Cité de Londres

Inscription
Connexion

Une nouvelle famille ?  SOLO 

Lahira s'arrêta devant la petite maison. Sur son bout de papier, c'était marqué : 28, rue St Arundel, Londres. C'était la bonne adresse. Elle observa la maison : elle était plutôt jolie, avec le petit portillon en fer, et l'escalier couvert de roses menant à la porte d'entrée. Coincée entre de vieux immeubles, cette maisonnette avait beaucoup de charme.

Respire. pensa Lahira. C'est qu'une maison...



L'aiglonne poussa doucement le portillon : il n'était pas fermé. Elle n'osait pas avancé, et pourtant il le fallait. Alors, prenant son courage à deux mains, elle se mit à monter le petit escalier en pierre.

Et... Une porte. Une simple porte la séparait de sa nouvelle vie. Mais si il n'y avait personne pour elle, derrière ce panneau de bois ? Si, tout ce chemin fait, tout ce courage rassemblé, n'était qu'une erreur ?

Une respiration. Un coup. Timide. Nouvelle respiration. Deux coups. Plus sonores.

Lahira attendit. Des questions se bousculaient dans sa tête, son cœur battait trop fort, son estomac se tordait.

Des pas. Une personne marchait, se dirigeait vers la porte. Si près... Lahira souffla doucement. Inspiré, expiré. Inspiré, expiré. Et ainsi de suite.

La porte s'ouvrit. Une femme, belle, se tenait dans l'encadrement. Peau mat, cheveux et yeux noirs... La femme de sa photo.

Je peux vous aider ? demanda la femme.

Une voix. Celle que Lahira avait toujours rêvé d'entendre. L'air manqua. La tête de la jeune fille se mit à tourner, ses yeux se mirent à picoter. Elle l'avait trouvé. Elle avait trouvé sa mère.

Ça va, jeune fille ? demanda Adhira Holms, d'une voix légèrement anxieuse.

Si elle savait... Oui, ça allait. Ça n'avait jamais aussi bien aller. Lahira se reprit, et parla doucement, son cœur battant toujours à tout rompre :
Oui, ça va bien, merci. Je m'appelle Lahira Holms... Vous êtes bien Adhira Holms ?...
La...Lahira ? balbutia Adhira.

L'aiglonne vit une larme couler sur la joue de sa mère. Celle-ci la prit dans ses bras. Lahira sentit son parfum, une douce odeur fleurie.
Lahira ne pleure jamais. Ce jour-là, elle fit une exception, et elle brisa pour toujours son épaisse carapace.
Les minutes passèrent, et Adhira se détacha de sa fille et l'invita à rentrer chez elle. Le salon était très mignon : le canapé en cuir abimé, les coussins colorés, les fleurs séchées, les poufs, les fauteuils, tout semblait vivant. Lahira s'assit sur le canapé, tendit que sa mère s'assit sur un des fauteuils.
Lahira ne savait pas quoi dire, mais sa mère le fit à sa place :
Attends... Je vais aller chercher des boissons, nous serons plus à l'aise avec. Tu veux quoi ? Eau, jus de fruit, thé, tisane ? ...?
Euh... Une tisane, s'il te plaît, répondis-je.
Très bien. Je reviens tout de suite, dit-elle en partant dans ce qui devait être la cuisine.

Lahira se rendit compte qu'il y avait des jouets, des habits, dans la pièce. Elle attrapa un petit pull de fille qui trainait sur le canapé et lu l'étiquette : taille : 8 ans. La Serdaigle fronça les sourcils, sans comprendre. Elle n'eut pas le temps de s'interroger plus que sa mère revint dans le salon avec deux boissons chaudes, et elle lâcha le pull.
Alors, tu as sûrement des question, non ? Moi aussi, je me demande ce qu'est devenu ma fille, mais tu mérites plus de savoir que moi... dis tristement ma mère avec un léger sourire.

Bizarrement, aucune question qu'elle avait pu se poser pendant toutes ces années ne lui revint en tête. Elle demanda alors la première question qui lui passa par la tête :
Pourquoi Anju ?
Quoi ? Pourquoi quoi Anju ? questionna Adhira.
Pourquoi mon deuxième prénom est Anju ? dit-elle en reformulant ma phrase.

