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 Cork Airport  Dans les airs  Pv.Cassiopée.M 

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Neuf heures pile. C'était l'heure à laquelle l'avion de Tom Taylor devait s'envoler pour Londres. Cela faisait maintenant plus d'une heure qu'il était coincé dans les bouchons de la ville de Cork, non pas accompagné par ses parents mais par un chauffeur de taxi. Evidemment, le jeune homme en avait l'habitude. Sa mère étant une femme d'affaire plutôt réputée, il était rare que celle-ci voit son fils plus de huit heures par semaine. Il en était de même pour son père, Spike, qui lui avait hérité du travail de son père avant lui, celui-ci lui prenant également plus de la moitié de son temps libre. C'est ainsi que l'apprenti sorcier, qui allait entamer sa seconde année d'étude à l'école de sorcellerie Poudlard, se retrouvait sur la banquette arrière d'un taxi, plutôt dans un mauvais état d'ailleurs, un journal froissé sur les genoux, sa grosse malle à ses pieds. Bien que le trajet fut de courte durée, une heure et demi environ, celui-ci s'avérait plus long que le trajet habituel. L'an dernier, Tom avait reproduit exactement le même schéma. Il prenait un taxi de Killarney jusqu'à l'aéroport de Cork, d'ailleurs depuis le temps, il commençait à bien connaître le chauffeur, ensuite il prenait l'avion jusqu'à Londres, puis il se rendait à la voie neuf trois quart où il montait par la suite dans le Poudlard Express.

Le garçon leva enfin les yeux de son journal. Bien qu'il n'eut atteint seulement sa douzième année, le Gryffondor s'intéressait déjà à l'actualité. Il voulait absolument tout savoir de ce qu'il se passait au dehors, aussi bien chez les moldus que chez les sorciers. Pour cela, la gazette du sorcier lui était d'une grande utilité. Tom observa un instant à la fenêtre du taxi avançant toujours au pas : Il y avait toujours autant de bouchons.

- Si on continue comme ça, je vais rater mon avion ! s'exclama le garçon

- Je fais du mieux que je peux. Je vais essayer de doubler, ne t'en fais pas lui répondit calmement le conducteur

Le jeune homme regarda sa montre accrochée à son poignet gauche : Huit heures quarante cinq. La tête de Tom commença à l'harceler de question, celles-ci ayant toutes un points commun : Le fameux " Et si ". Et si il ratait son avion, cela signifierait qu'il raterait également le Poudlard Express, et donc il n'arriverait pas à temps à Poudlard ? Et s'il était renvoyé pour cela ? Ou bien s'il avait deux heures de retenues tous les soirs pendant toute son année scolaire ?

- Il faut essayer d'aller plus vite, je ne peux vraiment pas arriver en retard, c'est très important déclara Tom d'un ton implorant

- J'ai compris, j'ai compris. Alors accroche-toi ! répondit le chauffeur en donnant un grand coup d'accélérateur qui valu à Tom un siège en pleine face

A présent, le chauffeur allait à toute vitesse, et le garçon priait pour qu'il arrive en un seul morceau à l'aéroport. Le nez collé à la vitre, il voyait les voitures défiler telles des traînés de couleur. En tout cas, bien qu'il n'y voyait pas grand chose, les panneaux indiquaient une vitesse bien moins élevée que celle à laquelle roulait le taxi, cela, il en était certain. Accroché au siège de devant, Tom fut soudain prit de nausée. Alors qu'il tentait à tout prix de la contenir, le chauffeur déclara alors :

- T'es arrivé à destination, p'tit ! s'exclama t-il dans un large sourire satisfait

Le garçon regarda une seconde fois sa montre : huit heures cinquante. Comment était-ce possible ? Ils n'avaient pas pu traverser tous ses bouchons en cinq minutes seulement ? On aurait presque dit de la magie. Bien qu'il fut particulièrement étonné, il était tout de même content d'être finalement arrivé à bon port, et surtout en un seul morceau ! Il ne posa donc aucune question.

