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 Bristol, Angleterre   Privé  Rencontre impromptue

2 Août 2042

Il faisait une chaleur accablante. Cassie était sortie nager dans l'Avon, la rivière qui passait à côté de chez elle, et revenait joyeusement. Il était cinq heures de l'après-midi et sa sœur avait dû arriver. Habillée d'un short en jean, d'un t-shirt trop grand et chaussée de tongs, elle avait détaché ses cheveux pour les faire sécher plus vite. Elle avait déposé la serviette qu'elle avait amené en prévision sur son épaule droite. Sifflotant gaiement, elle avançait plutôt vite ; elle n'aimait pas marcher lentement, elle avait l'impression de perdre son temps. Après quelques minutes de marches, elle se trouvait déjà devant sa jolie maison bleue pâle. Le quartier était très coloré, et la jeune fille ne s'en était jamais plainte. Elle adorait cet amas de couleurs pastels qui l'avait inspiré de si nombreuses fois. Arrivée devant la porte, elle appuya sur la poignée. Sans succès. Elle retenta. Peut-être y était-elle allée trop faiblement ; la porte pouvait parfois être capricieuse. Voyant que ça ne marchait toujours pas, la jeune fille laissa sa tête tomber sur la porte. Ses parents avaient dû partir à l'aéroport pour récupérer Eloeen. Elle soupira. Elle ne savait dans combien de temps ils rentreraient, et elle n'avait pas les clés. Impossible d'aller sonner chez Liselotte, elle était en vacances. Quant à Magnus, il habitait en dehors de la ville. Ça ne valait pas le coup. Elle se prit le visage entre les mains et laissa un grognement s'échapper d'elle. Et bien évidemment, il fallait que son frère soit à Londres ! Pas le choix. Cassie fit le tour de la maison, escalada les fourrés et atterrit dans le jardin. Il n'y avait pas non plus grand chose à faire pour attendre, mais au moins, elle était désormais à l'ombre. Et protéger. Si quelqu'un l'apercevait, seule, sur le pas de la porte, ça pouvait vite mal tourner...
La jeune fille s'assit sur l'herbe fraîchement coupée, puis s'allongea. Le jardinier avait dû passer pendant son absence. Elle se mit à observer les nuages. C'était une activité qu'elle pouvait pratiquer pendant des heures, si elle en avait envie. Mais là, tout de suite, maintenant, Cassie n'avait qu'une envie ; lire le nouveau livre que son père lui avait ramené... Livre qui, bien évidemment, se trouvait dans sa chambre. Inaccessible donc. Elle se releva soudainement, incapable de rester là, sans rien faire. Elle se mit à tourner en rond dans le jardin. Elle cherchait désespéramment à s'occuper l'esprit. Une activité, s'il vous plaît, n'importe quoi, priait-elle. Elle se prit même à observer une coccinelle qui se baladait sur une fleur, là, dans le fond du jardin. Roulée en boule sur les genoux, le visage planté dans le sol, elle louchait presque. Elle poussa un long et profond soupir et se releva. Soudain, le buisson juste devant elle se mit à bouger. Elle sursauta, jusqu'à en tomber sur les fesses. Une petite boule couleur crème sortit, quelques secondes plus tard.

"Puf ! S'écria-t-elle."

Puf, c'était le Boursouf de sa sœur. Elle se pencha et le récupéra dans ses mains. Une minute... Si Puf était là... Sa sœur devait déjà être là ! Où donc pouvaient alors se trouver Eloeen et leurs parents ? Sans avoir le temps de se poser plus de questions, autre chose sortit à son tour du buisson. Cassie releva la tête rapidement. Qu'est-ce que- Un humain ! La jeune fille cacha alors ses mains dans son dos. Mais il était trop tard, elle le voyait bien. Le jeune garçon qui venait de s'immiscer dans son jardin avait vu la petite boule de poils.

"T'es qui ? Demanda Cassie, mi-agressive, mi-paniquée. Et tu fais quoi chez moi ? T'as pas le droit d'être ici !"

Elle essayait vainement de détourner la conversation de la créature qui se tenait toujours caché dans ses mains. Allait-elle vraiment y arriver ?
Dernière modification par Cassie Murphy le 27 juillet 2018, 16 h 36, modifié 2 fois.

