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 RPG+  Cataclysme à la C.I.S. : Les 7 Supernovae

Intervenants

Ezza Djelardin (#663E10)
(Présidente du Congrès Magique d’Iran et Présidente honoraire de la Confédération Internationale des Sorciers)

Alexandrina Dezrodnov (#7D0000)
(Ministre de la Magie de Russie)
Dallan Blackwave (#03487D)
(Ministre de la Magie de Grande-Bretagne)
Felipe Badajoz (#00734F)
(Président de la Chambre Magique d'Espagne)
Mélisse Vidérance (#8E3557)
(Ministre de la Magie de France)
Songül Erbakan (#A68000)
(Présidente du Congrès Magique de Turquie)
Sorin Valisceanu (#434543)
(Ministre de la Magie de Roumanie)
Stanislav Stoyanov (#47032C)
(Ministre de la Magie de Bulgarie)

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1

L'OBSERVATEUR PRIVILÉGIÉ


Je m’appelle Caleb K. Vawalland. Avant d’entrer au ministère, j’étais comme qui dirait un garçon sans histoire. Un sorcier moyen fondu dans la masse. Mais par un étrange coup du sort, ma route a croisé celle du ministre Blackwave en janvier 43 et ne l’a plus jamais quitté ensuite. Secrétaire spécial, c’est le nom qu’il donna à notre collaboration. Pour être tout à fait honnête avec vous, chers lecteurs, je ne sais toujours pas pourquoi j’ai été choisi pour faire ce travail ou par quel concours de circonstances le ministre Blackwave m’a accepté dans son proche entourage, mais vous n’êtes sans doute pas là pour lire les interrogations d’un homme tel que moi. Je m’éclipse donc, pour vous laissez en compagnie du véritable protagoniste de cette histoire, celui que vous êtes venu comprendre. Mais un conseil, si vous me le permettez, ne cherchez pas à savoir tout ce qui pouvait se tramer sous les cheveux blancs de cet homme. Je n’y suis jamais parvenu en vingt-deux ans de service.

L’épopée politique de Dallan a commencé le 21 février 2043, lors d’une séance exceptionnelle de la Confédération internationale des sorciers.

L’ordre du jour concernait la très sérieuse candidature d’une école secrète (tel est le nom que la Confédération donne aux écoles de magie mineures dont elle ne reconnait pas l’autorité en matière d’éducation magique) basée au Mexique. Comme toutes les écoles secrètes du monde, elle aspirait à devenir la treizième grande école de magie reconnue par la Confédération et rejoindre ainsi Poudlard, Beauxbâtons, Durmstrang, Zhuangyán ou encore Albaldah sur les devants de la scène internationale.

« Si mes yeux ne m’abusent, personne ne s’oppose à l’envoi d’une délégation auprès des représentants de Casadelespíritu ? demanda Ezza Djelardin, en qualité de Présidente honoraire (un poste qui changeait de mains tous les mois, suivant la liste des représentants de chaque pays par ordre alphabétique ; ainsi la prochaine Présidente honoraire serait Eveleen O’ Dwyer, la chef du Conseil des sorciers d’Irlande). Les grands yeux noirs de l’iranienne parcourut l’assistance avant d’adresser un signe de tête à la ligne de secrétaires qui siégeaient trois marches plus bas. Je charge donc le directeur de la Commission de l’Education, monsieur Evans, de nommer quatre ambassadeurs chargés de mettre à l’épreuve la candidature de Casadelespíritu. »

Assise sur un siège à dossier haut, Ezza Djelardin s’apprêtait à annoncer la clôture de la séance quand un homme aux longs cheveux noués en catogan se leva au troisième rang de l’assemblée. Le silence qui accueillit son déplacement théâtral vers la rotonde centrale en disait long sur son aura. Tout le monde savait, de près ou de loin, qui était Stanislav Stoyanov. Il avait beau arborer une somptueuse robe noire nervurée de filaments dorés, avoir l’allure d’un parfait grand seigneur, il n’en était pas moins une pourriture de tout premier ordre. Un homme craint si on en jugeait les nombreux regards qui se détournèrent très vite de sa personne.

