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 RPG++   Claxton  Des bris de verre

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CHAPITRE 0 - LA ROSE EN EMOI

Mai 2039


Depuis plusieurs semaines déjà, l'atmosphère avait radicalement changé à Claxton House, demeure familiale des Downing depuis de nombreuses générations et située dans le comté du Norfolk en Angleterre. Fini l'aspect austère et froid des lieux de passages qui n'avaient pas été animés depuis plusieurs années, et bonjour la bonne humeur et la chaleur ambiante. Les elfes de maison rattachés au foyer n'avaient pas eu la moindre minute de libre ces deux dernières semaines et devaient, en plus de leurs habituelles tâches d'entretien du domaine et d'accompagnement des membres de la famille, s'occuper des préparations pour l'événement qui s'annonçait le 13 mai au soir. Des armoiries familiales accrochées bien en évidence sur les murs aux nappes brodées d'un D doré, en passant par les bouquets épineux de roses rouges, l'un des symboles de la famille, rien n'avait été laissé au hasard et tout rappelait aux occupants de la propriété qu'une importante réunion familiale allait bientôt se tenir dans ces lieux. Même la maîtresse de maison, Clarisse Downing, qui habituellement ne supervisait pas les préparatifs des différents événements organisés au sein du château et préférait laisser cette tâche de femme au foyer à sa belle-mère, avait décidé de mettre la main à la pâte pour que tout soit parfait.

Comment se faisait-il que Clarisse ait décidé de ne pas travailler plusieurs jours de suite dans sa boutique de confection de potions sur le Chemin de Traverse pour seulement se contenter de décorer la demeure familiale ? Après tout, depuis qu'elle avait épousé Graham Downing et emménagé chez lui avec ses deux parents, Clément et Marjory Downing quinze ans auparavant, elle ne s'était jamais préoccupée de la couleur qu'avaient les nappes pour les réceptions, ou bien si il fallait mettre des bouquets de tulipes ou de roses sur les tables du hall d'entrée. Préparer le foyer pour les grands événements avait été le travail de sa belle-mère depuis des décennies et elle ne voulait pour rien au monde mettre le nez dans ses affaires. Seulement cette fois-ci, l'occasion était suffisamment importante pour que la potionniste fasse une exception: il s'agissait des huit ans de son fils aîné Clément, nommé ainsi d'après le prénom de son grand-père paternel.

Pourtant, l'enfant avait déjà pu célébrer à sept reprises son anniversaire, alors pourquoi cette fois-ci se devait-elle être plus importante ? Pourquoi fallait-il remuer ciel et terre pour organiser un tel événement alors qu'un simple gâteau et des bougies auraient dû suffire ? Huit ans n'était un âge remarquable ni chez les sorciers ni chez les moldus. Cependant, le huitième anniversaire était une date clef dans la famille Downing. Plus que le chiffre de la perfection chez les chinois, le nombre 8 était aussi le symbole de l'infini et de l'éternel renouveau. Dans cette famille de sorciers, passer cet âge était presque devenu un rituel d'initiation dans le futur parcours magique de l'enfant. Le petit garçon étant le fils aîné du fils aîné du patriarche actuel de la famille, il serait un jour appelé à prendre leurs successions et diriger la famille d'une main de fer. Les membres de la famille allaient ainsi venir de toute part du globe, parfois même d'Extrême-Orient, pour assister à cette date si importante pour leur petite communauté et qui allait à jamais transformer le petit garçon. 

La pression était tellement grande pour les deux parents du jeune Clément qu'ils ne laissaient aucun répit à leur fils : il devait être prêt le jour de son huitième anniversaire. En quelques semaines à peine, il devait entre autre être capable d'énoncer par cœur les noms des différents patriarches qui avaient guidés la famille depuis ses débuts et de réciter sans la moindre hésitation la devise familiale. Mais le plus dur pour le garçon n'était pas de retenir toutes ses informations dont il ne comprenait pas encore le sens, c'était de devoir changer radicalement de comportement. On lui imposait d'abandonner l'insouciance que la jeunesse lui incombait pour devenir une personne plus sérieuse et moins enfantine, personne qui puisse être capable d'être accepté par les autres membres de la famille comme futur dirigeant. Fini les caprices d'enfants, les crises de colère qu'il piquait dès qu'il n'avait pas ce qu'il voulait ou dès qu'on le provoquait. Contre son gré, il devait dorénavant ne laisser transparaître aucune émotion et devenir aussi froid que le reste des adultes de la famille. Son enfance s'apprêtait à se terminer le jour de son huitième anniversaire.

