Ailleurs…

Inscription
Connexion

Maison familiale  Les Saisies 

Image
Reid Cooper

16/03/2032
Il faisait chaud  ce jour-là. On avait presque l'impression d'être en été. Reid Cooper ouvrit la portière de la voiture grise familiale, et soupira en souriant. Dans la machine roulante, la température s'élevait à mille trois cent degrés, à cause de la climatisation défectueuse. Un cri sur la banquette arrière l'arracha de ses pensées.

-Je. Veux. SORTIREUH !!

Reid fronça les sourcils, un peu exaspéré du comportement de sa fille. Pendant tout le trajet depuis Paris, elle avait été insupportable, et s'était même énervée contre le chien qui lui donnait chaud, d'après elle. Malgré le fait que les deux adultes aient supporté l'histoire musicale" Emilie Jolie", que la petite Solenn avait souhaité entendre pendant tout le trajet, celle-ci n'était pas plus clémente avec ses pauvres parents. L'homme posa un pied en dehors, prenant soin de ne pas trop mouiller ses chaussures à cause de la neige encore présente dans ce petit village, il sortit et alla ouvrir la portière arrière, d'où deux furies, une rousse, une brune surgirent, pour aller jouer dans la blanche neige. Derrière lui, Reid sentit une présence. Il se retourna, et fit face à sa femme, Abigail Romans. Un sourire s'afficha sur les lèvres de la brune, qui lui dit :

-C'est pas si mal ici, en fait...

Le roux sourit à son tour, et répliqua d'un ton espiègle :

-Tu vois, j'ai toujours raison !

Un coup dans l'épaule plus tard, le directeur d'entreprise et la professeur de mathématiques se tournèrent vers leur future maison. Un chalet, pour être plus précis. Celui-ci était bordé d'un grand jardin, où la neige avait pris place. Le premier étage de la maison était en bois sombre, et le deuxième en briques grises. Un balcon orné des décorations traditionnelles des Alpes donnait sur la chambre parentale. Abigail ouvrit le portail rouillé, puis appela Solenn pour que celle-ci vienne découvrir la maison en même temps. La petite famille marchèrent dans la neige presque fondue pour atteindre la porte d'entrée. Solenn grogna, encore énervée d'être resté dans la voiture aussi longtemps :

-I'fait froid !

Reid la regarda en faisant les gros yeux, et celle-ci sentit que le moment était venu de s'arrêter de se plaindre. L'homme introduisit la clé dans la serrure, et la lourde porte de bois s'ouvrit pour laisser apparaître l'entrée, vide pour l'instant. Solenn le poussa doucement, essayant de passer pour pouvoir enfin voir à qui ressemblait sa nouvelle maison. Trop excitée, sa respiration devint sifflante, et Reid la sermonna :

-Viens ici, et calme-toi maintenant.

Après un coup d’inhalateur, la rousse repartit comme elle était venue. Reid s'avança et découvrit un immense salon, qui n'attendait que ses plantes pour devenir parfait. Il jeta un coup d'oeil à Abigail, sachant très bien qu'elle était déjà en train d'imaginer comment agencer ses tableaux. Dans la tête de l'homme, un plan s'était créé. Là, le canapé avec la télé, là, la cuisine ouverte... C'était encore mieux que dans ses pensées. Il visita seul son futur bureau, et retrouva Solenn, assise dans sa chambre à même le sol, sur la moquette grise. Elle parlait à son ami imaginaire de repeindre les murs en bleu, mais l'homme disparut avant qu'elle ne se rende compte de sa présence. Il monta les escaliers, et aperçut sa femme qui entrait dans une pièce. Il la suivit, et tous les deux se retrouvèrent dans leur future chambre, avec une très belle vue sur les montagnes. Doucement, Reid ouvrit les bras, et Abigail s'y pelotonna. Les deux amoureux avaient presque fui tout ce qu'il connaissait : Paris, leurs amis, leurs travaux,  pour le bien-être de leur fille. Ils ne le regrettaient pas, mais c'était quand même quelque chose de difficile, surtout pour des américains/anglais expatriés en France. Reid avait grandi toute sa vie aux Etats-Unis, dans le Wisconsin, mais avait toujours nourri l'espoir d'un jour quitter ce pays pour rencontrer la France, un pays qui lui donnait tant envie. De son pays d'origine, il en avait gardé l'accent, et certaines coutumes. Il aimait serrer les gens dans ses bras, et s'était très vite aperçu que cela gênait la plupart des français. Mais pourtant, l'amour pour cette culture ne faiblissait pas. De plus, c'était là qu'il avait rencontré la femme de sa vie, une américaine aussi. Comme quoi, ils étaient fait pour se rencontrer.

