Et on ne s'arrêtera plus de tomber
21 décembre 2044.
3:37
Lucan. Irlande
3:37
Lucan. Irlande

Ce RP est une suite de post qui se déroulent pendant
les vacances 2044 (mais pas tous dans la même soirée)
et qui sont importants dans l'histoire de Welmina.
les vacances 2044 (mais pas tous dans la même soirée)
et qui sont importants dans l'histoire de Welmina.
Cris. Chagrin. Amour. La première exclamation de Maman vient troubler mon triste sommeil. Triste sommeil qui pour une fois n’est pas une insomnie. Mon cœur bat trop vite. Est-ce parce que je sais ce qu’il se passe ou parce que mon cœur devenu trop fragile ne supporte pas ce réveil en sursaut ? Dans tout les cas, parce qu’il n’en peut plus. De se briser à chacune de leurs disputes. De devenir plus vulnérable lorsqu’il voit un des membres de ma famille versait une larme. Il a. Trop battu. Il s’est. Trop battu.
Malgré moi, je me concentres sur ce qu’il vient de se passer. Maman a crié. La voix venait d’en bas, de la cuisine. Elle n’a pas crié comme une plainte mais comme si elle disait quelque chose. Non, elle n’a pas crié comme si elle avait mal. Mais comme si elle souffrait, juste intérieurement. S’ils sont capables de se briser à l’intérieur, ils ne se détruiront jamais à l’extérieur. Je crois. C’est la première fois qu’ils se disputent alors que l’on dort. Ou du moins, c’est la première fois que je les entends.
Est-ce pour ce soir ? La dernière fois, qu’on les entendra crier. Est-ce que cette fois c’est vraiment la fin ? J’en ai marres. Mais je ne veux pas qu’ils divorcent. Juste qu’ils fassent la paix et que tout redevienne comme avant. Comme avant, la naissance d’Horty. Quand ils ne se disputaient jamais. Quand famille avait une vraie définition.
Je retiens ma respiration. Je veux les écouter, je veux savoir ce qu’il va se passer. Je veux l’entendre. Maintenant. Depuis que Maman a crié, je n’ai rien entendu mais mes pensées sont trop rapides, simplement quelques secondes se sont écoulés. Est-ce qu’ils sont assis ? Est-ce qu’ils se regardent ? Je ne devrais pas essayer d’entendre ce qu’ils disent, je devrais dormir. Mes paupières qui se ferment puis se rouvrent indiquant leur fatigue.
- Nathalie, je t’en pris. Ne crie pas. Tu va réveiller les filles.
C’est déjà fait. Cette fois-ci, c’est Papa qui a parlé. Sa voix semble posée, calme, il a simplement chuchoté. Mais le craquement dans ses mots montre que son monde va se détruire d’un instant à l’autre. Papa a pris sa voix rassurante, cette voix qui veut montrer qu’il n’a pas peur, même si c’est faux. Je leur donnes trente secondes pour que tout éclate.
Même pas. Maman se remets à parler fort en réponse à Papa. Mais elle essaie de faire un effort sur sa voix. Elle veut crier sur lui et ne pas nous réveiller. C’est dégoûtant et bienveillant en même temps.
- Les filles ! Nos enfants ! C’est bien la seule chose pour laquelle on est encore mariés.
Bam. Coup de poing dans le cœur. Très certainement partagé avec Papa. Maman est cruelle dans ces mots, si j’avais réussi à lui pardonner de ces lettres mensongères, je lui en veut beaucoup pour ce qu’elle vient de dire. Même si cette phrase est vraie.
- Non...
Encore une fois Papa a répondu d’un ton bas mais cette fois ci il semble anéanti. Les mots de Maman ont dut totalement l’abîmer. Il continu, sa voix est faible et mes oreilles doivent faire un véritable effort pour l’entendre.
- Non, Nathalie. Si je veux rester avec toi... C’est parce que je t’aimes encore.
Les mots résonnent dans ma tête. Je le savais. J’étais morte à l’intérieur, Papa vient de tout raviver. Je sais que si elle dit qu’elle l’aimes aussi, ils continueront leurs disputes. Mais au moins, ils sauront tout les deux qu’ils s’aiment. Et je serais sûre aussi. Peut-être... Peut-être que ça pourrait trop changer.
Une seconde. Puis deux. Puis trois. Puis le silence. Maman devrait répondre. Pourquoi est-ce qu’elle ne réponds pas ?
- Nathalie... S’il-te-plaît. Tu...
Il ne finit pas sa phrase. Il a sûrement utilisé toute sa force pour lui dire qu’il l’aimait encore. Oh Papa. Comme j’ai envie de te serrer dans mes bras en cet instant.
Elle. Ne réponds pas. A la place de paroles, j’entends les mouvements. Je fermes les yeux pour mieux comprendre ce qu’il se passe. Une chaise qui bouge. J’imagine que Maman se lève. Des bruits de pas. Je la voit avancer. D’autres bruits de pas. Papa bouge aussi. Arrêt. Je les imagine si proches. Et je n’entends plus les bruits, les mouvements sont sûrement trop lents. Ou alors ils ne bougent plus.
Pendant quelques secondes, c’est le vide dans ma tête et pourtant les pensées s’entrechoquent. Je ne sais plus si je suis heureuse de savoir que Papa aime Maman. Ou si je suis déçue qu’elle n’ai pas répondu. Non, je crois que j’ai peur. Qu’ils se quittent ou que leur disputes continue. Incessamment.
Choc. Du verre qui se brise. Un coup sur une table. Un verre brisé sur une table. Quelle main tenait ce verre ? Que s’est-il passé avant ? Encore une fois, j’essaie d’entendre ce qu’il se passe. Une porte qui s’ouvre. Et un chuchotement, encore plus doux que ceux de Papa. Mais ce n’est pas celui de Papa.
- Welmina...
Horty...
Dernière modification par Welmina MacMaulan le 3 mai 2020, 20:51, modifié 2 fois.
Troisième année RP.
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Et on ne s'arrêtera plus de tomber
Aimante. Haineuse. Perdue. Elle va crier, je le sens. Elle crie toujours. Ou alors elle va pleurer, mais pas de vrais larmes, c’est juste pour attirer l’attention. D’ailleurs ça m’étonnes qu’elle soit sur le pas de la porte de ma chambre et pas déjà en bas pour attirer l’attention de parents. Je ne lui réponds pas. La meilleure façon, que j’ai trouvé pour ne pas lui en vouloir d’avoir besoin d’autant d’attention, c’est de moins lui parler. Mais je refuses aussi de parler comme avant, à Maman parce qu’elle m’a menti. Et Papa, lui est si... perdu. Dans un sens, est-ce que ce ne serais pas aussi de ma faute si la famille se détruit ?
Horty avances vers mon lit. J’aurais tellement voulus qu’elle ne se réveille pas. Et même si je lui en veux pour beaucoup de chose, elle semble si vulnérable du haut de ses sept ans. Si fragile mais en même capable de tout détruire. Elle n’a pourtant pas encore eu de manifestation de pouvoirs. Elle s’assoie sur mon lit. Silencieuse.
En bas, on entend plus rien. Est-ce que je dois m’en réjouir ou m’en inquiéter ? Mes yeux se tournent vers Horty, elle ne bouges pas. Je songes à ce qu’elle a entendu, à ce qu’elle a put comprendre. J’aimerais qu’on en parle mais je ne veux pas lancer la conversation si elle ne commences pas. Je n’ai même pas envie de lui parler mais si je peux la protéger. Je le ferais.
Enfin, elle commences à parler. Pour une fois, elle ne crie pas. Pour une fois, elle ne pleure pas. Elle semble vraiment ressentir des émotions. Elle semble brisée.
- Ma faute...
Elle a bredouillé ses deux mots. Horty se sent responsable. Et elle a bien raison. Bien sûr, que c’est de sa faute. On était heureux avant qu’elle naisse. Papa, Maman, Arthur et moi. On était une famille. Horty a tout détruit, avec ses crises, ses problèmes, ses gaminerie trop matures... Elle se sent enfin coupable. Elle a enfin compris. Je sais que je l’aime trop. Pour la haïr. Mais j’aimerai tellement pouvoir la détester et lui donner raison.
