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 Irlande/Etats-Unis  Deux Astres, un Ciel  S.C 

1 Juillet 2043. Irlande, Cork.

Il faisait chaud, et elle n'aimait pas la chaleur. Elle n'aimait pas non plus l'été. Quand elle y pensait, elle n'aimait que Loïk et Samuel. Ils étaient les parents qu'elle n'avait jamais eu et ils avaient finit par vraiment le devenir au yeux de la loi, comme si le ciel avait entendu sa prière trop longtemps murmurée. Comme si, pour la première fois de sa vie, elle avait eu un peu de chance. Même beaucoup de chance, une chance écrasante. Et c'était reposant d'être avec eux, elle n'avait même pas besoin de porter un masque, puisqu'ils savaient tout. Ils avaient toujours tout su. Seulement, elle ne l'avait remarqué que maintenant. Ils savaient ce qu'elle était et ce qu'elle n'était pas. Ils ne la blessaient jamais avec des ordres sifflés qu'elle était obligé de faire même si elle ne voulait pas. En fait, ils étaient simplement gentils. Ils la comprenaient, pas entièrement mais ils faisaient beaucoup d’efforts juste pour qu'elle se sente mieux et c'était ça qui les rendaient si importants à ses yeux. Bien sûr, elle aimait aussi Solenn, mais ce n'était pas la même chose. Son cœur battait toujours très fort avec elle mais pas avec ses nouveaux parents. Elle était certaine que ce n'était pas pareil. Elle aimait parler avec Solenn, l'écouter parler, l'entendre jouer ou encore la voir sourire. Ou la voir tout court. Ça restait rare, mais elle aimait les moments où un sourire fleurissait sur ses lèvres, elle els chérissait comme le plus beau des cadeau, car c'était comme ça qu'elle les voyait. Il n'y avait pas de chose plus belle que son Soleil qui riait. Pour elle, en tout cas, pour les autres, comment il voyait son Soleil, elle s'en fichait un peu. Ils n'était pas importants. Elle aimait Solenn, mais d'une manière bien spéciale. De sa manière à elle. Certaines personnes trouveraient ça bizarre, que Solenn soit un elle et pas un lui mais elle avait décidé de ne pas y penser. Loïk était bien marié avec un autre il alors elle n'avait pas à avoir peur de se faire rejeter, encore une fois. Ils lui avaient dit qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait, que c'était sa vie et que tout les choix qu'elle prendrait seraient les bons, si elle le pensait. Et, sans le savoir, ils lui avaient enlevé un poids des épaules. Quand elle leur avait dit qu'elle avait rencontré cette personne spéciale, ils lui avaient donné du papier à lettre, c'est pourquoi elle était assise à son nouveau bureau -Dans sa nouvelle chambre. Dans son nouveau pays et dans sa nouvelle maison.- une plume à la main alors qu'elle voyait ses relatifs s'amuser comme des gamins dans la piscine en se jetant de l'eau. Au bout d'un certain temps, elle arrêta de penser, elle écrivit juste. C'était plus facile. Pour faire comprendre ce qu'on ressentait, il suffisait de coucher son cœur sur le papier. D'éteindre son cerveau pour laisser carte blanc à l'organe vital.
Soleil, 

J'aurais pu te raconter n'importe quel mensonge, mais je n'ai pas envie. Tu ne m'as jamais blessé, mais moi si alors j'aimerais ne plus le faire. C'est étrange, tu ne trouves pas ? Comme on est plus expressif sur papier. La logique voudrait qu'on le soit plus à l'oral, mais la logique n'est pas pour ce monde. En partie, du moins. Comment décrirais-tu le monde ? Je pense que l'image d'un fruit dévoré par les vers est l'image la plus réaliste. On ne comprend pas la chance qu'on a d'être sur cette Terre, c'est bien dommage. On ne voit l'importance d'une chose qu'après l'avoir perdu. C'est pour ça que je ne veux pas te perdre, car j'ai peur que tu sois bien plus importante pour moi que je ne le pense. Tu es déjà tout. Ma lettre n'a pas de début ou de fin, tu peux la commencer à n'importe qu'elle ligne, elle gardera son sens.

J'aimerais en savoir plus sur toi. Mais j'aimerais tellement de choses, alors je sais que je ne pourrais pas tout avoir. Et même si je sais cela, ça ne m'empêche pas d'espérer encore un peu. Où es-tu en ce moment ? Que fais-tu ? Quelle couleur t’apaise et quelle est celle qui t'horripile ? As-tu des rêves ? Des envies ou des projets ? J'ai l'impression d'être comme connectée à toi, comme si une force invisible me poussait vers toi, c'est tellement étrange, je ne sais pas d'où vient cette impression mais elle est bien là. Tu es spéciale. Il n'y en a pas deux comme toi, tu es unique sur tous points. Dis-moi, est-ce qu'un jour je serais digne de toi ? Une étoile, c'est ce que tu es. Je ne suis qu'un trou noir qui aspire toute la lumière. Je n'ai pas envie d'aspirer la tienne. Je ne mérita pas la place que j'ai à tes côtés, et pourtant, je n'arrive pas à m'en séparer. Je veux toujours plus. C'est idiot, tu ne trouves pas ?