Reducio
1er étage :

Image

2ème étage :

Image


Je suis le porte-bonheur personnel de Cassiopée Malory laissez passer s'il vous plaît
Si vous êtes bourreau/espion, adressez-vous à Alona Weslet. Merci de votre coopération.

Maison familiale  Les Saisies 

Image
Abigail Cooper

Abigail resta dans les bras de son homme pendant quelques minutes. Elle se desserra de son étreinte, et le regarda, un léger sourire aux lèvres. Reid est plongé dans ses pensées, observant la vue du balcon. Abigail savait très bien à quoi il pensait. Il lui en avait fait part il y a quelques jours, et elle aussi lui avait avoué que c'était un grand changement dans sa vie. Car Abigail était née aux Etats-Unis. Elle avait vécu à Seattle jusqu'à ses neuf ans, pour ensuite déménager en Angleterre, pays d'origine de son père. C'est lors d'un voyage avec ses amies à Paris qu'elle avait rencontré Reid, qui lui, habitait en France depuis déjà un an. Le vingt juillet deux mille vingt-cinq. Ils étaient très vite devenus amis, et l'étaient restés longtemps, même si Abigail pensait que Reid était tombé amoureux d'elle bien plus tôt que la jeune femme. C'est vrai que la brune avait de la chance. Elle était jolie, et le savait mais n'en avait cure. De son côté, elle avait été mordue par l'amour à cause des yeux et du sourire de l'homme. Pour la société, il n'était pas spécialement beau, mais pour l'américaine, il avait l'air d'un dieu lorsqu'il la regardait en la narguant. Abigail pensa que, sans l'argent d'une de ses amies, ils ne se seraient sûrement jamais connus. Alors, oui, elle croyait depuis leur premier baiser devant la Tour Eiffel au destin. Un petit être entra dans la chambre, et leur dit d'une toute petite voix, sentant sûrement que l'ambiance avait changé :

-J'ai faim...

Abigail sourit, puis prit son petit renard dans ses bras. Solenn ressemblait tellement à son père... C'en était bouleversant. Mais heureusement, l'enfant avait les mêmes cheveux que sa mère, indisciplinés, alors que ceux de Reid était lisse, comme un ruisseau. Reid proposa alors d'aller trouver un restaurant dans le centre du village, qui se trouvait une centaine de mètres plus bas. Solenn leva les bras en l'air, puis embrassa sa mère, trop heureuse de pouvoir enfin manger. Ils passèrent devant le futur home cinema, que Abigail avait bataillé contre Reid. La femme était une amoureuse inconditionné du cinéma, tous les genres, toutes les époques, toutes les origines. Elle aimait aussi bien les vieux films français, les films romantiques italiens que les films de super-héro américain. 
La petite famille sortit de la maison, laissant Bubble le soin de garder leur nouvelle demeure. Le labrador gémit, trop triste de les voir partir sans eux, et le bruit incessant de ses pleurs les suivirent jusqu'à ce qu'ils prennent un virage, et disparaissent aux yeux du chien. Ils arpentèrent alors les grandes rues, à la recherche de victuailles.
Dernière modification par Solenn Cooper le 8 mai 2018, 21 h 22, modifié 1 fois.

Je suis le porte-bonheur personnel de Cassiopée Malory laissez passer s'il vous plaît
Si vous êtes bourreau/espion, adressez-vous à Alona Weslet. Merci de votre coopération.