- Je vous remercie. dit Tom en donnant l'argent qui revenait au chauffeur

Le jeune homme empoigna alors sa malle, puis quitta la voiture en titubant. Sans faire attention, il accrocha son tee-shirt rouge à la portière, ce qui le déchira sur environ trois centimètre au niveau du ventre. Tom laissa échapper une injure. Il traversa une grande route, marcha à grandes enjambées, puis vit au loin l'aéroport. Il courut le plus vite qu'il put, puis parvint enfin à destination. Tout était très moderne : Les murs, le sol, tout était blanc. Il y avait également d'immenses baies vitrées qui donnaient sur la rue d'en face, et la pièce se révélait très spacieuse, lumineuse, et surtout bondée de monde. Les yeux émerveillés, Tom ne savait plus où donner de la tête. Il s'avança jusqu'à l'accueil, puis demanda poliment un billet pour Londres. Après que l'hôtesse lui ai bien tout expliqué, notamment le fait que l'avion aurait un retard d'environ dix minutes, le garçon décida de ce fait d'aller faire un petit tour pour visiter, traînant sa malle derrière lui : Il lui restait environ quinze minutes avant le départ. Il marchait, marchait à travers les diverses allées. Il n'avait pour l'instant aucun repaire, mais il vit non loin une sorte de distributeur dont il se servit pour se repérer. Cela devait faire environ cinq minutes qu'il avançait au hasard, et il ne savait plus du tout où il se trouvait. Plus de distributeur, plus rien : Il était perdu. Tom gardait parfaitement son calme. Il se mit à chercher incessamment ses points de repaires, néanmoins il lui semblait qu'il s'enfonçait davantage. Le garçon aurait bien demandé à quelqu'un de l'aider, en revanche, personne ne se trouvait à cet endroit. Soudain, il vit une ombre bouger : C'était un homme. Il devait avoir deux têtes de plus que Tom, et trois fois son âge. Le garçon allait se diriger vers lui afin de lui demander son aide, mais ce ne fut pas lui qui s'avança le premier. En effet, l'homme avançait dangereusement vers lui, aucune trace de sourire sur ses lèvres aux traits grossiers. Avant qu'il ne parvienne jusqu'à lui, Tom s'enfuit à toutes jambes. Il ne savait pas où il allait, mais il courait tout de même du plus vite qu'il pouvait. Le jeune homme arriva dans une pièce qui lui semblait être des toilettes, et constata avec horreur qu'il était prit au piège : C'était un cul de sac. L'homme, qui l'avait poursuivi jusqu'ici, s'approcha à pas lents vers Tom. Le garçon sentit de grosses gouttes de sueurs lui tomber du front.

- Donne moi tout l'argent que tu as, tout de suite. déclara l'individu d'un ton glacial

- Je n'ai rien, je vous le promet ! mentit Tom d'une voix tremblante

Le curieux personnage empoigna le garçon par le col du tee-shirt, puis le souleva à quelques centimètres du sol. Il se débattit de toutes ses forces, mais l'homme qui se trouvait face à lui était beaucoup trop fort. Cette fois-ci, Tom s'apprêtait à hurler à plein poumons lorsqu'il vit une silhouette accourir.
Dernière modification par Tom Taylor le 10 août 2018, 9 h 28, modifié 2 fois.

Tom Taylor
Pemière année RP.
Il n'y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat.

 Cork Airport  Dans les airs  Pv.Cassiopée.M 

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Samuel Heryos / Loïk Flin

Elle était assise depuis une bonne heure dans le salon, en silence. Elle ne s’ennuyait pas. Depuis peu, elle prenait plaisir à imaginer ses géniteurs dans des positions inconfortables, voire dangereuses. Mais elle aimait ces pensées qui lui tiraillaient la tête. Alors elle restait là, sur le canapé devant la télé à ne pas écouter un traître mot de ce que l'appareil électrique diffusait. De toute manière, à cette heure là, il n'y avait que des dessins animés quelle trouvait idiots ou stupides. Au choix. De toute manière c'était presque la même chose. Bien sûr, plutôt mourir que de dire ce quelle pensait à Loïk ou Samuel. Ils ne comprendraient pas, vraiment pas. Sa malle traînait à ses pieds et ils tapaient dessus au rythme de ses jambes qui se balançaient dans le pseudo vide sous le canapé. Dans la maison, c'était l'effervescence. Bien que ce soit sa rentrée à elle, les deux adultes étaient plus stressés qu'une souris dans un repère de chats. C'était assez drôle à voir, quoique assez étrange et énervant vu les cris que les deux hommes poussaient. Un claquement de langue sur son palet eu vite fait de trahir son impatience alors qu'elle commençait à jouer avec une mèche de ses cheveux. Mèche qu'elle trouvait beaucoup plus longue qu'au début des vacances. Peu-être aurait-elle dû les couper ? Bien qu'elle n'ai pas du tout envie de le faire. Ses cheveux créaient un mur contre le monde. Mur qui la protégeait de tellement de choses. Alors elle aimait ses cheveux. Idiots, de le faire. N'est-ce pas, le monde ? Une cascade de mèches noires contre le monde. Contre toi. La vie en général, en fait. Pour son monde. Un rire sarcastique franchit ses lèvres et elle remercia le ciel d'être seule dans la pièce. Passerait-elle pour une folle si quelqu'un la voyait ? Ce ne serait pas la première fois, après tout. Son rire se transforma vite en une toux grasse et sèche alors qu'un cri encore plus puissant que les autres résonnait depuis l'étage.

