Cité de Londres

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Au coeur des rues d'été  Libre 

Reducio
Ce RPG se passe durant le mois d'août entre la première année et la deuxième année d'Ysalyne.


14h03.

De sa chambre, Ysalyne put très distinctement entendre la porte de la maison claquer lorsque son père reparti de la maison, sa pause du midi finie. Sans un au-revoir, comme d'habitude. La petite soupira et se pencha de nouveau sur son roman. Elle l'avait acheté quand elle et ses parents étaient partis sur le Chemin de Traverse pour acheter ses fournitures de deuxième année. En passant chez Fleury et Bott, lorsqu'elle avait lu le nom de l'auteur du livre, elle avait d'abord été abasourdie. Puis, passé le choc, elle s'était empressée de l'acheter avec ses propres gallions, profitant qu'il soit encore en rayon, car une pancarte précisait qu'il était en édition limitée.

Le livre s'appelait « Celle qui faisait tomber la neige »
Reducio
Stop ! Oui, je sais, anachronisme ! Je sais que ce livre a été écrit l'hiver de la deuxième année d'Ysalyne et Amaëlle, mais je voulais juste lui faire ici un clin d'oeil, parce que j'ai adoré cette histoire ;)
et c'était Amaëlle Nelly qui l'avait écrit.

Elle n'avait pas eu de nouvelle d'Amaëlle ou d'Antony depuis bien longtemps. Depuis le mois de mars en réalité. Elle n'avait jamais osé, jamais réussit à leur écrire. Elle en avait eu envie, tellement qui lui était arrivé d'en pleurer, mais elle n'était jamais parvenue à coucher sur papier tout ce qu'il s'était passé, tout ce qu'il se passait dans sa tête. C'était trop dur.

Alors lire le livre d'Amaëlle, ça avait été pour elle comme de se rapprocher de son amie. Elle pouvait presque entendre sa voix qui lui lisait les mots, avec son ton joyeux.


« Chérie ? »

La petite se tourna vers la porte de sa chambre. Dans l'encadrement, sa mère enfilait sa veste.

« Tu vas quelque part ? »

« Oui, je vais à Saint-Mangouste. »

Ysalyne fronça les sourcils. Depuis sa sortie de l'hôpital, sa mère avait un rendez-vous médical toutes les deux semaines pour vérifier que la maladie ne revenait pas. Pourtant, la jeune fille pensait que ces rendez-vous avaient pris fins le mois dernier.

« Encore ? Je croyais que c'était finit... »

« Cette fois c'est différent. Je vais récupérer un papier qui dit que je peux travailler. »

Nathalie sourit légèrement, presque timidement. Elle avait effectivement trouvé un travail de serveuse dans un café sorcier, pas très loin de chez eux, ce qui était une grande aubaine. Ysalyne, du haut de ses douze ans, ne comprenait pas tout, mais elle savait que ses parents n'avaient, à part leurs Aspics, aucun diplôme qui pourrait leur assurer un travail haut placé dans le monde des sorciers.

Sa mère esquissa un mouvement pour entrer dans la chambre de sa fille, mais se ravisa. 


« Je serai de retours dans un peu plus d'une heure je pense. »

« Et papa ? »

« Tard, ce soir.  On est jeudi. » Evidemment. Son père avait trouver du travail dans une petite papeterie magique de Londres, et il y restait jusqu'à très tard le lundi et le jeudi, pour réceptionner les commandes. « Pas de bêtises, d'accord ? Tu ne sors pas dehors toute seule... »

« Je sais... »

Agacée, Ysalyne soupira et tourna le dos à sa mère pour faire mine de replonger dans sa lecture. Elle sortait toujours toute seule, chez sa grand-mère, et ici, elle se sentait toujours prisonnière. Elle avait l'impression de ne plus avoir aucune liberté...

« A tout à l'heure. »

Pas de réponse. Nathalie baissa les yeux face au silence d'Ysalyne, mais n'ajouta rien et sortit de la petite maison. Dès l'instant où la porte d'entrée claqua une nouvelle fois et que la petite se trouva seule, Ysalyne poussa sur la tranche de son bureau pour faire rouler sa chaise jusqu'à sa porte puis se leva d'un bond. La petite attrapa son petit sac en bandoulière rouge, hésita à prendre une veste, jeta un coup d'oeil par la fenêtre ouverte. Il faisait beau, et il faisait chaud. C'était le mois d'août. Pas de veste.

