Cité de Londres

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 RPG++  #3.1 - Dans l'oeil du cyclone.  solo 

PARTIE I | Embuscade, quand tu nous tiens :

1er mai 2041, 23h …

Londres était une belle ville pour qui savait remarquer sa beauté. Miles ne pouvait retourner en Angleterre sans passer par cette métropole cosmopolite et si riche en histoire. Il déambulait dans les rues de la capitale en ce début mai de façon désintéressée. Il marchait sans but, admirait les reflets de la lune qui ne tarderait à atteindre son paroxysme au travers les flaques d’eau. Il avançait, toujours, regardant par moment les voitures circuler à toute allure. Les passants ne faisaient guère attention à Miles ; Miles ne faisait guère attention à quiconque. Il continuait son trajet, sans interruption jusqu’à ce qu’il arrive au beau milieu d’un pont. Il contempla l’horizon, le fleuve s’écouler lentement, et la pluie s’abattre sur la ville.

Il ne s’était rendu à Londres depuis son entrevue inopinée avec Jenna. Il n’avait même pas daigné fêter son anniversaire cette année. La tête remplie de questions sans réponses, de problèmes qui ne voyaient jamais la fin, il n’avait pas eu l’humeur de faire autre chose que de rester dans son bureau, avec un verre et une cigarette. Il ne pouvait rien envisager pour l’avenir tant que tout ne serait pas terminé. Plus le temps passait et plus il s’enfonçait dans un gouffre infini. Il ne pouvait tout simplement pas réaliser la volonté de celui qui le menaçait et ne voulait pas abandonner pour autant sa sœur. Les enjeux étaient trop grands de chaque côté pour que la décision soit facile à assumer. Cependant, Miles ne s’avouait pas vaincu et avait déjà pris position dans cette partie. Il avait parié sur sa survie et celle de tous ceux qui lui étaient chers. Il ne détruirait Poudlard, sa sœur ne périrait pas. Tout ceci ne faisait guère partie du plan qui lui prenait tant de temps à concevoir. Les idées ne manquaient pas mais il ne fallait pas non plus se faire d’illusion ; son plan devait être parfait afin de parer toute éventualité. Il n’avait pas affaire à n’importe quel sorcier et il le savait. C’était d’ailleurs pour cela qu’il évitait de quitter l’enceinte du château. Là-bas, il était intouchable. Là-bas, il vivait dans une bulle qui l’éloignait de la réalité.

Miles, après sa petite virée, avait prévu de rentrer à la chambre qu’il avait loué dans un hôtel modeste dont l’adresse était aussi farfelue que le maitre des lieux. Il s’arrêta deux minutes, regarda autour de lui, et alluma une cigarette. Il remarqua qu’un homme marchait derrière lui. Il tira sur sa cigarette puis, se retourna discrètement pour observer de qui il s’agissait. Il n’y avait plus rien ni personne ; Miles eut du mal à saisir, se demandait s’il s’agissait d’une illusion mais aucune des réponses ne lui donnait satisfaction. Il continua sa route, sans non plus se faire des cheveux blancs, et aperçut une ombre humaine. Miles tourna subitement à la première ruelle qu’il trouva, d’un pas lent pour ne pas attirer les soupçons. Ses sens ne l’avaient point trompé : on le suivait. Il avança jusque dans la pénombre et se transforma en corbeau sans plus attendre. Il s’éleva dans les airs et se posa sur un balcon à l’aide de ses serres. Il remarqua deux hommes avancer à deux endroits différents pour se rejoindre dans la ruelle où se trouvait Miles. Ce qu’ils ignoraient tous deux était la carte maitresse de Miles : sa capacité à se changer instantanément en un robuste corbeau au plumage ténébreux. Les secondes paraissaient s’écouler bien plus lentement. La tension était palpable, tout comme le danger qui guettait le professeur. Ainsworth avait peur de savoir d’ores et déjà qui envoyait ces deux sorciers à ses trousses ; il espérait se tromper car si Stanislas Antonovitch avait commandité sa mort, cela signifiait que le temps lui était compté avant de mettre son plan en marche. Le temps, il lui en manquait considérablement avant de savoir s’il pouvait l’appliquer sans risquer de tout perdre.