«  -Amour ! J'ai pas ma cravate, t'la pas vu ? Sur ces mots, Loïk descendit les marches quatre-à-quatre, tentant -tant bien que mal- de boutonner sa chemise blanche.

-Sur la table de la cuisine ! Tu n'as pas vu ma deuxième chaussure ? Dépêche toi et bouge ton fessier, on va être en retard ! Samuel lança la cravate rouge à son mari et celui-ci lui offrit sa chaussure cachée sous une chaise en échange tout en écrasant ses lèvres sur celles de l'autre en remerciement. Un raclement de gorge froid les interrompit. Ils se tournèrent comme un seul homme vers la source du bruit et ils rougirent d'un commun accord.

-L'avion part à 09:00, vous vous souvenez ?

-Un rapide coup d’œil à sa montre lui montra à quel point il était urgent de rejoindre l'aéroport. Tous en voiture, on a plus que 10 minutes ! Allez, oust, oust, oust ! »

Heureusement que l'aéroport n'était qu'à une demie-dizaine de minutes de leur habitation, sinon, ils auraient eu beau rouler aussi vite que possible, ils seraient arriver en retard. A peine les ceintures furent-elles bouclées que la voiture partit en trombe. Personne ne se soucia du fait que les fleurs s'écrasèrent sous le poids de la voiture alors qu'elle roulait dessus. Ces magnifiques fleurs qu'ils avaient mit tant de temps à planter. Elles repousseront avec le temps. Mais l'avion, lui, ne les attendrait pas. Une nausée lui prit la gorge et elle s’agrippa au bord de son siège. Maudit mal des transport. Allez moins vite, bordel, ou elle va rendre son déjeuner ! 

~°~

L'endroit était bondé et elle le détesta dès que son pied eu touché le premier carreau du carrelage géant qui parsemait le sol. Elle le haït encore plus quand elle remarqua un gosse tout seul. Quelle idée d'abandonner son gamin dans un endroit comme ça ? Elle se mit à l'adorer quand le petit gosse, -pas plus grand qu'elle, en fait. Quoique, elle était réellement minuscule- se fit agripper par un grand gaillard. Elle aimait bien regarder les spectacles que les gens donnaient en public sans même savoir qu'ils avaient l'air totalement pathétiques quand ils le faisaient. Surtout que le petit avait l'ai beaucoup plus faible que l’autre. Finalement, ça la dégouttait juste. Ne pas s'attaquer aux plus faibles. C'était une règle d'honneur qu'elle oubliait souvent. Mais était-ce si grave ? Elle tira la manche de Loïk et lui montra du menton la scène qui se déroulait sous les yeux d'une dizaine de voyageurs sortis tout droit d'un avion qui venait d’atterrir et qui emplissaient soudainement cette partie de l'aéroport auparavant calme qui , si pressés, passaient sans la voir. Ils se foutaient de tout ce qu'il ne leur était pas bénéfique. Bande d'idiots congénitaux. Non-assistance à personne en danger, vous connaissez ? Son père -adoptif, mais père quand même- se précipita sur le duo. Elle était sûre de sa réaction. En tant que professeur, il se sentait toujours dans l'obligation d'aider ceux qui semblaient assez jeunes pour être encore élèves. En fait, il aidait tout le monde. Foutu cœur trop gros.

«  -Lâchez de suite cet enfant ou je peux vous jurer que votre main n'y survivra pas. L'autre tourna dans sa direction et,voyant que toute l’attention était sur lui, quitta les lieux d'un pas pressant alors que le professeur se mettait à genoux devant le gosse qui était retombé sur ses pieds par un coup de chance. Mon garçon, tout va bien ?

Samuel mit sa main sur l'épaule de son mari alors que Cassiopée se tenait en retrait derrière eux. IL aurait été plus logique de poursuivre l'agresseur au lieu de s’inquiéter du garçon qui semblait aller bien. Le panneau électrice derrière lui annonça aux voyageurs que l'avion pour Londres avait eu un problème et qu'il partirait avec un retard d'une petite heure. C’valait bien l'coup de s'être dépêché. Elle profita du pseudo calme présent dans la foule qui commençait à se disperser pour observer le garçon. Elle était persuadée de l'avoir déjà vu en cour. Mais elle était incapable de se souvenir de son nom. Était-ce réellement important ? Après tout, elle s'en fichait un peu. Il n'y avait que ses nouveaux relatifs pour se soucier à ce point du bien-être des autres.
Dernière modification par Cassiopée Malory le 27 juillet 2018, 10 h 18, modifié 1 fois.