Je ne comprend plus, du jour au lendemain, tout à changé. Toutes les choses que je croyais être vraies se sont révélées fausses. Et pourtant, je n'ai jamais été aussi heureuse de m'être trompée. Resteras-tu avec moi ? Beaucoup de choses se sont passées, mais tout te raconter t’ennuierait plus qu'autre chose. Je ne suis pas assez intéressante pour que cela ne t'embête pas. Mais, même si je ne suis pas digne de toi, accepteras-tu d'être plus que cette main tendue ? Seras-tu les fondations de cette maison que sont mon cœur et mon esprit ? Peu-être t'en demande-je trop. Je veux vire. Et cette révélation me fait peur.

Juste Moi.
Une petite Lune n'est rien sans un grand Soleil.
Même si elle voulait encore écrire, elle n'aurait pas pu. Ses mains étaient comme pétrifiées par la peur. Mais la peur de quoi ? Elle ne savait pas. Peu-être du rejet, de paraître ridicule ou encore de faire peur à son Soleil. Elle avait peur, elle aussi, mais elle avait envie de voir la suite. De savoir si Solenn acceptait d'être cette personne spéciale. Si jamais elle ne le faisait pas, Cassiopée en mourrait sûrement. Avant de renaître, comme toujours. Elle posa la plume et un vrai sourire envahit ses lèvres.

Tandis qu'elle descendait les marches jusqu'aux jardin, un joli maillot de bain enfilé rapidement sur le corps, elle cru à cette lumière. À la petite touche d'espoir au fond de ce tunnel sombre. Avec Loïk, Samuel et Solenn, Cassiopée avait l'impression que vivre devenait possible.

"Je veux rire à m'en déchirer les abdo's,
Brûler nos complexes et nos vieilles pulsions d'ado's"
Mascotte Officielle des Crochets d'Argents, laissez passer s'il vous plait.

 Irlande/Etats-Unis  Deux Astres, un Ciel  S.C 

3 juillet 2043, Etats-Unis, Seattle

Cela faisait seulement quelques jours que Solenn était arrivée à Seattle. La réunion qui s'y était formé avait été quelque peu étrange, mais Solenn avait juste l'impression de connaître mieux la famille de son défunt père. Ses grands-parents, qui ne voulaient plus parler de cela. Son oncle, qui faisait semblant d'être heureux. Sa tante, qui fumait de plus en plus. Sa cousine, en mal d'amour. Mais malgré ces différents problèmes, ils arrivaient à être heureux. D'ailleurs, ils venaient de revenir de leur grande promenade de la journée. Après cela, elle s'était caché dans la chambre qu'elle partageait avec sa cousine, Ciera. Celle-ci détestait la chambre au rez-de-chaussée, trop petite et vieillotte à son goût pour faire des snaps, chose que Solenn n'avait jamais découvert, s'étant trop vite éclipsé du monde moldu. Pour trouver une excuse, elle parlait du manque de réseau dans son pensionnat. De la fenêtre entrouverte, elle aperçut la brune sur son téléphone, assise sur une chaise du jardin. Malgré son caractère désagréable, la jeune française appréciait Ciera. Elle savait ce qu'était de traverser l'adolescence, car la Serpentard commençait à y goûter, et la rousse comprenait pourquoi Ciera n'était plus Ciera. Mais quelque fois, des touts petits moments de bonheur absolue, on pouvait apercevoir le doux sourire de la brune. Et c'était ces moments là qui aidait Solenn à aller mieux, comme si un sourire la rendait plus heureuse, elle. Mais tout de suite, elle voulait simplement être seule. La famille l'épuisait, à essayer de la faire sourire, alors qu'elle avait plutôt envie de pleurer la plupart du temps. Alors, elle prenait des petites pauses, où elle pouvait être elle-même et respirer un peu.
Solenn s'allongea sur son lit, et soupira, sentant les larmes lui monter aux yeux. Etre dans la maison de son père était beaucoup plus compliqué que prévu. A chaque moment, le souvenir de Reid souriant lui revenaient. La tirant de ses pensées, quelque chose tapa contre la fenêtre. Se relevant, la Serpentard reconnut un hibou, vêtu tout de noir, avec seulement une tache de blanc, qui attendait visiblement qu'elle lui ouvre. Ciera n'avait rien vu, et heureusement. Pendant quelques secondes, Solenn se mit à penser que c'était p'tite Lune qui lui envoyait un hibou. Alors, c'est fébrilement qu'elle prit la lettre à la patte de l'animal, et qu'elle l'ouvrit, avec presque un sourire aux lèvres. Et quand elle vit l'écriture singulière de Cassy, ronde, fine et minuscule, ses yeux se mirent à parcourir avidement les lettres entrelacées. Lorsqu'elle eut fini sa lecture, elle se jeta sur un bout de papier et un stylo, tous les deux beaucoup trop Moldus, et lui répondit :