Quoiqu’il en fût, Ainsworth réalisa qu’il avait failli tomber dans une embuscade. Cependant, il devait obtenir des réponses. Il n’avait plus le temps de fuir ; les deux hommes avaient presque rejoint l’endroit où Miles était censé se trouver. Ainsi, il décida qu’il était temps de montrer un bref aperçu de quoi il était capable et de voir si ses hommes n’avaient pas un quelconque indice sur eux à propos du commanditaire. Miles s’envola jusque dans une zone emplie d’ombres se situant juste derrière l’un des hommes. Il n’attendit pas une seconde et lança un adurmirum sur sa première cible. Le deuxième sorcier bien plus réactif lança une pluie de sorts en direction de Miles qui se protégea d’un bouclier invisible mais impénétrable le temps de l’attaque. Les deux individus se hâtèrent d’agir et lancèrent tous deux un puissant sort. L’énergie qui se dégageait de la collision entre les deux jets brillant de mille feux était impressionnante. Aucun ne faiblissait mais Miles par un geste sec et précis de la main droite fit estomper les deux sortilèges. Chacun tentait tour à tour, sans laisser une seconde de répit, de blesser l’adversaire ou de l’immobiliser. Les sorts fusaient dans toutes les directions et les deux sorciers s’épuisaient petit à petit à dépenser une telle quantité de magie en si peu de temps. Mais Miles tiendrait bon jusqu’au bout, il n’abandonnerait pas – surtout pas si près du but.

Ainsworth attendit que les sorts cessent pour riposter. Il était dans une position inconfortable où il devait par-dessus tout esquiver ou parer les sorts qui valsaient dans tous les sens. Il demeurait face à son adversaire qui faisait preuve d’une rapidité hors norme, inflexible. Miles, tandis qu’il se protégeait, se décida à réduire la distance qui le séparait du mage noir. Il contrait les attaques et avançait sans broncher. Sous la contrainte, le sorcier masqué marqua une brève pause, que Miles anticipa et qui lui permit de gagner quelques secondes pour visualiser son sortilège élémentaire complexe. L’homme en noir fit jaillir une puissante déflagration ; Miles, la baguette tendue et le poing gauche rétracté, la renvoya – tout en étirant son poing gauche qui donna l’impulsion inverse au sortilège calcinant. Désemparé, le sorcier se retrouva sonné et la moitié du visage brûlée par son propre sort.

Les deux sorciers avaient donc été vaincus, sans conséquences dramatiques pour le professeur de métamorphose qui avait du mal à réaliser que tout ceci s’était réellement passé. Miles expira un bon coup, relâcha la pression, et partit fouiller le sorcier qui sommeillait profondément. Il trouva une photo de lui, prise il y a quelques temps, quelques pièces de monnaie, et une carte postale. Il récupéra la carte postale qui lui inspirait un air de déjà vu et partit fouiller l’autre homme. Les trouvailles furent bien plus intéressantes. Le symbole de Stanislas ornait le papier de l’avis d’enlèvement, une photo avec deux hommes était collée à l’avis de recherche – l’un était l’homme en piteux état, l’autre lui rappelait quelqu’un -, une vieille clef se trouvait dans sa poche, puis pour finir une fiole contenait un filament blanc et avait une petite inscription « preuve ». Miles, sceptique, transplana dans sa chambre d’hôtel. Il fit son sac aussi vite que possible, se métamorphosa en corbeau, attrapa son sac par les serres et s’envola vers un endroit sûr - où il ne craindrait pas de sortir au grand jour.
Dernière modification par Miles Ainsworth le 20 janvier 2019, 16 h 10, modifié 6 fois.

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« La vie se présente à nous comme une certaine évolution dans le temps et une certaine complication dans l'espace. »

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PARTIE II | Les souvenirs savent mieux nous tromper que nous-mêmes :

Miles, tandis que l’aube se levait, arrivait sans encombre à sa destination. Il avait volé toute la nuit pour se rendre dans un refuge dont l’existence n’était connue que par Jenna. Depuis Londres il cavalait sous forme animagus et ne s’était guère arrêté. La peur ne le tenaillait plus depuis belle lurette, cependant l’adrénaline le maintenait dans un état d’hyperactivité. Peu à peu, il finit par se rapprocher du repère de Jenna. Sans attendre, le jeune homme vit que la lumière était allumée et entra de façon à faire une entrée assez brutale. Stupéfaite, Miss Blackburn le prit dans ses bras et s’exclama :

« Qu’est-ce qui te prend de débouler à cette heure ? Je te croyais à Poudlard. »

Ainsworth n’avait cessé de se remémorer durant tout le vol sa soirée. Bien que l’envie de raconter ses péripéties lui manquait, il ferait un effort afin de paraître aimable. A vrai dire, il demeurait toujours déboussolé ; il se sentait en danger et ne voulait plus ressentir cette désagréable sensation qui le faisait frémir. Savoir que ses ennuis étaient plus présents que jamais lui rappelaient ce qu’il avait déjà enduré ; et c’en fut de trop. Il s’écarta de Jenna, prit son courage à deux mains et narra rapidement ses mésaventures :

« Il se peut que j’aie été attaqué tout à l’heure. T’inquiète pas pour moi, ils n’ont rien pu me faire. Cependant, j’ai trouvé deux trois trucs sur eux qui m’ont semblé suspects. Il marqua une brève pause, sortit de sa poche la fiole qu’il avait trouvé sur le mage noir et reprit la parole : en particulier ceci. »

