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 Loin  L'informateur  solo   RPG++ 

Juillet 2043. Maison de Simons, Misena et Gryffs Sorrow.

Gryffs, allongé sur son lit, feuilletait un livre sur l'histoire de la magie américaine. Ses journées depuis son retour de Poudlard s'écoulaient aux sons des pages qui se tournent et aux bruissements de la soie des draps à chacun de ses mouvements. Il était étrangement calme, lui qui d'habitude ne tenait pas en place. Il savait que les vacances ne seraient pas longues et que très bientôt il retrouverait ses chers amis. Il avait reprit le rythme de vie qu'il avait toujours eu avant de recevoir sa lettre. Il passait le temps comme il pouvait et patientait jusqu'au soir le retour de ses parents. Ce jour là, pris dans sa lecture, il n'entendit pas son père rentrer. Il sursauta lorsque celui ci toqua à la porte de sa chambre.

-Oui ? Grogna Gryffs qui s'attendait à voir surgir Edward.
Simons Sorrow poussa doucement la porte et fit quelques pas, jetant de rapides coups d’œil dans toute la pièce.
-Je ne viens presque jamais ici c'est drôle. Le ton de sa voix indiquait qu'il n'attendait pas de réponse. Dis moi, tu t'ennuis lorsque tu es ici n'est ce pas.
-Oui, un peu. Gryffs ne voulait pas vexer son père mais il aurait été ridicule de nier. Mais j'ai l'habitude tu sais. Ajouta t'il avec un timide sourire. 
-Je sais, c'est pour ça que j'ai décidé de prendre des vacances. Gryffs resta incrédule à l'annonce.
-Papa tu ne prends jamais de vacances, tu adores ton travail. 
-Et bien cette fois j'en ai pris. Tu repars dans quelques semaines dormir chez ton ami et je voulais profiter un peu de mon fils avant son départ. Tu sais Gryffs je n'ai jamais été très bon père car je ne sais pas comment m'occuper d'un être dépendant de moi. Mais ça ne veut pas dire que je préfères mon travail à mon fils. Et comme maintenant tu as douze ans et que tu as ta propre baguette... Il marqua une courte pause comme si il avait encore du mal à si faire. Je pense que toi et moi nous pourrions partir en voyage, j'ai des choses à t'apprendre sur notre famille et je profiterais de l'occasion pour te raconter un peu notre histoire.
-Un voyage? Tu veux aller où? Attention hein j'ai très envie de venir avec toi mais les destinations que tu choisis son rarement agréable, Gryffs rit. Il admirait beaucoup son père et il avait passé des nuits entières à imaginer les aventures dangereuses et palpitantes que Simmons avait pu vivre. Pour ce qui est de la famille je ne sais pas si j'ai envie dans apprendre plus, se sont des gens peu appréciables, tu as rompu les liens avec eux depuis longtemps et puis ils n'aimaient pas maman.
-Je ne veux pas t'en parler pour te faire plaisir. Mais il faut que tu en saches plus car bien que nous tachions de les ignorer, les chances qu'un jour tu sois confronté à eux sont importantes. Et pour le voyage c'est une surprise mais ne t'en fais pas je te promet qu'il sera plus confortable que lorsque je me déplace pour le travail. Il afficha un sourire mystérieux puis tourna les talons pour franchir la porte. Il s'arrêta dans l'encadré et ajouta, nous partons dès demain ! 
Puis il sortit et ferma la porte derrière lui laissant Gryffs seul et perplexe.

Que voulait dire son père en sous entendant qu'il aurait à faire aux Sorrow un jour ou l'autre ? Une forme nouvelle d'excitation et de peur naquit en lui. Il ressentait énormément de fierté que son père l'ai invité à l'accompagner. Il se refusait à le décevoir. Il descendit du lit et ouvrit son armoire en grand. Il jeta un coup d’œil à la grosse malle qu'il utilisait pour Poudlard et pensa qu'elle ne serait pas adaptée à un voyage qui s'annonçait rude quoi que Mr Sorrow est pu dire. Gryffs soupira et sortit de sa chambre. Il arpenta les longs couloirs du manoir à la recherche de son père.

