Cité de Londres

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 Solo  Une nouvelle étape dans la vie de Solenn

Reducio
23/12/2042
Solenn est en deuxième année
Ce RP est la suite de celui-là : Un sentiment de trahison

Solenn rajusta son bonnet noir, faisant bouger son petit pompon à l’extrémité. Ses mains étaient peut-être trop sèches à cause du froid écossais, en ce moment elles étaient moites, signe de l'anxiété que ressentait la jeune fille. Elles se serraient sur la poignée de la valise moldue. Sa mère n'allait pas tarder à arriver, avec toute sa nouvelle famille, et Solenn avait très peur. Peur de découvrir qui partageait maintenant la vie de sa mère, peur de les détester, peur de faire mauvaise impression... Tant de choses tournaient dans sa tête, un vent semblait les emporter toujours plus loin alors que les personnages de Solenn essayaient de les ranger dans les grandes bibliothèques... 
Cela faisait au moins 5 minutes qu'elle était arrivée, l'impatience et l'envie de s'enfuir bataillaient dans un combat sans merci. Qui allait vaincre l'autre ? Une réponse qui resterait sûrement inexistante...
La jeune fille culpabilisait aussi un peu. Elle avait adressé une longue lettre à sa mère, disant qu'elle était plus qu'heureuse pour elle, et qu'elle souhaitait rester à Poudlard pour Noël, car tous ses amis y passaient les fêtes. Deux mensonges en une lettre, cela faisait sûrement beaucoup. Car non, elle n'était pas complètement heureuse pour sa mère, elle avait tellement peur que sa génitrice oublie son père. Ou elle. Et non, elle n'avait pas vraiment d'amis, ou alors ne les côtoyaient presque jamais. Ayle ? Elles se saluaient en souriant quand elles se voyaient, et parlaient un peu en attendant d'entrer en cours, mais ne partageaient plus autant de choses qu'avant. Charlène ? Elles étaient restées coincés sur un malentendu bizarre, et leur relation était en pause. Elwin ? Après leurs bêtises, elles s'étaient en peu perdue de vue. Ryan ? Solenn avait enfin décidé de l'oublier, de ne plus y penser. La rousse savait vivre en solitaire, mais cela lui pesait lentement et de plus en plus sur le cœur...
Sa mère avait désapprouvé qu'elle reste pendant Noël à Poudlard, mais Solenn avait insisté, disant qu'elle allait s'amuser et se faire plein de bons souvenirs. Abigail avait pourtant gagné la partie, et Solenn était sortie de la gare pour l'attendre dehors. Il faisait peut-être froid, mais au moins, elle n'était pas au milieu de tous les enfants qui serraient dans leurs bras leurs parents.
Soudain, elle remarqua des silhouettes s'avançant vers elle. Deux grandes, deux petites. Son cœur se mit à battre plus fort, emplissant les oreilles du son militaire.
Plus que 20 mètres... Le souffle de Solenn se fit plus rare.
Plus que 10 mètres... Ses membres se paralysèrent.
Plus que 5 mètres... Sa mère s'avança vers elle, un grand sourire sur les lèvres, les bras tendus pour l'embrasser.
Solenn leva aussi les bras et elle reçut sa mère en soufflant d'un coup. Le parfum habituel à la lavande lui emplit les narines et la jeune fille enfonça son visage dans la grande chevelure bouclée et brune de sa mère, souhaitant disparaître pour ne plus que rester avec elle. Les deux femmes restèrent comme cela quelques temps, et leurs deux coiffures créaient un monstre bouclé roux et brun. Sa mère la prit par les épaules, souriant toujours autant et lui présenta les autres personnes, restées immobiles par respect :

-Alors voici Helen, Amy et Adam !

Les concernés levèrent la main et sourirent, encore tous en peu timide.

-Et sinon, voici ma fille Solenn !

Sa mère avait l'air tellement fière d'elle ! Solenn ne savait que faire, que dire. Elle n'osait parler, de peur de dire n'importe quoi sous l'effet du stress. Ce fut Helen, qui s'avança et dit :

-Je suis très heureuse de te rencontrer, Solenn. Ta mère m'a tellement parlé de toi !

Helen était une femme grande, plus grande d'une tête de sa mère. Elle avait les cheveux blonds, assez longs, qu'elle avait coiffé en un chignon qui pendait dans son cou, et les yeux verts pétillants, signe d'une tendresse et d'une gentillesse né. Son nez était long et fin, mais s'accordait parfaitement avec son visage. Elle avait une beauté naturelle, sans nul besoin de maquillage. D'ailleurs elle n'en portait pas. Helen était habillé d'une cape d'hiver, semblable à celle de Poudlard, mais différant d'un seul point : la couleur. Celle d'Helen était d'un bleu couleur du ciel en été. Elle avait un bonnet blanc, tout simple, et des bottes en cuir. Elle poussa ses deux enfants, restés quelque peu à l'écart :

-Voici mes garnements. Dites bonjours les enfants !

Amy cria un "bonjour" sonore, sous l'oeil désapprobateur de sa mère, tandis qu'Adam, les yeux rivés au sol, parla si faiblement que Solenn ne vit que ses lèvres bouger. 
Amy était une petite fille pleine d'énergie, blonde aux yeux verts comme sa mère. Elle lui ressemblait fortement, sauf pour la forme du visage, ronde pour la petite fille. Elle avait un manteau très "moldu", une doudoune argenté. Ses cheveux étaient relevés en une jolie tresse. Son nez était tout rouge, et elle le frottait avec ses mains gantés de façon énergique.
Quant à Adam, il avait les cheveux châtain bouclés, avec des yeux marrons, appartenant sûrement à son père. Il avait un petit nez en trompette adorable son bonnet lui tombait sur les yeux. Son manteau était noir, tout simple, et semblait comme passer un message : "s'il vous plaît, oubliez-moi".

-Bon, les présentations sont faites, allons nous promener !

La nouvelle famille marchèrent longtemps dans les rues de Londres, moins occupés qu'habituellement. Il y avait encore les décorations de Noël, et les petits s'extasièrent devant ces merveilles. Très vite, ils adoptèrent Solenn, et lui racontèrent plein d'anecdotes sur leur famille, sur leurs amis et sur l'école. La jeune fille se sentait à l'aise avec eux, et leur parla de Poudlard. Les yeux des jumeaux pétillaient d'envie d'y aller, ils lui posèrent donc le plus de questions possibles. Les deux amoureuses restaient à l'écart, et Abigail souriait en constatant que sa fille s'intégrait vite dans sa nouvelle vie.
Un peu plus tard, Solenn prit la place d'Helen, et marcha un peu aux côtés de sa mère. L'anniversaire de son père était passé il y a peu de temps, et la nostalgie était plus que présente. Mais les deux femmes se soutenaient plus que tout, et sans un mot, elles rejoignirent les autres en souriant.

FIN

Solenn, elle voit pas la vraie Lune. Mais est-ce que c'est vraiment mal ?
Professeur de clarinette pendant mes heures perdues