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 Irlande  La Gloire des Venesi  Solo/RPG++ 

Chapitre 1 - Retrouvailles


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LORENZINO VENESI & VALENTINA VENESI


20 Mars 2038
Kilkenny, Irlande

Le voyage avait été beaucoup trop long au goût de Lorenzino Venesi qui trépignait d'impatience à l'idée de retrouver son chez lui. Après deux semaines de travail intensif passées à Florence, au Collegio di Arti Magiche, il était heureux de pouvoir enfin revoir sa famille et surtout son fils adoré. Aujourd'hui était un jour spécial et il avait explicitement demandé au directeur du Collegio de le libérer ce jour précis afin qu'il puisse souhaiter un bon anniversaire à son petit Celo. En effet, il fêtait ses sept ans aujourd'hui et bien que l'âge du garçon ne soit pas symbolique en lui même, Lorenzino s'était juré de ne jamais manquer le moindre de ses anniversaires. Ainsi, en sortant du travail, le spécialiste en arts magiques avait pris le premier portoloin à destination de Dublin avant d'en emprunter un autre pour Kilkenny.
Arrivé devant la villa Venesi, le sorcier recoiffa ses longues boucles brunes, voulant se montrer sous ses plus beaux jours lorsqu'il retrouverait sa femme. Les portes de la villa lui faisaient face et au dessus d'elles trônait, gravée sur la pierre, la devise de sa famille, Gloria è felicità. Lorenzino prit une grande inspiration avant de pousser le battant de la porte. Au fond de lui, il appréhendait les retrouvailles avec Celo. Il espérait que son fils unique ne lui en voudrait pas d'être parti si longtemps.

Valentina l’attendait, assise dans le salon bleu. Elle était plongée dans la lecture d’un ouvrage intitulé Illusion, ouvrage qui semblait d’ailleurs requérir toute son attention au vu de l’expression concentrée que la jeune femme arborait sur son visage. Ses longs cheveux blonds, qu’elle avait choisi de laisser détachés aujourd’hui, brillaient de mille feux, illuminés par la lumière dorée du soleil couchant qui traversait les grandes vitres de la pièce. Elle était belle, c’était incontestable. Ses traits fins et délicats ne faisaient qu’amplifier la superbe de la femme que Valentina était. En la voyant ainsi, bercée par la lumière ambrée du crépuscule, Lorenzino ne put s’empêcher de penser à tout l’amour qu’il éprouvait pour sa femme et se surpris même à sourire niaisement malgré lui. C’est alors qu’elle leva les yeux. Découvrant le regard béat de son mari, posté dans l’encablure de la porte, elle offrit à ce dernier un sourire radieux comme elle seule en avait le secret. Lorenzino se sentait littéralement fondre devant l’image angélique qui se tenait devant ses yeux, et dans un élan de pure puissance sentimentale, il accouru vers son aimée pour l’embrasser avec passion.

Celo était là lui aussi. Allongé à plat ventre sur le tapis du salon, le garçonnet jouait avec ses figurines de Quidditch volantes aux couleurs des Crécerelles de Kenmare. Lorsque Celo vit son père, le petit être se leva hâtivement et s’empressa d’aller l'enlacer. Il ne l’avait pas vu depuis deux semaines, et retrouver son papa ainsi dans le salon bleu par surprise le remplit instantanément de joie. Des larmes coulaient sur le visage de l’enfant, ému par les retrouvailles. Il se jeta sur Lorenzino et s’agrippa à ses jambes.
- Papa, tu es rentré ! T’étais où ? Je pensais que t’étais parti loin, loin, loin… J’ai eu peur que tu reviennes pas…
- Je sais, pulcino mio, je sais… Papa a eu beaucoup de travail et a du rester à Firenze un petit moment. C’était loin, loin, loin comme tu dis, mais je suis rentré. Jamais je ne vous abandonnerai toi et ta mère, angelo mio.
Celo serrait fort les jambes de son père, comme s’il avait peur que ce dernier ne reparte encore. C’était la première fois que Lorenzino s’était absenté si longtemps de la maison depuis la naissance de Celo, et il se doutait bien que la séparation serait difficile. Prenant son fils dans ses bras, le sorcier le serra contre son coeur et sécha tendrement ses larmes d'un revers de la main. Il lui avait tellement manqué. Ils lui avaient tellement manqué tous les deux qu’il redoutait déjà le prochain voyage qu’il aurait à faire pour le Collegio. Serrant d'avantage son fils contre lui et rapprochant son épouse contre eux deux, Lorenzino profitait de ce moment de bonheur comme si c'était le dernier qu'il aurait l'occasion de vivre. Puis dans un murmure légèrement teinté par les larmes qui lui montaient aux yeux, le père sadressa à Celo.
- Bon anniversaire, mon fils.

