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 France  Des vacances d'amour.

On était le 9 Août, il était midi pile et James devait arriver des États-Unis aujourd'hui. La moitié de la famille des Lanoblis (père, soeur et Rosa) s'était rendue à l'aéroport afin de venir chercher le blondinet. Christian, le père de Rosalys n'avait d'ailleurs pas arrêté de faire des remarques désagréables sur la condition magique du petit-ami de sa fille. Certains pères l'auraient fait parce que le garçon en question leur volait leur fille. Christian, pour lui, le fait que James soit un sorcier était son seul problème. Au lieu d'un "monstre" dans sa maison, il en aurait deux à gérer.
Cet homme réagissait comme ça depuis maintenant presque un mois et demi et la Serdaigle commençait à en avoir vraiment marre. Elle en venait même à regretter d'avoir invité James chez elle. Elle ne voulait pas que le garçon qui lui était si cher fuit devant la famille détruite qu'elle avait. Seule sa mère et Amélia, qui n'étaient point là toutes deux, pouvaient le faire changer d'avis s'il décidait de partir. Pourtant, dans moins d'une trentaine de minutes, la faussement joyeuse famille serait à l'aéroport et tout cela deviendrait une réalité.
Rosalys avait tout fait pour que son père ne s'en prenne pas à son ami de Poufsouffle. Elle avait étéune fille exemplaire, ne désobéissant jamais, faisant tout ce qu'il lui disait de faire dans la seconde. Et pourtant, cela n'avait pas suffit, Christian était toujours aussi infect. La jeune enfant savait son petit ami très sensible et la dernière chose qu'elle voulait, c'est qu'il soit blessé par quelqu'un de sa famille à elle.
La fillette, perdue dans ses pensées, ne remarqua même pas que la voiture s'était arrêtée sur le parking. Ce fut sa soeur qui lui donna un coup de coude afin qu'elle sorte. La blondinette couina sous la brutalité et la violence du coup. Son père n'était ainsi pas le seul contributeur à sa détresse. Éléonore semblait avoir oublié leurs embrassades sur les quais de la gare et leur longue correspondance de l'année dernière. De nouveau, elle était abjecte avec sa jumelle.
Rosalys sortit de la voiture et pénétra sans attendre dans le hall de l'immense bâtiment. Une foule monstre y avait élu domicile. La fillette se faufila entre ces milliers de personnes et arriva devant la porte des arrivées. Voyant soudain une chevelure blonde en pétard, la Serdaigle se rua dans les bras de son petit ami. Ces derniers lui avaient tellement manqués !

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 France  Des vacances d'amour.

James était dans l'avion. Il revenait directement des Etats-Unis où il avait passé tout le mois de juillet et le début du mois d'août avec sa famille. Il avait vu son frère Thomas - la dernière fois qu'ils s'étaient vus remontait à deux ans -, et sa sœur Elena - qu'il ne voyait pas souvent non plus. Jake, Mary et Niels étaient aussi là. Ils avaient passé de superbes vacances avec eux. Certains moments avaient aussi été risqués, tels que les missions top secrètes de son père et autres périls qu'ils avaient encourus. Que de souvenirs se trouvaient dans sa tête.

Maintenant, il avait décollé pour la France depuis New York LaGuardia, "à la moldue" - d'ailleurs, ces vacances aussi avaient été à la façon moldue. Rosalys lui avait dit que son père avait un meilleur point de vue vis à vis des moldus que des sorciers. Il voulait faire bonne impression. Ses parents étaient restés à New York, avec Jake, Mary et Niels. Thomas était dans le même avion que James. Ils allaient tous les deux en France - c'était un pays que Thomas n'avait pas encore visité parmi tous ses voyages. Il avait treize ans d'écart avec lui. Son frère voyageait à travers le monde et vivait aux dépends des avions. Lui aussi aimait bien la façon moldue. Il écrivait un livre sur les civilisations magiques internationales, les classait, il comptait plutôt faire une encyclopédie, dans le but professionnel de devenir professeur d'Histoire de la Magie. Avec toutes ses connaissances, il y avait fort à parier qu'il réussirait.

Elena était repartie en Ecosse par portoloin. Elle préférait de loin les transports magiques : plus rapides et efficaces.

James était mélancolique d'avoir quitté sa famille. Mais il se rassura en se disant qu'il allait voir sa chère tendre Rosa. Il avait hâte. Son avion atterrissait dans une heure. Cela faisait déjà 7 heures. Il venait d'approcher les côtes normandes. Le préfet de Poufsouffle pouvait même apercevoir les rives d'Angleterre, par ce ciel dégagé.

Bientôt, l'avion se dirigea vers le sud, en direction de Lyon. Le plus dur serait le décalage horaire à rattraper. C'est comme s'il ne faisait rien pendant 15 heures, car le temps du voyage durait 8 heures, plus le décalage de 7 heures. Difficile de résister à l'envie de dormir !

Il s'était renseigné un maximum sur la France, sans se gâcher la surprise non plus, mais pour ne pas avoir l'air ridicule aux yeux des parents de Rosalys.

***


L'avion approcha de la piste, prêt à atterrir. Quand les trains d'atterrissage furent en contact avec le bitume, James eut un haut le cœur. Les avions, c'étaient pas trop son truc. Puis l'appareil ralentit et alla se parquer près d'une passerelle. Lorsqu'il put se détacher, Thomas l'aida à prendre sa valise dans le porte-bagages au-dessus et prit sa propre valise. Ils attendirent que le flux de personne descendit de l'avion pour pouvoir sortir à leur tour. Ils se dirigèrent ensuite vers la plateforme des arrivées, et allèrent chercher leurs grosses valises - celles qui étaient dans la soute. Ils se rendirent ensuite à l'endroit où les amis, familles, taxis et autres attendaient les voyageurs. Le blondinet aperçut Rosalys. Celle-ci se précipita dans ses bras lorsqu'elle l'aperçut à son tour. Il était tellement content de la revoir ! Quelle joie ! James fut un peu gêné devant son frère qui était à côté et qui contemplait la scène. Il était un peu perplexe, il faut avouer.


