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La Terre de Feu  Solo 

26 Juillet 2043



Nous sommes en fin Juillet, et l'été bat son plein. Dehors, beaucoup de personnes sont de sorties, permettant aux glaciers de s'en mettre plein les poches. Que ce soit les habitants, ou les touristes, la foule est de la partie. Tous les enfants sortent jouer près des fontaines, ou les plus chanceux partent à la plage. Tous ? Pas exactement. Dans sa petite maison de quartier sans prétentions, une jeune fille de 12 ans résistait encore et toujours à l'astre solaire.
Hakô était rentrée depuis un mois, et jouait comme jamais à ses jeux-vidéos. C'est qu'il y avait énormément de choses à rattraper, mine de rien, quand on s'absente tant de temps hors de son MMOrpg du moment. Au frais dans sa chambre peu éclairée, on pourrait croire que ses parents la négligent. La laissant se goinfrer de cochonneries, sans se laver très souvent, sans beaucoup dormir à la vue de ses cernes naissantes. En réalité, si on devait poser la question "comment définis-tu tes parents" à la jeune sorcière, elle répondrait sans aucune hésitation: "ils sont cool". Ces derniers s'estimaient heureux de la voir chez eux. Dehors, tant de dangers l'attendait ! Elle pouvait se faire écraser par une voiture, ou se faire écraser par un cheval patrouilleur, ou être embêtée par des garnements, emmenée par un vieux pervers, attraper froid avec l'eau des fontaines... Oui, il y avait toujours une bonne raison de la laisser geeker à son aise. Son père jouait toujours avec elle, ce qui permettait aussi de la surveiller à son insu. Bref, Hakô vivait très bien, et profitait pleinement de ses vacances.

Mais c'était sans compter sur sa grand-mère.

Le 26 Juillet, cette dernière apparu au beau milieu du salon, alors que Hakô et ses parents mangeaient tranquillement le repas en famille devant la télé, tout en commentant la stupidité de certaines personnes lambda. Ce qui se passa ne fut pas au goût de la moquette: Leila Ashagen fit tomber sa fourchette où une bonne dose de spaghettis bolognaise était enroulée, Henry son mari renversa sa bière sur le sol pour faire bonne mesure, tandis que Hakô sursauta tellement qu'elle en eu le hoquet. C'était comme un screamer en fait.

"-Maman ! S'il te plaît, ne fais pas ça ! Imagines si on est cardiaques ? Ou si on est avec des invités ? se plaignit sa fille.
-Je suis désolée, la force de l'habitude.

Sans attendre de réponse, elle sortit sa baguette pour qu'en deux temps trois mouvements, tout soit propre. Puis, avisant Hakô, elle lui donna un grand verre d'eau. La jeune fille bu d'une traite pour essayer de faire partir le hoquet, tandis que sa grand-mère, cachant la télé, resta plantée là à attendre que quelqu'un daigne lui proposer une place assise.

-Je vous en prie, asseyez-vous, proposa Henry. Vous voulez une tasse de thé ? Une assiette de spaghettis bolognaise ? Que nous vaut votre visite ? Bien sûr vous avez le droit de venir nous voir belle-maman, mais c'est si soudain. Alors ça nous rend curieux, voyez-vous...

La vieille dame répondant au nom de Susan Allister s'étonnait toujours que ce soit le père qui ai donné un tel trait de caractère à sa fille. Elle prit place à table, et laissa échapper un petit soupir d'aise avant de répondre:

-Un thé suffira. Je suis venue vous parler du petit voyage que je souhaitais faire avec Hakô.

Henry, qui commençait à préparer le thé, se figea. Leila observa sa mère avec appréhension, et son teint semblait plus pâle. Hakô ne comprenait rien, mais elle ne se fit pas prier pour qu'on éclaire sa lanterne !

-Un voyage où ? Pourquoi je ne sais pas ? C'est pour quoi ? Des vacances ? On y va qu'à deux ? On va faire quoi ?
-Est-ce qu'il t'arrives de penser à respirer entre deux phrases ? Tu sauras tout bien assez tôt. Tes parents le savent, mais je n'ai pas encore eu leur accord.