J'aime les endives
En baisse de présence jusqu'à début Septembre

 Cork Airport  Dans les airs  Pv.Cassiopée.M 

Quoi qu'il fasse, où qu'il soit, Tom avait un don pour s'attirer des ennuis. En effet, il parvenait toujours à se retrouver dans des situations improbables. Depuis tout petit, il avait appris à se défendre seul, sachant que ses parents ne seraient pas toujours là pour lui. Bien entendu, les circonstances faisaient souvent que la personne face à lui avait une silhouette bien plus aguerrie et massive que la sienne, ce qui n'était pas bien difficile d'ailleurs. On avait beau lui dire que ce n'était pas la taille qui comptait, mais le jeune homme commençait à croire que ceci n'était que mensonge. Tandis que le col de Tom commençait à se déchirer sous son poids, suspendu à environ cinq centimètre du sol maintenant, la silhouette inconnue se rapprochait à grands pas du garçon et de son agresseur. Ouf, il était sauvé. Du moins, il l'espérait. Qui lui disait que ce n'était pas un de ses complices, qui viendrait l'agresser à son tour ? Les mots qui lui sortirent de la bouche le convainquirent du contraire :

-Lâchez de suite cet enfant ou je peux vous jurer que votre main n'y survivra pas.

L'homme à la silhouette massive se retourna un instant vers l'intervenant, puis, voyant le monde qui s'était accumulé tout autour d'eux, prit la fuite à grandes enjambées. Il avait lâcher Tom brusquement, celui-ci s'étant de ce fait étalé au pieds de son sauveur, le nez contre le sol froid. Lorsqu'il se releva, il sentit un liquide poisseux lui couler lentement du nez. Par réflexe, il porta sa main à l'endroit meurtri, et s'aperçut qu'il saignait.

Mon garçon, tout va bien ?

Tandis que l'homme s'agenouillait, le rouge et or se releva tant bien que mal, sa main toujours portée à son nez qui saignait toujours puis répondit :

- Oui, je vais bien, je vous remercie. J'avais bien besoin d'aide, cette fois-çi, merci encore dit-il en affichant sur son visage un large sourire.

Comme il devait avoir l'air bête. Il avait certainement l'air d'un petit garçon en détresse, sans compter son tee-shirt qu'il avait déchiré en sortant du taxi ainsi que son col il y a quelques instants auparavant. Tom détestait avoir cet air là, sans défense. Montrer ses faiblesses, ce n'était pas dans ses cordes. Sans doute pour cela que le Choixpeau avait décidé, une année plus tôt, de l'envoyer à Gryffondor. Le garçon regarda un instant autour de lui : Plusieurs personnes étaient venues s'agglutiner devant cette scène digne d'un spectacle, mais aucune parmi elles, mis-à-part cet homme courageux, ne s'était donné la peine de lui apporter son aide. Devant tant de lâcheté, Tom ne put s'empêcher d'éprouver du dégoût. Non-loin d'un homme qui devait être son père, se trouvait une jeune fille qui devait avoir à peu près l'âge de Tom. Celle-ci avait de grandes mèches noires recouvrant sa tête. Il semblait au lionceau qu'il l'avait déjà aperçue, non pas dans les ruelles de la ville, mais à Poudlard. Son nom ? Il ne s'en souvenait pas, mais il était certain de l'avoir déjà rencontrée. Le jeune homme reporta soudain son attention sur sa montre : Dix heures pile.

- Oh, il faut que je me dépêche, j'ai un avion à prendre, et je crois que je suis très en retard...

Tom se hâta de ramasser les quelques affaires qui étaient tombées de sa malle lorsque celle-ci s'était ouverte, notamment sa baguette magique et son rappeltout, dont le garçon espérait que personne ne les avait remarqués, surtout pas l'homme qui était venu à son secours. Il devait être moldu. S'il avait pu, le rouge et or aurait utiliser sa magie pour se sortir de cette affaire, mais deux raisons entraient en opposition avec cette option : Tout d'abord, les moldus, ensuite, son âge. En effet, il n'avait pas le droit d'utiliser la magie en dehors de l'école tant qu'il n'avait pas l'âge requis, c'est-à-dire dix-sept ans, et, pour le moment, il en était loin. Très loin.

Tom Taylor
Pemière année RP.
Il n'y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat.

