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 Angleterre  Chipping-Campden  PV-Solal Rosenberg 

Léo était affalé dans un grand canapé fait de cuir, seul meuble présent dans une petite pièce. Des montagnes de cartons empilés à se côté, il n'envisageait pas la possibilité d'aider les deux déménageurs qui était chargés de monter le lit de sa mère à l'étage. Il mangeait nonchalamment des céréales. Quand soudain, sa mère arriva et lui proposa de monter dans sa nouvelle chambre, au lieu de rester dans cette affreux divan quelle comptait jetés. Léo accepta et marcha d'un pas lent dans la nouvelle pièce qui l'accompagnerait lui et ses insomnie dés cet instant présent. Son lit déjà monté, il s'installa dessus en observant les murs beiges de la chambre et commença à s'habiller. La journée défila lentement, repeindre les murs, ouvrir un carton, fabriqué une table de nuit, repeindre un mur, ouvrir un carton, fabriquer une armoire, ect...

La journée passés aux comptes gouttes et Léo s'ennuyait à mourir. Il espérait que dans cette vielle campagne perdus au milieu de Nulle Part sur Rien, il pourrait trouver des enfants -des garçons- de son âge pendant qu'Esmeralda pestait contre le réseau Moldue faible qu'il y avait. Le soir, quant vins l'heure de se coucher, Mrs Figgan proposa de faire un tour le lendemain. Léo accepta pour lui faire plaisir et elle ferma la porte, plongeant la pièce dans le noir complet.


* * * *

Léo ouvrit un œil, puis deux. Ouf ! il n'était pas chez son affreuse belle mère en Allemagne, il n'avait pas fait de rêve. La fenêtre sans volet remplissait la pièce de lumière et Léo s'y avança. Dans le jardin d'à côté, une vieille femme pendait du linge. Du vacarme se fit entendre en bas et Léo s'y précipita, trouvant sa mère qui avait fait laisser tomber sa vaisselle en verre par la surprise de voir arriver un  rat, qui n'était autre que l'animal de compagnie de Léo. Gehbia allait bien mais on ne pouvait pas en dire autant des assiettes désormais en mille morceaux éparpillés sur le carrelage de la cuisine. Le petit déjeuner débuta et Mrs Figgan fit par de son intention de venir se présenter aux voisins. La maison d'en face abritait le beau frère de Mrs Figgan et ses trois enfants. C'est dans ce village que la mère de Léo avait passés son enfance et avait rencontrés Mr Solem, puis ils avaient déménagés à Cokeworth. Les enfants s'habillèrent et sortirent en compagnie de leur mère avant d'aller toquer à la porte de la vielle dame qui avait étendus du linge. Un vieil homme ouvrit et cria:

- Je pensais que vous étiez partis ! Monique, elle est revenus !
- Qui ça Robert ? dit une voie chevrotante.
- Elizabeth, mais si Elizabeth Figgan, la femme du petit voyou qui écrasait des plates bandes, un sorcier à se qu'on disait ! Et elle à des gosses en prime !

Mrs Figgan se rendit donc, l'air triste, à la maison à côté de celle de sa défunte sœur où on l'a reçu en lui jetant des injures.
- On pensait que vos aviez foutus le camp !

Ton langage chéris, fait attention ! "
La dernière maison, imposante et à la gauche de celle de Léo attendait toujours. Sa mère hésita à toquer, peur de l’accueil quelle aurait, mais elle se décida:
La porte ouvrit et Mrs Figgan s'exclama:
- Bonjour, nous sommes les nouveaux voisins !
Dernière modification par Léo Solem le 29 juillet 2018, 21 h 02, modifié 1 fois.

~Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises~

 Angleterre  Chipping-Campden  PV-Solal Rosenberg 

Les vacances d'été avaient été très attendues pour Solal. Il reprenait ses habitudes, celles qu'il gardait depuis son enfance : les journées passées dehors, à grimper dans les arbres ou à attraper des sauterelles dans les herbes. Les repas de famille, qui paraissaient tout à coup beaucoup plus restreints et moins bruyants depuis qu'il s'était habitué aux grands repas de la Grande Salle. Les soirées à tenter de trouver d'où provenait le cri des grillons —il ne les trouvait jamais. Mais il le savait, tout n'était pas identique. Il n'avait pas besoin d'observations minutieuses et d'analyses pour voir que son père et sa mère étaient en froid. Ils montaient une façade de douceur et de bonheur apparents devant leurs enfants mais les regards ne trompaient pas. À court de preuves et d'autres arguments, Solal se mit à penser que sa mère savait pour l'alcoolisme de son père, et qu'elle n'était sûrement pas d'accord face à ce comportement. Mais il ne pouvait rien dire : Oskar et Amory l'avaient fait jurer de se taire. Et même s'il avait pu : qu'aurait-il pu dire ? Pour la première fois de sa vie, il comprit qu'il était face à quelque chose de bien plus grand que lui, quelque chose qu'il ne pouvait même pas comprendre. La réalisation était douloureuse.