Clément Downing # 2ème année RP
"Le succès ne s'explique pas, l'échec ne s'excuse pas." N. Bonaparte

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6 Mai 2039


Il ne restait plus qu'une semaine avant la date fatidique qui scellerait le destin du jeune enfant. Tout avait été planifié bien avant sa naissance et il ne pouvait que subir les choix que les adultes de sa famille désiraient lui imposer. Pourquoi avait-on besoin de remuer ciel et terre pour un simple huitième anniversaire ? Aucun membre de la famille n'était capable de lui expliquer les raisons de toute cette agitation, prétextant qu'il s'agissait d'une tradition familiale remontant à des générations avant lui, et que ce n'était pas parce qu'un enfant capricieux de sa trempe ne voulait pas le faire que tout devait s'arrêter là. Seul son grand-père le regardait d'un œil amusé lorsque l'enfant posait ses questions, mais Clément Downing était encore bien trop jeune et innocent pour pouvoir se douter de ce que son aïeul lui cachait.

Comme à l'accoutumée, sa nuit de sommeil avait été interrompue aux aurores par sa gouvernante Miss Williams, une vieille femme au dos droit et rigide arborant un chignon parfaitement tiré, femme qui avait éduqué les deux enfants de la famille tandis que les parents vaguaient à leurs occupations aux quatre coins du monde. Bien que ce n'étaient pas à l'origine parmi ses fonctions de gouvernante, elle avait pris part à l'éducation de Clément et de son plus jeune frère Andrew. Même si ne pas avoir elle-même d'enfants aurait pu lui faire reporter son attention maternelle sur les deux frères, il n'en était rien : Williams les avait dirigé à la baguette, c'était le cas de le dire, comme leurs parents faisaient lorsqu'ils étaient présents, ne laissant aucun moment de tranquillité aux garçons quand elle était dans les parages. En réveillant l'aîné des fils Downing après avoir violemment tiré les rideaux de sa chambre, la gouvernante lui apprit le retour de son père de son voyage d'affaires. En ni une ni deux, le garçon repoussa les épais draps de son lit, bondit sur ses pantoufles en forme de lapin rangées au bas du sommier et enfila rapidement une robe de chambre avant de sortir de sa chambre, laissant Miss Williams complètement pantoise.

Cela faisait deux mois qu'il n'avait pas vu son père. Deux mois où il avait dû apprendre des montagnes d'informations sur la famille et apprendre à devenir moins agité et plus droit sans pouvoir compter sur le soutien moral d'une autre personne étant également passée par ce que Clément était en train d'endurer. Bien-sûr, il y avait aussi son grand-père, mais leur importante différence d'âge et les paroles constamment énigmatiques de ce dernier n'aidaient pas le jeune garçon de huit ans à lui ouvrir son cœur.  Les craquements des marches en bois se firent entendre à pas régulier dans le hall d'entrée de la demeure tandis que le gamin descendait les escaliers à pas précipité. Après avoir agité sa tête de toute part pour voir si son père se trouvait dans le coin, il se dirigea en courant vers la porte de la salle à manger pour espérer y voir son géniteur.

Là, assis sur la chaise située au bout de la table en bois et lisant la dernière édition de la Gazette du Sorcier, se dressait un homme à la longue crinière grisonnante et au visage parcourus de nombreuses cicatrices saillantes. Ses yeux d'un bleu perçant se détachèrent doucement du journal qu'il se mit à replier sur lui-même et poser sur un coin de la table pour regarder l'enfant qui venait de faire irruption dans la pièce du repas. Le garçon se précipita avec les enjambées que sa petite taille d'enfant lui permettaient à l'autre bout de la salle jusqu'à être à moins de deux mètres de l'homme.

-  « Papa, vous m'avez tellement manqué, ça fait une éternité que je ne vous ai pas ... »

Même si Graham Downing n'avait pas vu son fils aîné depuis plus de deux mois, aucun sourire ne parcourut son visage fermé par une mâchoire carrée et une barbe qui ne semblait pas avoir été rasée depuis plusieurs semaines. Au contraire, ses traits semblèrent se refermer et l'expression qui apparaissait sur son visage semblait tellement mécontente que Clément s'arrêta en plein milieu de sa phrase.

Clément Downing # 2ème année RP
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Graham Downing ~ Historien
40 ans

Après avoir passé plus de deux mois loin des siens, le père de Clément et Andrew Downing devait enfin quitter le Yunnan pour rentrer à la maison. Il était partie en voyage d'affaires non loin de Shangrila pour visiter de vieux collègues à lui, Song et Li, qui avaient découvert des inscriptions runiques gravées sur une vieille pierre en marbre blanc. Il avait été appelé pour son expertise et notamment pour avoir travaillé à de nombreuses reprises par le passé sur des sujets similaires. La pierre étant incomplète, Graham n'avait pu traduire que des portions de texte. Sans la totalité de la tablette, il ne pouvait ni assembler les pièces du puzzle ni comprendre le récit runique. En attendant de nouvelles avancées sur le sujet, l'ancien Gryffondor s'était décidé à partir de Chine pour rejoindre sa famille : un événement important allait bientôt avoir lieu et il n'aurait raté ça pour rien au monde.