-Je peux vous aider monsieur ?
Gryffs roula des yeux lorsqu'il reconnu la voix traînante d'Edward dans son dos. Il se retourna à contre cœur et regarda le majordome d'un air dur. 
-Peut être, j'ai besoin d'une valise pas trop grande, facile à transporter, et solide si possible. Ma grosse malle est trop encombrante. Il avait émis cette demande pensant que cela le mettrait mal à l'aise puisqu'il ne pourrait pas la satisfaire mais contre toutes attentes.
-Et bien, mon prédécesseur en a laissé une vieille dans ma chambre, je l'ai mise au grenier le temps de trouver en quoi je pourrais la métamorphoser mais si vous en avez l'utilité je peux vous la descendre. Elle est assez vieille aussi, je peux également vous emmenez en acheter une chez le cordonnier moldu au coin de la rue.
Gryffs sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine.
-Ce ne sera pas la peine je vais la chercher moi même. 

Sans ajouter un seul mot Gryffs s'en alla en courant jusqu'au dernier étage la où la trappe menant au grenier se trouvait. Il utilisa la perche pour l'ouvrir et une échelle se déplia du plafond. Il grimpa rapidement les barreaux. Il régnait une obscurité total dans la maison et Gryffs, connaisseur des limites de la trace, sortit alors sa baguette et murmura "Lumos". Le bout s’illumina et la pièce fut emplis de rayons d'une lumière immaculée. Gryffs avança prudemment. Le grenier des maisons de sorciers était souvent des endroits dangereux. Il aperçu alors sur un tas de caisse de bois ce qu'il était venu chercher. Il s'approcha et attrapa une petite valise, elle était ancienne faite dans un cuir rigidifié et renforcée de broches de métal. Elle était d'une légèreté remarquable. Sur la hampe était inscrite les initiales DM.  Gryffs la baguette à la main et la valise dans l'autre se rapprocha de l'échelle. "Nox". La pièce redevint noire et il retourna dans sa chambre. 

Il déposa la valise sur son lit l'ouvrit et commença à préparer ses affaires. Après avoir pris des changes pour une semaine et une petite panoplie d'objets enchantés. Il boucla ses préparatifs et rangea précautionneusement le tout sous son lit. Le son d'une cloche annonça le repas. Le souper fut rapide et Gryffs en profita pour montrer son enthousiasme que lui procurait ce voyage improvisé! Sa mère semblait enchanté pour lui.

Lorsqu'il revint dans sa chambre, la fatigue commençait à se faire sentir. Il fit une dernière chose avant d'aller se coucher. Il attrapa une plume et rédigea une lettre à son amie Minie. Dans celle ci il lui fit le récit de sa soirée et lui promit d'essayer de lui faire donner des nouvelles. Gryffs la posa sur le buffet avec le courrier que le majordome devait envoyer. Puis il alla se coucher. La journée du lendemain serait éprouvante!

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          De violentes vibrations réveillèrent Gryffs en sursaut. Les veilleuses rouges qui indiquaient le passage entre les sièges de l'avions étaient les seules sources de lumière. Derrière le hublot il faisait noir et on ne distinguait rien. Gryffs se frotta les yeux encore collants et jeta un coup d'œil à son père. Tel père tel fils, celui ci dormait à poings fermés, un masque sur les yeux et la bouche entre-ouverte. Rien ne semblait pouvoir le tirer du sommeil. Pas même les turbulences de plus en plus régulières de l'avion. Cela faisait prêt de deux heures qu'ils survolaient l’Europe et d'après les écrans ils atterriraient dans une quinzaine de minutes.
Gryffs donna un coup de coude dans les côtes de son père qui s'éveilla en à son tour en sursaut. On pouvait observer un certain mimétisme entre les deux. 
-On va bientôt arriver, dit Gryffs platement, pourquoi vas t'on en italie Papa?
Simmons sourit.
-Je t'ai dit que tu comprendras pourquoi plus tard. Il détourna le regard de son fils et poursuivit. On ferait bien de remettre nos ceintures le temps doit être épouvantable dehors.
Comme pour ponctuer sa réflexion un nouvelle turbulence secoue la carlingue. 

