Cité de Londres

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Repérage de Londres  Ouvert 

Après avoir reçu sa curieuse lettre d'admission, un professeur de Poudlard s'était présenté au domicile d'Ambre pour tout expliquer à ses parents. Ces derniers, étonnés mais pas réellement surpris par les capacités de leur fille avaient bu les paroles de l'étrange sorcier. Leur souhait était l'épanouissement et le bonheur de leur fille. Ils semblaient encore plus excités par la rentrée que la jeune fille elle-même, et c'est avec insistance qu'ils avaient proposé à leur fille une sortie dans Londres pour repérer les lieux. Heureusement, Gustave, le père d'Ambre avait travaillé auparavant dans la ville.

«Suivez-moi les filles, je vais vous montrer la gare de King's Cross ! » avait-il chantonné.

La gare était immense. «Je ne vais jamais m'y retrouver» avait pensé Ambre, perdue devant le bâtiment de pierres qui la dominait entièrement. Ils firent un tour rapide à l'intérieur de la gare pour repérer les voies mais n'étant pas munis de tickets ils quittèrent les lieux afin de ne pas déranger la cohue qui se formait.

«On devrait aussi aller repérer ce fameux Chaudron Baveur comme nous l'a indiqué le professeur. Cependant seule toi, Ambre, sera en mesure de le voir sous sa vraie forme. Le jour de ta rentrée nous t'accompagnerons devant l'entrée du pub, tu iras faire tes achats sur le Chemin De Travers pu...

-De Traverse Papa, c'est le Chemin De Traverse.
L'interrompit Ambre, attentionnée.

-Oui pardon ! Donc tu iras faire tes achats sur le Chemin De Traverse et nous te retrouverons pour t'emmener à la gare. »

La jeune fille acquiesça. En descendant la rue ils se retrouvèrent rapidement devant une façade miteuse. La jeune sorcière put y lire un écriteau «Chaudron Baveur », malgré son aspect repoussant elle avait terriblement envie d'y mettre les pieds. Après tout son autre monde se trouvait juste derrière cette porte. Ses parents se tenaient à côté, ne voyant rien d'autre qu'un mur de pierre comme s'il s'agissait tout simplement de la continuité de la rue.

«C'est comment ? Parce-que personnellement je ne vois qu'une simple façade insignifiante Interrogea sa mère, curieuse.

-C'est assez vieux et pas très accueillant mais je ressens de bonnes émotions, j'ai hâte de pouvoir passer la porte ! Répondit Ambre, enjouée. »

Repérage de Londres  Ouvert 

En ce mois d'Août Ennis avait accompagné son père sur le Chemin de Traverse pour faire les achats scolaires. Une fois n'était pas coutume, Briac O'Belt et ses deux plus jeunes enfants étaient partis faire les courses de rentrée scolaire en avance. Cela avait contrarié Cathleen, mais devant l'insistance de son mari, elle avait cédé. Elle était donc parti travaillé et les trois autres membres de la famille vivant toujours en Irlande était partis pour Londres.

Ils étaient arrivés par portoloin au Ministère et avait ensuite pris une Cheminette pour le Chaudron Baveur. De là s'en était suivi les achats d'uniformes, de livres et autre matériel ainsi que d'un livre et de quelques artefact pour le paternel. Ils avaient ensuite été rejoint chez le glacier par l'aîné de la famille qui étudiait à l'Université Magique de Médicomagie de Londres. Il était lui aussi en vacances mais il vivait toujours sur Londres où il avait ses habitudes. Il proposa d'ailleurs à sa famille une petite excursion du côté moldu, sachant parfaitement que ses frère et sœur n'y avait jamais été et que l'absence de sa mère était un atout pour les pousser à accepter. Ces derniers furent tout à fait pour cette idée et le père de famille encouragea son aîné à partir seul avec ses deux cadets, lui avait encore fort à faire. Ils se donnèrent une heure de rendez-vous et chacun prit une direction opposée.

Les trois enfants O'Belt prirent alors la direction du Chaudron Baveur. Diarmuid, l'aîné, transforma les robes sorcières de Domhall et Ennis ainsi que la sienne en vestes. Le reste de leurs vêtements passeraient sans problème côté moldu:
- Surtout, gardez bien vos baguettes dans vos poches intérieurs. Et encore plus important, vous ne les prenez jamais en main et pas de mention du monde sorcier.

Ennis fit signe qu'elle avait compris et Dom' eut un air contrit, il aurait bientôt 17 ans et ça lui semblait loin.