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 Bristol, Angleterre   Privé  Rencontre impromptue

Erwan marchait sur les bords de l'Avon. En ce début août, le soleil tapait fort sur la peau du jeune garçon habituellement si frileux à s'exposer aux UV. Il avait fuit le domicile parental pour mettre fin à une énième dispute concernant son entrée à Poudlard. Ça en devenait lassant ; ses bagages étaient déjà presque prêtes, ils avaient envoyé un hibou pour confirmer sa présence à la rentrée mais rien n'y faisait. Le sujet revenait irrémédiablement sur la table.
Malgré son jeune âge, Erwan avait l'habitude de se promener seul sur le bord de l'Avon. C'était de ces promenades qui lui permettaient de converser avec lui-même, de tergiverser sur un problème pendant de longues minutes, mais ce n'était pas le cas aujourd'hui. Il n'avait pas envie de se laisser aller à l'introspection ; aujourd'hui, il prenait plaisir à observer les gens, en vacances ou non, qui se détendaient au bord de l'eau ou même dans l'eau pour les plus téméraires. Après une petite demi-heure de marche, accablé par la chaleur que même le court d'eau d'habitude si frais n'arrivait à dissiper, Erwan se posa au pied d'un arbre. Bien installé, à l'ombre du feuillage, il prit à nouveau le temps d'observer la vie alentours. Toutes ces personnes qui ne se doutait pas de la magie qui les entourait, Erwan lui-même s'était baladé ici, amusé, sans connaître l'existence des sorciers. Et voilà qu'il allait rentrer à Poudlard, la préstigieuse école britannique de magie (en tout cas c'était ce que disait les manuels d'histoire qu'il avait acheté sur le chemin de Traverse). Il ne savait pas à quoi s'attendre. Cela l'angoissait un petit peu. Depuis la journée qu'il avait passé à Londres avec ses parents pour faire ses achats pour la rentrée, Erwan n'avait plus été en contact avec le monde de la magie. Le jeune garçon s'extirpa de sa rêverie lorsqu'une jeune fille déposa, non loin de lui, une serviette sur l'herbe puis prit la direction de la rivière. Elle y sauta gracieusement comme si c'était une piscine chauffée. Erwan se laissa, encore une fois, aller à l'observation autour de lui. Une famille jouait aux cartes assis dans l'herbe à côté d'un panier qui avait du contenir un pic-nic, deux vieilles femmes dicutait sur un banc, couvertes de la tête aux pieds pour se protéger du soleil et un couple se bécotait dans l'herbe à l'ombre d'un autre arbre. La jeune fille blonde qui avait déposé sa serviette à quelques mètres d'Erwan nageait toujours. Lorsqu'elle sortit de l'eau, le jeune garçon s'était addosé à l'arbre pour ne pas être trop visible, il comptait lire discrètement le manuel qu'il avait emporté et ne souhaitait pas vraiment être surpris à lire Le livre des sorts... Il ne put, cependant, s'empêcher de regarder la jeune blonde remettre ses vêtements et s'éloigner de la rive. Alors qu'il allait replonger ses yeux dans le livre, il aperçut une boule de poil sortir d'un buisson et suivre la jeune fille. Il avait détourné sa tête et posa son regard vide sur son livre avant de réaliser que ce qu'il avait vu n'avait rien de normal ! Lorsqu'il se retourna pour regarder plus attentivement, la jeune fille n'était plus là. Mais la boule de poil, oui ! Elle tournait dans une ruelle. Sans attendre, sans savoir pourquoi, Erwan attrapa son sac à dos, y enfourna son livre et prit la direction de la ruelle. Une fois arrivé, il aperçut de nouveau le dos de la jeune fille blonde et la boule poil qui la suivait de loin. La "créature" émettait une sorte de bourdonnement qui aurait du alerter la jeune fille et ainsi révéler la présence d'Erwan mais elle marchait d'un pas décidé. Le jeune garçon ne savait pas ce qui l'intriguait le plus ; était-ce la boule de poil qui ne ressemblait à rien de ce qu'il avait déjà vu et qui produisait un son des plus étranges ou le fait que boule de poil en question avait l'air de suivre cette jeune fille. Au bout de quelques minutes la boule de poil pris une autre direction que celle de la jeune fille, que fallait-il faire ? Erwan ne saurait quoi dire à la jeune fille, il tourna à gauche scrutant le moindre signe de la boule de poil alors que celle qu'il laissait à droite s'arrêtait devant une maison d'un bleu pâle. Le temps de prendre une décision avait suffit à l'étrange animal pour disparaître de la vue d'Erwan. Après cinq minutes de recherches, alors qu'il allait abandonner et rebrousser chemin, il entendit le reconnaissable bourdonnement dans un buisson. Il s'y engouffra dans l'espoir de tomber nez à nez avec la bête pour l'observer de plus près mais sa jambe s'accrocha à une branche. Dans l'élan qu'il lui fallut pour s'extirper de cette situation, il trébucha et atterrit dans un jardin. La jeune fille blonde était là, le scrutant de bas en haut, choquée par cette théâtrale entrée.