Craint, mais pas de tous. Dallan Blackwave, le premier, jeta un coup d’oeil à sa montre à gousset avant de braquer ses yeux légèrement plissés sur le ministre de la Magie bulgare. D’autres l’imitèrent avec une expression sensiblement différente.

Le monde de la Magie donna un nom à ce petit groupe : les sept supernovae… les sept personnalités qui dynamitèrent l’Europe.

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2

LA MOTION DE CENSURE


« Présidente Djelardin, honorables membres de la Confédération, par ma voix, la Bulgarie souhaite soumettre à votre étude un projet de renforce… »

« Pourquoi n’avez-vous pas soumis ce sujet à l’ordre du jour, ministre Stoyanov ? l’interrompit l’imperturbable présidente du Congrès Magique d’Iran, le menton légèrement relevé. »

Le silence était tel qu’on pouvait entendre le bois des bancs grincer.

« Veuillez m’excuser pour cet écart, c’est la première fois que je siège au sein de cette vénérable assemblée. Je ne suis pas encore tout à fait formé à ses us et coutumes, répondit le ministre bulgare avec un sourire glaçant. Puis-je ? »

Les regards se tournèrent subtilement vers l’iranienne. Dallan Blackwave était le seul à garder ses yeux fixés sur Stanislav Stoyanov. Un sourire énigmatique imprimé sur ses lèvres. Il ne s’intéressait pas le moins du monde de savoir ce qu’allait décider la présidente Djelardin. Le plan était clair dans sa tête.

Un frisson parcourut l’assemblée quand il se leva. Je déglutis, le gosier soudain asséché. Toutes les têtes avisèrent sa lente descente dans la rotonde, les mains  enfoncées dans les poches de son pantalon et son sourire énigmatique accroché à sa belle gueule.

« Qu'y a-t-il, ministre Blackwave ? lui demanda la présidente Djelardin, l’air à présent contrarié. »

« Madame la présidente, je suis navré d’interrompre cet échange mais la Grande-Bretagne, par ma voix, ne reconnait aucun droit à monsieur Stoyanov de parler au nom de la communauté magique de Bulgarie. »

Des chuchotements s’élevèrent comme un seul et même homme tout autour de la rotonde. Non loin de moi, je vis le fils, sorcier, du Grand-Duc de Luxembourg donner un grand coup de coude à son voisin, le volubile roi-sorcier de Swaziland, pour le réveiller et le forcer à s’intéresser à l’échange en cours. Les autres observateurs,  secrétaires, journalistes, et greffiers, comme moi, semblaient tétanisés, littéralement suspendus aux lèvres des protagonistes de cette invraisemblable scène.

« Ministre Blackwave, j’ai été, tout comme vous, élu par la communauté magique de mon pays. En conséquence, je dispose des mêmes droits que vous au sein de cette assemblée, déclara Stanislav Stoyanov sur un ton affreusement courtois. Je vous demande de bien vouloir retourner à votre place. »

Dallan Blackwave releva la tête en se massant les tempes. Je le côtoyais bien assez pour connaître la signification de ce tic… il fouillait sa mémoire à la recherche d’un texte de loi.

« Ministre Blackwave, je vous en prie… commença la présidente Djelardin. »

« Ezza, l’interrompit doucement Dallan, alors que le silence retombait progressivement sur l’assemblée. Même si j’essayais de fermer les yeux, je n’y parviendrais pas. Tous les représentants européens ici présents connaissent pertinemment la valeur du scrutin qui a porté monsieur Stoyanov au pouvoir dans son pays. La Grande-Bretagne ne reconnait aucun droit à cet homme et à sa bande de salopards. »

Un tapage sans précédent agita l’assemblée…

« La Grande-Bretagne demande la levée d’une motion de censure à l’encontre de la Bulgarie. »

… et le tapage se transforma en capharnaüm.