"Je suis tellement content de te voir !"

Le garçon tourna la tête vers Thomas.

"Je te présente mon frère, Thomas. Il voyage en France en ce moment, du coup, je suis venu avec lui des États-Unis."

Il alla dire bonjour au père et à la sœur de Rosalys. Eux trois étaient venus le chercher. Le garçon se tourna à nouveau vers Thomas et l'embrassa de toutes ses forces pour lui dire au revoir. Il lâcha une larme. Il ne le reverrait plus avant quelques mois...

"Au revoir Thomas. Tu vas me manquer."

"Toi aussi, frérot. Tu vas me manquer."

Cet instant d'émotions était très douloureux pour James. Il adorait son frère - parmi les trois qu'il avait -, c'était son modèle, sa référence en matière de psychologie. C'était lui qui l'avait aidé à grandir, à se forger une opinion du monde. Mais là n'est pas le sujet. James allait passer d'agréables vacances en compagnie de sa petite amie ainsi que de sa famille. En France, pays qu'il ne connaissait absolument pas.

James regarda une dernière fois son frère qui s'éloignait au loin pour sa correspondance vers Paris.

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 France  Des vacances d'amour.

Rosalys se dégagea des bras de son petit ami et le regarda comme si elle ne l'avait pas vu depuis des années. Pourtant, un seul mois avait séparé les deux tourtereaux depuis la fin de l'année scolaire. C'était son premier amour et elle souhaitait être tout le temps près de lui. La fillette entendit alors James lui dire avec sa voix douce, celle qui lui avait tellement manqué.

"Je suis tellement content de te voir !"

La Serdaigle s'apprêtait à dire qu'elle aussi était très heureuse de le voir lorsque le Poufsouffle tourna la tête vers un grand blond. Des répliques exactes mais avec une grande différence d'âge. Rosalys se demanda si elle n'avait pas en face d'elle le père de James. Il était très jeune pour un homme avec six enfants derrière lui. En fait, il était beaucoup trop jeune. Il devait surement s'agir du frère ainé. Comment s'appelait-il déjà ? Ah oui. Thomas. Comme pour confirmer sa réflexion, James entreprit de faire les présentations.

"Je te présente mon frère, Thomas. Il voyage en France en ce moment, du coup, je suis venu avec lui des États-Unis."

La blondinette sourit, elle avait vu juste. Soudainement, elle écarquilla les yeux. En se jetant ainsi sur son frère, la fillette n'avait surement pas gagné l'amitié de Thomas. À moins qu'il s'en fiche. Même si elle n'avait entendu que du bien du grand blond, la Serdaigle ne pouvait s'empêcher de penser à cet idiot de Niels. ce dernier était l'exeple parfait de l'idiotie, de la stupidité. Enfin bref, la seule chose qu'espérait Rosalys était que le grand frère de James n'est pas une trop mauvaise image d'elle. Le Poufsouffle disparut d'ailleurs du champ de vision de la petite. Pour voir ce qu'il faisait, la jeune enfant se retourna. Son père et sa soeur, tous les deux très en colère, disait bonjour à James. À la vue des regards des deux moldus, la blondinette sut qu'elle allait passé un mauvais quart d'heure. Devant son petit-ami.
Rosalys sourit une dernière fois à Thomas avant de s'en aller vers sa "famille". Sa soeur lui prit d'ailleurs la main avant de la serrer de toutes ses forces. La fillette glapit de douleur en regardant son camarade dire au revoir à son grand frère. Ce dernier s'en alla et James se retourna vers la famille avant de prendre la Serdaigle par la main. Il regarda pendant un instant la marque rouge sur le poignet de la petite en fronçant les sourcils avant de se rendre compte que la moitié de la famille des Lanoblis se dirigeait vers la sortie. Les deux sorciers coururent alors pour les rattraper. Quand ils parvinrent à la voiture, Éléonore lança d'une voix aigre.


"On a cru que vous n'alliez jamais arriver... Dépêchez vous de monter. Je dois aller retrouver mes amies."

Rosalys fronça les sourcils. Que sa soeur s'attaque à elle, ce n'était pas grave, elle avait l'habitude. Mais qu'elle s'en prenne à James ? Il n'en était pas question. C'est pour cela qu'elle répliqua.

"Range ta langue de vipère, Éléonore."

La copie conforme de la Serdaigle souffla de colère avant de regarder la sorcière avec dégout. La blondinette se tourna alors vers son petit ami.

"Excuse-la... Je te présente mon adorable soeur, Éléonore..."

Et c'est ainsi qu'ils montèrent tous dans la voiture, après avoir mis dans le coffre de la voiture les affaires de James, pour un trajet silencieux. Lorsqu'ils arrivèrent à Lyon, James regarda la ville aux diverses maisons dont les devantures étaient sculptées.
Soudain, les pneus de la voiture crissèrent et le père de Rosalys fit une manoeuvre. Une sorte d'immeuble de quatre étages, qui s'avérait être un hôtel particulier se trouvait juste devant eux. La petite bande sortit de la voiture et déchargea la voiture de la grosse valise en cuir du Poufsouffle. Sur le seuil de la porte se tenait Clémence et Amélia, les deux femmes les plus aimantes que Rosalys ait connu.

