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Correspondances estivales  PV Ennis RP+ 

PV Ennis O'Belt
Série de lettres entre Juillet et Août 2043


À son retour de Poudlard pour les vacances scolaires, la rancœur que le jeune Downing avait éprouvé envers sa mère depuis le 13 mai dernier avait fini par exploser. Des éclats de voix avaient parsemés Claxton House pendant plus d'une heure avant de finir par s'estomper. Il avait été décidé que Clément partirait plus tôt que prévu dans le Sud de la France et qu'en attendant ce départ de l'autre côté de la Manche, il logerait à Londres chez son oncle paternel, Aidan Downing. Apaisé de ne plus avoir à croiser sa mère durant le reste des vacances, le Gryffondor s'était rendu le soir-même par le réseau de cheminettes chez son oncle préféré averti quelques heures plus tôt de sa venue.

Quelques jours s'étaient écoulés depuis son arrivée à Londres. L'apprenti sorcier en avait profité pour se promener sur le Chemin de Traverse et faire ses achats de fourniture pour la rentrée scolaire. Oui, il s'y prenait bien trop avance, mais il n'aurait peut-être pas le temps de le faire à son retour de France. Ce jour-là, il avait pu observer un drôle d'atelier de cartomancie et avait décidé d'en faire part à sa meilleure amie dans sa correspondance.
Chère Ennis,

Contrairement à ce que je t'avais annoncé, je ne passe pas le mois de juillet chez moi. Je n'ai pas pu rester plus d'une journée avec ma mère sans qu'une dispute n'éclate et j'ai préféré aller passer ce mois chez mon oncle à Londres. Il n'est pas marié et super cool, je me suis toujours bien entendu avec lui ! Aidan (son nom) ne me pose pas de questions sur ce qu'il s'est passé et tant mieux. Il me prépare les plats que j'aime et me laisse faire ce que je veux de mes journées ! Tu me prendras peut-être pour un fou, mais j'ai déjà acheté mes fournitures scolaires !

Au fait, tu ne croiras jamais qui j'ai croisé aujourd'hui ! C'est fou comme le monde est petit ! J'ai croisé ton grand-frère, Darmoud - je sais pas comment tu l'écris, tu me diras tiens - et il est super cool ! On s'est rencontré à un atelier de cartomancie que proposait la Gazette du Sorcier. À partir d'un tirage de cartes, on devait deviner une personne célèbre et... bah ... ton frère et moi ne serons pas élus devins du siècle ! On n'a pas réussi à en trouver un seul de correct. En même temps, que faut-il s'attendre d'un art magique aussi obscur ?

J'espère que tes vacances commencent bien et que tes parents te mettent pas la pression. Sinon, je pourrais toujours demander à mon oncle de t'héberger chez lui, il n'est plus à un sorcier du premier cycle près !

Bien à toi,
Clément
Après avoir replié sa lettre et l'avoir glissé dans une enveloppe, Clément attacha celle-ci à la patte d'un hibou grand-duc et le laissa s'envoler par la fenêtre de sa chambre.
Dernière modification par Clément Downing le 11 avril 2020, 10 h 56, modifié 1 fois.

Clément Downing | 3ème année
"Le succès ne s'explique pas, l'échec ne s'excuse pas." N. Bonaparte

Correspondances estivales  PV Ennis RP+ 

Le réveil ce matin là n'avait pas été des plus simple pour la benjamine de la famille. La veille, elle avait lu jusqu'à assez tard un livre fourni par son frère. Le roman sorcier était captivante et c'est une elfe qui était venue lui sommer d'arrêter sa lecture avant que ça ne soit un de ses parents qui vienne le faire. La fillette prit alors la sage décision de marquer sa page et d'éteindre toute source de lumière. Les discussions étaient déjà suffisamment tendue entre elle et sa mère pour ne pas en rajouter une couche. Son père semblait moins enclin à être sur son dos mais elle préférait ne pas chercher à provoquer sa colère non plus. Il en allait de la survie de son été. Malgré tout, elle sorti du lit et passa la tenue qu'elle garderait a priori toute la journée. Une robe d'été qui conviendrait parfaitement au temps prévu, agrémenté d'un gilet en raison de la fraîcheur du matin. Tenue choisie la veille avec sa mère - un jour avec en ce début de vacances - ou elles n'avaient pas eu de différend. Ce qui était rare en ce début juillet. Les deux membres féminins de la famille partageait ce goût des belles tenues et de l'agencement des vêtements. Un de leur seul vrai point commun.

Elle descendit ensuite prendre son petit déjeuner et arriva en même temps que son aîné. C'était toujours ça, elle n'était pas la dernière. Un point de plus pour elle. Attablée avec le reste de la famille, elle se contentait de répondre aux questions qu'on lui posait et d'écouter les remarques faites par sa mère sur le contenu du journal irlandais et de la Gazette arrivée bien avant le réveil de la maisonnée. Un premier repas banal pour la famille O'Belt en vacances d'été. Sauf qu'un bruit attira l'attention des trois membres présents. Celui d'une porte qui se referme. Bruit qui signit la plupart du temps le retour de leur père d'un travail quelconque effectué pour les Gobelins de la banque de Dublin - ou de Belfast d'ailleurs - puisque pour les sorciers, l'Irlande n'était pas divisée comme pour les moldus. Ennis se contenta de se redresser, réprimant l'envie de courir dans l'entrée accueillir son père. Pour éviter toute réprimande, elle attendit donc que ce dernier n'arrive pour s'installer avec eux. De même, elle attendit que ça soit lui qui vienne la saluer comme on le lui avait appris, et comme elle se contraignait à le faire pour éviter toute remarque supplémentaire.