Maison familiale  Les Saisies 

Image
Solenn Cooper


La famille marchait dans la rue, et Solenn scrutait chaque bâtiment pour apercevoir une échoppe ressemblant à un restaurant. Ses parents avaient l'air heureux, et cela rendait Solenn heureuse. C'était comme ça. Soudain, une porte s'ouvrit et Plouf sortit du bâtiment. Il aperçut Solenn, eut l'air surpris, puis pris la fuite. La petite fille essaya de l'arrêter, car elle ne voulait pas qu'il se perde dans le nouveau village. De toute façon, si il voulait avoir à manger, il fallait qu'il reste avec eux.

-Attends-nous !
-A qui tu parles ma chérie ? demanda son père, levant un sourcil
-Mais tu vois pas ?


Solenn pointa un doigt vers Plouf, qui s'enfuyait, sa cape de super-héro volant derrière lui. C'est Solenn qui avait dessiné le super sigle sur le tissu : Un "P", comme Plouf. C'était son papa qui lui avait montré comment faire cette lettre. Reid regarda la rue, puis Solenn, et, après une hésitation, lui dit :

-Non, désolé chérie...
-T'es vraiment aveugle !

La rousse fronça les sourcils, trouvant son père étrange. Pourtant il n'était pas vieux. Papi, lui, ne voyait rien, mais c'était pas sa faute, c'était les monstres de la vieillesse qui lui grignotait les yeux, c'est ce qu'il lui avait dit. Mais Solenn avait toujours eu l'impression que les adultes étaient aveugles, comme dit dans la chanson du Soldat rose, ils ont perdus leurs yeux d'enfants. La petite fille trouva cela bien triste. Elle se promit de ne jamais grandir, même si on lui obligeait. 
Ils continuèrent à marcher, et, au bout d'un moment, aperçurent un restaurant. Abigail s'avança vers le menu affiché à l'entrée, pendant que Solenn levait les yeux au ciel. C'était de la nourriture, pas besoin de faire autant de simagrées ! Reid interrompit sa femme dans sa lecture :

-Tu en penses quoi ?

Solenn soupira bruyamment, pour montrer son impatience. C'était ce que lui avait dit son grand-père, toujours montrer qu'on est pas content du tout.

-C'est pas mal, mais on peut voir ailleurs...
-Naaaaaaaaan !

Solenn fit une grimace, alors que sa mère souriait. Elle regarda Reid, se parlant par télépathie, puis dit :

-Bon, va pour ce restaurant !
-Ouaaaais !

C'est tout sourire que Solenn entra dans le bâtiment. Quelques tables étaient prises, par des touristes, et très vite la famille se retrouvèrent assis à une table. Toujours le sourire aux lèvres, Solenn se décala un peu pour laisser la place à Plouf, qui venait d'arriver et qui était tout essoufflé.

-Je ne prendrais rien, merci. La course m'a coupé l'appétit.

Solenn rit doucement, pour ne pas s'attirer les questions incessantes de son père. Qu'est-ce qu'il pouvait être embêtant, lui ! Sa maman, c'était pareil, mais pour ses peluches. Ne les amène pas à table, ne leur donne pas de la vraie nourriture, blablabla... Et avec quoi ils allaient se nourrir, alors ? Le serveur vint leur donner les cartes. Enfin, à ses parents.

-Pourquoi moi j'ai pas de caaaarte ?
-Oups, je vous ai oublié mademoiselle !

Solenn, toute contente, prit la carte que lui donnait l'homme, puis fronça les sourcils comme son père pour lire la carte. Elle vit un dessin d'enfant, et posa à plat la carte, faisant tomber son verre vide. Sans se soucier de sa mère qui ramassait le verre à pied, elle montra de son index l'enfant en demandant :

-C'est pour moi, ça ?

***


Trente minutes plus tard, son plat fut servi, et, en regardant Plouf, lui dit en chuchotant :

-Fais attention, tes oreilles trempent dans mes frites !

FIN

Je suis le porte-bonheur personnel de Cassiopée Malory laissez passer s'il vous plaît
Si vous êtes bourreau/espion, adressez-vous à Alona Weslet. Merci de votre coopération.