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Le couple se tenait la main. James aperçut une marque rouge sur le poignet de Rosa, et fronça les sourcils. Il se rendit compte que le père et la sœur de Rosalys s'étaient dirigés vers la sortie. Ils coururent alors pour les rattraper. Le garçon se rendit compte que Rosalys était exactement comme sa sœur, Eléonore. Il aurait de la chance s'il ne les confondrait pas. Non, il ne pouvait pas les confondre, Rosalys était totalement différente d'Eléonore, en soi. Seulement, vu la réplique qu'elle avait sortie dans la voiture, le caractère de cette dernière devait être coriace. L'inconvénient - parfois avantage - d'avoir une jumelle, c'est qu'elle pouvait se faire passer pour l'autre, plomber les relations. C'était cela dont James avait le plus peur. Il chassa toutes ces pensées pour le moins gênantes et s'assit sur la banquette arrière de la voiture, à côté de Rosa.

"Excuse-la... Je te présente mon adorable soeur, Éléonore..."

Le Poufsouffle lança un sourire jaune à Eléonore. *Elle m'a l'air d'être une sacrée...* Le trajet se fit en silence et James découvrit Lyon derrière la fenêtre. Lorsque la voiture arriva devant ce qui semblait être un hôtel particulier, il ressentit un regain d'énergie après son voyage en avion de huit heures. Il aurait peut être moins de mal à rattraper le décalage horaire qu'il ne le pensait. Cependant, il avait besoin de dormir une heure au moins, histoire d'être plus en forme, tout de même...

Ils sortirent tous de la voiture et le garçon alla prendre sa grosse valise dans le coffre. Deux femmes se tenaient devant la porte. Il ne les connaissait pas, mais il supposa que l'une fût la mère de Rosalys. L'autre, la jeune fille ne lui en avait jamais parlé, de ce qu'il se souvenait. Sa petite amie lui fit alors les présentations. C'était Clémence, sa mère, et Amelia, une amie qu'elle avait eu comme professeur. James n'était pas timide le moins du monde, et déclara, sans gêne :


"Enchanté. Je suis James Silvershade."

Moment de panique. Il ne savait pas s'il devait dire ami ou copain de Rosa. Il abrégea donc en ne disant rien de plus. Il se rendit compte que Rosalys ne l'avait pas briefé. Il ferait avec. Il n'était pas stupide au point de faire de si bêtes erreurs qui mettraient Rosa dans une situation délicate.

Ils rentrèrent alors dans l'immeuble et ils visitèrent pour faire découvrir à James son espace de séjour durant la fin du mois d'août.

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Lorsque les deux enfants arrivèrent devant les femmes de caractère qu'étaient Clémence et Amélia, Rosalys s'empressa de faire les présentations. Elle ne se souvenait pas vraiment de ce qu'elle avait dit à James sur sa famille mais elle espérait que celui arriverait à se débrouiller malgré le manque d'informations de la petite Serdaigle. James se présenta alors lui-même, du même ton calme et précis qu'il utilisait en temps normal. La blondinette était impressionnée car, si cela avait été elle, la petite aurait surement bafouillée longuement avant de se ressaisir et de donner sans bégayer son nom complet.

"Enchanté. Je suis James Silvershade."

La Serdaigle fut un peu déçue qu'il ne précise pas "petit-copain". Cela aurait encore plus mis Christian et Éléonore en colère et cela aurait bien fait rire la jolie demoiselle. Enfin, le but n'était pas vraiment celui-ci mais seulement de passer du temps avec son Poufsouffle. Clémence et Amélia, sa "grande soeur", se poussèrent de l'entrée et Rosalys entraina son copain vers l'ascenseur. Elle devait lui montrer la chambre d'ami, c'est à dire son endroit personnel pour la fin du mois d'Août. Arrivant à l'étage souhaité, le quatrième, la petite prit sa valise, tandis que James prenait la sienne, et la tira jusqu'à une porte en bois finement ouvragée. Quand elle ouvrit cette dernière, une spacieuse chambre blanche décorée avec goût dans un style minimaliste se découvrit au regards des deux élèves. Ces derniers rentrèrent dans la pièce avant de poser la valise du Poufsouffle dans un coin. C'est alors que Clémence et Amélia passèrent la tête dans l'embrasure de la porte.

"Tout vas bien ?" Demanda la mère de la Serdaigle. Cette dernière fut suivi d'une petite remarque à la Amélia. "On est vraiment contentes de te rencontrer, James ! Rosa me parle tout le temps de toi dans ses lettres !"

La concernée, profondément gênée, leur hurla dessus tandis que les deux adultes s'en allaient en gloussant vers le salon. Elle se tourna ensuite vers James et sorti du col de sa chemise le pendentif que ce dernier lui avait offert à Noël. Elle tritura le joli coeur, comme à chaque fois qu'elle était stressée, et gloussa nerveusement avant de dire sans arrières pensées.

"Ma chambre est à coté de la tienne, à droite. Si tu as besoin de quelque chose, viens me voir."

Sur cette dernière phrase, la fillette partit vers son endroit à elle. La Serdaigle reprit sa propre valise avant d'aller voir sa propre chambre. Cette dernière n'avait pas changé depuis les vacances de Février. Elle était toujours aussi bleue, aussi simple. Il n'y avait pour mobilier qu'un simple lit, une commode/miroir, une bibliothèque et un bureau.

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Lorsque Rosalys ferma la porte de sa chambre, James se laissa tomber sur son lit et fut étonnamment surpris du matelas : moelleux, tendre, reposant. Le garçon allait bien dormir, c'était certain. Quelques minutes plus tard, il était dans les bras de Morphée. Il ne pouvait plus résister après ces heures de vol.

