Ailleurs…

Inscription
Connexion

 Angleterre   RPG++  Edward Major, Sorcier  Solo 

Image

Edward Major, Sorcier.

Pour ce RPG, je serai Edward, et non Tara

Premier janvier 2041. Aujourd'hui, tout mon monde s'écroule. Je viens de recevoir un appel, pas de mes parents, eux qui venaient me voir pour la nouvelle année. Un appel de la police, ils disaient que mes parents avaient eu un grave accident de voiture, mon père, qui était au volant, a perdu le contrôle de l'automobile. Ils ont foncés dans un poteau d'électricité. Ma mère est retrouvée dans un coma profond, mon père.. Ils n'ont pas eu assez de temps pour le sauver. J'entend ces mots, je m'effondre. Impossible, c'est totalement impossible que mon père, celui qui était mon héros, le plus fort de tous les hommes, celui qui m'a porté dans ses bras, qui m'a appris à voler sur un balais dès mon tout jeune âge, mon père, avait eu un accident mortel. Non, je n'y croyais pas. Je ne voulais pas y croire. Pour m'assurer moi-même de cette information, je me rendis à la morgue et demanda à le voir. Malheureusement, il était là, allongé devant moi, la peau bleue, l'étiquette portant son nom à son pied et il serait bientôt caché par un sac en plastique. Pourquoi, pourquoi lui? Pourquoi ce n'était pas moi qui était allé les voir? Rien de tout cela ne serait arrivé, au pire, c'est moi qui serait décédé dans cette histoire! Je suis maintenant seul, parce que je ne sais pas combien de temps ma mère resteras dans le coma, en sortira-t'elle un jour? «Sois positif, jeune homme, elle reviendra.», ouais, facile à dire pour toi qui a toujours tes deux parents et une raison de vivre. Je voudrais bien être positif, mais comment l'être? Tu crois toi, que c'est facile d'afficher un beau sourire quand tes deux parents sont sur le point de disparaître? Je me dis qu'aller chez mes proches ne me ferait pas de mal, alors je suis allé voir Tara et ses parents. L'air triste, je cognais à leur porte. Ma charmante cousine m'ouvrit:
-Ça alors, tu n'as pas ton beau sourire de beau gosse, comment se fait-il?
Je lui fit un sourire triste. J'allais m'asseoir sur le sofa. Je sentais son regard interrogateur posé sur moi, je n'osais pas me retourner, je ne voulais pas me mettre à pleurer devant ma cousine de 11 ans. Ses parents sont venus s'asseoir à mes côtés,
-Nous savons ce qui s'est passé, nous en sommes désolés.. Si tu veux, reste avec nous quelques jours, ça va peut-être te changer les idées.
-Merci Caroline mais ça va aller. Je vais retourner chez moi demain soir, si ça ne vous dérange pas que je dorme ici cette nuit, bien entendu?
-Ça ne nous dérange aucunement, tu es le bienvenu.
Tara intervint alors dans la discussion:
-Maman, papa, Edward, qu'est-ce qui s'est passé?
Inquiète, elle nous regardait tous, un par un, avec un air triste. Je n'avais pas bien caché mon jeu. La jeune fillette de 11 ans avait compris, dès mon arrivée, que quelque chose n'allait pas. Son parrain était décédé et sa marraine était plongée dans un coma d'une durée indéterminée et elle ne le savait pas. Quelqu'un devait le lui dire, alors, refoulant mes larmes, je racontais que mon père était mort dans un accident de voiture, dont il avait perdu le contrôle, et puisque ma mère était à bord, elle ne mourra pas, mais plongea dans un profond coma. À ces mots, ma jeune cousine vint à côté de moi et me fit un câlin très réconfortant. Je sentait ses larmes couler sur ma poitrines. Elle se décolla et me dit:
-Je suis vraiment, vraiment désolée, Edward. Je ne savais pas. Maman a raison, tu devrais rester ici quelques jours, le temps d'aller mieux.
-Merci Tara, c'est très gentil de ta part, mais je vais retourner chez moi demain, je ne voudrais pas déranger vos plans familiaux.
J'étais étonné de la maturité de ma cousine, non seulement elle n'avait pas beaucoup pleuré, elle qui les voyait si souvent, mais elle m'avait réconforter à la place de chercher à être rassurée auprès de ses parents. Le soir venu, Tara, ses parents et moi-même allions se coucher à l'étage. Je dormais dans la chambre d'amis, éloignée de celles de la famille, ce qui me convenait parfaitement. Je m'endormis paisiblement, rêvant d'un nouvel an avec mes parents.