Hakô s'empressa de supplier ses parents d'accepter. Abandonner son père et sa guilde pour un voyage dont elle ne connaissait rien, ça ne l'enchantait pas trop au fond. Mais sa curiosité la piquait bien trop fort pour refuser de tout découvrir. Aucun de ses parents ne semblait emballés par cette perspective, mais quelque chose avait dû les décider lorsque la grand-mère en avait parlé, puisqu'ils ne refusèrent pas de but en blanc. Non, au contraire. Henry déposa le thé qu'il avait fini de préparer et donna la réponse:

-C'est d'accord, mais s'il lui arrive quoique ce soit...
-Il ne lui arrivera rien, promit Susan.

Son ton était sans réplique. Personne ne trouva à protester, aussi Hakô en profita pour en savoir plus:

-Et où est-ce qu'on va ? Ce sont des vacances hein ? Combien de temps ? Et on part quand ? Faut que je fasse mes bagages ! On va à la plage ?

Et puis, comme si elle allait révéler quelque chose d'assez choquant, ou qui risquait de tout compromettre, elle ajouta:

-J'aime pas la plage en fait...
-Où nous allons, tu le découvrira quand on y sera. Nous partons tout le mois d'Août, alors prend quelques affaires en conséquences. Mais ne t'encombre pas, tu n'as pas besoin d'emporter une grosse valise. Je viendrais te chercher le 1er Août aux aurores,soit prête.

Elle bu une bonne gorgée du thé qui infusait encore, et continua:

-Ah, et inutile de prendre des objets électroniques. Là où nous allons il n'y aura pas d'accès à Internet et toute votre technologie moldue."

Hakô essaya de tout noter mentalement, tandis que sa grand-mère termina vite son thé, et prit vite congé. Dans un "crack" reconnaissable, ils se retrouvèrent à nouveau à trois, avec une jeune sorcière complètement excitée à la perspective de faire du tourisme.

***


Elle avait essayé de faire le stricte minimum: un nécessaire de toilette, du linge, et un kit de survie made by Ashagen contenant un gros paquet de bonbons, plusieurs paquets de cookies, et plusieurs gâteaux et friandises du monde des sorciers. Elle aurait voulu prendre pas mal de choses encore, mais sa grand-mère avait été formelle après tout. Une fois prête, le 31 Juillet, Hakô ne se connecta pas à son jeu. Elle le regrettait mais sachant que les aurores c'était maintenant, il valait mieux aller se coucher tôt. Ses parents avaient paru stressés, surtout qu'ils n'en savaient pas plus au final que leur fille. L'aiglonne espérait juste qu'ils évitent de refuser à la dernière minute.
Le lendemain cependant, sa mère la réveilla gentiment, et l'aida à se préparer en lui faisant le petit-déjeuner. Elle avait même fait couler un bon bain. Hakô savait que c'était une manière de cacher l'angoisse de la laisser partir, mais n'en fit pas grand cas. Elle mangea, s'habilla en vitesse après s'être lavée, et emporta sa valise. Sa grand-mère l'attendait dans la cours, à l'abri de regards indiscrets grâce à l'absence de vis à vis. Une sorte de grande pipe était posée sur le sol, à ses pieds.

"-Allez, dépêchons avant que des moldus ne se réveillent.

Hakô se posta devant l'objet, qu'elle reconnu comme étant une sorte de calumet.

-On va faire la paix ? plaisanta-t-elle.
-Quand je te le dis, tiens bien ton sac, et cramponne-toi au calumet. C'est un portoloin, tu sais, je t'en ai déjà parlé."

Hakô sentit ses joues rosir. Sa blague avait fait un immense flop, mais ce n'était pas étonnant. Elle n'était pas timide de base, mais tout de même un peu face à sa grand-mère. La jeune fille acquiesça et déglutit en pensant au voyage. Susan commença le compte à rebours tandis que ses parents étaient postés à l'encadrement de la porte du jardin, en train de se ronger les sangs. Et puis Hakô se cramponna au portoloin et à ses bagages, tout en regrettant amèrement d'avoir trop déjeuner. Le voyage fut bref, mais elle eu l'impression que cela dura une éternité. Une fois sur la terre ferme, elle s'effondra sur le sol et essaya de respirer à fond pour ne pas rendre son déjeuner. Un vent léger tiède parcourait la plaine portant un magnifique et immense lac, qui s'étendait jusqu'au pied d'une chaîne de montagne. L'herbe jaune chatouillait le cou de la jeune fille qui se releva. Le paysage était magnifique, sauvage, et surtout dépourvu de moldus et de sorciers. Quoi ? C'était du camping ? Sa grand-mère époussetait ses vêtements tout en faisant disparaître le portoloin, et elle se racla la gorge pour attirer l'attention de sa petite-fille absorbée par la beauté des lieux. Hakô se retourna, prenant pleinement conscience du voyage dans lequel elle était embarquée:

-Bienvenue en Terre de Feu."



