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 RPG+   France  Vacances françaises  SOLO 



Il est deux heures de l'après midi, dans le sud de la France. Le soleil brille, les enfants rient et les parents discutent gaiement. Elise vient d'arriver et est un peu intimidée: toute cette famille qu'elle n'a jamais vue se trouve devant elle, joyeuse, comme si elle les connaissait depuis toujours. Enfin, non, comme si son frère et ses parents le connaissaient depuis toujours: Jack parlait avec un garçon qui avait le même âge que lui, ses parents parlaient avec une tante-qui-était-la-cousine-de-la-nièce-de-sa-grand-mère ou quelque chose comme ça, elle n'avait pas prit la peine de retenir tous les liens de parenté de tout ce petit monde, cela ne servait à rien et puis elle s'en fichait: qu'est ce que cela allait lui apporter ? Ces gens, c'était la première et sûrement la dernière fois qu'elle les voyait, alors à quoi bon essayer de se familiariser avec eux ? C'était d'ailleurs pour cela qu'elle se tenait devant eux, droite comme un piquet, en attendant on ne sait quoi. Elle avait chaud et soif mais si elle demandait à boire elle devrait aussi se présenter, être polie, et parler pendant des heures, ce qu'elle ne voulait absolument pas faire. Comme si elle avait lu dans ses pensées, une grosse dame blonde se planta devant elle en lui tendant un verre d'eau glacée et en affichant un sourire que l'on ferait à un bébé de deux ans:
"Tu veux boire, ma petite ?"
Elise sursauta en l'entendant et répondit poliment, tout en lorgnant sur le verre qui la tentait beaucoup. Mais elle ne pouvait pas le boire, sous peine de devoir parler à cette dame qui la prenait, à neuf ans, pour quelqu'un qui n'en a que trois, et déclina la demande:
"Non, merci, mais je n'ai pas très soif."
Elle lui fit une petit sourire forcé et se détourna se fondant dans la masse, pour que la blonde ne la trouve pas et ne recommence à lui proposer quelque chose. Elle remarqua alors sa mère, Roxane, une femme blonde et élancée, un verre extrêmement attirant à la main, en grande conversation avec un homme de grande taille entre deux âges, l'air sérieux, portant des lunettes, qui la dévisagea comme si elle avait été un extraterrestre toute juste venue de Mars. Cela arrivait souvent; ses yeux verts pétillants et ses cheuveux rouges feu attiraient plus le regard que ce qu'elle n'aurait voulu. Sa mère lui sourit et lui demanda:
"Tout se passe bien, ma chérie ?"
Oui, on pouvait le dire comme ça. Enfin, cela aurait pu être pire, pour l'instant, personne ne l'avait vraiment embêtée. Avant de répondre, elle vérifia, gênée, si l'homme la regardait encore; mais non, il avait les yeux rivés sur ce qu'il y avait ou ce qu'il se passait derrière l'épaule de sa mère. La petite fille suivit son regard et découvrit une petite crique, cachée derrière des rochers. Elle eu alors une idée et dit à sa mère, soudain contente:
"Oui, ça va ! Es-ce que je peux aller me tremper les pieds sur la petite plage, là bas ? J'ai un peu chaud..."
Elle montra la crique et se dit que ce voyage n'était pas si mal que ça; et que quand les cousins seraient partis, c'est à dire dans une semaine, il ne resterait plus que ses parents, son frère, son oncle et sa tante, et elle pourrait alors aller où elle voudrait à sa guise. Mais pour l'instant ses parents voulaient qu'elle reste près d'eux. Si elle allait sur cette crique en prévenant ses parents, elle aurait enfin un moment de tranquillité et tout le monde serait content. Roxane accepta mais avertit sa fille:
"Dans une heure maximum, tu es rentrée !"
À ces paroles, la fillette couru en direction de la plage sans même remercier sa mère, trop contente d'avoir enfin un peu de liberté dans cet enfer que sont les "réunions familiales" comme diraient ses parents.
Elise trouvait que la France était un bien étrange pays; il faisait toujours beau, mais les gens râlaient tout le temps. Elle avait bien habité en France les deux premières années de sa vie, mais c'était complètement différent, elle était dans la capitale et ne se souvenait de toute façon de rien: elle était bien trop jeune pour avoir un quelconque souvenir.
La petite rousse arriva enfin, essoufflée et les joues rouges, ce qui la rendait encore plus jolie, sur le petit banc de sable. Il était entouré de rochers formant comme une muraille, qui était continuée par la mer, transparente, qui attira beaucoup la petite fille. Elle s'assit, enleva ses chaussures, s'allongea en regardant le ciel immaculé et soupira de plaisir. Elle était enfin libre !
Dernière modification par Elise Desvents le 31 décembre 2017, 15 h 13, modifié 1 fois.

*Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe !*

 RPG+   France  Vacances françaises  SOLO 



Étendue dans le sable, Elise ne pensait plus à rien, et restait là, sans bouger, savourant ce petit moment de solitude qu'elle avait tant recherché; depuis ce matin, six heures, elle n'avait pas arrêté de changer de train, porter les valises, s'occuper de son frère -comme s'il ne pouvait pas se garder tout seul, il avait quand même sept ans ! Bien sûr, elle avait tout fait sans rechigner, pour faire plaisir à ses parents et ne pas ensuite être traitée d'irresponsable et d'égoïste, mais au début, elle avait bien tenté d'y échapper, en prétextant à ses parents qu'ils pouvaient très bien utiliser la magie pour faire tout cela, que cette technique serait bien plus simple, mais ils avaient répliqué qu'ils n'avaient ab-so-lu-ment pas le droit de faire de la magie devant des Moldus, ce qu'elle trouvait totalement injuste: pourquoi est ce que les Moldus ne pouvaient-ils pas voir ses parents manipuler la magie - c'était fascinant, ils déplaçaient un objet juste en pointant leur baguette dessus !
Dans deux ans, elle irait enfin à Poudlard: l'école de ses rêves. Elle ne savait pas beaucoup de choses sur cette fameuse école de sorcellerie; sauf le fait que ses parents avaient tous les deux été répartis à Serpentard. Du haut de ses neuf ans, savoir dans quelle maison elle serait répartie ne l'intéressait pas plus que cela, mais elle voulait surtout pouvoir faire léviter des objets, se coiffer sans souffrir -avec des cheveux bouclés, c'était une vraie torture- être une vraie sorcière et faire la fierté de ses parents !




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Cela faisait maintenant trois jours qu'Elise venait ici, sur ce petit banc de sable, pour avoir un petit moment de tranquillité, et surtout pour échapper aux stridents et incessants cris et pleurs des enfants les plus petits. Jusqu'alors allongée, elle s'assit, se leva, épousseta sa robe, et sautilla jusqu'à la mer, où elle se trempa délicatement les pieds. Elle demeura immobile pendant quelques secondes, jusqu'à ce qu'elle entende un bruit; c'était comme un murmure, qui provenait des rochers. Mais il était pourtant impossible qu'il y ai quelqu'un dans la pierre ! En grande curieuse qu'elle était, Elise se dirigea quand même vers la source du bruit pour en avoir le coeur net. Là, à sa grande stupéfaction, se trouvait une grotte. Elle ne l'avait jamais remarquée depuis son arrivée; et elle était pourtant venue ici chaque jour, pendant une bonne heure, et aurait donc vu s'il y avait eu une grotte. *Je n'y ai peut-être jamais fait attention.* pensa-t-elle; et puis, à quoi bon essayer de comprendre pourquoi elle n'avait pas encore vu cette grotte ? Il y avait bien plus intéressant à faire: la visiter. Elle entra, et fut soudain plongée dans l'obscurité. Le noir presque complet l'empêchant de voir sur quoi elle marchai, elle se prit le pied dans une sorte de grosse racine et s'étala de tout son long. Elle resta ainsi, le temps de s'habituer à la semi obscurité, mais, au moment de se relever, elle retomba sur ses fesses, les yeux écarquillés: là, debout devant elle, se tenait une petite fille, de son âge, qui la regardait, stupéfait elle aussi. Au bout de quelques secondes, l'inconnue sursauta, puis qui éclata de rire devant le spectacle -pitoyable- qui s'offrait à ses yeux. Quand elle fut calmée, elle se pencha, tendit sa main à la rousse, et lui dit d'un ton rieur:
"Allez, relève-toi, tu ne vas tout de même pas rester comme ça toute la journée, non ?"
Elise prit sa main, vexée, et se promit de clouer le bec à cette petite peste dès qu'elle en aurait l'occasion. Elle la regarda plus attentivement, et put en conclure qu'elles avaient à peu près le même âge, mais qu'elle avait les cheveux bruns et les yeux noisette et rieurs. Son regard était vif et la détaillait attentivement. La petite rousse soutint son regard et lâcha sa main, qu'elle tenait toujours, et, gênée, elle lui répondit:
"Merci. Maintenant, je peux savoir ce que tu faisais dans cette grotte, toute seule, dans le noir complet ?"
Elle savait très bien ce qu'elle faisait, mais elle ne voulait le lui faire dire elle même: la brune s'entraînait à lancer des sortilèges, avec un bâton qu'elle avait maintenant laissé tomber: c'état logique, elle l'avait pointé -le bâton- devant elle et avait prononcé quelque chose qui reseemblait fortement aux sortilèges de ses parents. Mais la petite fille ne fut pas plus étonnée que cela, et répondit d'un air posé, avec un petit sourire qui énerva Elise. Cette fille était-elle donc faite pour embêter les gens, ou ce n'était qu'avec l'anglaise qu'elle se comportait aussi mal ?
"Moi ? Rien, je m’entraînais juste à faire du violon –sans- violon, bien sûr, juste avec le bâton comme archet –le mien est chez moi, je n’ai pas le droit de l’amener…je m'ennuyais juste...Et toi, que faisais-tu ? Tu ne m'espionnais pas, par hasard ? Tu sais que tu n'as pas le droit de venir ici ? C'est ma grotte, et pour pouvoir y entrer, il faut que je t'y autorise !"
La fillette avait déclaré cela d'un ton tout à fait neutre et posé, puis avait haussé la tête et avait prit un air hautain,et l'avait désignée de la tête avec dégoût. Cette fille était tout simplement in-su-por-table ! D'abord, elle croyait qu'Elise l'espionnait - pourquoi devrait-elle l'espionner, elle n'avait rien d'intéressant !- ensuite, elle lui déclarait que c'était sa grotte, et que la petite rousse n'avait pas le droit d'y rester...mais pour qui se croyait-elle ?
Mais non, Elise n'allait pas être désagréable et allait essayer de la caresser dans le sans du poil, comme lui conseillait toujours sa mère. Elle lui dit du ton le plus aimable qu'elle pu trouver à ce moment là -il devait sûrement être méprisant, malgré les efforts de l'anglaise:
"Je me promenais sur la plage, et j'ai aperçu cette grotte, je suis allée voir, et me voilà. Moi, c'est Elise, et toi ?"
Elle lui fit un sourire timide en espérant que sa réponse serait un peu moins cinglante que la première.