***


Le garçon de Poufsouffle marchait dans le parc de Poudlard, en compagnie de Rosa. Elle était coiffée comme le jour du bal, et habillée pareil aussi. C'est alors qu'il remarqua que c'était le vingt-quatre décembre. Il s'imaginait en fait l'après-soirée s'il n'était pas tombé après le bal. Peut-être que la soirée se serait passée telle quelle. Ils se promenaient tous les deux, mains dans la mains, sans dire mot.

Le garçon inspirait l'air frais par le nez, bloquait une demi-seconde, expirait par la bouche, attendait une seconde entière, et le processus reprenait. Il respirait lentement, au gré du temps. Il ne pensait à rien, rien du tout. Il ne sentait pas la fraîcheur du soir, mais seulement la douceur de la main de Rosalys. Il lui sembla durer une seconde, alors qu'ils avaient sûrement marché pendant des heures, et pouvaient certainement marcher encore d'autres heures, jusqu'à n'en plus finir. Il pourrait passer sa vie comme ça, avec Rosalys, sans qu'on les dérange, qu'on les sépare, pour toujours et à jamais.

Puis apparut au loin un homme et une fille, plus petite que celui-ci. Puis James fut choqué de reconnaître Rosalys. Son regard passa de la fille qui se tenait à côté de lui à sa copie conforme en face. L'homme se rapprochait avec la fille, et le garçon reconnut Christian. Et cette idée le percuta enfin dans la tête : c'était Eléonore, la jumelle de Rosa. Puis elle déclara :


"James ! Qu'est-ce que tu fais avec elle ? Pourquoi traînes-tu avec Eléonore ?"

Le garçon lâcha la main de Rosalys, doutant.

"James, ne l'écoute pas, tu ne vois pas qu'elle essaye de t'embobiner ?"

"Elle raconte n'importe quoi, tu sais très bien que c'est une manipulatrice ! Elle a bien réussi à te convaincre de marcher dans le parc. James, s'il te plaît..."

Le Poufsouffle crut que sa tête allait exploser. Comment pouvait-il douter de la vraie Rosa ? Il s'en voulait à mort.

"James, regarde, j'ai le..."

"Tu vois, c'est moi qui est le collier que tu m'as offert, c'est elle l'imposteur !"

"Je suis bien obligé de la croire..."

"James, elle te ment, regarde comme elle se justifie... Elle me l'a volé, ce collier..."

James regarda celle qu'il croyait Eléonore.

"Je savais que tu étais comme ça, Eléonore, mais là, tu me déçois encore plus !"

Il s'en alla donc vers celle qu'il croyait Rosalys et ne jeta même pas un coup d'œil à la fille qui se trouvait derrière lui. Le seul problème, c'est qu'il n'avait vu la couleur du pendentif : noir corbeau. La couleur de la méchanceté.

***


James se réveilla en sursaut et en sueur. Son cœur battait la chamade. Il entendit soudain des pas rapides dans le couloir et se redressa pour se mettre dans une position adaptée, avant que n'entre la personne qui souhaitait le voir.

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Rosalys avait terminé de ranger ses dernières affaires dans son placard il y a deux bonnes heures. Elle était dorénavant allongée sur son lit et lisait un de ses livres préférés, Orgueil et Préjugés de la merveilleuse auteure du XIXè siècle anglais, Jane Austen. La fillette adorait son style d'écriture qu'elle trouvait tout simplement à tomber. La Serdaigle laissa ses pensées dériver vers un beau Mr Darcy... Blond avec des yeux bleu. Elle imagina Elisabeth Bennet avec de long cheveux blond et de grands yeux de jade. Souriant doucement à ces doux espoirs, la blondinette bascula sur le dos et ferma les yeux d'aise. Elle inspira doucement puis expira. De l'autre coté du mur blanc à qui son lit était collé se trouvait James. Ce dernier devait surement dormir au vu du long voyage qu'il avait fait.
Soudain, alors que Rosalys pensait au beau Poufsouffle, la fillette entendit un petit cri dans la chambre d'ami. La Serdaigle prit peur et sortit violemment de sa chambre avant de courir vers la chambre de son petit-ami. Lorsque la blondinette fut devant la porte, elle hésita quelques minutes avant de l'ouvrir à la volée et de s'écrier, morte d'angoisse.


"Ça va ?! Qu'est ce qu'il se passe ?!"

James était assis dans son lit, en tailleur, rouge et en nage. Il devait avoir fait un cauchemar vraiment horrible pour être dans cet état. La fillette se calma afin de ne pas le brusquer et, tout doucement, elle vint s'asseoir près de lui et lui posa la main sur le front dans un élan de tendresse. Elle sourit doucement et força le garçon à se re-coucher sur le dos. Lorsque ce dernier fut de nouveau allongé, la bleu et bronze s'étendit à son tour près de lui et posa sa tête sur l'épaule de son fabuleux petit-ami. C'est alors que, toujours calmement et avec tendresse, la blondinette demanda gentillement.

"Tu as rêvé de quoi ?"

La température et le rythme cardiaque de James s'accélèrent et la Serdaigle en déduisit qu'il rougissait fortement. Cela ne pouvait pourtant pas être si gênant comme cauchemar. La blondinette se redressa légèrement pour voir le visage de celui qu'elle aimait et attendit des explications.

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James mit sa main dans sa poche de pantalon avant de répondre à Rosa. Il sentit un papier et se rappela de son utilité. Il y avait marqué ces phrases lorsqu'il s'était ennuyé : "Grindelwald classe bêtement sur un pied." et "Antony Vendrale regarde ridiculement derrière un arbre.". La fille qu'il aimait était dans sa chambre à présent, un peu inquiète.

"Ça va ?! Qu'est ce qu'il se passe ?!"