Elle n'aimait pas mon deuxième prénom. Elle le trouvait bizarre.
Vois-tu, j'ai des origines indiennes, commença Adhira. J'ai choisis ce prénom, parce que, en indien, il signifie : "celle qui est dans le Cœur". Ton père n'aimait pas trop la consonance, donc nous t'avons appelé Lahira, et ton deuxième prénom, Anju.

A l'énonciation de son père, toutes les questions revinrent en bourdonnant dans la tête de Lahira. Toutes se bloquaient dans sa gorge, mais une se fit entendre :
Mon père... Il est mort ?
Oui. Enfin, je crois... je ne suis pas sûre... ,répondis sa mère, le regard voilé.

Plus d'espoir. Bien que Lahira ne l'est jamais connu, elle ressentit une profonde tristesse.
Expliques. S'il te plaît... ,demanda Lahira, les lèvres tremblantes.
D'accord... Écoutes moi jusqu'au bout, Lahira. Sans m’interrompre, s'il te plaît, pria Adhira. Alors... Avant ta naissance, nous avons beaucoup voyagé, avec ton père. En Amérique, en France, en Orient, en Italie... Malheureusement, certaines personnes locales ne supportaient pas notre présence, surtout en Orient. Nous avons reçu des lettres de menaces, et nous avons déménagé. Pourtant, même à Liverpool, les lettres continuaient. Ils avaient apprit ta naissance, je ne sais pas comment... Il continuait de nous menacer, et toi aussi... Avec ton père, on a eut peur. On a décidé d'aller réglé cette affaire une bonne fois pour toute, mais on ne pouvait pas t'emmener. On t'a laissé dans un orphelinat. C’était dur, mais... On savait que tu serais bien traitée, on connaissait la gérante. Ç’aurait du  être provisoire...

Adhira pleurait, à présent. C'était dur pour elle, de revivre ses moments difficiles. Elle reprit tout de même :
Nous sommes repartit en Orient. Ça n'allait pas comme prévu, et ton père à insister pour que je rentre en Angleterre. Il n'est jamais revenu... Je sais qu'il aurait voulu que je m'occupe de toi... mais je n'ai jamais eu le courage de venir te chercher. Si tu savais comme je regrette... Je suis si désolée...

Pour la deuxième fois dans la même journée, Lahira pleura. C'était une histoire si triste... Mais elle n'en voulait pas à sa mère. Tout s'arrangeait à présent, non ?
La fille et la mère restèrent longtemps sans bouger, dans le silence. C'est la porte de la maison qui s'ouvrit brutalement qui brisa le silence. Lahira entendit des voix d'enfants, puis celle d'un homme.
Ah. Adrian et les petits sont rentrés. Viens, je vais te présenter Kylie et Ivan. Tu vas voir, ils sont adorables.

Quoi ?! Puis Lahira compris : elle allait rencontrer sa nouvelle famille.
Dernière modification par Lahira Holms le 12 novembre 2018, 9 h 20, modifié 1 fois.

"Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve." Antoine de Saint-Exupéry.
Deuxième année devoir, deuxième année RP.

Une nouvelle famille ?  SOLO 

Lahira se leva du canapé où elle était assise et suivi sa mère. Elle arriva dans le couloir où un homme, grand, et deux enfants ressemblant étrangement à Lahira enlevaient leur veste.
Bonjour Dhira, salua-t-il, Tu as passé une bonne journée ? Ah. Bonjour, jeune fille, fit-il en me remarquant, tu es...?
Lahira, répondit-elle, le regard fuyant.

A ce nom, l'homme fit une drôle de tête. Lahira décida de le détester dès à présent : il appelait sa mère "Dhira" et ne semblait pas apprécier la présence de Lahira.
Bonjour, Maman ! s'écria joyeusement le petit garçon.
Bonjour mon chéri. Kylie, tu pourrais nous saluer, non ? Je vous présente Lahira. Lahira, voici Kylie et Ivan, présenta Adhira.
B'jour Mam, marmonna Kylie.

