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 Irlande  Retrouvailles entre Blaireaux

Voilà deux semaines que tu étais de retour à la maison. Deux semaines que les grandes vacances avaient commencées, mais également deux semaines que tu étais séparée de tes camarades de maison.
Cela pouvait sembler court sachant que vous passiez une grande partie de l'année ensemble, mais … Maintenant que tu avais pris l'habitude de vivre avec des gens de ton âge… Le grand manoir familial en Écosse te semblait terriblement vide …

Oh, bien sûr, il y avait Maeissa qui était très heureuse de te retrouver et passait ses journées à te choyer et faire des cent et des mille pour te satisfaire, mais tes parents étaient encore et toujours absents. Le travail, toujours le travail. Cela en devenait languissant, si bien que tu attendais avec impatience la fin de ses deux semaines, car Franz vous avez fait à tous une promesse.

Cette dernière arriva sous forme de lettre. Cette dernière était courte à son habitude. N'est pas flemmard qui veux. Il vous donnez simplement rendez vous dans sa ville, Clifden en Irlande.
Restait à savoir comment s'y rendre et surtout, avoir l'autorisation de tes parents.

Pour ça rien de plus simple, ils s'en voulaient tellement de ne pas pouvoir être plus présent que lorsque le soir même, tu leur demandas l'autorisation, tu l'obtins sans grandes difficultés.

Le reste de la soirée se passa donc en compagnie de l'elfe de maison pour préparer les bagages et les quelques jours qui suivirent furent terriblement long jusqu'à ce qu'enfin, il soit temps de rejoindre le point de rendez-vous.

Par chance, ton paternel avait consenti à se libérer pour t'amener à destination par transplanage d'escorte. Plus simple et surtout, moins rassurant que les transports moldus que tes autres camarades avaient décidés d'utiliser.

Alors que vous dirigiez vers la sortie du domaine familial, Peter Mcwood te proposa d'inviter tes camarades à venir passer quelques jours au manoir après votre petite randonnée, histoire que tu sois moins seul. Ça au moins c'était une bonne nouvelle. Tu te cramponnas au bras de ton père et tu fermas les yeux alors que le transplanage d'escorte faisait son effet. Pas forcément très agréable, mais lorsque tu rouvris les paupières, tu te trouvais dans un endroit très différent de ton Écosse natale et c'est avec des yeux émerveillés que tu contemplas l'architecture moldu qui se dessinaient à la sortie de la ruelle dans laquelle vous aviez atterrie.

"Allons retrouver tes camarades ma chérie !"

Ton médicomage de père te tendis la main et ensemble, vous vous dirigèrent vers la sortie de la ruelle se trouvant juste en face de la gare. Le point de rendez-vous que tu t'étais fixée avec tes autres camarades de maison. Restait qu'à voir s'ils étaient bien au rendez-vous.

Le Poufsouffle est Méchant, Le Poufsouffle est Sournois ! Le Poufsouffle Mord, griffe ! Il a les crocs !
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 Irlande  Retrouvailles entre Blaireaux

Après toutes ces heures de voyage, Lucy était épuisée, au point qu'elle avait failli s'endormir sur l'épaule de Gryffs dans le bus. Heureusement, elle s'était réveillée à temps pour voir l'arrêt où iels devaient descendre, à Clifden. Prenant avec elle son sac à dos et sa valise, la petite rousse baillait en cherchant l'endroit où Cassandre et elleux devaient se retrouver, près de la gare, accompagnée d'Herminie et de Gryffs.

- Vous avez pas vu Cassandre ? demanda-t-elle aux deux autres - que la rousse surnommait "les amoureux".

Lucy avait beau chercher, elle ne trouvait pas Cassandre. Dans le noir de cette ville qu'elle ne connaissait pas, elle préférait éviter de se perdre, donc elle ne s'aventura pas plus loin. Jusqu'à ce qu'une silhouette masculine débarque dans la rue, accompagné par Cassandre ! Lucy imagina tout de suite que c'était son père.

- Elle est là ! s'écria-t-elle.

Elle hésitait : la présence de l'adulte, imprévue, faisait réapparaître sa timidité qu'elle avait perdue avec ses camarades de maison à force de les côtoyer. Au fond d'elle, elle avait envie d'aller voir Cassandre, de l'assaillir de questions, mais sa petite voix lui imposait de rester avec les deux autres Poufsouffle. Lucy l'écouta et ne broncha pas.

- On va la rejoindre ou pas ?

Elle attendait réellement que ses deux amis lui donnent leur avis sur ce fait, mais Franz ne devrait plus trop tarder, et alors, le père de Cassandre s'en irait, iels se retrouveraient seuls entre amis, enfin.

Luehssyie Woudde Pecker
Membre du PATA-P & GIFeuse w/ C.M.²

 Irlande  Retrouvailles entre Blaireaux

                Gryffs n'était pas très chargé, il avait récupéré  la valise de Danny et il avait soigneusement plier puis ranger ses habits de baroudeurs. Contrairement à son habituel style vestimentaire, il avait passé un tee shirt Adidas qu'il rentrait quand même dans son pantalon. Il avait également passé une paire de bretelles car celui ci était un peu trop grand. A ses pieds de belles rangers en cuir soigneusement lacées. Il jeta un œil à sa montre comme à son habitude il serait légèrement en avance. Il patienta tranquillement adossé à un mur de la gare d'Euston. Gryffs n'affichait pas son habituel énergie il avait pas mal crapahuter pendant les dernières semaines et il se sentait emplit d'une forme de plénitude. Il souriait naïvement à l'idée de revoir ses amis d'écoles et surtout Miss Peers à qui il n'avait pas pu envoyer de hiboux pendant son voyage. Il n'avait pas pu prendre de ses nouvelles depuis et espérait qu'elle ne lui en voudrait pas. Après une dizaine de minutes arrivèrent ensemble Lucy et Herminie, Gryffs se demanda si elles ne s'étaient pas fixé un point de rendez vous plus tôt afin d'y aller ensemble. Il les salua chaleureusement leur demandant comment c'étaient passées leurs vacances respectives. Ils se rendirent alors sur le quai ou le train les attendait. Ils allèrent s'installer ensemble pendant qu'elles lui racontaient respectivement leurs dernières semaines. L'eurostar démarra bientôt et la petite troupe fila à grande vitesse vers Crewe station. Ils arrivèrent deux heures plus tard. 

              Gryffs n'était pas habitué à utiliser les transports moldu et il jetait régulièrement des coups d'oeil inquiets aux deux filles qui semblaient, elles, savoir ce qu'elles faisaient. Ils changèrent de quai et montèrent dans un autre train celui ci à destination de Chester. Bizarre c'est moldu pourquoi devaient ils passer par toutes ces villes pour atteindre leur destination. Était ce pour favoriser le tourisme ? Gryffs râla comme à son habitude qu'il s'ennuyait mais bientôt il trouva une activité plus distrayante. Lucy avait pris la mauvaise habitudes de les surnommer , Herminie et lui, les amoureux. Par vengeance il la bombarda de questions sur l'homme de ses rêves et si elle ne voulait pas sortir avec Franz pendant leur séjour chez lui. Il était habile dans l'exercice de la mettre mal à l'aise et il ne se gêna pas de le faire durant les 3h de voyage en plus. Fallait il que Suisei habite aussi loin? Chester était une ville magnifique et ils n'eurent une petite demi heure de pause pour faire le tour de la gare. La ville était très typique et il aurait adoré s'y attarder mais le temps pressait et ils remontèrent bientôt dans le train qui les emmena cette fois ci à Hollyhead.