 Cork Airport  Dans les airs  Pv.Cassiopée.M 

Samuel, qui s'était suffisamment approché pour poser la main sur l'épaule de son mari, capta d'office les objets que le petit garçon s'affaira de remettre dans la malle. Il aurait pu jurer que sa fille avait les mêmes. Elle restait très secrète sur beaucoup de choses, trop même, et le fait d'être une sorcière était un des sujets qu'elle abordait rarement. D'un côté, les deux adultes savaient que cela lui rappelait ses géniteurs et son ancienne maison et ne posaient jamais de question sur ce sujet, préfèrent attendre qu'elle se confie à eux sans être forcée. Ce moment n'était toujours pas arrivé mais ils ne perdaient pas espoir. Si elle était toujours aussi froide et distante, son envie de se faire du mal avait diminué jusqu'à ce que ce ne soit qu'un vulgaire souvenir. Souvenir qu'elle n'était pas prête de laisser derrière elle, et ça, Loïk le savait. Et son mari pensait le deviner aussi. Quoiqu'il en soit, ce gosse connaissait sûrement Cassiopée. Peu-être ? Elle n'avait pas envoyé beaucoup de lettres cet été. En fait, seulement à une personne. Ils avaient un peu peur qu'elle se retrouve seule mais son amie semblait lui suffire amplement. Après tout, elle confondait souvent amis et connaissances. Supposons juste qu'elle avait sa manière de voir les choses. Ce qui n'empêchait, bien sur, pas à la Serpentard de se sentir bien avec ces personnes. C'est d'ailleurs cette dernière qui le fit revenir sur terre d'un petit coup dans les côtes. Elle ne parlait pas beaucoup. La plupart du temps, c'étaient ses gestes qui le faisaient à sa place. Il se retourna surprit. Cassiopée marchait toujours silencieusement. Elle ne faisait jamais de bruit, leur ayant déjà confié que cela ne servait de toute manière à rien, puisqu'elle paraissait toujours invisible. Dans les moments où elle leur racontait un morceau de sa vie d'avant, ils avaient envie de retrouver ses géniteurs pour les étriper. Mais en voyant le regard vide et terne de Cassiopée, ils se disaient que leur place était auprès d'elle.

«  -Cassiopée ? Qu'y-a-t-il ? Samuel s'inquiétait toujours beaucoup trop vite à son sujet. Trop protecteur. Elle lui montra d'un geste du menton le panneau électrique. Je ne comprend pas, cette fois-ci. Et il avait toujours le chic d'arriver à la faire parler.

Elle s'avança encore un peu et se planta devant le garçon. Il la dépassait de quelques centimètres. Sa voix était toujours basse et sifflante quand elle parlait, et trop blablater lui donnait une extinction de voix. Il faut croire qu'elle avait trop crié après les événements d'Avril. Mais elle avait fini par s'y habituer et, au bout du compte, cela ne a dérangeait même plus. Pourtant, cela faisait toujours un choc ou surprise à ceux qui l'entendait parler pour la première fois. Loïk s'en fichait, mais Samuel adorait l'entendre. Il disait que sa voix faisait comme un petit serpent. En tant que chercheur, il avait vu des tonnes de Serpents dans le milieu où il travaillait et adorait ces petites bêtes. Alors savoir qu'à Poudlard une Maison avait cet animal comme emblème, ça l'avait enchanté. Encore plus quand il avait su qu'elle y était. Elle se racla la gorge.

-Tout en pointant du doigt le panneau éclectique, elle redonna au garçon un rouleau de parchemin qui traînait encore par terre. L'Avion pour Londres part pour 10:10. Il y a eu un problème. Nous ne sommes pas en retard. Elle sortit un mouchoir de sa poche et le tendit à l'autre. Tu vas en mettre partout, fais attention.

Ça aussi ça amusait beaucoup Loïk. Cette manière qu'elle avait de faire un truc de gentil avant de se renfermer pour faire un truc de méchant par dessus. Fausse méchante, qu'il disait.

-Mais on va être en retard si on ne part par tout de suite. C'est par là. Il pointa du doigt le couloir gauche ou se trouvait, en son fond, un escalier. Après il suffit d'aller tout droit. Tu vas t'en sortir ou tu préfères nous accompagner ? »

Ils commencèrent à s'éloigner, permettant à l'enfant de les suivre s'il en avait envie. Cassiopée le fixa encore un instant avant de se tourner et de suivre avec hâte ses parents. L'autre avait l'air plutôt gentil. Mais dans ce monde, seuls les plus forts résistaient. Elle se claqua dans son esprit. Combien de fois s'était-elle dit de ne plus penser comme une adulte mais comme le gosse qu'elle était ? Sa tête se retourna encore une fois vers l'autre et elle s'arrêta, gardant toujours dans son visuel les deux adultes qui l'attendaient à quelques pas de là, s'étant aperçu qu'elle s'était stoppée. Avec son petit pansement sur le nez, il faisait à moitié délinquant, à moitié petit être mignon. Une petite lueur de curiosité passa dans ses yeux et elle détourna le regard, rejoignant les deux autres adultes. Tant pis si l'autre ne les suivait pas, il connaissait le chemin. De toute manière, ils se reverraient dans l'avion, et à Poudlard. Tout allait bien, si on excluait ses tripes qui semblaient faire des sauts dans son ventre. Elle détestait l'Avion.