James ne s'expliqua pas dans la seconde, il était encore sous le coup de l'émotion de son rêve, ou plutôt cauchemar. La jeune Serdaigle le força à se rallonger, et elle déposa sa tête sur l'épaule du sorcier. Quelle chance il avait de connaître Rosa. Elle reprit plus doucement, plus calme.

"Tu as rêvé de quoi ?"

Le pouls de James accéléra, et il sentit à la surface de sa peau une couche de chaleur très désagréable et insupportable. Puis il sentit des picotements dans le dos et grimaça. Il essaya tant bien que mal de parler, ignorant la douleur qui lui parcourait le corps.

"J'ai fait un mauvais rêve, et le pire, c'est... qu'à la fin, je ne me suis pas rendu compte de...mon erreur... Même si je le savais au fond..." s'empressa-t-il d'ajouter.

Il se rendit compte que Rosalys ne pouvait rien comprendre à ce qu'il disait, et il parla plus explicitement.


"En fait... j'ai rêvé de toi... et ta sœur... C'était le soir du bal, l'année dernière. On se promenait dans le parc, et puis ta sœur est arrivée et s'est fait passée pour toi en me montrant le collier qu'elle t'avais volé... Ce que je n'ai pas vu, c'était la couleur du pendentif, d'un noir de jais... Au fond, je le savais, mais je ne pouvais pas m'empêcher de succomber à ce...triste sort..."

Le garçon souffla doucement, essayant de reprendre le contrôle de sa respiration. Il était toujours allongé, et Rosa avait toujours sa tête sur son épaule. Son rythme cardiaque diminuait tranquillement tandis qu'il essayait de chasser ce cauchemar de sa tête. Il reprit peu à peu ses esprits, et entendit une voix au loin les appeler. Il mît trois secondes à la reconnaître pour ne l'avoir entendu que très peu. Christian, le père de Rosa, les appelait pour le dîner. Ils descendirent alors les escaliers et suivit Rosalys jusqu'à l'endroit où ils mangeraient.

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Rosalys n'attendit que très peu de temps avant que son petit ami ne lui explique son rêve, au plutôt, cauchemar. Il semblait un peu perdu et grimaçait de temps en temps comme s'il avait mal quelque part. La fillette s'appuya un peu sur ses bras pour ne pas écraser James et l'écouta calmement tandis qu'il lui racontait son périple onirique.

"J'ai fait un mauvais rêve, et le pire, c'est... qu'à la fin, je ne me suis pas rendu compte de...mon erreur..."

Le jeune garçon était vraiment confus mais il s'empressa d'ajouter un autre morceau de phrase.

"Même si je le savais au fond..."

Rosalys avait beau essayé, elle ne comprenait pas du tout de quoi parlait le garçon qu'elle aimait. De son rêve certes, mais sa signification ou encore de quoi ce dernier parlait, la Serdaigle n'avait rien compris. Comme s'il avait perçu son trouble, le Poufsouffle entreprit de raconter explicitement son cauchemar.

"En fait... j'ai rêvé de toi... et ta sœur... C'était le soir du bal, l'année dernière. On se promenait dans le parc, et puis ta sœur est arrivée et s'est fait passée pour toi en me montrant le collier qu'elle t'avais volé... Ce que je n'ai pas vu, c'était la couleur du pendentif, d'un noir de jais... Au fond, je le savais, mais je ne pouvais pas m'empêcher de succomber à ce...triste sort..."


James souffla comme si un poids énorme venait de quitter ses épaules. Le trouvant trop mignon, Rosalys ne put s'empêcher de le serrer un peu plus fort. Elle avait tellement de chance de l'avoir rencontré. Ce garçon n'était qu'à elle, qu'à elle seule. Elle devait le garder, pour toujours ! La blondinette ne laisserait pas sa soeur lui voler et détruire son bonheur. Elle l'aimait tellement ! Plus que l'odeur des vieux parchemins, plus que son bonbon préféré, plus qu'elle même peut-être. Alors qu'elle pensait à tout cela, la jeune Serdaigle entendit subitement l'agaçante voix de son père les appeler. La fillette quitta avec regret l'épaule et le lit de son petit-ami et avança, tel un zombi, vers l'ascenseur avant d'opter finalement pour les escaliers. Les deux enfants arrivèrent finalement dans la salle à manger et Rosalys aida sa soeur à mettre la table tandis que Clémence faisait des spaghetti à la carbonara aidé d'Amélia. Christian lisait un journal médical sur une des chaises autour de la table. La fillette n'avait rien laissé faire à James et ce dernier discutait distraitement avec Amélia. D'ici, la demoiselle ne les entendait pas mais elle se demandait vraiment de quoi parlait deux des personnes les plus importantes pour elle.
Alors qu'elle était dans ses pensées, Rosalys bouscula un peu son père tandis qu'elle mettait son couvert. Christian la réprimanda en grognant et épousseta sa manche comme si la sorcière avait été une poussière. Blessée par ce geste, la blondinette rejoignit sa mère, Amélia et James dans la cuisine. Ils discutaient toujours avec animation. Heureuse de voir que tout se passait bien, la fillette s'adossa contre la chambranle de la cuisine pour les regarder attentivement, un léger sourire sur les lèvres.

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Quand ils descendirent dans la salle à manger, Rosalys s'avança pour mettre la table, ne voulant pas que James s'y colle. Le garçon se dirigea alors vers la cuisine où la mère de la Serdaigle préparait des pâtes à la carbonara avec Amélia. Le Poufsouffle adorait cette préparation de pâtes. Il avait assez faim pour dévorer tout le plat, mais il se tiendrait bien à table, il serait courtois, poli, et tout ce qu'il faut envers ces gens qui ne le portaient par forcément dans leur cœur. Le feeling passait plutôt bien entre James et Amélia, et celle-ci engagea la discussion.

