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 Avril 2043   Solo  Assume, c'est toi.

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Nasha O’Kelly, 24 ans, irlando-malienne
Éducatrice spécialisée


Couloir. Mardi matin. Après son petit déjeuner, Nasha remonta quatre à quatre les escaliers la séparant de son bureau. Quatre enfants à réveiller, quelques papiers à remplir, deux-trois hiboux à envoyer, et elle serait tranquille pour quelques heures. Passant brièvement dans le couloir du second palier, elle se stoppa net devant la vieille porte décorée d’une dizaine de posters représentant des groupes de musique divers et variés. Etrange. Le silence. Juste le silence. Et ici, le silence était inquiétant. Quelques coups à la porte pour s’assurer que tout va bien, aucune réponse. Sans aucune hésitation, Nasha poussa le battant. L’éducatrice fit un pas, puis deux. La chambre semblait vide. Après une hésitation, la jeune femme finit par laisser s’élever sa voix.

- … Sam ?

Toujours pas de réponse. Nasha n’hésita toujours pas. Un, deux, trois pas de plus, la fillette était dans son champ de vision. Assise sur son lit, jambes repliées contre son torse, le regard perdu dans le vide. Sans un mot, l’éducatrice prit place sur la chaise qui côtoyait le bureau, faisant face à la jeune pensionnaire. Ce n’était pas situation rare chez Sam. C’était fréquent. Et à chaque fois, Nasha ne se demandait qu’une chose : Qu’est-ce qu’elle ressent ? Sans surprise, la fillette ne prêta aucune attention à la nouvelle venue, lui tournant le dos. Douce, celle-ci reprit la parole, tentant d’obtenir quelques mots.

- Hé… Sam ? Qu’est-ce qu’il y a ?

Pas de réponse. Silencieuse, l’intéressée appuya sa tête sur le mur en briques proche. L’éducatrice ne baissa pas les bras pour autant. Changeant de place pour s’installer à son tour sur le lit, jambes en tailleur, elle posa une main fine sur le dos que lui présentait la fillette. Elle ne comprenait pas. Dans ces moments, la jeune adolescente semblait loin de ce monde, se perdant bien trop loin de la réalité. Nasha savait qu’elle y pensait. Nasha savait qu’elle y pensait tout le temps. Nasha savait qu’elle culpabilisait. Pour quelque chose qu’elle n’avait pas fait. Elle se sentait coupable d’un accident. Un accident qu’elle voyait comme un meurtre. Stupide Sam parfois. Mais compréhensible Sam. Passant cette fois-ci une main dans les cheveux de la pensionnaire, l’éducatrice laissa s’échapper un soupir, ne pouvant s’empêcher d’en remarquer encore une fois la couleur blanchâtre, balançant peu à peu vers le gris. Cinq ans que la fillette s’obstinait à les teindre, à cacher leur noir jais originel. C’était dommage. 

- Tu devrais les garder noirs tes cheveux. Ils sont beaux tu sais ? Ça te va bien. Et puis ça met en valeur ton visage.

Rien. Juste le silence.

- Sam, je te parle.
Dernière modification par Sam Brown le 12 mai 2018, 19 h 23, modifié 1 fois.

Concerto pour Sam-Sam en Fa majeur
#2F4F4F

 Avril 2043   Solo  Assume, c'est toi.

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Sam Brown, 12 ans, pensionnaire

Parler, parler, parler, Sam n’en avait pas envie. Elle ne voulait pas répondre. Elle ne les aimait pas ses cheveux. Ils étaient horribles. Ils étaient noirs. Noirs comme les cendres après un feu, noirs comme la nuit, noirs comme le bout d’une vieille allumette calcinée, mais surtout, noirs comme ceux de sa mère. Et quand elle voyait ce noir, elle voyait le monstre. Alors quand Nasha lui demanda une réponse, elle n’avait qu’une chose à dire.

- J’les aime pas. Ils sont dégoûtants. 

Ton sec. Elle ne les aimait pas. Un point, c’est tout. Si elle les dissimulait, ce n’était pas pour rien. Et puis, qu’est-ce que faisait l’éducatrice dans sa chambre ? Il y a cinq minutes, Sam était encore là, tranquille, dans le silence, l’immobilité, la perfection, seule avec son monstre. Forcément, il fallait que Nasha débarque, avec son sourire et sa douceur, pour tout foutre en l’air. Comme d’habitude, elle s’était installée sur son lit, et avait tenté de faire parler la fillette. Enfin. Pas tenté. Obligé. Sam savait parfaitement que la malienne ne se laisserait pas faire et ne cèderait en aucun cas à ses caprices comme l’aurait fait Mrs Wells. Jamais. Nasha était trop têtue pour ça. La main de l’éducatrice dans ses cheveux dérangeait de plus en plus la pré-adolescente, autant que la présence même de la jeune femme. Sans aucun tact, sans aucune marque d’attention, la jeune bleue finit par lâcher brutalement un « Fous-moi la paix. ». Aucun regret. Autant être franche. Nasha lui cassait les pieds, elle voulait juste être tranquille. Pas de discussion de trois heures centrées sur la culpabilité – qui n’étaient souvent pas des discussions, mais plutôt des monologues de l’éducatrice ponctués de hochements de tête passifs de Sam – ou de morale sur le suicide et la scarification, pourquoi est-ce si « mal ». Ras le bol. Priant intérieurement pour que Nasha sorte enfin de sa chambre, elle ajouta sèchement : 