Ciaran, le père de Solal, avait été déçu de savoir que le garçon avait perdu son intérêt pour le Quidditch : ce n'était pas si amusant d'y jouer, bien plus de le regarder. Et à Poudlard il y avait tant de choses à apprendre et à faire, que le Quidditch était devenu le cadet de ses soucis. Il avait développé son intérêt pour les oiseaux, si bien qu'il préférait passer du temps à traîner dehors et à observer les oiseaux plutôt qu'à tenter d'éviter les cognards. Il avait d'ailleurs connu son premier coup de cognard et il en avait tiré une conclusion : c'était bien trop douloureux. Il préférait tomber d'un arbre.

Aujourd'hui, et pour une fois depuis longtemps, Solal se retrouvait seul à la maison. Sa mère, accompagnée de ses quatre frères, avait décidé de faire un tour en ville tandis que son père était parti "se balader". Le Serdaigle était resté à la maison, décidant de partir à la recherche de preuves concernant le comportement suspect de ses parents : peut-être qu'un d'eux cachait un journal intime ? Mais ses recherches avaient été vaines et il s'était retrouvé allongé sur le canapé en fixant le plafond. Pouvait-il sauver le couple de ses parents s'il ne comprenait pas d'où ces problèmes venaient ?

Résigné, il se leva et alla ouvrir la porte sans même y penser. C'est lorsqu'il se trouva nez à des inconnus qu'il se rendit compte qu'il avait entendu quelqu'un frapper et qu'il avait ouvert la porte, comme un automate. Ils se présentèrent comme étant les voisins et le garçon n'avait aucune idée de comment les accueillir correctement ; il ne savait même pas faire de la citronnade. 
« Bonjour, je suis Solal et j'habite ici, on ne peut plus évident, mes parents sont pas là. Je suis tout seul alors voilà. Mais bienvenue dans le quartier, vous allez voir, c'est super cool ! » Il hocha la tête comme pour confirmer ses propres propos. Il posa enfin les yeux sur le garçon, auquel il n'avait pas réellement fait attention jusque là. Sa bouche forma alors un "o" de surprise.
« Oh, Léo, c'est toi ! Tu fais quoi ici ? » Étrangement, l'idée de savoir qu'un élève de Poudlard emménageait à côté de chez lui ne l'enchantait pas beaucoup. Il aimait sa tranquillité, dans ce bourg que personne ne connaissait, et espérait qu'on ne vienne pas l'embêter avec des histoires de devoirs ou de potins.

« And I can't hide that I've relied on you
Like yellow does on blue »
Tapis en Chef, 1ère année RP.

 Angleterre  Chipping-Campden  PV-Solal Rosenberg 

Léo attendait toujours devant la porte de l'immense (ou peut-être pas) bâtisse. Il commença à s'impatienter quand la porte s'ouvrit. Presque automatiquement. Un jeune garçon ne semblait pas les voir quand il sortit de ses pensées. Léo juré l'avoir déjà vus. Mais où ? Le seul endroit possible ou il aurait pus voir un garçon était Poudlard. Mais à Poudlard, on croisait une centaine de personne par jour. C'était difficile de se rappeler de untel ou untel. Le jeune garçon se présenta. Solal ? Non, vraiment ce prénom était familier à Léo. Solal... Mais oui ! Un autre garçon de Serdaigle, le responsable des dortoirs !
Miss Figgan souriat face à la gentillesse du garçon contrairement au voisin...
Léo voulut parler, mais ce fut "Solal" qui dit:
« Oh, Léo, c'est toi ! Tu fais quoi ici ? »
Léo aurait aimé être tranquille dans un petit village, pour se déconnecter de la Magie (outre ses devoirs de vacances), pour éviter d'être en permanence avec et évité de rappeler l'affreux souvenir de son père à sa mère. Il vit la surprise de Solal, peut-être était-il content lui ? Ou alors, il pensait comme Léo. De toutes façon, le jeune aiglons ne souhaitait pas voir beaucoup de monde. C'est pas comme ci il allait toquer chez son voisin chaque matin pour travailler sur "Lashlabask" ou autre sort. De toute façon, ses devoirs bien rangés dans son énorme valise attendront bien Aout...
« Euh..oui, enfin, j'ai déménagé comme tu le vois, et... »
Mais sa mère le coupa:
« Oh, vous vous connaissez ? Léo tu ne me fais pas les présentations ? »
Léo souffla, gênés par une mère un peu intrusive. Il en venait à regretter de s'être déplacé pour se présenter.
« Solal, voici ma mère et ma soeur Esmeralda ! Maman, Esmeralda, voici Solal ! »
Esmeralda poussa une sorte de bruit "je m'en foutiste", scotché sur sa boite noir appelé "téléphone". Miss Figgan souriat au jeunes garçons, ne sachant que faire. Léo, pour rompre le silence gênants qui s'était installé, demanda à Solal.
« Tu veux faire un tour ? Ou bien tu as peut-être d'autres choses à faire ?

~Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises~

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Le Serdaigle ne savait pas du tout quoi faire. Il avait prévu son après-midi : les doigts de pied en éventail, à écouter les oiseaux chanter allongé dans l'herbe du jardin. Sa peau hâlée témoignait de cette occupation quotidienne, il passait plus de temps à vadrouiller dehors qu'à la maison, mais pour une fois il avait eu envie de rester chez lui. La vie semblait avoir d'autres plans pour lui et il adressa un signe de tête à la mère et à la sœur de Léo, plus par obligation que par réelle envie d'accueillir cette famille dans le quartier. Il ne connaissait pas assez son camarade, mais il était certain qu'il pouvait dire adieu à sa tranquillité. C'était une sensation étrange, puisqu'il avait toujours passé le plus clair de son temps avec ses frères, à Chipping Campden. De temps en temps avec les enfants moldus du coin, mais ceux-ci ne l'intéressaient pas tant que ça —notamment parce qu'ils parlaient souvent de choses que Solal ne connaissait pas.

Léo ne semblait pas partagé l'envie de Solal de rester seul, puisqu'il lui proposa une sortie. Devant la mère du garçon, il ne pouvait décemment pas inventer une excuse ou refuser. Il allait faire mauvaise impression et il savait à quel point sa mère tenait à ce que les Rosenberg passent pour une famille exemplaire aux yeux des voisins. Il adressa alors un sourire tout à fait hypocrite à la famille devant lui et hocha la tête.
« Oui, si tu veux. J'peux te faire visiter des trucs. » déclara-t-il avant d'enfiler ses chaussures qui l'attendaient juste à côté de la porte. Il était habillé d'un t-shirt et d'un short, montrant des jambes pleines de griffures à force de tenter de grimper n'importe où. Il posa une casquette sur sa tête avant de sortir de sa maison et de fermer la porte derrière lui.

« Là-bas, il y a un grand étang. On peut aller se baigner. Sinon on peut monter en haut de la colline et rouler pour descendre, mon petit frère aime bien. » Somme-toute, il n'avait aucune idée de quel endroit faire visiter à Léo. En soi, il essayait de se remonter le moral en se persuadant que c'était un entraînement avant l'arrivée d'Elian. Pour autant, il était déçu de ne pas avoir pu profiter du début de ses vacances sans aucun élève de Poudlard. Il était aussi quelque peu gêné de devoir rencontrer quelqu'un de Serdaigle qu'il ne connaissait qu'à peine dans ces conditions là : il ne savait même pas quoi lui dire. Essayant de se redonner un peu de contenance en sautant sur un muret pour le suivre, il leva les yeux vers Léo.
« T'as déménagé ici du coup ? Pourquoi Chipping Campden, c'est tout petit. Y a rien. Genre, vraiment rien. »

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Quant le jeune Solal hocha positivement la tête, Elizabeth écorcha un petit sourire. Léo quand à lui, suivit son "ami", la mine réjouis de quitté sa mère qui voulait à tout pris protéger son garçonnet. Les deux compères firent un bout de chemin avant que Solal n’annonce certains endroits à visiter. La colline... hum, noté, un bon endroit pour glisser. Et... l'étang ! C'était bien la campagne, mais au moins, cela changé de la petite ville de Cokeworth. Puis, Solal lui demanda ce qu'il venait faire ici, c'est vrai qu'il n'y avait rien, ainsi Léo haussa les épaules.
- J'crois que c'est le village natal d'ma mère, commença-t-il. Sa sœur est morte, donc elle hérite de sa maison d'enfance !
Solal devait surement le prendre pour un sans-cœur, mais Léo connaissait à peine sa tante, il ne l'avait vus que très peu, lors de son enfance, c'était de simple souvenir flous d'un visage qui émergé quand une photo apparaissez. 
- D'façon, on reste pas longtemps, c'est juste le temps quelle r'trouve un boulot ! Il regarda son responsable de dortoir dans les yeux. Donc, j'vais pas venir t'emmerder pour sortir, j'suis bien chez moi ou tout seul, hein... parce, que..j'veux dire, j'ai l'impression que j't'embète !
Un silence assez gênants se fit et Léo, pour le couper te mettre fin à ses idées noires, sortit:
-J'me suis renseigné sur Chipping-Camp truc avant de venir et... c'est vrai que votre ancienne église, enfin j'sais plus, peut-être une maison près de l'église est hanté par une sorte de démon, un troll ou une sorte de gobelins plus bête que les autres, que les gens ont surnommé le frappeur ? Y'a vraiment d'la magie ici, dans ce village paumé ??
C'était un peu violent mais Léo avait la certitude que Solal le trouvait aussi paumé qu'un vif d'or dans un terrain de quidditch !