Attention: ce RP aura peut-être des incohérences ou des erreurs par rapport à des informations réelles concernant certains éléments du RP. Par exemple, je ne connais pas la Terre de Feu comme ma poche. Mais c'est fictif avant tout, alors l'important c'est que ça reste cohérent dans le récit..!
Dernière modification par Hakô Ashagen le 11 juillet 2018, 16 h 41, modifié 1 fois.

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La Terre de Feu  Solo 

Ils étaient là, en chair et en os, à quelques mètres d'elles. Des indiens, des vrais, vaquaient à leurs occupations sans s'étonner plus que ça de la présence des deux étrangères. Hakô sentait à peine sa nausée disparaître, mais son estomac se nouait. C'était tellement déroutant, et irréel...

"-Grand-mère, ce sont heu...
-Ce sont des amérindiens, la tribu Chincha , mais ce sont les "cousins" magiques de ceux dont tu peux entendre parler chez les moldus. Ils vivent ici, cachés des moldus.

Une jeune femme s'approcha finalement d'eux, tandis que de nombreuses paires d'yeux se braquaient sur elles. Un immense loup (à l'échelle de Hakô...) marchait à côté de l'indienne. Cette dernière portait un panache, signe distinctif des personnes importantes dans la tribu. Ses vêtements ressemblaient beaucoup à ce que Hakô s'imaginait, comme pour les amérindiens moldus. La jeune fille tenta de ne pas avoir les yeux trop écarquillés, tandis que sa grand-mère salua respectueusement en joignant les mains la jeune femme.

-Bonjour Nokomis, ravie de te revoir. Et dire que tu étais à peine plus âgée que Hakô lorsque je t'ai rencontrée pour la première fois !
-Susan, ton retour nous rend très heureux, répondit Nokomis avec le sourire. Le Grand Chef vous attend, mais avant, nous vous avons préparé un tipi pour toutes les deux. Suivez-moi.

Hakô était bouche bée, et très intimidée par le regard du loup. Il ne cessait de la fixer, et arrêta qu'une fois tout le monde en route pour le campement.
Silencieuse, elle n'écouta qu'à moitié ce que disait sa grand-mère et la belle Chincha. La tribu était composée d'hommes et femmes de tout âge, et de quelques jeunes enfants. Ils jouaient avec un chien, et les adultes s'occupaient de leur tipi, ou de leurs armes. Hakô remarqua quelques traces de magie dans leur façon de faire: sans baguette, juste avec leur corps, il allumait un petit feu, ou dépoussiérait une peau de bison... Ou d'un autre animal, mais Hakô était une quiche en créatures magiques étant donné qu'elle n'avait pas encore eu de cours. Elle entra dans le tipi à la suite des deux adultes, et fut étonnée par la grandeur des lieux. En fait, Hakô ne connaissait pas les tentes des sorciers. Aussi, les tipi fonctionnaient de la même manière, mais différemment. Elles avaient un lit confortable à même le sol, un petit feu pour rester au chaud la nuit, un coin pour se laver sous forme d'une cascade et d'un mini lac, et en guise de toilettes, on retrouvait quelques buissons. La bleue espérait que les grosses commissions ne laissent pas l'odeur dans le tipi ! Tout était très naturel en tout cas, ce qui correspondait bien au mode de vie des amérindiens.

-Hakô, reste ici et repose-toi un peu, ta grand-mère va venir avec moi, mais tu ne seras pas seule longtemps. Tu peux aussi aller voir le reste de la tribu, mais ils ne connaissent pas ta langue natale. Nous ne parlons pas anglais de base, nous avons gardé notre propre langage.