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Gloria è felicità ! Celo Venesi.

 Irlande  La Gloire des Venesi  Solo/RPG++ 

L’amour est un sentiment étrange. En effet, rien n’est plus puissant en ce monde que la sensation enivrante de succomber à un être qui nous est cher. Cependant, l’amour, bien que puissamment réparateur peut aussi se transformer en source intarissable de chagrin… Un coeur battant en rythme avec celui de son âme soeur, un souffle tiède dans le creux du cou, une larme de joie à l’idée d’être réunis, voilà comment on aurait pu définir Valentina Venesi lorsqu’elle sentit la tendre étreinte de son mari et celle de son fils contre son corps délicat. Les larmes de Celo lui avaient brisé le coeur. Jamais elle ne l’avait vu pleurer de la sorte, pas même lorsque ce dernier était bébé. Le voir ainsi, le visage trempé de pleurs, les yeux gonflés par le chagrin et la voix tremblante déclenchait en elle un sentiment de culpabilité qu’elle n’arrivait pas à faire disparaître. C’était comme si elle n’avait pas été à la hauteur de l’absence de Lorenzino pendant ces deux dernières semaines. Comme si Celo avait vécu en apnée jusqu’au retour de son père et qu’elle n’avait pas su lui apporter l’oxygène dont il avait désespérément besoin, qu’elle n’avait pas su le réconforter comme elle aurait du le faire. Bien que transportée par l’amour que son mari lui portait indéniablement, elle se sentait coupable et impuissante.

Celo finit par décoller sa tête de Lorenzino. Il ne pleurait plus désormais, il souriait même joyeusement, bien que ses yeux soient encore un peu humides d’avoir tant pleuré. Il ne semblait pas vouloir quitter les bras de son sorcier préféré, alors Valentina recula, laissant les deux hommes de sa vie profiter de ce moment de tendresse entre père et fils. Ramassant le livre qu’elle avait déposé sur la table du salon à l’arrivée de son mari, elle alla le replacer dans la bibliothèque située près de la cheminée de marbre trônant en son centre. Une fois que l’ouvrage eut repris sa place d’origine, la jeune femme se dirigea vers la cuisine de laquelle s’échappaient les délicieux parfums d’un repas d’anniversaire à l’italienne. Ainsi, on pouvait voir sur la table se dresser une bonne dizaine de plats différents, tous aussi alléchants les uns que les autres. On retrouvait, entre autres, les traditionnelles lasagnes au saumon, les aubergines à la parmesane, les tomates confites au miel, poissons et coquillages doucement cuisinés à l’huile d’olive et une magnifique pizza alla Fiorentina, épaisse et croustillante à souhait comme Celo l’aimait. Cependant, malgré la quantité astronomique de nourriture qui s'offrait devant elle, Valentina avait l’impression qu’il manquait quelque chose. Elle était pourtant sûre de ne rien avoir oublié. Rien sauf…
- Le gâteau !