P'tite Lune,

Je n'ai jamais été douée à l'écrit. Ni à l'oral, en fait. Je suis plutôt pour le silence, surtout en ce moment. Il peut se passer des heures sans que je parle, et les adultes ne s'en rendent même plus compte. Ils parlent, ils parlent, puis, d'un coup, ils se tournent tous vers moi pour me demander : ça va ? Cette question, j'en ai marre. On me la sort vingt fois par jour. Mon état ne change jamais, alors je leur réponds oui. Et ils recommencent à parler entre eux. Je suis presque nostalgique de ma vie d'avant, mais je préfère encore rester dans le présent, car tu es là.

Je viens de rentrer de la promenade d'après-midi. Aujourd'hui, nous sommes allés à Puget Sound. J'ai pris beaucoup de photos, pour pouvoir t'en envoyer. On a réussi à apercevoir un orque, qui a sauté juste au moment où je prenais la photo. D'après ma grand-mère j'ai beaucoup de chance, alors c'est pour ça que je te l'envoie. Parce que j'ai pas mal de chance de t'avoir, hein. Bon, fini les phrases ridicules.
Cassy, je n'ai plus de rêve. Sauf un. Je pense que tu le connais, car tu le souhaites aussi. On a le même rêve, et est-ce qu'un jour il se réalisera ? J'en sais rien.
Je ne suis pas spéciale. Je suis cassé. Un objet ne devient pas spécial une fois qu'il est cassé. Il devient nul, bon à jeter. Comment peux-tu me demander si tu me mérites ? Regarde-moi ! Tu mérites mille fois plus de vivre que moi ! Je veux bien être les fondations de ta maison, mais attention, elle pourrait s'écrouler. Le bois est mort, infesté de vermines. Le bois est malade, rongé par une maladie. Mais assez parlé de moi. De mon côté aussi, je ne sais rien de toi. Les vacances ont toujours été un coupe-gorge pour les amitiés, je trouve.

Je suis désolé de finir cette lettre si vite, mais on m'appelle pour manger, et si je ne descends pas vite, ils vont penser que je pleure sur mon lit. Encore une fois.

A bientôt, 
Solenn
Reducio
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Dernière modification par Solenn Cooper le 25 octobre 2018, 9 h 47, modifié 1 fois.

Je suis le porte-bonheur personnel de Cassiopée Malory laissez passer s'il vous plaît
Si vous êtes bourreau/espion, adressez-vous à Alona Weslet. Merci de votre coopération.

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Que dire sur ses sentiments quand la lettre de Solenn était arrivée ? Pas grand chose, si ce n'est qu'elle avait sûrement été plus heureuse que quand elle avait vu la Maison de Loïk et Samuel. Eux, ils ne comprenaient pas grand chose à leur relation, elle ne leur avait pas expliqué la chose. Elle leur avait juste dit qu'il lui fallait du papier à lettre et c'est tout. Ils manquaient cruellement d'infos mais elle ne pensait pas que ça les dérangeait, ils ne disaient rien là dessus à part qu'ils étaient content pour elle. Elle aussi elle était contente pour elle, elle n'avait même pas pensé que Solenn lui répondrait. Il faut dire que, si elle avait confiance en l'autre, elle ne l'avait pas du tout en elle s’imaginait déjà que Soleil eût vite fait de remarquer comment elle était sous la surface. Vide et sans intérêt. Pourtant Solenn lui avait répondu et ça avait été le plus beau jour de l'été depuis qu'elle avait quitté Poudlard. La lettre était écrite avec un stylo moldu. Elle n'en utilisait plus, elle. Une année à Poudlard avait bouleversé ses habitudes et, en plus, ça amusait beaucoup les deux adultes qui avaient même essayé d'écrire avec une des siennes mais qui avaient vite déchanté. Elle trouvait qu'elle écrivait beaucoup jeux à la plume qu'au stylo. Peut-être qu'elle s'appliquait plus parce que c'était Solenn qui allait la lire ? Sûrement. Que oui.

Solenn était aux Etats-Unis, d'après les lieux qu'elle citait dans sa lettres et les photos qu'elle lui avait envoyé étaient magnifiques, elle les avait mise sur son mur. Ses relatifs lui avaient d'ailleurs posé tout un tas de question dessus mais elle ne leur avait pas répondu. Elle ne savait pas pourquoi mais elle faisait plus confiance à Solenn qu'à tous les autres. Parce que Solenn l'avait vu dans son enfer et qu'elle était quand même restée avec elle, et ça, ça valait tout l'or du monde, pour elle. Parce que ça avait été comme si Solenn lui avait fait une promesse, lui avait montré qu'elle était pas comme les autres, qu'elle était plus que digne d'être un Soleil. Bien sûr, en voyant le contenu de la lettre, elle avait un peu déchanté. Elle semblait tellement... Triste. Bien sûr, Cassiopée savait qu'elle n'allait pas bien mais Solenn n'était pas du genre à lui dire quand c'était comme ça.
Solenn,
J'ai véritablement envie de te montrer comment moi je te vois, mais même dans un miroir tu ne peux pas le voir. Pourtant, tu es tellement mieux que nous, que moi mais tu ne le vois pas. C'est assez... Paradoxal ? Ou alors tu es juste extrêmement pessimiste pour tout ce qui touche à combien moi je te vois comme une merveille. Je dois paraître très niaise dans cette lettre, tu ne crois pas ?