Effectivement, la jeune fille décela un léger accent lorsque Nokomis parlait. Hakô avait été captivée par Nokomis, qui lui parlait pour la première fois, et en oubliait presque le loup qui ne la quittait pas. La jeune femme posa une main sur l'épaule de la jeune fille, qui se sentit soudain bien plus à l'aise, et détendue. Hakô était sûre que Nokomis lui avait lancé un sort !

-Chinook va rester avec toi. Tu peux l'appeler Vent-Argenté si tu préfères.

Sa grand-mère et Nokomis sortirent ensuite du tipi. Hakô observa un peu plus les lieux, tout en déposant ses bagages près d'un des lits. Le loup resta assis, observant la jeune fille qui avait très envie de lui faire un câlin, mais... Mais il était intimidant tout de même ! Et s'il la mordait ? Ce n'était pas un chien après tout. Hakô se dirigea vers le petit lac-salle de bain, et mouilla sa main avec la petite cascade. C'était plutôt frais.

-On ne peut pas avoir de l'eau un peu plus chaude pour se laver ? C'est toujours des douches froides ? demanda-t-elle au loup.

Sa main reçut alors un curieux changement de température dans l'eau, qui devint agréablement chaude, sans brûler. Elle sortit sa main et l'essuya en grande partie sur sa chemise, puis se tourna vers le loup.

-C'est toi qui a fait ça ?

En guise de réponse, il tourna légèrement la tête sur le côté. Hakô était à moitié certaine que c'était le loup, mais n'avait aucune preuve. Peut-être que la cascade avait une reconnaissance vocale ? Elle se rapprocha un peu de l'animal, mais n'osa pas plus que ça. Hakô prit place près du petit feu pour s'asseoir à l'indienne, et attendit. Le silence était uniquement brisé par quelques cris au dehors. La barrière de la langue était pour le coup en acier, si elle comprenait bien.

-Dis, ta heu... Ta maîtresse ? Elle a lancé un sort sur moi hein ? Parce que je me sentais mal, enfin j'avais peur tu vois, et là je suis super bien ! Si c'est bien ça je veux faire la même chose ! Et puis son chapeau est super cool ! Et sa tenue aussi, j'aimerais bien avoir la même, je me demande si ça m'irait bien, et la coiffure avec toutes les plumes aussi. En plus, c'est des plumes d'aigles non ? Je crois que les indiens moldus ils...

Le loup en avait-il marre ? En tout cas, tandis que la jeune fille débitait comme habituellement, il s'approcha et se coucha près d'elle, sa tête sur ses jambes. Hakô, prise au dépourvu, leva légèrement les bras et se tut. Puis, voyant qu'il semblait un peu somnolant et surtout très docile, elle osa le toucher. Il était doux, surtout au niveau du poitrail. L'aiglonne se sentit apaisée, et oubliait même ce qu'elle voulait dire, comme le lien qu'elle partageait avec l'aigle en étant Serdaigle. Et comme si Chinook l'avait contaminée, elle sombrait dans les bras de Morphée...
Quelques heures plus tard, la voix de sa grand-mère la fit émerger doucement. La fin de journée était proche, le soleil semblait moins intense dehors. Hakô essuya le léger filet de bave sortant du coin de ses lèvres, et observa son environnement. Oui, elle n'avait pas rêvé. Le loup avait rejoins sa maîtresse, et cette dernière attendait à l'entrée du tipi.

-Mets une petite veste, ça peut se rafraîchir en fin de journée. Nous allons manger autour du feu avec le Grand Chef, dit sa grand-mère.

Hakô s'exécuta, et en deux minutes le quatuor en comptant Vent-Argenté était prêt à rejoindre tout le monde. La jeune fille se sentit de nouveau un peu mal à l'aise face à tant de choses étrangères, mais la main de Nokomis effleura de nouveau son épaule, et elle se sentit mieux.
Toute la tribu était rassemblée, formant un cercle avec plusieurs groupes autour du grand feu. Il se trouvait au centre du camp. Près d'un tipi différent des autres de par ses ornements, se trouvait un vieil homme au panache qui n'avait rien à envier à celui de Nokomis. Le temps l'avait beaucoup marqué, mais ce qui étonna Hakô était sa peau, plus pâle que celle des autres. Ses cheveux étaient différents aussi, plus clairs. Il semblait... Différent du reste de la tribu, comme s'il n'était pas natif. Sa grand-mère prit place à côté de lui, et invita Hakô à se joindre à elle. Nokomis prit place de l'autre côté du Grand Chef. Puis, sa grand-mère la présenta:

-Hector, ou devrais-je dire Aigle Blanc, je te présente Hakô Ashagen. Hakô, je te présente Aigle Blanc... Ton grand-père."
Dernière modification par Hakô Ashagen le 11 juillet 2018, 16 h 43, modifié 2 fois.