- "
J'ai trouvé un hibou bien fatigué par un voyage à l'entrée du domaine." La fillette redressa la tête. serait-ce Clément qui venait de la devancer. Elle qui pensait lui écrire ce jour même.

- "
J'ai demandé à un elfe de l'emmener à la volière, le pauvre animal me semblait bien fatigué, je me demande d'où il vient. Ennis, ce courrier est pour vous." Ajouta-t-il en lui tendant l'enveloppe que la petite attrapa doucement.

- "
Merci." Elle ne put s'empêcher de sourire en voyant l'écriture et se promit de la lire une fois tranquille. Personne ne lui posa plus de questions et c'était parfait. Libérée du petit déjeuner, elle s'empressa de rejoindre sa chambre pour en découvrir le contenu avant d'aller faire son travail quotidien. Voilà de sacrée nouvelles que lui envoya le brun. Elle aurait bien répondu sur le champ mais des travaux de métamorphose et d'astronomie l'attendait. Puis ça serait le repas de mi-journée. Tout un programme... Programme qui ne se déroula pas tout à fait comme prévu. La châtain profita du dessert pour évoquer pour la première fois l'éventualité du Quidditch et tout dérapa. Son père n'avait rien dit jusqu'à ce que la petite ne veuille argumenter après le refus catégorique de sa mère. Il l'avait mouché, lui interdisant toute parole supplémentaire. Elle finit donc son repas renfrognée et en silence. Montant dans sa chambre dès que l'autorisation lui fut donnée. Quelques minutes plus tard, elle était à son bureau et relisait la lettre de Clément avant de lui écrire à son tour.
Cher Clément,

Je vois que tes rapports avec ta mère ne sont pas des plus simples non plus. Heureusement que tu as cet oncle chez qui tu peux aller. Pour ma part, en une semaine, nous avons déjà eu trois sujets de désaccord dont l'un revient sans arrêt (les études tu t'en douteras). Le dernier date de ce matin et c'était à propos du Quidditch, avec le départ de la poursuiveuse titulaire, je me disais que peut être je pourrais me présenter... Autant te dire que c'est mal engagé. J'aimerais pouvoir mettre un peu de distance en allant chez mon frère. Mais entre ses horaires de stagiaire et cette histoire de retenue. Autant dire que je n'ose même pas en parler. Je suis dans tous les cas ravie pour toi que ton séjour Londonien se passe bien.

Le prénom de mon frère s'écrit Diarmuid. La façon dont tu l'orthographie est assez rigolote. Surtout quand je vois que ton oncle a un prénom d'origine irlandaise. Auriez-vous des racines cachée au pays du trèfle et des leprechauns? J'imagine bien vos deux têtes face à des tirages de cartes. Comme la mienne si j'avais été là sans doute. Quelque part entre la suspicion et le dubitatif. Vraiment, je ne comprends pas comment ils arrivent à prédire quoi que ce soit d'un bout de papier peint...

Pour ce qui est de mon programme, je suis tenue de travailler tous les jours. Les cours de première année, mais aussi de deuxième, avec l'aide des anciens livres et cours de mes frères. Ma mère ne me lâche pas. J'essaie de faire au mieux, mais ça a un côté fatiguant. J'ai l'impression d'être à Poudlard, sauf que là-bas, on n'a pas nos professeurs tout le temps sur notre dos à vérifier ce que l'on fait. Mais je trouve quand même le temps de lire quelques romans sorciers ou de m'entraîner à la course en balai l'après midi. J'imagine que ça aurait pu être pire.

Je doute que mes parents accepte ton invitation, mais si jamais je vois que la situation s'améliore, j'y penserais. J'ai besoin d'un peu d'air.

Porte toi bien et à bientôt
Ennis
Satisfaite de son courrier, la jeune irlandaise laissa l'encre sécher puis plia le parchemin pour le glisser dans une enveloppe qu'elle scella avec un sceau portant ses initiales - cadeau traditionnel des O'Belt à tous les sorciers qui atteignait l'âge de onze ans et partait à Poudlard. Elle partit ensuit eà la volière et trouva sans mal le seul Grand-Duc qui ne leur appartenait pas. Requinqué, celui-ci sembalit ravi d'avoir du travail et la fillette n'eut aucune difficulté à lui attacher le courrier à la patte puis lui dire d'aller trouver Clément Downing à Londres.

Ennis O'Belt - 3ème année RP
Jo' family - color=#741B47

Correspondances estivales  PV Ennis RP+ 

Quelques jours plus tard ...


Les pieds d'un enfant naviguaient sous l'ardente couche d'épaisseur de sa couverture. Bien que la Grande-Bretagne ne soit pas réputée pour ses températures élevées, ce mois de juillet s'était avéré beaucoup plus chaud qu'il ne l'aurait pensé. Alors, pourquoi, en sachant qu'il risquait de suer à grosses gouttes, s'incommodait-il de cette épaisse couette ? Impossible pour Clément Downing de dormir sans être enveloppée par l'étreinte de ses draps. Ce jour-là, seul son oncle Aidan réussit à le sortir plus tôt que les autres jours de son lit lorsque l'homme s'écria au travers de l'appartement :

- « Champion ! Réveille-toi ! Tu as reçu une lettre d'une certaine Ennis. »

L'enfant s'apprêtait à s'énerver contre son oncle lorsqu'il comprit toute la teneur de ses propos. S'extrayant non sans regrets, mais avec entrain de son lit, Clément sortit en caleçon de la chambre d'ami dans laquelle il s'était installé et qui était presque devenu la sienne à la recherche d'Aidan. C'est dans la cuisine qu'il finit par le retrouver, avec un air moqueur.