            Une vingtaine de minutes plus tard c'est endoloris mais entier que descendent le père et le fils de l'appareil. Ils passèrent tout les contrôles de sécurité et d'identité et sortir de l'aéroport. Ils étaient arrivés à Venise, la ville de l'amour. Mais le temps n'était pas au rendez vous. L'orage grondait et des éclairs déchiraient régulièrement un ciel d'encre. Ils avaient fait le vol de nuit. Simmons hala un des rares taxi qui tournait encore à cette heure tardive.
-Bonjour vous êtes libre? 
-Ouai bien-sur, vous allez où? Grommela le chauffeur visiblement aigris. 
Gryffs lui aussi se posait la même question depuis la veille. Pourquoi faire autant de cachotteries. Et pourquoi utiliser les moyens de transports moldus ?
-Au port.
Mais bien-sur. Venise est une ville bâtie sur l'eau on ne s'y déplace qu'à pied ou en bateau! Pensa Gryffs.
-Et vous n'y allez pas à pied ? Çà fera dix euros peut importe si c'est à côté. Le chauffeur sembla d'une amabilité limitée.
-Et bien voyez vous je ne suis pas d'ici je ne sais pas vraiment la direction à emprunter. Simmons gardait et affichait une bonne humeur évidente ce qui sembla agacer d'autant plus le chauffeur.
-Ouai, montez. Il referma sa vitre et un bruit sec de portières qui se déverrouillent se fit entendre.
Le père et le fils prirent tout deux places à l'arrière de l'audi noir qui fila à vive allure. Deux minutes de trajet plus tard et un billet de dix de moins dans les poches, ils se retrouvèrent sur les quais là où patientait une multitude de bateaux.

             Ils s'adressèrent à l'accueil mais une femme à moitié endormit les informa que les premiers taxi-bateaux ne débutait qu'à partir de 6h. Gryffs sortit sa vieille montre à gousset et constata qu'il n'était pas loin de 3h et demi du matin. Exprimant leurs réticence à attendre autant de temps, elle les orienta dans un anglais approximatif vers un batelier qui  s'occupait des voyageurs de nuit à l'autre bout du quai. Suivant ses indications, alors qu'une averse éclata, Simmons et son fils aperçurent un vieil homme à l'abris d'un auvent. Sous une bâche afin de le protégé de la pluie, se dessinait un bateau à moteur de près de 8 mètres de long. Trempés et glacés jusqu'aux os ils s'approchèrent de l'homme qui feuilleté un bouquin.
-Bonsoir, nous cherchons un bateau ! Simmons devait élever la voix pour surpasser le bruit de la pluie. 
-I don't speak english. Répondis le batelier.
Alors le père se mit à parler en italien à la grande surprise de Gryffs. Il débita rapidement des mots sans sens pour son fils mais qui semblèrent plaire à leur interlocuteur qui acquiesça. Celui ci d'ailleurs répondit quelque chose sur un ton que Gryffs interpréta comme interrogatif. Son père ne répondit que deux mots.
-Palazzo Ca'Dario. 

          La mine de l'homme s'assombrit et il baragouina une nouvelle phrase incompréhensible, s'ensuivit un échange d'une grosse liasse de billets.  Gryffs en était maintenant sure, leur destination ne serait pas des plus accueillante. 

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Juillet 2043, Venise, les canaux, Palazzo Ca'Dario.