- Tu m’gaves, sors s’te plaît. 

Peut-être était-ce trop. Tant pis. Au pire des cas, elle écoperait d’une jolie sanction, au mieux, d’une « simple » réprimande. Tant pis. Elle avait le temps. Des vacances, c’est long. Sa gorge la brûlait, les mots avaient du mal à sortir. C’était pas le moment de parler. 

Concerto pour Sam-Sam en Fa majeur
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Nasha

- Ne me parle pas sur ce ton. Je ne suis pas ton chien.

Nasha avait l’habitude, mais l’habitude ne l’empêchait pas de tiquer. A douze ans comme à cent dix-sept, on ne parlait pas sur ce ton. L’éducatrice voulait bien être sympathique, mais elle ne tolérait pas le manque de respect. Sam était dans une mauvaise situation, ok. Sam était particulièrement instable, ok. Sam était totalement lunatique, ok. Sam avait un passé douloureux, ok. Mais en aucun cas tout ça pardonnait ses mots agressifs. Le regard durci, Nasha finit tout de même par reprendre la parole.

- Je te l’ai déjà dit plusieurs fois Sam. Il va falloir que tu comprennes que je ne suis là que pour t’aider, miss.

Pause. Calmer, expliquer, raisonner. Trois étapes plus qu’importantes dans son domaine. Calmement, elle continua.

- Quand à tes cheveux… Ils sont noirs, et ils sont magnifiques. Ce sont tes cheveux Sam.

Tout en parlant, elle s’était rapprochée encore une fois de la gamine qui lui tournait le dos. Celle qui tremblait. De froid ? Non. De peur ? Non. D’horreur. De dégoût. Finalement, Nasha ne savait pas comment réagir. Les crises étaient toutes différentes bien que de nombreux points les rapprochaient. Sam s’enfermait, pleurait, réfléchissait, refusait tout contact. Des fois, elle acceptait d’en parler quelques semaines après. Et d’autres, elle se taisait. Quand elle parlait, elle lui répétait tout. L’accident, le monstre, le monstre, et encore le monstre. Ou plutôt les monstres. Le « monstre de dehors » et son monstre à elle. « Le monstre que je suis » disait-elle. Sam craignait que Nasha ne la prenne pour une folle. Pourtant, Nasha considérait ses paroles avec sérieux. La malienne était curieuse. Curieuse et inquiète. Il était impératif, pour le bien de la fillette, que celle-ci arrive à se débarrasser des fantômes qui la hantaient, s’ils étaient bien ceux qu’elle lui décrivait. Extirpant sa baguette acajou de sa poche, l’éducatrice la pointa sur la tignasse de Sam.

- Tu permets ?

Pas de réponse. Tant pis. Qui ne répond pas consent, disaient les vieux. D’un petit recurvite, la sorcière fit disparaître le blanc neige des cheveux de la jeune pensionnaire, dévoilant le noir jais longtemps dissimulé. Aucune réaction. Le silence s’installa de nouveau, Nasha passa lentement une main dans le carré sage de Sam, puis entoura ses épaules d’un bras protecteur. Tiens. Des sanglots.