Elle se met à pleurer. En silence et pour une fois elle pleure vraiment. Pour une fois elle s’en veut à elle, et et non pas au reste du monde. Mon cœur se serre. Je n’aurais pas du penser toutes ces choses. Ce n’est pas vraiment de sa faute. Je crois. Ses larmes coulent mais elle ne renifle pas. Comme si elle ne voulait pas que je la vois pleurer.
- Welmina, je veux pas souffrir seule...
Elle essaye de se justifier d’être ici parce qu’elle sait que je ne veux plus lui parler. J’suis un monstre. J’ai besoin d’elle, moi aussi. Maintenant, plus que jamais. Me relevant, je m’assois à côté d’elle et la regarde. Elle semble si mature du haut de ses 7 ans. Ma main se lève vers elle et sèche une de ses larmes. Ne pleures pas, petite fille. Ne pleures plus.
Elle se penche vers moi et se blottis dans mes bras. Toutes mes mauvaises pensées sur ma petite sœur s’envole. Ma petite sœur.
Je ne sais pas si je dois lui parler ou pas. Et qu’est-ce que je pourrais lui dire ? C’est marrant, j’ai déjà vécu cette situation mais pas avec Horty. Avec Arthur. Sauf que maintenant je suis à la place d’Arthur. Lui, qui me rassurait quand les parents se disputait. Je suis triste qu’il ne soit pas là, il aurait sûrement assuré à ma place. Dans les bras d’Horty.
- Je ne veux pas te mentir en te disant que ça ira. Mais je peut t’assurer que si tu as besoin d’aide, je serais là. Je ne veux pas que tu te sentes coupable, Horty.
Tout est dit. Je n’ai pas cherché les mots les plus rassurants, ni les meilleurs mais je lui ai ouvert mon cœur, je lui ai dis tout ce que je pensais. Elle hoche la tête sans répondre. Il n’y a plus rien à dire, je crois. Tout est dit.
Et si certaines pensées les plus horribles ne sont pas dîtes, on sait toutes les deux ce que l’autre pense. Sans le dire. On reste enlacés pendant quelques minutes et pour la première fois je ressens ce que je sentait avec Arthur. Mais maintenant, je suis la grande sœur et je ne ressens plus pour moi mais pour ma sœur. Elle est rassurée. Elle va mieux. Grâce à moi ?
Et soudain, la porte d’entrée claque, brisant le calme silence qui était installé dans ma chambre. C’est fini. Je supposes que Maman est partit, au mieux pour se calmer, au pire pour toujours... C’était le dernier soir.
Papa doit sûrement être de pleurer en bas. Il lui a ouvert son cœur, il a toujours était là pour elle. Et elle est lâchement partie. Maman m’a menti et maintenant elle nous abandonne. Papa doit être dévasté. Je meurs d’envie d’aller le consoler mais je ne peux pas consoler le monde entier.
Comme si elle lisait dans mes pensées, Horty se lève. Et me regarde. Elle attend de savoir si j’approuve son envie de descendre avant d’y aller. Qu’est-ce que je l’aime...
On descend ensemble lentement. Sa main dans la mienne. Elle tremble. Moi aussi. Elle est devant moi dans les escaliers, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée, je ne veux pas qu’elle se rende encore plus triste en voyant Papa malheureux. Plus que trois marches avant d’y arriver. Deux. Une.
Horty se fige. Ouvre grand les yeux puis avance, me laissant ainsi voir ce qui la tourmente. Ce n’est pas Papa qui est là, assis à pleurer.
C’est Maman. Sauf qu’elle ne pleure même pas. Elle semble juste énervée.
- Tu l’as laissé partir...
Ma voix est lourde de reproche. Il lui a dit qu’il l’aimait et elle l’a laissé partir. Et elle ose encore nous fixer d’un regard plein d’Amour et rempli de peine. Pour nous. Elle ne semble pas désolée. Je la hais. Horty aussi, elle serre ma main avec la sienne. Et cette innocentemain sur la mienne est la seule chose qui m’empêche d’exploser.
Troisième année RP.
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Horty avances vers mon lit. J’aurais tellement voulus qu’elle ne se réveille pas. Et même si je lui en veux pour beaucoup de chose, elle semble si vulnérable du haut de ses sept ans. Si fragile mais en même capable de tout détruire. Elle n’a pourtant pas encore eu de manifestation de pouvoirs. Elle s’assoie sur mon lit. Silencieuse.
En bas, on entend plus rien. Est-ce que je dois m’en réjouir ou m’en inquiéter ? Mes yeux se tournent vers Horty, elle ne bouges pas. Je songes à ce qu’elle a entendu, à ce qu’elle a put comprendre. J’aimerais qu’on en parle mais je ne veux pas lancer la conversation si elle ne commences pas. Je n’ai même pas envie de lui parler mais si je peux la protéger. Je le ferais.
Enfin, elle commences à parler. Pour une fois, elle ne crie pas. Pour une fois, elle ne pleure pas. Elle semble vraiment ressentir des émotions. Elle semble brisée.
- Ma faute...
Elle a bredouillé ses deux mots. Horty se sent responsable. Et elle a bien raison. Bien sûr, que c’est de sa faute. On était heureux avant qu’elle naisse. Papa, Maman, Arthur et moi. On était une famille. Horty a tout détruit, avec ses crises, ses problèmes, ses gaminerie trop matures... Elle se sent enfin coupable. Elle a enfin compris. Je sais que je l’aime trop. Pour la haïr. Mais j’aimerai tellement pouvoir la détester et lui donner raison.
Elle se met à pleurer. En silence et pour une fois elle pleure vraiment. Pour une fois elle s’en veut à elle, et et non pas au reste du monde. Mon cœur se serre. Je n’aurais pas du penser toutes ces choses. Ce n’est pas vraiment de sa faute. Je crois. Ses larmes coulent mais elle ne renifle pas. Comme si elle ne voulait pas que je la vois pleurer.
- Welmina, je veux pas souffrir seule...
Elle essaye de se justifier d’être ici parce qu’elle sait que je ne veux plus lui parler. J’suis un monstre. J’ai besoin d’elle, moi aussi. Maintenant, plus que jamais. Me relevant, je m’assois à côté d’elle et la regarde. Elle semble si mature du haut de ses 7 ans. Ma main se lève vers elle et sèche une de ses larmes. Ne pleures pas, petite fille. Ne pleures plus.
Elle se penche vers moi et se blottis dans mes bras. Toutes mes mauvaises pensées sur ma petite sœur s’envole. Ma petite sœur.
Je ne sais pas si je dois lui parler ou pas. Et qu’est-ce que je pourrais lui dire ? C’est marrant, j’ai déjà vécu cette situation mais pas avec Horty. Avec Arthur. Sauf que maintenant je suis à la place d’Arthur. Lui, qui me rassurait quand les parents se disputait. Je suis triste qu’il ne soit pas là, il aurait sûrement assuré à ma place. Dans les bras d’Horty.
- Je ne veux pas te mentir en te disant que ça ira. Mais je peut t’assurer que si tu as besoin d’aide, je serais là. Je ne veux pas que tu te sentes coupable, Horty.
Tout est dit. Je n’ai pas cherché les mots les plus rassurants, ni les meilleurs mais je lui ai ouvert mon cœur, je lui ai dis tout ce que je pensais. Elle hoche la tête sans répondre. Il n’y a plus rien à dire, je crois. Tout est dit.
Et si certaines pensées les plus horribles ne sont pas dîtes, on sait toutes les deux ce que l’autre pense. Sans le dire. On reste enlacés pendant quelques minutes et pour la première fois je ressens ce que je sentait avec Arthur. Mais maintenant, je suis la grande sœur et je ne ressens plus pour moi mais pour ma sœur. Elle est rassurée. Elle va mieux. Grâce à moi ?
Et soudain, la porte d’entrée claque, brisant le calme silence qui était installé dans ma chambre. C’est fini. Je supposes que Maman est partit, au mieux pour se calmer, au pire pour toujours... C’était le dernier soir.