- « Alors, c'est qui ? Ta petite copine ? »

Une grimace apparut sur le visage du Gryffondor en entendant la remarque de l'adulte. Jamais il n'avait considéré Ennis O'Belt comme telle, ils étaient juste de très bons amis, et le fait qu'Aidan fasse de telles insinuations l'agaçiat.

- « Tss... Arrête de dire n'importe quoi tonton, c'est Ennis, ma meilleure amie de Poudlard ... »

Comme si il ne voulait pas agacer son neveu plus longtemps, Aidan se tut et tendit la lettre que Clément s'empressa d'ouvrir, les yeux brillants d'impatience. L'enfant lut la lettre de son amie en silence, se tournant dans une direction ou l'autre lorsqu'il voyait que son oncle tentait de lire par dessus son épaule. Et pourtant, lorsqu'il eut finit de lire la lettre, il en montra le contenu à Aidan, n'aimant pas lui cacher la moindre information. Avec lui, il se sentait en confiance et n'avait pas peur de lui raconter ce qu'il avait au fond du cœur, sachant pertinemment qu'il n'irait pas le répéter à qui que ce soit d'autres.

Ce n'est que quelques jours plus tard que Clément se décida à répondre à Ennis, n'ayant pas eu suffisamment d'inspiration ni de contenu à coucher sur un parchemin. Prenant sa plus belle plume d'écolier en main, il rédigea une lettre :

Chère Ennis,

Tu m'avais bien dit que tes parents ne te laisseraient pas une seule seconde pour respirer durant tes vacances, et ce que tu m'écris confirme que tu aurais peut-être un bel avenir dans la divination. Je rigole, ça ne t'irait tellement pas, tu n'es pas du genre à croire en des âneries comme le destin ou la bonne fortune. Ma mère fait pâle figure par rapport à la tienne, ça donne presque envie de relativiser et de retourner chez moi. Enfin, presque.

Désolé pour la mauvaise orthographe du prénom de ton frère - j'espère que tu ne lui le diras pas, j'aimerais pas me le mettre à dos. J'ai demandé à mon oncle pourquoi son prénom sonnait irlandais, et il m'a rappelé que ma grand-mère était irlandaise. C'était le prénom de son grand-père à elle si j'ai bien suivi.

Tu vas sacrément prendre de l'avance sur moi, il va falloir que je me replonge dans les révisions si je ne veux pas que tu sois plus forte que moi ! Je rigole, bien-sûr... ou pas ! :) Surtout que, comme je t'avais déjà annoncé, je n'aurais pas trop le temps de réviser au mois d'août, puisque je pars voir mes cousins dans le Sud de la France ! Le départ est dans moins d'une semaine, j'ai hâte, ça fait longtemps que je n'y suis pas allé. Il fait certes bien chaud à Londres tu me diras, mais au moins, je pourrais aller à la plage et me baigner là-bas !

Dans ta lettre, tu m'as dis que tu t'étais engueulée avec tes parents à propos du Quidditch. Tu veux vraiment devenir poursuiveuse titulaire pour les Griffes Ardentes ? Mais tu sais le temps fou que les entraînements prend ? Jamais tu n'auras le temps de faire ça et de réviser ! Enfin, si tu penses que tu es capable d'y arriver, je crois en toi. Je pense que je n'arriverais pas personnellement à rallier les deux - et puis, j'aurais bien trop honte de me ridiculiser devant toute l'école !

J'espère que tes vacances iront mieux et que tu auras plus de temps libre pour te reposer - et arrêter de prendre de l'avance scolaire sur moi !

Bien à toi,
Clément
Le garçon plia sa lettre en deux après l'avoir relu plusieurs fois et se dépêcha d'aller la porter au hibou de son oncle. Il faudrait vraiment qu'il pense à demander à avoir son propre hibou à l'occasion, il ne pouvait pas définitivement emprunter le volatile d'Aidan.

Milles excuses pour le retard... :'(

Clément Downing | 3ème année
"Le succès ne s'explique pas, l'échec ne s'excuse pas." N. Bonaparte

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Plusieurs jours étaient passés et Ennis n'avait toujours pas reçu de réponse de son meilleur ami. Non pas qu'elle s’inquiétait spécialement mais ses lettres faisaient parti des moments plus léger de ses vacances. Il y avait déjà le trajet à faire jusque Londres pour le Grand Duc, bien une ou deux journées entières. Soit quatre jours avec le retour. Plus le temps à Clément d'avoir quelque chose à lui répondre. Rien d'inquiétant donc à ce qu'une semaine plus tard elle n'ait toujours pas de courrier. Et puis, même si elle avait hâte de recevoir des nouvelles, ses journées et semaines étaient suffisamment remplies pour qu'elle n'y pense pas trop. Sauf le matin en ce levant peut être, alors qu'elle espérait qu'un de ses parents lui annonce l'arrivée d'un pli pour elle. Et ce matin là ne fit pas réellement exception, elle se leva peut de temps après avoir entendu des pas dans le couloirs. Ceux de ses parents qui allaient dans la salle de bain. Aussi, elle se débrouilla pour sortir de sa chambre - habillée - quand eux passaient à nouveau dans le couloirs pour descendre prendre leur petit déjeuner. Elle les accompagna donc jusqu'à la table que les elfes avaient préparé. Et, avant même de s'asseoir, prit le parti de les saluer:

- "
Bonjour père, bonjour mère." Salutations qui lui furent rendue en retour et la fillette - qui sut qu'elle pouvait alors prendre place - s’enquit alors de leur santé, comme on le lui avait appris - ou fait comprendre selon le point de vue. Leurs réponses laissaient entendre qu'ils allaient bien et Ennis crut même percevoir de la bonne humeur dans leur voix. Voilà qui était une nouvelle qui la ravissait. Avec un peu de chance, elle aurait moins sa mère sur son dos. Si elle la jouait suffisamment fine bien entendu. Et cela commençait par répondre à la question qui n'allait pas tarder à son encontre, comment elle même se portait et quel serait son programme de la journée. Deux questions qui n'arrivèrent pas puisque son père - qui allait parlé - fut interrompu par l'arrivée de Domhall et d'un de leur elfe. Son frère prit le temps de saluer tout le monde de la même manière que la petite quelques instants plus tôt. Briac O'Belt questionna finalement la petit créature à leur service sur la raison de sa venue et celui-ci - un des plus jeune de leur maisonnée encore impressionné par les deux adultes - se contenta de lui tendre journaux et lettres.

- "
Oh Ennis, vous avez encore une lettre." Encore... comme si elle en recevait tous les jours... La dernière datait maintenant de dix jours et on était à la mi-juillet. L'homme tendit l'enveloppe à sa femme qui ne put s'empêcher de jeter un coup d’œil au destinataire avant de la tendre à sa fille:

- "
Clément Downing, serait-ce cet ami dont vous nous avez déjà parlé?" Ennis acquiesça en ce demandant pourquoi sa mère avait un air aussi étrange. Quelque chose qu'elle n'avait jamais vu chez elle, comme si elle calculait quelque chose. Se retenant de paraître étonnée, elle se contenta de poser la lettre entre elle et son frère le temps de finir son premier repas de la journée. Puis, une fois terminé, elle poursuivit son programme avec ses quatre heures de travail imposées. En ce jour là c'était potions et astronomie et Ennis ne put s'empêcher de réfléchir à un sujet qui la passionnait à savoir le lien entre les deux. Et comme c'était deux matières où elle excellait, elle put y consacrer une bonne heure. Et, à la mi-journée, alors que sa mère allait entrer dans la salle d'étude, leurs parents eurent une conversation juste devant a porte close et les deux jeunes purent en entendre la teneur. Cela tira des yeux écarquillés à Ennis et un sourire amusé à Dom... Ils eurent tout juste le temps de se ressaisir avant que leur mère n'entre pour voir ce qu'ils avaient fait de leur mâtinée:

- "
Finalement, votre esprit n'aura pas trop été embourbée par les lions." Phrase plus ou moins sibylline qui sembla positive à la petite fille qui prenait alors la direction de la salle à manger pour le repas du midi, dernier rempart à la possibilité de lire la lettre de son ami qui attendait sagement sur le bureau de sa chambre depuis qu'elle l'y avait déposée le matin même. Elle lut la lettre avec intérêt et commença une réponse qu'elle poursuivrait quelques jours plus tard.
Cher Clément,

Je crois qu'on peut officiellement former le club de ceux qui ont une mère parfois trop exigeante. Enfin tout le temps. Heureusement, depuis quelques jours la mienne semble satisfaite de ce que je produis en travaillant. Elle me laisse un peu plus de temps libre. Quoique sortir des limites du jardin pour autre chose que les courses de rentrée me semble compromis pour le moment encore. Donc il est possible que j'arrive avec de l'avance, mais si ça continue à ce rythme, je serais tellement fatiguée que je ne sais pas si j'arriverais à garder les yeux ouverts en cours. Tu me rattraperas vite et puis tu sais que je partagerais tout ça avec toi.

Ne t'en fais pas pour Diarmuid, je ne lui dirais pas, enfin, pas tout de suite. Il faudrait déjà que je le vois. Je n'ose pas imaginer le nombre d'heures qu'il fait à l’hôpital. Nous n'avons des nouvelles de lui que par courrier, il a des gardes le week-end. Il me manque un peu mais bon, il faut faire avec.

Tu parais étonné que je veuille me lancé dans le Quidditch! Mais comme il n'y a pas de club de course en balai oui, ça me plairait bien. Mais autant te dire que je n'ai pas encore relancé le sujet. Je préfère attendre un peu, histoire d'être certaine que mes parents me donne leur accord. Et puis, j'ai déjà le comète 280 de Diarmuid. Il ne s'en sert plus et il m'a assuré que je pourrais le prendre pour Poudlard. Il est encore en excellent état donc ça devrait être bien pour tenter le poste de Poursuiveur je pense, au moins en tant que remplaçante. Merci de ton soutien en tout cas. Dommage que ça ne te tente pas plus que ça, en cours de vol tu étais loin d'être ridicule pourtant.

Il faut aussi que je te parle de quelque chose. J'ai surpris des morceaux de conversation entre mes parents ces derniers jours et c'est étrange. Ils parlaient de toi. Enfin de nous deux, mais je ne suis pas certaine de savoir comment je dois interpréter ce qu'à sous-entendu ma mère. Elle disait qu'il faudrait contacter tes parents pour qu'ils puissent discuter de ce qui était faisable. Et ma mère m'a posé plus de questions sur ce qu'on faisait ensemble à l'école. Je ne sais pas ce que tu en penses mais moi, j'ai un peu peur de ce que ça pourrait bien vouloir dire.