                Gryffs dormit presque tout le trajet et il ne se réveilla que lorsqu'on le secoua. Il descendit encore un peu dans la brume déjà de longue heures étaient passée et le soleil était sur le point de disparaître. Ils gagnèrent le port et Gryffs monta probablement dans le plus gros bateau qu'il n'ai jamais vu. Les moldus n'étaient peu être pas très logique mais ils savaient faire preuves d'ingéniosité. Il resta accoudé au bastingage toute la traversée en scruta la mer sur laquelle se reflétaient un ciel dégagé et emplit d'étoiles. Un coup d'oeil à sa montre et Gryffs vit qu'il n'était pas loin de 2h du mat. Il bailla nonchalamment et alla rejoindre les autres lorsque le bateau amarra. Le peu de passager qui à cette heure firent la traversée descendirent et la petite bande de canard boiteux arpentèrent les rues de Dublin jusqu'à la gare routière. Ils l'attrapèrent de justesse et alors débuta la partie la plus ennuyante du trajets. 

                    Une succession de bus plus tard ils descendirent sur les coups de 5h à Cliffden. Gryffs était éreinté et ses compagnons ne semblait pas en mener bien large. Ils avaient rendez vous avec Cassandre à 5h30 dans l'une des rues adjacentes à la gare. Ils déambulèrent dans les ruelles jusqu'à trouver le lieu de rendez vous et de la pénombre surgit alors leur copine et un homme grand à l'air doux. 

Amicalement votre, Sorrow
Fondateur du PFO
"Se protéger du soleil, c'est protéger sa santé"
2ème année RP et devoirs.
Insignifiant compétant !

 Irlande  Retrouvailles entre Blaireaux

Herminie atterrit sur ses deux pieds dans la pièce réservée aux transports du Chaudron Baveur... Là, elle retrouva Lucy, qui avait l'avantage de déjà vivre à Londres. Elle-même avait quitté son île avec un sac bien trop chargé (elle avait la manie de prévoir des trucs farfelus pour parer à toutes les éventualités et avait bien du mal à se restreindre) perché sur le dos. Elles sortirent du Chaudron, troquant la chaleur et la familiarité de l'auberge sorcière pour la rue moldue aux nombreuses libraires et antiquaires. Le trajet de métro fut très rapide, de Leicester Square à Euston, à peine 5 minutes, mais Herminie tenta discrètement de bloquer l'autre fillette des autres passagers. Elle même avait déjà un peu de mal à se retrouver ainsi sous terre, avec les courants d'air peu naturels, les odeurs, le bruit, les styles assez variés... Elle n'osait pas imaginer ce que ça pouvait être pour Lucy qui semblait déjà bien mal à l'aise dans un simple dortoir de filles.

Les deux fillettes sortirent des profondeurs par l'escalator, pour finir par repérer leur ami adossé à un mur. Herminie le salua chaleureusement en l'approchant d'un pas guilleret et un peu dansant, pour finir par s'arrêter brusquement en face de lui, un grand sourire sur le visage.

- Tu m'as manqué, crétin ! Où est ce que tu as bien pu disparaître ? Oh non ne me dis rien on a tout le temps du monde avec ce trajet ! l'arrêta-t-elle avec un rire.

Elle jeta un regard théâtral à son billet de train puis à la grande horloge, et indiqua qu'il fallait se mettre en marche.

- Très bien, merci ! Je n'ai rien fait de très spécial, j'ai profité de chez moi, pour une fois il a fait très beau la plupart du temps ! Regarde, j'ai un peu bronzé ! et elle lui montra la différence de couleur laissée par son bracelet de montre sur la peau de son bras. Elle avait en effet gagné une teinte légère, mais réelle.

Ils s'installèrent dans un petit compartiment pour 6 personnes, les deux "inséparables" (tirage de langue en règle à Lucy) l'un à côté de l'autre et la cible de ce geste enfantin et grossier en face. Celle-ci se prit d'ailleurs un interrogatoire complètement à côté de la plaque, uniquement destinés à l'embêter, par le jeune garçon. Herminie les regarda en secouant la tête et riant tantôt sous cape, tantôt à gorge déployée. Heureusement, il n'y avait personne d'autre dans le compartiment ! 

Une fois ces pitreries essoufflées, et le sourire narquois de son meilleur amis estompé, Herminie s'employa à regarder passer le paysage par la fenêtre, pour sa part. Elle sursauta quand l'épaule de Gryffs vint la heurter, mais se détendit quand elle vit qu'il était simplement endormi.

Une heure et demie plus tard, elle fut réveillée en un instant, fixant de ses grands yeux Lucy qui avait tendu la main vers elle pour la prévenir, et le corps figé, à la manière d'un chat. Elle se détendit en un millième de secondes puis se glaça en sentant sa position : les deux meilleurs amis s'étaient affalés l'un contre l'autre pendant leur sommeil. Elle rougit puis se dépêcha de prendre son sac et de sortir : il fallait se dépêcher pour ne pas rater le changement, ici à Crewe Station, Cheshire, comme le disait la feuille de route que Herminie avait mise en place avec minutie.

Les deux prochain trains, de 30 minutes pour le premier et 2h30 pour le second, passèrent rapidement, entre discussion tranquilles et repos, bercé par la fluidité du moyen de transport. Mais Herminie évita de se retrouver dans la même position en se forçant à s'appuyer contre la fenêtre à l'aide d'un pull roulé en boule. Le moment préféré d'Herminie fut la traversée en ferry de Holyhead jusqu'à Dublin : ce moyen de transport lui était très familier, car c'est de cette façon que sa famille rejoignait en voiture le continent, et parce que son oncle y travaillait régulièrement en extra. Les embruns froids lui firent du bien, et elle observa l'eau, penchée sur la rembarde, Gryffs à ses côté, dans un silence confortable. 

Le trajet en bus, lui, fut infiniment plus fatigant : chaotique sur la fin, et long, trop long : trois heures pour rejoindre la gare de Clifden, Irlande. Elle s'était mise derrière Gryffs et Lucy, et fixait le paysage, incapable de lire. 

Le petit jour les accueillit là bas, avec Cassandre et un grand monsieur qui devait être son père.

- Bonjour Monsieur ! Je suis Herminie Peers, se présenta ladite nommée avec une main poliment tendue. Bonjour Cassandre, dit-elle avec un sourire plus personnel. Elle était heureuse de retrouver sa confidente, même si parfois sa langue acérée et son esprit un peu plus mature la faisait rougir jusqu'aux oreilles. 

 Irlande  Retrouvailles entre Blaireaux

Tes quatre amis ne tardèrent pas à faire leur apparition. La tignasse blonde de Herminie, les nattes rousses et tressées avec une certaine élégance de Lucy ainsi que la crinière du seul garçon présent dans les rangs. Un sourire se dessina immédiatement sur ton visage lorsque tu les vis sur le parvis de la gare tous les trois, le regard semblant te chercher. Tu agitas alors furieusement la main pour attirer leur attention tout en t'avançant vigoureusement vers eux pour les serrer dans tes bras.
Cependant, tu stoppas vite ton geste en te rappelant que ton paternel était bel et bien présent avec toi. C'est donc plus poliment et plus maturément également que tu les saluas d'un bref salut :

"Coucou ! Vous allez bien ? Le voyage c'est bien passé ?"

Il était tous trois affublés d'un gros sac qui devait sans aucun doute contenir tous leurs effets personnels. Cette pensée te fit sourire et Herminie, la plus encline aux présentations des trois salua ton père qui lui répondit par un sourire bienveillant en lui saluant la main :

"Bien le bonjour Herminie ! Ma fille m'a beaucoup parlé de toi ! Je suppose que voici monsieur Sorrow et Miss Wood ! Enchanté également !"

Il salua ces derniers d'une œillade sympathique avant de se tourner vers toi et de s'accroupir pour être à ta hauteur :

"Bon ! Maintenant que tu as trouvée tes amis, je suppose que je peux te laisser !"

Il te tendit alors un petit sac à dos super mignon qui contenait l'ensemble de tes affaires. Pratique et peu encombrant :

"Maeissa viendra vous chercher pour vous ramener au manoir quand tu auras besoin ! Tu sais comment la prévenir !"