Lahira devina que l'homme était Adrian. Elle n'apprécia pas non plus l'attitude de la petite Kylie, qui l'ignorait. Elle entendit Adrian chuchoter :
Adhira... C'est elle ? Lahira Holms ?
Oui... Allons dans le bureau pour discuter, tu veux ? chuchota à sont tour Adhira. Lahira, je te laisse avec les petits ? Je reviens dans un instant, continua-t-elle d'une voix plus forte.
J'suis pas petite, râla Kylie.
Oui, c'est sûr, approuva Lahira, pour instaurer de bonnes relations avec Kylie, Tu as quel âge ?
Comme si ça t'intéressais... dit-elle en guise de réponse.

Lahira fut surprise : comme Adrian, Kylie ne semblait pas ravie de sa présence. Mais Ivan, qui lui, avait vraiment l'air adorable, répondit :
On a huit ans.
Oh ! Vous êtes jumeaux ? demanda Lahira, en remarquant leur ressemblance frappante : même cheveux noirs, même peau mat, même yeux verts.
Oui, répondit fièrement Kylie, mais c'est moi la plus grande.
De très peu ! râla Ivan.
Pff... tu parles ! rétorqua la fillette.

Les deux enfants continuèrent de se chamailler jusqu'à qu'Adhira vienne chercher Lahira pour lui parler en privée :
Ça va sûrement être un choc pour toi, avec tout ça... Mais...

Mais Lahira avait compris. Après être revenue d'Orient, sa mère avait rencontré un nouvel homme. Bien sûr, elle avait du attendre plusieurs années avant de se résigner à la mort de Jason ! Mais aujourd'hui, Lahira avait une petite demi-sœur et un petit demi-frère. Si elle l'avait compris mentalement, entendre sa mère confirmer ses fait, s'était tout de même un choc :
J'ai rencontrer Adrian... Ton père n'était plus là, et je n'avait pas eu le courage de venir te chercher...
J'ai compris, maman, coupa Lahira, en évitant à sa mère de mauvais souvenirs.
J'espère que ce n'est pas un trop gros choc, reprit Adhira, Adrian est un formidable père, et il sera un beau-père tout aussi formidable. Quand à Kylie et à Ivan, ils vont être ravis d'avoir une grande sœur. Tu pourras prendre la chambre à l'étage et...
Quoi ? Tu veux que je vienne habiter ici ? coupa de nouveau Lahira, perturbée.
Mais bien sûr, ma chérie. Tu fais partie de la famille, à présent. Adrian est en train d'annoncer la nouvelle aux petits. Mais il y a un problème ?
C'est que... Je n'avais pas l'impression qu'Adrian avait envie que j'habite ici... confia Lahira.
Il n'était que surprit ! la  rassura Adhira. Il m'a toujours assuré que si on te retrouvais, il accepterait avec joie de te prendre sous ton toit.

Lahira entra de nouveau dans le salon, sous le regard encourageant de sa mère, celui sympathique d'Ardian, celui adorable d'Ivan...et sous le regard assassin de Kylie, sa petite sœur. Lahira ne se sentait pas à sa place.

"Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve." Antoine de Saint-Exupéry.
Deuxième année devoir, deuxième année RP.

Une nouvelle famille ?  SOLO 

Silence. Personne ne parlait dans le salon, et Lahira était très, très, très gênée. Elle  croisa le regard venimeux de Kylie. Lahira ne pouvait lui en vouloir : si elle avait eu une famille, comment aurait-elle réagit si une fille, qui, du jour-au-lendemain, se pointait, et prétendait être sa sœur ? Sûrement mal.
Ce fût Ivan qui rompit le silence :
Alors t'es notre grande sœur ? (Lahira opina en silence) Cool ! s'écria de nouveau Ivan. Mais tu seras gentille, hein ?

L'aiglonne sourit : son "incrustation" ne semblait pas le gêner pour le moins du monde ! Adrian sembla voir le trouble de sa nouvelle "belle-fille" et ordonna calmement :
Ivan, Kylie, allez-vous mettre en pyjama, et laver les mains avant de passer les mains à table. Nous, nous occuperons de préparez à manger. Lahira, tu nous aides ?
Bien sûr, répondit-elle, en lançant une œillade reconnaissante à Adrian.