Je pense que quand tu recevras cette lettre tu déjà en France. Tu pourrais me décrire un peu comment c'est là bas? Je n'y suis jamais allée!
Bien à toi
Ennis
La fillette plia sa lettre pour la glisser dans une enveloppe en parchemin et traça le nom de son ami avec une destination un peu vague. Mais elle faisait confiance à la chouette qui la transporterait. Ydol était une de leur effraie avec la meilleure endurance. Et puis, les rapaces sorciers trouvaient toujours les destinataires.

Ennis O'Belt - 3ème année RP
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Correspondances estivales  PV Ennis RP+ 

Plus d'une semaine et demi s'était écoulée depuis la dernière correspondance qu'il avait envoyé à sa meilleure amie et l'aîné des Downing n'évoluait plus du tout dans le même environnement. Au revoir les bâtiments ternes et tristes du vieux Londres et bonjour la chaleur envoûtante des plages de la Côte d'Azur française.

Trois jours auparavant, Clément avait quitté son oncle Aidan à la gare de St Pancras et avait embarqué dans un l'Eurostar, le train moldu passant sous la Manche. Ce n'était pas la première fois qu'il embarquait dans un train, puisqu'il avait déjà par deux fois voyager dans le Poudlard Express, mais la nouveauté résidait dans le fait qu'il était entouré de moldus. Impossible pour lui de manger des chocogrenouilles ou des fondants du chaudron, de réviser ses leçons de Poudlard avec les vieux manuels de cours ou de s'entraîner aux échecs version sorcier. Non, il avait dû se contenter de jouer au parfait moldu et avait dormi une bonne partie du voyage. Sa tante maternelle l'avait récupéré à la gare de Marseille et ils avaient longé la côté pendant plus d'une heure en voiture. Pourquoi n'avait-il pas pu utiliser un moyen de transport magique pour les rejoindre ? Tss.

Le garçon avait passé les trois jours suivant à découvrir le quartier sorcier dans lequel vivait sa famille, prétextant du moindre changement avec ses habitudes pour dire à quel point les sorciers vivaient mieux en Angleterre. Au bout du troisième jour, une chouette effraie, avec un air complètement éreinté pointa le bout de son nez alors qu'il s'apprêtait à se rendre à la plage avec ses cousins. Sans avertir qui que ce soit, Clément se précipita sur le hibou, lui caressa la tête en guise de remerciement et détacha la lettre attachée à sa patte. C'était l'écriture d'Ennis, ce hibou avait dû faire un sacré chemin pour le rejoindre jusqu'ici et il était hors de question qu'il s'en aille dans la journée. Le Gryffondor en vacances glissa la lettre de son amie dans sa poche après l'avoir lu, et attrapa l'oiseau par ses griffes pour l'emmener jusqu'à la petite volière aménagée dans le jardin de sa tante.

Ce n'est que quelques jours plus tard, lorsque Clément était sûr que le hibou avait récupéré suffisamment d'énergies pour faire le trajet retour que l'enfant décida de répondre à son amie.

Chère Ennis,

Je suis désolé de te donner une réponse si tardive. Ton hibou a dû avoir du mal pour me trouver car je ne suis plus à Londres, je suis dans la Sud de la France pour le reste des vacances comme je te l'ai dit avant de nous quitter sur la voie 9 3/4. Je l'ai gardé quelques jours supplémentaire le temps qu'il se repose, il ne devrait pas avoir trop de mal à savoir où te trouver.

Tu as raison, je me débrouilles sur un balai, mais il y en a d'autres qui sont beaucoup plus méritants que moi. En plus, j'aurais bien trop peur de ne pas avoir suffisamment de temps pour réviser si je faisais partie de l'équipe de Gryffondor. Mais ne t'inquiètes pas, je serai là pour agiter les couleurs de la maison pour soutenir une talentueuse poursuiveur !

Oh, le Sud de la France, c'est vraiment merveilleux ! Par contre, il fait horriblement chaud. Je ne sais pas si c'est à cause du réchauffement climatique ou que sais-je, mais la chaleur est insoutenable l'après-midi. Heureusement pour moi, je passe mes après-midi à la mer à me baigner, ça rafraîchit bien. La mer ici est d'un bleu comme tu n'en a jamais vu, il n'y a pas beaucoup d'arbre, c'est pas mal rocailleux, mais je suis sûr que tu aimerais bien !

C'est étrange que tes parents parlent de nous, je n'ai pas vraiment envie de savoir ce qu'ils veulent dire à ma mère. Rien de bien rassurant j'imagine, sinon ils t'en auraient parlé directement. Peut-être qu'ils veulent plus qu'on se parle ? Je ne pense pas, mais il faut que tu investigues je t'en prie, que je sache au moins à quoi m'attendre avec ma mère.

Bien à toi,
Clément

Clément Downing | 3ème année
"Le succès ne s'explique pas, l'échec ne s'excuse pas." N. Bonaparte

Correspondances estivales  PV Ennis RP+ 

Les vacances d'Ennis étaient assez rythmées. Entre ses devoirs de vacances, les devoirs de vacances supplémentaires imposés par ses parents, quelques moments avec l'un ou l'autre de ses parent pour discuter de sujets bien différents, des périodes de loisirs... Elle n'avait pas de quoi s'ennuyer et la fatigue commençait à se faire sentir. Heureusement à douze ans bien tassé, on trouvait encore très facilement de l'énergie. Surtout depuis que ses parents lui avait annoncé une bonne nouvelle trois jours plus tôt. Ils allaient fêter leur anniversaire de mariage avec une pléthore de notables irlandais et avaient autorisé leurs deux plus jeunes enfants à inviter une personne. Elle avait donc hâte de recevoir la prochaine lettre de Clément pour l'inviter à cet évènement, s'il pouvait être rentré bien entendu. Mais comme il fallait du temps au rapace pour aller en France et en revenir, sans compter que son meilleur ami devait bien prendre le temps de lui répondre. En bref, le temps de tout cela, la fin de la première semaine d'août arrivait à grand pas et Ennis avait eu le temps d'entendre des bribes de conversation entre ses parents. Elle peinait à comprendre le sujet exacte mais son prénom et le nom de famille de son ami revenait bien trop souvent à son goût.