Ils sortirent alors du Chaudron et Ennis fut surprise par l'agitation dans la rue. De ces machines qui roulaient toutes seules. Mais par quel moyen celà fonctionnait-il exactement? Alors qu'elle observait les alentours, elle vit un groupe de trois personnes; très certainement un couple et leur fille; et capta un phrase étrange. Elle tira la manche de Dia' et lui dit:
- Dis, je pense que la fille est comme nous, mais pas ses parents, on pourrait peut être les aider, non?

Ses deux frères la regardèrent avec un drôle d'air. Leur sœur de presque 13 ans étaient rarement à l'origine d'une telle démarche. Mais après tout. Diarmuid fit signe à Ennis de prendre les devant.

La plus jeune des trois se dirigea alors vers le couple et la jeune fille qui semblait assez excitée en voyant l'enseigne du Chaudron alors que sa mère semblait plutôt réticente:
- Bonjour, désolée de vous déranger mais, je m'appelle Ennis et ce sont mes frères Diarmuid et Domhall, commença-t-elle en montrant d'abord l'aîné puis le cadet de la fratrie. Les trois enfants se ressemblaient beaucoup, surtout les garçons, mais le second était plus trapu que son frère. On peut peut être vous aider.

Ennis O'Belt
2ème année RP
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Ambre restait subjuguée par l'entrée du pub qui faisait bouillonner de fortes émotions dans son intérieur. Soudain un groupe s'approcha d'elle et de ses parents, d'après son observation il devait sans aucun doute s'agir d'une famille vu la ressemblance frappante entre chacun des membres. Une jeune fille de son âge voire un peu plus selon l'estimation de la rousse s'approcha de ses parents et ouvrit la bouche pour proposer son aide :

"Bonjour, désolée de vous déranger mais, je m'appelle Ennis et ce sont mes frères Diarmuid et Domhall. On peut peut-être vous aider.

Gustave qui essayait de comprendre et d'analyser l'entrée du Chaudron Baveur se retourna sur la voix de l'inconnue mais sa femme était déjà entrée dans la discussion.

-Oh bonjour, enchantée ! Merci de proposer votre aide c'est adorable. Vous semblez beaucoup plus avenants que la majorité de la population de cette ville. Répondit Jane. Je suis Jane, voici Gustave mon mari et enfin Ambre notre fille unique.

Cette dernière était plongée dans ses pensées tout en toisant la fille qui s'était adressée à eux. Elle semblait l'analyser de haut en bas. Ambre passait toujours pour une fille étrange aux yeux des autres gens, elle avait des codes sociaux différents et chaque nouvelle rencontre la stressait énormément. Elle avait peur de faire fuir son interlocuteur ou de choisir les mauvais mots ne traduisant pas dans l'exactitude ses pensées et ressentis. Ne voulant pas paraître impolie elle souffla un léger "enchanté" timide. Gustave entra dans la discussion à son tour :

-Enchanté à vous ! Merci encore."

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Ennis ne s'attendait pas à ce que ce soit la mère de famille qui lui réponde. Elle escomptait plutôt sur la jeune fille qui devait être de son âge ou avoir un an de moins. La jeune fille rousse semblait la détailler de haut en bas, comme pour jauger à qui elle avait à faire. L'irlandaise se dit que, peut être, elle était timide et qu'il ne fallait pas la brusquer. Ambre, puisque sa mère la présenta ainsi, répondit par un faible "enchanté" qui semblait aller dans le sens de ses propres suppositions.

Voyant que la conversation allait devenir difficile à tenir pour sa jeune sœur, Diarmuid prit les devant et répondit à Jane:
- Il n'y a pas de soucis, vous êtes ici pour faire les courses de rentrée de votre fille dès aujourd’hui ou vous cherchiez juste l'accès à la rue commerçante?

Bien qu'ayant été éduquée dans la méfiance des moldus, quelques discussions avec ses camarades nés-moldus, lui avaient permis de comprendre que le plus difficile pour les sorciers eux étaient d'être arrachés à leur monde pour être projeté dans un autre par toujours très accueillant, surtout pour leurs familles. Alors, pendant ce temps, Ennis avait essayé d'engager la conversation avec la rousse:
- C'est la première fois que tu entends parler de... elle cherchait un mot qu'aucun passant ne pourrait mal interprêter, de tout ça?