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3

LES ALLIÉS


« SILEEEEEEEEEEEENCE ! »

La voix d’Ezza Djelardin, amplifiée par un sortilège de Projection de voix, contraignit rapidement l’assemblée à retrouver son calme. L’iranienne abaissa un regard à vous glacer sur le sang sur le seul responsable de cette cacophonie. Regard auquel Dallan répondit par un sourire courtois.

« Aucune motion de censure n’a été prononcée par cette assemblée depuis sa création, ministre Blackwave. Avez-vous seulement la moindre idée de ce que vous faites ? »

« J’ai bien peur que oui, madame la présidente, répondit Dallan. »

Les deux personnages échangèrent un long regard silencieux.

« Qui appuie cette motion de censure ? se résolut à demander Ezza Djelardin en balayant l’assemblée d’un regard lourd d’accusations. »

On entendit de nouveau des bancs grincer, quelques reniflements, un vague chuchotement ici ou là, mais rien qui ne venait appuyer l’initiative de Dallan. Je crus la partie perdue quand la présidente honoraire reprit la parole.

« Et bien, il semblerait que person… »

TAC ! TAC ! TAC ! Tous les regards convergèrent dans la même direction. TAC ! Le bruit provenait d’une canne surmontée d’un pommeau massif en forme de tête de taureau tenue par un sexagénaire au physique impressionnant — pour ainsi dire un homme dont la musculature n’avait rien à envier à celle d’un taureau. L’homme portait une chemise et un pantalon à bretelles dignes d’un simple berger, mais sous son béret basque, ses yeux bleus luisaient d’une façon qui vous faisait entendre que cet homme était bien plus qu’un berger. Felipe Badajoz, le sorcier le plus important d’Espagne, se racla la gorge et parla d’une voix éraillée par le poids des années, mais puissante et grave comme le grondement d’un orage.

« L’Espagne appuie cette motion de censure. »

Un concert de chuchotements accompagna la déclaration du Président de la Chambre Magique d’Espagne. Un drôle de sourire apparut à l’orée de sa barbe aux poils sombres comme une nuit noire.

« Piaillez autant que vous le voulez, mais les livres d’histoire ne retiendront pas de moi que je me suis contenté de chuchoter tandis qu’une bande d’enfants sans cervelle, prétendument héritiers de Grindelwald, réduisaient toute une population de non-sorciers en esclavage. »

L’autorité de Badajoz, son charisme, et plus encore l’acuité de son regard mirent à mal bon nombre de représentants. Seul le ministre bulgare semblait capable de soutenir la comparaison.

« L’âge ne vous sied pas, président Badajoz. Vous étiez autrefois un si grand homme, peut-être même le plus important de ce bon vieux continent européen. Mais regardez-vous à présent, vous êtes réduit à croire aux élucubrations de quelques illuminés. Tous les non-sorciers de mon pays sont libres comme l’air. »

Badajoz porta son énorme main au bord de son béret et l’abaissa de sorte à basculer ses yeux dans la pénombre d’où il continua d’observer le ministre bulgare sans se donner la peine de lui répondre. Ou bien était-ce un geste pour lui signifier et bien nous verrons ça très bientôt ?

« La France appuie également cette motion de censure, déclara Mélisse Vidérance, la ministre de la Magie française. Une femme haute en couleurs toujours parée de robes multicolores. »

Debout au milieu d’une foule de visages tournés vers elle, la française releva le menton et sourit en basculant son opulente chevelure rouge par-dessus son épaule dénudée.