Tu approuvas vigoureusement d'un signe de la main avant de serrer ton paternel dans tes bras :

"Votre ami ne devrait pas tarder non ?"

Il semblait légèrement inquiet et tu tournas le regard pour chercher Franz des yeux. Mais il ne devait pas tarder et tu savais que ton père devait se rendre à l'hôpital :

"Tu peux y aller papa ! Il ne va pas tarder et puis je suis avec mes amis ! Ça ira !"

Un regard entendu, puis il posa une main rassurante sur ta tête avant de se diriger vers la rue d’où il provenait après un dernier au revoir pour se rendre à l'hôpital. Tu te tournas alors immédiatement vers tes camarades et sans attendre tu pris chacun d'eux dans tes bras :

"Hiiii ! Vous m'avez trop manqué ! J'avais tellement hâte que l'on se retrouve ! Alors vous avez fait quoi depuis tout ce temps ! Racontez-moi tout ! On devrait aller s'installer dans un endroit calme ! Vous en pensez quoi ? Franz ne devrait pas tarder en plus !"

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 Irlande  Retrouvailles entre Blaireaux

Herminie se présenta, ce que Lucy prenait pour une réponse positive à sa question. Iels s'approchèrent donc de leur camarade et amie, ainsi que de son père.

- Oui, le voyage s'est bien passé, répondit évasivement la rouquine.

Terrifiée par les adultes, elle n'aimait pas leur parler... Mais là, elle n'avait pas le choix. Elle débita donc :

- Euh... Bonjour monsieur ! Oui, je suis bien Wucy - euh non. *Pitoyable* Elle reprit sa respiration et se déclina son identité très rapidement. Lucy Wood.

Lucy recula un peu, pour signifier qu'elle avait fini. Pour se déstresser, elle tripatouilla ses cheveux, enlevant et remettant ses élastiques au bout de ses nattes. Mais c'était un plan foireux, cela la stressait encore davantage.

Le père de Cassandre s'en alla, les laissant tous les quatre seul-es. Lucy, stupéfaite, le regarda s'éloigner. Jamais ses parents, en temps normal, ne lui auraient permis de rester seule avec trois ami-es de son âge, en pleine nuit !

- Euh... Au revoir... ?

A l'instant où Mr McWood disparut, Cassandre leur sauta dessus, avec un débit de parole... Considérable. Le visage de la rouquine s'éclaira devant l'agitation de son amie.

- Y a pas le feu au lac, sourit Lucy. Mais t'as raison, Franz devrait pas tarder. Il sait où nous trouver ?

Elle évita de répondre à la première question posée par Cassandre. Son début de vacances avait été pour le moins chaotique, avec la naissance de bébé Wood n°3, qui leur prenait tout leur temps. Et puis, Lucy n'avait pas pu retrouver Olivia, partie en France. Et entre temps, Lily avait bien changé... Tout cela, elle souhaitait le garder pour elle pour le moment. Elle essayait donc de détourner le sujet.

Luehssyie Woudde Pecker
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 Irlande  Retrouvailles entre Blaireaux

Début de la troisième semaine des grandes vacances, 6h du matin.

             Franz ouvrit un œil, fut ébloui par les premières lueurs du jour, et décida donc de le refermer. Il était enfin en vacances et pouvait donc se permettre une grasse matinée. Enfin, au moins une heure encore.

6h05 du matin

-FRAAAANNNNZZZZZ !!!! DEBOUT !

A peine avait-il eu le temps de se rendormir que la douce et mélodieuse voix de sa mère le tira du lit plus sûrement qu'un seau d'eau glacée en plein visage !

-MAMAN, C'EST LES VACANCEEESS ! supplia-t-il, tout en se levant sans attendre car il connaissait les risques encourus à tenir tête à la maîtresse de maison...

6h15

             Pas le temps pour le petit déjeuner, Franz avait trop traîné au lit et il fallait absolument faire le tour des animaux. Bien que traînant les pieds et gardant ses yeux à moitié fermés, il s'acquitta de sa tâche avec plaisir. A chaque poule, canard, cochons, ânes et autres espèces, il avait attribué un prénom d'un des élèves de Poudlard ; de sorte qu'il avait l'impression de saluer ses amis tous les matins !

-Salut Cassy' ! Hey Gryffs, tu râles encore ce matin ? Alors alors les Serdaigle, vous en avez pondu combien aujourd'hui ? Lucy ! Minie ! Arrêtez de vous chamailler ! Et bah Jeff, on tient pas son dortoir au propre ?!?

             Cassy, Minie, Gryffs, Lucy... Ces noms ricochèrent contre les parois du crâne vide de Franz. Pourquoi aujourd'hui particulièrement ? Il jeta un coup d’œil à sa montre dont une des multiples aiguilles clignotaient en jaune et noir : "Mais, mais mais, on est le.... M**DE !!!!!"

6h45

             Franz courut aussi vite que possible pour finir sa tournée et atteindre la maison. Comment avait-il put oublier qu'il avait invité ses amis et qu'ils arrivaient aujourd'hui ? -Enfin, après tout, comment aurait-il put s'en souvenir?-

-PAPAAAAAA, MAMAAAANNNN !!!!! Faut aller chercher mes amis !!!

         Sa requête résonna dans le vide... Sa mère était déjà partie aux champs, et son père dormait sûrement encore. Une seule solution, le réveillait façon Suisei ! Il s'empara du  cor de chasse trônant au dessus de la cheminée, monta quatre à quatre les marches menant au premier étage, se positionna devant la porte de la chambre de son père, prit une grande inspiration et... :

-FRANZZZZZ !!!! Je vais te faire taire misérable cloporte !!!

            Une espèce de harpie se rua lui et sans lui laisser le temps de réagir le mit à terre et l'immobilisa d'une clef de bras avant de commencer à lui frotter énergiquement le crâne de son poing libre.

-Ça t'apprendra à réveiller une princesse !

-Aïe ! Laoise arrêteeee !!! Tu me fais mal ! Et pis t'es loin d'être une princesse sale mocheté !

              Il faut le dire, l'avis d'un petit frère quant à sa grande sœur est généralement biaisé. Même s'il la trouvait la plus horrible du monde, tout autre que lui se rendait bien compte que Laoise était une très belle femme en devenir. Elle portait une longue chevelure d'or ondulant de manière presque surnaturelle et arborait un sourire dont le charme n'avait d'égal que sa mutinerie. Mais Franz ne la voyait pas ainsi, il faisait même semblant de ne pas avoir les mêmes yeux qu'elle ! Et pourtant, c'était bien cette particularité qui permettait à chacun de deviner qu'ils étaient frère et sœur : les yeux vairons, l'un bleu, l'autre marron, chacun étant le reflet de l'autre.

-Ca suffit vous deux ! Lâche ton frère Laoise ! Et expliquez moi ce qui se passe !

          La porte de la chambre s'était entrouverte, laissant apercevoir la silhouette de leur père. Il sortit sur le pallier, les yeux ensommeillé, un bonnet de nuit encore fiché sur ses deux oreilles.

-Papa papa ! Mes amis sont arrivés à la gare de Clifden ! Il faut aller les chercher !

-Tes amis ? Qui ça ? Ta mère est au courant ?

-Mais oui ! Je vous ai demandé à tous les deux et vous avez dit que c'était bon ! Vite, vite, vite, ils vont repartir sinon !

-Bon, euh, d'accord. Rejoins moi en bas dans cinq minutes. Toi Laoise, prépare la voiture et rejoint nous là-bas.

-Pourquoi moi ??? Il a qu'à se débrouiller le p'tit blanc !

-Fais-le ou j'appelle ta mère... soupira-t-il.

      Avec une telle menace, Laoise partit sur le champs. Le père de Franz arriva dix minutes plus tard dans le salon, prit la main de Franz, et commença à tournoyer sur lui-même.