Ysalyne prit enfin son trousseau de clefs et sortit à son tour de la maison en prenant bien garde à fermer derrière elle. Dehors, des familles se promenaient, des enfants couraient sur les trottoirs, les couples se tenaient pas la main. La Serpentard agrippa son sac et s'éloigna d'un pas vif de chez elle, souhaitant juste se changer les idées au cœur des rues d'été.

*en baisse de régime pendant l'été mais passerai quasiment tous les jours quand même*
Non, ça ne m'énerve pas mais... C'est Ysalyne avec deux Y, bandes de trolls analphabètes !
Deuxième année RP

Au coeur des rues d'été  Libre 

Anna en avait marre d'être en compagnie de ses parents et sa sœur. Cette dernière ne faisait que de parler d'elle et ses parents s'extasiaient à chaque fois qu'elle disait une parole. Anna ne pouvait pas en placer une. De plus, elle avait l'impression que sa famille n'était plus la même avec elle depuis que l'on avait découvert qu'elle était une sorcière. Peut être étaient-ils jaloux ? C'est ce que la jeune fille pensait.
Lorsque ses parents lui jetèrent un énième regard noir pour avoir interrompu le passionnant discours de sa sœur, Anna se leva et cria :


« Vous êtes vraiment horrible avec moi ! Vous ne m'avez quasiment pas causé depuis que je suis rentré ! Il n'y en a que pour elle ! »

Tout en parlant, Anna pointa du doigt sa sœur, qui ricanait face à la colère de la petite sorcière.
Anna continua :


« De toute façon je vous aime pas ! Vous êtes jaloux c'est tout ! Et d'ailleurs vous avez bien raison !
Poudlard est vraiment merveilleux, mais vous, vous ne pourrez JAMAIS vous y rendre ! »


Sur ces mots qui avaient effacé le sourire démoniaque du visage de sa sœur, Anna attrapa sa baguette avec laquelle elle jouait sur la table, et sorti le plus dignement possible, tout en claquant la porte avec une force incroyable.
Personne ne tenta de la retenir. Anna décida d'aller traîner un peu dans les rues de Londres et d'aller faire du shopping. Mais la deuxième année se rendit vite compte que la chose qu'elle pouvait acheter avec 2£ était un porte clé en forme de drapeau que l'on trouvait à tout les coins de rues.
Désespérée, Anna continua son chemin, les larmes aux yeux. Cette journée était vraiment ce que l'on peut appeler une journée pourrie.
La Serpentard décidé de s'asseoir sur un banc et de s'amuser à imaginer ce que telle ou telle personne venait faire là. Peut être ce monsieur transportait-il dans sa mallette un document top secret ? Et cette dame, elle s'était peut être enfuit de son mariage, ayant découvert que son mari était en fait un psychopathe ?
Très vite, le jeu redonna le sourire à Anna, et quelques passants s'étonnèrent de voir la jeune fille rire toute seule.
Soudainement, Anna s'arrêta de rire. Elle venait de voir Ysalyne Benett, elle aussi élève à Poudlard, encore mieux à Serpentard, se promener dans la rue.
Ni une ni deux, Anna bondit de son banc, évitant habilement les passants, sautant par dessus les caniches de mèmère, et prenant garde à ne pas mettre les pieds dans une flaque.
Enfin, Anna parvint à rattraper Ysalyne. Elle lui tapa sur l'épaule et lui dit :


« Euh… Salut ! Qu'est ce que tu fais là ? »


La question d'Anna était très bête. En effet, les 3/4 des élèves de Poudlard devaient habiter à Londres.

Un sens interdit, en somme ce n'est qu'un sens autorisé, mais pris à l'envers.
Pierre Dac

Au coeur des rues d'été  Libre 

14h09

Ysalyne effectua un petit bond léger pour monter sur un nouveau trottoir. Être dehors lui faisait du bien, respirer autre chose que les encens de sa mère lui donnait une sensation de pureté incroyable, sentir le soleil sur son visage lui rappelait ses longues balades dans les champs. Elle était bien, bien mieux qu'enfermer à double tour dans sa maison. D'ailleurs, elle n'aimait pas dire ça, ne s'y habituait pas. Sa maison. La maison qu'elle partageait avec ses parents. C'était bizarre.