- « 谢谢你们的招待,我很高兴认识你们。老宋,小李,下个星期见 ! » remercia Graham  dans un chinois approximatif ses deux collègues.

Un Portoloin avait été affrété pour lui par son collègue Song Hongwei afin de l'acheminer jusqu'à chez lui. Il n'avait pas eu besoin de demander une autorisation aux autorités locales, les lois étant très différentes de sa Grande-Bretagne natale. L'une des raisons pour lesquelles le quadragénaire aimait tant venir dans ce pays oriental était la souplesse de la législation qui ferait blêmir n'importe quel membre du Magenmagot. Ici, le commerce de produits qui étaient pourtant illégaux en Angleterre se faisait à la vue de tous. En jetant un coup d’œil à la vieille et épaisse montre serrant son poignet par une fine lamelle de cuir, Graham sut que l'heure était venue pour lui de disparaître. Il agrippa fermement la bouteille d'alcool de riz, que son collègue avait trouvé amusant de transformer en Portoloin, tout juste avant que celle-ci ne se mette à briller d'une lumière bleue électrique.

Quelques secondes plus tard, il eut l'impression qu'un crochet invisible s'était planté dans son nombril et le transportait  en tournoyant dans les airs. Ce cinéma dura pendant une dizaine de minutes ; il s'était rendu compte que plus la distance à parcourir était grande et plus le temps semblait interminable. Même si Downing n'aimait pas voyager par Portoloin, trouvant la sensation peu agréable et assez inconfortable, il n'avait pas le choix. Le réseau des cheminées ne dépassait pas les frontières de l'Angleterre et il aurait passé des jours à voler là-bas sur un balai magique. Pas le choix, il devait endurer ce désagrément si il voulait arriver à temps pour les préparatifs de l'anniversaire de son aîné.

Le sol se stabilisa sous ses pieds et Graham atterrit en délicatesse sur la pelouse verdoyante de Claxton House. Deux femmes se tenaient non loin de l'endroit où il avait surgit et vinrent dans sa direction en s'éclairant d'une vieille lampe à pétrole. Même si le jour ne s'était pas encore levé, le père de Clément n'eut pas de difficulté à reconnaître son épouse Clarisse accompagnée de la gouvernante de la propriété, Miss Williams qui en plus d'être la nourrice de ses deux jeunes garçons, avait été la sienne quarante ans plus tôt. Après avoir embrassé sa femme et salué son ancienne mère de substitution, l'homme se dirigea accompagné des deux femmes jusque dans le hall d'entrée de la demeure.

- « Je dois te laisser chéri, j'ai des clients qui m'attendent à la boutique. On dîne ensemble ce soir ? » s'adressa Clarisse à son mari d'une voix sans émotions.

On aurait pu croire que ne pas avoir vu son épouse pendant deux mois le pousserait à essayer de la retenir pour passer la journée avec elle, mais chez la famille Downing, les effusions de sentiments étaient rares, presque inexistantes. Graham acquiesça seulement d'un léger signe de la tête et laissa Clarisse partir dans le salon pour emprunter le réseau de cheminées qui la mènerait jusqu'à sa boutique sur le Chemin de Traverse. Son attention se reporta alors sur Miss Williams qui se mit à lui dire d'une voix presque révérencieuse :

- « Monsieur, le petit-déjeuner sera servi dans 10 minutes à la salle à manger. Les elfes de maison l'ont presque fini. Voulez-vous que je vous apporte l'édition du jour de la Gazette du Sorcier ? Elle devrait être arrivée. »

Sa question n'était que formalité. Elle savait pertinemment que Graham Downing avait pris l'habitude de lire le journal en buvant son café le matin. Après tout, elle avait vu grandir et élever un enfant qui était devenu l'homme qui se tenait devant elle. Désormais, le cycle persistait et elle élevait les enfants de celui qu'elle avait elle-même éduqué.