7h15 , gare de Clifden

Franz et son père arrivèrent dans un tourbillon et s'étalèrent au sol.

-Ah, fiston, pas mal pour une première fois non ? J'avais lu en théorie que dans la pratique, le transplanage faisait vomir, on a bien fait de ne pas manger hein? plaisanta-t-il.

-Parle pour toi, j'avais déjà transplané avec tonton... murmura Franz, de manière à ce qu'il ne l'entende pas.

Il leva enfin les yeux et vit quatre ombres projetaient sur le quai par le soleil levant. Ses amis étaient déjà là ! Franz se releva d'un bond et courut à leur rencontre :

-Salut à tous !!! Bienvenue à Clifden, si vous voulez bien me suivre ? leur déclara-t-il, dirigeant sa révérence vers son père.

Ce-dernier finit par se relever, il portait toujours son bonnet de nuit mais avait eu l'élégance d'enfiler une robe de chambre rose fluorescent...

-Bonjour les enfants ! Je m'appelle Braonáin mais appelez moi comme vous le souhaitez ! Vous avez l'air fatigués, vous aussi vous avez transplané en sortant du lit ?

            Ce trentenaire, qui en faisait bien plus du fait de ses rides scientifiques, gardait une jeunesse éternelle dans son sourire qui l'était tout autant. D'assez petite taille, il comblait le vide de l'espace qui l'entourait par ses bavardages incessants. Il asséna donc à toute la petite troupe, tout en se dirigeant vers le bar du coin :

- Vos parents sont sorciers ou moldus ? Vous êtes tous à Poufsouffle ? Je ne sais pas si c'est une bonne maison, je n'étais pas à Poudlard. C'est bizarre cette histoire de maison non ? En fait, comment vous vous appelez ? Franz m'a beaucoup parlé de vous mais comme je ne l'écoute pas tout le temps je n'ai pas retenu... Ah si, toi ! C'est Gryffs non ? Tu serais un bon parti pour Laoise ! Mais je ne sais pas si je voudrais d'un gendre plus grand que moi... Ah, voilà le meilleur pub de Clifden ! Entrons, je vous offre un café, enfin, un chocolat, bah, comme vous voulez. Normalement Laoise devrait arriver dans une heure, le temps que la voiture se mette en branle.

-Papa, tu parles trop ! Dites les amis, racontez-moi vos vacances ou quoique ce soit d'autre sinon on ne l'arrêtera pas... soupira Franz.  

Je ne t'aime pas trop.

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               Franz était en retard... ET MÊME SACREMENT EN RETARD CA FAIT DEPUIS 6H DU MAT QU'ON T'ATTEND IMBÉCILE. Enfin bon c'était à prévoir avec ce phénomène. Un CRAC sonore finit par réveiller Gryffs qui, après un long trajet de nuit, s'endormait presque sur place. Ah enfin! Franz était venu les chercher avec sa mère. 1h15 de retard pensa t'il en jetant un œil à se vieille montre à gousset. Gryffs s'avança d'un pas assuré. Attendait une minute ce n'était pas sa mère! Franz se retrouvait au sol avec un monsieur en robe de chambre rose bonbon et un bonnet de nuit sur la tête. Quelque peu décontenancé, Sorrow marqua une temps d'arrêt. L'air un peu ahuri. Son camarade  les aperçu et se relevant avec son habituel énergie il les accueillit, les invitant à le suivre, dans une révérence grossièrement exécutée. L'homme, qui se révéla être le père de Franz, à son tour se releva et s'introduisit aux quatre adolescents qui le regardait toujours l'air un peu surpris. 
"C'est Gryffs non? Tu serais un bon parti pour Laoise!

                 Hein ? Franz avait une sœur? Sorrow sentit le rouge lui monter aux joues il était un peu timide lorsque l'on parlait amour et filles. Son père les invita ensuite à patienter en allant boire un coup au pub le temps que sa future épouse apporte le carrosse qui les emmènerait tous vers leurs lits pour une matinée de sommeil bien méritait! Ils suivirent docilement le papa de Franz, toujours en robe de chambre rose, vers l'entrée du commerce.

           Visiblement les frasques des Suisei était connu en ville puisque personne ne tilta à l'accoutrement de Braonáin. Ils choisirent tous quelques choses sur la carte et Gryffs en profita pour commander un "café"! Le père de Franz semblait pas très attentif, autant en profiter! Ils s'attablèrent tous autour d'une grande table ronde circulaire. "Pourvu que sa sœur soit plus ponctuel que son frère ou son père." Murmura Gryffs à Cassandre à sa droite. Puis plus fort il ajouta:
"Comment allons nous tous tenir dans votre voiture monsieur Suisei?"
Ils furent interrompu par le serveur qui leur apporta leurs commandes. Des chocolats à la guimauve, une bière, une grenadine et son café! Gryffs s'empressa dans avala une grande gorgée et regrettant presque immédiatement! Pouah c'était amère et sans goût, ignoble! Quel idée avait les grandes personnes de boire cette chose. Il regardait dorénavant tristement la commande des autres, ça lui apprendrait à faire le malin. Il ajouta une montagne de sucre puis sirota mollement son café jusqu'à ce qu'il eu enfin finit. Il était le dernier. 

On entendit alors à point nommé un klaxon au loin. Sa future épouse venait d'arriver.

Amicalement votre, Sorrow
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Mouahah, Minie prend les commandes ! Caractères vu en amont avec le propriétaire des PNJ. 

Parfois, ça avait du bon que Herminie fut incapable de se restreindre d'emmener masse de choses à chaque fois qu'elle sortait. Et qu'elle soit petite. En effet, elle dormait roulée en boule sur son énorme sac, depuis près d'une heure, dans un coin de la gare de Clifden. Parce que Franz était en retard, et qu'ils avaient voyagé toute la soirée et toute la nuit. Quand le caractéristique craquement retentit, elle se leva et s'étira, observant, les yeux embrumés, l'arrivée d'un assez petit monsieur en robe de chambre *rose ?* et bonnet de nuit et de Franz. Moui. Il semblerait que l'imprévisibilité et l'excentricité, c'était de famille par ici. Ou alors il était un de ces sorciers complètement inapte dans l'art de passer inaperçu au yeux des moldus ? *Peu probable* pensa t-elle : Franz lui avait dit un jour que comme elle, la magie n'avait que peu de place dans sa maison.

 "Salut Fraaaanz" répondit, toute enjouée, Herminie. Elle était toute excitée de commencer ce qui serait à n'en pas douter, une aventure mémorable. Et puis, elle était prompte à se réveiller... comme à s'endormir. 

Elle tourna la tête vers le père du blond, les yeux un peu ahuris car incapables de ne pas redescendre vers la robe de chambre toutes les 3 secondes et de remonter vers son bonnet de nuit encore et encore. "Bonjoour Monsieur ! Heu on a pris le train et le ferry et le bus en fait..." dit-elle doucement, mais l'adulte avait du mal à cesser de parler assez longtemps pour l'écouter. 

Le bombardement incessant de question fit sourire Herminie : tel père, tel fils, même si celui là courait un peu moins ! Ils n’eurent pas vraiment le temps de répondre - Herminie essaya mais la question suivante la coupait sans cesse dans son élan - jusqu'à ce commentaire malheureux. *Un bon parti pour Laoise ?* Mais elle était bien plus âgée, non ? Sinon elle serait à Poudlard ?... Herminie était très perplexe de ce cheminement d'idée, jusqu'à ce quelle vit la teinte rose qui ornait les joues de Gryffs. Quoi ? Il le prenait au sérieux ? Elle le fixa, les yeux ronds, incapable d'intégrer le genre d'émotion qu'elle ressentait. En tout cas, ça lui donnait pas envie de se diriger vers le pub, pour un moment. Pas faim.