Domhall restait lui plus en retarit, observant la rue modue avec le plus grand intérêt. Il ne comprenait pas tout ce qu'il voyait, notamment ces petits boîtiers miroirs que beaucoup regardaient ou portaient à leur oreille. Son frère absorbé dans sa conversation avec les parents de la jeune sorcière il s'adressa à elle:
- Excuse moi, ça va te paraître bizarre, mais à quoi sert cet objet qu'utilise les passants? demanda-t-il en mimant le geste de porter quelque chose à son oreille.

Ennis O'Belt
2ème année RP
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Celui qui semblait être le grand frère de la jeune fille selon l'analyse d'Ambre prit le pas sur la conversation :

«Il n'y a pas de soucis, vous êtes ici pour faire les courses de rentrée de votre fille dès aujourd’hui ou vous cherchiez juste l'accès à la rue commerçante ? demanda-t-il.

-Ambre a prévu de faire ses fournitures scolaires dans la matinée du départ à l'école. Nous venions effectivement pour un petit repérage de ce Chaudron Baveur et de King's Cross. J'ai longtemps travaillé à Londres je connais bien le coin ! Enfin de ce côté ci de la ville.Enchaîna Gustave en riant légèrement.

La rousse observait la discussion avec un léger retrait quand la fille du groupe tenta d'engager la conversation avec elle.

-C'est la première fois que tu entends parler de....... de tout ça ? questionna-t-elle semblant méfiante des alentours. Ambre mima un léger mouvement de recul, n'ayant pas prévu cette conversation dans ses calculs. Pour ne pas paraître asociale elle se força à répondre en tentant d'être avenante.

-Hum oui ! Je... Je ne pensais pas que tout cela existait en.. vrai ! balbutia-t-elle légèrement.

Le deuxième frère du groupe avait l'air de jauger et d'analyser les passants comme s'ils étaient des extraterrestres. Il interrompit le début de conversation et questionna directement Ambre qui avait déjà du mal à gérer intérieurement une discussion.

-Excuse moi, ça va te paraître bizarre, mais à quoi sert cet objet qu'utilise les passants ? interrogea-t-il en mimant le geste du téléphone. La rousse le fixait pour l'analyser à son tour et réfléchir à la meilleure réponse possible.

-Il s'agit d.. d'un téléphone portable ! Vous ne connaissez pas … ? On utilise ceci pour communiquer à distance de manière vocale ou visuelle grâce au FaceTime par exemple ! On peut aussi utiliser Internet ! répondit-t-elle, satisfaite de sa réponse. »

Elle se demandait intérieurement comment pouvaient-t-ils ne pas connaître cet outil qui était populaire et avait transformé tous les êtres humains en zombies. Évidemment elle ne faisait pas partie de ces gens qui se laissaient absorbés par un simple écran préférant la sage compagnie d'un livre.

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Un téléphone portable. Une chose était certaine, c'est qu'aucun des deux n'avait jamais entendu parler de cet objet. Si ils avaient compris le concept de communication qui ressemblait au cheminée, les mots FaceTime et Internet les laissaient tout à fait perplexe. Cela devait sans doute se lire sur leurs visages. Ennis étant plus ou moins pantoise devant cette explication et cherchant à voir de quoi il s'agissait, c'est Domhall qui repris la conversation avec la rousse:
- Merci, nous ne connaissons pas du tout. Il n'y a rien de similaire chez nous.

Alors qu'il allait poser une nouvelle question - Serdaigle oblige - son frère l'interrompit.

**********
Au même moment, du côté des adultes et de Diarmuid

Comme la petite famille était en simple repérage, Diarmuid se dit qu'il serait bon de les laisser continuer leur route plutôt que d'importuner plus longtemps les trois autres personnes:
- Puisque vous êtes en repérage, nous allons vous laisser. Mais si vous souhaitez accompagner votre fille, je peux vous expliquer l'accès à une rue qui vous permettra de rejoindre le chemin, même pour vous je veux dire. Ce n'est pas très connu. Il ajouta ensuite une autre information: Et surtout, faites attention, le train pars à 11h tout pile.

Il s'adressa ensuite à ses deux cadets, les coupants pour l'un dans une série de questions à n'en pas douter, et pour l'autre dans sa contemplation, sourcils froncés, des passants:
- Si ces personnes souhaitent poursuivre leur repérage, nous allons peut être les laisser?