Tendis qu'elle se dirigeait vers la cuisine, Lahira entendit Kylie demander à son père d'une voix amère :
J'imagine que se ne serait pas repas indien, ce soir, si ?
Non ma chérie. Avec l'arrivée de Lahira, ta mère n'a pas eu le temps de préparer...(Kylie souffla de mécontentement) C'est dommage, je suis d'accord avec toi. Un bon repas aurait été parfait pour accueillir Lahira...
L'accueillir, hein ? Quelle blague...

Les dernières paroles d'Adrian n'avaient apparemment pas plu à Kylie. Cette dernière, après avoir regardé (encore !) méchamment Lahira, monta à l'étage.
Je suis désolée, Lahira, commença Adhira, qui avait aussi entendu l'échange. Kylie a...un petit peu de mal à t'accepter. Il lui faudra un peu de temps, mais tu verras, c'est un vrai ange.

Ça, Lahira en doutait. Adrian lui expliqua ensuite que tous les vendredi, la famille avait pour tradition de manger indien. Ce soir-là était un vendredi, et Kylie avait était un peu déçu de ne pas pouvoir manger indien. Pour Lahira, son beau-père et sa mère minimisait la colère de leur fille.

Après un repas constitué essentiellement de salade verte et de pâtes, Lahira s'amusa un peu avec Ivan. Elle avait pris confiance, car le repas s'était bien passé, et Kylie était monté directement dans sa chambre une fois la table débarrassée. L'ambiance était donc plutôt  bonne.
Assise sur le tapis du salon avec son petit frère, Lahira sentit un petit frottement sur son cou : son boursouflet ! Elle l'avait complétement oublié : il avait du dormir tout le long, et, à force de sentir de sa présence, Lahira l'oubliait presque. Maintenant qu'il était réveillé, elle le montra à Ivan :
Il est trop mignon ! s'écria joyeusement Ivan.
Elle, c'est une femelle, précisa Lahira.
Ah pardon, elle est trop mignonne, alors, rectifia le petit garçon. Comment s'appelle-t-elle ?
Liu.
Liou ? demanda Ivan.
Oui, Liu. Mais ça s'écrit L-I-U... précisa de nouveau Lahira.
Chut, vous deux, les coupa Adrian. Votre mère est au téléphone...

Lahira se tût et sourit. Elle se sentait déjà chez elle... Après avoir un peu joué avec Liu, Ivan alla se coucher, et l'aiglonne aida son beau-père a ranger la cuisine.
C'est bon ! s'exclama Adhira. J'ai téléphoné à l'orphelinat, et on passera chercher tes affaires demain après-midi.
Et le matin, on aura le temps d'arranger le grenier, ajouta Adrian. On ira également acheter de nouveaux meubles...
Tu as raison, acquiesça Adhira en souriant. Viens Lahira, je vais te faire visiter la maison.

Elle lui montra donc les pièces de la maison : les chambres, les deux salles de bains, et aussi le grenier,  qui sera la future chambre de Lahira. Elles préparèrent ensuite un lit d'appoint pour l'aiglonne, et Adhira en profita pour questionner sa fille :
Alors... Comment as-tu eu ton petit boursouflet ?
C'est à l'examen de Défense Contre les Forces du Mal, expliqua Lahira. On avait une épreuve avec des boursouflets, et j'ai eu la note maximale, donc j'ai pu garder le mien.
C'est bien, ça ! s'exclama de nouveau Adhira. Mais d'ailleurs, tu es dans quelle maison ?
Je suis à Serdaigle.
Moi aussi, j'étais à Serdaigle... Jason était à Griffondor, et Adrian a passé sa scolarité à Serpentard.

Elles continuèrent de discuter ainsi pendant une demi-heure, puis Lahira se coucha.
La tête posé sur l'oreiller blanc, elle trouvait qu'elle avait, finalement, beaucoup de chance. Une fois la surprise passé, elle s'était déjà beaucoup habituée à sa nouvelle famille : Ivan était adorable, Adrian très gentil, et sa mère était...sa mère, tout simplement. Il ne restait qu'avec Kylie qu'elle ne s’entendait pas.
Perdue dans ses pensées, Lahira s'endormit bien plus vite que d'habitude, heureuse.

"Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve." Antoine de Saint-Exupéry.
Deuxième année devoir, deuxième année RP.