Papa doit sûrement être de pleurer en bas. Il lui a ouvert son cœur, il a toujours était là pour elle. Et elle est lâchement partie. Maman m’a menti et maintenant elle nous abandonne. Papa doit être dévasté. Je meurs d’envie d’aller le consoler mais je ne peux pas consoler le monde entier.
Comme si elle lisait dans mes pensées, Horty se lève. Et me regarde. Elle attend de savoir si j’approuve son envie de descendre avant d’y aller. Qu’est-ce que je l’aime...
On descend ensemble lentement. Sa main dans la mienne. Elle tremble. Moi aussi. Elle est devant moi dans les escaliers, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée, je ne veux pas qu’elle se rende encore plus triste en voyant Papa malheureux. Plus que trois marches avant d’y arriver. Deux. Une.
Horty se fige. Ouvre grand les yeux puis avance, me laissant ainsi voir ce qui la tourmente. Ce n’est pas Papa qui est là, assis à pleurer.
C’est Maman. Sauf qu’elle ne pleure même pas. Elle semble juste énervée.
- Tu l’as laissé partir...
Ma voix est lourde de reproche. Il lui a dit qu’il l’aimait et elle l’a laissé partir. Et elle ose encore nous fixer d’un regard plein d’Amour et rempli de peine. Pour nous. Elle ne semble pas désolée. Je la hais. Horty aussi, elle serre ma main avec la sienne. Et cette innocentemain sur la mienne est la seule chose qui m’empêche d’exploser.
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Mensonge. Haine. Reproche. Maman ouvre la bouche et pousse un soupir discret. Elle veut nous donner une explication. Je ne veux pas écouter un seul des mots qu’elle a dire. Rien ne pourra changer ce que je pense d’elle. Est-ce de même pour Horty ?
- Je ne l’ai pas laissé partir. C’était son choix. Et tu sais qu’il fallait que ça arrive.
Je le sais, bien sûr. Mais je en veux pas l’entendre de sa bouche. C’est à Papa de se justifier ainsi même s'il n'a pas besoin de se justifier. Si elle n’a pas d’explications plus acceptables, je ne veux pas rester une minute de plus ici. Je plisses les yeux. Je ne sais même pas si je veux qu’elle continue de parler ou qu’elle se taise. Est-ce que je devrais vraiment laisser Horty écouter ce qu’elle à dire ? Oui, j’en suis sûre, elle est tout aussi concernée que moi.
- Mes chéries, nous avons vécu de beaux moments mais lorsque deux personnes ne s’aiment plus... Il faut passer à autre chose.
Elle s’assoit sur le canapé, comme si elle s’attendait à ce qu’on ai une grande conversation qui finirait en câlin collectif. Horty ne bouge pas mais elle garde les yeux fixés sur Maman. Des yeux embrumés. Des yeux qui lancent des poignards.
Tout ce qu’a dit Maman est plein d’hypocrisie. De mensonges. Elle essaye de se défendre. De qui veut elle parler quand elle dit "nous ? De Papa et elle ? Ou de la famille ? Parce que, oui, nous avons vécus de beaux moments mais uniquement quand ils ne se disputaient pas.
Comment ose elle laisser dire qu’ils ne s’aiment plus alors que Papa lui a avouer que ses sentiments n’étaient pas éteints ? A une période, j’étais convaincue qu’il en était de même pour les siens. Aujourd’hui je me demandes si un être aussi abject peut ressentir des sentiments ?
Devant notre manque de réaction, Maman se lève, se penche vers nous et essaie de prendre un air compatissant. Grave erreur.
- Les filles, ensemble, on peut passer au dessus de tout ça. Pour ne pas trop souffrir.
Mais elle ne comprends pas que c’est elle qui nous fait souffrir. Je ne trouves même plus la force de lui dire. Ma main me brûle. Ou plutôt la main qui est dans la mienne brûle. Horty.
Elle la retire brusquement. Des flammes naissent dans ses yeux. Elle semble encore plus révoltée que moi. Elle semble se concentrer sur Maman. Et soudain Maman retombe sur le canapé. Involontairement et brutalement. Elle reste quelques secondes sonnée pendant que mes yeux se dirigent vers Horty.
Magie. Ma sœur vient d’avoir son premier signe de Magie. C’était pour violenter notre mère, certes. La situation n’est pas la meilleure, c’est vrai mais à cet instant où mes yeux croisent ceux de ma petite sœur, je ressens une profonde joie. Ses yeux à elle semblent partagée entre la peur et la satisfaction.
Maman, elle, nous regarde comme si nous étions des monstres. Sans bruit, elle se lève et se dirige vers sa chambre. Elle boîte. Même si en cet instant, je la hais, je ressent de la pitié pour elle. Être confronté à Horty n’est pas une partie de plaisir alors je suppose que c’est encore pire de l’être à ces pouvoirs. Cette pensée me fait rire. Je ne devrais pas.
Horty est déboussolée. Est-ce le fait d’avoir fait du mal à Maman ou la découverte de ses pouvoirs qui lui donne cette expression perdue ? Je lui souris et l’invite à me suivre, là-haut. Quelques heures de sommeil ne lui feront pas de mal. Arrivées sur le pas de la porte, elle reparle enfin. Doucement.
- Est-ce que je peux dormir avec toi cette nuit ?
Elle est si mignonne. En guise de réponse, j’ouvre ma porte de chambre et elle va s’allonger sur le lit sur lequel elle était assise quelques minutes avant. Il ne lui faut que quelques secondes pour s’endormir. Voulant faire de même, je m’allonge à ses côtés mais les derniers évènements m’ont trop chamboulé.
Je m’assois sur mon lit, les yeux rivés sur la fenêtre. Il fait si sombre. Seule la Lune donne un peu de lumière. Un point de lumière dans une étendue de noir.
Je crois que je n’ai jamais ressenti autant d’émotions qu’au cours des dernières minutes.
Finalement, je crois que la sentiment d’avoir compris mon Amour pour Horty dépasse toutes mes autres peines. Elle a besoin de moi comme j’ai besoin d’elle. Lorsque je me retourne pour la voir dormir profondément dans mon lit, une larme coule de mes yeux. Les évènements de la soirée n’avaient pas encore réussi à m’en tirer une mais ce fut trop d’émotions. Alors maintenant je peux enfin. Laisse s’échapper cette larme d’émotion. Mais je me promets que c’est la dernière, je dois être forte. Pour Horty. Celle-ci demeurera un secret entre la Lune et moi.
Troisième année RP.
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- Je ne l’ai pas laissé partir. C’était son choix. Et tu sais qu’il fallait que ça arrive.
Je le sais, bien sûr. Mais je en veux pas l’entendre de sa bouche. C’est à Papa de se justifier ainsi même s'il n'a pas besoin de se justifier. Si elle n’a pas d’explications plus acceptables, je ne veux pas rester une minute de plus ici. Je plisses les yeux. Je ne sais même pas si je veux qu’elle continue de parler ou qu’elle se taise. Est-ce que je devrais vraiment laisser Horty écouter ce qu’elle à dire ? Oui, j’en suis sûre, elle est tout aussi concernée que moi.
- Mes chéries, nous avons vécu de beaux moments mais lorsque deux personnes ne s’aiment plus... Il faut passer à autre chose.
Elle s’assoit sur le canapé, comme si elle s’attendait à ce qu’on ai une grande conversation qui finirait en câlin collectif. Horty ne bouge pas mais elle garde les yeux fixés sur Maman. Des yeux embrumés. Des yeux qui lancent des poignards.
Tout ce qu’a dit Maman est plein d’hypocrisie. De mensonges. Elle essaye de se défendre. De qui veut elle parler quand elle dit "nous ? De Papa et elle ? Ou de la famille ? Parce que, oui, nous avons vécus de beaux moments mais uniquement quand ils ne se disputaient pas.
Comment ose elle laisser dire qu’ils ne s’aiment plus alors que Papa lui a avouer que ses sentiments n’étaient pas éteints ? A une période, j’étais convaincue qu’il en était de même pour les siens. Aujourd’hui je me demandes si un être aussi abject peut ressentir des sentiments ?
Devant notre manque de réaction, Maman se lève, se penche vers nous et essaie de prendre un air compatissant. Grave erreur.
- Les filles, ensemble, on peut passer au dessus de tout ça. Pour ne pas trop souffrir.