             Malgré l'orage la mer était plutôt calme une très légère houle, berçait l'embarcation. A bord trois silhouettes se détachaient. Le conducteur dans un ciré jaune, parfait stéréotype du vieux loup de mer. En proue un homme adulte et un jeune garçon se serraient l'un contre l'autre s'abritant comme ils pouvaient de la pluie sous une bâche. Le bateau avancé mollement en direction des canaux de la ville. Gryffs eu une légère nausée. Le bruit du moteur, la fatigue et l'odeur d'essence lui faisait tourner la tête.
Aux abords de la ville, le marin coupa le moteur et sortit de sous la bâche une paire de rame. 
Simmons regarda son fils et lui murmura.
-Nous avons de la chance, je craignais qu'il ne nous emmène pas jusqu'au bout. 
Il évitait toujours de parler directement de leur destination. Alors Gryffs cru que se fut le bon moment pour lui faire savoir qu'il l'avait deviné.
-Qu'est ce que c'est le Palacho Ca'Dario? Il sourit, content de son petit effet dramatique.
-"Palazzo" ! le corrigea son père. C'est une demeure qui a une lugubre réputation. De nombreuses personnes sont mortes à l'intérieur, d'après l'histoire qu'on lui connait. C'est également la propriété d'un vieil ami qui va nous héberger le temps de notre séjour.
-Parfait, tes amis on très bon goût. Ajouta ironiquement Gryffs.
Simmons laissa échapper un petit rire amusé.

            Ils n'échangèrent plus un mot du trajet. L'orage se calma et c'est au bruit des rames qui pénètrent et ressortent de l'eau que le bateau glissa comme un fantôme entre magnifique bâtisses de la ville la plus romantique du monde. Ils empruntèrent l'un des grands canal puis ils amarrèrent au quai d'une grande maison de trois étages avec une multitudes de grandes fenêtres en arcs boutés. L'ébène des cadres se détachait des murs de pierres sculptées, donnant à la baraque une air sinistre. Ils descendirent et n'ajoutant pas un mot le marin s'éloigna sans s'attarder. Ils montèrent les quelques marches jusqu'au perron d'une grande porte. Simmons tambourina et au bout d'une trentaine de secondes quelqu'un vint leur ouvrir.  

          Une silhouette élancé les accueillis. Il régnait dans la maison une pénombre quasi complète et Gryffs n'arriva pas à détailler leur hôte. 
-Simmons Sorrow, dit la silhouette avec un accent italien prononcé, sa voix était grave et suave. Je ne t'attendais pas du coté canal, le voyage n'as pas était trop rude j'espère, je vois que vous avez pris la pluie. 
Il s'écarta du seuil d'entrée pour laisser les Sorrow rentrer.
-Désagréable mais rien de bien méchant, je te présente mon fils Gryffs, il se retourne vers lui, Et voici Vassily Mancini.
- Enchanté. Bredouilla-t-il à l'homme qui se tenait en face de lui.
-Je vais vous faire un peu de lumière. s'exclama Vassily.
Il n'avait pas finit sa phrase que les chandeliers fixés aux murs s'allumèrent d'un seul coup dévoilant le visage de monsieur Mancini. C'était un grand homme, les cheveux bouclés mi long, noir. Ils encadrait un visage pointu aux traits tranchants. Vassily ne devait probablement pas beaucoup voir le jour. Sa peau était très pale, enfaîte elle était même livide. Mais Gryffs comprit de suite que leur interlocuteur était un vampire aux profondes poches noires qui lui cerclaient les yeux. Un frisson lui parcourus l'échine. On lui avait fait maints récits sur ces êtres et aucun ne lui laissait de bon souvenir. Simmons lui, beaucoup plus chaleureux, étreignit son "vieil ami". Décidément son père menait une drôle de vie, pensant Gryffs.

                  Le propriétaire referma la porte puis les guida à travers les couloirs du palais. Les murs étaient couverts d'une tapisserie bleu nuit. Ils étaient décorés de miroirs et portraits représentant des personnages  ayant tous un petit air de famille avec monsieur Mancini, c'est à dire un petit air vampirique. 
-Vos chambres sont au deuxième étages, vous désirez peut être aller vous débarrasser de vos bagages? Proposa aimablement Vassily.
-Très bonne idée, Gryffs tu peux monter nos affaires? C'était une question mais le ton ne laissait entendre qu'une seule réponse possible.
-Euh oui, répondit il peu rassuré.
-Je t’appellerais pour le dîner, ajouta son père.
-Le dîner ? Déglutit Gryffs. 
-Eh bien oui, Vassily à un rythme de vie décalé. Précisa Simmons. Commence à déballer nos affaires nous resterons un bon moment sur Venise.
-Vos chambre seront les deux dernières portes sur la droite du couloir, elles donnent sur le canal. Ajouta monsieur Mancini sans lui laisser le temps de répondre.