L'énergumène en tenue de nuit d'une couleur peu commune ouvrit la porte du meilleur pub de Clifden dans un mouvement sûr, et ne récolta pas plus d'un second regard. *Ils sont fous ces Irlandais*, pensa t-elle. Les anciens sur le port disaient toujours ça à Guernesey. Une fois les commandes prises, le petit groupe installé autour de la table, et chacun avec sa consommation posée devant lui, les conversations purent reprendre. Même si Franz les pria de parler des vacances, Herminie voulut quand même répondre un peu à Monsieur Suisei... "Je suis à Poufsouffle aussi, comme nous tous... Herminie", rappela t-elle vivement en voyant le regard un peu vide de son interlocuteur. "Et euh, oui parfois on sait pas trop pourquoi on est dans une maison mais on peut s'y faire un tas d'amis, de toute façon !" répondit-elle en touillant le chocolat au guimauves posé devant elle. "J'ai pas fait grand chose de différent Franz, juste passé du temps chez moi et chez mes grands parents, pas loin ! Il a fait beau, pour une fois !" Le temps était capricieux, à Guernesey. La conversation continua, nourrie par la diarrhée verbale et l’énergie qui caractérisait le père de Franz. Herminie laissa quelques gorgées de son chocolat à Gryffs, qui avait l'air tout penaud de son café. Elle tenta même d'en boire mais abandonna immédiatement : elle avait l'impression de boire de l'eau chaude huileuse et très amère. Beurk. Il eut le courage de finir, en tirant une moue pincée. Le père de Franz faillit répondre à la question de Gryffs mais fut distrait par le baragouinage d'un pilier de bar matinal. Quand il se retourna, il avait oublié.

Le klaxon qui retentit dehors ressemblait à celui qui ornait le bien aimé vélo antédiluvien de son grand père : un pouet pouet peu gracieux. Ceci fit taire Braonáin et il les invita à sortir rencontrer la sœur de Franz, qui devait les conduire. Herminie regardait avec des yeux écarquillés la tête bizarre que faisait Gryffs depuis que le klaxon avait retentit. 

Le petit groupe sortit du pub, clignant des yeux comme des chouettes endormies, et purent admirer la "voiture" de la famille. "Pas de problème pour tous monter dedans !" s'exclama fièrement le patriarche. En effet, il ne s'agissait même pas d'une voiture à cheval tirée de la dernière adaptation de Sherlock Holmes, non... C'était une charrette. Avec deux ânes placides à l'étrange robe tachetée, et une conductrice qui se leva de la banquette en bois pour les accueillir. Elle sauta à terre d'un mouvement efficace, comme mille fois répété, et rejeta en arrière ses longs cheveux, blonds et brillants. Elle était très belle, et assez grande. Son beau visage se fendit d'un sourire mutin et elle ouvrit la bouche...

"Salut les nains !" s'exclama t-elle d'une voix puissante et très assurée. Elle ne s'embêta pas à leur serrer la mains, et les observa plutôt rapidement. 

"Voilà ma fille", dit avec fierté le père de Franz. "Laoise, qu'est ce que tu pense de celui là", continua sans aucune gêne l'homme en robe de chambre en désignant le seul garçon du petit lot. Herminie hallucinait. La belle jeune fille ne fit qu'un aller retour sur Gryffs et renifla de façon moqueuse. "T'as pas mieux qu'un avorton, papa ?" en ne calculant pas du tout le concerné. Elle retourna ensuite vers la charrette, tapota la croupe d'un des deux ânes - un nuage de poussière s'en dégagea - et caressa les oreilles de l'autre, avant de remonter sur le banc du chauffeur. Elle baissa les yeux vers les enfants. "On se bouge, les mioches ! Je n'ai pas toute la journée !".

Herminie poussa Gryffs en avant et se dirigea vite vers l'arrière de la charrette. Elle s'y repris à deux fois pour grimper sur la demi-marche, très très haute, et se traîna ensuite sur une des banquettes parallèles à la route. Elle eut peur de tomber, car ses pieds ne touchaient pas le sol. Les doigts crispés sur le bois, elle ne pouvait s'empêcher de jeter des regard en coin sur la jolie grande fille. 

Remarque : Laoise fait 1m75

 Irlande  Retrouvailles entre Blaireaux

Lucy fut surprise par le débarquement de Franz et son père… En robe de chambre rose. Ce n'était pas très discret… Heureusement qu'il était tôt et qu'il n'y avait que peu de gens dehors !

- Bonjour, lui dit-elle doucement en souriant.

La présence du père, bien qu'il ne fut pas aussi sérieux que celui de Cassandre, lui redonnait sa timidité perdue avec ses ami-es. Il commença à leur poser une montagne de questions, et la jeune fille fut rapidement perdue dans le flot de paroles du père de Franz, qui avait un nom imprononçable. Elle nota le "Tu serais un bon parti pour Laoise", qui l'indigna : Gryffs était déjà amoureux d'Herminie, il n'allait pas se marier avec la sœur de Franz !

Iels se dirigèrent vers le pub, encore dans les vapes, iels n'avaient presque pas dormi ! Lucy commanda un chocolat chaud, histoire de se réveiller un peu, et quand elle le reçut, elle l'avala d'un coup. Le liquide brûlant lui procura un bien fou. Elle s'attendait à ressortir presqu'immédiatement du pub, mais Herminie, qui semblait suivre la conversation, se mit en tête alors de répondre à chacune des questions de Mr Suisei. Quand elle entendit son amie donner son prénom, elle se demanda s'il ne fallait pas qu'elle lui donne le sien…

- Lucy.

Elle s'efforça de sourire, mais en réalité, elle paniquait. Ce pub blindé ne la rassurait pas du tout et l'atmosphère bruyante lui tapait sérieusement sur le système. Elle se sentait observée, et cela la mettait extrêmement mal à l'aise. Peu habituée à tout ce bruit - chez elle, Hannah les forçaient à ne faire que peu de bruit, et ce depuis leur plus tendre enfance - elle enfonçait ses ongles dans ses paumes pour ne pas s'énerver. Les larmes aux yeux et le coeur qui battait à deux cents cinquante à l'heure, elle tripatouillait encore ses cheveux, pour calmer son stress. *C'est quand qu'on sort, c'est quand qu'on sort ?*

La petite blonde continuait à parler, de ses vacances, cette fois, mais Lucy préféra se taire. Elle ne répondrait décidément pas à cette question sur ses vacances, ç'avait été bien trop compliqué pour le raconter. Elle se contentait donc d'écouter, se concentrait uniquement sur la conversation pour ne pas entendre toutes celles derrière, pour angoisser le moins possible, quand un klaxon la fit sursauter. Elle laissa même s'échapper un cri de surprise.

- Désolée, s'excusa-t-elle honteusement. Elle en aurait possiblement ri si l'adulte qui l'intimidait n'avait pas été là, entraînée par ses ami-es.

Ses compagnons se levèrent, et Lucy, pleine d'espoir, les suivit. Enfin, iels sortaient du pub. Elle s'attendait à monter dans une voiture plus ou moins comme celle de ses parents mais… Il s'agissait d'une charrette tirée par des ânes qui ressemblaient à des figurines avec lesquelles Lucy avait joué plus petite : un petit corps et une grosse tête.

- Euh, on va monter là-dedans ? chuchota-t-elle à Franz. C'est viable ?

La jeune fille qui conduisait - que Lucy pensait être la sœur de Franz - les observa presque dédaigneusement et leur intima de monter vite dans cette "voiture". Lorsqu'iels furent tous dedans, les ânes démarrèrent et le moyen de transport rudimentaire commença à avancer. Lucy n'appréciait pas trop… Elle se dépêcha de s'asseoir, et voulut commencer à dessiner le père et la sœur de Franz, pour ne pas oublier leurs prénoms, mais les cahots de la route l'empêchaient de le faire. Elle était donc condamnée à discuter avec tout le monde, et à supporter les blablas infernaux du père de Franz et la jalousie apparente d'Herminie, qui regardait toujours Laoise.