Mais elle ne comprends pas que c’est elle qui nous fait souffrir. Je ne trouves même plus la force de lui dire. Ma main me brûle. Ou plutôt la main qui est dans la mienne brûle. Horty.
Elle la retire brusquement. Des flammes naissent dans ses yeux. Elle semble encore plus révoltée que moi. Elle semble se concentrer sur Maman. Et soudain Maman retombe sur le canapé. Involontairement et brutalement. Elle reste quelques secondes sonnée pendant que mes yeux se dirigent vers Horty.
Magie. Ma sœur vient d’avoir son premier signe de Magie. C’était pour violenter notre mère, certes. La situation n’est pas la meilleure, c’est vrai mais à cet instant où mes yeux croisent ceux de ma petite sœur, je ressens une profonde joie. Ses yeux à elle semblent partagée entre la peur et la satisfaction.
Maman, elle, nous regarde comme si nous étions des monstres. Sans bruit, elle se lève et se dirige vers sa chambre. Elle boîte. Même si en cet instant, je la hais, je ressent de la pitié pour elle. Être confronté à Horty n’est pas une partie de plaisir alors je suppose que c’est encore pire de l’être à ces pouvoirs. Cette pensée me fait rire. Je ne devrais pas.
Horty est déboussolée. Est-ce le fait d’avoir fait du mal à Maman ou la découverte de ses pouvoirs qui lui donne cette expression perdue ? Je lui souris et l’invite à me suivre, là-haut. Quelques heures de sommeil ne lui feront pas de mal. Arrivées sur le pas de la porte, elle reparle enfin. Doucement.
- Est-ce que je peux dormir avec toi cette nuit ?
Elle est si mignonne. En guise de réponse, j’ouvre ma porte de chambre et elle va s’allonger sur le lit sur lequel elle était assise quelques minutes avant. Il ne lui faut que quelques secondes pour s’endormir. Voulant faire de même, je m’allonge à ses côtés mais les derniers évènements m’ont trop chamboulé.
Je m’assois sur mon lit, les yeux rivés sur la fenêtre. Il fait si sombre. Seule la Lune donne un peu de lumière. Un point de lumière dans une étendue de noir.
Je crois que je n’ai jamais ressenti autant d’émotions qu’au cours des dernières minutes.
Finalement, je crois que la sentiment d’avoir compris mon Amour pour Horty dépasse toutes mes autres peines. Elle a besoin de moi comme j’ai besoin d’elle. Lorsque je me retourne pour la voir dormir profondément dans mon lit, une larme coule de mes yeux. Les évènements de la soirée n’avaient pas encore réussi à m’en tirer une mais ce fut trop d’émotions. Alors maintenant je peux enfin. Laisse s’échapper cette larme d’émotion. Mais je me promets que c’est la dernière, je dois être forte. Pour Horty. Celle-ci demeurera un secret entre la Lune et moi.
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21 décembre 2044.
12 : 54
Dans la salle à manger, chez Welmina. Lucan. Irlande
12 : 54
Dans la salle à manger, chez Welmina. Lucan. Irlande
Se taire. Haïr. Protéger. Pas un mot. Ça doit neuf heures que la tempête a éclaté et pas un mot n’a était prononcé. Papa n’est pas revenu ce matin, bien sûr, je ne m’attendais pas à ce qu’il le fasse... mais une partie de moi l’attendait. Espérait que "pas là pour l’instant" ne soit pas un synonyme de "parti pour toujours". Mais si une chose est sûre, c’est bien qu’il ne nous a pas abandonnés. La seule qui nous a abandonné, c’est Maman. Même si elle est encore là.
Horty, assise à ma droite. Maman, en face. On partage un repas en silence. Si "partager" peut encore être un mot utilisable en cette ambiance. Ma fourchette rencontre un fade morceaux du burger simplement réchauffé sans enthousiasme par Maman. Pas faim... Alors que je m’apprête à me lever de table sans rien dire parce qu’après tout je n’ai plus vraiment de raisons d’y rester, je me rends compte qu’Horty regarde son assiette avec... écœurement. Je prends quelques secondes à me rappeler que Horty est dégoûtée par la viande.
Une autre facette de son comportement ingérable. Le jour où elle a compris qu’elle mangeait un animal mort, Horty a refusé d’y toucher. Bien sûr, la viande est utile pour sa croissance mais nos parents ont toujours fait des efforts pour lui apporter des compléments et lui réduire sa consommation de viande. Parfois, elle acceptait sans broncher d’en manger mais parfois elle faisait toute une scène pour avoir autre chose. Horty, tout craché.
Aujourd’hui est un de ses jours où elle ne veut pas toucher à un animal mort. Et même si elle se retient visiblement de parler, je vois bien dans son regard qu’elle ne fera aucun effort pour Maman.
Levant les yeux de son assiette, Horty fixe Maman. Maman l’a vu mais elle l’ignore et ça énerve Horty. Ses petits poings se serrent et j’hésite à intervenir. Mais non. Quoi qu’il se passe, Maman l’aura mérité. Et je ne veux pas perdre l’Amour d’Horty pour la défendre.
Maman a enfin levé les yeux. Elle a peur. D’Horty. De ses pouvoirs. De ses colères. Mais elle ose lever les yeux vers sa plus jeune fille. Mauvaise idée. Dans les yeux, d’Horty on sent la colère mais aussi la peur d’elle même. De ses pouvoirs. Elle ne voulait pas vraiment faire de mal à Maman, hier soir. Elle se retient d’exploser et attends que Maman craque en première.
Et lorsqu’elle n’en peut plus. Elle envoie voltiger son assiette. Celle-ci bascule de la table et se brise dans un bruit de verre. Maman ne bouge pas, elle semble rassurée que les colères d’Horty ne l’ai pas atteint, elle.
- J’vais te refaire à manger, Horty...
Ma voix est lasse, lente. Mes pieds nus passent de la salle à manger à la cuisine. Mes mains froides cherchent la meilleure façon de redonner le sourire à Horty avec un plat qu’elle aime.
Horty m’a suivie et se trouve là, dans la cuisine. Le regard perdu. Ce n’est pas moi qu’elle a suivie, elle voulait juste ne plus être avec Maman. Moi, j’suis juste un témoin. Une spectatrice silencieuse. J’suis juste là pour calmer le jeu quand tout dégénère. Et pourtant j’pensais que je serais là pour protéger Horty, je pensais que c’était moi qui en voulait le plus à Maman. Mais comme toujours je suis à l’arrière-plan. On fait attention à Horty. On fait attention aux autres.
Moi aussi, j’ai envie que Maman comprenne que je la hais à mourir. J’ai pas envie d’être là, à refaire à manger à Horty parce qu’elle est pas fichue de prendre sur elle. Moi aussi, j’veux tout plaquer. J’veux voir Papa. JJ’veux qu’Arthur soit là. J’veux que Maman comprenne et qu’elle avoue enfin qu’elle a pas envie d’être avec Papa juste pour nous. Nous.
- Est-ce que tu m’en veux ?
Horty a compris ce à quoi je pensais. Elle s’en veut et elle pense que je lui en veux aussi. Je penses que je lui est fait un effet trop distant. Trop froid. Mais je lui ai promis que je serais là pour elle. Je lui ai promis de la protéger. Alors je lui souris et fait signe que non. Comprenant qu’elle n’a sûrement aucune envie de retourner dans la salle à manger, avec Maman, je poses son assiette sur la table de la cuisine. Elle me sourit à son tour.
Et grâce à son sourire, je comprends. Ses démons sont une souffrance pour elle, pas une délivrance. Sa libération, c’est ça. C’est quand quelqu’un comprend ses démons. Quand elle laisses une personne les comprendre. Mais moi, j'ai peur. Qu'elle me fasse confiance. Et que je sois pas à la hauteur. Pour la délivrer.
Troisième année RP.
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Et on ne s'arrêtera plus de tomber
Silence. Souffrance. Espoir. J’observe Horty manger. J’aurais put partir. Mais je veux rester là, avec elle. De l’autre côté du mur, j’entends Maman se lever et et regagner sa chambre. Horty, l’entend aussi et frémit. Je crois qu’elles ont peur, toutes les deux l’une de l’autre. Mais j’ai pas la force de me mettre entre elles. Je veux juste protéger Horty.