Jenna laissa d’abord son sentiment de surprise marquer son visage, bien qu’elle sût que cela énerverait Miles de savoir qu’elle se faisait du souci pour lui. Malgré tout, elle fit léviter la fiole et l’inspecta brièvement avant de déclarer qu’il s’agissait d’un souvenir. D’un coup de baguette, elle attira une petite bassine qui n’était autre qu’une pensine. Miles n’avait jamais gardé un bon souvenir de cette chose et pourtant, il se pencha vers le reflet, imitant son interlocutrice. Sans vraiment s’y attendre, les deux individus se retrouvèrent happer par la pensine et quittèrent le refuge l’espace d’un instant.
**

Une pièce sombre se dessina dans un voile noir. Plus les détails apparaissaient et plus cela ressemblait à l’un des froids cachots dans lesquels Miles avait pu se retrouver enfermé plus jeune s’il désobéissait. Les gravures dans les pierres étaient identiques – et jamais il ne pourrait les oublier. Pléthore de chaines étaient accrochées sur le mur. Miles et Jenna avaient surgi dans cette pièce qui perdait son aspect anodin plus on se concentrait. Une certaine impression de déjà-vu se dégageait de cette scène ; Miles ne savait tout de même pas à quoi s’attendre et détestait cela.

Commençant à peine à regretter de visionner ce souvenir, le silence se brisa. Soudain, alors que les deux sorciers inspectaient encore les lieux, la porte s’ouvrit. Deux personnes arrivèrent, traînant de force une demoiselle vêtue de loques. Il ne fallut pas plus de temps au professeur de métamorphose pour comprendre que la demoiselle en question était sa sœur. Le corps marqué de contusions, les deux grands hommes l’attachèrent aux chaînes. Tandis qu’elle se débattait, l’un sortit sa baguette et lui lança un sort. Un cri rompit à nouveau le silence. Miles tomba des nues sous cette vision. Jenna, une fois de plus, fit acte de présence en ce moment plutôt déconcertant. Après avoir menotté Mary, les mages encapuchonnés se dirigèrent vers la porte, le sourire aux lèvres, prêts à accomplir le reste de leurs actes malhonnêtes de la journée.

Alors qu’ils quittaient le cachot d’un pas décidé, Mary ne put s’empêcher de fondre en larmes. Les pleurs résonnèrent, et les larmes coulèrent à flot. Miles résistait difficilement devant ces images qui défilaient devant ses yeux. S’il avait pu les railler de sa mémoire, il n’aurait hésité une seule seconde. Seulement, cela lui était impossible et il devait continuer à contempler ce spectacle de désespoir qui le touchait en plein cœur. Sa sœur ne cessait de pleurer, ce qui agaça particulièrement l’un des hommes en noir. Profitant de cet instant pour faire signe à l’autre homme de partir, il se rapprocha de Mary tout en lâchant un rire psychédélique. Miles et Jenna dans un coin de la pièce, Mary pleurant dans un autre. Le dernier individu daigna finalement baisser sa capuche et révéla un visage étrangement familier – à vous coller des frissons dans le dos.

Stanislav, en chair et en os, la baguette en main, s’abaissa devant Mary qui continuait de pleurer, la tête - littéralement - dans les genoux. Miles aurait tué Stanislav de ses mains s’il s’était retrouvé face à lui à cet instant précis qu’il trouvait d’ailleurs insoutenable. Voir sa sœur soumise à une ordure de premier ordre, se morfondre sans défense ne vous inspirait aucun autre sentiment que celui de la révolte. Peut-être le but avait été d’inspirer la peur, mais Miles en avait fini avec la peur. Peut-être s’était-il caché jusqu’ici mais voir un être qu’il chérissait dans une situation invivable lui faisait peu à peu réaliser que plus il attendait et plus il se complaisait dans sa lâcheté. Les poings serrés, Ainsworth ne pouvait que constater les dommages collatéraux se rajouter. Sa sœur vivait un calvaire auprès de l’homme qui détruisait sa vie un peu plus chaque seconde. Ce dernier, d’un air toujours plus insolent, déclara :

« Mais pourquoi te mets-tu dans un tel état ? Tu devrais avoir un peu plus confiance en ton frère. »

Mary ne réagit pas à sa remarque désinvolte. L’homme à l’allure charismatique se redressa, et fit les cents pas devant elle. Il la voyait supplier, à genoux, d’une voix sincère et docile. Pourtant, le sourire qu’il esquissait ne s’estompait pas. Il la regarda avec de grands yeux, faussement sincères et lui rétorqua :

« Je ne peux rien pour toi, gamine. Il faut d’abord que ton frère fasse ce qu’on attende de lui avant que j’envisage quoi que ce soit. Mais soit, pleure... Ça t’occupera peut-être, si du moins tu en as encore l’énergie,
acheva-t-il avec un trait d’humour. »

Mary lui agrippa le pied d’une forte poigne, voulant le retenir quelques instants, pensant peut-être qu’il céderait face à ce spectacle inspirant la pitié. Seulement, lorsqu’il sentit la main sur sa chaussure, il brandit sa baguette et lui administra un autre sort. Se tordant de douleurs sur le sol, il s’éloigna peu à peu pour sortir de la pièce. A ce moment précis, tout l’environnement dans lequel Miles et Jenna avaient été plongés se transforma en fumée noire pour finalement disparaître.