              Gryffs montait péniblement les marches traînant sa valise et celle, plus lourde et plus grosse, de son père. Il redoutait de croiser quelqu'un d'autre, après tout il n'avait pas vraiment eu le temps de demander à Vassily s'il vivait seul. Bienheureusement il trouva leurs chambres sans faire aucune mauvaise rencontre. Les pièces étaient confortables et plutôt luxueuses bien que peu moderne. Gryffs soupira lorsqu'il se rendit compte que sa chambre ne communiquait pas avec celle de son père. Il défit rapidement ses affaires. Et patienta sur l'épais matelas du lit. Une dizaine de minutes s'écoulèrent, perdant patience il décida d'explorer l'étage. Il sortit en silence prenant soin de ne faire aucun bruit en fermant la porte. Il y en avait trois autres. Une en face de sa chambre, l'autre au début du couloir. La troisième et dernière était voisine à celle de son père. Gryffs fixa longuement celle en face ne sachant pas tellement si il devait ou non l'ouvrir. L'idée de se retrouver nez à nez avec un autre vampire ne lui plaisait pas tellement. Il prit son courage à deux mains et posa la paume sur la poignée. Un rapide coup d’œil dans l'un des multiples miroirs lui indiqua qu'il était seul. Il commença à tourner la poignée.
-Hmmm hmmm, je peux vous aider jeune homme ? Tonna la voix de Vassily.
Gryffs se retourna et de stupeur porta sa main au cœur.
-Vous m'avez fait peur je cherchais les toilettes. Mentit il.
-C'est la porte au début du couloir. Ajouta Vassily en la désignant du doigt. Nous allons passer à table je viens vous conduire à la salle à manger, mais si c'est urgent je peux vous attendre.
-Oui je veux bien, je vous remercie. 
Gryffs le suivit jusqu'à la porte des toilettes. Il ferma le loquet derrière lui s'installa et poussa un soupire d'exaspération. Il était bien temps d'oublier que les vampires n'avait pas de reflet ! Une fois ses esprits retrouvés il tira la chasse, se lava les mains et sortit. 
-Je vous suit ? Demanda t'il en souriant naïvement.
-S'il vous plait, après vous. Répondit monsieur Mancini lui rendant son sourire.
Gryffs se laissa guider dans une grande salle au centre de la quelle trônait une table pouvant accueillir pas moins de huit couverts, tous dressés. En bout, son père était déjà installé. Il s'assit à coté de lui. Monsieur Mancini lui prit place de l'autre coté. 
-Si tout le monde est prêt je vais servir le repas, annonça Vassily. 
Une question traversa l'esprit de Gryffs. Que mangeait un vampire ?

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Gryffs alla se coucher repu. Il semblait que finalement les vampires avaient des goûts culinaires moins saignants qu'il ne l'aurait cru.  Le jeune homme embrassa rapidement son père puis exténué se glissa sous la couette. Il n'était pas moins de 8h du matin lorsqu'il finit enfin par s'endormir. Les épais rideaux bleu sombre empêchèrent toutes lumières de s'infiltrer dans la pièce. Gryffs dormit tout le jour et ne se leva que lorsque son père vint le réveiller.
"-Debout mon grand on a beaucoup de travail devant nous et la nuit est courte en Juillet. Dit Simmons qui semblait gonflé à bloc.
- Hein de quel travail tu parles, tu ne m'as toujours rien dit. Grommela son fils.
-Patience fiston ! Et remus toi, Vassily nous attend déjà dans le hall."
La conversation pris fin, Gryffs s'habilla en vitesse, se brossa rapidement les dents. Il vérifia leurs propretés en grimaçant devant un miroir. Soudainement méfiant il se retourna d'un coup. Rien. Il dévala alors les escaliers, en bas son père et monsieur Mancini l'attendirent. 
"-Alors on va où? S'exclama nonchalamment celui que personne n'avait mit au courant.
-Au bal des vampires. Dit Vassily qui  éclata d'un rire rauque.
-Très drôle. Conclu Gryffs en levant les yeux aux ciel."