Tes photos sont magnifiques. J'aurais aimé t'en envoyer aussi mais nous n'avons pas bougé de la maison. Les tiennes, je les ai accroché sur mon mur. Maintenant j'ai le droit. Avant, non. Aller avec Loïk et Samuel est vraiment une chance et je ne suis pas sûre de la mériter. J'ai peur que tout cela ne soit qu'un rêve.
Samuel aimerait beaucoup te rencontrer. Il parle beaucoup de toi alors qu'il ne te connait pas. Il pose beaucoup de question sur toi, comment tu es, ce que tu aimes faire et moi j'essaie de lui répondre le plus fidèlement possible. Loïk aussi aimerait te voir. Je crois qu'il est un peu jaloux que je sois plus proche de toi que de lui. Penses-tu que c'est une mauvaise chose ? Moi je ne pense pas.

A très vite,
Cassiopée.
Un joli dessin de la vue de sa fenêtre se glissa dans l'enveloppe. Une jolie forêt verdoyante aux milles couleurs.

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La grande famille finissait de manger. Solenn ne disait mot, mais engloutissait son repas son rien écouter des conversations des autres. Sa mère se tourna vers elle, et aperçut les cernes, toujours présents. Elle se pencha alors vers Solenn, et lui murmura :

-Si tu es trop fatiguée, tu peux aller te coucher tout de suite...

Solenn la remercia dans un souffle, puis l'embrassa sur la joue, alors qu'Abigail ne pouvait cacher un sourire. Elle aimait quand sa fille lui montrait qu'elle l'aimait. La rousse salua tout le monde, puis traversa le couloir pour ensuite s'allonger sur son lit. Elle avait souvent envie de pleurer, mais la fatigue l'en dissuadait. Pleurer la fatiguait encore plus, et elle ne voulait pas se réveiller en plein cauchemar avant même que les autres soient couchés. Heureusement, un toc-toc libérateur la sortit de ses sombres pensées, et Solenn se leva tel un éclair de son lit pour aller voir le hibou qui attendait dehors. Elle aperçut la lettre accrochée à l'animal tout noir, ou presque, et ouvrit la vitre le plus vite qu'elle pouvait. Elle remercia le hibou, qui s'envola, et ouvrit l'enveloppe avec excitation. Un joli dessin apparut, une jolie forêt. Solenn se demanda ce que Cassy ne savait faire, puis posa délicatement la petite oeuvre d'art sur sa table de nuit. Les yeux bleus marines lurent la lettre en une seconde, et Solenn décida d'y répondre avant que Ciera ne revienne.
Salut Cassy,

Merci pour le dessin. Il est très joli. Je l'afficherai lorsque je rentrerais chez moi, pour l'instant il a une jolie place sur ma table de chevet. Tu dessines vraiment bien. Ciera, ma cousine, va sûrement demander d'où il sort.
Parce qu'ici, tout le monde te connaît. A cause de maman. Elle n'arrête pas de parler de toi. Elle veut tout savoir. Elle a dit à tout le monde qu'on avait eu un problème, qu'on l'avait géré comme des grandes, et que maintenant on était amies. Mais elle a quand même peur. Je sais qu'elle a lu ta dernière lettre. Je l'avais caché sous mon oreiller, et en rentrant, elle était retournée. Pas malin. Mais je ne lui ai rien dit, parce que je la comprends. Elle essaye de mieux te connaître. Mais maintenant, j'essaye de parler de toi comme la super fille que tu es. Elle préfère. Maman pose mille et mille questions sur toi. Elle veut tout savoir. Mais elle n'est pas jalouse. Elle sait que je l'aime. Dis-lui. Dis-lui que tu l'aimes. Ça fait pas de mal, au contraire.

Tu sais, maman dit que je suis trop sérieuse. Donc, les niaiseries, c'est sûrement bon pour moi. Tu peux continuer. Autant que tu veux.

Réponds-moi vite,
Solenn
Cette fois-ci, elle n'avait rien à glisser dans l'enveloppe. Tant pis, une autre fois.