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Mort, Poudlard, Arseni Stoyanov. Telles étaient les trois locutions préférées des journalistes de la Gazette du Sorcier depuis plus d'un an. Les événements à Poudlard avaient profondément marqués la communauté sorcière britannique, mais fallait-il vraiment en arriver au point d'en parler dans chaque nouvelle édition ? Certes, il y avait matière à écrire sur ce qu'il se passait dans la fameuse école de sorcellerie, mais pourquoi en éclipser les autres affaires de la vie courante ? Un élève retrouvé mort à Poudlard. Des aurors envoyés pour protéger le château. Stoyanov succède à Faust. Poudlard ravagé par de la magie noire. Quel serait le prochain épisode de ce feuilleton télévisé qui tenait en haleine les sorciers de l'île ? Même si Graham Downing se plaignait à qui voulait l'entendre que la Gazette du Sorcier ne les informait pas suffisamment sur ce qu'il se passait à Poudlard, il suivait de près ce qu'il s'y passait, inquiet. Inquiet, oui, lui qui prenait tant de mal à dissimuler ses sentiments était inquiet de la situation. S'intéressait-il au sort des gamins de l'école ou à la réputation de l'institut ? Pas du tout. Downing ne pouvait s'inquiéter que pour une seule chose. Ce qui le préoccupait, en effet, était que ses deux fils, Andrew et Clément iraient dans quelques années pour apprendre à maîtriser leurs pouvoirs magiques. Si le collège ne redeviendrait pas plus sûr d'ici deux ans, il prendrait sûrement la décision douloureuse d'envoyer son aîné à Durmstrang. Entendant des pas précipités se diriger dans sa direction, Graham referma soigneusement son journal avant de voir reconnaître une tête brune arborant une expression toute excité.  Pourquoi fallait-il que cet enfant ait autant d'entrain ? Clarisse et lui avaient pourtant essayé depuis sa plus tendre enfance de lui inculquer les bonnes manières et la conduite à avoir en toute circonstance, mais ces informations semblaient avoir du mal à rentrer dans la tête du gamin. 

-  « Papa, vous m'avez tellement manqué, ça fait une éternité que je ne vous ai pas ... »

Tandis que le garçon commençait à parler, le visage du père se referma, ses sourcils se froncèrent et ses traits se figèrent. Une fois de plus, Clément perdait le contrôle de ses émotions et se montrait démonstratif à un point qui énervait son géniteur. Toutes ses années d'éducation n'avaient servis à rien. Son fils n'en faisait qu'à sa tête et il semblait pour Graham que jamais il n'arriverait à le modeler à son image. Poussant un soupir d'exaspération bien visible et dévisageant son fils du regard, il prononça d'une voix rauque et impitoyable.

-  « Bonjour jeune homme. Prenez place à table pour le petit-déjeuner. Nous avons fort à parler. »

La froideur habituelle de sa voix avait repris le dessus et il montra avec une paume de main tendue un siège directement sur sa droite. Attendant patiemment que son fils s'installe, l'historien jeta un coup d’œil vers la pendule fixé contre le mur. Bien, le repas serait bientôt amené par les elfes de maison. Il n'avait pas choisi de faire réveiller son cadet immédiatement, préférant parler en tête à tête avec Clément. Son aîné... Pourquoi lui ressemblait-il autant physiquement mais pas au niveau du caractère ? Le garçon était impulsif et Graham savait que ça lui jouerait des tours dans le futur. Durant les dernières semaines, il avait reçu lors de son voyage des nouvelles fréquentes écrites par son épouse sur l'état des préparations au château et tout semblait parfait. Tous sauf un seul point. L'attitude de Clément. Jamais il ne serait prêt à temps pour sa cérémonie d'initiation, cérémonie qui était destiné à la présenter au reste des membres de la famille, des cousins éloignés que lui-même n'avait pas vu depuis des années.

-  « Clément. Votre mère m'a informé que vous ne suiviez pas assez attentivement ses leçons de bienséance. Il me semble que j'avais été suffisamment clair la dernière fois que nous nous sommes vus sur l'importance qu'elles ont. » commença Graham en fronçant de plus en plus ses sourcils avant de reprendre « Il vous reste une semaine avant le grand jour. Je compte sur vous ... que dis-je ... j'exige que vous soyez prêts avant cela. Si vous voulez revoir un livre avant votre entrée à Poudlard, vous avez intérêt d'être prêt. »

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Clément Downing
Presque 8 ans


9 mai 2039


Trois jours. Trois jours que son père était revenu au foyer familial, et trois jours que le jeune Clément Downing n'avait plus une seule seconde à lui pour décompresser en lisant des livres ou en jouant avec son petit-frère. "Garde le menton haut, maintiens ton dos droit, ne te précipite pas mais prend ton temps, regarde les adultes dans les yeux quand tu leur parles, sois maître de tes émotions et ne perd jamais le contrôle, sois poli mais ne te laisses pas marcher dessus, ...". Les mêmes maximes étaient répétées en boucle au garçon de sept ans, comme si les répéter des centaines et des centaines de fois lui les feraient acquérir plus vite. Il les avait déjà toutes retenues au bout de la troisième répétition, mais les appliquer et s'en souvenir en temps voulu était une autre paire de manches. Les leçons de bienséance que lui imposait son père étaient beaucoup plus difficiles que celles apportées par sa mère. Graham Downing n'avait aucune patience et n'hésitait pas à reprocher à Clément le moindre de ses écarts. Exigeant, le supposé historien en était arrivé à un point où, à l'aide d'une longue règle en fer, il assénait des coups sur les phalanges des doigts de son fils lorsqu'il se trompait en récitant la longue liste des patriarches de la famille ou lorsqu'il n'articulait pas suffisamment les devises de la famille.