- Elle va pas te le piquer, plaisanta alors la rouquine.

Une secousse manqua de tous les faire tomber, et coupa toute envie de discuter à Lucy. Elle espérait simplement que le trajet n'allait pas être trop long... 

Luehssyie Woudde Pecker
Membre du PATA-P & GIFeuse w/ C.M.²

 Irlande  Retrouvailles entre Blaireaux

Suite à vos retrouvailles, tout était allé très vite. A peine eux tu le temps d'échanger quelques paroles avec tes amis après leur avoir sauté au cou, que Franz fit à son tour son apparition, les saluant brièvement avant de les conduire à son paternel qui portait un accoutrement des plus … Particulier. Tu souris à ce bon monsieur après avoir salué ton camarade de classe avant d'approuver à sa question :

"Oui, mon père m'a déposé à la gare avant de se rendre a Sainte Mangouste pour le travail !"

Un chocolat chaud ou du moins, une boisson chaude vous fut alors proposé de la part du père de Franz et alors que chacun échangé des joyeusetés sur les vacances qu'ils avaient déjà vécu jusqu'à présent, tu restas étrangement silencieuse et pour cause, tes vacances à toi commençait juste à être agréable à partir de maintenant. Tu enfouis ton visage dans ta tasse et te delecta du merveilleux chocolats jusqu'à ce qu'enfin, la sœur de Franz fassent son apparition.

En un rien de temps, les deux garçons se retrouvèrent à l'avant de la charrette avec l'adulte et la sœur de Franz alors que vous vous retrouviez entre copines à l'arrière ou la taquinerie commença immédiatement à l'encontre d'Herminie.

Imitant Lucy, tu murmuras à ton tour à l'intention de la jolie blonde :

"Tu devrais peut-être lui dire ce que tu ressens…"

Une parole en cache une autre me direz vous et Herminie allait sans doute répliquer que Gryffs Sorrow n'était qu'un ami pour elle. Une perspective qui ne trompait pourtant pas les jeunes filles à côté d'elle.
Le voyage se passa donc ainsi, paisiblement, au rythme de la charrette jusqu'à arriver dans la petite ferme ou Franz vivait avec le reste de sa famille.

La journée se passa tranquillement et ce, jusqu'au lendemain matin ou enfin, il fut enfin temps de partir en randonnée.

Ce fut un clairon qui vous réveilla et un Franz bien enjoué qui annonça ainsi le début de la randonnée. Il était temps de s'habiller et de se préparer à partir. Un copieux petit déjeuner fut servit puis enfin, ce fut le moment d'entamer la marche.

Les autres étaient chargés avec de gros sac et toi, tu n'avais que ce minuscule sac. Enjouée, tu regardas à l'horizon le soleil qui pointait à peine le bout de son nez et tu respiras un grand coup :

"Ahhhhhhh !!! Il fait tellement bon ! J'ai hâte !"

Puis, t'approchant de Franz, tu attrapas sa main :

"Alors ! Tu nous amènes ou ?"

Le Poufsouffle est Méchant, Le Poufsouffle est Sournois ! Le Poufsouffle Mord, griffe ! Il a les crocs !
2eme Année RP - 5ème Année Devoirs

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               Après une bonne heure de transport assez inconfortable la ferme fut en vue. Quelques pierres, reliques d'un ancien portique, marquaient l'entrée du domaine familiale. Une grande allée caillouteuse, blanche, était enserrée par de nombreux buissons et herbes sauvages. Correctement entretenu, ce chemin augurerait d'une richesse non négligeable, mais dans l'état actuel on ne voyait que de l'indéfrichable. En passant sous ce "portail", Franz y prit discrètement un morceau de lierre centenaire qui le recouvrait en grande partie, sachant pertinemment qu'il y trouverait quelques insectes à y observer. Bingo ! Deux charançons ! Franz les mit dans sa main et se hâta de les mettre sous le nez de son amie Cassandre, qui, lui semblait-il, aimait bien les animaux.

-Regarde Cassy' !!! Ils sont marrants non ? Là on croit qu'il sont morts mais ont juste peur, alors ils se mettent sur le dos !

              Un cahot de la route fit alors sauter les deux insectes de sa main qui se retrouvèrent quelque part dans la charrette, entre deux planches peut-être, ou deux mèches de cheveux, il ne le sut jamais mais n'en s'en soucia guère, des charançons, il y en avait partout chez lui ! Et puis, ils étaient bientôt arrivés. On voyait désormais les nombreuses dépendances de sa maison. Éparpillées de manière aléatoire, on pouvait voir de-ci de-là une grange, une étable, une porcherie, quelques hangars et, un peu plus loin, tout au fond, l'habitation. Tout semblait être d'un autre temps, mais pour un œil suffisamment aguerri, il était facile de voir que tout était bien entretenu et ce sans superflu. Oui, il manquait une pierre par-ci par-là, une porte pouvait être entaillée de haut en bas, de la tôle pouvait remplacer certaines tuiles manquantes, mais tout était fonctionnel, plus encore : confortable.
           Laoise stoppa leur véhicule à la vue de deux petites oies dont la blancheur immaculée détonnait dans ce décor rustique boueux. Les deux volatiles écartaient leur ailes, montrant toute leur envergure -pourtant minuscule- et cacardaient pour impressionner leur public.

-Franz, dégage les de là ! lui ordonna sa soeur.

          Franz descendit prestement et attrapa une branche sur le bord du chemin. Il fit siffler l'air en agitant le bout de bois à quelques centimètres des oiseaux tout en leur dictant la conduite à suivre :

-Allez Lucy, Minie, hop ! Filez d'ici en vitesse ! Sinon pas d'grains pour vous !

           Un peu récalcitrantes, les oies finirent par abandonner le combat et partir dans les fourrés. Franz remonta à bord, ne se rendant pas même compte que les deux autres Lucy et Minie l'avait probablement entendu et risquait de s'offusquer des surnoms qu'il avait donné à ses animaux.

             Les quelques centaines de mètres pour arriver à la demeure furent accomplis lentement, permettant à chacun, et surtout à Braonáin, de finir de se réveiller avant d'atteindre le tumulte de la vie rupestre. La maison, comme tous les bâtiments, était faite en pierres apparentes, dont les joints de terre étaient noircis par les années. De nombreuses cheminées s'élevaient sur la toiture, de trop nombreuses cheminées, trois sur la droite, dont laissait s'échappait une fumée blanchâtre. Quatre au centre, toutes éteintes. Et, sur la gauche, on pouvait apercevoir une dépendance qui, à elle seule, comptabilisait autant de cheminées que le reste de la maison. On avait l'impression qu'elles s'enroulaient les unes aux autres, et, contrairement aux autres, celles-ci étaient circulaires, ressemblant à des cheminées de fourneaux industriels. Cette "petite" dépendance surplombait le reste de la maison de deux étages et contrastait fortement par son aspect futuriste. Les murs étaient recouverts d'alliages métalliques, les fenêtres étaient des vitraux représentant le système solaire et autres galaxies, on y voyait pas de volets, la porte ne comportait pas de poignée et semblait être automatique, et enfin, parmi tant d'autres choses, la fumée s'échappant de la cheminée centrale était d'un rouge évanescent mais lourd, qui redescendait doucement jusqu'au sol, disparaissant quelques centimètres avant de l'atteindre.

             Les camarades de Franz devaient sûrement y attacher leur regard, mais lui en avait pris l'habitude. Et, surtout, la maison arrivant à grands pas, une inquiétude le reprit. Et il n'avait pas tort, lorsque la charrette s'arrêta la porte de la maison s'ouvra à la volée laissant apparaître une femme d'une stature imposante :

-Lao ! Fra ! Bra ! Qu'est-ce que vous fichez ? V'là pas qu'j'reviens et que vous êtes partis ! Avec la carriole en plus ! Et c'est qui ceux là ! hurla-t-elle.