Un bruit de plume me fait me retourner machinalement vers la fenêtre. Un minuscule hiboux tient une lettre. Mon cœur fait un bond. Les yeux d’Horty croisent les miens et je sais qu’elle pense à la même chose que moi en cet instant. Papa.
J’avance vers la fenêtre en essayant de contrôler ma hâte. Je ne veux pas être déçue si ce n’est pas Papa. Je ne veux pas décevoir Horty, non plus. Mes mains ouvrent la fenêtre. Et le petit oiseau se tourne vers moi, il semble épuisé par le voyage et par le port de la grande enveloppe. Il la lâche dans ma main pendant que mon autre main caresse ses petites plumes ébouriffées. Il grimpe sur mes doigts et le contact avec ce petit volatile me calme, même si je suis très pressée de voir la lettre.
- Atchaa !
J’en avais presque oublié mon allergie aux oiseaux. Pourquoi même lors des plus petites joies, il y a quelque chose qui se passe mal ? Ma main tremblante prends la lettre mais le petit oiseaux ne bouge pas. Bon signe, il attend sûrement qu’on lui donne une lettre en réponse. N’y tenant plus, je déchiquette l’enveloppe pour en sortir une lettre. De ses grands yeux marrons aux contours bleutés, Horty m’observe avec impatience. Mes mains déplient la lettre et mes yeux lisent la première ligne. « Mes chères filles ». C’est Papa. Je m’apprête à continuer ma lecture mais me rends vite compte que ce serait injuste pour Horty. Cette lettre s’adresse aussi à elle. J’essaye de rendre ma voix assurée et claire. De ne pas laisser apparaître l’émotion qui parcoure mon corps.
- Mes chères filles, pardonnez-moi. Je n’aurais pas du partir sans vous dire au revoir, je n’aurais pas du partir tout simplement. C’est inutile de vous expliquer ce qu’il s’est passé hier soir, je suppose que vous n’avez pas eu de mal à comprendre. Je m’en veut tellement mais c’était le mieux à faire. Ne vous inquiétez pas pour moi, je suis hébergé par une personne de confiance. J’espère vous voir bientôt, peut-être même pendant les fêtes, même si je ne veux pas vous enlevez à votre mère. Je sais à quel point cette situation doit être dure pour vous, sachez que je penses tout le temps à vous. Je vous aimes fort. Papa.
Horty sourit. Moi aussi. Ces mots sont parfaits. Il n’a pas mis longtemps pour nous écrire. Il s’en veut et ne veut pas nous séparer de Maman. Il n’a pas de raison de s’en vouloir et j’ai hâte de le voir pour lui dire. A cette pensée, une idée germe dans mon esprit. Elle ne ferait peut-être pas plaisir à tout le monde. Ne serait peut-être pas très pratique mais c’est ce que je veux. Ce que Horty voudra. Et elle sera peut-être un bon moyen pour redonner le sourire à tout le monde. Ou presque. En observant la lueur dans les yeux d’Horty, je sais que c’est ce qui serait le mieux pour elle.
Et je veux ce qu’il y a de mieux pour elle.
- Tu veux lui répondre ?
Elle hoche la tête et se précipite à l’étage. Je la suis en me retournant avant vers la fenêtre. Le petit hiboux est toujours là. Peut-être appartient il a la personne de confiance chez qui Papa est hébergé. Cette personne. Qui peut-elle bien être ? Papa n’a pas de famille qui vit en Irlande et je ne me souvienne pas qu’il ai déjà mentionné le nom d’un ami très proche. Peu importe, je pense que je le saurait bientôt. J’espère.
Troisième année RP.
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Un bruit de plume me fait me retourner machinalement vers la fenêtre. Un minuscule hiboux tient une lettre. Mon cœur fait un bond. Les yeux d’Horty croisent les miens et je sais qu’elle pense à la même chose que moi en cet instant. Papa.
J’avance vers la fenêtre en essayant de contrôler ma hâte. Je ne veux pas être déçue si ce n’est pas Papa. Je ne veux pas décevoir Horty, non plus. Mes mains ouvrent la fenêtre. Et le petit oiseau se tourne vers moi, il semble épuisé par le voyage et par le port de la grande enveloppe. Il la lâche dans ma main pendant que mon autre main caresse ses petites plumes ébouriffées. Il grimpe sur mes doigts et le contact avec ce petit volatile me calme, même si je suis très pressée de voir la lettre.
- Atchaa !
J’en avais presque oublié mon allergie aux oiseaux. Pourquoi même lors des plus petites joies, il y a quelque chose qui se passe mal ? Ma main tremblante prends la lettre mais le petit oiseaux ne bouge pas. Bon signe, il attend sûrement qu’on lui donne une lettre en réponse. N’y tenant plus, je déchiquette l’enveloppe pour en sortir une lettre. De ses grands yeux marrons aux contours bleutés, Horty m’observe avec impatience. Mes mains déplient la lettre et mes yeux lisent la première ligne. « Mes chères filles ». C’est Papa. Je m’apprête à continuer ma lecture mais me rends vite compte que ce serait injuste pour Horty. Cette lettre s’adresse aussi à elle. J’essaye de rendre ma voix assurée et claire. De ne pas laisser apparaître l’émotion qui parcoure mon corps.
- Mes chères filles, pardonnez-moi. Je n’aurais pas du partir sans vous dire au revoir, je n’aurais pas du partir tout simplement. C’est inutile de vous expliquer ce qu’il s’est passé hier soir, je suppose que vous n’avez pas eu de mal à comprendre. Je m’en veut tellement mais c’était le mieux à faire. Ne vous inquiétez pas pour moi, je suis hébergé par une personne de confiance. J’espère vous voir bientôt, peut-être même pendant les fêtes, même si je ne veux pas vous enlevez à votre mère. Je sais à quel point cette situation doit être dure pour vous, sachez que je penses tout le temps à vous. Je vous aimes fort. Papa.
Horty sourit. Moi aussi. Ces mots sont parfaits. Il n’a pas mis longtemps pour nous écrire. Il s’en veut et ne veut pas nous séparer de Maman. Il n’a pas de raison de s’en vouloir et j’ai hâte de le voir pour lui dire. A cette pensée, une idée germe dans mon esprit. Elle ne ferait peut-être pas plaisir à tout le monde. Ne serait peut-être pas très pratique mais c’est ce que je veux. Ce que Horty voudra. Et elle sera peut-être un bon moyen pour redonner le sourire à tout le monde. Ou presque. En observant la lueur dans les yeux d’Horty, je sais que c’est ce qui serait le mieux pour elle.
Et je veux ce qu’il y a de mieux pour elle.
- Tu veux lui répondre ?
Elle hoche la tête et se précipite à l’étage. Je la suis en me retournant avant vers la fenêtre. Le petit hiboux est toujours là. Peut-être appartient il a la personne de confiance chez qui Papa est hébergé. Cette personne. Qui peut-elle bien être ? Papa n’a pas de famille qui vit en Irlande et je ne me souvienne pas qu’il ai déjà mentionné le nom d’un ami très proche. Peu importe, je pense que je le saurait bientôt. J’espère.
Troisième année RP.
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Et on ne s'arrêtera plus de tomber
21 décembre 2044.
23 : 56
Chambre de Welmina. Lucan. Irlande
23 : 56
Chambre de Welmina. Lucan. Irlande
Optimiste. Coupable. Inquiète. Assise sur mon lit, je fixe l’horloge accrochée sur le mur en face de moi. Plus que quatre minutes si tout se passe bien. Plus que quatre minutes si Papa a reçu la lettre. Et si Arthur la reçut aussi. Plus que quatre minutes. Je sais que mes plans sont tordues. Que je suis trop ambitieuse. Et trop cruelle. Pour Maman. Mais j’essaye de me dire qu’elle l’a mérité et que le bonheur d’Horty passe avant tout, dorénavant. Lui faire du mal comme elle nous en fait c’est mal. Mais tant pis.