Une nouvelle famille ?  SOLO 

Un boursouflet ressemblant étrangement à Liu était roulé en boule dans son cou. Lahira, elle, marchait. Au fur et à mesure qu'elle s'approchait de la maison identique à celle de sa mère, les poils doux et chauds du boursouflet se transformaient en pics acérés. Quand elle eut passé le portillon en fer de la demeure, la douleur devint insoutenable. Lahira essaya de retirer la bête de son cou, mais ses pics l'empêchait de le prendre. De son doigt, elle sentit du sang couler...
Lahira se réveilla brusquement, et regarda autour d'elle. Un rayon de soleil passa par la fenêtre, éclairant l'horloge accrochée sur le mur : elle indiquait neuf heures quarante deux. Les souvenirs de la veille lui revinrent peu à peu en mémoire. Mais ce rêve ? L'aiglonne passa machinalement sa main dans son cou, ou le boursouflet s'était lové, dans le rêve : elle la retira avec des gouttes de sang. Après un petit moment de réflexion et un nouveau mouvement de main dans la nuque lui révéla qu'un bouton d’acné avait pointé pendant la nuit, expliquant le rêve étrange.
Mince... pensa-t-elle. La taie d'oreiller est tachée. C'est malin !
Après s'être habillé, Lahira sortit du bureau, où elle avait passé la nuit. La taie d'oreillerà la main, elle entreprit la traversée du couloir. Mais avant que l'aiglonne atteigne l'escalier, Kylie jaillit de sa chambre en claquant bruyamment la porte, et pour la première fois depuis l'arrivée de Lahira, elle lui adressa la parole :
Je te préviens, quoi qu'en disent mes parents, tu ne seras jamais ma sœur, siffla-t-elle, accompagné d'un regard des plus venimeux.

Elle disparut alors dans l'escalier. Lahira était toujours immobile, blessée et perturbée par ces paroles. Elle finit par décider de se bouger, et descendit à son tour l'escalier. Dans la cuisine, Adhira s'affairait pour préparer le déjeuner, et Ivan mettait la table. Kylie semblait être dans le salon, où on entendait des bruits de voix et de musiques, qui provenaient sûrement de la télévision.
Euh...Maman ? commença Lahira, encore troublée par les paroles de Kylie, Un bouton a percé dans mon cou, et ça a taché la taie d'oreiller.
Poses-la sur une chaise, je m'en occuperais après, répondit Adhira.

Lahira eut un temps d'arrêt : elle n'avait pas du tout l'habitude de se faire aider, ou assister, et se débrouillait toujours seule. Elle reprit donc avec un peu d'incertitude dans la voix :
Non, mais je peux m'en occuper, il n'y a pas de problème...
Tu es sûre ? Dans ce cas, vas à la salle de bains du bas.

Lahira prit donc le chemin de la salle d'eau, et lava distraitement la taie. C'était quand même dur de s'habituer à la vie de famille... Elle n'avait pas eut de problème à enregistrer toutes les informations, mais elle se trouvait du jour au lendemain dans une famille de quatre personnes, très soudée. Et on lui demandait de s'intégrer ! Lahira était sûre que sa mère l'avait accueillit avec tout son amour, et que sa présence l'enchantait. Mais Adrian ? Il était gentil comme tout, mais aimait-il qu'elle se soit "incrusté" dans sa famille ? Et Ivan ? Il ne semblait pas gêner par la présence de Lahira, mais allait-il le regretté en grandissant ?

Lahira sortit de la salle de bains sans avoir osé penser à Kylie. Quand elle revint dans la cuisine, Adrian était là, et avec de nombreux croissants encore chauds.
L'aiglonne ne parvint pas à s’intéresser à la conversation, et débarrassa la table dans un état second. Elle revient à elle quand elle sentit une vive douleur dans le pied : Kylie lui avait lâché une assiette en céramique sur le pied, qui s'était cassée en plusieurs morceaux, creusant une entaille profonde dans le pied de Lahira.
Kylie ! s'indigna Adhira.
Eh ! J'ai pas fait exprès ! s'exclama violemment l’intéressée.
Vraiment ? pensa méchamment Lahira.

Elle se pencha ensuite en grimaçant pour ramasser les bouts d'assiette, mais Adrian l'interrompit :
Laisse, Lahira, je vais m'en occuper. Kylie, même si tu ne l'as pas fait exprès, excuse-toi !

