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Marion Mielloneux  

 USA  Les fragements d'une vie (solo)

Maison familiale des Mielloneux, Californie

  

 

    Un haut-le-cœur la parcouru et son visage pâle se crispa et ses poings se serrèrent. Ses cheveux châtains clairs voletaient autour d'elle sous l'effet de la vitesse. C'est ainsi que se passa le voyage de Marion Mielloneux par le réseau de Cheminette. Ce transport était de loin celui qu'elle appréciait le moins. Se retrouver dans un tube sombre la rendait presque claustrophobe. Mais... Était- ce cela qui lui avait fait un nœud à l'estomac ou l'évènement à venir ? Enfin, la jeune fille sentit ses pieds heurter le sol de pierre qui lui était si familier. Elle vacilla légèrement et dût se tenir aux parois de la grande cheminée de pierre sombres dans laquelle elle était arrivée. La Gryffondor réarrangea rapidement ses cheveux et ses vêtements couverts de la poussière qui avait voleté à cause de son arrivée.  Puis, elle se baissa légèrement pour sortir de la cheminées.

    De l'autre côté, un homme de bonne carrure, mesurant dans le mètre quatre-vingt cinq, vêtu d'une robe de sorcier sombre, le visage fin et pâle avec des yeux bruns, une barbe de trois jours et les cheveux roux courts, un mince sourire aux lèvres. A sa gauche, il y avait une femme fine, grande elle aussi, dans le mètre soixante-quinze,  le visage rond, pâle de même, les yeux marrons, et une cascade de cheveux blonds descendants jusqu'aux épaules. Elle avait l'air sereine et élégante. Ces deux individus se nommaient Patrick et Carole Mielloneux, les deux parents de Marion. Celle-ci avait quelques ressemblances par-ci par-là avec ses géniteurs. Avec leurs yeux par exemple, ou la corpulence fine de sa mère, le visage fin de son père ou l'expression calme de Mme Mielloneux. Détachant son regard des deux adultes, ses yeux se posèrent sur le salon. Il était grand et lumineux, haut de plafond et les murs aux couleurs pastel. Une baie vitrée était installée au bout de la pièce. Deux canapés et plusieurs fauteuils verts et une table basse étaient au milieu du séjour.

    Soudain, les deux adultes semblèrent se rendre compte de la présence de leur fille et se retournèrent vers elle. Sa mère s'approcha et l'inspecta comme si elle était à la douane avec, de temps à autres, des petits mouvements vifs pour replacer quelques plis de sa cape noir, de son pull rouge ou de son pantalon sombre. Au bout d'un moment, elle lâcha d'une voix qui trahissait son impatience :

- Tst regardes-toi enfin! Est-ce comme cela que tu vas te présenter ? Tiens toi droite pour l'amour du ciel !

    Marion s'était raidit et se tenait à présent aussi droite qu'un piquet. Elle résistait à l'envie si dévorante de balayer d'un geste les mains de sa mère. Alors, elle leva les yeux au plafond. Son père aussi semblait agacé par le comportement de sa femme. Il se balançait de gauche à droite, les bras croisés dans son dos. Enfin, la femme se redressa et toisa la brunette sévèrement. Mais avant qu'elle n'ai put en placer une, une porte en bois foncé s'ouvrit et une jeune femme entra précipitamment, suivit d'une autre plus âgé, un vieil homme et un vieille femme à sa suite.

- Bonjour ! Nous vous attendions avec impatience ! Les autres sont dans la salle à manger...

    Commença la plus jeune du quatuor. Elle se nommait Adèle Mielloneux, la nièce du père de Marion. Elle était de taille moyenne, les cheveux longs roux, le teint rosé, les yeux bruns et la silhouette gracieuse. Adèle marcha rapidement vers Patrick et Carole. Elle salua timidement d'abord, sa tante, puis plus chaleureusement son oncle. Une fois débarrassée des deux adultes, Adèle alla vers Marion qui était restée en retrait près de la cheminée. Sa cousine la pris dans ses bras avec chaleur et, bien que peu habituée à ce genre de choses, lui rendit son étreinte. Adèle et la Gryffondor étaient vraiment proches l'une de l'autre. elles étaient tellement complices que quand ça n'allait pas, elles le remarquaient au premier coup d’œil. Elles étaient toujours là l'une pour l'autre, se confiant et s'entraidant, bien que leurs caractères soient opposés. L'ainée était toujours en train de sourire, chaleureuse, proche, très sociable, érudite et douce. La cadette  avait bien son air calme, mais restait distante, douce parfois, timide et peu sociable.