Mon cœur bat trop vite dans ma poitrine. Peut-être que Papa considérera mon plan comme trop tordu et ne viendra pas. J’espère que non. Horty a fondé tout ses espoirs sur ce plan. Et j’avoue que moi aussi.
Plus que deux minutes. Je ne tiens plus, il faut que je descendes. Ça ne servira peut-être à rien mais au moins l’attente sera peut-être moins importante. Le regret aussi, s’ils ne viennent pas. Mes pieds nus dévalent discrètement l’escalier. J’ai froid. J’ai peur.
Ce moment me rappelle étrangement hier. Hier. Quand tout a éclaté. Hier. Il me semble si loin et si proche. Hier.
Automatiquement, mes yeux se tournent vers la fenêtre. Rien. Personne. Rien qu’une immensité sombre donnant sur notre jardin. Notre jardin si triste. Seule la Lune offre un peu de lumière à tout ça.
Des pas derrière moi me font me retourner brusquement. Maman. Elle allume la lumière et me découvre, visiblement avec le même étonnement. Son expression indique qu’elle ne sait pas trop si elle doit me parler. Non, parles pas. Tais-toi. T’as assez fait de mal comme ça.
Ses yeux sont cernées. Elle dort plus, ça se voit. Ses cheveux sont ébouriffées, son teint grisâtre. Elle est dévastée, elle aussi. J’ai presque de la peine pour elle. Presque.
- Est-ce que tout va bien ?..
Son ton est doux et tranquille. Sa voix est déchirée. Elle va mal. Elle fait semblant de se soucier de moi pour que je m’inquiètes pour elle. Mais je ne tombes pas dans son jeux. Je lui en veut. Pourquoi elle est pas fichue de le comprendre ? J’t’en veux M’man.
Non. Tout va pas bien. Non. A cause de toi, tu vois. On va tous mal, tu sais. Par ta faute, M’man. Tu as tout détruit. Tout ça parce que t’es pas capable de montrer tes sentiments. Tu méritais pas d’avoir Papa et maintenant tu l’as laissé partir. Tu nous mérites pas non plus et on va partir aussi.
Je meurs d’envie de lui dire. Mais je suis impuissante. Une partie de moi, bien que refoulée, ne lui en veut pas et la comprends. Je suis pas à sa place, je sais. J’ai jamais éprouvé de sentiments amoureux, j’sais pas à quel point ça fait mal. Une partie de moi a mal pour elle. Mais le reste s'en moque. Le reste la hait.
- Welmina, s’il-te-plaît. Ne m’en veut pas. J’ai fait des erreurs et je m’en veut de tout ce qu’il se passe. Si je pouvais réparer tout ce qu’il s’est passé hier, je...
Elle fond en larme. Les larmes me viennent aussi mais ne coulent pas. Elle veut me convaincre qu’elle n’est pas l’entière responsable. Et le pire c’est qu’elle y arrive. Je compatis de plus en plus, et je m’en veux de plus en plus de mes propres vœux. Si Papa a reçu la lettre, il viendra. On partira. Et Maman sera seule. Je sais qu’elle le mérite mais j’ai mal de l’abandonner.
Pourquoi cette culpabilité maintenant ? Pourquoi faut-il que je doive faire ce qu’il y a de mieux pour Horty seule ? Arthur, si tu étais là, qu’est-c'tu ferais ? Et toi Papa ?
Je m’apprête à répondre à Maman. Sans savoir quoi dire. Mais un bruit de pas me coupe. De murmures. Venant de derrière la porte. C’est Eux. Papa. Arthur. Ils sont venus pour nous emmener. Horty et moi. Loin de la maison. Loin de Maman. Pour qu’on redevienne une famille. Mais on le redeviendra pas sans elle. Est-ce qu'il est encore temps de revenir en arrière ?
Maman est déjà devant la porte. Qu’elle les ais vus ou pas. Elle sait. Elle sait qu’on a manigancé à ses dépend pour partir. L’abandonner dans les conséquences de ses actes inconscients. Seule avec sa peine. Pourquoi j’culpabilises maintenant ? Pourquoi ?
Avant que je puisses l’en empêcher, Maman ouvre la porte. Mon cœur s’accélère. Qu’est-ce que j’ai fait ? Puis il s’arrête.
Papa était derrière la porte, bien sûr. Maman est de l’autre côté. Ils se fixent, se regardent. S’affrontent. Leurs regards se disent. Tout ce qu’ils ne peuvent pas dire. Leurs regards se haïssent. S’embrassent. S’enlacent. Se détestent encore et encore.
Furtivement, je croise le regard d’Arthur, caché derrière Papa. Comme moi, il sait ce qu’il se passe. Il voit nos parents livraient leur ultime combat.
Dans l’immensité de cette sombre nuit
Ne demeurent plus que leurs yeux.
Leurs yeux encore amoureux.
Ils sont seuls au monde.
Ils s’aiment encore.
Et ça me détruit.
De le savoir.
Troisième année RP.
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Et on ne s'arrêtera plus de tomber
Partir. Rester. Aimer.
Et Maman détourne le regard. Ce regard que Papa retient. Est-ce qu’il veut lui montrer qu’il lui en veut ? Qu’il l’aime encore ? Elle pleure, encore. Elle me fait pitié. Je crois. Je lui en voulais mais ce soir, j’ai compris qu’elle aussi s’en voulait. Si je part, elle m’en voudra à moi aussi. Mais on doit partir pour Horty.
Papa brise le silence. Sa voix semble assurée. Mais on décèle tous le craquement dans celle-ci. Il n’est pas bien. Il n’est plus chez lui. Il s’en veut. Pour nous. Mais surtout pour Maman.
« Arthur, s’il-te-plaît, tu peux aller chercher les affaires des filles et Horty pour les emmener chez.. ? »
Je n’entends pas le dernier mot de sa phrase. La fameuse personne digne de confiance.
Mon frère, rentre dans la maison, abasourdi parce qu’il vient de se passer. Son regard croise le mien. Il m’a manqué. Il est enfin de retour.
Arthur, pourquoi m’as-tu laisser seule en ces temps ?
Ses pas montent les escaliers. Et je l’entends rentrer dans la chambre d’Horty. Je sais qu’elle ne dort pas. Elle était trop perturbée pour le faire. Papa me regarde et me sourit. Ce n’est pas un sourire de joie. Ce n’est pas non plus un sourire triste, il l’est mais ne veut pas me le montrer. C’est un sourire d’Amour. Je le lui rends. Comme je le peux.
Maman, n’arrive toujours pas à le regarder. Elle pleure. Pourquoi chacune des larmes que je la voie verser me font aussi mal ?
« Jared... Pardonne-moi. »
Oh, Maman. Tu n’as pas compris qu’il ne t’en avais jamais voulu ? Que c’est au dessus de ses forces ? Le visage faussement assuré de Papa se décompose, comme pour renforcer mes pensées. Mais il ne fait pas attention à elle. Ça lui ferait trop de mal de lui reparler.
Il la regarde simplement. Le regard dure quelques secondes. Elle, ne veut plus relever la tête. Tout ce que je vois dans ses yeux à Lui, c’est de l’Amour. On pourrait penser à de la pitié. De la haine. Des regrets. Non, c’est simplement de l’Amour. Un Amour trop fort pour être vécu. Auquel il a crut, pourtant.
Pourquoi te faire tant de mal, Papa ?
Sans bruit, il prend ma main. Et nous sortons. Je lance un dernier regard à Maman. Malgré moi, je lui souris. Je crois... je crois que je ne lui en veut plus. Papa et moi traversons le jardin, main dans la main. Je ne sais pas comment il est venu et j’espère que nous n’allons pas transplaner. A l’instant, où je m’apprête à lui demander, j’aperçois son balai adossé au grillage de la maison. Je le regarde s’asseoir et il m’aide à faire de même. Toujours sans bruit.
Et on s’envole. Au dessus des nuages pour qu’on ne nous voie pas. Le balai fonce dans une direction qui m’est inconnue. J’aimerai me sentir libre mais ce n’est pas le cas. J’ai trop mal. Mille questions me viennent à l’esprit. Mais il n’y en a qu’une seule qui ne fera pas de mal à Papa.