Se précipitant vers le four, elle sortit immédiatement la douceur à l’aide d’un Wingardium Leviosa gracieusement effectuée, évitant ainsi de se brûler les doigts. Il était en piteux état. Légèrement noirci par la chaleur excessive du four et par un temps de cuisson échappant à tout contrôle.
- Caspita…
C’est alors que parut Lorenzino dans l’entrebâillement de la porte. Il devait être attiré par les effluves de nourriture qui emplissaient peu à peu toute la demeure, et tout le monde sait bien qu’un estomac vide guide les actions de n’importe quel homme ! Lorenzino entra et vint enlacer sa femme par la taille.
- Comment va la sorcière qui illumine mes journées ? Oh mais dis moi ! C’est que ça sent divinement bon ici ! Est-ce que je peux…
Il tendit le doigts vers la sauce aux câpres qui accompagnait les beignets de fleurs de courgette avant de se faire taper sur les doigts.
- Tocchiamo con gli occhi ! Attends que le dîner soit prêt, voyons ! Il faut encore que je répare ce gâteau et ensuite on pourra passer à table.
- C’est vrai qu’il a pris un petit coup de chaud ton gâteau !
Lorenzino rit de bon coeur tandis que Valentina lui tirait la langue. D’un geste de baguette, elle transforma le gâteau brûlé en une sublime pièce montée digne des plus grands restaurants.
- Alors ? N’est ce pas un véritable chef d’oeuvre, signor artista ?
- Oh bien sûr, c’est tout de suite plus facile quand on triche !
Lorenzino déposa un baiser dans le cou de sa femme avant de se diriger vers la porte de la cuisine.
- Je vais chercher Celo afin qu’il vienne dresser la table avec moi. Si jamais tu as besoin d’aide, tu n’as qu’à crier « Au secours mon super-man » et je serai là en un instant !
Lorenzino bomba le torse pour accompagner ses paroles, ce qui fit rire Valentina. Elle espérait cependant que Celo n'avait pas hérité de humour enfantin de son père.
- J’arrive, super-man ! Va donc chercher Celo, le dîner est prêt.
Tandis que Lorenzino quittait la pièce, Valentina observa le gâteau au chocolat qui avait vraiment meilleure mine maintenant. elle compta les bougies qui ornait la pâtisserie. 1, 2, 3, 4, 5, 6... 7... Dans un soupire mélancolique, elle espérait que son petit Celo ne grandisse pas trop vite afin qu’elle puisse encore un peu profiter de son cher ange avant qu’il ne devienne grand. Elle alluma les bougies.
- Bon anniversaire mon fils…
Dernière modification par Celo Venesi le 5 août 2018, 11 h 44, modifié 1 fois.

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 Irlande  La Gloire des Venesi  Solo/RPG++ 

Je n'aime pas quand mamà pleure. Quand mamà pleure, je pleure aussi. Pourtant, elle ne pleure pas devant moi, jamais. Mais quand mamà pleure je le sais, toujours. J'aimerais savoir pourquoi elle pleure, comme ça moi je pourrai l'aider. Quand je sens mon coeur se serrer dans mon ventre, c'est qu'elle est en train de pleurer. Alors je sors la voir, elle est sur le grand balcon, elle regarde le lac ; et quand elle se retourne pour me regarder, à chaque fois elle me sourit. Elle sourit mais ses yeux pleurent encore. Mamà me sourit tout le temps, même quand elle me gronde après que j'ai fait une bêtise elle me sourit. Je l'aime, mamà. Quand papà est parti pour Firenze, moi aussi j'ai pleuré et je pense que mamà l'a vu. Moi non plus je ne veux pas qu'elle me voit quand je pleure, parce que je dois être fort pour la protéger en l'absence de papà. Mais je suis tellement petit et je connais si peu de choses que je ne sais pas comment je ferai pour la protéger si je devais le faire. Heureusement que papà est rentré, lui il sait toujours quoi faire pour nous protéger.

