se trouver une place au soleil, de l'autre les derniers arrivés ou victimes des plus grands. Après tout, les Poufsouffle étaient des élèves avant tout et certainement pas ces petits nounours roses, avec un joli arc-en-ciel sur le ventre, que des enfants moldus dénommaient "Bisounours".

Son attention vagabondait entre plusieurs scènes : celle où le nouveau directeur était le personnage principal, celle où les première année d'autres maisons discutaient déjà avec leurs compères plus âgés, celle où une demoiselle rousse semblait s'amuser avec la nourriture préparée par les elfes de Poudlard. Finalement, elle finit par se fixer sur les patroni, arrivés comme par magie dans la Grande Salle. Au nombre de cinq, dont deux serpents, un aigle, un blaireau et un lion, Enaël ne put que réprimer un fou-rire en observant la tentative du blaireau pour se hisser sur la table. D'une couleur nacrée tout simplement magnifique, une seule envie s'empara du jeune garçon : toucher le fameux blaireau. Mais alors que l'envie était de plus en plus irrépressible, il fut porté à son attention qu'il s'agissait d'un patronus, donc rattaché à une personne. Allez vous caresser une personne qui vous est parfaitement inconnue ? Je ne crois pas. Ce fut à cet instant que le petit Poufsouffle se permit de laisser choir cette belle illusion.

Et puis sans attendre une seconde, les cinq se figèrent, comme s'ils avaient pétrifiés pour s'exprimer distinctement et en choeur :


« Les protections ont été renouvelées selon votre souhait. Nous serons bientôt là. »

Dans ces deux phrases, qui semblaient parfaitement compréhensibles, une once pourtant de doute et d'incompréhension avait été semée. Les protections ? Enaël avait entendu parler de celles-ci mais n'en savaient guère plus que ce que narraient certains livres des librairies sorcières. Fixant chacun des visages de ses nouveaux camarades, il crut voir cette même incompréhension pointer le bout de son nez sur leur visage. Quant au "nous", que sous-entendait il ? Qui étaient ces cinq personnes, si ce n'est des amis proches du nouveau directeur. Une mauvaise langue aurait pu baver sur cette présence, notamment si on se rappelait de la venue des aurors l'année précédente. Pour quelles raisons les élèves de Poudlard devaient ils avoir confiance en ces cinq personnes ? D'accord, c'étaient de proches connaissances de Sir Gardner, mais après tout, Enaël ne connaissait pas ce beau Dandy ! Sa méfiance, notamment issue des évènements qui avaient marqué sa courte existence, reprenait vie. Son ancienne envie de toucher le patronus sous la forme d'un blaireau venait de volatiliser en fumée...

Pour en revenir à la situation actuelle, son voisin de droite ne lui avait guère apporté de soutien à sa demande. Il pouvait mourir de soif qu'il n'aurait pas bougé le petit orteil ! L'année débutait bien ! Ravalant les quelques mots qui auraient pu gicler de sa bouche, bien qu'il fut muet, il se contenta de regarder négligemment tout ce qui l'entourait. Strictement rien de buvable, si ce n'est un brot de jus de citrouille. Malheureusement, Enaël était de ce genre de personnes qui refusent de boire toute boisson de couleur orange ! Et oui, ça existait bel et bien ! Assez inhabituel et presque risible, si on n'était peu habitué, le petit garçon se voyait dans l'obligation de déglutir une fois de plus après chaque bouchée ingurgitée. Peu ragoûtant, me direz vous ! Toutefois, une bonne âme, un de ces âmes charitables, vint à son secours en lui offrant la cruche d'eau, juste sous son nez. Vous n'en croirez pas vos yeux, si vous aviez croisé ceux d'Enaël. Il en aurait presque pleuré. On lui avait donné son précieux, son précieux brot d'eau ! En relevant le nez, il croisa, en plus, le regard de la rouquine, qui paraissait fort aimable, ce qui le rassura sur la suite de la soirée. Elle lui souriait !

Il se servit du précieux liquide, sans en perdre une goutte, se délecta de la sensation de ne plus mourir de soif et s'en resservit un autre verre. Puis, se dépêchant de chercher dans son sac à besace, il en sortit une petite feuille, sur laquelle était écrite un simple "Merci", qui était adressé à la jeune fille. Se rendant compte de son oubli, il sortit son carnet et lui présenta une feuille toute préparée :

Je suis Enaël, ravi de faire ta connaissance.

Il avait bien fallu occuper son temps dans le Poudlard Express, bon dieu. Et puis, il se para d'une plume et écrivit à la suite :
Ca ne t'étonne pas, ces patroni ? Qui est ce à ton avis ?