Désolé pour le léger retard ^^ 
Je tire l'histoire du gobelin du livre de l'épouvanteur (la saga, ou, je cite, en biographie:)
Joseph Delaney (l'auteur) vit en Angleterre dans le Lancashire. [...] Sa maison est situé sur le territoire des Gobelins. Dans son village, l'un deux surnommé le frappeur est enterré sous l'escalier d'une maison près de l'église.
En se basant sur la fait que l'histoire se déroule dans un village (Chippenden), tiré du village natal de Joseph, Chippin-Campden.

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La bouche de Solal s'arrondit en un "o" à l'entente de l'explication de son camarade. Ses propres parents n'étaient pas très proches de leur famille —il n'avait jamais cherché à savoir pourquoi— et il était certain que si quiconque mourait, il n'en saurait rien : pire, il ne recevrait rien. Une honte. Quand il serait vieux et décrépit, sur son lit de mort, il s'assurerait de donner quelque chose à n'importe quelle personne figurant dans son arbre généalogique. Voilà qui éviterait les déçus et les jalousies. Il n'oublierait pas de donner ses oiseaux à Elian, il était certain que personne d'autre ne pourrait s'en occuper aussi bien que lui. Il fut quelque peu rassuré de savoir que Léo et sa famille ne resteraient pas longtemps : sa bulle de tranquillité était protégée. Il trébucha au moment où son camarade déclara avoir l'impression d'embêter Solal. Il pensait avoir été tout à fait discret sur sa pensée mais ce n'était définitivement pas le cas. Il trébuchait sur ses pensées dans un même temps, tentait de filer une réponse honnête mais diplomatique. Exercice de funambule périlleux. Il espérait ne pas se prendre les pieds dans la corde et ne pas tomber la tête la première par terre. Heureusement pour lui, Léo semblait avoir de nombreuses choses à dire ce qui lui permit de réfléchir un peu plus longtemps à sa façon de s'exprimer, voilà qui éviterait peut-être les maladresses dont il était un habitué. La nouvelle histoire de Léo lui bouscula les pensées : le nouvel arrivant connaissait davantage de choses sur son village que lui-même, voilà qui était assez embarrassant. Il enfonça les mains dans les poches de son short et haussa les épaules.

« Ben, c'est pas que tu m'embêtes. C'est juste que, voilà, j'ai pas l'habitude de voir des gens de Poudlard ici. Ça fait bizarre. » Satisfait de sa réponse qui, d'après lui, était un bon compromis entre la vérité et le mensonge, il adressa un sourire encourageant à Léo avant de finalement trottiner jusqu'à un muret pour s'asseoir dessus. Il faisait chaud et il n'avait décidément pas envie de marcher pour rien. Il aimait l'été, le ciel bleu, le soleil qui brûle dans le ciel et l'herbe verte, mais son corps n'était pas un grand friand des températures chaudes. Il rêvait d'une bonne glace. Un sorbet aux fruits, qui colle aux doigts en fondant. 

« Non ? Je parle pas trop aux gens ici. Je sais pas si c'est vrai ou pas, c'est un village moldu alors va pas parler de magie à tout le monde, il rappela en fronçant légèrement les sourcils. En tout cas j'en ai jamais entendu parler mais si c'était vrai ce serait : un, super cool et j'veux trop voir ça. Deux, on peut pas utiliser notre baguette donc si c'est un vrai gobelin ça va être dur de le neutraliser. » Il croisa les bras et prit un air grave, déjà dans la peau de son personnage d'enquêteur. Il n'avait jamais été dans l'église abandonnée, ni même aux alentours : elle était à l'opposée du village, dans un endroit que Solal fréquentait peu. Il n'avait jamais trop aimé ces histoires de religion.

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