"Alors, James, c'est la première fois que tu viens en France ? Tu connaissais Lyon ?"

"Oui, c'est la première fois ! Je ne connaissais pas Lyon, et j'ai hâte de la découvrir ! Ma mère est française, mais elle a vécu à Paris et à Cannes. Elle n'est jamais allé à Lyon."

"J'ai entendu dire que tu avais beaucoup de frères et sœurs, quels sont leur nom et âge ?"

"Effectivement, on est beaucoup dans la famille ! En comptant mes parents, nous sommes huit. Mon plus grand frère, Thomas, a vingt-deux ans, il voyage dans le monde à la manière de Norbert Dragonneau, si vous voyez. Ma plus grande sœur, Elena, a vingt ans, c'est une joueuse de Quidditch professionnelle ! Puis, mon frère Jake va passer en Septième Année, Mary en Cinquième Année, et Niels en Troisième Année, et puis moi, et bien je passe en Deuxième Année avec Rosalys."

"C'est une sacrée famille ! Vous vous entendez bien ?"

"Je pourrais parler de mes relations avec mes frères et sœurs pendant au moins douze ans et demi ! En bref, je ne supporte pas Niels, et il ne me supporte pas non plus donc comme ça... Avec Jake et Mary, je m'entends plutôt bien avec eux, même si Jake me taquine souvent, c'est un bon frère. Thomas est un peu mon protecteur, celui en qui je me confie, c'est mon frère à moi ! Si quelqu'un me touche un cheveu, il n'hésitera pas à arracher la tignasse de l'autre... Je m'entends bien avec Elena, on s'amuse bien tous les deux."

"Et avec tes parents ?"

"Ce sont les moins présents autour de moi. Ma mère est indifférente avec moi, un peu comme si je n'existais pas, comme si le dernier de la famille ne servait à rien, et mon père, c'est tout le contraire. Mais je ressens quand même un attachement profond envers maman, même si je sais que ce n'est pas réciproque... Dans l'histoire, je pense que je préfère Thomas. C'est celui qui m'écoute le plus, qui fait attention à moi. Il a d'ailleurs voyagé avec moi pour venir à Lyon !"


James vit Rosalys bousculer Christian sans le vouloir, et celui-ci râla, puis épousseta son épaule comme si sa fille était une parasite. La jeune blondinette rejoignit alors son copain dans la cuisine, l'air blessée du geste de son père qu'elle n'appréciait guère. Elle s'adossa à la chambranle de la pièce et tous attendirent quelques minutes avant de passer à table. Les spaghettis étaient prêts. Le moment était venu de se placer à table. Où irait James ? Le garçon espérait ne pas se trouver à côté de Christian ou d'Eléonore. Il ne voulait pas qu'ils le toisent durant tout le repas, au cas où ce serait gênant. Le garçon s'installa alors à la droite de Clémence, et à la gauche de Rosalys. Il avait en face de lui sa jumelle.

On lui passa les couverts pour se servir, tout se déroula très vite. Il n'avait pas l'habitude. Il se servit donc rapidement - en laissant pour les autres de quoi manger - et attendit que la maîtresse de maison, la mère de Rosa, leur indiqua qu'ils pouvaient manger.

James enroula alors ses pâtes sur sa fourchette, et la porta à sa bouche.


Reducio
Désolé pour le retard... :sweatingbullets:

Love story turns easily into a tragedy - James et Rosalys

 France  Des vacances d'amour.

Alors que la fillette était toujours installée confortablement contre la chambranle de la porte de la cuisine, Clémence termina les pâtes à la carbonara et pressa Amélia et les enfants de passer à table. Christian avait laissé son journal et discutait gentiment avec Éléonore. Rosalys vit James hésiter avant de s'asseoir et la fillette espéra qu'il n'irait pas s'asseoir près de sa jumelle ou encore de son père. C'est donc avec joie qu'elle vit son petit ami s'asseoir à coté de sa mère. La Serdaigle en profita pour se glisser à la gauche du garçon. Éléonore, qui était en face, les regarda d'un air mauvais tandis que la blondinette la défiait du regard en haussant un sourcil. Sa jumelle pouvait dire ce qu'elle voulait, sa mère ne la laissera pas dénigrer les deux enfants magiques. C'est surement pour cela que la bleu et bronze se sentait autant en confiance. Lorsque sa mère ou Amélia étaient là, la fillette ne risquait plus rien. Les deux soeurs rompirent le contact visuel lorsque James prit le saladier de pâtes et se servit généreusement et attendit sagement le top-départ de Clémence. Son père lui donna le plat en esquissant une mine de dégout lorsque leurs mains entrèrent en contact. La petite Serdaigle prit le bol et se servit très peu, elle n'avait plus très faim subitement. La mère de Rosalys leur indiqua alors qu'ils pouvaient manger et tous prirent leur fourchette et goutèrent les pâtes.
Le diner fut très long et silencieux bien qu'Amélia et Clémence tentaient de faire la conversation. Ce fut à Éléonore de débarrasser puisqu'elle n'avait rien fait et Rosalys en profita pour disparaitre avec James sous le regard bienveillant de son ancienne professeur. La fillette emmena son petit ami dans un jardin d'hiver, celui de sa mère, et dévoila des petits gâteaux qu'elle avait pris discrètement dans la cuisine. Elle en proposa un au blondinet et ils se sourirent mutuellement. La blondinette se décida enfin à parler.


"Je crois qu'Amélia et maman t'aiment bien. Par contre... Je voulais m'excuser pour le comportement de ma soeur et de... Père."