Qu'est-ce qui pouvait donc bien se tramer derrière son dos? C'est ce qu'elle cherchait à comprendre au milieu de ses autres activités quand, en plein milieu du samedi après-midi, la chouette qu'elle avait envoyée à Clément pénétra dans sa chambre où elle était en train de lire. L'oiseau se planta juste devant elle, tendant la patte. Ydol devait être impatiente de rejoindre la volière pour un repos bien mérité. L'irlandaise attrapa donc sa lettre et l'effraie s'empressa de repartir par la fenêtre où elle était arrivée. Délaissant son livre, elle préféra lire attentivement la lettre de son ami. Deux fois d'affilé avant de rejoindre son bureau. Avec tout ce qui s'était passé depuis le début du mois d'août, elle avait beaucoup de choses à lui dire. Tellement de chose qu'elle recommença plusieurs fois l'écriture de sa lettre et que le temps qu'il soit l'heure de dîner arriva bien avant le point final de son écrit. A regrets, elle posa sa plume et se lava les mains avant de descendre. Elle reprendrait avant de dormir.

Sauf que le sort semblait s'acharner contre cette lettre ce jour là. Le repas terminé, ses parents la retirent pour discuter un peu. Un instant la fillette avait cru avoir - encore - fait quelque chose d’inapproprié... Mais non, ils avaient des questions à lui poser. Allongé sur son lit, Ennis se refit le cours de la conversation. A y bien réfléchir, c'est sa mère qui avait parlé surtout, Briac O'Belt se contentant d'écouter. Pourquoi s'être autant intéressé à ses amis à Poudlard. De mémoire, ils s'étaient toujours satisfait d'avoir le nom de son meilleur ami et quelques autres camarades. Il y avait la goule dans grenier à n'y pas manquer. Elle tourna la tête vers son réveil. Si elle se remettait à écrire maintenant et donc à allumer une bougie, elle aurait droit à une remarque. Demain matin, elle continuerait son courrier.

Et le lendemain matin, après le petit déjeuner, elle put enfin se remettre à l’œuvre. Heureusement que c'était dimanche, seul jour de la semaine où elle n'avait pas à travailler.

Cher Clément,

Je crois que je préfère de loin ton programme au mien. Tu as beau dire que je prends de l'avance sur les cours, moi ce que j'en vois c'est que cela est assez fatiguant de soutenir le rythme imposé. Oh, bien entendu j'ai des moments de libre où je peux faire du balai, lire... Mais tous les matins, être enfermée pour travailler et travailler encore... Mon cerveau n'est pas loin de la surchauffe. Je ne sais pas comment je vais pouvoir y ajouter des connaissances l'année prochaine. Mais ce n'est même pas la peine que j'en parle à mes parents.

Pour le Quidditch, je suis certaine qu'on aura le temps de travailler si on est pris tout les deux. Notre duo est assez efficace en terme de devoirs et de révisions. Surtout que nous sommes de bons élèves et que nous nous complétons sur les matières plus... difficile? Je ne trouve pas de mot plus adéquat.

Le réchauffement climatique tu dis? Peut être, en Irlande c'est tout à fait supportable. Il pleut clairement moins souvent qu'en Ecosse mais le soleil ne tape pas trop fort. Enfin, chez moi à Letterkenny. Parce que je suis toujours privée de sortir du domaine familial, je pense que je ne pourrais m'en extraire que pour les courses de rentrée fin août juste avant de repartir à Poudlard.

Enfin, j'ai eu le droit de sortir avec ma mère une fois. Elle voulait qu'on aille dans le quartier sorcier de Dublin. Le 29 août prochain ils fêtent leur anniversaire de mariage et mère voulait que j'ai une nouvelle robe. C'est toujours une sortie... D'ailleurs, j'ai le droit d'inviter un ami, je me disais que peut être tu pourrais venir, si ta mère est d'accord. Comme c'est quelques jours avant la rentrée je ne sais pas si elle t'y autoriserait. En tout cas ça me ferait vraiment plaisir. Il s'agit d'un bal où il y aura beaucoup de notables irlandais, des collègues de mon père, des amies de ma mère... si c'est comme l'année dernière ça va être assez long... Et ce n'est que leur 23ème anniversaire de mariage. Je te laisse imaginer ce ça sera pour leur 25 ou 30 ans... Je préfère ne pas y penser tout de suite...

Amuse toi bien en France!

Ennis

P.S. Je n'ai pas encore réussi à savoir pourquoi mes parents parlent de nous. C'est revenu plusieurs fois depuis ma dernière lettre mais soit ils sont très discrets, soit ils utilisent un charme pour rendre leurs conversations inaudibles. Mais je continue à creuser le mystère. Tout ce que je me dis, c'est que si je n'avais plus le droit de te parler, ils m'auraient interdit de t'écrire.