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C'était le matin et il faisait froid alors Cassiopée s'était attablée avec un grand chocolat chaud pendant que Loïk parlait de leurs projets pour les vacances avec Samuel. De ce qu'elle savait, ils avaient prévu de l'emmener en randonnée durant la semaine. elle se renfrogna à cette idée. Elle n'aimait pas beaucoup marcher alors l'idée de le faire durant toute une journée ne l'enchantait pas du tout même si le fait de le faire en montagne atténuait un peu le tout. Depuis qu'elles s'envoyaient des lettres, Solenn et elle, elle avait quelque chose à attendre, une chose pour laquelle se levait le matin au lieu de rester avachie dans son lit comme si la vie elle-même la faisait chier. Les deux adultes n'avaient pas bien comprit pourquoi ce changement mais, si Samuel en était ravi, Loïk lui était plus sceptique. L'idée que Cassiopée soit plus proche d'une autre que de lui le dérangeait. Surtout que, dans sa tête, Solenn finirait par partir un jour en laissant en morceaux leur Cassiopée et il préférait se préparer à la ramasser dès maintenant même si Cassiopée lui comptait comment Solenn était lumineuse et merveilleuse. Elle n'était pas bien bavarde mais c'était un sujet sur lequel on pouvait lui tirer des phrases beaucoup plus longues que d'habitude. Et puis, elle avait cette étincelle dans les yeux, comme si cette Solenn était la meilleure personne au monde.

Le fait que le hibou tape à la fenêtre passa inaperçu pour deux des trois personnes présentes dans la pièce, Cassiopée, elle, se précipita pour lui ouvrir et lui arracher pratiquement la lettre sans faire attention au regard outré de l'oiseau. Elle la lit en vitesse et, abandonnant sa tasse sur la table, commença à monter les escaliers en direction de l'étage et de sa chambre.

-De qui est-elle ? 

Elle se retourna, faisant face à Loïk qui avait presque l'air énervé. 

-Hmn.. De Solenn.
-Mouais. D'accord. Une moue dubitative prit place sur ses lèvres et il se détourna.
-Hé, Loïk ? Elle appela en haut des escaliers.
-Mhh ? 
-Jt'aime. Elle se précipita dans sa chambre sans entendre le "Moi aussi gamine" que l'adulte soupira.
Salut Soleil,

Je suis contente qu'il te plaise. Je t'en ferais un autre, si tu veux. 
J'lui ai dis. J'espère qu'il comprendra, comme tu l'as dis. Ta maman a l'air d'être géniale. Tu t'en sors avec le monde qu'il y a chez toi ? A la maison on est trois donc j'ai pas beaucoup d'expérience en matière de famille nombreuse. La tienne l'est ? 
Comment sont les Etats-Unis ? Sûrement meilleurs à regarder que Londres. Moi je suis en Irlande. Vers Cork. Faudrait que tu viennes visiter un jour, c'est magnifique et puis, je suis sûre que les deux seront ravis de t'avoir à la maison. Samuel demande encore beaucoup de choses sur toi. Mais y'a une question, je connais pas la réponse alors je n'ai pas répondu. C'est quelque chose à propos de ton plat préféré, je crois. J'pense pas que ça lui soit très utile, par contre. Si ça s'trouve, il aime juste en apprendre plus sur toi, comme moi.
J'aime bien recevoir des lettres de toi.

Les deux parlent d'aller faire une randonnée en montagne ou en forêt. J'aime pas marcher mais je suis sûre que ce s'ra magnifique. Je te prendrais des photos, si on y va. J'pense que je dessinerai quelques truc aussi. 
Samuel est un vrai gamin, des fois. L'autre jour il s'est fait une barbe en mousse à raser mais il avait pas remarqué qu'il était allergique. Il a eu le menton tout rouge et gonflé tout le reste de la journée. Dommage qu'on ai pas prit de photos de ça.

J'attend ta lettre avec impatience,
Cassiopée.
Elle gribouilla une petite fleur sur le bord droit de la lettre à la plume. 

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Les yeux de Solenn s'ouvrirent difficilement. Sa vue se brouilla, jusqu'à réussir à faire la mise au point. Au-dessus d'elle, se trouvait Ciera, un petit sourire aux lèvres. Les sourcils froncés, le regard de la Serpentard demandait pourquoi la brune la regardait dormir. Elle avait réussi à grappiller quelques heures de sommeil, et malgré le fait que la fatigue était toujours présente, cela lui avait fait un bien fou. Sa cousine, prenant toute la place dans son champ de vision, lui souffla :

 -Hey.

Solenn répondit par le même mot, sans comprendre où la fille voulait en venir. Elles n'avaient pas parlé beaucoup ensemble, durant ces quelques jours à Seattle, mais cela avait suffi pour que les deux cousines en ressortent plus soudées que jamais. Solenn avait aperçu la faille de la forte Ciera, et cette dernière avait réussi à faire parler la rousse. Enfin, un tout petit peu. Mais le léger sourire de sa cousine montrait qu'elle avait réussi, ou presque, à oublier la douleur que lui avait causé Arthur. Et peut-être qu'en revenant chez elle, ils retomberaient amoureux. C'était ce que Solenn voulait. Elle voulait le bonheur de Ciera. De plus, avec les quelques informations qu'elle avait réussi à récolter, Arthur ne semblait pas être un mauvais garçon, juste un peu perdu, comme Ciera.