Le seul moment où l'enfant pouvait finalement trouver un peu de répit était lorsqu'il devait dessiner de mémoire l'emblème des Downing. Certes, il n'avait jamais été un artiste dans l'âme et ne le serait probablement jamais ; avoir du sens artistique ne l'intéressait pas. Mais durant ces moments-là, son père était beaucoup moins sur lui et le laissait souffler. Dessiner la rose rouge censée symboliser sa famille lui permettait de laisser libre cours à son imagination. Pourquoi ses ancêtres avaient-ils décidés un jour de prendre cette fleur comme emblème ? Cette fleur était par de nombreuses personnes associée à un Amour absolu et inconditionnel. On pouvait dire beaucoup de choses de la famille Downing, mais certainement pas qu'ils représentaient cette émotion. Les premiers de la famille avaient choisi cette rose parce que tout comme eux, la Rose semble noble en apparence, est presque envoûtante à un tel point qu'on ne peut s'empêcher de vouloir la séduire. En revanche, quiconque tentait de la cueillir devait affronter un problème de taille qui était invisible au premier abord : ses épines piquantes qui n'hésiteraient pas à protéger la Rose en égratignant les phalanges de l'agresseur. Voilà de quoi était fait la famille Downing : des membres qui voulaient garder la tête haute en toute situation, qui n'acceptaient pas le moindre échec et se souciaient très peu des sentiments individuels de chacun.  

-  « ... Gawayn, Morys ... Denston, Symond, Waryn, Emrys, Filbert ... Perceval, Edgar, Antioche ... Aleyn, Hugh et Jeffrey ! Après, bien-sûr, il y a grand-père et prochainement vous, Père.  » dit Clément en arborant une mine toute réjouie.

C'était la première fois que le jeune garçon arrivait à réciter totalement la liste des noms des patriarches passés de la famille, et ce n'était pas une mince affaire. Il ne savait pas exactement combien de noms il devait réciter, mais une chose était sûre : cette liste contenait bien trop de noms pour la mémoire d'un enfant. Tout laissait à penser que dans quelques mois à peine, ces noms se seraient envolés de son esprit et que d'autres souvenirs d'enfants meubleraient sa mémoire.

-  « Ce n'est que la première fois que vous y arrivez, et vous bafouillez, Clément. Recommencez, jusqu'à ce que vous n'ayez plus besoin de réfléchir. »

Sans aucune once d'amabilité, Graham Downing venait de réduire la joie de son fils et l'incitait à travailler et retravailler toujours plus. Sa méthode d'éducation pouvait en faire frissonner plus d'un, mais Clément se pliait à sa volonté, ne voulant pas le décevoir, et continuait de faire tout ce qu'il disait sans chercher à juger du fond.

Clément Downing # 2ème année RP
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Cette longue journée d'apprentissage intensif avec son père se termina sur les coups des six heures du soir. Juste suffisamment pour lui laisser le temps de se changer avant le dîner du soir. Le garçon se rendit compte que les préparatifs de son anniversaire s'étaient accélérés en observant que le linoléum du couloir avait subi un bon coup de cirage et que les trous dans les escaliers qu'il indiquait à son petit frère comme étant des nids où vivait un rat et sa famille avaient été réparés. Arrivé dans sa chambre, sa gouvernante Miss Williams l'attendait de pied ferme : sa nervosité se faisait ressentir sur les traits de son visage mais aussi dans les tapotements incessants de son pied gauche sur le sol et la raideur de ses bras qui encerclaient sa poitrine. La voyant dans un pareil état, Clément ne put s'empêcher de déglutir en traînant les pieds sur le sol et de passer en revue les bêtises qu'il aurait bien pu faire. Une expression déconfite parcourut son visage tandis qu'il s'approchait de la vieille femme aux traits sévères. Tête baissée, il n'osait pas la regarder dans les yeux. Après tout, sa journée n'avait pas été un franc succès et il n'avait pas été à la hauteur des attentes que les adultes avaient.

-  « Pourquoi faîtes-vous cette tête Monsieur Clément ? » la rassura assez rapidement la gouvernante.