Le repas de mon anniversaire était délicieux. Mamà m'a préparé une pizza alla Fiorentina, ma préférée ! Elle a aussi cuisiné un énorme gâteau au chocolat, je crois même qu'elle l'a un peu laissé brûler dans le four parce qu'il était beaucoup trop beau pour ne pas avoir été réparé par magie. Mais ce n'est pas grave, mamà est la meilleure cuisinière du monde ! Elle cuisine mieux que nonno Adriano, mieux que zio Leonardo et même mieux que nonna Maria ! Et elle chante bien, oh oui, comme elle chante bien. Quand elle a apporté mon gâteau à table en chantant "Buon Compleanno", sa voix a raisonné dans toute la maison, mélodieuse et douce comme les câlins qu'elle me fait avant que je m'endorme et j'ai souri, timidement parce que je ne veux pas rougir devant mamà. J'ai compté les bougies qu'il y avait sur le gâteau. 1, 2, 3, 4, 5, 6... 7. J'ai sept ans aujourd'hui. Je suis un grand. Bientôt j'aurai des muscles et j'aiderai papà à protéger mamà ! Plus jamais elle ne pleurera comme ça.

- Fais un voeux !, m'a dit mamà. Alors j'ai fait un voeux en soufflant mes bougies. Je sais pas si je peux vous dire quel voeux j'ai fait, parce que si je le dit, il ne se réalisera peut-être pas... Dans le doute, je me tais.

Après le repas, je suis monté dans ma chambre. Bien sûr j'ai dit bonne nuit à mamà et papà, je ne vais jamais dormir sans les embrasser. Je leur ai fait signe de la main en montant les marches des escaliers. Mamà était dans les bras de papà, ils s'embrassaient et mamà souriait. Je crois que papà est le sorcier le plus fort du monde, il sait toujours donner le sourire à mamà. Voyant qu'elle irait bien ce soir, j'ai monté les marches et j'ai rejoint la porte de ma chambre qui se trouvait au dernier étage de la villa. J'aime ma chambre, elle me ressemble. Elle n'est qu'à moi et à moi seul, c'est mon château fort. Une grande pièce circulaire aux murs de pierre blanche, un sol en parquet de chêne recouvert de nombreux tapis moelleux et doux, une grande fenêtre en arcade donnant sur le lac et la serre située à sa gauche. Mon lit était placé de telle façon que je pouvais voir dehors lorsque j'étais allongé, parce que j'aime regarder les étoiles avant de dormir et j'aime quand la Lune se reflète sur le lac le soir. Je me suis déshabillé et j'ai mis mon pyjama bleu à rayures blanches, après je me suis couché dans mon lit, serrant contre moi mon ours en peluche que zio Leonardo m'avait offert quand je suis né. C'était il y a sept ans, jour pour jour. Fermant les yeux, je repense aux jours où j'étais encore trop petit pour avoir conscience que la vie défile à toute allure. Puis dans un souffle je m'adresse la formule consacrée à l'évènement qui me faisait honneur aujourd'hui.


- Bon anniversaire, Celo.
















Sur le sommet des collines,
Dans les bois, souffle le vent,
Ombre de Lune domine,
Elle observe en attendant.

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???

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Chapitre 2 - L'Auror et l'aube