La petite croisa une adolescente, plus âgée, qui promenait un chien et elle y attarda son regard quelques secondes. Elle aimait bien les chiens. Celui-ci était tout jeune, un labradors. Les animaux lui manquaient, aussi. Chez Mamy, elle pouvait suivre les écureuils dans la forêt, les dessiner. Elle pouvait écouter les oiseaux chanter, entendre se pavaner le coq du vieux voisin. Tout ce qu'elle entendait, maintenant qu'elle habitait à Londres, c'était des pétarades de pots d'échappements et des klaxons.

En passant près d'un couple armé de cornet de glace, Ysalyne sentit l'envie lui monter à la bouche. Voilà encore une chose qui agaçait la petite au plus haut point. Sa mère insistait pour que tout à la maison soit naturel, bio, et sain. D'abord, Ysalyne s'était dit qu'elle voulait reprendre un rythme de vie sain après sa maladie, repartir sur de bonnes bases, mais qu'elle autoriserait quelques écarts de temps en temps. Mais non. A 41 ans, sa mère avait décidé que le gluten était l'ennemi numéro 1 et que le sucre et la graisse ne se situait pas très loin derrière.

Ysalyne farfouilla dans son sac à la recherche de son porte-monnaie. Lorsqu'elle le trouva, son visage s'illumina d'un sourire gourmand. De plus, à force de se promener clandestinement et de devoir éviter les quartiers où ses parents étaient susceptibles d'être, Ysalyne avait réussit à trouver tout un tas de petits commerces très mignons et un peu cachés.

D'un pas encore plus joyeux maintenant qu'elle avait pour but d'aller s'acheter quelque chose à manger, Ysalyne s'engouffra dans une ruelle qui l'emmena sur une rue piétonne, bondée. La petite se mêla au passant avec bonheur.

Soudain, elle sentit une petite tape sur son épaule et sursauta avant de se retourner vivement. Un instant, elle eu peur de croiser le regard bleus et furieux de sa mère mais il n'en fut rien, et elle se retrouva plutôt nez à nez avec l'une de ses camarades de classe. C'était pire.


« Euh… Salut ! Qu'est ce que tu fais là ? » 

Ysalyne se figea un quart de secondes. Elle n'avait pas prévu de croiser quelqu'un de Poudlard. A vrai dire, elle n'avait encore jamais croisé personne. Depuis mars, depuis qu'elle avait quitté le château, Ysalyne n'avait été en contact avec aucun de ses anciens camarades. Et pour dire vrai, elle appréhendait les questions sur son départ sans au-revoir. Avec le stress, son pouls s'emballa.


« Salut Anna... Bah, tu vois, j'me ballade, j'profite du soleil... » D'un geste du bras, la jeune Benett balaya la rue. Puis, hésitante, elle poursuivit : « Et toi, comment... comment tu vas ? Tes vacances se passent bien ? »

*en baisse de régime pendant l'été mais passerai quasiment tous les jours quand même*
Non, ça ne m'énerve pas mais... C'est Ysalyne avec deux Y, bandes de trolls analphabètes !
Deuxième année RP

Au coeur des rues d'été  Libre 

« Salut Anna... Bah, tu vois, j'me ballade, j'profite du soleil... »

Ysaline accentua ses paroles avec un geste désignant la rue, toujours aussi pleine de moldus pressés.

« Et toi, comment... comment tu vas ? Tes vacances se passent bien ? »


Anna remarqua tout de suite que quelque chose n’allait pas. En effet, à partir du moment ou Anna avait adressé la parole à Ysalyne, cette dernière était devenue anxieuse, stressée comme si elle avait peur d’Anna.
Pourtant, Anna ne voyait pas ce qui pouvait faire qu’Ysalyne soit aussi tendue. Peut être n’avait elle pas envie de parler à Anna ?
La jeune fille décida de faire comme si de rien n’était, pour ne pas gêner Ysalyne. Elle s’était déjà retrouvée dans de telles situations, et savait que demander ce qui n’allait pas augmentait encore la gêne éprouvée.

« Je vais bien merci, et toi ? Mes vacances… ne se passent pas bien du tout. »

Devait-elle développer et expliquer à sa camarade pourquoi ses vacances étaient vraiment nulles ?
Peut être que cela pousserait Ysalyne à se détendre et à lui confier son problème.


« Depuis que je suis rentrée chez moi, il n’y en à que pour ma sœur. Et mes parents sont désagréables avec moi, comme si ils étaient jaloux que je soit une sorcière. »


Anna fit une grimace pour accompagner ses paroles. Reparler de ceci lui avait coupée sa bonne humeur.