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Sam

Petite réprimande finalement. Simple phrase. Pour changer. Puis une tentative. « Tes cheveux ». Berk non. C’était pas les siens, c’était ceux de sa mère. Elle ne voulait pas ressembler à sa mère. Non. Elle voulait juste être Sam. Pas maman. Sam. Elle sentit Nasha bouger dans son dos, sortir quelque chose de sa poche. Sa baguette. L’éduc’ posa une quesiton. « Tu permets ? » Quoi ? Je permets quoi ? La fillette ne répondit pas. Elle pensait, c'était suffisant. Aucune idée de ce que lui demandait Nasha. Aucune. T’façon, ça doit pas être bien important. Silence, puis un mot. Une formule. Une incantation. Non. Non. Non. Une mèche glissa sur le visage de Sam. Noir. Pas blanc. Noir. Comme le charbon. Comme ceux de maman. Horribles. Nasha passa un bras autour des épaules de la gamine. Trois mèches de plus devant les yeux. Dégoûtantes. Maman. Maman est morte. Maman est dans la boîte avec papa. Une larme, puis une autre, puis une dizaine d'autres. Elle tremblait. Ses yeux la brûlaient, ses joues étaient humides. Trempées. En feu. Sam renifla, effleura ses yeux du poignet, séchant les perles qui naissaient au coin des yeux. Dignité bordel. Continuer à pleurer, c'était montrer sa faiblesse à Nasha. Quoiqu'elle en avait déjà vu un bon paquet. Et puis, pleurer, c'est pour les faibles. Et Sam n'était pas faible. Elle était forte. Elle ne pleurait pas. Surtout pas. Elle gardait la tête haute. Elle était dans sa bulle, protégée des mots. De tous les mots. Quoique. Presque tous les mots. Ils étaient là, eux. Un champ lexical monstrueux qui traversait toutes les barrières et faisait couler sel et larmes. Et puis il y avait la musique. Elle, elle arrivait doucement, réparait lentement les trous des mots. Lentement. Yeux rouges, joues en feu, Sam finit par se retourner, jambes plaquées contre son torse. Elle n'allait pas s'excuser, c'est pour les faibles. Sa voix sèche était devenue humide, inondée par les larmes.

- Pourquoi t'as fait ça ? J't'ai rien demandé. C'pas pour rien si c'était comme ça.

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Nasha

Elle tremblait. Elle séchait ses larmes. Elle refusait de pleurer. Soupir. Nasha ne comprenait pas. Pourquoi. Ces cheveux étaient les siens. Mais la gamine refusait de l'admettre. Sam avait tout tenté pour les camoufler. Pour les oublier. Pour cacher le noir. Pour le recouvrir de lumière. Le fantôme de ses parents, le fantôme de sa mère, l'occupait. Tout ce qui la rapprochait d'elle était horrifiant. Entourant finalement entièrement la fillette de ses bras fins, la sorcière la rapprocha de son corps. Le souffle de Sam était à peine perceptible. Les épaules de la gamine se soulevaient au rythme de sa respiration calmée. "Pourquoi t'as fait ça ?". Il faut qu'elle comprenne, il faut qu'elle assume. Il faut qu'elle sorte du souvenir, il faut qu'elle vive dans le présent.

- Parce que faut que t'arrêtes de vouloir tout oublier. Tu peux vivre avec, miss. Il faut que tu prennes de la distance par rapport à ça.

Elle allait sûrement lui répondre d'aller se faire voir, que ce n'était pas aussi facile à dire qu'à faire. Mais il fallait qu'elle comprenne. Qu'elle arrête de tout prendre sur elle. Il fallait qu'elle comprenne que c'était un accident. Juste un accident.

- Je sais que c'est difficile. Mais c'est pas de ta faute. C'était un accident.

L'accident. Dès l'arrivée de Sam ici, Olivia Wells avait travaillé en long et en large avec l'éducatrice sur la situation des trois enfants. C'était un accident. Pas un meurtre. Quoi qu'il arrive, sujet sensible. Les larmes allaient faire leur grand retour dans quelques secondes, après un instant d'absence.

- C'est toi Sam. Ce sont tes cheveux.

Elle marqua une pause, levant les yeux au plafond, à la recherche d'un exemple précis sur lequel appuyer ses paroles.

- Tu vois ma peau ? J'ai celle de mon père. Et pourtant, c'est pas pour ça que je suis mon père. Ce sont les mêmes, mais ce sont les miens.

Silence. Avec un peu de chance, la fillette comprendrait.

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Sam

- Parce que faut que t'arrêtes de vouloir tout oublier. Tu peux vivre avec, miss. Il faut que tu prennes de la distance par rapport à ça.

Vivre avec. Prendre de la distance. Oublier. Elle ne voulait pas oublier. Pas le moins du monde. Vivre avec. Vivre avec un monstre. Un monstre qui dormait avec elle. Un monstre qui parlait comme elle. Un monstre qui suivait ses cours. Un monstre qui portait ses vêtements. Elle. Elle ne voulait pas oublier. Le monstre était là pour lui rappeler. Le monstre était sa punition. Le monstre, c'était elle. Elle voulait... Si en fait. Si. Elle voulait cacher, elle voulait dissimuler. Elle voulait se détacher, elle voulait disparaître. Elle voulait oublier. Elle avait peint le noir en blanc, recouvert le crime d'une fausse innocence. Fausse. 


- Je sais que c'est difficile. Mais c'est pas de ta faute. C'était un accident. 

"Pas facile". Impossible. Juste impossible.