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 Cork Airport  Dans les airs  Pv.Cassiopée.M 

Ce que ce n'était pas marrant d'être un enfant. Il n'avait aucun droit, pas même la magie, l'unique chose qui faisait de lui un être exceptionnel. C'était en quelque sorte son identité, il ne pouvait pas perdre ce qu'il était. Vivement la célébration de ses dix-sept ans, se disait le jeune homme. A ce moment-là, il pourrait vivre comme il l'entendait, de la manière qu'il souhaitait. D'ailleurs, cela n'était-il pas le souhait de quiconque ? Tom continuait de ranger ses affaires dans la précipitation, priant pour que personne ne les ait remarquées. Entre temps, la jeune fille et l'homme, qui regardaient auparavant au loin la scène, s'étaient rapprochés. Visiblement, ces deux-là connaissaient bien la personne qui était venue au secours du garçon. Bien que focalisé sur sa malle, Tom avait entendu quelques bribes du monologue de l'homme aux côtés de la fillette.

- Cassiopée ? Qu'y-a-t-il ?

Cassiopée. Elle s'appelait Cassiopée. Un joli prénom, se disait-il. Tom fouilla quelques instants dans sa mémoire. Ah, oui, voilà. Cassiopée était le nom d'un personnage de la mythologie grecque, l'épouse de Phoenix. En effet, le garçon pouvait parfois passer pour un délinquant, mais il n'en était rien. La preuve, depuis tout petit, il s'intéressait beaucoup à l'histoire, à la mythologie. C'était l'une des rares choses qui avait la faculté de l'attirer son attention. Néanmoins, la période de l'histoire qu'il favorisait le plus était le moyen-âge. Les châteaux, les chevaliers, les mêlées, les tournois, les rois...C'était d'ailleurs la principale raison de la découverte de son sport favori, l'escrime. Il en faisait depuis l'âge de six ans.

La dénommée Cassiopée, suite aux paroles de l'homme, désigna d'un geste du menton le panneau électrique. N'avait-elle point de langue ? Depuis les quelques minutes que le petit groupe se tenait là, Tom n'avait pas encore entendu une seule fois sa voix, ne serait-ce qu'un murmure.

- Je ne comprend pas, cette fois-ci.

La jeune fille s'avança un peu, puis se planta juste devant Tom, qui la dépassait de plusieurs centimètres. Elle pointait encore le panneau électrique, tout en ramassant un autre parchemin qui s'était échappé de la malle du jeune homme. Après quelques secondes du silence le plus total qui soit, sous l'oeil surprit du garçon, la fillette déclara :

L'Avion pour Londres part pour 10:10. Il y a eu un problème. Nous ne sommes pas en retard. Tu vas en mettre partout, fais attention. Sur ces mots, Cassiopée sortit un mouchoir de sa poche et tendit celui-ci au garçon qui l'accepta en la remerciant.

- Mais on va être en retard si on ne part par tout de suite. C'est par là. Il pointa du doigt le couloir gauche où se trouvait, en son fond, un escalier. Après il suffit d'aller tout droit. Tu vas t'en sortir ou tu préfères nous accompagner ?

Tom referma finalement sa malle, l'empoigna d'une main ferme, s'épousseta en découvrant l'état minable de son tee-shirt, puis répondit :

- C'est gentil, mais je vais vous suivre de loin. Vous avez déjà été bien gentil de venir m'aider, je ne vais pas non plus venir polluer votre espace. Je vous laisse en famille dit-il en adressant un hochement de tête reconnaissant à chacun.

La petite famille commença à s'éloigner, donnant tout de même à Tom la possibilité de les suivre. Le garçon ayant l'habitude de se débrouiller seul avait bien entendu refuser de les déranger, il n'aurait pas été très poli de s'immiscer ainsi. Le garçon prit encore quelques instants pour vérifier s'il avait bien tout ce qu'il lui fallait. Soudain, il sentit comme un regard posé sur lui. Il releva brusquement la tête, puis s'aperçut avec étonnement que Cassiopée l'avait fixé un instant avant de rejoindre ses géniteurs. Sur sa marche, elle se retourna une seconde fois, observant Tom d'un oeil curieux, attentif. Lui déplaisait-il pour qu'elle le regarde ainsi ? Ou bien, au contraire, l'appréciait-elle ? Cela, il ne le saurait pas avant de lui avoir parlé, mais il se doutait bien qu'il s'agissait de l'une des deux options. De quelle maison pouvait-elle bien être issue ? Serdaigle, peut-être ? Ou bien Serpentard ? En tout cas, il était quasi certain de ne jamais l'avoir vue avec une robe portant le blason du lion. Non, elle n'appartenait sûrement pas à Gryffondor, il l'aurait remarquée plus tôt.