Relevant la tête pour observer le visage de Miss Williams, l'enfant pouvait dès à présent voir l'ombre d'un sourire se dessiner sur le contour de ses lèvres. Après avoir repris peu à peu confiance, il lui dit d'une petite voix :

-  « Oh ... J'ai cru que vous alliez me réprimander pour ne pas avoir été à la hauteur aujourd'hui ... Père n'a pas arrêté toute la journée de ... »

La voix du garçon se brisa avant d'avoir pu finir sa phrase. Comme pour essayer de retenir une larme qui se profilait à la commissure de ses paupières, le garçon serra son poing droit du mieux qu'il pouvait, n'hésitant pas un seul instant à enfoncer ses ongles dans la chair de sa paume. La tête de nouveau baissée, son corps tremblait entre un sentiment de tristesse et de rage. Il était effondré de ne pas réussir à la hauteur des espérances de ses parents mais aussi enragé qu'on mette autant de pressions sur ses si petites épaules. Une main douce mais ferme vint lui toucher l'épaule et cette étreinte peu chaleureuse suffit à calmer le garçon.

-  « Ce n'est pas grave Monsieur Clément, vous êtes plein de bonne volonté. Vous ferez mieux demain et encore mieux après-demain. »

C'est les yeux en bonne partie humidifiés par sa faiblesse momentanée que Clément redressa la tête pour regarder la main, puis la gouvernante à qui elle appartenait.

-  « Et si je ne suis tout simplement pas à la hauteur Miss Williams ? »

Ressentant la détresse à laquelle l'aîné des enfants qu'elle avait en charge était soumis, Céleste Williams accentua la pression de sa main sur l'épaule du garçon et l'invita de son autre main à la suivre. Les deux personnes s'assirent sur le bord du lit de l'enfant et se regardèrent pendant plusieurs instants sans rien oser se dire. La gouvernante regardait son protégé d'un air beaucoup moins sévère que d'habitude, à vrai dire presque maternel, comme si elle eut compris que le moment n'était pas à l'éducation et l'austérité tandis que le petit prenait le temps de se calmer et de reprendre le contrôle de ses émotions. Si elle en avait eu sur elle, elle lui aurait sans doute proposer l'un de ses fameux bonbons à l'orange.

-  « Vous savez Monsieur, vous me rappelez un autre enfant que j'ai eu à ma charge il y a de cela une trentaine d'années ... Tout comme vous, il avait des doutes sur ses aptitudes à passer cette épreuve ... » commença la gouvernante d'une voix apaisée en s'arrêtant pour laisser l'enfant digérer l'information. « Deux jours avant son intronisation dans la famille, il ne savait toujours pas réciter par cœur les informations qu'on lui demandait. Et je dois avouer que vous êtes bien plus futé que lui ! »

Un léger sourire apparut sur le visage de Clément à l'écoute du compliment prononcé par sa seconde mère. Il s'agissait peut-être du premier compliment qu'il entendait prononcé de sa bouche et la rareté de celui-ci ne faisait que réchauffer d'autant plus le cœur du garçon. Si il n'avait pas été lui et qu'on ne l'avait pas éduqué ainsi, Clément se serait jeté d'affection dans les bras de Miss Williams. Mais ce n'était pas quelque chose qui se faisait chez lui, et il se contenta de lui prendre la main et de la serrer.

-  « Merci Miss Williams ... Je sais que vous essayez de me remonter le moral, et j'apprécie. Mais pourquoi sembliez-vous contrarier quand je suis rentré ? »

Le regard de la gouvernante se teinta et toute trace de chaleur disparut de son visage. Elle se rappelait désormais la raison de sa présence dans la chambre de Clément. Lâchant la main du garçon, puis se redressant en époussetant sa robe, elle se tourna de nouveau vers l'enfant et lui dit :

-  « Ils sont arrivés bien plus tôt que prévu. Vous dînerez avec certains ce soir. » 

Clément Downing # 2ème année RP
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Le sourire qu'avait retrouvé le garçon suite aux mots de sa gouvernante disparut dès lors qu'il comprit le sens de sa phrase. Son corps se raidit de nouveau, sa mâchoire se bloqua et ses poings se serrèrent. Il allait devoir être prêt bien plus tôt que prévu, lui qui pensait pouvoir encore disposer de trois jours supplémentaires. À quoi rimait les encouragements de Miss Williams qui venait d'affirmer qu'il pouvait y arriver d'ici quelques jours si ce délai ne lui était même plus attribué ? Car même si son anniversaire n'était prévu que trois jours plus tard, Clément devrait dès cette soirée se montrer à la hauteur en sautant dans l'arène et en affrontant le regard lourd d'espérances et d'attentes de ses aînés. La peur d'échouer, ainsi liée à celle de ne pas réussir, le submergeait et il était incapable de la contrôler. Pourtant, il le devait ; il devait se ressaisir afin de passer avec succès l'épreuve qu'on lui présentait.