Elle avait rajouté le post scriptum après avoir relu sa lettre, juste avant de la cacheter. Il ne lui restait plus qu'à aller à la volière et trouver un hibou qui accepterait de se rendre dans le Sud de la France. Autant dire qu'Ydol avait décliné. Mais un autre fut très content de partir en vadrouille et se retrouva donc avec la correspondance fixée à une patte. Le volatil s'empressa de décoller. Ennis le regarda partir, ça lui en ferait du temps de vol à ce pauvre oiseau. Elle espérait qu'il n'arriverait pas trop fatigué.

Ennis O'Belt - 3ème année RP
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Correspondances estivales  PV Ennis RP+ 

L'été arrivait à sa fin. Clément avait passé toug le mois d'août à se prélasser au soleil et à s'amuser avec ses cousins français, du côté maternel. La situation était plutôt ironique puisqu'il ne pouvait plus voir sa mère en peinture depuis le coup qu'elle lui avait fait. Comment avait-elle pu lui faire un coup pareil ? Les mois s'étaient écoulés depuis la révélation qui l'avait chamboulé, mais pourtant, l'amertume restait présente. Néanmoins, il devrait rentrer chez lui à la fin des vacances et croiser de nouveau son regard. Le Gryffondor qui allait rentrer en Deuxième Année ne savait pas du tout comment la rencontre allait se dérouler, mais il savait que plus rien ne serait comme avant.

Quelques jours avant son retour en Angleterre, le garçon reçut une autre lettre de sa meilleure amie. Enfin. Ces correspondances estivales lui avaient permis de souffler et d'oublier ses problèmes, car même si il était en vacances loin de chez lui, sa tante ne cessait de le questionner sur sa relation avec sa mère et de tenter de lui oublier sa rancœur. Après avoir lu la lettre, Downing fut heureux une bonne partie de la journée : il pourrait revoir Ennis bien avant la rentrée à Poudlard et le voyage dans le Poudlard Express, puisqu'elle l'invitait à la soirée d'anniversaire de mariage de ses parents à la fin de l'été. Excité par cette idée, il n'attendit pas quelques jours avant de renvoyer une lettre pour ménager le hibou, et se dit qu'il enverrait directement un hibou de sa tante.

Chère Ennis,

Les vacances touchent à leur fin, je ne sais pas du tout si je suis content que ça se finisse ou pas. Je me suis bien reposé cet été, un peu trop d'ailleurs, mais je suis aussi impatient de retourner à Poudlard et de continuer d'étudier. Il va falloir que je passe mes derniers jours de vacances à faire les devoirs d'été, sinon les professeurs ne vont pas apprécier, et moi non plus !

On aura un emploi du temps plutôt serré l'année prochaine entre les cours et le Quidditch, mais j'imagine qu'en travaillant à deux comme on a pu faire l'année dernière, on y arrivera sans soucis. Peut-être même que notre duo sera encore plus efficace et soudé en rajoutant une composante sport !

C'est avec plaisir que j'accepte ton invitation pour l'anniversaire de mariage de tes parents, je suis sûr que ce sera un grand événement. Je n'ai pas encore demandé à Mère si je pouvais y aller, mais elle n'est pas en droit de me refuser quoi que ce soit. J'imagine qu'elle voudra écrire un hibou à tes parents pour être rassurée, mais ça devrait le faire !

J'imagine que ça se passera à Letterkenny, non ? Depuis le temps que tu me parles du charme de ta ville natale, j'ai vraiment hâte de voir par mes propres yeux ce que ça donne ! Il faudra que tu me donnes plus d'explications sur cette soirée, pour que je sache à quoi m'attendre ! Ma famille m'a déjà convié à plusieurs soirées de personnes de la haute en Angleterre, c'était assez pompeux, mais les personnes qui y sont, sont toutes intéressantes et pleines d'histoires fabuleuses. Ce sera pareil, non ?

Bien à toi,
Clément
Après avoir écrit ces quelques lignes, le garçon plia sa lettre et alla chercher un des hiboux de sa tante. Il attacha la lettre à la patte de l'oiseau et lui murmura à l'oreille l'adresse de son amie. Finalement, la fin des vacances serait bien plus amusant que ce qu'il avait pu penser.


Fin du RP pour moi, à bientôt pour la suite :) (et désolé du retard...)

Clément Downing | 3ème année
"Le succès ne s'explique pas, l'échec ne s'excuse pas." N. Bonaparte

Correspondances estivales  PV Ennis RP+ 

En ce lundi de fin août, Ennis était dans un état émotionnel particulier. Quelque part entre l'excitation, l'empressement et le stress. L'excitation et l'empressement d'être au samedi. Même s'il y aurait peu de jeunes et d'enfants, cette soirée serait quelque chose d'important puisque ça serait la première où elle serait présente. Cela allait avec des présentation en bonnes et dues formes devant tout un tas de personnalités irlandaises; des gens importants, potentiellement haut placé dans les institutions... Ca serait quelque chose. Mais un peu stressée aussi car elle attendait toujours la réponse de son meilleur ami Clément. Mais comme il se trouvait dans le sud de la France, il était normal que les hiboux prennent énormément de temps à faire les allers et retours entre les deux enfants. Mais ses parents attendait une réponse sur sa présence ou non, et il la voulait pour le lendemain matin au plus tard. Il fallait donc que le garçon n'ait pas vraiment tarder à lui répondre et que l'oiseau qu'il utiliserait soit suffisamment rapide. Et en ce levant ce matin là, elle priait toutes les divinités du monde magique qu'elle connaissait... Ou tout ce qui pouvait s'en approcher de près ou de loin. Elle devrait peut être même prier Magia elle-même à tout y réfléchir... A moins que ça ne soit un peu trop exagéré... Mais elle voulait vraiment que son ami soit là. La soirée n'en serait que meilleure en ayant un ami pour partager le moment.