              Sans plus parler, la troupe se mit en marche. Le soleil venait à peine de disparaître derrière la mer et Venise revêtit son habit de nuit. Ils suivirent monsieur Mancini dans un dédale de ruelles qui parfois n'aurait pu laisser passer un homme de face. Ils franchirent une foule de ponts jusqu'à arriver à la place "campo dei Frari", qui tenait son nom de l'église "Santa Maria Gloriosa dei Frari". 
-La plus grande église vénitienne. Expliqua Vassily.
Il désigna du doigt l'énorme édifice qui se tenait droit devant eux. Une grande bâtisse en terre cuite dans le style gothique. Des fenêtres immenses, composés d'un assemblage de petits vitraux, se découpaient des murs de briques. Ils firent le tour du bâtiment jusqu'à l'entrée principale. Gryffs se demandait que pouvaient ils bien venir chercher dans un endroit pareil. Avec l'obscurité de la nuit, la sombre silhouette de l'église lui glaçait le sang. Vassily lui ne semblait éprouver aucune crainte. Au contraire, on lisait sur son visage une forme d'excitation folle qui alerta le garçon. Cet endroit n'avait rien de banal. Le vampire poussa la grande porte de bois massif sans effort et s'engouffra dans le saint lieu. Simmons le suivit sans hésiter, seul Gryffs marqua un temps d'arrêt avant de franchir timidement le seuil.

            Contrairement à ses attentes, l'intérieur de l'église était entièrement éclairé. Une foison de chandelles et de bougies étaient allumées. L'allée principale était encadré par de larges rangées de bancs de bois et les vitraux reflétaient les lueurs dansantes des flammes. Gryffs n'eut pas vraiment le temps de contempler la sacralité des lieux. Vassily et Simmons avaient remonté à grandes enjambées l'allée jusqu'à l'autel principal. Haut d'au moins trois bons mètres et aussi large, il dominait l'assemblée de sièges vides. Il rejoignit son père en courant alors que le groupe contourné l'édifice central. Vassily s'arrêta derrière. Il porta la main à sa bouche et Gryffs vit le reflet de longues canines d'un blanc étincelant. D'un geste sec, le vampire se trancha la paume de la main et alors qu'une fontaine de sang noir jaillit de la blessure il passa sa paume sur le dos de l'autel. Laissant une marque sanglante sur le marbre. Simmons et Vassily, dont la plaie c'était déjà refermée, fixèrent intensément la pierre, Gryffs lui ne comprenait rien de ce qu'ils attendaient. Soudain la trace écarlate disparu et dans le marbre se dessina un petit passage qui menait dans les profondeurs de la terre. Suivant les deux adultes, il descendit l'escalier dans une pénombre quasi complète.

                Bientôt il vit de la lumière et les trois aventuriers débouchèrent dans un hall qui suintait le luxe et l'abondance. Généreusement éclairé pas une immense lustre de cristal. Ils traversèrent la pièce dont les murs de marbre blanc étaient décorés de tapisserie de velours bordeaux et des grands miroirs aux cadres dorés. Arrivant à un comptoir de bois vernis où un homme en costume, dont le visage était totalement voilé par un masque vénitien et coiffé d'un tricorne les attendait. A leurs hauteur une voix s'éleva de dessous le Volto d'or et d'argent. 
"-Bonsoir monsieur Mancini, ravi de vous revoir vous êtes accompagnez de ? la voix était monocorde et l'homme était immobile, comme figé.
-D'amis ! Les colombines je vous pris nous sommes pressés. Il n'aurait pas eu besoin de le dire, tout cela se sentait dans sa voix."
Machinalement l'homme tira du dessous du comptoir trois masques noirs que Gryffs, Simmons et Vassily enfilèrent. Ils leurs masquaient seulement le haut du visage.
Sans plus de politesse le groupe suivit monsieur Mancini qui pénétra dans une salle bondée de monde. Une musique classique et guillerette résonnait faisant danser une multitudes de gens. les trois compères se glissèrent dans la foule mais rapidement Gryffs sentit le poids des regards pesait sur lui. 
"Serafina ! Giovanni! E passato molto tempo! S'exclama Vassily en s'approchant d'un couple qui était en train de danser."