            La mère de Franz, parfois adorable, savait être impitoyable, et, même énervée, elle saisissait rapidement les choses. A la vue des camarades du garçon, elle se dirigea vers Franz d'un pas autoritaire et, d'une main de fer, l'attrapa par le T-shirt et le tira hors de la charrette. Lui tirant l'oreille, elle le traîna jusqu'à la porte d'entrée en lui intimant de s'expliquer.

-Mais, M'man, j'avais demandé à papa pour que les copains viennent dormir à la maison... Aïe ! chouina Franz, supportant la douleur avec difficulté.

-Ça ne prend plus avec moi ça ! T'sais qu'tu dois m'demander, pas à ton père ! Bra, c'est vrai ? Non ne répond pas je sais que tu ne sais plus ! On va s'expliquer dans la cuisine Fra ! Mais t'vas pas t'en tirer comme ça !

         Elle le traîna à l'intérieur, laissant le reste du groupe sur le pas de la porte, à entendre quelques vociférations. Le père de Franz regardait ses chaussures, puis sa montre, laissant l'orage passer. Laoise, quant à elle, arborait un sourire malsain, celui de la grande sœur qui est bien contente de voir son frère puni. Après un savon assez mémorable, Franz ressortit en souriant :

-C'est bon, vous pouvez dormir ici ! J'avais juste oublié de prévenir. V'nez je vous montre notre chambre ! Et merci papa de nous avoir amenés !

            Sans prendre la peine de faire visiter la maison à ses amis, il les entraîna directement au grenier situé au deuxième étage. Une pièce gigantesque, de la longueur de la maison, leur servirait de chambre pour ce soir. Quelques fenêtres de toit éclairaient suffisamment l'espace pour y découvrir que, à droite, des lits avaient déjà était préparés pour chacun. *Drôle de coïncidence.* songea naïvement Franz. Les matelas étaient posés à même le sol, recouvert d'une literie blanche un peu poussiéreuse. Au plafond rampant étaient suspendus de nombreux mobiles de lutins. Ceux des histoires moldus. Et quelques fées. Plusieurs malles et armoires longeaient alternativement les murs, entrouvertes, elles laissaient dépasser des costumes de toutes époques ainsi que de nombreux instruments scientifiques. L'une d'elle était une malle contenant d'autres malles, imbriquées à la façon des matriochka. Une lunette astronomique étincelante trônait au milieu de la pièce. La partie gauche de la pièce était occupée par tout un réseau de cages gigantesques, pouvant abriter une créature de la taille d'un Hippogriffe ! -Enfin, un petit, il ne faut tout de même pas exagéré-. On y entendait comme une voix, Franz s'y dirigea sans attendre et dit à ses camarades :

-Venez voir Thierry ! Je l'ai depuis deux semaines ! Allez Titi viens là !

Je me dois ici de censurer les réponses de Thierry, car aussi gentil qu'il puisse être, il est un Jarvey, et leur langage n'est pas correct pour des enfants de douze ans.

Pensant soudain à autre chose, Franz courut vers une malle et en sortit un sac apparemment plein.

-Gryffs !!! Tiens ! Ce sont les bombabouses et pétards que j'ai utilisé sans te demander au stade... Je me suis dit que ce serait bien d'en ramener pour la rentrée puisque maintenant on aura nos samedis de libres !

        Il ajouta à sa phrase un regard plein de malices et de promesses de nouveaux ennuis, espérant que son ami serait toujours prêt à faire des farces pendant cette nouvelle année. Il laissa ensuite ses amis se mettre à leurs aises puis leur proposa divers jeux de société moldus, pas très passionnant, mais d'usage. Midi arriva et les estomacs se firent entendre, mais, le midi, c'était le père de Franz qui cuisinait... Et, c'était toujours plus ou moins une expérience... Divers aliments arrivèrent ensemble, de couleur tout sauf naturelle, et composèrent un repas copieux, et, de manière surprenante, excellent ! Franz souffla à ses camarades qu'aujourd'hui ils avaient de la chance car une fois toute la famille avait fini à Sainte Mangouste...

          L'après-midi fut un peu plus sportif, il fit visiter la ferme et tous ses animaux à ses camarades. Mais l'un d'eux -peut-être voire probablement lui-même- oublia de refermer l'enclos des cochons... Il fallut plus de deux heures pour tous les ramener, et une heure pour que tous se lavent (courser des cochons entraîne souvent des chutes boueuses). 

       Arriva le soir et un véritable repas fermier ! Sa mère, Karlina, avait repris les rênes. Toujours autoritaire, elle était néanmoins beaucoup plus douce et moins effrayante que le matin. Franz et ses amis l'aidèrent à la préparation, déplumer, éplucher, couper, enrober, assaisonner et voilà un véritable poulet fermier à déguster !

          Après quelques regards dans la lunette astronomique, les volets ouverts, les enfants furent bercés par la lumière lunaire entrecoupées de nuages, ainsi que par quelques insultes bien senties déclamaient -en rimes- par Thierry. Franz se leva plus tôt qu'à l'habitude pour faire sa tournée auprès des bêtes, il ne réveilla ses amis qu'à son retour et ce de la manière la plus diplomate au monde : le cor de chasse !

-Allez !!! P'tit déj' et on s'en va dans vingt minutes ! Pas de temps à perdre si on veut entendre le chant matinal des oiseaux !

                 Il se rua d'un lit à l'autre en secouant ses amis, se permettant même de sauter sur celui de Gryffs, rappelant ainsi les réveils à Poudlard. Le petit déjeuner continental englouti, tous s'arnachèrent et se mirent en marche. Tous ? Non. Cassandre semblait ne pas être familière avec la randonnée et partit avec un tout petit sac... Cela fit rire Franz intérieurement, il décida de la laisser dans son ignorance pour voir comment elle se débrouillerait mais prit quand même toutes ses affaires en double pour lui prêter le soir venu.

           Celle-ci, toute insouciante, l'attrapa par la main lui demandant où ils se rendaient. Franz prit un air d'aventurier, pointa son doigt devant lui, faisant mine de regarder au loin et clama :

-Nous allons traverser l'océan herbeux où nous terrasserons nombre de mulots ! Puis les tourbières maléfiques essaieront de nous piéger et de nous engloutir ! Ensuite, nous nagerons pour traverser la rivière des nymphes, au courant infernal ! Et enfin, nous passerons la nuit dans la forêt des âmes tourmentées... Fin', on part tout droit et on verra ? J'connais pas la route, c'est ça la rando !

            D'un pas décidé, il partit tout droit et mena ses amis hors du domaines, où ils commencèrent à traverser un champs d'herbes où quelques fleurs survivaient en ce chaud mois d'été. Arrivé à la moitié du champs l'on pouvait apercevoir un étang à quelques centaines de mètres :

-Le dernier à l'eau est un Serdaigle mouillé !

Il poussa Gryffs et Lucy qui se trouvaient devant lui et partit en courant droit devant lui.

Je ne t'aime pas trop.

 Irlande  Retrouvailles entre Blaireaux

                 Dis donc quel sale caractère cette Laoise et quelle belle fille, pensa Gryffs. Il tiqua lorsqu'elle le qualifia d'avorton. Gryffs s'amusa de la remarque, *oui peut être, c'est vrai que je ne suis pas bien gras*. Il esquissa un sourire puis Herminie le poussa à l'intérieur de la "voiture".
-Tu es une moldu n'est ce pas? Interrogea Gryffs.
L'attention qu'il portait à la sœur de Franz sembla dérangeait Herminie. Il remarqua qu'elle jetait régulièrement des regards qu'il n'aurait pas su interpréter à Laoise.
Gryffs était épuisé du voyage et il profita de la bonne heure de transport pour fermer un instant les yeux. Il fut réveillé par la voix autoritaire de la Moldu qui ordonna à Franz d'écarter de la route deux oies qui s'opposaient courageusement à la charrette. 
Gryffs éclata de rire lorsque Franz dénomma les deux oies. 
-Tu vois elles ont l'air aussi coriace que toi Minie.