Les yeux baissés sur le sol, les mains toujours enfoncées dans ses poches, Dallan repoussa une poussière imaginaire avec son pied droit tout en esquissant un sourire que je fus pratiquement l’un des seuls à remarquer. Un sourire qui voulait dire « que la fête commence ! »

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4

LES FRÈRES DE POUVOIR


L’atmosphère était devenue irrespirable. Tout le monde dévisageait ses voisins, craintif et suspicieux à la fois, tandis que debout, figés comme des statues, Dallan, Stanislav, Felipe et Mélisse s’observaient en silence. La même question tournait dans toutes les têtes. Qui serait le prochain à se lever ? Qui d’autre oserait s’opposer au ministre bulgare ?

Un mouvement attira une nouvelle fois tous les regards. Un homme d’une trentaine d’années, les cheveux blonds, à qui il manquait un oeil, descendit dans la rotonde pour se placer aux côtés de Stanislav Stoyanov. Comme moi, nombreux furent ceux qui eurent le souffle coupé lorsque le costume du ministre roumain de la Magie se recouvrit d’une robe noire comme le jais, cousue de fins filaments d’or… le parallèle avec celle de Stanislav Stoyanov était si évident que j’eus la certitude que la même pensée effroyable se forma en même temps dans toutes les têtes : Sorin Valisceanu était, lui aussi, membre des Noirfangueurs.

« La Roumanie rejette cette motion de censure. »

Les mâchoires serrées, Ezza Djelardin dut certainement employer toute la maîtrise dont elle était capable pour reléguer ses sentiments aux arrière-plans de sa pensée lorsqu’elle s’adressa au ministre roumain.

« Ministre Valisceanu, je n’ai pas encore demandé à cette assemblée qui était opposé à cette motion de censure. Vous contrevenez aux règles de cette séance. »

Sorin Valisceanu se courba en portant une main sur sa poitrine.

« Pardonnez-moi, madame la présidente, mais il me semble que cette séance échappe à toutes les règles usuelles. »

Les mâchoires d’Ezza Djelardin auraient sans doute été en mesure de broyer du diamant à l’écoute de cette réponse. Le mouvement d’une énième personne n’arrangea en rien l’état de la présidente iranienne. Il me sembla même, le temps d’un mirage, que des flammes embrasèrent ses yeux lorsqu’il se posèrent sur la présidente turque, cette Songül Erbakan, qu’on disait en conflit avec le célèbre clan Alkanat, les maîtres du collège Albaldah. Tout le monde connaissait l’attachement que la présidente Djelardin avait pour cette école. Elle y avait étudié, contrairement à cette femme de bonne famille qui revendiquait la supériorité des Sang-Pur et le retour à l'enseignement familial.

« La Turquie rejette également cette motion de censure, madame la présidente, déclara la présidente Erbakan en ajustant son monocle. »

La désinvolture avec laquelle elle balaya l’assemblée du regard en laissa plus d’un mal à l’aise. Il y avait dans sa façon de se tenir bien droite, sa tenue stricte, sa chevelure rigide (où des cheveux blancs avaient fait leur apparition)  une fermeté revendiquée mais aussi quelque chose d’un autre temps ; les vestiges d’idées que le monde entier pensaient enterrées depuis longtemps.

Un vent de détresse soufflait sur l’assemblée. Les représentants politiques du monde entier ne pouvaient décemment pas ignorer le conflit naissant au coeur de l’Europe, mais nul ne voulait intervenir. Les affaires de l’Europe étaient les affaires de l’Europe. Une vieille habitude du monde sorcier voulait que le statu quo et la neutralité soient des états de fait. Personne ne voulait se donner les moyens de changer les règles.

Dans ces conditions, la motion de censure était vouée à être enterrée.

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5

L’OMBRE D’UNE GRANDE PUISSANCE


Mais pas pour tout le monde.