- T'es qui ? Et tu fais quoi chez moi ? T'as pas le droit d'être ici !


Elle tenait ses mains dans son dos, comme pour cacher quelque chose aux yeux d'Erwan. Cependant Erwan était trop gêné et honteux pour y faire attention. Trébucher ainsi, devant la jeune fille qu'il avait vu au bord de l'Avon... Si jamais elle l'avait vu là-bas qu'allait-elle penser ? Et comment lui expliquer sa présence sans preuves de ce qu'il avait vu ? Une boule de poil beige qui bourdonne, pour sûr elle le trouverait fou ! Il essaya de retrouver un peu son calme pour lui répondre :

- Désolé. Pardon. Je voulais pas... Je pensais pas attérir dans un jardin. Je suivais... quelque chose qui est entré là puis je suis tombé. Je voulais pas te faire peur . J'habite pas loin, je vais y retourner. J'aurais juré pourtant qu'il était là...

Erwan regardait désespérément autour de lui pour essayer de trouver trace de l'animal, pour pouvoir le montrer à la jeune fille qui avait l'air d'avoir son âge et prouver qu'il était pas fou ou un voleur. Puis il l'entendit. Ce même bourdonnement. Il venait de la jeune fille en question !

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Cassie était paniquée. Sa mère, sa sœur et même son frère - qui n'était pas la personne la plus responsable du monde, ne nous mentons pas - lui avaient toujours dit qu'elle devait cacher le monde de la magie aux autres puis, lorsqu'il s'avéra qu'elle aussi possédait des pouvoirs, qu'elle devait cacher qui elle était aussi. Et voilà qu'un garçon déboulait à l'improviste dans son jardin tandis qu'elle tenait une petite créature totalement non-moldue dans les mains. Elle était dans un beau pétrin ! Et comment s'en sortir ? C'était la question qui revenait l'assaillir, encore et encore. Elle s'était sentie rougir d'un coup. Ce n'était, pourtant, pas sa timidité maladive naturelle cette fois-ci. Mais bien la peur de faire découvrir le monde magique à un Moldu. Elle avait fait mine de s'énerver, dirigée en fait par une angoisse qui lui prenait aux tripes. Elle serra les dents. Le garçon en face d'elle devait avoir à peu près son âge. Il faisait une bonne dizaine de centimètres de plus qu'elle, avait des yeux verts et des cheveux noirs. Après ce coup d’œil rapide, Cassie revint à sa pensée principale ; détourner l'attention. Elle n'en eut cependant pas le temps ; il lui répondit :

"Désolé. Pardon. Je voulais pas... Je pensais pas atterrir dans un jardin. Je suivais... quelque chose qui est entré là puis je suis tombé. Je voulais pas te faire peur. J'habite pas loin, je vais y retourner. J'aurais juré pourtant qu'il était là..."

Il l'avait vu alors... C'était la fin des haricots ! Et qu'allait dire sa mère ? Serait-elle fâchée contre elle, ou simplement déçue ? Le cerveau de Cassie fonctionnait à toute allure. Qu'est-ce qu'elle pouvait lui répondre ? Réfléchis bon sang ! Une idée traversa alors sa tête. Toujours aussi agressive, et reprenant un peu confiance en elle, elle lança ;

"T'as rien à fiche ici, c'est une propriété privée ! Attends que j'appelle ma maman !"

Elle espérait sincèrement lui faire peur. Elle avait un peu pitié pour lui, mais elle devait agir comme cela. Pour protéger son monde. Croisant mentalement les doigts pour que son plan fonctionne, elle tenta de coincer Puf dans son dos, entre son short et son t-shirt, pour se débarrasser les mains. L'animal semblait ronronner comme un chat. Cassie pria pour que le garçon ne l'entende pas et ramena ses bras devant elle. Pointant le torse du garçon du doigt, elle continua ;

"Allez, va-t-en ou je l'appelle. Et crois-moi, tu auras des ennuis. Elle va appeler la police, tu sais ?"