Mais Kylie tourna les talons et monta s'enfermer dans sa chambre.
Je suis désolée, Lahira, commença Adhira, tu n'as pas trop mal ? Viens, je vais te désinfecter ça.

Lahira ne répondit rien et serra les dents.


Quelques heures plus tard, assise dans son lit d'appoint, Lahira repensait au petit déjeuner. C'était le premier qu'elle passait dans sa nouvelle famille, et il avait été désastreux.
Après avoir enduit la blessure au pied de sa fille d'un désinfectant piquant et d'une crème cicatrisante, Adhira avait assuré d'une voix pourtant sans conviction : Je suis sûre que Kylie n'a rien contre toi, Lahira. Il lui faut juste du temps pour s'habituer... Tu sais, elle vit une période plutôt difficile... Son frère a déjà eut son premier signe de magie - bien que, depuis, il n'y en ai pas eu d'autres - mais Kylie, elle, n'a pas découvert sa magie. Elle a peur de ne pas...d'être une cracmole.
Lahira n'avait rien répondu. Est-ce que cette histoire excusait la conduite de sa petite sœur ? Elle n'en était pas sûre.

L'aiglonne fût tirée de sa rêverie par la voix de sa mère qui l'appelait. Lahira rejoignit Adhira dans sa chambre, qui tenait un petit coffret.
Je voudrais te l'offrir. Je l'ai eu pour mes dix ans, c'est ma grand-mère qui me l'avait taillé...

Lahira n'eut pas le temps de demander de quoi parlait sa mère que celle-ci ouvrit le coffret et en sortit un collier : une pierre noire taillée en forme de dragon, attachée à un cordon en cuir, reposait sur un petit coussin.
C'est une onyx, dit Adhira, Elle porte chance.
Euh... Merci beaucoup, répondit Lahira, ne sachant quoi dire.


Cette nuit-là, Lahira fût réveillé par un autre rêve : Le même boursouflet, semblable à Liu, se trouvait à côté d'elle. Soudain, il sauta sur le pied de Lahira et le mordit. Il tourna alors sa "tête" vers Lahira, ses petits yeux brillants allumées d'une lueur mauvaise et dit avec la voix de Kylie : Tu ne seras jamais ma sœur !
Les yeux grands ouverts, Lahira referma sa main sur la pierre de son collier.
Dernière modification par Lahira Holms le 12 novembre 2018, 9 h 21, modifié 1 fois.

"Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve." Antoine de Saint-Exupéry.
Deuxième année devoir, deuxième année RP.

Une nouvelle famille ?  SOLO 

Voilà presque un mois que Lahira était arrivée à 28, rue St Arundel. Maintenant, elle avait sa propre chambre, au grenier. Toute la petite famille s'était mise au travail, et l'avait vidé et nettoyé de fond en comble, acheté de nouveaux meubles...
Finalement, c'était un nouvel aménagement très réussis. La première fois que Lahira était entrée dedans, elle l'avait trouvé sombre, petit, exigu et étouffant. Et sale.
Mais une fois vidé et nettoyé, et que les épais rideaux gris étaient partis à la décharge, la pièce était plutôt lumineuse, avec le parquet clair.
On avait installé un grand lit, recouvert de la vieille couverture pourpre, un bureau, une coiffeuse, des placards et une bibliothèque, tous dans les tons blancs. L'aiglonne avait choisi un tapis et un fauteuil jaune moutarde, pour mettre de la couleur. Les rideaux, fins et un peu transparents étaient aussi dans le même ton.
Et elle avait aussi accroché dans toute la pièce une grande guirlande lumineuse vintage, composé de boules multicolores et pastels.
La chambre, qui, au départ, était toute rangée, toute propre, était vite devenue une pièce avec une
âme : une pile d'habits trônait sur le fauteuil, des écouteurs et des grimoires trainaient par terre, ainsi que des plumes et des rouleaux de parchemin...
Les murs d'origines blancs s'étaient peu à peu recouverts de photos, presque toute magique. Sur quelques unes, on voyait la famille Williams-Holms, recomposée mais au complet. Sur d'autres, c'était Juliette ou Cassiopée qui posait. Pendant les vacances, ses meilleures amies lui avaient envoyé quelques photos.
Et souvent, Lahira apparaissait avec Kylie et Ivan. Les trois enfant n'étaient que demi-sœurs et demi-frère, mais ils agissaient comme s'ils étaient une vraie fratrie.
Sauf Kylie, qui d'ailleurs, tirait la tête sur quasiment toute les photos au moment de la prise. Mais une fois la photo collée au mur, la petite fille ne pouvait s'empêcher de sourire. Comme quoi, elle avait passé un bon moment et ne méprisait pas sa sœur autant qu'elle l'affichait.