« Dis, Papa, on va où ? »
Accrochée à lui, je le vois sourire même de dos. Il pousse un soupir heureux. Et se décontracte les membres. Sa réponse est toute faîte et improvisée en même temps. Il n’a pas besoin de réfléchir pour prononcer ces quelques mots.
« Julia. Elle s’appelle Julia Marshall. C’est... c’est ma meilleure amie. »
Julia. Ce nom trotte dans ma tête. Si elle a accepter de nous héberger c’est forcément une bonne personne. Si elle est amie avec Papa c’est forcément une bonne personne. Alors pourquoi suis-je si inquiète ?
Le reste du chemin se poursuit silencieusement. J’essaye de réfléchir à un moment où Papa nous aurait parler de cette fameuse Julia, en vain. Je ne vois plus le paysage défiler jusqu’à l’instant où Papa fait descendre le balai. Devant un immeuble.
En silence, il ouvre la porte. M’emmène jusqu’au escaliers. Grimpe plusieurs étages à mes côtés. Traverse un couloir. Toque à une porte. Et attends. Toujours en silence. Mon cœur bat. Je ne me sens pas chez moi.
La porte s’ouvre sur une femme. Julia. La première chose qui me frappe est sa beauté. Ses tatouages présents sur ses bras et ses longues jambes. Son visage fin. Sa beauté.
La deuxième chose est l’appartement derrière elle, remplis d’objets sorciers comme Moldus. Duquel sort de la musique. De la lumière.
La troisième est le sourire de Julia. Son regard. Pour Papa, amical et joyeux. Et pour moi, bienveillant. Doux. Décontracté. Elle ouvre la bouche pour commencer à parler. Et à la façon dont bat mon cœur, il sait que tout ira bien. Tout va bien.
Julia
Troisième année RP.
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Et on ne s'arrêtera plus de tomber

On m’a d’jà dit des trucs sympas, ouais.
On m’a d’jà dit qu’j’étais belle.
On m’a dit qu’j’étais élégante, aussi.
Même intelligente, paraît-il.
Ouais, on m’en a fait des compliments.
Mais personne m’a dit que j’étais sympa.
Sauf Jared.
La personne la plus gentille que je connaisse.
Mon meilleur ami.
Ouais. Jared.
Sauf Jared.
La personne la plus gentille que je connaisse.
Mon meilleur ami.
Ouais. Jared.
‘Red qui s’est pointé chez moi, il y a quelques jours.
En pleurs, qu’il était.
Comme toujours, j’ai ramassé les larmes amenées par ses éclats avec sa femme.
Non pas que ça me dérange.
Non, Jared j’l’adore.
C’est ses larmes que j’aime pas.
Parce que je sais pas quoi faire quand elles coulent.
Alors que lui, il sait quoi faire quand les miennes coulent.
Et puis il sait me faire rire aussi.
Mais moi j’dois sûrement lui faire pitié.
Parce que je sais pas quoi faire quand elles coulent.
Alors que lui, il sait quoi faire quand les miennes coulent.
Et puis il sait me faire rire aussi.
Mais moi j’dois sûrement lui faire pitié.
Alors quand il m’a demandé si ses enfants pouvaient venir.
J’ai accepté, bien sûr.
Et puis je me suis demandé ce que je faisais à héberger une famille.
Une famille qu’est pas la mienne.
Parce que clairement j’en ai pas.
D’abord c’est le grand et la p’tite qui sont venus.
Ils me voient déjà comme une déesse.
J’déteste ça.
Mais ils ont l’air cools.
C’est les enfants d’Jared donc ils sont cools.
Ils me voient déjà comme une déesse.
J’déteste ça.
Mais ils ont l’air cools.
C’est les enfants d’Jared donc ils sont cools.
Le grand a l’air protecteur et du style petit génie.
Le genre d’adolescent que j’aurais pas apprécier à son âge.
Mais dans ce contexte, j’le trouve adorable.
Et ‘Red m’a dit que la p’tite était dure à vivre.
Super. On est deux.
Et puis il y a celle du milieu.
Celle qui vient à peine de toquer.
Et qui se trouve au pas de la porte.
Avec ‘Red.
C’est fou à quel point ces enfants lui ressemble.
« Bah, bienvenue chez moi », lançai-je d’une façon faussement décontracté.
La p’tite semble observatrice.
P’tet qu’elle me juge, moi et mon pauvre appart’.
Y aurait de quoi.
Elle a l’air timide.
‘Red me regarde d’un air joyeux et triste en même temps.
La p’tite me détaille.
Elle regarde mes bras.
Mes tatouages, peut-être.
Tout le monde les regarde, au début.
Et puis ensuite, c'est plus eux, qu'ils regardent.
« Bonjour... Madame Marshall », articule la p'tite d'une voix timide.
Je me retiens d’éclater de rire.
Non, sans blagues.
Madame Marshall.
Ça me rajeunit pas, tiens.
Franchement. Madame Marshall.
Bah, voilà que je suis gênée.
Dans mon propre appart’.
La p’tite l’est aussi.
Mais elle c’est normal.
Elle est pas chez elle.
Dans mon propre appart’.
La p’tite l’est aussi.
Mais elle c’est normal.
Elle est pas chez elle.
« Moi, c’est Julia, ma grande. »
Elle rougit.
Oups, je l’ai gêner.
J’pensais être plus douée que ça en relation sociale.
‘Red, dis quelque chose.
Non ? Bon, je vais le faire.
« Entrez, hein, faîtes comme chez vous », je marque une pause cherchant les mots en regardant la p'tite, « Welmina ? Euh... Arthur et Horty sont dans la chambre d'amis. », pause de nouveau, j'inspire « Au fait, c'est cool qu'vous soyez là et tout... »
J'ai honte.
Elle regarde un moment autour d’elle.
Et trouve la chambre d’amis puis y entre
J’aurais peut-être du lui faire visiter mon apart’ avant.
Je fait rien correctement.
Jared me regarde.
Il sourit.
Il sait que je déteste être remerciée.
Du coup il le fait pas.
Enfin si, avec ses yeux.
C’est fou à quel point son regard est parlant.
Sur ses émotions et ce qu’il veut faire ressentir.
Actuellement, il est triste, son sourire a disparut.
Il l’est toujours mais en ce moment ça va mieux.
Je crois.
« Sérieusement, ‘Red. Comment t’as fait pour avoir des enfants aussi beaux ? Alors que.. ? »
Et son sourire réapparaît.
Il rit, même.
Le sarcasme est ma meilleure arme pour lui redonner le sourire.
Non, en fait le sarcasme est ma meilleure arme.
Tout court.
Il s’approche de moi.
Me bousculant, gentiment.
Une sorte de jeu entre nous.
Nos regards se croisent, complices.
Il rejoint la cuisine.
Me bousculant, gentiment.
Une sorte de jeu entre nous.
Nos regards se croisent, complices.
Il rejoint la cuisine.
« Faim ? » me demande t’il, même s’il connaît la réponse.
J’acquiesce.
On a attendu qu'il aille amener ses filles pour manger, ce soir.
Leur arrivée est trop importante.
Elles pouvaient pas louper ce repas.
Ce repas entre... entre quoi, au juste ?
Il me laisse seule.
Pas longtemps.
Je respire.
Qu’est-ce qu’on f'rait pas pour un ami ?
Surtout, si c’est Jared.
Pas longtemps.
Je respire.
Qu’est-ce qu’on f'rait pas pour un ami ?
Surtout, si c’est Jared.
Julia. Pourquoi son amitié te touche tant ?
Troisième année RP.
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Et on ne s'arrêtera plus de tomber
23 décembre 2044.
00 : 26
Chambre d’ami, Chez Julia. Irlande
00 : 26
Chambre d’ami, Chez Julia. Irlande
Inconnu. Impressionnée. Observation.
Je sais pas ce que je fait là. Cet appartement. Cette Fille. Me sont inconnus. Mais il y a Papa. Et ma fratrie, aussi. Leur présence me rassure. Et Julia, bien qu’elle me soit inconnue, m’inspire confiance. Elle semble décontractée. Elle est belle. D’une beauté non recherchée, peut-être, mais frappante.
Et son appartement est fabuleux. Scintillant. La musique qui en dégage me berce. Les murs m’offrent un refuge. Les meubles m’invitent à rester ici. Je me sens presque bien.