-On va rentrer plus tôt que prévu. Papa arrive à la maison ce soir, et maman veut passer le plus de temps possible avec lui.

Le père de la famille Clavena passait son temps à travailler. Ciera et sa mère ne le voyaient pas beaucoup, alors Solenn ne lui en voulut pas. Elles avaient raison.

-Alors au revoir.

La moldue prit dans ses bras sa petite cousine, et la serra longtemps. Solenn enfouit son visage dans le cou de Ciera, sans rien dire. Elle n'aurait jamais cru devenir aussi proche de sa cousine.

Solenn venait de dire au revoir à sa tante, et ouvrit la porte de sa chambre. Au même moment, le hibou tant attendu  toqua à sa fenêtre, et Solenn se jeta sur lui. Elle lut la lettre avidement, puis s'assit à son bureau, malgré son esprit encore embrumé par le sommeil.
Salut p'tite Lune,

Ma cousine vient de partir. Je suis un peu triste, mais de toute façon, je m'en vais demain soir. Je rentre à Londres demain. Je suis contente de retrouver Londres, parce que c'est un peu fatiguant les grandes familles. Imagines-toi, nous sommes huit dans une maison moyenne ! Mon oncle, Jason, et sa nouvelle copine (qui est très belle, encore plus quand elle est démaquillée), ma tante et Ciera, mes deux grands-parents, ma mère et moi. C'est assez fatiguant, mais ça fait du bien de les voir.
En fait, quand j'y pense, il y aura aussi du monde à Londres. Nous serons six. Enfin, si Julia, ma nouvelle sœur, est là. Elle aime bien disparaître de la ville.

Je ne suis jamais allé en Irlande. J'accepterais avec plaisir de venir découvrir. On dit que c'est très beau. Les Etats-Unis aussi, c'est très beau. Les gens ont un accent très moche, mais les paysages sont quelquefois à couper le souffle. J'aurais bien aimé aller voir Ilvermony, mais toute ma famille est moldue, et ils ne connaissent même pas l'existence des sorciers. Lorsque j'irais voir ma cousine sorcière, je lui demanderais de m'emmener. Elle va dans cette école, et elle n'arrête pas de dire que Ilvermony est la meilleure école. T'en penses quoi ?

Ces temps-ci, je suis trop fatiguée pour marcher beaucoup. Ça énerve un peu maman, mais faudrait déjà que je dormes plus.

A bientôt,
Solenn
Dans l'enveloppe se glissa aussi un portrait de sa cousine, assise sur une chaise de jardin en train de dormir. Les rosiers derrière elle formaient un décor magique. Tout cela était coloré par de l'aquarelle. Au bas de la feuille figuraient les quelques mots "Ciera, 18 juillet 2043". Solenn n'avait pu le donner à Ciera avant qu'elle ne parte, alors elle en faisait profiter sa p'tite Lune. Au dos du dessin, était expliqué au crayon de papier pourquoi elle lui offrait ce dessin. 
La rousse regarda le hibou s'envoler, puis se dirigea vers la salle à manger.

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La journée avait été éreintante, la longue distance parcourue à la marche l'avait épuisée au delà du possible et elle avait été plus que ravie de se voir arrivée à destination. Destination qui, en fait, était la maison familiale de Loïk. Une réunion de famille était toujours organisée chaque année le même jour, lui avait dit Loïk. Samuel et sa sœur avait, bien entendu, été invités et elle avait été entourée de personnes qu'elle ne connaissait pas et qui semblait toutes plus joyeuses les unes que les autres. Cela avait été déroutant pour elle qui n'aimait pas être entourée de personnes.  Mais cela lui avait permis de passer du temps dans le jardin de la maison où tout semblait venu d'un autre monde. Elle avait beaucoup dessiné, à l'aquarelle, au fusain, au crayon et à l'encre de chine. Cela lui avait taché les mains et lui avait donné des ampoules aux doigts mais, globalement, elle était assez contente du résultat. Elle avait, par contre, cherché longtemps une enveloppe assez grande pour y glisser toutes les feuilles, voulant absolument tous les envoyer à Solenn pour lui faire partager la beauté des paysages qu'elle avait vu. C'était sa façon de partager la beauté autour d'elle, elle la mettait sur papier. 
Malgré le fait qu'elle était épuisée quand ils furent rentrés, elle prit quand même le temps de répondre à Solenn parce que c'était la seule chose qui l’apaisait.
Salut Soleil,

Je ne connais pas Ilvermony mais cela doit sûrement être une bonne école. Veux-tu y aller ? Poudlard ne serait plus.... Comme je le vois sans toi foulant ses dalles de pierres. Si jamais tu devais partir, je ne suis pas sûre de rester. 