La suite sera écrite très bientôt.

Il vaut mieux être avec le diable que tu connais qu'avec l'ange que tu ne connais pas.

 Angleterre   RPG++  Edward Major, Sorcier  Solo 

...

À mon réveil, toute la famille était levée. Ils avaient déjà préparé le petit-déjeuner. C'est vrai que je m'étais réveillé plutôt tard, 10:45! Ils devaient se dire que j'avais passé une grosse journée. J'arrivais dans la salle à manger, Caroline m'accueilli:
-Bon matin Edward! As-tu bien dormi?
Semi-réveillé, je lui répondis avec une voix de zombie:
-Bon matin Caroline, oui j'ai bien dormi, merci.
Suite à un geste venant de la mère de ma cousine, je m'installa à table, où elle me servit une assiette bien remplie. Il y avait des oeufs, du bacon, des toast, des fruits et des petites patates, comme elle seule savait les faire. J'avais mangé tout ce qu'il y avait à l'intérieur du plat, je le regrettais ensuite. J'ai eu tellement mal au ventre que je ne pouvais rien manger le midi. Je reparti, le ventre plein maisle coeur vide, de chez eux. Accompagné du dernier câlin que m'avait fait ma cousine, j'étais en route pour la maison. Je ne devais arriver dans 3 heures seulement, heureusement que j'avais bien dormi, sinon, j'aurais, moi aussi, eu un accident de voiture. Je retournais chez moi pour dormir, ensuite, je repartit pour l'hôpital où se trouvait ma mère.Elle était allongée sur un lit tout simple, presque seulement un sac de couchage. Il y avait des fils branchés partout sur son corps mort, elle ne respirait que grâce aux machines qui l'entouraient. Elle était blessée, bandages aux bras, à la tête, au jambes. Commotion cérébrale, probablement. Ma pauvre mère. Était-elle consciente de tout ce qui se passait, de ma visite à son chevet, de son inconscience? Savait-elle que dans l'accident, papa était décédé? Allait-elle sortir de ce coma insupportable un jour, ou allait-elle y rester? Plongé dans toutes ces questions, je donnais un baiser sur la main fébrile de ma mère et je repartit, les larmes aux yeux. Au volant, je ne cessais de penser à eux. Je ne voulais pas que ma mère se retrouve dans un sac de plastique, comme mon père. D'ailleurs, je devrai penser à organiser ses funérailles si ma mère ne se réveille pas. 19:55. J'étais arrivé chez moi, dans ma douche, je ne trouvais aucun moyen de me changer les idées. Que pourrais-je faire pour aider ma mère? Est-il possible de la sauver? Je n'en pouvait plus de toutes ces questions. J'allais me coucher en rêvant encore d'une vie avec mes parents.
...

Cinq mois plus tard, je me rendis à l'hôpital pour voir ma mère. Toujours allongée, la peau pâle et encore pleins de fils branchés sur son corps, elle n'était toujours pas réveillée. Le médecin responsable d'elle me fit comprendre qu'après une période si longue, le pourcentage de chances qu'elle se réveille était très faible, je devais donc choisir de la tenir consciente ou de la laisser mourir. Je ne le voulais pas, mais au fond de moi, je savais qu'elle ne me reviendra pas. Elle ira trouver mon père. Ces pensées me brisèrent le coeur, je me mis à pleurer, à l'hôpital. Je n'avais pas vraiment le choix, je devais la laisser partir. Le docteur me donna les papiers et je signa. Quelques larmes mouillèrent la feuille. L'équipe médicale entra dans la chambre où ma mère était placée. Il débranchèrent le fil qui la maintenait en vie. Le rythme de son coeur qui battait n'était maintenant qu'un long et interminable silence qui me rendait souffrant. Pourquoi l'avais-je quittée? Elle, ma mère, ma tuteure, ma génitrice, mon héroïne, celle qui m'a fait, celle qui me consolait quand je n'allais pas, celle qui ne me jugeait jamais, celle qui a fait de moi ce que je suis. Pourquoi fallait-il qu'elle parte? Je m'en voulais, je m'en voulais de ne pas être allé chez eux, de ne pas avoir pris la route à leur place, de ne pas être allé les voir plus souvent. Je m'en voulais tellement. Je devais également organiser les funérailles de mes deux parents, je me retrouvais désormais seul.

Il vaut mieux être avec le diable que tu connais qu'avec l'ange que tu ne connais pas.

