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 RPG++   Solo   Grèce-Corfu  Duo : deux chocs

Grèce, Corfu, 202X




L'arrivée sur l'ile s'était faite sans encombre. Etrangement, il avait fallut à Jewler prendre un "avion", une espèce de "coucou" d'après son collègue. Ce dernier avait d'ailleurs beaucoup ri en voyant Jewler se crisper au décollage. Lui qui avait pourtant le courage de bien des hommes, il ne semblait pas supporter de voler autrement que sur un balai ou un tapis volant.

- Détend-toi et prend donc un verre ! Tu verras que tu te sentiras mieux après ça !

Un sourire large et plutôt franc, l'homme qui accompagnait Robert était brun et plutôt élancé, habillé comme un moldu et de façon décontractée, il avait conseillé Robert sur son accoutrement. Venant d'une famille de moldu à l'origine, le collègue de l'Auror était avenant même si le jogging était assurément un mauvais conseil. En bon britannique, il n'avait pu s'empêcher de mettre le futur journaliste dans l'embarras : sans doute un humour anglais...

Finalement, le vol se déroula sans embûches : Robert en profita simplement pour dormir... assommé par les propos de son ami, du moins ce fut ce qu'il prétexta. La réalité était toute autre, faisant peur aux différents membres de l'équipage, les hôtesses de l'air administrèrent des calmants moldus à l'homme qui finit par se réveiller bien plus tard, sur le tarmac.

A la descente de l'avion, les deux hommes finirent par discuter simplement avant de prendre la direction de l'hôtel.


- Ne pourrait-on pas simplement transplaner pour cette fois ? Ce serait quand même vachement plus pratique... tu ne penses pas ? Demanda simplement Jewler.
- Ils nous repèreraient si nous utilisions la magie, c'est un risque qu'il nous faut éviter.

Le futur journaliste bougonna comme à son habitude, le monde moldu n'avait jamais été son fort et devoir prendre des moyens conventionnels afin de rester incognito était quelque peu dérangeant pour lui. Marchant côte à côte, les deux hommes n'avaient finalement que peu de route à réaliser. L'hôtel n'était en réalité qu'une petite bâtisse assez modeste. Construite dans les matériaux de l'époque mais également caractéristiques de cette petite ile grecque, le "Bois dormant" était un établissement généralement réservé à des sorciers. C'était d'ailleurs peut être là l'erreur du duo. Passant le portail, les deux hommes ne se doutaient pas de ce qu'il se passerait dans quelques heures.

Seule une petite lanterne offrait le peu de lumière à l'entrée. Presque insouciants, les deux amis entrèrent en poussant la porte. L'intérieur de la bâtisse était visiblement bien plus grand, comme à l'accoutumée dans le monde des sorciers. Robert soupira en entrant avant de se mettre à sourire : il n'avait pas vraiment l'habitude des sorties en grandes pompes et le luxe ostentatoire de l'établissement dénotait véritablement avec l'extérieur et les jardins. Au moins, bien que la mission s'annonçait difficile, les deux hommes allaient pouvoir se reposer convenablement.

Posant leur valise près de la réception, c'était souriants qu'ils s'annoncèrent à l'homme derrière le comptoir. Ce dernier semblait plutôt fatigué et regarda un registre avec des parchemins avant même que Robert ne puisse annoncer son nom.


- Mr Jewler ! Bienvenue... votre chambre est prète, c'est la numéro 12, au premier étage.

Robert n'eut même pas besoin de se présenter. A croire que les informations de son assistante pour la réservation avaient été efficaces. Une question restait néanmoins en suspens : comment avait-il fait pour le reconnaitre ? Haussant un sourcil, le cerveau de l'Auror était déjà en action, quelque chose semblait ne pas tourner rond et c'était particulièrement embêtant. D'un coup d'oeil assez rapide, Robert tenta d'évaluer la pièce et les personnes au sein de l'établissement. Rien, personne. Hormis ce réceptionniste, personne n'était présent. Peu rassuré, Jewler tendit le bras pour récupérer sa clé. Il s'agissait d'une clé en fer forgé ancienne, rien d'alarmant, bien évidemment.

Tout se déroula en quelques secondes et Robert n'insista pas, il aurait tout le loisir d'en parler avec son ami dans quelques minutes, à coup sûr. Le réceptionniste se tourna alors vers son acolyte afin de réitérer l'opération... ou presque.


- Bonsoir Gérald.