**

Tous deux éjectés de la pensine assez violemment après ce souvenir décontenançant, ils se regardèrent sans dire un mot. Miles ne savait quoi dire, et voir toutes ces images remuait le couteau dans l’énorme plaie qu’avait causé Stanislav. Le sentiment de danger qu’il ressentait ne le concernait plus désormais, il sentait à tel point sa vie était moins menacée que celle de sa sœur. La révolte demeurait désormais totale. Il allait devoir préparer la résistance, et mettre un terme rapidement à toute cette histoire qui ne faisait que trop durer. Après quelques instants paraissant interminables de silence, Miles décida de le rompre et tout en regardant droit dans les yeux Jenna d’un air plus que sérieux et concerné, il lui annonça :

« A partir de maintenant, on va mettre les bouchées doubles. »
[...]

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PARTIE III | Bref, concis et efficace :

Le 30 juin 2041, 19 heures 45 minutes, dans l’est de l'Estonie …

Il y était enfin parvenu. Ses recherches avaient porté leur fruit. Miles, après la courte altercation à Londres, réussit à y voir plus clair, et savait désormais une chose. Sa vie ne valait rien auprès de ses ennemis, seulement il représentait un intérêt pour un point, ce qui lui octroyait le droit de vivre. Il venait de comprendre que s’il ne prenait pas au sérieux les détenteurs de Mary, jamais il ne la retrouverait. Ils souhaitaient répandre le malheur partout où leur nom faisait écho, et Miles était soi-disant contraint de prendre la tête de Poudlard. Il ne le ferait jamais ; il s'agissait bien là d'une folie, de quoi se débarasser de lui pour de bon. Il avait finalement compris que ses assaillants ne voulaient pas de Poudlard, mais simplement sa disparition.

Ainsi, Miles devrait se montrer plus que persuasif afin que son plan fonctionne. Pour réussir, il fallait duper un très grand sorcier, Stanislas Antonovitch, mystérieux et très puissant. Il mettait sa vie en jeu en s’exposant à cette menace. Ainsworth exécrait cet homme au plus haut point. Il était celui qui causa tous les malheurs autour de lui : à commencer par la mort de sa mère, de son père, et de l’enlèvement de sa sœur. Et il ne donnait guère l’impression d’en avoir fini de torturer Miles. Ce mage noir redoutable qui fut présumé mort dans son pays natal était l’instigateur inconnu de nombreuses tragédies. Peu de gens – si ce n'est personne - ne connaissait son nom, ni même son histoire et pourtant, cet homme était à l’origine de bien des maux. Miles n’aurait été une victime parmi tant d’autres s’il n’avait pas eu ce lien avec sa sœur, ainsi que toute l’organisation. Il possédait sûrement de grandes informations compromettantes qui étaient bonnes à taire, seulement, il le laissait vivre dans la peur que chacun de ses actes ait une répercussion sur la vie de ses proches. Ainsworth avait beau avoir appris à vivre avec, ce n’en était pas d’une évidence.

Miles cherchait cet endroit depuis longtemps. Il savait y être déjà allé, mais ne s’était guère remémoré l’instant précisément. Il dut fréquenter certains quartiers dont il aurait préféré rester éloigné. Il mena son enquête, essaya de remonter la hiérarchie de l’organisation. Espionner, trouver des indices, analyser et comprendre faisaient partie de son quotidien et malgré tout, il eut un mal fou à trouver cette piste qui le mènerait probablement là où il devrait être. C’était dans un village estonien banal, sans histoire, qu’il arpentait les rues à la recherche d’une maison probablement semblable à toutes les autres. En tout cas, il sentait qu’il était dans la bonne direction – sans savoir l’expliquer. Un sentier tracé dans la terre, dérivant du chemin initial offrit soudainement une nouvelle opportunité. Il menait au sommet, sur une grande plaine. Rien ne semblait se cacher dans cette direction, cependant Miles opta pour cette nouvelle route. L’instinct. Plus il s’approchait de cette plaine, et plus il sentait que quelque chose se tramait - quelque chose de louche. Il remarquait des traces de pas, et autres marques de passage d’humains, ce qui signifiait qu’il y avait bel et bien quelque chose au bout de ce sentier et Ainsworth ferait tout son possible pour découvrir la nature de ce mystère.