Ennis O'Belt
2ème année RP
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Les sorciers avaient l'air complètement perdus quand Ambre leur expliqua l'utilité d'un téléphone portable. Et leur incompréhension se traduisit en parole :

«Merci, nous ne connaissons pas du tout. Il n'y a rien de similaire chez nous. »

La jeune fille continuait à se poser des centaines de questions intérieurement. Ses pensées bouillonnaient d'interrogations. Elle se disait que peut-être elle pourrait questionner la jeune sorcière. À côté d'elle le plus grand de la famille suggéra à ses cadets de laisser Ambre et ses parents. La rousse masqua sa déception, elle qui avait enfin réussi à tenir un dialogue avec quelqu'un. Comme par télépathie, Gustave remit les pieds dans le plat :

«Nous n'étions pas pressés ! Cependant j'aimerais bien que vous nous expliquiez ce fameux passage, je dois avouer être curieux. Et je crois avoir encore quelques questions à vous poser ! déclara-t-il comme pour satisfaire la curiosité de sa fille et lui faire gagner du temps.

Ambre se tourna vers son interlocutrice pour réengager la conversation.

-Je crois que les adultes ont encore deux ou trois mots à se dire ! dit-elle en riant. Mais du coup où se trouve Poudlard ? Et comment ça se passe là-bas ? Y'a des classes ? Différents professeurs ? »

Elle fixait la jeune fille dans les yeux, pour capter avec impatience les premiers mots qui sortiraient de sa bouche. Aujourd'hui elle allait en apprendre un peu plus sur le monde magique qui s'ouvrait à elle.

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Alors que Diarmuid passait ses mains sur les épaules de ses frères et sœurs, Ennis remarquait le regard interrogatif de la rousse. Elle ne savait pas vraiment si c'était dû à leur propre ignorance du monde moldu ou bien à ses propres questions à elle sur le monde sorcier. Mais puisque leur frère semblait vouloir laisser la famille tranquille, elle ne le saurait très certainement pas. Sauf que le père de famille - Gustave - interrompit l'aîné des O'Belt pour lui demander des explications sur un autre accès du Chemin de Traverse ce que le jeune homme de presque vingt ans entreprit de faire du mieux qu'il put, donnant le plus de détails possibles pour que les deux adultes trouvent à coup sûre leur chemin:
- Vous pensez avoir compris ou vous souhaitez d'autres détails? Ou bien vous avez peut être des questions pour convertir la monnaie une fois sur place? Consciemment ou non, il était entré dans le jeu du père de famille donnant du temps aux trois enfants - si son frère pouvait encore être qualifié d'enfant à seize ans bien passés. Et puis, discuter avec eux était assez facile pour le jeune homme qui n'avait jamais eu la même difficulté que ses deux frères et sœurs pour aller vers les autres. Encore que pour Ennis, cela semblait changer.

Pendant ce temps, l'irlandaise eut la réponse à son interrogation puisqu'Ambre leur posait à son tour des questions. Enfin, leur posait, surtout à Ennis qui devait être moins impressionnante que son frère puisque bien plus petite, tout juste de la même taille que l'anglaise. Sa première sortie eut le mérite de faire rire frère et soeur puis chacun répondit à son tour à chacun des points évoqués par la née-moldue. Ce fut Ennis qui débuta:
- Poudlard c'est en Ecosse dans les montagnes, mais où précisément c'est difficile à dire, il y a un village sorcier à côté.
- Le premier soir, une maison nous est attribuée en fonction de nos qualités et de nos défauts. On a une salle commune, des dortoirs, on est mélangés de la première à la septième année. Il y a les Gryffondors comme Ennis qui sont les courageux, Serdaigle comme moi qui sont réfléchis, Poufsouffle les loyaux et Serpentard les rusés. Domhall et la précision des Serdaigles, Ennis fit un sourire en coin à son frère et poursuivit:
- Pn est par classe, par niveaux. Les maisons sont toujours mélangées, parfois par deux, parfois les quatre en même temps. Tout dépend de la matière. Dom' coupa sa sœur qui ne lui en tint pas rigueur tant elle avait l'habitude:
- Et oui, il y a un professeur par matière. Tu verras ce sont tous des experts dans leur domaine.

La pauvre future première année devait être noyée dans les informations. La fratrie devait faire peur à débiter aussi vite toutes ces nouveautés.

Ennis O'Belt
2ème année RP
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Le plus grand était entré dans le jeu de Gustave et à présent plusieurs astuces se dévoilaient. Des astuces qui au final se montreront très utiles.
Suite aux interrogations de la rousse, le frère et la sœur se donnèrent à cœur joie le privilège de répondre. Ils enchaînaient leurs réponses avec une précision et une passion frappantes. Ambre captait et analysait leurs phrases pour récolter le maximum d'informations possible. Cependant une réponse en particulier capta son attention :


«Le premier soir, une maison nous est attribuée en fonction de nos qualités et de nos défauts. On a une salle commune, des dortoirs, on est mélangés de la première à la septième année. Il y a les Gryffondors comme Ennis qui sont les courageux, Serdaigle comme moi qui sont réfléchis, Poufsouffle les loyaux et Serpentard les rusés.


