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 Irlande  My Heart.  Solo -RPG++ 

Avant & Après 
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Samuel Heryos / Loïk Flin

1er Juillet 2043
Cork, Irlande.
Et ils avaient roulé longtemps, trop pour qu'elle ne puisse compter les heures. La voiture n'était pas la plus confortable qui soit, mais on voyait que c'était une voiture spéciale quand même. Les petits bibelots disposés un peu partout et le gros nounours à l'arrière donnaient un aspect chaleureux au véhicule. Elle n'était jamais entrée dans une voiture qui montrait autant la joie de son conducteur. Si on tendait l'oreille, on pouvait entendre clairement des musiques Maltes ; pays d'origine de Samuel. Ils avaient voulu y déménager avec Cassiopée mais ils s'étaient résignés, pas question de la faire quitter son école où elle semblait être bien. De plus, de ce qu'ils savaient, cette personne spéciale à Cassiopée était là bas et il serait hypocrite de faire quitter cette personne si chère au cœur de leur fille. Cassiopée, quant à elle, n'avait pas comprit. D'aussi loin qu'elle se souvenait, on avait jamais prit une décision pour elle. Ça avait toujours été pour les autres, quitte à ce qu'elle souffre de ce choix. C'était une autre chose qui prouvait que ses nouveaux parents n'étaient pas comme les autres, qu'ils n'étaient pas comme les idiots qui ne la voyaient pas. Ils se souciaient vraiment d'elle et il n'était pas rare qu'ils s'arrêtent pour qu'elle n'ai pas les jambes engourdie en la laissant marcher un peu.

Quand la voiture s'arrêta devant une jolie maison, elle venait de se réveiller et ce fut le meilleur moment de la journée. C'était une petite bâtisse à un étage en pierres blanches et aux volets noirs. La maison était entourée d'une myriade de fleurs où on pouvait apercevoir ici et là des Lys aux pétales étincelantes se démarquer du lot. La pelouse était mal coupée et des mauvaises herbes semblaient s'être installées là il y a longtemps. Malgré-tout, la maison était magnifique. Tout simplement car elle signait le début de la vraie vie. Comme si elle s'était réveillée d'un long cauchemar.

« -On va habiter là, tous les trois. Loïk coupa le moteur et descendit de la voiture en fermant soigneusement la portière alors que Samuel le suivait en souriant.

  -La maison a deux chambres, une salle de bain et une cuisine. Un salon aussi. Bref. Tout ce qu'on attend d'une maison. Il se tourna vers Cassiopée. Ta  chambre est à l'étage. Tu veux la voir ?

Ils avaient pensé à elle ? Une chambre, la sienne était minuscule avant. Serait-ce la même chose ici ? Aurait-elle une fenêtre ? Si elle n'en avait pas, elle serait infiniment triste. Regarder les étoiles était son passe temps favoris. Elle espérait pouvoir continuer à le pratiquer.

  -Oui. J'aimerais bien,s'il vous plaît. »

Samuel ne fit aucun commentaire quant au ton formel utilisé, seul la larme qui menaça de couler indiquait son état d'esprit. Il s'en voulait de ne pas avoir prit moins de temps pour la procédure, mais il en voulait encore plus à la famille d'avoir brisé l'enfant, tellement qu'il lui était presque impossible d'être totalement elle-même. Bien sûr, ils avaient fait aussi vite qu'ils avaient pu et rien ne les ferait revenir en arrière mais les deux adultes culpabilisaient d'avoir laissé un gosse fragile sombrer alors qu'ils auraient pu l'arrêter et la ramener à la surface avant qu'elle ne touche le fond. Surtout si ce gosse était Cassiopée. Elle avait vécu beaucoup de choses et pourtant, elle dégageait toujours cette même douceur que Loïk avait remarqué la première fois qu'il l'avait vu et que lui, Samuel, aimait voir. Avec sa marche silencieuse et ses cheveux qui se balançaient dans son dos, elle ressemblait à un ange qui se serait brisé les ailes mais qui continuerait d'essayer de s’envoler. Sa robe blanche et ses pieds nus lui donnaient un aspect angélique. Elle était plus forte qu'elle ne le pensait, et Loïk était tout aussi certain de ce fait que lui. Ils attendaient avec impatience qu'elle leur fasse assez confiance pour enlever plus souvent cette neutralité de son visage blanc comme neige. Ils ne la forceraient jamais, bien entendu, mais ils seraient là si jamais elle venait à tomber. Ils seraient là aussi pour les joies et les peines. Et pour les découvertes, comme en ce moment où ils attendaient qu'elle ouvre la porte de sa nouvelle chambre. Ils avaient choisit avec soin chaque meuble, chaque objet pour que Cassiopée s'y sente bien et ils espéraient que tout cela allait lui plaire. Mais si elle n'aimait pas, ils referaient tout. Cette pièce allait être son jardin secret, son monde. Elle devait s'y sentir bien. Et c'était leur rôle en tant que parents de l'aider pour atteindre cet objectif.

Cassiopée posa sa main sur la poignée de la porte et se pinça avec son autre main. Ce n'était vraiment pas un rêve ? Après tout ce qui c'était passé ? Elle entra, suivit de près par les deux autres. La chambre n'était pas extrêmement grande mais elle avait la taille parfaite pour une pièce comme cela. Une fenêtre prenait presque tout le mur opposé à la porte et le mur était peint en blanc. Le sol était d'un bois très foncé, comme les meubles. Un lit se cachait dans le coin droit de la chambre et était recouvert de jolis draps blancs. Une petite fouine en peluche attendait sur l'oreiller. On trouvait aussi dans la chambre une armoire, une commode, un bureau et des étagères. Une bibliothèque coupait la chambre en deux. Somme toute, une chambre normale. Mais pas pour elle. C'était sa chambre.

«  -Cassiopée, regarde le plafond.

Elle s’exécuta. Et faillit pleurer lorsqu'elle vit les étoiles dessinées.

    -Si jamais, un soir, tu ne peux pas regarder le ciel, il y aura toujours le pla... »

Un corps qui se pressait contre le sien l’interrompit. Il prit dans ses bras la petite forme tremblotante qu'était Cassiopée. Alors, c'était vrai ? Ils étaient enfin une famille. Une vraie. Ça faisant du bien à Loïk de voir que Cassiopée avait confiance en eux, assez pour pleurer sans avoir peur des conséquences. Il s'assit sur le lit et Cassiopée migra de son cou à ses genoux où elle s'assit. Il se câlinèrent longtemps, la fillette en avait besoin. Autant que les adultes. 

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