Une fois au bout du chemin, il brandit sa baguette – à l’affût du moindre fait et geste de l’ennemi. Il inspira un grand coup et sonda la plaine qui s’étendait face à lui, tentant de remarquer une quelconque trace de magie. Il fut loin d’être déçu en apercevant les multiples sortilèges de camouflage effectifs. Miles avait trouvé la fameuse planque d’une partie de ce qui composait le groupe de malfrats ayant détruit la vie du jeune sorcier. Il ne put se retenir d’esquisser un petit sourire en coin. Il avait un plan infaillible pour obtenir ce qu’il désirait : taper le plus fort. Ainsi, il n’attendit guère plus longtemps et pointant sa baguette en direction du bâtiment anciennement dissimulé par un voile magique, Miles créa une sphère qui aspira l’air environnant. Il la laissa se développer quelques minutes et l’envoya en plein milieu de la forteresse dans laquelle travaillaient les mages noirs aux ordres d’Antonovitch. La sphère éclata et laissa la puissance concentrée de l’attaque s’abattre sur la forteresse. L’impact avait été ciblé afin que la force agisse telle une lame d’air et découpe la forteresse en deux. Il fallait faciliter l’assaut, à tout prix, et diminuer le nombre d’ennemis potentiels. La partie supérieure s’effondra à peine quelques secondes après, ce qui neutralisa une partie des adversaires. Tandis que des sorts parvenaient d’ores et déjà en la direction de Miles, ce dernier se métamorphosa en corbeau et sans que quiconque ne l’aperçoive il partit à la recherche de celui qui dirigeait cette base : le fils de Stanislav.

Ainsworth avait eu le temps de localiser une dizaine de sorciers qui se cachaient derrière des débris. Il hésitait à foncer vers l’ennemi sans réfléchir, cependant sous-estimer l’ennemi à ce moment crucial de l’attaque était une erreur de bas étage qu’il ne pouvait se permettre. Il n’avait pas le droit à l’échec ; les risques inutiles n’étaient donc pas envisageables. Reprenant sa forme humaine, il commençait d’ores et déjà à brandir sa baguette et à visualiser une incantation. Il allait enfermer les dix ennemis qui se trouvaient juste derrière le mur – qui délimitait l'entrée de la base - où il s’était mis le temps de redevenir totalement humain avec un sort qui métamorphoserait le sol pour en faire un dôme en terre qui empêcherait à tous les sorciers pris au piège de sortir et d’interférer dans le combat qui suivrait. Chose dite, chose faite ; Miles sortit de sa cachette et pointa sa baguette sur le sol en réalisant un arc de cercle avec son bras. Un épais filet de boue sortit du sol pour former un dôme au-dessus des sorciers qui tentaient de riposter. Les sorts étaient absorbés dans la boue qui les recouvrait désormais tous et elle ne tarda à se solidifier pour que personne n’en sorte. Sans perdre plus de temps, Miles courut en direction de la porte de la forteresse et la franchit, prêt à parer les sortilèges du premier venu. Il grimpa jusqu’au sommet – bien plus bas depuis que Miles avait détruit la base - où il vit trois gardes, ainsi que l’homme pour lequel il était venu. Hans Böotner, originaire d’Allemagne, ayant vécu chez sa mère sans connaitre son père jusqu’à l’âge de huit ans, assista au meurtre de sa mère et grandit dans le désespoir sous l’aile de son père - Stanislav Antonovitch, chef de la secte des Démons de glace - qui fit de lui un puissant sorcier. Il était une arme humaine, un homme élevé pour tout dévaster en la cause de son père. Miles ne devrait pas se laisser surprendre par sa force ; cependant un autre problème devait être éliminé avant de se charger.

Miles scella la porte par laquelle il était entré, et se dressa quelques instants face aux trois gardes. D’un coup de baguette, il les immobilisa et les visualisa se métamorphoser en trois petits papillons inoffensifs. En quelques coups de baguette, les trois hommes de main de Böotner rapetissèrent pour devenir trois insignifiants petits êtres fragiles. Il ne restait plus qu’un adversaire. Pour le moment, tout s’était déroulé comme il l’avait planifié. A dire vrai, Miles demeurait lui-même étonné mais l’effet de surprise pouvait se montrer véritablement redoutable. Personne ne l’attendait et il avait frappé vite et de façon efficace. Désormais, un peu essoufflé par l’échauffement qu’il avait jusque-là réalisé, il fit face à l’homme de ses convoitises. Il allait pouvoir transmettre son message, en espérant que son interlocuteur soit assez réceptif. La baguette dégainée, il prit la parole ; le temps n’était pas à son avantage et le ciel couvert commençait d’ores et déjà à gronder.