 Angleterre   RPG++  Edward Major, Sorcier  Solo 

Funérailles

C'était aujourd'hui, le 31 juin 2041, la journée de funérailles de mes parents. Une date qui allait rester gravée dans ma mémoire à jamais. Je n'avais invité que la famille proche. Tara et ses parents y étaient.La jeune fille de 11 ans pleurait, en ne voulant pas le laisser paraître. Je devais me préparer à dire le discours que j'avais préparé pour aujourd'hui.
«Bonjour tout le monde. Nous sommes tous réunis ici, aujourd'hui pour souligner le départ de Martha et Christian Major. Il y a plusieurs mois déjà, mes parents ont eu un accident de voiture, mon père est mort à l'intérieur, quant à ma mère, elle fût plongée dans un coma profond, maintenue vivante par les machines de l'hôpital. Le lendemain de leur accident, je me rendis à la morgue pour voir mon père, il avait la peau violacée et pâle, l'étique portant son nom accrochée à son pieds. Le voir ainsi m'a causé un énorme chagrin, puisque je savais que désormais, il ne reviendrait jamais. J'entendis les reniflements des gens présents.Il y a environs une semaine, j'allais voir ma mère à l'hôpital. cinq mois après l'accident, le médecin me dit qu'après tout ce temps, il n'y avait qu'une faible chance pour qu'elle me revienne un jour. Je devais prendre la décision de la laisser mourrir ou de la maintenir de force dans un monde qui n'était plus le sien. Vous allez m'en vouloir, tous autant que vous êtes, mais j'ai dû prendre cette décision, ce choix qui allait marquer nos vies à tout jamais.Je signais les papiers, le regrettant l'instant d'après. Une larme s'échappa de mon oeil, Tout se passait maintenant au ralenti autours de moi, les docteurs entrèrent dans la chambre où ma mère était placée. Ils débranchèrent le petit fil qui la maintenait vivante. Le battement de son coeur autrefois si réconfortant, se transforma en un long et interminable silence. L'équipe médicale referma le sac en plastique et l'apportèrent à la morgue. Même pas un instant je n'avais pu lui dire que je l'aimais plus que tout, que je ne voulais pas qu'elle parte, pourquoi c'était à elle de partir?Je senti les regards de tous posés sur moi, je n'aimais pas qu'ils me voient pleurer, mais qui ne pleure pas à la mort de ses parents, des êtres si précieux sur cette terre maudite? Ces derniers très durs pour moi, et je me sens responsable de la mort de mes parents, des êtres que je chérissais jusqu'au plus profond de mon être. Ils ont eu cet accident parce qu'ils venaient me voir, me rendre visite, le premier janvier. Beau commencement de l'année.J'aurais dû aller les voir, moi, et non eux. Je serais peut-être mort, mais pas eux, pas maintenant. Mes parents, les êtres les plus importants dans ma vie, ceux qui étaient toujours présent quand j'avais besoin d'aide, ceux qui ne me laissaient jamais tomber, ceux qui me consolaient quand je n'allais pas bien, ceux qui me remontaient le moral quand je n'allais pas bien, sont morts dans un bête accident de voiture. Cette fois-ci, toutes les têtes de baissèrent et des larmes coulèrent de leurs yeux. La journée où c'est arrivé, j'étais confortablement assis dans mon salon, alors que je reçu l'appel des policiers. Mon père avait perdu le contrôle de son automobile. Il était décédé et ma mère avait peu de chances de s'en sortir. Je m'effondrais en larme à ces paroles. Le sentiment qui m'envahissait cette soirée là est toujours présent en moi et il le sera toujours, mais il est seulement enfoui, pour me permettre de passer au travers de cette étape particulièrement difficile dans ma vie.Je crois que je vous ai maintenant fait assez pleurer pour aujourd'hui, merci de m'avoir écouté et surtout merci énormément d'être venu ici. Je laissais quelques dernières larmes couler de mes yeux rouges et bouffis et je rejoignit Tara et ses parents. Elle me donna encore une fois un câlin réconfortant et ses parents me regardèrent et me dirent: «Bravo, tu as très bien parlé. Comme tes parents.». Ces mots me firent pleurer, encore. Ensuite, nous nous rendions au cimetière, où les corps de mes parents furent enterrés, côte-à-côte. Je rajoutais de la terre sur leur tombes et je repartit avec ma seule famille restante: Ma cousine de 11 ans et ses parents.
C'est ainsi que ma vie sans parents commença.

Il vaut mieux être avec le diable que tu connais qu'avec l'ange que tu ne connais pas.