J'ai expérimenté l'effet famille nombreuse hier. Nous sommes allés, Loïk, Samuel et moi, dans leur maison familiale pour une réunion. Il y avait tellement de personnes ! Nathalie et ses deux enfants, Sirius et Orion, Gabriel, les parents de Loïk, la sœur de Samuel et nous trois. J'ai passé beaucoup de temps dans le jardin. Je t'ai dessiné certains endroit que j'aimais particulièrement, qu'en penses-tu ?
Nathalie est étrange. Un peu comme moi mais en mode adulte. Elle change du tout au tout quand elle parle à la famille et quand elle parle à quelqu'un d'autre, c'est vraiment bizarre. Ses enfants, eux, sont joyeux, enfantins. Ils sont très mignons et adorent jouer aux pirates. Ils viendront à Poudlard l'année prochaine, peut-être pourrais-je te les présenter ? Je suis sûre que tu les aimeras bien, il est difficile de le faire. Je n'ai pas beaucoup parlé avec Gabriel mais il est à Poudlard aussi, je ne l'avais jamais vu.
La sœur de Samuel, Lilyfyl est très belle. Gentille aussi. Mais elle est en deuil. Elle m'a montré la tombe de son ancienne copine, elle sortait avec une fille qui a eu le cancer. Peut-être qu'elle a raison et qu'on peut très bien vivre après des épreuves comme ça.
Samuel et Loïk me disent qu'il faut faire attention aux personnes à qui je raconte ça mais je te fais confiance. Ils disent que tu n'aimes peut-être pas les couples comme ça, deux filles et deux garçons mais je ne pense pas que tu sois comme ça.

J'écris beaucoup ce soir, excuse moi.

Quand j'ai dis à Loïk et Samuel que tu aimerais bien découvrir l'Irlande, ils ont proposé que tu viennes pour le deux Août. Quelque chose pour mon anniversaire, ils ont dit. Je ne l'ai pas vraiment fêté, jamais. Je pense qu'ils veulent rattraper ça.

Ciera est très belle, j'ai gardé précieusement le dessin dans une de mes pochettes prévues à cet effet. Un peu comme toi, Solenn. Je me demande si tu accepterais que je te dessines.

J'aimerais bien te voir.

A plus,
Cassiopée.
Elle glissa dans l'enveloppe les dessins qu'elle avait fait, espérant que le hibou ne volerait pas sous la pluie.

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Cela faisait quelques jours que Solenn et sa mère étaient revenus à Londres. Revoir sa chambre lui avait fait beaucoup de bien, ainsi qu'Adam et Amy. Julia partait tôt le matin, et revenait tard le soir, lorsque Solenn était dans son lit occupée à lire, ce qui expliquait pourquoi les deux filles n'avaient échangé aucun mot depuis l'arrivée de la rousse. Assise sur son lit, avec Ufli qui avait posé sa tête sur les genoux touts blancs de la jeune fille. Son livre était captivant, et elle failli ne pas entendre toquer l'animal à la fenêtre. Un petit sourire s'étira sur son visage lorsqu'elle se leva, en faisant attention à son chien, bien entendu. Solenn aperçut alors la grande enveloppe que tenait le hibou, et se demanda ce que Cassiopée avait bien pu mettre. La fenêtre qui s'ouvrait laissa échapper un souffle d'air chaud peu agréable venant du dehors, et la deuxième année ne put s'empêcher de grimacer. Elle remercia l'animal, qui s'en alla. Pour une fois, elle n'avait pas besoin de le faire attendre qu'elle écrive sa lettre. Helen avait une jolie chouette rousse.
Les dessins étaient très jolis, même si encore imparfaits, ce qui était normal compte tenu de l'âge de Cassy. On pouvait quand même s'apercevoir que la brune avait un réel talent. *En quoi n'est-elle pas douée ?* Dès la fin de sa lecture, elle se jeta sur son bureau trop vide, et se mit à écrire.
Salut p'tite Lune,

Bien sûr que non que je ne vais pas à Ilvermony ! Je ne suis même pas inscrite là-bas, de toute façon...

J'aime beaucoup tes dessins, ils sont vraiment très jolis. Je n'ai pas beaucoup dessiné ces temps-ci, je me suis remise à la lecture. Je n'ai pas vraiment le temps de dessiner, avec Adam et Amy qui me tournent autour tout le temps. Amy a même gribouillé sur mon dessin, en pensant le rendre plus joli. Je ne lui en veux pas, elle est encore petite. Adam, lui, aime quand je lui lis des histoires. Il est plus calme, c'est moins fatiguant.
Tu sais, ma maman est amoureuse d'une fille, donc je connais très bien, les couples comme ça. De toute façon, aujourd'hui, il y a pas beaucoup de personnes qui n'acceptent pas tous les genres de couple.
Solenn s'arrêta dans son écriture, et réalisa qu'elle avait oublié quelque chose. Alors, elle courut jusqu'à la cuisine, où Abigail préparait le repas.

