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 Etats-Unis - New York  Vacances à la moldue  Solo 

CHAPITRE I : Vacances à la moldue

JAMES



Ce genre de vacances était plutôt rare chez les Silvershade. En effet, ils voulaient cette année voyager "à la moldue". C'est-à-dire qu'ils n'utiliseraient pas de magie, ni de transport magique, ni quoi que ce soit d'autre de magique.

En cette toute fin de mois de juin, James était déjà rentré de Poudlard. Il partait dans une semaine aux États-Unis en avion pour y rester jusqu'au huit août, où il s'envolerait pour la France, cette fois-ci. Durant cette semaine, il allait préparer ses bagages, tout le nécessaire pour un mois sur un autre continent. Ceux de ses parents étaient prêts depuis trois jours déjà, mais ils devaient se rendre à Monaco pour régler une certaine affaire, assez confidentielle, d'après Alan.

Sa mère était toujours et de plus en plus malade. James craignait beaucoup pour elle. Parfois il était en colère contre elle, mais il l'aimait quand même, c'était sa mère, après tout. Là n'était pas le sujet.

Le garçon descendit les marches du grand escalier du manoir pour arriver dans le hall d'entrée. Quelqu'un attendait.


***

ALAN


Alan était assis dans l'avion pour la principauté du sud de la France, Monaco. Sa femme Elain était assise à côté de lui et regardait un film. Avant, elle adorait commenter les films qu'ils voyaient ensemble, mais depuis sa maladie, elle ne pouvait plus. Le père de James n'avait dit que la moitié de la vérité à ses enfants, et avait fait exprès d'omettre l'autre moitié. La source. L'origine. La base. Le commencement. Le berceau. Le noyau. Et cette histoire, Alan ne cessait d'y penser. Elle le torturait, et il y avait de quoi. Elle faisait froid dans le dos. Elle faisait faire des cauchemars, même aux adultes. Il ne put s'empêcher de la repasser dans sa tête. Obsédé par la volonté de comprendre.

~ Flashback ~


La Russie. Le plus grand pays du monde. Alan et Elain Silvershade avaient décidé de s'y rendre pour découvrir ce pays. Et ils n'avaient pas choisis la période la plus chaude. Ils voulaient de la neige. Et ils étaient servis. A peine l'avion avait-il atterri que la neige était tombée. Leur jet était à destination de Moscou, mais ils prendraient une voiture pour aller à la campagne où il n'y aurait personne. C'était la première fois qu'ils s'y rendaient et ne pouvaient pas transplaner.



Alan marchait en direction de la forêt. Les bourrasques de vent ainsi que la neige lui martelait le visage, emmitouflé dans une bonne capuche. Sa femme était à dix mètres devant lui, ayant autant de mal à avancer que lui. Puis, en plus du froid qui glaçait déjà leurs os, un nouveau froid s'installa, et le vent s'amplifia. Son sang gela définitivement dans ses veines, et il fut soudain privé de tout le bonheur qu'il avait en lui. Il essaya de tourner la tête pour regarder derrière lui, mais sa capuche le gênait. Il abandonna. Il vit ensuite une ombre devant lui, floue. Il n'apercevait plus Elain. La silhouette noire et inspirant la peur se clarifia. Un détraqueur se trouvait devant lui. La panique s'empara de lui et il perdit encore plus d'espoir. Il s'inquiétait pour son épouse.

« Elain ! »

Alan était en proie au désespoir. Le détraqueur se rapprochait. Trop proche maintenait pour pouvoir s'enfuir. Tous ses souvenirs heureux s'étaient enfuis. Il ressentait le malheur. Le détraqueur était en train d'aspirer son âme. Des larmes s'échappaient de ses yeux. Ça faisait une minute que cela durait. Et ça devenait de plus en plus long.

Un cri aigu déchira l'air puis un bruit étouffé se fit entendre sur la plaine. Alan aperçut, sans qu'il sache comment, une lueur bleue à une dizaine de mètres. La lueur prit la forme floue d'un phénix : un patronus les sauvait. Un hurlement de loup retentit. Alan ne savait pas d'où il venait. Alors qu'il commençait à reprendre de l'espoir, il le perdit en entendant la bête. Il ne s'était pas rendu compte qu'il était tombé. Il avait des vertiges. Une douleur fulgurante le prit au niveau de la nuque. Il n'avait jamais rien vécu de pire que ça.

Tout s'arrêta d'un seul coup. Tout était blanc. Le blanc envahissait sa vision. Sa douleur au cou s'était atténuée mais n'était pas complètement partie. Il lâcha des litres de larmes. Il ne savait plus où il était. Glacé jusqu'aux os, il essaya de se relever, en vain. Il passa sa main dans son cou et sentit une boursouflure et un liquide poisseux. Il ramena sa main devant ses yeux et découvrit qu'il saignait. Sa peau le brûlait, et plus fortement au niveau de la nuque.

Alan entendit des pas approcher. Un pas lourd qui crissait dans la neige. L'homme le prit par le col et le traîna une dizaine de mètres. Le père de James aperçut des cheveux devant lui. Il reconnut sa femme, allongée et inconsciente. Une flaque de sang maculait la neige pure autour d'elle. Elle avait plus souffert que lui. L'inconnu la prit aussi par le col et la traîna. Il les tira pendant cinq bonnes minutes à travers la plaine. Il se dirigeait vers une cabane en bois. Celle que le couple avait loué à une famille moldue pour quelques jours. L'homme força la porte lorsqu'ils arrivèrent.

La chaleur envahit Alan, et il se sentit réconforté. Et l'homme les laissa là, sur le tapis qui couvrait le sol de la petite maison. Il sortit. Personne ne bougea pendant cinq minutes, inertes. Le père de James sentit la force revenir en lui et essaya de se lever, en sécurité cette fois-ci. Quand il eut réussi au bout de plusieurs fois, il s'appuya sur la table qui trônait au milieu de la pièce. Elain toussa. Elle cracha du sang. Alan se tourna vers elle. Il l'aida à se relever.


« Elain ! »

« Que s'est-il passé ? »

« Des détraqueurs...et des loups... Un patronus nous a sauvé...mais un loup nous a mordu, toi plus fort que moi. »

« Je ressens une douleur dans mon dos. »

~ Fin du flashback ~


Mais ce qu'Alan ne comprenait pas, c'est pourquoi la maladie que lui avait transmis le loup ne l'avait pas touchée lui. Il aurait aimé que sa femme soit épargnée. Ils étaient partis le surlendemain, écourtant leur séjour en Russie. Et maintenant, ils cherchaient des pistes sur le patronus qui les avait sauvé. Et ils avaient des indices les menant à Monaco, étrangement.

Love story turns easily into a tragedy - James et Rosalys