Alors qu'elle terminait sa phrase où elle avait volontairement dit "père" au lieu de "papa", elle ne le disait plus depuis des années, la copie conforme de la blondinette apparue et cette dernière fit un sourire carnassier quand elle vit la jeune sorcière. La bleue et bronze avait peur et regarda le collier que James lui avait offert. Il était violet...

Reducio
Désolée du retard !!! Avec cela, je suis désolée pour la médiocrité de ce post... Je l'ai refais trois fois mais honnêtement, j'ai laissé tomber. C'est le meilleur...

Code couleur : #002E9A
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Adieu mes amis <3

 France  Des vacances d'amour.

Ce contact froid et méprisant que James ressentit quand le saladier passa des mains de Rosalys à son paternel lui donna des frissons dans le dos. Les tensions étaient vives. Le sorcier n'aimait pas trop ça. Il n'avait jamais eu affaire à ce genre de situation. Avec la famille sorcière qu'il avait, aucun mépris ne surgissait pour ce sujet. Ils n'avaient jamais été une famille très liée. Cela avait été même la première fois qu'ils avaient organisé un voyage tous en famille. Ce mois de juillet aux Etats-Unis avait été rempli de choses que James n'oublierait jamais.
Le garçon avait faim. Il s'était bien servi en pâtes. Quand le repas fut fini, Rosa prit la main de James et ils s'échappèrent de la cuisine pour se rendre dans ce que sa petite amie appelait "jardin d'hiver." Le Jaune et Noir ne savait pas ce que c'était. Il se laissa alors guider dans un endroit inconnu.

Rosalys sortit des petits gâteaux de sa poche et en donna un à James.


"Je crois qu'Amélia et maman t'aiment bien. Par contre... Je voulais m'excuser pour le comportement de ma soeur et de... Père."

La sœur de Rosa se dessina à quelques mètres d'eux. Un faux sourire esquissait son visage. Le pouls de la jeune Serdaigle accéléra et son pendentif en forme de cœur vira au violet. James serra sa main dans celle de sa copine sans dire un mot, en essayant de la rassurer.

"Oui. J'ai fait connaissance avec Amélia. Ta maman est très gentille et serviable aussi."

James, poli, n'ajouta pas un mot concernant le caractère de la jumelle de Rosa et de son père. Il ne voulait pas en faire trop, ni être hypocrite, même s'il ne portait pas ces manières dans son cœur. Ils restèrent en silence à manger leur gâteau dans le petit jardin à la structure vitrée et aux armatures métalliques. Le Poufsouffle était bien ainsi, à côté de celle qu'il aimait. Il avait douze ans seulement. Peut-être cela pouvait-il paraître étrange pour son âge, tôt, mais c'était comme ça. Il avait bien le droit non ?

"Je suis un peu fatigué encore avec le décalage horaire. Je vais aller me coucher."

James embrassa Rosa délicatement sur ses lèvres et entendit un gloussement derrière lui. Lorsque le jeune garçon se tourna, il vit Christian qui passait d'un air dégoûté. Le garçon ignora et s'en alla quelques secondes après. Il se dirigea vers l'escalier et monta au premier étage. Il marcha dans le couloir en direction de la porte de sa chambre, et pénétra dans le lieu.


Reducio
Souligné en gras à découvrir dans ce RPG+

Love story turns easily into a tragedy - James et Rosalys

 France  Des vacances d'amour.

Deux bonnes semaines avaient passées depuis le premier repas chaotique. Les enfants s'étaient beaucoup amusés et Rosalys avait passé le plus clair de son temps à montrer Lyon, sa ville, à son petit ami. Éléonore et Christian n'avaient pas changé leur attitude et les deux blonds les évitaient toujours avec minutie. Clémence et Amélia, quant à elles, semblaient apprécier James à sa juste valeur et cela avait le mérite de rendre heureuse la Serdaigle. Les journées s'étaient donc déroulées sans incidents majeurs, dans le calme et la joie.
Pourtant, la rentrée approchait à grands pas et le jeune couple attendait leurs fameuses lettres avec impatience. Ils souhaitaient faire leurs achats sur le chemin de traverse au plus vite pour ensuite finir de profiter de leurs vacances d'été, tous les deux. Clémence avait donc cédé face à leurs regards suppliants et avait programmé la sortie le jour même où la lettre pointerait le bout de son nez.
C'est le jeudi matin que les parchemins tant attendus portant le sceau de Poudlard passa la fenêtre des Lanoblis. Les deux sorciers se regardèrent émus et ouvrirent impatiemment leur enveloppe. Une chose pourpre tomba sur la table en chêne lorsque Rosalys déplia le papier où la fine écriture de la directrice était couchée. Baissant les yeux vers l'objet, la blondinette hoqueta difficilement et se pinça la main pour être sure qu'elle ne rêvait pas. En effet, sur la table se trouvait l'insigne des préfets où son nom de famille en lettres d'or se détachait sur le fond rouge du blason. Complètement chamboulée, la fillette regarda son petit ami mais ce dernier regardait sa lettre comme si elle allait exploser. Doucement, il sembla détacher quelque chose de son parchemin et le montra à la jeune Serdaigle. Le Poufsouffle était préfet !!!! Exactement comme la bleu et bronze. Ravie, la jeune enfant alla embrasser son amoureux et couru avec lui jusqu'à sa mère our lui annoncer les bonnes nouvelles. Clémence sourit gentiment avant de dire que le transplanage et le chemin de traverse n'attendait plus qu'eux. Les deux élèves s'emparèrent rapidement de leur liste de fournitures avant de prendre le bras de l'épouse Lanoblis. Il était temps de partir.

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Adieu mes amis <3

 France  Des vacances d'amour.