« J’imagine que j’ai pas besoin de m’présenter ? Acheva-t-il sur un ton présomptueux. »

**

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PARTIE IV | La loi du plus fort :

Miles, face à Hans, ne bougeait plus et le fixait d'un air menaçant. La baguette toujours dressée, à l'affût du moindre sort qui pourrait venir en sa direction, le jeune homme se tenait avec une prestance presque intimidante. Le seul ennemi qui était encore debout était peut-être aussi fort que tous les sorciers que Miles venait de vaincre par surprise. Seulement, l'effet de surprise avait marché une fois mais ne refonctionnerait pas. Tout ce qu'il pouvait faire à l'heure actuelle était d'écouter ce que l'homme blond platine à la musculature développée s’apprêtait à annoncer :

« Alors c’est toi l’instigateur de tout ce bordel ? Eh bien, père va être ravi. Il dit qu’il te faut vivant, mais j’vois pas en quoi t’es si important. Je vais t’anéantir et père pourra enfin passer à autre chose. 
- Il y a un truc que t’as pas saisi. Vous n’avez pas arrêté de vous en prendre aux mauvaises personnes, et cela va cesser, dès maintenant. Parce que toi, tu t’es mis sur ma route, et j’suis pas prêt de faire marche arrière. Alors j’vais te faire comprendre que.. »


Miles disparut subitement et laissa son adversaire pantois. Une seconde s’écoula et il réapparut juste derrière le sorcier et lui lança un bombarda cinglant qui lui fit mordre la poussière. C’est ensuite qu’il put finir sa phrase, toujours de façon aussi arrogante :

« Je suis plutôt le genre de personne qu’on prend au sérieux. »

Il ne fallut pas plus d'une seconde pour qu'Hans Böotner se relève. Il lâcha un rire inquiétant, les yeux animés d'une lueur marquée par une folie grandissante. La baguette brandie en l'air, Hans ne perdit pas plus de temps et lança un sortilège qui déclencha de violents grondements – plus violents que ceux qui commençaient à se faire entendre naturellement-, générant à peine quelques instants plus tard de puissants éclairs qui ciblaient Miles. Ce dernier transplana à nouveau pour éviter l'attaque foudroyante. Se plaçant une dizaine de mètres au-dessus de son adversaire, il lui lança de multiples sorts dans le but de l'assommer. Hans riposta à cette attaque, que Miles évita en réapparaissant face à lui, prêt à lui régler son compte.

Les deux hommes ne retenaient pas leur coup et des sorts jaillissaient de toute part. Ils se battaient sur les décombres de la base secrète qui avait pris un sale coup. Le toit s'était écroulé sur le second étage de la base, ce qui permettait à Miles de semer son adversaire dans le champ de bataille pour reprendre son souffle et essayer d'autres tactiques pour venir à bout de son redoutable adversaire. Il ne pouvait se permettre de ressentir des difficultés à le vaincre étant bien plus faible que son père. Si Miles avait déjà du mal face à son actuel adversaire, alors il pouvait s'estimer perdu d'avance face à Antonovitch.

Dissimulé derrière un gros débris, il inspira profondément et fit le vide dans son esprit. Il n'avait pas le droit à l'erreur. Il se devait de rentrer au plus vite à Poudlard en un morceau tout en ayant fait passer le message à Antonovitch. Un premier impact se fit entendre et fit reculer Miles de quelques centimètres. Un second suivit et détruit le débris en mille morceaux. Miles se trouvait à nouveau face à Hans et décida de prendre l'avantage en menant une virulente offensive contre lui. A coup de stupéfix, confringo, bombarda, il ne laissa pas une seule occasion à Hans pour riposter. Il avait gagné en fluidité et récupéré de son énergie grâce à la petite pause qui lui permet de se remettre de ses émotions.

Il se rendit compte qu'il commença véritablement à agacer son adversaire. Hans était peu à peu submergé d'attaque et pour ne pas se laisser vaincre, il se mit à changer de plan. Au lieu de simplement parer les sorts beaucoup trop nombreux, il les contint au sein d'une toute petite sphère qui une fois l'offensive de Miles achevée, fut envoyée en plein sur ce dernier. Ainsworth se doutait que le jeune homme belligérant avait encore plus d'un tour dans son sac ; seulement, lui non plus n'avait pas dit son dernier mot. Il devrait ruser pour parvenir à ses fins. Peu fier de la stratégie qui se formait en son esprit, Ainsworth comptait malgré tout en user car il était persuadé qu'elle viendrait à bout de son adversaire qui s'attendrait à tout sauf à cette attaque.