            Giovanni était aussi grand que Vassily et il lui aussi portait un smoking noir et une colombine qui lui cernait des yeux d'un rouge farouche. Ses cheveux, comme ceux de Serafina, étaient blonds et bouclés. Elle, elle portait une robe rouge avec un décolté si profond que Gryffs gênait du détourner le regard. Il remarqua alors que la foule s'était arrêtée de danser. Une multitude de regards carnassiers étaient fixés sur nul autre que lui et son père. Il s'aperçu également que toutes les personnes présentes n'étaient pas nécessairement masquées. il y avait dissimulés entre les danseurs, des moldus. Leurs yeux semblaient vide de toute conscience et ils suivaient tous à la trace un vampire comme des animaux domestiques. Gryffs murmura à son père :
"-Qu'est il arrivé à ces pauvres gens ? Je n'aime pas comment on nous regarde, pourquoi sommes nous venu nous jeter dans la gueule du loup ? Gémit il.
- Ceux sont des humains que les vampires hypnotisent le temps d'une soirée, ils leurs servent de domestiques, se nourrissent d'eux puis les libèrent le lendemain ne leurs laissant aucun souvenir. Nous, nous somme ici pour chercher ton oncle. Répondit son père.
-Comment ça mon oncle? Tu as un frère? Quel lien as t'il avec ces vampires? Je n'aime pas comment ils nous regardent...Répéta t'il."

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              Vassily continuait de discuter avec le couple mais ce qu'il leur dit ne semblait pas à leurs goût. Si Giovanni restait impassible, Sarafina elle avait le visage déformé par la haine et tout son corps semblait lutter pour ne pas sauter sur son interlocuteur. Monsieur Mancini lui affichait le sourire satisfait de celui qui maîtrise parfaitement la situation. Il leurs tourne soudain le dos sans méfiances alors que les deux vampires le poignardent du regard. L'assemblée entière semble monter en pression. Les visages sont figés dans l'incompréhension. D'un regard Simmons et Gryffs comprennent qu'il vaut mieux le suivre. Ils sortent tout trois, au centre de toute l'attention. Les deux Sorrow, inquiets, jetant des regards craintifs par dessus leurs épaules. 

            Serafina et Giovanni se mirent finalement en mouvement. Ils les suivirent d'une dizaine de mètres. Au comptoir ils déposèrent tout les cinq leurs masques et les portes se fermèrent. La vampire, aux traits d'une finesse parfaite, s'exclama:
"Suivez moi." Sa voix mélodieuse était glaciale. Elle avait un fort accent italien. Serafina prit la tête du groupe d'un pas de furie. Sa longue robe rouge flottant derrière elle. Mancini la suivit, puis Gryffs et Simmons. Giovanni ferma la marche le visage toujours fermé. Ils parcoururent le chemin du retour sans un mot jusqu'à revenir sur le perron du saint lieu. 
Les deux vampires firent quelques pas vers le quai en face de l'église. Ils s'arrêtèrent au bord de l'eau tournant le dos aux Sorrow et leur guide.
"-Tu penses vraiment pouvoir nous faire chanter tel quel Vassily? Gronda la voix grave de Giovanni. 
 -Vous ne récupérez jamais l'homme que vous êtes venu chercher. C'est désormais notre propriété. Tonna Serafina.