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LEONARDO VENESI


25 Mars 2038
Dublin, Irlande


La nuit tombait progressivement sur la capitale irlandaise dont les habitants se faisaient rares en ce jour particulièrement pluvieux. En effet, une voûte de nuages sombres déversaient ses flots battants sur les pavés dublinois et O'Connell Street, qui habituellement fourmillait de vie, était désertée par ses excursionnistes qui préféraient largement la chaleur sèche de leur foyer. La pluie emportait avec elle les derniers restes de la fête du printemps qui s'était tenue il y'a quelques jours à cet endroit précis. Des ruisseaux se formaient dans les caniveaux des trottoirs et les bouches d'égout peinaient à engloutir le puissant débit qui se présentait à elles. Il fallait vraiment être fou pour sortir de chez soi par un temps aussi peu engageant. Cependant, si quelque personne avait regardé par la fenêtre lors de cette soirée météorologiquement désastreuse, elle aurait pu apercevoir qu'une silhouette sombre transperçait la brume pluvieuse et se dirigeait d'un pas assuré vers les rives du Liffey.
Un homme d'une bonne hauteur, carrure imposante sans être démesurément musclée, vêtu d'un costume bleu turquin surmonté d'un trench-coat noir, se déplaçait en pleine rue comme si la pluie n'avait aucun effet sur son enveloppe physique. Ses cheveux noirs, coupés courts et coiffés avec élégance ainsi que sa barbe épaisse et taillée avec soin, semblaient immunisés contre les gouttes de pluie, tout comme semblaient l'être ses vêtements impeccables, nullement mouillés par l'averse qui sévissait depuis le matin même. On aurait dit que l'homme passait entre les gouttes, voir même que la pluie s'écartait sur son passage devant son allure déterminée. Cet étrange personnage n'avait guère le temps de se soucier de la pluie et de ses inconvénients, il avait une mission à accomplir.

Cela faisait plusieurs mois que Leonardo Venesi était sur cette affaire et aujourd'hui il avait le sentiment qu'il touchait enfin au but. Auror depuis près de quinze ans au Ministère de la Magie et irlandais depuis toujours, c'est tout naturellement que son chef de service lui confia carte blanche lorsque s'ébruitèrent certains évènements étranges survenus sur l'île d'émeraude. Du haut de ses quarante années, Leonardo s'était forgé, au fil du temps, un tempérament calme et réfléchi, tranchant littéralement de ses années d'études à Poudlard durant lesquels il appartint à la maison Gryffondor. Cela dit, malgré son assagissement significatif, il n'en avait pas perdu la bravoure et la détermination qui le caractérisaient déjà à l'époque. C'était sans doute ce qui l'avait conduit à être ici à ce moment précis.

Il arriva au niveau de la culée du O'Connell Bridge qui enjambait le courant véloce du Liffey. Le niveau de l'eau avait beaucoup augmenté avec les intempéries et les arcs de l'imposant édifice étaient presque totalement immergés dans les eaux sombres du fleuve. Leonardo s'arrêta et scruta les environs. Hormis sa présence quasi surnaturelle en ces lieux, il n'y avait aucun signe de vie, pas même une voiture n'avait osé braver les caprices du ciel. Soudain, sur la rive opposée, Leonardo entrevit deux silhouettes encapuchonnées se diriger vers une ruelle du Southside. Ils en étaient, c'était certain. D'un pas pressé, Leonardo les suivit tout en gardant une certaine distance. Il voulait les observer un peu avant de tenter une quelconque manœuvre ambitieuse. Les capes noires tournèrent à une intersection, Leonardo les suivit. À cet instant, il ne savait pas qu'il était tombé dans un piège...

La ruelle était vide, laissant Leonardo seul face à un cul-de-sac. Volatilisés comme par magie.
- " On s'amuse bien ?", lança une voix glaciale dans le dos de l'Auror qui se retourna lentement.
Devant lui, les capes noires le menaçaient de leurs baguettes. Sous leurs capuches sombres, Leonardo distingua vaguement deux hommes aux visages émaciés, affichant un sourire de satisfaction et un regard noir qui ne laissait aucun doute quant à leurs intentions.
- "Mais qui vois-je !", dit le second. "Le petit toutou du Ministère qui nous court après depuis deux semaines ! Tu croyais vraiment qu'on ne t'aurait pas remarqué espèce de misérable nuisible ?"
L'auror ne répondit pas. Il scrutait fermement ses adversaires et regrettait déjà que ces derniers se soient fourrés dans un tel pétrin...
- "Tu voulais jouer mon chien-chien ? Alors on va jouer !"

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