Miles transplana pour éviter la déflagration qui se dirigeait sur lui. Le duel ne faisait que trop durer. Aucun des deux adversaires ne lâchait prise ; ils s'accrochaient à la victoire comme une huître à son rocher. Personne n'était prêt à offrir la victoire à l'autre ; de cette façon, ils se lançaient à tour de rôle des attaques d'une fracassante intensité. Hans était tout aussi déterminé que Miles ; ce qui le perdrait n'était ni sa force ni son endurance mais bien le fait qu'il était incapable d'estimer la juste valeur de son adversaire, partant du principe qu'il demeurerait invaincu. Seulement, après quelques minutes à se balancer des sorts, il toucha Miles à l'épaule droite, ce qui l'entailla suffisamment profondément pour que du sang en coule le long du bras. Une douleur saisissante se fit sentir, ce qui lui donna un léger vertige.

Hans se mit à rire aux éclats, ce qui laissa à Miles le temps de formuler un sort curatif pour limiter la blessure et éviter de perdre trop de sang ; il ne pouvait risquer d'avoir une hémorragie alors que son adversaire était la première étape de son plan avant d'atteindre le sorcier qui l'intéressait vraiment. Surpris de voir Miles encore debout, il arrêta soudainement de ricaner et reprit son sérieux. Il invoqua son Patronus, aussi sombre que son âme. Un cobra d'une taille remarquable apparut sous une forme spectrale ténébreuse et fonçait sur Miles. Sans perdre une seconde, Miles invoqua à son tour son Patronus. Un corbeau d'une taille largement au-dessus de la moyenne, incarnée dans un voile bleutée scintillant de pureté fit son apparition. D'une vive dextérité, il fonça à toute à allure et prit d'assaut l'esprit ravageur contrôlé par Hans. Chaque seconde qui passait les rapprochait du dénouement. Les deux esprits combattaient férocement tandis que les deux sorciers plus concentrés que jamais leur influaient une énergie colossale.

Il fallait en finir. Le combat s'éternisait et s'il ne voulait pas que l'ennemi gagne en nombre, il se devait d'agir vite. Les opportunités qui le conduiraient vers la victoire s'amenuisaient à mesure que les secondes s'écoulaient. Au moment à Hans pensait prendre l'avantage sur Miles, celui-ci injecta une grande quantité de magie dans son Patronus afin de le renforcer. Tromper pour mieux l'emporter. Ainsworth avait de manière préméditée commencé à baisser l'intensité de son Patronus pour donner l'impression qu'il faiblissait, c'est ainsi qu'il réussit à surprendre une nouvelle fois son adversaire. Soudain le corbeau qui avait gagné en taille transperça à une vitesse déroutante le spectre ennemi, qui se désagrégea brutalement – sans compter le corbeau, ayant fièrement accompli sa mission. Contre toute attente, Miles en profita pour désarmer Hans. Son adversaire, pris au dépourvu et aveuglé par le voile noir à peine dispersée, ne distinguait plus nettement la baguette qui pointait sur lui à quelques mètres.

L'offensive de Miles avait fini par payer mais il ne pouvait le lancer s'enfuir. Ainsi, il s'empressa de lui lancer un sort dont il était peu fier et qui en faisait frémir plus d'un : Impero. Hans Böotner, devint tout à coup statique. La lueur de rage qui brillait dans ses yeux disparut, pour laisser place à un être docile, désarmé, désemparé. Ainsworth ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Il avait vaincu son adversaire. Bien qu'il eut rencontré plus de difficultés qu'il ne l'aurait souhaitées, il était parvenu à ses fins. Il avait désormais sous son contrôle un des hommes les mieux placés pour atteindre Stanislav Antonovitch.

Il ne perdit pas une seconde de plus pour le prendre par le bras et transplaner directement avec lui. La forteresse sur laquelle ils avaient combattu était détruite et des renforts ne tarderaient pas à se pointer d'une minute à l'autre. Miles ne voulait pas perdre plus de temps à se battre, ayant déjà dépensé beaucoup trop de ses pouvoirs magiques. Il s'était entraîné pendant de longues années pour en arriver à ce niveau, mais avait la fâcheuse tendance à donner tout ce qu'il avait plus vite qu'il ne l'espérait. Il avait beau travailler son endurance, ils ne se frottaient pas tous les jours à des mages réellement puissants. Quoiqu'il en fût, ce combat lui aura apporté une expérience supplémentaire, de quoi mettre ses capacités à l'épreuve.