Presque. Je n’oublie pas la raison qui nous a conduit ici. Et je n’oublie pas non plus le bien qu’elle était sensée nous offrir. Pour Horty. Pour Arthur. Pour moi.
Entrée dans la chambre d’amis, j’ai tout de suite remarquée qu’elle était différente du reste de l’appartement. Elle fait très chambre d’ami traditionnelle. Alors que le reste de l’appartement est coloré et meublé selon Julia elle-même, celle-ci est uniforme. Peut-être veut-elle éviter à ces invités un style particulier qui ne nous conviendrait pas.
Dans le coin, les affaires de Papa sont posés. Discrètes, bien rangées. Et les nôtres à côtés. Un petit bureau en bois clair sur lequel j’imagine Papa écrire la lettre que nous avons reçus il y a deux jours. Et un grand lit, trônant au milieu de la pièce, sur lequel Arthur est assis et Horty totalement affalée.
Mon frère m’offre un sourire, il semble un peu désorienté mais moins que moi. Il tapote le lit pour que je m’assois à ses côtés. Ce que je fais. Il commence à parler en chuchotant, me faisant comprendre que Horty s’est endormie.
« C’est sympa ici. Julia est sympa, hein ? »
Je vois qu’il ne sait pas quoi dire pour exprimer ce qu’il ressent. Mais il sait ce que moi je ressent. Je hoche la tête silencieusement. Je m’en veut un peu de laisser un blanc gêné mais je n’ai pas vraiment le cœur à me lancer dans une grande discussion. Et pourtant je meurs d’envie de discuter avec mon frère. Il m’a tant manqué.
« Horty m’a expliqué ce qui s’était passé ces derniers jours... Je suis vraiment désolé de ne pas avoir put être là pour vous. »
Les larmes me montent. Non. Je veux être forte. Je pose ma tête contre son bras. Immédiatement il m’enlace. Oh, comme il m’a manqué. Il me console en silence. Comme avant. Comme je voulais le faire avec Horty. Il sait que je vais mal. Il est là. Et ça va un peu mieux.
Je l’entend chuchoter que tout ira bien. Est-ce qu’il parle vraiment ou est ce que j’imagine ces paroles ? Il caresse ma joue, pensant sécher des larmes. Mais pour une fois il n’y en a pas. Non. Je veux être forte. Mais je ne le suis pas assez pour le remercier.
On reste comme ça pendant un bon moment. Ma respiration se fait plus forte. Incontrôlée. J’ai mal. La sienne est douce. Apaisante.
Et puis je me lève. Rester encore un peu dans les bras de mon frère me rappellent trop que je suis si fragile. Alors que je pensais pouvoir consoler Horty. Mais je suppose qu’il l’a fait mieux que moi. A ma suite, il sort de la chambre laissant Horty au doux rêves que lui offrira son repos.
« Ah tiens ! On vous attendait pour manger, j’espère que vous avez pas trop faim parce que c’est moi qui ai fait à manger ! »
Julia exprime une grimace de dégoût en prononçant cette phrase. Cette fille est géniale. Elle secoue la tête voyant qu’Horty n’est pas là et nous demande d’un signe où elle est. Laissant Arthur répondre, j’observe Papa poser le plat sur la table.
Il a sourit aux remarques de Julia. Il a l’air. Heureux. Je comprends pourquoi mais j’avoue jalouser Julia. Elle réussi à le faire sourire malgré son probable divorce avec Maman alors qu’il ne le faisait pas grâce à nous, auparavant.
Mon cœur se serre. Puis se desserre lorsqu’il lève la tête vers moi. Son visage s’illumine. Heureux. Peu importe grâce à qui il l’est. Le seul fait qu’il l’est me ravive.
Troisième année RP.
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Julia
Il pleut.
Allongée sur un matelas miteux, je regarde le plafond.
J’ai essayé de faire un effort pour dormir.
Comme si mes insomnies allait me lâcher avec l’arrivée de ses enfants.
Mais le sommeil ne vient pas.
Les pensées se mélangent dans ma tête.
Sans trouver d’issue.
Sans se dire simplement qu’on verra demain.
Elles se bousculent.
Ma tête tourne.
Sans trouver d’issue.
Sans se dire simplement qu’on verra demain.
Elles se bousculent.
Ma tête tourne.
Tout d’abord, j’ai peur.
J’ai peur que les enfants de Jared ne se sentent pas chez eux.
Malgré tout mes semblant d’efforts.
J’ai peur de ne pas leur offrir ce qu’ils attendent.
Je veux qu’ils soient à l’aise.
J’ai libéré mon lit pour Jared.
La chambre d’ami pour Horty et Arthur.
Et le canapé pour Welmina même si elle a insisté pour dormir sur un matelas.
Pour pas me déranger.
Adorable gamine.
Je me suis même mise à cuisiner pour eux.La chambre d’ami pour Horty et Arthur.
Et le canapé pour Welmina même si elle a insisté pour dormir sur un matelas.
Pour pas me déranger.
Adorable gamine.
Et ils ont bien aimé.
Le dîner était chaleureux.
On a beaucoup discuter.
Ils sont mignons, ces enfants mais surtout polis, je pense.
Jared semble aux anges.
Sa vie est triste, certes.
Mais sa vie est une vie.
Il a de superbes enfants.
Il a ou du moins avait une femme.
Ouais, il a une vie.
Pas moi.
Ma famille me cause pas.
Ma vie amoureuse est plate.
Et Jared est mon seul ami.
A quoi est-ce que je sers ?
Peut-être que je les ai aidés.
Mais peut-être qu’ils s’en seraient sortis sans moi.
Et ma propre vie m’est-elle utile ?
Mes yeux se posent sur mes bras.
Sur mes tatouages.
Sur mes marques.
J’aimerai les arracher.
Les symboles.
Les marques.
Seule.
Inutile.
Repoussante.
Inintéressante.
Ridicule.
Mon cœur s’accélère.
Et ma respiration aussi.
Mon cœur ralentit.
Ma respiration le suis.
Pas maintenant.
J’veux crier.
J’veux pleurer.
J’veux m’détruire.
J’veux crever.
J’veux juste respirer. Respirer.
J’veux pleurer.
J’veux m’détruire.
J’veux crever.
J’veux juste respirer. Respirer.
Alors je fait tout ça.
Mais mon cri est étouffé par une douce main sur ma bouche.
Mais mes pleurs sont stoppées par une autre main sur mon front.
Mais ma destruction est arrêtée par cette présence sur le matelas.
Mais ma crevaison est empêchée par un souffle sur ma joue.
Je devrais vouloir que cette présence ne soit plus là.
Mais elle m’apaise.
Ma main se pose sur une des siennes.
Mes yeux essaient de chercher les siens.
De nouveau, je respire.
Mais elle m’apaise.
Ma main se pose sur une des siennes.
Mes yeux essaient de chercher les siens.
De nouveau, je respire.
« Ça va, Julia ? »
Welmina.
C’est la gamine de Jared qui est là.
A mes côtés.
Elle me demande si je vais bien.
Ça a l’air ?
Mes longs ongles s’enfoncent dans sa peaux.
Pour lui dire que non.
Pour la remercier.
Pour la détester en même temps.
De toutes mes forces, je les plante.
Pour lui dire que non.
Pour la remercier.
Pour la détester en même temps.
De toutes mes forces, je les plante.
Pas pour lui faire mal.
Elle ne réagit pas donc elle l’a compris.
Pour qu’elle sache que ça va pas.
Mais qu’elle peut pas comprendre.
C’est qu’une gamine.
« Laisse moi. »
Laisse moi.
Les mots sont sortis seul.
Ce n’est pas moi qui ai prononcé cette phrase.
Et pourtant elle est bien sortie de ma bouche.
Je m’en veut parce que je ne le pense pas vraiment.
Mais peut-être que finalement je le veux.
Je veux être seule.
Pourquoi sont-ils venus alors que j’étais bien seule ?
J’ai besoin d’personne.
Et j’en ai rien à fiche qu’ils ait besoin d’moi.
Julia. Pourquoi chercher ta respiration ?
Troisième année RP.
happy to be a l i v e