                    des dizaines de silhouettes encapuchonnées jaillirent de derrière l'église et dans un silence de mort les encerclèrent rapidement. De dessous leurs capuches on distinguait des paires de yeux rouges. Le piège mortel c'était refermé sur eux. Et Mancini avait clairement perdu son petit air victorieux.
 -On peut peut être négocier? Tenta alors Simmons. J'ai beaucoup d'argent, d'objets magiques aussi.
 -Ca ne sert à rien ton frère à voulu nous voler, c'est impardonnable il nous servira pour le restant de ses jours. Elle marqua un temps d'arrêt au cours du quel un sourire carnassier s'agrafa sur son visage. Mais vous ne serez plus là pour le voir..."

                    La dernière syllabe n'avait pas finit d'être prononcé que les vampires fondirent sur eux.
Repulso ! S'écria Simmons, dans sa main était apparue comme par magie sa baguette et il avait pointé les premiers assaillants qui arrivaient sur leur flanc droit. Pas moins de 7 silhouettes furent propulsés contre les murs des maisons derrières eux. 
"Suivez moi !" S'écria Mancini.
Il couru entres les corps des vampires qui commençaient déjà à se relever et s'engouffra dans le dédale de ruelles. Talonnait de près par Gryffs et Simmons fermant la marche jetant à l'aveuglette des foules de maléfices par dessus son épaule. Ils fuirent poursuivit à travers la ville mais tout leurs assaillants connaissaient parfaitement Venise et ils ne cessaient de leurs couper les routes qui menait à la maison. 
"-J'aimerais bien savoir ce que vous avez bien pu dire pour les mettre dans une rogne pareil! Gronda Gryffs essoufflé. On ne dispensait pas de cours d'EPS à Poudlard ! Pensa t'il.
 - J'ai menacé de faire assassiner leurs frères et sœurs si ils ne nous rendaient pas votre oncle. Répliqua Vassily. Mon clan est le plus craint du monde des vampires. C'est la première fois que l'on ose nous défier...
 - Je vois, en plus ils n'ont pas intérêt à nous laisser repartir vivant. Génial."

                  Soudain, à un croisement, un de leurs poursuivants plus rapide que les autres se jeta sur Gryffs l’entraînant au sol dans un roulé boulet. Il se retrouva plaquait au sol par les épaules. Son assaillant dévoilait de grandes dents crachant de haine comme un félin. Son instinct de survie poussa Gryffs à pointer sa baguette vers le corps de son agresseur et cria avec la force du désespoir. 
 
LUMOS SOLEM !
De puissant rayons de lumière intense frappèrent le vampire en plein visage, celui si s'écarta d'un bond de près de deux mètres de haut se tenant la figure toute craquelée. Simmons aida son fils à se remettre sur pied et le poussa à reprendre la fuite. Ils débouchèrent enfin sur une petite place mais celle ci était sans aucune issue. Un centre de la place un puits large de trois mètres de diamètres. 
"-Sautez!" Ordonna Vassily. 
Les trois compères s'exécutèrent. Gryffs chuta plusieurs mètres avant de sentir qu'il pénétrait dans de l'eau. Sous la surface il voulu remonter mais la fatigue de la course l'avait épuisé. C'est une poigne ferme et puissante qui le tira de l'eau et le traîna jusqu'aux quais. Lorsqu'il ouvrit les yeux, l'adolescent découvrit qu'ils étaient plongés dans une pénombre totale. Il tenait toujours fermement sa baguette dans sa main. Il aurait aimé faire un peu de lumière mais il était vide d'énergie. "Lumos" murmura la chaude voix de son père. Un lumière pure éclaira les lieux. Gryffs aperçu Vassily penché au dessus de lui. C'était probablement lui qui l'avait repêché. Plus haut des ricanements raisonnèrent. 
"-Pourquoi ne nous suivent ils pas?  Questionna l'adolescent essoufflé.
 -Parce que l'on vient de plonger dans leurs royaume. Nous sommes pris au piège." Lui expliqua son père.
Un frisson de peur parcourue l'échine de Gryffs. Que venait il de se passer? Pourquoi diable était il là?


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