James avait passé deux semaines en compagnie des Lanoblis, à Lyon, en France. Quand ils étaient sortis dehors, il n'avait pas compris grand-chose des discussions en français ; il ne parlait pas bien cette langue. Rosalys lui avait traduit le nécessaire et comme elle avait pu. Même si le Poufsouffle était français, sa mère ne parlait qu'en anglais depuis qu'elle vivait au Royaume-Uni.
Il avait passé deux semaines françaises et ce n'était pas encore fini. Rosa et lui attendaient plutôt avec impatience leur lettre pour la rentrée, ainsi que leur fournitures à acheter. Le chemin de traverse était pour ça le meilleur endroit pour les satisfaire. Chaque année, de nouveaux bouquins à acheter, un nouveau chaudron, une nouvelle robe parce qu'il avait grandi - un peu - et du matériel indispensable comme des plumes, du parchemin et de l'encre.

Leur lettre arriva un jeudi matin. Elle contenait chacune deux morceaux de parchemin, l'un indiquant le lieu de départ, la date et l'heure du train - toujours la même depuis quelques siècles - et l'autre listant les affaires nécessaires au bon déroulement de leur année scolaire. S'y trouvait à l'intérieur quelque chose d'inhabituel. Avec tous les frères et sœurs qu'il avait, il n'avait jamais vu une de leur lettre aussi
lourde.
James sortit de l'enveloppe un insigne jaune et noir - aux couleurs de Poufsouffle - avec pour gravure
James Silvershade, Préfet de Poufsouffle. Cela lui sembla impossible. Lui, préfet de Poufsouffle ? Le petit garçon qui osait exprimer ses avis franchement ? Cette année commençait plutôt bien ! Il n'en était que plus heureux de cette nouvelle ! Que diraient ses parents lorsqu'ils apprendraient la nouvelle ? Est-ce qu'ils se réjouiraient pour lui ? Il espérait secrètement qu'ils soient vraiment fiers de leur dernier fils. Il n'allait pas prendre la peine d'envoyer une lettre qui arriverait en même temps que lui arriverait en Ecosse - deux jours avant le premier septembre.

"Tu imagines Rosa ? Tous les deux préfets, la même année ?"

Clémence Lanoblis attendait dans le salon, en tenue de sorcière, prête à les faire transplaner pour se rendre sur le Chemin de Traverse. James appréhenda ce moment. La poudre de cheminette, il connaissait, mais il n'avait jamais expérimenté le transplanage. Et s'il se faisait désartibuler ? Il serait en bonne compagnie, au moins, et il savait qu'on ne le laisserait pas seul. Il s'approcha donc la mère de Rosa et celle-ci lui tendit le bras. Ils transplanèrent tous les trois sur le Chemin de Traverse, lieu que James n'avait pas vu depuis un an déjà. Ils passèrent d'abord à Gringotts pour récupérer des gallions - James en avait plein dans son coffre - et se rendirent ensuite chez Fleury&Bott. Sa mère qui avait travaillé là il y a quelques années avait quitté ce boulot quand ils étaient repartis en Ecosse. Ils y achetèrent les livres de cours, les parchemins et les plumes. Le Poufsouffle avait acheté des litres de pots d'encre pour être sûr d'en avoir assez à l'année, même s'il pourrait en racheter à Pré-au-Lard en secret.
Quand ils eurent fini d'acheter tout ce dont ils avaient besoin, ils transplanèrent tous les trois pour retourner en France.

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 France  Des vacances d'amour.

Les deux enfants, habillés en tenue de sorcellerie (longue robe noire) avaient ainsi transplané avec l'épouse des Lanoblis, vêtue du jolie cape noir à l'ourlet bleu ciel. Rosalys n'avait guère eu envie de vomir lors du trajet, puisque ce n'était pas la première fois qu'elle voyageait en porteloin ou autre chose de ce genre. Si la fillette n'avait donc pas eu mal au ventre, James avait quelques courts instants au vert, bien qu'il soit maintenant revenu à une teinte plus humaine. Quand le garçonnet se sentit mieux, les enfants commencèrent à déambuler le long de la rue marchande dans le but de faire leurs achats pour leur seconde année à Poudlard. D'ailleurs, la future deuxième année avait hâte d'être de retour. Elle n'arrivait plus à supporter les paroles et les regards emplis de dégout de sa soeur et de son père, c'était trop dur.

Se détachant de ses sombres pensées qui n'avaient guère de place pour cette journée si spéciale, Rosalys partit vers Gringotts avec son petit ami et sa mère où chacun d'eux retirèrent un peu d'argent sous la tutelle de l'épouse des Lanoblis. Ils se rendirent par la suite dans la boutique préférée de la Serdaigle puisqu'il s'agissait d'une librairie. Pas n'importe laquelle cependant. Il s'agissait après tout de Fleury&Bott. Ils y achetèrent tout ce dont ils avaient besoin pour leur prochaine année dans l'internat et Rosalys remarqua le litre invraisemblable d'encre qu'achetait James. Amusée, elle le taquina quelque peu sur le chemin du retour vers l'endroit que Clémence avait choisi pour transplaner. Les deux élèves y furent à temps et ils s'évaporèrent jusqu'en France.

Les derniers jours passèrent comme une brise d'été, même si ce dernier arrivait à son terme, et il fut bientôt temps de reprendre le Poudlard Express. Les deux élèves arrivèrent donc assez tôt à la Gare et saluèrent tous leurs amis et la famille Lanoblis avant de monter dans la locomotive rouge.

Une nouvelle année commençait pour eux, et Rosalys savait qu'elle avait rendez vous avec les filles de la chorale. Elle prit donc congé de James et partit à la recherche du wagon.


Reducio
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