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Pas de bestiole en vue et la jeune fille commençait à s'énerver. La situation tournait au vinaigre pour Erwan. Ses émotions tourbillonnaient dans sa tête, son corps se raidit. Il savait par expérience que rien de bon ne sortait de lui quand ce genre d'émotions le submergeaient. Il fallait qu'il se contrôle ! Il n'était plus le jeune garçon de huit ans à qui on avait jamais parlé de la magie. Il avait onze ans maintenant et devait apprendre à contrôler ses pouvoirs. Son jeune âge avait du, jusqu'à présent, le protéger des sanctions du ministère de la magie mais ce serait une toute histoire si à moins d'un mois de sa rentrée à Poudlard, Erwan provoquait un acte magique devant une moldue.

Perdu dans ses pensées, il n'entendit que le mot police sortir de la bouche de la jeune fille qui paraissait paniquée. C'était allé trop loin. Il fallait qu'il s'en aille, tant pis pour l'étrange boule de poil, ça ne valait pas de se retrouver confronté à la police. Même le bruit qu'il avait entendu qui provenait de la jeune fille ne parvint pas à le dissuader de partir.

- Désolé, vraiment ! Je m'en vais. Pas la peine d'appeler ta mère ou la police ! J'ai cru voir quelque chose mais manifestement je me suis trompé... Allez salut ! Désolé de t'avoir fais peur.

Il entreprit de passer à nouveau par le buisson dans lequel il avait trébuché et s'extirpa, tout aussi difficilement qui y était entré, du jardin de la jeune blonde. Sur le chemin qui le ramenait chez lui, Erwan tenta de remettre en ordre tout ce qu'il avait vu. Cette boule de poil ne ressemblait à rien de ce qu'il avait pu voir dans le passé... Appartenait-elle au monde de la magie ? Il ne manquerait pas, dès son retour chez lui, de vérifier dans Vie et habitat des animaux fantastiques de Norbert Dragonneau si quelque chose pouvait correspondre à ce qu'il avait vu. Pour autant il se dit que ce qu'il venait de vivre, sa presque perte de contrôle, lui servirait de leçon à l'avenir. Garder le secret du monde de sorcellerie était primordial et il devrait se montrer plus prudent dans le futur. Il arriva au 55 Barton road encore chamboulé des évènements, bien décidé à ne pas raconter son histoire à ses parents. Il fonça dans sa chambre se plonger dans son manuel, peut-être celui-ci l'aiderait à comprendre ce dont il avait été témoin... Erwan se demandait tout de même pourquoi la créature suivait cette jeune fille ?

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Cassie tremblait tant elle avait peur. Elle voulait que le garçon s'en aille, et vite ! Son idée de le menacer était la seule chose qui lui était venu. Et s'il s'en fichait ? S'il insistait ? Il verrait alors qu'elle était seule et qu'elle n'avait aucun moyen de pression ! Ses poings se serraient. Elle espérait qu'il prendrait cela pour de la colère, et non de l'angoisse.

"Désolé, vraiment ! Je m'en vais. Pas la peine d'appeler ta mère ou la police ! J'ai cru voir quelque chose mais manifestement je me suis trompé... Allez salut ! Désolé de t'avoir fais peur."

Cassie se retint de soupirer de triomphe. Elle avait réussi ! Elle l'avait dissuader, et il s'en allait ! D'ailleurs, au lieu de repartir comme toute personne normale par le portail, il passa par l'endroit même où il était arrivé ; par le buisson. Il semblait avoir beaucoup de mal, et la jeune fille aurait pu trouver la situation hilarante si elle n'était pas passée par autant d'émotions en moins de cinq minutes. Car l'échange n'avait pas duré plus longtemps. Mais dieu que ça avait été cinq minutes intenses !
Lorsqu'elle ne vit plus un orteil dépasser de la haie, la jeune fille se laissa aller. Elle récupéra Puf et lui jeta un regard mi-accusateur, mi-ravi. Elle s'autorisa alors à glisser dans l'herbe. Le Boursouf toujours dans les mains, elle se laissa tomber à la renverse lorsqu'elle fut assise. Les yeux éteints, elle se contenta de regarder les nuages défiler pendant de longues minutes. Son t-shirt s'était un peu relevé et elle avait posé sa main sur son ventre nu. Puf était venu se nicher sur le sol, entre son cou et son autre bras, qui était posé sur son front. Ça avait été une sacrée journée ! Soudain, elle entendit des voix dans la cuisine. Elle se releva rapidement, récupéra la boule de poils et courut voir sa famille. Tout en se promettant de ne rien leur dire de ce qu'il venait de se passer. 
FIN DU RP

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