- Ça me fais très plaisir de te revoir, je veux un rapport complet de ce qui ce passe de l'autre côté de l'Atlantique !

    Marion ne pu s'empêcher d'avoir un petit sourire. Ah, Adèle, toujours fidèle à elle même !

- Je n'en attendais pas moins de toi...

    Répondit-elle tandis que sa cousine l'invita à venir vers les adultes qui s'étaient regroupés en cercle au milieu du salon. Ses parents en faisaient partit, échangeant des banalités du genre " Comment allez-vous ? " ou encore " Quel temps fait-il à Londres ? " Timidement, la jeune fille s'approcha discrètement vers l'un des sorciers, sa tante Félicia, la mère d'Adèle. Elle était bien en chaire, les cheveux châtains clairs long, le visage type de la famille à savoir fin et pâle. S'était une petite femme entre deux âges travaillant avec les dragons en Floride. Cela se voyait à cause de certains bout de peau un peu roussis ou quelques cicatrices. Puis, avant que la brunette n'ai pu émettre le moindre mot, une voix ferme dit :

- Marion ! Vas dire bonjour à ta tante et tes grands-parents enfin !

    La tança sa mère le regard sévère. * Que crois-tu que je vais faire par Merlin ? * se demanda l'étudiante en serrant fort ses lèvres pour ne pas répliquer sa pensée. Alors, elle alla voir sa tante qui l'embrassa sur les deux joues.

- Eh bien Mamzelle Gryffondor ? Troisième année hein ? La cours de Soins aux Créatures Magiques vont commencer...

    S'écrira gentiment Félicia Mielloneux. C'était la seule de la famille à ne pas avoir l'air élégant et froid. Et d'ailleurs, elle avait transmis cela à sa fille. Puis, vint le tour du Grand Père Mielloneux, seul héritiers du nom Mielloneux de sa génération, c'était un américain pur souche ayant un dixième de sang irlandais, n'ayant jamais posé un pied de l'autre côté de l'atlantique . C'était un homme carré, une barbe blanche ressemblant à celle de Dumbledore qu'il disait pour se vanter, une robe de sorcier noire impeccable sans le moindre accros.   Il avait son franc parlé légendaire et cela, les autres membres du clan Mielloneux n'appréciait pas. Il alla saluer sa petite fille élégamment sans paraitre froid ni trop chaleureux. Comme s'il s'adressait à une connaissance ni trop proche ni trop distante. 

    Puis, vint le tour de Grand-Mère Mielloneux née Rose Penswy devenue Mielloneux, une anglaise de la tête aux pieds. C'était une grande vieille dame à la chevelure argenté noués en une coiffure des années 1920 , le visage ridé, ferme. Elle avait un air suffisant, stricte. Rose venait d'une famille de sorciers au sang pur comme ils disaient. Elle accordait une grande importance à la pureté du sang sans et semblait rester dans la même époque que sa coiffure. Héritière d'une grande fortune de ses parents comte, elle s'habillait toujours très chic et élégant. Marion alla donc la saluer avec la tenue nécessaire. C'est à dire, aucune familiarité, vouvoiement, la jeune fille se croyait dans une reconstitution historique. Puis, un silence pesant commença et la Gryffondor ainsi qu'Adèle commencèrent à se sentir très mal à l'aise. En fin de compte, ce fut Félicia qui l'interrompit :

- Bon, ne restons pas là... Allons dans la salle à manger, vous êtes d'accord maman ?

    La brunette observa la figure de son grand-père. Le regarder réfléchir était quelque chose d'absolument fascinant. Il faisait froncer de quelques millimètres ses sourcils blancs, puis, ses yeux bruns s'illuminaient comme si une flamme dansait à l’intérieur. Enfin, sa bouche se pinçait et le tout restait en mouvement continue pendant le temps de sa réflexion. Durant cela, Marion pu voir sa grand-mère lever les yeux au ciel, ses parents restant gênés, comme à chaque fois qu'un évènement de se genre se produisait, sa tante et sa cousines échangeant des sourires amusés. * C'est fou tout de même d'avoir l'air aussi ridicule lorsqu'on réfléchit * pensa l'étudiante en s'autorisant à laisser traverser un fin sourire au bout de ses lèvres.

- Bien, passons donc à l'autre pièce.

    Dit- il finalement en levant un bras pour faire signe de passer à côté. Alors, la troupe se mit en marche vers la porte en bois par laquelle avait surgit la famille de l'américaine.