Après s'être préparée, la jeune irlandaise descendit prendre son petit déjeuner - seule - elle était la première à rejoindre la salle à manger tant il était tôt. Elle en avait même pris les elfes de court. Puis, regagna la salle allouée au travail tôt. Très tôt. Près d'une heure avant son heure habituelle. Elle s'attela à ses tâches "scolaires" pour essayer de se changer les idées. Domhall la rejoignit vers huit heure trente, étonné de la voir déjà présente. Ils échangèrent quelques mots pour se saluer avant que le fillette ne se replonge dans son travail d'astronomie qui remplissait très mal sa tâche de diversion. Au vu de ses efforts infructueux, elle referma vivement le livre sur lequel elle s'appuyait et tenta de changer de domaine, échangeant cet ouvrage pour un de potions. Peut être que cette matière qui l'intéressait encore plus parviendrait à la distrairait de ses émotions par trop envahissantes.

Au repas de mi-journée, elle ne fut guère loquace. Participant peu aux discussions. Déjà qu'elle n'y était pas souvent invitée à cause de son statut d'enfant... Là elle fut quasiment muette, ne répondant qu'aux questions qu'on lui posait directement, et jetant des coups d’œil à chaque elfe qui entrait dans la pièce dans l'espoir d'y voir une lettre plutôt qu'un plat dans ses mains. Puisqu'ils les apportaient toujours dès réception. Mais rien n'y faisait, pas l'ombre d'une réponse. Après avoir mangé, elle chercha un nouveau stratagème pour faire passer le temps. Le temps était au beau fixe, elle se changea donc pour enfiler une tenue adéquate pour voler. Sa mère grimaça en la voyant sortir ainsi mais puisqu'elle ne pouvait rien lui reprocher, ni son comportement, ni son travail estival, la mère de famille ne pipa mot. La fillette sortit avec son balai, un comète 180, flambant neuf puisque ses parents le lui avait donné la veille. Ils avaient accepté qu'elle tente les sélection pour le Quidditch - du bout des lèvres pour Cathleen - alors Briac O'Belt avait voulu qu'elle ait un bon balai. Pas le mailleur, mais un qui tienne la route... ou le vol plutôt.

L'exercice eut l'effet escompté, Ennis parvint enfin à ne plus penser à cette lettre qu'elle attendait. Ce fut en milieu d'après-midi qu'elle fut interrompue entre deux virages en épingle. Par sa mère elle-même. Ennis s'empressa de rejoindre la terre ferme et de la rejoindre. Pas question de mettre en péril ses efforts de tout un été. L'adulte avait les mains dans le dos et, quand l'enfant fut à sa hauteur, lui indiqua qu'elle avait du courrier tout en lui tendant l'enveloppe de parchemin. La châtain reconnu d'emblée l'écriture du brun et remercia sa mère de la lui avoir apporté. Elle rentra à la suite de celle-ci balai dans la main gauche, lettre dans la droite. Et, avant de rejoindre le salon pour prendre connaissance du contenu du parchemin, partit ranger son outil de vol dans le placard destiné à cet effet. Elle lut ensuite d'une traite la réponse de son ami. Elle ne put empêcher un sourire de se dessiner sur ses lèvres alors qu'elle terminai sa lecture. La tête penchée sur l'écriture appliqué de l'anglais, elle ne put voir le sourire de sa mère installée dans un fauteuil voisin de celui qu'elle occupait actuellement. Elle releva la tête pour s'adresser à l'adulte:

- "
Clément Downing, l'ami que je souhaite inviter pourra être présent ce 29 août. Il indique que sa mère souhaitera sans nul doute vous contacter. Puis-je monter dans ma chambre pour lui répondre?" Sa mère hocha la tête et la future deuxième année de Poudlard rejoignit ses quartiers.

Cher Clément

J'espère que la fin de tes vacances s'est bien passée. De mon côté c'est plus respirable qu'en juillet. Bon courage pour tes devoirs de vacances, certains sont ardus. Tu te doutes que j'ai finis les miens depuis longtemps puisque ma mère m'a forcée à travailler tous les matins.

Je suis persuadée que notre duo n'en sera que plus efficace. Ajouter le Quidditch n'est qu'un challenge supplémentaire que je n'ai pas peur de relever.

En effet, cela se passera à Letterkenny, au domaine familial. Je te transmettrai les coordonnées exacte au moment voulu. A moins que mes parents ne préfèrent les donner eux-même à ta mère. Je pense qu'ils préféreront.
La soirée sera assez protocolaire au début puisque ça sera la première fois que je suis présente à un évènement organisé par mes parents. Ils me présenteront à de nombreuses personnes du haut milieu irlandais. Cette étape ne sera pas la plus plaisante car je ne pourrais pas être avec toi. Sauf si tu souhaites m'accompagner pour entendre les histoires de tout ce beau monde. Tu pourras me dire si c'est aussi intéressant que celles de la haute société anglaise. Ensuite, il y aura un dîner et enfin un bal. Comme ce sont mes parents qui invitent, toute ma famille devra l'ouvrir. Tu maîtrises toujours la valse?

A très vite

Ennis

Fin du RP pour moi également. Merci à toi!

Ennis O'Belt - 3ème année RP
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