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Hakô essayait de retracer les événements passés, allongées sur son lit, dans un tipi amérindien magique. Au départ, elle avait prévue de rattraper ses jeux-vidéos. Finalement, sa grand-mère l'emmenait dans un monde magique encore bien différent de Poudlard. La brune était tiraillée entre le fait irrévocable que ses jeux allaient devoir encore attendre super longtemps, et celui où elle était vraiment heureuse de faire un tel voyage.
Cependant, c'était difficile, de digérer les dernières nouvelles. Son grand-père était mort. Du moins, toute sa famille le pensait. Le voilà maintenant, à resurgir. Et si certains pourraient se contenter, lors d'un anniversaire par exemple, de refaire surface en criant "surprise !", son aïeule avait préféré les choses en grand. Chef de tribu, rien que ça. Il avait sauvé la vie de l'ancien chef, prit au piège dans une tempête, et blessé lors d'un combat contre quelques créatures magiques. Il était très vieux à l'époque, et c'était de la folie de vouloir entreprendre un voyage seul. Son grand-père, alors en train d'explorer les terres sauvages du sud, s'était retrouvé au bon endroit, au bon moment. Il avait alors passé du temps dans la tribu, pour finir par tomber amoureux. Non pas d'une femme - ni même d'un homme... Ou d'un animal. Non, il était sous le charme de la vie qu'ils menaient. Alors naturellement, Hector était resté. Et lorsqu'un successeur dû être choisi, il fut nommé... Nokomis était encore trop jeune pour succéder au Grand Chef à l'époque.

La jeune fille ne parvenait pas à dormir, après tout ça. Elle se tournait et retournait, tandis que tout le monde semblait endormi. Finalement, l'aiglonne sorti pour prendre l'air.
De tous les ciels, elle n'en avait jamais vu d'aussi beau. Il y avait tant d'étoiles, qu'elle se demanda pourquoi les élèves ne venaient pas faire les cours d'Astronomie d'ici. La jeune fille se perdit dans la contemplation un moment, avant de se diriger vers l'immense lac. C'était magnifique, les reflets qu'on pouvait y voir. Son subconscient devait encore retourner l'histoire dans tous les sens, car elle se demanda alors pourquoi sa grand-mère n'avait pas choisi de rester ici, elle aussi. Comment avait-elle pu accepter un tel choix, et mentir aussi longtemps à sa famille. Hakô prit place sur l'herbe sèche, et replia ses jambes contre sa poitrine, observant sans vraiment le voir l'eau qui ondulait doucement. Il y avait quelque chose d'étrange, mais la jeune fille n'arrivait pas à saisir quoi.

Elle resta un moment ici, à tenter de remettre de l'ordre dans ses idées. Finalement... L'ondulation du lac lumineux l'hypnotisa en douceur, la faisant sombrer dans un sommeil sans rêves.
Le lendemain, la jeune fille se réveilla dans son lit, sans savoir comment elle était arrivée jusqu'à lui. Ou c'était un rêve, la nuit dernière ? Sa grand-mère était déjà levée, et la jeune fille était toute seule. Nokomis entra quelques minutes après, chargée d'un petit déjeuner composé d'une sorte de soupe et de quelques fruits. Son loup était là, comme toujours. Hakô s'attaqua vite au petit-déjeuner pour calmer son ventre qui s'éveillait également.

"-Dis ? Chinook, c'est un loup ordinaire ? demanda-t-elle timidement.