-  « Bien. Je vais me préparer maintenant. Laissez-moi je vous prie. » dit l'enfant d'une voix peu rassurée.

Dès que la porte de la chambre se fut refermée sur une Céleste Williams bien inquiète pour lui, Clément se dirigea vers la salle de bain adjacente. Après avoir jeté les habits qu'il avait porté durant toute la journée en un tas de chiffons sur le carrelage gris et froid de la salle d'eau, il se jeta sans ménagement dans le bain moussant parfumé de roses provenant de la roseraie qu'un elfe de maison lui avait préparé. Dans cet espace confiné rempli d'eau, il pouvait momentanément oublier ses soucis et sa peur. Ce moment de détente ne dura guère longtemps car il se savait attendu. Une fois sorti de la salle de bain, il trouva des habits propres déposés sur son lit. Ne s'inquiétant pas plus que ça sur l'identité de la personne les ayant déposés - il pariait fort sur sa mère -, le garçon enfila la chemise et le costume associé avant de se coiffer devant le miroir. Même si l'enfant aimait garder ses cheveux en bataille, il se devait de faire une exception pour les prochains jours. Il avait tellement peu l'habitude de se coiffer convenablement qu'il dut s'y reprendre à plusieurs fois avant d'entendre un "Toc toc" provenant de la porte. Se retournant vers l'entrée de sa chambre, Clément dit :

-  « Vous pouvez entrer, je suis presque prêt. »

La porte de bois s'ouvrit et laissa apparaître un homme d'une trentaine d'années sur le seul de la porte. Cet homme avait une mâchoire carrée qu'une barbe fournie tentait tant bien que mal de cacher. Ses yeux d'un bleu perçant, qui pouvait donner l'impression qu'il lisait dans les autres comme dans un livre ouvert, étaient de la même couleur que ceux de Clément. Nul doute ne faisait que la personne qui venait de rentrer dans la chambre était un membre de la famille Downing. Le manteau long qu'arborait l'adulte ainsi que la valise dans sa main gauche laissait penser qu'il n'était pas arrivé avec le reste des convives plus tôt dans l'après-midi. D'ailleurs, il ne semblait pas du tout prêt pour le dîner de ce soir :  il ne portait pas d'habits adéquats, sa barbe n'avait pas été entretenue depuis plusieurs semaines et ses cheveux étaient aussi décoiffés qu'avaient pu l'être ceux de l'enfant lorsqu'il avait fini sa toilette. Le visage du garçon, qui, quelques secondes plus tôt était impassible puisqu'il se préparait tant bien que mal à ce qui l'attendait, rayonna de nouveau. Tandis que l'adulte avançait dans la pièce, l'enfant de presque-huit-ans courut dans les bras de son aîné qui lui rendit son accolade.

-  « Comment mon neveu préféré va-t-il ? Tu es prêt pour le grand jour ? » demanda Aidan Downing en reposant le fils de son frère sur le sol et en lui ébouriffant avec affection les cheveux que l'enfant avait eu tant de mal à coiffer quelques instants plus tôt.

Clément Downing # 2ème année RP
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Aidan Downing
28 ans


Une grimace ainsi qu'un regard noir étaient désormais apparents sur le visage du jeune Clément. Après avoir passé plusieurs minutes à coiffer tant bien que mal des cheveux qui refusaient de se mettre en place et après avoir finalement réussi, son oncle venait en l'espace de quelques secondes de le décoiffer et tout était désormais à recommencer.

-  « Ah non, j'ai mis longtemps à me coiffer pff.. » râla Clément en poussant son oncle avec le peu de force que son âge lui conférait pour éviter qu'il ne recommence.

Même si il n'avait pas apprécié le geste d'Aidan sur le coup, cela faisait tellement longtemps qu'il ne l'avait pas vu qu'il ne put se résoudre à tirer la moue une seconde de plus et son sourire, un sourire narquois cette fois-ci réapparut sur le visage de l'enfant. Parmi ses deux oncles et deux tantes, l'homme qui se présentait devant lui était bien son préféré. Il s'agissait probablement du seul qui ne lui ait jamais jeté des regards courroucés ou réprobateurs pour des actes incombant aux enfants de son âge ; au contraire, c'était le seul qui lui avait montré de l'affection à lui et son frère durant leurs enfances.