- C'est toi Sam. Ce sont tes cheveux. Pause. Tu vois ma peau ? J'ai celle de mon père. Et pourtant, c'est pas pour ça que je suis mon père. Ce sont les mêmes, mais ce sont les miens. 

"Tout dépend du contexte", aurait dit Olivia Wells. Une odeur épicée flottait dans la petite chambre. Faible odeur. Presque imperceptible. Yeux rougis, visage bouillant, la gamine finit par doucement laisser glisser sa tête sur les genoux de l'éducatrice. Reniflement. Ses yeux la brûlaient, elle n'avait qu'une envie, se les arracher. Les larmes poussaient la porte close refusant de les laisser couler. Les faibles pleurent. Pas elle. Une, deux, trois minutes. Le silence était total. Une, deux, trois secondes. Oh et puis merde. Les barrières s'ouvrirent, les perles descendirent la peau à flots. Ses paupières étaient lourdes, Elle n'avait qu'une envie, les fermer. Silence. Reposée, elle se laissa bercer par le souffle de Nasha. Pas oublier. Accepter. Le monde aurait pu s'écrouler, elle serait restée là. Quelques minutes, elle finit par déplier ses jambes, s'avançant vers son minuscule poste radio. Un, deux, trois tours. Quelques notes, c'est suffisant - () - elles rebouchaient les trous peu à peu, remontaient les souvenirs, amenaient les vagues salées par dizaines. Des larmes, des larmes, encore des larmes. J'suis faible. Et tant pis. Yeux rivés vers le mur rougeâtre, quelques mots s'échappèrent des lèvres de l'enfant.


- S'cuse. J'suis débile hein.


Accepter. Difficile. Comme avoir tort. Avant de mentir aux autres, elle avait menti à elle même. C'était mal. Accepter. Elle était elle. Pas sa mère. C'était de sa faute, oui. Mais elle en payait déjà le prix. Tous les jours. Le monstre était toujours là. Il refusait de s'en aller. Présent depuis trop longtemps. Beaucoup trop longtemps. Accepter. Assumer. Vivre avec. Les paupières baissées, Sam se redressa et laissa tomber son crâne contre l'épaule de l'éducatrice.

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Nasha 

La fillette avait reposé sa tête sur ses genoux, Nasha n'osait pas bouger. Sam était calme. Apaisée. Les yeux rouges de larmes, certes. Mais calme. C'était plaisant, satisfaisant de la voir ainsi. Nasha était heureuse. Rassurée. Forcément, tout allait revenir, un jour ou l'autre. Mais quelques mots avaient suffi à repousser ce moment de quelques semaines. Enfin. Elle l'espérait. Sur ses genoux, les cheveux charbon de l'enfant contrastaient avec le jean bleu-gris délavé de la jeune femme. 

- S'cuse. J'suis débile hein.

Sourire. Nasha ne put s'empêcher de laisser s'échapper un rire. Sans aucune hésitation, sans aucun remord, sans aucune crainte, elle rétorqua.

- Non. T'es ado. 

Tiens. Un gloussement de la part de Sam. Ça faisait longtemps. 
Le dernier sourire, le dernier moment de joie de la fillette auquel Nasha avait pu assister datait de l'été dernier. Mrs Wells avait réuni les enfants dans l'immense jardin de la propriété. Nuit magique, moment magique. Autour d'un feu de camp improvisé, Sam avait sorti son violon, parfois frappant, parfois tendant et relâchant cordes, parfois y glissant un archer. On aurait dit une comptine pour enfants.  La même musique s'écoulait désormais lentement du poste radio, berçant les deux êtres dans la minuscule pièce. Cette fois-ci, les notes avaient pris une toute autre dimension. Elles semblaient pleurer, hurler, crier. S'époumoner. Nasha hésita à reprendre la parole. "Quand on parle, on blesse le silence", lui aurait-dit sa petite protégée. Tant pis.

- Allez, arrête de penser à ça. Viens faire un tour dehors. Faut que tu penses à autre chose.

L'éducatrice étreignit une dernière fois la gamine dans ses bras fins avant de se relever. Dans un élan de souplesse, elle ouvrit la fenêtre donnant sur le domaine. L'air s'immisça en un instant dans la petite chambre. Frais, pas froid. Apaisant comme énergisant. Plein de vie. Il était là, ici pour amener la vie là où les morts refusaient de partir. Lorsque Nasha tendit la main à la gamine, pour la première fois, celle-ci la prit sans résister, se laissant guider à travers le bâtiment qu'elle ne connaissait que trop bien. Il fallait qu'elle sorte. Il fallait qu'elle prenne l'air. Respirer le frais, sortir des souvenirs. Vivre au présent. Simple.

FIN DU RPG

Concerto pour Sam-Sam en Fa majeur
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