Elle laissa ses interlocuteurs finir leur jeu de passe passe et persévéra dans la voie de l'interrogation.


-Une … «maison» ? Comment nous est-elle attribuée ? On choisit ? Et si on retrouve dans plusieurs maisons à la fois il se passe quoi ? Demanda-t-elle, angoissée.


Le fait d'être placée dans une case l'effrayait au plus haut point, et si elle était mal répartie ? Et si elle devait passer toute une scolarité parmi des gens qui ne lui correspondent pas ? Elle ne tentait même pas de masquer sa nervosité tant elle prenait de la place dans son esprit. Pour le moment «Serdaigle» semblait être ce qui se rapprochait le plus de son caractère, elle n'hésita pas et rajouta :

-Quels sont les caractéristiques de chaque maison ? Et surtout de .. de Serdaigle ?»

Ambre entendait la discussion des adultes d'une oreille sourde, comme si elle s'était installée dans une bulle avec les deux inconnus. Il lui semblait entendre sa mère discuter de «gallions ». Elle ne préférait pas en entendre davantage, bien plus absorbée par sa discussion à elle.

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Les trois plus jeunes protagonistes de cette scène semblaient s'enfermer dans leur discussion à l'instar des trois plus âgés.

Quand le premier groupe s'attardait sur des questions pratiques de localisation, de taux de change, de valeur marchande et autres points d'organisation, le second se concentrait sur cette école qui intriguait tant la rousse. Ennis, plus prompt que son frère, répondit la première:
- Je ne crois pas qu'on puisse dire comment ça fonctionne. Je peux juste te dire que tout le monde correspond à une maison plus qu'à une autre, même s'il est courant que la... personne qui te répartisse hésite car tu as des qualités qui correspondent à plusieurs. Ne t'en fait pas, c'est quelque chose de très facile.

Cette histoire de maison semblait vraiment poser problème à Ambre et elle demanda d'autres précisions. Ennis se tourna vers son aîné avec un regard interrogatif. La question n'était pas facile et il avait beaucoup d'amis et connaissances dans les quatre maisons. Ennis beaucoup moins, mais elle n'avait fait qu'un an dans l'école. Il prit alors le relai, en se disant que c'était la curiosité de la petite qui lui donnait tant d'attrait à la discussion. Il entrait en effet en sixième année et même s'il adorait sa cadette, il ne gérait pas toujours aussi bien l'écart d'âge avec elle que Diarmuid:
- Et bien, je vais donner des généralités car comme l'a bien dit Ennis on peut avoir des traits de caractère de plusieurs maisons. A la répartition, on t'indique la maison qui t'apportera le plus. Poufsouffle c'est la maison des personnes loyales, qui aiment être en groupe, ils se font beaucoup d'ami parfois. Mais certains te diront que ce sont des gens qui n'osent pas agir ou qui veulent trop plaire à tout le monde. Serpentard accueille des personnes rusées, maligne et qui souvent ont de l'aplomb en public. Ce son souvent des personnes qui seront à la tête d'un groupe, d'un gouvernement, etc. Certains te diront qu'ils sont très individualistes et ambitieux. Gryffondor, le jeune homme regarde sa sœur avec un aire goguenard et celle-ci lui fait une grimace en retour, est généralement une maison où beaucoup sont courageux voire tête brûlée à faire fit de tout règlement. Mais tous ont un cœur d'or et ferait passer famille et ami bien avant eux. Et enfin Serdaigle dont je fais parti et qui t'intéresse tant, nous sommes des personnes très studieuses, curieuses de tout et très à cheval sur les règles établies.
- Parfois trop même. Toujours dans les livres, riposta la plus jeune
- Comme toi Sio', je pense que seul Dia' se doutait que tu serais à Serpentard ou Gryffondor. Même toi tu étais persuadée d'aller à Serdaigle. Lui répondit son frère posément.

Ennis acquiesa. Cela avait d'ailleurs été un sujet sensible avec sa mère. Mais cela montrait à la jeune fille en face d'eux que chacun avaient de nombreuses qualités et défauts et qu'il y aurait toujours une maison pour les accueillir tous autant qu'ils étaient.

Ennis O'Belt
2ème année RP
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