-  « Arrête de faire le bébé » s’esclaffa l'adulte avant de se redresser. « Je peux me changer dans ta chambre si ça te dérange pas ? »

Poussant un soupir d'exaspération, Clément ne put s'empêcher de lui demander « Mais, parmi toutes les chambres de la propriété, on ne t'en a pas donné une de libre ? »

-  « Si, bien sûr... » lui répondit Aidan avant d'ajouter : « Ça me permettra de discuter avec toi seul à seul. »

Sans attendre l'avis de l'enfant, il ferma la porte de la chambre et alla jusqu'au bureau pour y déposer sa valise. Clément le regardait, là debout à l'endroit où il l'avait laissé, sortir une penderie d'une valise bien trop petite pour avoir contenu ce mobilier. Ayant grandi dans le monde des sorciers, le garçon ne fut même pas étonné de ce geste et restait perdu dans ses pensées. Pourquoi son oncle n'était-il pas arrivé en même temps que le reste des invités ?

-  « Tu comptes me regarder longtemps ? Finis de te préparer avant que ta mère ne râle. » l'interrompit son oncle en enlevant le manteau qu'il portait et en l'accrochant à la penderie. Après avoir enlevé et accroché son polo blanc à un ceintre, il se tourna vers Clément et lui demanda un peu inquiet « Alors, tu es prêt pour ton anniversaire ? »

Là était tout le but de sa visite imprévue dans la chambre du garçon : se renseigner sur son état d'esprit pour la date fatidique et jauger le terrain. Si ça avait été un adulte différent, Clément se serait probablement emporté et lui aurait demandé de se mêler de ce qui le regardait, mais il ne pouvait pas réagir ainsi avec Aidan. Il savait que si son oncle lui posait la question, c'est qu'il était préoccupé non pas de savoir si il allait réussir l'épreuve mais par ce qu'il ressentait à ce propos. Tout en essayant de se recoiffer du mieux qu'il pouvait, le garçon lui répondit :

- « Je sais pas si j'y arriverais, c'est bien trop dur ce qu'on me demande. Tu avais vécu comment la tienne à mon âge ? Et Père, c'était comment la sienne ? »

Aidan était en train de boutonner le dernier bouton de sa chemise lorsqu'il adressa un sourire moqueur à son neveu et lui dit tout en enlevant son pantalon :

- « Difficile à dire, je n'étais même pas encore né quand ton père a fait sa cérémonie ! Tu en poses des questions bêtes ! Sinon, tu n'as pas besoin de t'inquiéter. Ton père en fait une formalité, mais je suis sûr que tu t'amuseras. Au pire, ce n'est qu'un sale moment à passer, mais ne t'inquiètes pas, je serais là. »

Il venait de répéter deux fois l'expression "ne pas s'inquiéter" ce qui au lieu de rassurer l'enfant, ne fit que l'inquiéter encore plus. Clément savait très bien qu'il ne s'agirait pas d'une partie de plaisir et qu'il risquait de le payer cher au moindre écart de conduite. Alors, qu'essayait de faire son oncle ? Sans doute l'apaiser pour qu'il ait l'esprit tranquille le jour J, mais ça, l'enfant ne comprenait pas. Ayant du mal à se coiffer, il finit par demander sous le coup de l'agacement :

- « Dis, t'aurais pas un sortilège pour me coiffer plus vite ? Allez, s'il te plaaaîiiit ! »

Finissant tout juste de s'habiller, Aidan sortit sa baguette magique de la poche de la veste accrochée sur la penderie et exécuta un mouvement léger du poignet en direction, sans prononcer la moindre formule. Un petit coup de vent passa dans ses cheveux, et en se regardant dans le miroir, Clément s'aperçut que ses cheveux étaient parfaitement coiffés. Il adressa un sourire à son oncle avant de lui dire :

- « Merci tonton, c'est parfait ! » s'exclama l'enfant, puis rajouta : « J'appréhende quand même. Je n'ai pas envie de faire un faux pas et de décevoir Père ... Au fait, ta chemise, met la dans ton pantalon sinon Miss Williams va te réprimander ! »

Esquissant un sourire de plus, son oncle s'exécuta et fut finalement entièrement habillé pour le repas lorsqu'il eut finit d'enfiler sa veste.

- « Quoi qu'il arrive, ton père ne sera jamais content. Tu l'as déjà vu sourire ? Moi, ça doit faire vingt ans que je ne l'ai pas vu être content ! » exagéra Aidan avant de se saisir de sa baguette magique.

Pendant plus d'une dizaine de secondes, son oncle était tellement concentré à tailler sa barbe convenablement à l'aide d'un sortilège qu'il ne prononça pas un mot. Clément, lui, riait à la blague de l'adulte et attendait patiemment.

- « Si tu es prêt, on va pouvoir descendre en bas. » finit par dire Aidan avant de s'approcher de lui, de se mettre à sa hauteur en posant sa main sur son épaule et de dire : « Tu es un champion, ne l'oublies pas, tu vas impressionner tout le monde en bas! »

Clément Downing # 2ème année RP
"Le succès ne s'explique pas, l'échec ne s'excuse pas." N. Bonaparte