Lahira aimait beaucoup se réfugier dans sa chambre. On y accédait par une petite trappe fermée à clé dont seule l'aiglonne avait accès.
Elle aimait par dessus tout se lover dans son fauteuil, ou mieux, partir sur les toits.
Dans cette nouvelle chambre, il y avait une grande fenêtre, qui donnait sur le jardin derrière la maison. La deuxième fenêtre donnait sur un pan de toit, du côté avant de la maison. Lahira y montait souvent, et escaladait un peu pour s'asseoir près de la cheminée.
Ici, elle était toujours tranquille.

En un mot, ça chambre était un vrai petit coin de paradis. Mais malgré tout, chaque matin, Lahira ressentait un certain malaise. Et ce malaise ce répétait souvent quand elle était proche de sa mère : comment vivre avec une personne qui vous a abandonné, et alors qu'elle avait la possibilité de vous reprendre, ne l'a pas fait ? De ce fait, Lahira et Adhira n'était pas du tout proche.
Et puis, il y avait aussi Kylie. Comment un être aussi petit et mignon pouvait se rendre à ce point détestable ? Kylie avait pour but de faire regretter Lahira d'être venue habiter avec eux, et c'était réussit. Sa mère lui avait bien dit que la petite Williams avait peur d'être une Cracmolle, mais ça n'expliquait pas tout ! Du moins, pour Lahira. Les parents du petit monstre lui excusait tout.


24 aoùut 2043


Un matin, les trois enfants jouaient à faire des passes, dans le jardin. Lahira, d'habitude adroite et douée, ratait toutes ses balles : elle avait la tête ailleurs. Pour cause : sa rentrée en deuxième année à Poudlard s'approchait à grands pas. Kylie et Ivan ne rentrais qu'en CM2, ils avaient encore un an à attendre. Enfin, Ivan, surtout. Kylie n'avait pas fais encore de signe de magie.

Pour la énième fois Lahira laissa tomber la balle, et Kylie s'énerva :
Non mais fais un peu attention ! On peut pas joué, là ! Tout ça parce que Madame pense à sa petite rentrée...

D'habitude de mauvaise humeur et railleuse, Kylie devenait de plus en plus exécrable au fur et à mesure que la rentrée approchait.
Soupirant, Lahira se concentra et se prépara à bien tirer, mais au dernier moment, ces pensées dérivèrent vers sa valise. La balle vola avec forces, mais au lieu d'atterrir dans les mains de Kylie, elle tomba dans le jardin des voisins.

Ah bah merci, Lahira, cracha Kylie, c'est super maintenant ! Tu m'expliques comment on va récupérer le ballon ?!
Oui bon ça va, je suis déso...

Avant de pouvoir finir sa phrase, elle reçut un ballon, le ballon, en plein nez, la faisant abondamment saigné.
Qu'est ce qui c'était passé ? Kylie avait eu son premier signe de magie, et, énervée contre sa sœur, lui avait envoyé, sans vraiment le vouloir, le ballon en pleine tête.
Résultats des courses : tout le monde était content, Kylie était une sorcière, et Lahira pouvait bien souffrir en paix. Même si, d'un côté, tout ça, c'était grâce à elle...

L'aiglonne n'était pas venue mangée, elle était restée enfermée dans sa chambre. Elle n'en voulait pas à sa sœur (enfin si un peu) mais elle se sentait mal devant cette joie familiale. Le seul bon pint, c'était que, peut-être, Kylie deviendrai enfin plus aimable.

Soupirant, Lahira compléta sa valise. Oui, il y avait un autre bon point : elle partait à Poudlard, elle n'aurait pas besoin de subir les conséquences de son "incrustation" avant Noël.

FIN

"Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve." Antoine de Saint-Exupéry.
Deuxième année devoir, deuxième année RP.