Certes, le jeune homme était curieux mais il était également avide de nouvelles connaissances, d'autant plus s'il sentait le dialogue possible !
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Ancien sorcier  

 09/2039  Arrivée d'Andrew Gardner : table des Poufsouffle

Le garçon en face d'elle, le nouveau petit Poufsouffle, semblait totalement libéré. Edme savait que l'eau était la denrée la plus importante pour l'être vivant, mais avec le Poufsouffle en face d'elle, elle venait d'en avoir la preuve : il n'arrêtait maintenant plus de boire ! Il se servit une, puis deux fois, en but goulûment jusqu'à ce que la soif le quitte enfin. Ses petits yeux semblaient la remercier, comme si elle venait de le sauver de la plus terrible des morts. Elle venait juste de lui donner une cruche d'eau, mais bon, c'était pas si mal en fait.

Edme s'attendait tout de même à un merci, ou un : « Ouf ! » de soulagement de la part de son nouveau camarade jaune, mais rien ne suivit. La soif disparut peu à peu du corps du garçon, et celui-ci s'empressa alors de trifouiller dans son sac de cours, cherchant apparemment quelque chose. Il sortit triomphalement un bloc-note et un stylo. Pardon ? Bloc-note et stylo ? Voulait-il un autographe, de la part de sa libératrice ? Ou bien allait-il lui dessiner quelque chose ? Les Poufsouffle étaient peut-être des artistes reconnus, Edme devait être l'exception qui confirmait la règle.

Le nouveau Poufsouffle lui tendit le bloc-note, Edme se sentit pousser des ailes en pensant qu'enfin, elle allait devenir populaire et signer quelques dédicasses. En réalité, pas du tout. Un simple
« Merci » était noté sur la feuille, feuille d'ailleurs qui était usée à un côté, ce qui signifiait probablement qu'elle avait dû être utilisée plus d'une fois. Ed' commençait à saisir... Pendant que son cerveau cogitait, son camarade assis en face d'elle lui présenta une autre feuille de ce fameux bloc-note, où cette fois-ci, il était inscrit : « Je suis Enaël, ravi de faire ta connaissance. ».

Enaël... Le Deuxième année avait enfin un nom à mettre sur la figure de son camarade. Et elle avait enfin compris quelque chose : il ne faisait pas exprès de lui montrer des feuilles pour s'exprimer : il était muet. Chose bien étrange, mais excitante pour la gamine ! Tandis que les couverts cognaient contre les assiettes, et que les professeurs discutaient entre eux comme si rien ne s'était passé quelques mois plutôt, Enaël reprit son bloc-note encore une fois avant de griffonner quelque chose dessus. Après les feuilles toutes préparées, sûrement pour faciliter sa rentrée magique un peu stressante, le Poufsouffle prenait des initiatives, preuve qu'il commençait à se familiariser avec son environnement, et peut-être avec la compagnie de la jeune Poufsouffle en face de lui.

Mais la question qu'Edme lut sur la feuille la recadra tout de suite :
« Ça ne t'étonne pas, ces patroni ? Qui est ce à ton avis ? »

A dire vrai, la Poklan avait totalement zappé ce qu'il venait de se passer quelques minutes avant. Le phénix, la panthère, le directeur qui-a-trop-la-classe et les patroni, surtout. Du moment qu'il y avait de la nourriture et de la conversation, Edme se sentait aux anges et se concentrait sur l'instant présent. Stoppant tous ses gestes soudainement, elle fixa la feuille de son camarade, se remémorant la scène. Deux serpents, un blaireau, un aigle et un lion avait fait leur apparition dans la Grande Salle, déclarant solennellement au nouveau directeur :


« Les protections ont été renouvelées selon votre souhait. Nous serons bientôt là. » 

Les protections faisaient certainement référence à celles autour du château, jusque là, Edme avait compris et assimilé. Mais la deuxième partie de la phrase semblait maintenant totalement étrange. Enaël venait de semer le doute dans l'esprit de la jeune fille : qui serait bientôt là ? C'est vrai ça, chaque patronus appartenait à une personne, et ces personnes n'étaient pas présentes. Où étaient-elles donc ? En repensant aux paroles de la sous-directrice, Miss Grayce, Edme ne pouvait penser qu'elles venaient du Ministère. Les Aurors avaient déjà fait assez de dégâts comme cela, il était impensable qu'ils reviennent sous la direction du Professeur Gardner.