Les deux sorciers atterrirent au plein milieu d'une forêt qui se trouvait à une centaine de kilomètres, dans laquelle Miles s'était déjà promené avant de trouver la localisation exacte de la base secrète qu'il venait de quitter. C'était le lieu le plus proche qui lui était venu à l'esprit et il s'était dépêché d'agir. Hans, toujours sous l'effet du sortilège, n'était pas prêt de voir l'effet se dissiper. Si Miles avait pu recourir à la magie noire, les sorts qu'il utilisait n'étaient jamais proférés à la légère. Les fondements de la magie noire étaient peut-être de nature maléfique mais tout usage réfléchi dans une situation qui pourrait le nécessiter n'était pas exclure directement. Il fallait jauger entre la façon lui plus plausible pour parvenir à ses fins, et si la situation le nécessitait vraiment. Dans notre cas, Ainsworth n'avait pas d'autre choix pour forcer Hans à l'obéir et sa vie était plus que menacée – sans compter celle de sa sœur. Il savait que ses intentions étaient louables et n'avait pas honte à se servir d'un sortilège impardonnable. Il s'était entraîné à maîtriser quelques sorts de magie noire durant une période où ce dernier avait pris un mentor pour s'endurcir une fois ses études terminées. Ce dernier lui avait introduit comment s'en servir sans nécessairement tomber dans un usage maléfique. Entre autres, il lui avait appris à maîtriser Impero ainsi qu'à lutter du mieux qu'il puisse.

Sans plus attendre, le professeur s'exclama :

« Comment va ma sœur, Mary ?! Pourquoi l'avoir enlevé à nouveau ? 
- On ne l'a pas enlevé. Et par ailleurs, ce n'est plus ta sœur ; tu ne devrais plus t'en soucier. Pour ce qui est des intérêts de Père, tu sais comment il est... Pas très bavard. »


Hans trouvait le moyen d'être arrogant même sous l'influence d'impero. Cette version de lui restait malgré tout la plus supportable. Miles ne sut pas réellement comment réagir face à ces informations. Il avait envie de croire qu'elles étaient vagues mais au contraire, elles étaient concises. Ils ne l'avaient pas enlevé ; ce qui signifiait que soit il n'était pas vraiment au courant de ce que manigançait, soit il avait été réellement honnête. Et forcément ce dernier l'était, il était encore soumis à Ainsworth. Miles avait du mal à avaler tout ça, il voulait tout recracher mais devait rester calme. Il ne pouvait se permettre de faillir alors qu'il avait accompli le plus grand pas vers une possible victoire. Ainsi, il préserva un recul sur la situation et ordonna à Hans quelques suggestions.

« Maintenant que tu es disposé à m'écouter, tu vas me rendre de grands services. Tu vas me donner la localisation exacte de toutes les bases de ta petite secte en me précisant celles où ton père se trouvent le plus souvent, ainsi que la fréquence. Je veux que tu me dises tout ce que tu sais. »

Hans s'exécuta. Il se munit d'un stylo et d'une feuille que Miles venait de mettre à sa disposition puis écrivit tout ce qu'il savait. Miles s'alluma une cigarette pour se détendre tout en écoutant sa nouvelle source d'information ; il l'avait bien méritée après ce combat acharné. Une fois qu'il eut terminé, Miles lui adressa une nouvelle consigne.

«  Bon, maintenant que je sais les moindres informations sur les déplacements de Stanislav, tu vas pouvoir le voir, lui dire que je suis mort avec une fausse preuve pour qu'il te croit. Puis tu feras en sorte qu'il soit à cette base-ci, avec une garde minimale, la nuit du 5 au 6 juillet. Il faut la présence de ma sœur, cela va de soi. Et toi aussi tu seras présent, mais le reste du temps évite le plus de le voir. Je ne voudrais pas qu'il ait le temps de douter de ta fiabilité. »

Miles lui tendit une potion anti-magie pour que Hans ne lutte pas pour reprendre ses esprits, mais qu'il continue de rester docile comme il l'était. Elle devrait durer suffisamment longtemps pour que ses pouvoirs restent en sommeil quelques jours, selon les dires du brillant potionniste chez qui il l'avait récupérée. Une fois fait, ils transplanèrent à nouveau, aux alentours d'où se trouvait Antonovitch, toujours en Estonie. Avant de laisser son nouvel esclave, il lui adressa une dernière fois la parole :

« N'oublie pas de tracer un cercle anti-transplanage avant mon arrivée et de laisser une ouverture sans sortilège de détection, et de protection. Je compte sur toi. »

Il y abandonna Hans à son sort pour qu'il prépare les conditions nécessaires à sa victoire. Il était parvenu à son but aujourd'hui, mais ne criait pas victoire trop vite. Il se métamorphosa en corbeau et s'envola pour se vider l'esprit, tout en prenant la direction de Poudlard. De longues préparations l'attendaient désormais afin d'être au point pour le jour J. Avec la taupe qu'il venait de se mettre dans la botte, il avait gagné un atout intéressant en ce jour, dont il se rappellerait.

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A SUIVRE

28 ans et déjà à la retraite !
« La vie se présente à nous comme une certaine évolution dans le temps et une certaine complication dans l'espace. »