« Quelqu’un d’autre souhaite intervenir ? demanda froidement la présidente Djelardin en détournant rapidement les yeux de son homologue turque. »

Alors que je voyais bon nombre de mentons se baisser, comme si une partie de l’assemblée avait accepté de fermer les yeux sur le conflit qui se jouait pourtant sous leur nez, et que la tentative de Dallan semblait doucement mais sûrement glisser vers un échec retentissant, un vieil homme se leva droit devant, à l’autre bout de la rotonde. Je ne le connaissais pas. Maigre, longiligne, il était vêtu d’un costume repassé à la perfection auquel était épinglé une rose blanche. Il s’éclaircit la voix et d’un air digne annonça :

« La Russie souhaite exprimer ses regrets. »

« Ses regrets ? répéta la présidente Djelardin. Pardonnez-moi, mais je ne crois pas vous connaître, monsieur… ? »

Le vieil homme porta le poing devant sa bouche et s’éclaircit une nouvelle fois la voix.

« Mon nom n’a aucune importance, madame la présidente. »

Suivi par un concert de chuchotements, le vieil homme se courba et recueillit les confidences d’une femme assise à côté de lui. Je vis quelques hommes écarquillés les yeux devant cette beauté irréelle aux longs cheveux noirs ondulés. Elle devait avoir trente ans, et encore. Vêtue d’une robe noire surmontée d’une pelisse rouge assortie à son rouge à lèvres, cette femme dégageait un charme fou, presque magique. Son regard, froid et insondable, fixait la présidente Djelardin sans ciller tandis que ses ongles disparaissaient sous les poils noirs du chat couché sur ses cuisses.

Le vieil homme se redressa. Humble, il attendit un hochement de tête de la présidente Djelardin pour poursuivre.

« Madame Dezrodnov, ministre de la Magie de Russie, souhaite demander pardon au peuple bulgare ainsi qu’au peuple roumain. Même s’ils n’ont pas de représentants aujourd’hui, elle espère que les journalistes présents dans cette salle permettront à ses paroles de franchir le mur de la censure. »

Je vis, parmi les journalistes masculins, un certain nombre d’individus se mettre des claques pour rompre le charme et feuilleter nerveusement leur carnet de notes pour écrire.

« Madame Dezrodnov s’excuse de n’être parvenue qu’à arracher un seul oeil à monsieur Valisceanu, du temps où elle dirigeait les forces spéciales de son ministère. De surcroit, elle s’excuse de ne pas avoir réussi à tuer monsieur Stoyanov quand elle en avait encore l’opportunité. Elle tient à dire qu’elle regrette ses manquements. »

Alors que le vieux majordome se baissait pour recueillir les mots de sa maîtresse, j’accusais le choc d’une large majorité de l’assemblée. Même le self-control d’Ezza Djelardin avait fini par céder. La bouche légèrement ouverte, elle fixait la ministre russe sans savoir comment elle devait réagir.

« Madame la présidente, la Russie apporte son soutien sans faille à l’initiative britannique. La Russie appuie cette motion de censure. »

Le silence tonitruant qui suivit ses paroles fut seulement troublé par le mouvement commun de Stanislav Stoyanov et Sorin Valisceanu qui se retournèrent pour regarder Alexandrina Dezrodnov droit dans les yeux, un sourire suspendu à leurs lèvres. Ni elle ni son chat ne sembla en souffrir.

Comprenant au mouvement qui vit Songül Erbakan se rasseoir que personne n’oserait se dresser contre la menace russe, Ezza Djelardin se leva.

« Par quatre voix contre trois, la motion de censure du ministre Blackwave est acceptée. Tant que la Bulgarie ne nommera pas un nouveau représentant, la Confédération Internationale des Sorciers lui retire son droit de siéger au sein de cette assemblée. »

Stanislav Stoyanov accrocha le regard de Felipe Badajoz, celui de Mélisse Vidérance, et enfin celui de Dallan avec un sourire plein d’une terrifiante assurance. Terreur qu’aucun des opposants ne semblait goûter comme je la goûtais à présent.

Dans un CRAC sonore, les ministres bulgare et roumain transplanèrent sans demander leur reste.

[FIN]