Nokomis eu un sourire, mais ne répondit pas. Le loup observait Hakô avec une intensité qu'elle ne connaissait pas. Même un chien ne semblait pas sonder autant son maître lorsqu'il l'observait. La jeune fille entreprit de finir au plus vite son petit déjeuner pour sortir. Dehors, tout le monde était déjà à ses affaires, et sa grand-mère était introuvable. La jeune fille supposa qu'elle se trouvait avec son mari. Devait-elle les rejoindre ?

-Tu veux aller te balader ? proposa Nokomis.

Hakô approuva. C'était bien plus séduisant que de se retrouver avec son grand-père. Il l'avait beaucoup intimidée hier soir, et la jeune fille ne se sentait pas totalement à l'aise. La jeune femme prit un arc, quelques autres affaires que l'aiglonne ne vit pas, et l'emmena jusqu'aux chevaux. C'était peu étonnant: pourquoi utiliser des montures magiques, des chevaux c'est parfait en soi.

-Tu es déjà montée à cheval ?
-Non... Ça a l'air haut ! Mais vous n'avez pas de selle ?
-Ce n'est pas nécessaire. Tu vas monter avec moi, ce sera plus sûr.

Et elles s'en allèrent pour une promenade matinale vraiment agréable. Les paysages étaient somptueux, et Hakô essayait de tout enregistrer dans sa tête. Ils croisèrent quelques animaux, comme des renards, ou même des guanaco. Au bout d'une bonne heure, Nokomis s'arrêta. Il y avait plus d'arbres ici. La jeune femme prit son arc et invita Hakô à la suivre. Vent-Argenté les suivaient en courant depuis le début, sans souffrir d'un quelconque épuisement.

-Pourquoi... Pourquoi tu sors ton arme ?
-Je vais ramener un peu de viande.

Hakô se figea. Elles s'apprêtaient à chasser ? Tuer un animal ? C'était certes un peu hypocrite de se sentir mal, voire horrifiée à cette perspective, quand on mangeait de la viande déjà préparée... Mais la jeune fille n'aimait pas cette idée.

-Heu... On est obligées ?

Nokomis s'arrêta, et se tourna vers Hakô. Elle semblait un peu surprise. Les enfants de sa tribu étaient toujours excité à l'idée qu'on leur apprenne à chasser pour se nourrir en toute indépendance. Mais il était vrai aussi que Hakô ne faisait pas partie de la tribu. La jeune fille tenta:

-Ou on pourrait le faire sans violence... Ou pas du tout ?

Nokomis sembla réfléchir un moment, pendant que Chinook se postait à côté de Hakô. Finalement, elle sortit quelque chose d'une bourse en peau, et lui en donna quelques-unes. C'était des pierres étranges, la jeune fille avait l'impression qu'elles avaient une aura spéciale. Un animal était sculpté à chaque pierre.

-Qu'est-ce que c'est ?
-Des runes.

Hakô s'apprêtait à lui dire que ça ne ressemblait pas du tout à des runes, mais se ravisa. C'était sans doute différent de celles connues et enseignées à Poudlard, et qu'elle avait aperçu dans un livre. La magie n'était pas partout pareille après tout. Nokomis lui proposa alors de faire un piège magique à l'aide de ces pierres, afin d'avoir quelques petits animaux sans qu'ils ne puissent souffrir, et se rendre compte de leur mort. Hakô accepta un peu à contrecœur. Au moins ce n'était plus avec une flèche plantée entre les deux yeux. Par contre, elle n'avait pas compris toutes les explications que lui donna la jeune femme sur les runes, mais fit de son mieux pour mener à bien leur mission. Une fois le piège en place, elles s'éloignèrent pendant un moment, profitant de l'après-midi pour parler et continuer la promenade à pieds. Hakô lui parla de Poudlard, de sa vie moldue, de ses grands-parents aussi. En fait, l'aiglonne parla tant que Nokomis n'avait pas besoin de parler pour faire la conversation. Elles purent ensuite récupérer les rongeurs qui avaient été prit dans le piège, et les accrocher au cheval pour les transporter tranquillement. Hakô essaya de ne pas les regarder, pour ne pas trop culpabiliser. Elle observa plutôt Chinook, qui courait près d'eux, les dépassant souvent. La jeune fille avait envie d'en savoir plus sur lui, aussi elle retenta sa question.

-Je t'expliquerais ce soir si tu veux", promit Nokomis.

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