                    En arrivant devant la porte de la maison de Franz une voix s'éleva de la grande maison et la mère de leur ami franchit la porte. Visiblement elle n'était pas au courant de leurs arrivées et passa un sacré savon à son fils. *Sérieusement? il n'a pas prévenu ses parents?*. Lorsque il finit par les rejoindre il leur annonça qu'ils pouvaient restés. Il ne manquait plus qu'ils doivent repartir ! Il les emmena au grenier et chacun reçu un lit attitré. La pièce était spacieuse mais un peu encombré. Franz lui balança un bon paquet de bombabouses et de pétards. Voilà qui lui vaudrait de nouvelles heures de colle l'année prochaine probablement!
-Merci mon vieux et cette fois pas questions de laisser des fouineurs nous déranger j'ai appris plein de maléfices super utile pour s'en débarrasser. 

                      Parce qu'ils étaient fatigués ils allèrent tous se coucher tôt, le lendemain Franz leur avait concocté une petite sortie, la journée serait donc encore rude. Elle commença d'ailleurs avec un réveil difficile au son du cor. Gryffs qui avait pris de nouvelles bonnes habitudes cet été se leva sans problème et pris un copieux petit déjeuner. Il semblait qu'ils partent en excursion pour quelques jours, Gryffs s'équipa soigneusement. Il tassa au fond d'un sac agrandit par magie un change, une lampe, des provisions dont de nombreux gâteaux secs, deux grandes gourdes métalliques d'eau et il pris une petite tente Quechua, celle facile à monter. Le soleil était encore bas dans le ciel lorsque la petite troupe quitta la ferme. Ils traversèrent plusieurs champs, Gryffs n'était pas aussi bavard qu'à son habitude il préféra apprécier le paysage et de temps en temps il pressa les autres à leurs conter leurs vacances. 
-Moi j'ai fait un petit voyage à Paris avec mon père, j'ai vu la tour Eiffel et les champs Elysée puis j'ai passé le plus clair de mon temps chez mes parents à Cheltenham. Je me suis mis au sport aussi.
Soudain Franz les interrompit. Au loin se dessinait un petit étang. Il les bouscula pour passer devant et s'écria:
-Le dernier à l'eau est un Serdaigle mouillé !
Gryffs qui refusait obstinément de passer pour un aiglon se précipita derrière lui et n'eu pas de mal à le rattraper. Tout deux laissèrent tomber leurs affaires et enlevèrent précipitamment leurs chaussures puis sautèrent dans l'eau avec pas mal d'avance sur les autres.

Amicalement votre, Sorrow
Fondateur du PFO
"Se protéger du soleil, c'est protéger sa santé"
2ème année RP et devoirs.
Insignifiant compétant !

 Irlande  Retrouvailles entre Blaireaux

Une heure de voyage que Lucy aurait volontiers qualifié de chaotique si elle avait pu en placer une pendant le trajet. Mais les cahots étaient si forts que la jeune fille ne voulait même pas ouvrir la bouche, de peur de vomir pendant qu'elle parlait.

Mais enfin, iels arrivaient devant la ferme, dont le début était marqué par quelques pierres et un arbre sale et plein d'insectes. Franz en montra même deux à Cassandre. Lucy, affolée, pensait à tous les microbes qu'il y avait là-dessus. Puis iels entrèrent vraiment chez Franz, et elle voyait la ferme. Deux oies passèrent devant la charrette. La sœur de Franz, au prénom imprononçable, demanda à ce dernier de les faire dégager. Et là, elle entendit son prénom et se retourna. Pourquoi lui demandait-il de filer ? Elle y réfléchit quelque temps, et au moment où les oies dégagèrent, elle comprit que Franz avait prénommé ses animaux comme ses amis. *Sacré hommage*

Elle se concentra sur la bâtisse faite de vieilles pierres. Elle aimait bien les vieilles maisons, même si elles faisaient souvent un peu peur, mais elle appréciait leur charme représentatif d'une époque passée. A côté de la maison se trouvait une plus petite maison, plus moderne que la première, faite en métal. Et surtout, ce qui l'avait le plus surprise était le nombre impressionnant de cheminées. Il devait bien en avoir une quinzaine, en tout, là où Lucy n'en avait pas chez elle.

Enfin, la charrette s'arrêta, et la Poufsouffle se leva pour descendre lorsque la porte s'ouvrit et qu'une femme se mit à crier et attrapa Franz par le T-shirt. Son comportement fit sursauter Lucy, qui n'avait pas l'habitude d'autant de cris. Chez elle, c'était très calme, les seuls cris qu'on entendait étaient ceux du bébé. Lorsqu'il revint, Franz leur expliqua : il avait tout simplement oublié de prévenir ses parents qu'iels venaient dormir chez lui. *Quelle tête en l'air, celui-là !*

- Merci monsieur ! remercia discrètement Lucy à la suite de son camarade.

Puis elle suivit la troupe en direction de la chambre qu'iels allaient partager. Lucy était gênée, c'était la première fois qu'elle allait partager sa chambre avec des garçons, et elle se demandait ce que ça faisait. Est-ce qu'ils ronflaient plus fort que les filles ? 

- Wow, c'est grand ! s'écria-t-elle en arrivant dans le grenier dans lequel iels allaient dormir.

La pièce était gigantesque, ans doute plus grande que l'appartement dans lequel vivaient la rouquine. Des matelas étaient installés un peu partout, tout comme des armoires dans lesquelles iels pourraient ranger leurs affaires. Lucy posa son sac à dos près d'un matelas, et suivit Franz vers sa créature magique un peu bizarre, qui parla de manière très bizarre.

La journée passa rapidement. Le repas du midi, excellent, surprit Lucy, qui ne s'attendait pas à de tels talents de cuisinier chez le père de celui qui lui avait fait un gâteau très bizarre - et pas très bon, mais ça, elle ne l'avait pas dit au garçon - à son anniversaire. Puis iels visitèrent la ferme, pendant l'après-midi, et c'était déjà l'heure du dîner ! Le repas fut encore meilleur, et très copieux, et exténuée, la bande d'amis partit se coucher juste après.

Le réveil fut salé. Un cor de chasse sonna dans leurs oreilles. De mauvaise humeur à cause du réveil violent, Lucy cria :

- T'avais pas plus bruyant, nan !

Une fois qu'iels eurent mangé, iels se mirent en route pour la randonnée. Les sacs à dos étaient relativement lourds, mais Cassandre, elle, n'avait qu'un tout petit sac.

- Comment tout tient là-dedans ? demanda la rouquine à son amie.

Iels commencèrent à marcher pendant que Franz leur racontait l'endroit où iels allaient. Elle avait hâte de trouver "l'océan herbeux", cet énoncé l'intriguait. Et lorsqu'elle comprit que ce n'était qu'un champ d'herbe, elle fut très déçue. Mais rapidement, elle eut autre chose à penser : un étang apparaissait au loin, et le meneur de la troupe leur lança :

- Le dernier à l'eau est un Serdaigle mouillé !

Et il la poussa vers l'eau. Elle ralentit, et prit le temps de se déshabiller pour se retrouver en maillot de bain, qu'elle avait pensé à mettre en-dessous, et son sac à dos avant de courir dans l'eau avec ses amis, et d'en profiter pour éclabousser violemment les deux garçons arrivés juste avant elle. Elle se sentait libre, ici, sans regards méchants, et commença une bataille d'eau avec ceux qui étaient déjà là.

Luehssyie Woudde Pecker
Membre du PATA-P & GIFeuse w/ C.M.²