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Cinq jours plus tard


Elise avait ne voulait pas ouvrir les yeux. Elle ne voulait pas relever la tête. Elle voulait seulement que le temps s'arrête, qu'elles puissent rester ainsi, dans les bras de l'autre, pendant un, dix cent ans. Mais Jade, tout doucement, se dégagea des bras de son amie et lui sourit tristement. Elle avait les yeux rouges et arborait un air immensément triste, mais on voyait qu'elle ne voulait pas en rester là qu'elle voulait et pouvait être plus forte que cela. Elle pointa du doigt les parents de l'anglaise, un peu plus loin sur le quai, qui disaient eux aussi au-revoir à leurs proches, et consola comme elle le pu son amie.
"Allez, ressaisis toi, on va s'écrire, toutes les semaines si tu veux !"

Elles s'étaient répété cela au moins cent fois depuis ce matin, même si elles n'en étaient pas plus consolées,et elles avaient fait une sorte de pacte spirituel:
"Et quand on jouera du violon, on pensera à l'autre..."

Dit elle d'un ton las. Elle était sûre que rien ne pourrait apaiser sa tristesse. Mais non, elle devait arrêter de se dire cela et elle devait être courageuse. Elle poussa un grand soupir, et se décida:
"Bon, j'y vais ! Sinon je vais recommencer à pleurer."

Elise alla d’un pas ferme jusqu’à ses parents, et les supplia de monter vite. Ainsi, elle ne pourrait plus voir son amie, et, elle espérait par la même occasion, ne plus pleurer. Elle prit la petite main de son frère, et monta à bord du train, qui les emmènerait dans la capitale, puis, de là, ils prendraient un bateau les emmenant en Angleterre. Et le voyage n’était pas encore finit : un autre train les attendrait et les emmènerait à Londres. Mais la petite rousse ne voulait pas. Elle voulait rester ici, avec Jade, refaire ce qu’elles avaient fait pendant ces huit merveilleux jours….Jouer du violon, écouter l’autre, jouer en même temps, se promener sur la plage, se baigner dans l’eau limpide, et rire…des larmes lui revinrent aux yeux, mais cette fois elle fut courageuse, et elle les chassa du revers de la main. La petite fille se concentra de toutes ses forces sur son autre passion, puisque le violon l’aurait fait pleurer : entrer à Poudlard. Depuis toute petite, on lui avait raconté diverses histoires, anecdotes et souvenirs sur cette merveilleuse école où l’on enseigne la sorcellerie. Elle était fille de deux sang-purs, et avait donc de très fortes chances d’y entrer. Malheureusement, le seul inconvénient état qu’il fallait encore attendre deux ans. Mais deux ans, pour une petite fille de deux ans, c’est trop ! Elle voulait y aller tout de suite….elle demanda à ses parents, pour se consoler, si elle pourrait aller chez Grand-Ma, sa grand-mère paternelle, qui racontait si bien comment était Poudlard…pour elle, c’était tout simplement un mot : magique.


FIN DU RPG

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