-Maman, Cassiopée voudrait m'inviter pour son anniversaire le 2 août...

Le regard en coin de sa mère lui fit froncer les sourcils. Qu'allait-elle lui répondre ? Alors, la femme se tourna vers sa fille, et avec un sourire, dit :

-Ce serait avec plaisir, mais j'aimerais parler avec ses parents avant. Demande-lui un numéro de téléphone, si ils en ont un. Si non, et bien... On avisera...

La rousse se mit sur la pointe des pieds pour embrasser sa mère, puis retourna dans sa chambre.
Ma maman voudrait avoir un numéro de téléphone pour parler avec Loïk et Samuel. Mais je sais qu'elle va dire oui, ne t'inquiète pas.

Je veux bien que tu me dessines, même si je ne suis pas aussi belle que Ciera.

Je te dis à bientôt,

Solenn.

Je suis le porte-bonheur personnel de Cassiopée Malory laissez passer s'il vous plaît
Si vous êtes bourreau/espion, adressez-vous à Alona Weslet. Merci de votre coopération.

 Irlande/Etats-Unis  Deux Astres, un Ciel  S.C 

Son cœur aurait pu exploser quand elle eut reçu la lettre de Solenn tellement elle lui avait fait plaisir, un petit sourire avait prit place sur ses lèvres pour tout le reste de la journée, Samuel et Loïk avaient remarqué ce changement et avaient finalement fini par lui donner leur numéro, comprenant que le fait que Solenn vienne lui faisait plaisir. Qui étaient-ils pour refuser la seule chose qui avait rendu Cassiopée heureuse depuis le début des vacances ? Pas heureuse par obligation, non, juste parce qu'elle le voulait. Même durant la réunion de famille elle n'avait pas vraiment été heureuse. Intéressée, oui, mais elle n'avait pas ce sourire collé au visage qui montrait ses jolies dents. C'était l'expression qu'ils préféraient voir sur son visage et, même s'ils étaient presque vexés qu'ils n'arrivent pas à la provoquer alors qu'une gamine le faisait, ils n'en parlèrent pas et étaient heureux pour elle. Cassiopée ne donnait sa confiance qu'à très peu de mon, même pour celle qu'elle leur donnait,  il y avait des gouffres où elle les empêchaient d'aller alors que pour cette Solenn, elle ouvrait toutes les portes, lui montrait tout. Ils comptaient les jours qui les séparaient de connaître Cassiopée et, chaque semaine, ils désespéraient un peu plus qu'elle leur raconte son histoire un jour mais si elle invitait Solenn, peut-être qu'elle leur parlerait ensuite ? Il fallait tout essayer.
Solenn,

Je suis heureuse que tu puisses venir, j'attend avec impatience ce jour. Au dos de ce parchemin, tu trouveras le numéro de Loïk et Samuel écrit par leur main. J'espère que ce sont les bons, ils avaient l'air assez tristes de ne pas pouvoir être ce que tu es pour moi mais je ne pense pas qu'ils soient du genre à mentir de cette façon. 

Amy et Adam ont l'air d'enfants très joyeux. J'espère qu'ils arrivent là où j'échoue. Tu sais, des fois je me dis que je ne te mérite pas. Je n'arrive pas à te faire rire, à te faire sourire réellement. J'ai peur que tu finisses par me voir vraiment et que tu comprennes que je n'en vaut pas la peine. 
Je n'ai jamais été une bonne personne, j'ai fais beaucoup de mauvaise chose. Mentir, par exemple. Je sais que tous les enfants l'ont déjà fait mais jamais comme moi. Je ment sur tout et j'ai peur, vraiment, que je finisse par me mentir et te mentir sur notre relation et pourtant, j'aimerais être honnête avec toi.
j'ai peur de ne pas comprendre ce que nous sommes. Il n'y a pas d'étiquette pour nous et je sais pourtant que la nature humaine à la fâcheuse habitude d'en mettre partout. Sommes-nous spéciales ou sommes-nous si perdues que rien ne nous conviens ? 
Tu sais, c'est de ma faute si mes parents ont été comme ça. Ils n'ont jamais voulu d'un deuxième enfant et je suis arrivée. J'ai jamais été joyeuse, je mentais et je m'enfermais des heures durant dans ma chambre, ne faisant rien pour me sociabiliser, je n'en avais pas envie. Et pourtant, tu es là. Je ne comprend pas pourquoi quelque chose de bien m'arrive alors que je n'ai jamais rien fais qui puisse m'attirer de bonnes choses.
Je sais que je ne suis pas une bonne chose pour toi mais je ne veux pas te laisser partir. 

Je veux rester avec toi, Solenn. 
Cassiopée.

"Je veux rire à m'en déchirer les abdo's,
Brûler nos complexes et nos vieilles pulsions d'ado's"
Mascotte Officielle des Crochets d'Argents, laissez passer s'il vous plait.