" Et toi, tes vacances ?"


Anna se souvint alors qu'Ysalyne était partie plus tôt que les autres élèves de Poudlard. Ce départ sans explication avait généré un nombre incroyable de ragots, et certains étaient vraiment improbables. Un élève de Poufsouffle racontait à qui voulait l'entendre qu'Ysalyne s'était enfuie avec le prof d'arithmancie pour aller en voyage en Australie voir des dragons.
Comment avait-elle pu oublier cela ?!
Elle pensait maintenant savoir pourquoi Ysalyne était gênée de sa présence. Elle ne devait pas avoir envie d'expliquer à Anna, qui n'était qu'une connaissance, pourquoi elle était partie sans explications.

Un sens interdit, en somme ce n'est qu'un sens autorisé, mais pris à l'envers.
Pierre Dac

Au coeur des rues d'été  Libre 

14h14

Ce n'était pas qu'Ysalyne ne s'intéressait pas à la vie d'Anna. Pas du tout. Elle n'avait rien contre sa camarade de maison, et aurait, en temps normal, été ravie de la croiser, elle, ou n'importe qui d'ailleurs. Mais si elle avait commencé à lui poser des questions, s'était pour éviter de parler d'elle, de son absence, de la peur, des larmes, de la maladie, qui avaient fait vivre la dernière partie de son année scolaire.


« Je vais bien, et toi ? » demanda Anna, sûrement plus par politesse qu'autre chose, car elle enchaîna aussitôt. « Mes vacances... ne se passent pas bien du tout. »

Ysalyne fronça les sourcils. Pourquoi ça ? Elle ne doutait pas qu'Anna allait lui en parler, car elle semblait en avoir besoin, mais elle se demandait sincèrement ce qui pouvait se passer dans la vie de cette Serpentard toujours joyeuse et pleine d'énergie.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? J'veux dire, si tu veux en parler, évidemment... » s'intéressa-t-elle gentiment.

« Depuis que je suis rentrée chez moi, il n’y en à que pour ma sœur. » se plaignit la jeune Obertino. « Et mes parents sont désagréables avec moi, comme si ils étaient jaloux que je soit une sorcière. »

Anna grimaça et Ysalyne l'accompagna dans une même grimace, désolée pour sa camarade. Il n'y avait rien de plus désagréable que de rentrer chez soit et de ne pas se sentir à sa place, elle en savait maintenant quelque chose. Depuis qu'ils avaient emménagé tous les trois dans cette petite maison de Londres, ses parents ne semblaient pas quoi faire avec une enfant sous leur toit. Déjà qu'il n'avaient pas l'habitude d'avoir une véritable maison, alors une adolescente de douze ans ? Ils n'arrivaient pas à communiquer avec elle et pour Ysalyne, c'était insupportable.

« Et toi, tes vacances ? » enchaîna Anna.

« Mes vacances ? »

Ysalyne hésita. Quand avaient débuté ses vacances ? Quelle date pouvait-elle donné au début de ses vacances pour ne pas avoir à révéler ce qu'elle ne voulait pas dire, pour ne pas avoir à mentir ? Sûrement à la même date que la fin des cours. Oui, ce serait ça. Comment se passait son été...


« Oh, et bien... ça va. » Malgré elle, Ysalyne était fuyante. Elle ne voulait pas aborder le sujet, surtout pas. « J'ai déménagé ici avec mes parents et... on s'habitue petit à petit. »

La jeune Benett fit rouler entre ses doigts la sangle de son sac à main, et le souvenir de son envie de glace lui revint. Elle était tiraillé entre l'envie d'inviter Anna à aller en manger une avec elle – elle n'avait, après tout, pas eu de contacte avec des sorciers de son âge de Poudlard depuis des mois – et d'un autre côté, rester plus longtemps à ses côtés augmentait le risque de devoir parler de son absence. Ysalyne se mordit l'intérieur des joues. Tant pis.

« T'as un peu de temps devant toi ? J'allais m'acheter une glace, si tu veux, tu peux m'accompagner... Ils seraient d'accord, tes parents ? »

*en baisse de régime pendant l'été mais passerai quasiment tous les jours quand même*
Non, ça ne m'énerve pas mais... C'est Ysalyne avec deux Y, bandes de trolls analphabètes !
Deuxième année RP