A présent, Tom devait reprendre sa route. Les trois silhouettes encore distinctes se trouvant encore assez près, le garçon décida finalement de les suivre, mais toujours de loin. Lorsqu'il passait devant les gens, Tom ne passait pas inaperçu, ce qui lui déplaisait fortement. Il arriva même à plusieurs reprise qu'on le montre du doigt. Ce que les moldus pouvaient être moqueurs et facilement outrés, parfois...Il descendit les escaliers avec un peu de difficulté compte tenu de sa valise, puis longea le grand couloir. Au bout de quelques minutes, il parvint enfin à destination.


~°~



L'avion était bondé. Tom, lui, était bien plutôt bien installé. Avant de délaisser sa malle, il avait pris avec lui quelques paquets de friandises, notamment des fondants du chaudrons, des chocogrenouilles, ou encore des dragées surprises de Bertie Crochue. Pour le moment, personne n'était installé à ses côtés, et l'avion n'avait pas encore décollé. Ce n'était pas la première fois qu'il utilisait ce moyen de transport pour se déplacer, néanmoins l'angoisse était tout de même présente au creux de estomac qui se contractait douloureusement. Pour lutter contre le stress, il mit de ce fait deux petits écouteurs qu'il enfonça chacun leur tour dans ses oreilles, lui-même connecté à son téléphone, un objet très populaire dans le monde moldu. Il appuya sur un bouton qui fit se déclencher la musique, tout en engloutissant plusieurs sucreries : Il se sentait mieux.

Tom Taylor
Pemière année RP.
Il n'y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat.

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Ses jambes tremblaient alors que Samuel la soulevait du sol pour la faire monter dans l'avion. Le nez dans son cou, elle lutait contre la nausée qui montait dans sa gorge. L'avion allait décoller et ils n'étaient pas encore à l’intérieur. Un sanglot traversa sa gorge et ses lèvres mais pourtant, aucune larme ne fit son chemin sur ta joue. On les pressa de monter et dès que cela fut fait, les moteurs tournèrent alors qu'ils étaient juste assis. Par précaution, Loïk vérifia sous les sièges s'il y avait tout le nécessaires en cas d'incident. Sous le siège de Cassiopée, il n'y avait rien et celle-ci était tellement paniquée qu'elle ne se rendait compte de rien. Une hôtesse leur offrit de faire changer de place l'enfant qui se cachait toujours dans la chaleur des bras de Samuel et celui-ci se leva pour y emmener la petite forme dans ses bras. Il enjamba un enfant et assit Cassiopée juste à côté alors que celle-ci se débattait furieusement, s'accrochant à son cou et entoura la taille de l'autre de ses petites jambes. Elle renifla encore alors que Samuel lui enlevait les doigts de ses épaules. Il s'agenouilla à sa hauteur et la prit dans ses bras. Abandonner sa petite fille dans uns de ses pires cauchemars lui brisait le cœur mais il était obligé, par soucis de sécurité. Sa pauvre petite fille panique à l'idée d'entrer dans un véhicule où elle ne contrôlait rien. Encore, dans la voiture, elle s'y faisait assez facilement, elle avait confiance en Loïk qui conduisait. Mais dans un avion ou un train, rien ne disait que le conducteur n'était pas un malveillant monsieur qui ne voulait qu'une chose, et c'était de les faire tous s'écraser. Pire encore, personne n'était  à l’abri d'un terroriste parmi les voyageurs. Rajoutons à cela le vide phénoménal sous l'avion et les turbulences qui risquaient de le faire tanguer. L'avion était peu-être le mode de transport le plus sûr, mais s'était aussi le plus affreux.

«  -Samuel, Samuel ! Elle lui prit la main alors qu'il passait une jambe par dessus celles du passagers à côté d'eux. Il avait des écouteurs, mais portant il était sûr de l'avoir déjà vu. J'suis pas un oiseau. Je vole pas. Si je sautais, je m'écraserais. Je suis pas un oiseau ! 

-Cassiopée, écoutes moi bien. Il ne t'arrivera rien, nous sommes seulement à deux rangées, si on te met la, c'est pour ton bien. C'est sur ces mots qu'il se dégagea en laissant la petite Serpentard seule contre le hublot. Foutaises. C'est pas vrai, elle en est sûre. Son cœur s’emballa à l'idée qu'ils la tiennent à l'écart d'eux. Pas encore, elle voulait pas se faire oublier encore une fois.