Alors, qui ? Des anciens professeurs ? Peu probable. Des amis au professeur Gardner, sans aucun doute, mais qui pouvait-être ces fameux amis ? La Poufsouffle repensa alors à ce qu'elle avait entendu : Poudlard appartenait désormais à la couronne... Les patroni pouvaient-ils appartenir à quelque duc ou duchesse sorcière ? Edme s'imagina alors les grandes dames de ce monde entrant dans leur robe haute couture, pomponnées à l'extrême, faisant une révérence parfaite devant le Directeur. Ca avait de quoi faire rêver : Poudlard allait devenir la Cour de la Princesse d'York, bon dieu !

Dans ses pensées, Edme remarqua qu'elle avait laissé son camarade légèrement en plan. Elle se saisit donc du bloc-note d'Enaël (autant continuer dans une discussion écrite, Edme trouvait ça tellement drôle et original!) et griffonna quelques mots :


« Pas le Ministère. Agents de la famille royale. Et toi ? »

Elle voulut lui rendre, mais il manquait quelque chose. La fameuse politesse d'Edme Poklan, voyons ! Elle se devait de lui dire son nom, et d'être enchantée, c'était la moindre des choses. En plus, elle ne s'était jamais présentée ainsi nsur une feuille, c'était rigolo. Elle ratura en bas de la feuille :

« Ravie, Enaël. Moi c'est Edme. »

Puis, elle lui rendit enfin son carnet kidnappé, accompagné d'un petit clin d'oeil. Les paris étaient ouverts !

 09/2039  Arrivée d'Andrew Gardner : table des Poufsouffle

Après l'arrivée théâtrale du nouveau directeur précédé par un elfe de maison et suivit par un panthère des neiges, voilà que cinq patronus faisaient leur apparition. Décidément, c'était une soirée pleine de surprise ! Je n'avais même pas eu le temps de me remettre des émotions de la répartition ! Le nouveau directeur avait de l'allure, nul ne pouvais le nier mais personne non plus n'avait prévu qu'il serait muet. Paradoxalement, le mystère qui entourais ce nouveau directeur semblais s'épaissir encore davantage à chaque nouvelle information à son sujet. Ce n'était pas plus mal. Que serait une école de sorciers sans mystère ? Ce qui faisais le charme de Poudlard c'était justement ses secrets cachés à chaque coin de couloir !

Les patronus étaient un mystère de plus à résoudre. Qui avait bien pu les envoyer ? Ce qui était étrange c'est que chacun des patronus correspondait à l'un des animaux fétiches des 4 maisons. Sachant que les patronus étaient liés à la nature profonde de leur sorcier, les cinq protecteurs avaient dû appartenir aux maisons auxquelles correspondait le leur. Mais vu le nombre d'élèves qui étaient passés entre ces murs, cela ne réduisait pas beaucoup le champ de recherche... Je laissais le sujet de côté et accordais mon attention à ce qui se passais à la tables des professeurs. Certains d'entre eux semblaient gênés, voir inquiets, sur leur garde. Je pouvais comprendre. Il n'est jamais très agréable de penser que quelqu'un peu avoir accès a nos pensées les plus intimes mais dans le cas présent, c'était le risque à prendre si ils voulaient pouvoir communiquer avec le nouveau directeur.
Nous n'aurions probablement pas d'autres surprises avant l'arrivée des nouveaux protecteurs de Poudlard.

En attendant, je me consacrais donc à l'observation de mes condisciples. Les discussions allaient bon train à la table des Poufsouffle, chacun allait de sa petite théorie. Non loin de moi, je pouvais voir une seconde année rousse qui semblait jouer avec son verre d'eau. Après quelques instant, elle engagea la conversation avec un premier année tout comme moi. Un certain Enaël si mes souvenirs étaient exacts. Cela dit, je ne savais pas si l'on pouvais parler de conversation vu qu'ils communiquaient par papier interposé. La rouquine semblait s'amuser de la situation et prenais un plaisir visible a communiquer par écrit. J'aurais bien aimé me joindre à leur ''conversation'' mais il était difficile de se mêler d'un conversation dont on ne pouvais pas suivre le cours. Ces deux là s'était en quelque sorte isolés dans une bulle de conversation muette. Ne sachant pas quoi faire d'autre, je me donnais contenance en me servant un verre de jus de citrouille.

¤ Finisseuse des Frelons ¤ Responsable de la Cabane de Cristal ¤ Sixième année RPG ¤ Rédactrice ¤
~Ne sous estimez pas les griffes du blaireau parce que sa fourrure vous semble douce~