Elle se recroquevilla sur son siège, ramenant ses genoux contre elle en serrant sa main entre ses dents pour ne pas hurler ou sangloter. Elle ne devait pas être faible. Personne n'appréciait les faibles, et elle ne voulait pas que Samuel ou Loïk ne la laissent comme ses anciens parents parce qu'elle n'arrivait pas à être forte. L'avion décolla dans un vacarme alors qu'elle s'agrippait au siège à s'en faire blanchir les jointures. Les lèvres pincées en une ligne blanche, elle lutait contre la nausée qui s’immisçait en elle. Elle était à côté du hublot, de plus. Affreux. Dégueulasse. Le vide la terrifiait. Sortez-la de là. Pitié, qu'elle aille à Londres en bateau, en voiture ou à pieds, juste, pas en avion. Ils ne sont pas des oiseaux. Les hommes ne volent pas ! Ils s'écrasent, comme des mouches. Et les mouches, elle, elle les explose sur le sol du salon, sous sa chaussure. Son souffle erratique passa ses lèvres et elle sentit la crise d'angoisse pointer son nez. Merde, merde, merde. Elle veut pas crever dans un avion !

J'aime les endives
En baisse de présence jusqu'à début Septembre

 Cork Airport  Dans les airs  Pv.Cassiopée.M 

Ses lèvres frémissaient, sa tête bougeait frénétiquement au rythme de la musique. Il ne pensait plus à rien. La musique avait l'incroyable vertu de lui vider la tête de ses problèmes habituels, de ses diverses interrogations qui menaçaient de l'envahir à chaque instant. Il faisait plutôt frais, à cette heure-ci, encore plus avec cette climatisation qu'il ne supportait pas. Puis, compte tenu de l'état de son tee-shirt, le garçon enfila une sweat-shirt rouge à capuche, décoiffant ses cheveux châtains davantage qu'ils ne puissent déjà l'être. L'avion n'ayant pas encore décollé, n'innombrable enfants et adultes défilaient encore à travers les étroits couloirs. Ce fut le cas d'une jeune fille qu'il était certain d'avoir déjà vue, quelques minutes auparavant : Cassiopée. Tom avait complètement oublié qu'elle prenait le même vol que lui. Lorsque celle-ci arriva, le jeune homme ne leva pas immédiatement les yeux de son téléphone. L'un de ses parents vint la déposer juste à côté de Tom, mais la fillette semblait refuser catégoriquement de le lâcher d'un pouce.

«  -Samuel, Samuel ! J'suis pas un oiseau. Je vole pas. Si je sautais, je m'écraserais. Je suis pas un oiseau !

- Cassiopée, écoute moi bien. Il ne t'arrivera rien, nous sommes seulement à deux rangées, si on te met là, c'est pour ton bien.

Sur ses mots, le dénommé Samuel l'abandonna à côté du garçon. Le terme "abandonner" est d'ailleurs quelque peu exagéré compte tenu de la situation. Tom pouvait bien comprendre qu'elle ait peur de l'avion, mais il ne fallait tout de même pas en faire des tonnes : Le destin était le destin. A ce moment-là, il se dit que n'était pas exactement la bonne réplique à lui sortir pour la réconforter. Bien sûr qu'il n'arriverait rien, ils étaient entre de bonnes mains. Le jeune Taylor se risqua à jeter un coup d'oeil dans sa direction. Cassiopée était toute recroquevillée dans son coin, tout contre le hublot où la vue serait par la suite spectaculaire, ses deux jambes ramenées contre elle, ses mains agrippées au siège. Il sembla au garçon que la fillette retenait quelques sanglots qui lui restaient en travers de la gorge. Pour le coup, le lionceau ne sut que dire pour faire s'évanouir l'angoisse qui grandissait en elle, telle une vague menaçant de la submerger. De ce fait, il enleva lentement ses deux écouteurs qu'il plaça derrière ses oreilles, puis s'adressa directement à elle en lui tendant le paquet de chocogrenouille avec lequel il s'empiffrait :

- Salut, heu..t'en veux ? L'avion, ça a pas l'air d'être ton truc... Prends-en, crois-moi, le chocolat c'est la solution à tout !Sur ces mots, le rouge et or afficha un large sourire jovial

Tom n'avait jamais su parler aux filles. Encore moins aux filles qui étaient angoissées d'ailleurs. En tout cas, le garçon espérait que les chocogrenouilles la réconforteraient.

Tom Taylor
Pemière année RP.
Il n'y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat.