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Cours n°2 : Magie et Légendes

Le troisième cours de magies du monde allait commencer d’ici quelques minutes. Cette fois-ci, Kristen trimballait dans son sac plein de tous petits ouvrages qu’elle avait obtenus chez les Moldus à une certaine époque et dont elle avait complété la collection pour ce cours – cela avait été une expérience très particulière, Kristen étant moyennement à l’aise en compagnie des Moldus. Il y avait aussi plusieurs prospectus étranges, un peu froissés, eux aussi venus directement de chez les Moldus. On les reconnaissait bien, puisque les images étaient complètement immobiles, tristement mortes. Elle transportait également un autre objet : la copie pliable d’un certain tableau connu de quelques Moldus.

Kristen posa son sac sur le bureau, sortit tous ses documents et attendit que les élèves entrent dans la salle. Lorsque le flux devint moins important, elle regarda sa montre. L’heure du début du cours venue, elle ferma la porte d’un coup de baguette et salua les quelques élèves qui survivaient à ses cours.

« Bonjour à tous. »

Elle rendit les devoirs d’un nouveau coup de baguette sans dire un mot. Ils étaient à peu près dans la lignée des précédents, même s’ils étaient plus homogènes. Moins d’excellentes notes, mais aussi moins de catastrophes. Ensuite, elle se retourna vers le tableau noir et comme à son habitude, ensorcela une craie.

« Aujourd’hui, nous allons étudier quelques légendes moldues plus ou moins anciennes qui s’apparentent, en réalité, à des formes de magies, isolées ou non, dont les Moldus ont le sentiment, ou sentent les effets… »

La craie inscrivit « Magie et Légendes » au tableau, le titre du cours.

« Certains d’entre vous ont peut-être déjà entendu parler de ces légendes. Je vous parle d’objets maudits, de lieux hantés, toutes sortes de choses, qui ont la plupart du temps donné lieu à ces histoires effrayantes que les Moldus adorent se raconter au coin du feu. »

Elle dirigea sa baguette vers le plafond, et quelques rideaux couvrirent les ouvertures vers le ciel. Il faisait désormais plus sombre, mais il restait aisé de voir le tableau, car de petites bougies s’étaient allumées un peu partout dans la pièce. C’était pour l’ambiance.

« Quelqu’un pourrait essayer de me citer une de ces histoires ? »

Allez-y, proches descendants de Moldus, c’est votre heure de gloire !



***
Prochaine réponse :
Après un certain nombre de participations.
N'oubliez pas qu'il vous faut rendre les devoirs précédents pour participer au RPG, qui vous fait gagner 1 point sur la note du devoir correspondant.
Les devoirs de Magies du Monde comptent pour les challenges de la 100e coupe, au même titre que les matières traditionnelles.

***

Even a bird would want a taste of dirt from abyssal dark.

Cours n°2 : Magie et Légendes

Juin 2042
Salle de magie du monde - Poudlard
1ère année


C’était infime. Mais c’était présent. Comme le frémissement de l’air dans un rayon de soleil, ou lorsque le ciel se froisse comme une toile sous l'afflux du vent ; on le voyait sans réellement le croire, mais on ne pouvait douter de son existence.
Cela s’était confirmé lors des vacances d’avril que j’avais passé, par choix, à Poudlard. Puis je l’avais remarqué lors de ma seconde rencontre avec le garçon de Gryffondor. Tyr. Oui, j’avais remarqué.
Je levais la tête lorsque je marchais. C’était infime, mais c’était là.
Ces cinq derniers mois, je marchais la tête courbée vers l’avant, le regard vrillé sur mes pieds et perdu dans l’immensité de mon esprit, je marchais, sans ne jamais lever la tête sur le monde. Mais un jour, je m’étais surprise à lever la tête, et à le voir, lui et sa silhouette fine. Une partie de moi aurait voulu aller le rejoindre, mais je l’avais faite taire. J’étais resté subjugué par la vision infiniment détaillée et claire que j’avais du monde. Les jours suivant, cela s’était concrétisé.
C’était infime. Mais existant.
Je regardais autour de moi, à la recherche. De quoi, de qui ? *Aucune importance*, me disais-je alors tout en sachant ce que je cherchais. Et c’est cet infime détail qui m’avait fait comprendre de ce qui avait changé.
Je la cherchais.

C’était incroyable et impensable. Mais le monde m’apportait tant de nouvelles informations, que je ne pus m’en passer. L’Intemporel s’éloignait, et j’en ressentais un plaisir si grand que je m’en trouvais quelquefois gêné. J’avais peur de ce changement, si peur que je profitais de ce réveil pour me plonger dans mes cours et rattraper, sans trop d’effort, mon retard. Je n’avais plus l’étincelle de la Recherche, j’avais autre chose, et j’avais pris l’habitude de ne plus regarder ce que j’avais perdu. C’était une nouvelle indifférence, peut-être moins douloureuse celle-ci. Pour le moment.

C’est dans cet état d’éveil indifférent que je me trouvais lorsque je m’engouffrai dans le couloir menant au cours de Loewy ; j’étais curieuse de voir ce que ma nouvelle vision du monde me montrerait, là-bas.
Le couloir était vide, mes pas résonnaient sur la pierre ancestrale et mon cœur battait lentement contre mes oreilles. J’étais sereine, et cela aussi était nouveau. Il me semblait parfois être en attente, mais lorsque je m’efforcais de penser à ce que je pouvais bien attendre, je sentais les prémisses de l’angoisse m’empoigner le cœur. Alors je n’y pensais pas, et les choses étaient ainsi bien plus calme.

Comme les deux dernières fois, je gravissai l'escalier étroit menant à la salle de cours. A la différence près que pour la première fois, je prenais mon temps. Personne n’arrivait derrière moi, rien pour me presser et m’enjoindre à paniquer ; la solitude était une douceur de la vie.
Lorsque j'atteignis le pallier, je m'aperçus rapidement que j’étais la première à être arrivée. La première élève. Mon regard fut inexorablement attiré vers la longue silhouette élancée de la directrice. Je la jaugeai du regard, plus aussi subjugué que lorsqu’elle et moins avions échangé. J’en gardai pourtant un souvenir particulier. Ses yeux bleu tremblaient toujours du même mystère, mais il semblait auréolé d’un éclat plus terne, moins éclatant. Je mis cela sur le compte de la perte de la Recherche dans ma vie, et comme souvent je reléguai ces pensées au fin fond de mon esprit.

« Mademoiselle, » dis-je doucement en m’attardant quelques secondes sur son visage. Puis je me détournai et gravis les marches de l'amphithéâtre. Ma place habituelle m’attendait ; au fond, en hauteur, isolé. Cela était parfait pour moi. Je posai mon sac sur la table près de la mienne, ne voulant pas qu’un élève s’invite près de moi. Sans ne rien sortir de mon sac, j’adossai mon dos contre le dossier et entrepris d’observer Kristen Loewy atteindre ses élèves.

Cours n°2 : Magie et Légendes

Phœbe gravissait assez hâtivement les volées de marches la séparant de la salle de Divination. Les cours de Magies du Monde y avaient lieu, et elle ne pouvait se permettre d’arriver en retard. En effet, elle n’avait pas pu suivre les deux premiers car elle ignorait qu’ils avaient été mis en place. Dès qu’elle l’avait appris, la sorcière s’était dépêchée pour rattraper son retard et faire les devoirs précédents. Elle était à présent à jour mais ne tenait pas à se faire mal remarquer par la professeure, de surcroît directrice de l’école.

En arrivant, la jeune Serpentard était bien à l’heure et après avoir salué sobrement Kristen Loewy, elle se dirigea vers une place au le milieu de la salle et s’y installa. Une élève de Poufsouffle qui lui était totalement inconnue était déjà arrivée et se trouvait au fond de la pièce.
L’élève de deuxième année profita de son avance pour observer ses camarades qui arrivaient peu à peu, et essayer de voir si elle en reconnaîtrait.
Lorsque la salle fut bien remplie, le cours commença et l’enseignante pris la parole :



«  Aujourd’hui, nous allons étudier quelques légendes moldues plus ou moins anciennes qui s’apparentent, en réalité, à des formes de magies, isolées ou non, dont les Moldus ont le sentiment, ou sentent les effets… »


Apparemment, d’après ce que Phœbe pouvait lire et entendre, ils allaient traiter du thème « Magie et Légendes ». Bien qu’elle avait eu une enfance bien ancrée dans la monde de la magie, rien ne pouvait entraver sa passion pour la lecture et la jeune fille avait bien évidemment trouvé le moyen de se procurer des ouvrages Moldus. Elle avait cultivé un goût tout particulier pour leurs livres de fiction ou sur la technologie. Alors que la Serpentard se faisait cette réflexion, la directrice enchaîna :


« Certains d’entre vous ont peut-être déjà entendu parler de ces légendes. Je vous parle d’objets maudits, de lieux hantés, toutes sortes de choses, qui ont la plupart du temps donné lieu à ces histoires effrayantes que les Moldus adorent se raconter au coin du feu. Quelqu’un pourrait essayer de me citer une de ces histoires ?»


La professeure avait accompagné sa dernière question d’un coup de baguette qui avait changé du tout au tout l’ambiance et les étudiants se retrouvèrent plongés dans la pénombre.

Phœbe médita sur la question. Ces légendes lui rappelaient certaines nouvelles fantastiques écrites au XIXème siècle par des auteurs très connus dans le monde moldu tels que Maupassant ou Edgar Poe, et qu’elle avait dévorées autour de ses dix ans. Se rappelant une histoire qui lui avait particulièrement plu, elle décida de se manifester et s’exprima :



« J’ai lu une nouvelle de Guy de Maupassant, un écrivain français, qui s’appelle Le Horla. Dans cette histoire, le narrateur se dit oppressé par une créature invisible, qu’il baptiste justement le 'Horla’, et qui l’attaque chaque nuit. Cet être surnaturel en provenance du Brésil manifeste sa présence en buvant l’eau d’une carafe dans la chambre du personnage, en cassant une rose dans un jardin, en tournant les pages d’un livre… Le Horla va jusqu’à contrôler la vie de cet homme qui, excédé, va brûler sa demeure. Cependant, même après cet acte, le narrateur pense avoir échoué à détruire son démon et pense au suicide. »


Espérant que cette histoire était bien le genre de récit auxquels Miss Loewy s’attendait, Phœbe se tut en attendant que d’autres camarades participent et proposent quelque chose.

~ Si l'éclat des étoiles doublait, l'univers serait à jamais ténébreux~
Lâchée en 2029 dans ce Monde, Jetée en 2040 entre ces Murs de Pierre
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Cours n°2 : Magie et Légendes

Elina s'était assurée de ne pas manquer ce nouveau cours de magies du monde. Entre ses cours, le Quidditch et le fait que sa mère et sa tante se trouvaient à Saine Mangouste, elle avait manqué le second cours. Cette matière avait beau être optionnelle, elle l'intéressait trop pour qu'elle la néglige. Elle avait donc récupéré le cours précédent auprès d'un autre élève et avait rendu le devoir associé afin de ne pas prendre de retard. La Poufsouffle espérait que ce cours serait à l'image des précédents et lui permettrait d'apprendre beaucoup de choses. Quand elle entra dans la salle, il y avait encore peu d'élèves. Miss Loewy se trouvait déjà là et son bureau était couvert de documents. Il semblait y avoir des livres et des prospectus entre autre. Elina retrouva sa place au second rang et s'installa sans bruit, saluant seulement leur professeure comme il se devait. La Poufsouffle sortie stylo encre et parchemin puis patienta tandis que les derniers élèves prenaient place.

« Bonjour à tous. »

En un coup de baguette de la part de la directrice, les devoirs s'envolèrent vers leurs propriétaires. Un long parchemin atterrit juste devant Elina. La Poufsouffle parcourue rapidement les annotations qui avaient été apposés sur son parchemins et qui lui inspirèrent un sourire. Même si son côté perfectionniste avait quelques réclamations a faire sur son propre travail, elle ne pouvait que s'estimer satisfaite de sa note. C'est donc de très bonne humeur qu'elle se prépara a assister à ce nouveau cours.

« Aujourd’hui, nous allons étudier quelques légendes moldues plus ou moins anciennes qui s’apparentent, en réalité, à des formes de magies, isolées ou non, dont les Moldus ont le sentiment, ou sentent les effets… »

La craie inscrivit elle-même « Magie et Légendes » sur le tableau noir se trouvant derrière miss Loewy. Elina avait toujours bien aimé les légendes, elles lui permettaient de lâcher la bride a son imagination. Elle aimait particulièrement entendre une légende et découvrir qu'elle était capable de lui trouver une explication par la magie. Cela lui donnait l'impression d'avoir une longueur d'avance sur ceux qui colportaient ces récits.


« Certains d’entre vous ont peut-être déjà entendu parler de ces légendes. Je vous parle d’objets maudits, de lieux hantés, toutes sortes de choses, qui ont la plupart du temps donné lieu à ces histoires effrayantes que les Moldus adorent se raconter au coin du feu. »

Pour une raison de contexte semblait-il, les rideaux se fermèrent pour que seule subsiste la lueur tremblotante des bougies. Bien que miss Loewy fasse de cette activité une occupation de moldus, il faut dire que les élèves de Poudlard eux-même adoraient se raconter ce genre d'histoire. Tout particulièrement à l'approche d'Halloween.


« Quelqu’un pourrait essayer de me citer une de ces histoires ? »

Elina chercha dans sa mémoire. Elle venait d'une famille uniquement constituée de sorciers, mais cela ne les avait pas empêché de côtoyer les moldus. Par chance, la forêt noire où elle avait passé son enfance était riche en contes et légendes. Une jeune élève de Serpentard fut la première a prendre la parole. Après avoir entendu ce que la jeune fille avait a dire, Elina repensa à l'histoire qui lui avait traversé l'esprit. Il ne s'agissait pas d'une histoire de fantôme a proprement parler, mais miss Loewy ne leur avait pas imposé de parler de fantômes. Elle avait seulement demandé des histoires racontées par les moldus qui aient un probable rapport avec la magie. Peut-être était-ce à cause de l'ambiance feutrée que miss Loewy avait donné à l'endroit, mais Elina était d'humeur a mettre les formes pour raconter cette histoire. Elle leva la main et attendit qu'on lui donne la parole tout en espérant ne pas faire fausse route.

« La où j'ai grandit, on racontait l'histoire du loup de Freudenstadt pour dissuader les gens de traîner en forêt la nuit. D'après la légende, il dévorait un mouton chaque nuit a défaut de pouvoir croquer leurs bergers imprudents et décimait les troupeaux sans que personne ne l'ai jamais vu. Jusqu'au jour où un chasseur serait parvenu a lui tirer dessus. Mais la bête n'était que blessée et elle est parvenue à s'enfuir. Le lendemain, les habitants de Freudenstadt ont découvert l'un de leurs voisins chez lui, blessé par balle. »

L'histoire ne disait pas ce que cet homme était devenu, mais certaines personnes étaient persuadées qu'une lignée de Loups-garous demeuraient dans la forêt noire. Cela n'expliquait pas pour autant pourquoi les attaques avaient lieu toutes les nuits et non seulement les nuits de pleine lune. Probablement y avait-il eut de réels loups mêlés a cette histoire... Loups-garous, fantômes, fées et sorcières. Les habitants de la forêt noire étaient particulièrement superstitieux. Chaque village, la moindre petite bourgade ou même n'importe quelle chaumière avait son histoire là bas. Les moldus du coins étaient absolument persuadés de l'existence du monde magique, mais les touristes moldus étaient pour leur part persuadés que c'était l'atmosphère particulière de ces lieux qui leur inspirait toutes ces histoires.

¤ Finisseuse des Frelons ¤ Responsable de la Cabane de Cristal ¤ Septième année RPG ¤ Rédactrice ¤
~Ne sous estimez pas les griffes du blaireau parce que sa fourrure vous semble douce~

Cours n°2 : Magie et Légendes

Aujourd'hui Alice était de bonne humeur malgré les nuages gris obscurcissant le ciel et le vent qui soufflait. Et pour cause, elle allait assistée à son premier cours de magie du monde. Évidement, on en était déjà au troisième cours mais Alice s'était retrouvé à l'infirmerie les deux fois précédentes ( la première fois parce qu'elle s'était cassée le poignet en tombant de son lit et la seconde parce qu'elle avait attrapé une mauvaise fièvre...). La jeune fille se dirigea vers l'ancienne salle de divination, lieu où elle n'était encore jamais allée. Elle commença par monter plusieurs escaliers puis décida de demander de l'aide à un portrait :
"Heu, bonjour monsieur, pourriez vous m'indiquer, s'il vous plaît, comment l'on fait pour se rendre dans la plus haute tour de Poudlard ?"
L'homme du portrait, tourna la tête vers elle et la regarda avec ce regard que l'on réserve généralement aux gens atteint de folie. Puis il se reprit et lui indiquât la marche à suivre. Alice reprit sa route en se demandant bien ce qui avait pu choquer autant l'homme du tableau. Mais très vite, elle n'y pensa plus. Son attention étant focalisée sur le fait qu'elle venait d'arriver à destination. Elle toqua doucement à la porte et l'ouvrit. Son regard se tourna vers la directrice, alors c'était donc vrai que c'était la directrice qui animait ce cours, quand ses camarades lui avait dit cela, Alice avait hésité à les croire :
"Bonjour Madame" dit-elle timidement.
Puis elle regarda autour d'elle, la pièce était sobre et toute les tables étaient tournés vers le bureau de la directrice. Elle remarqua que seulement trois élèves étaient arrivés, et, jetant un coup d’œil sur sa montre, elle aperçut qu'elle était légèrement en avance. Elle prit place sur l'une des tables et sortit un parchemin, une plume ainsi que son encrier. Elle attendit tranquillement que les autres élèves arrivent puis Miss Loewy prit la parole :
"Bonjour à tous."
Elle rendit les devoirs et les faisant voler jusqu'au élèves et Alice regarda sa note. Elle eu un petit soupir, bon sa note n'était pas catastrophique mais elle n'était pas non plus exeptionnel. Le professeur continua son cours :
"Aujourd’hui, nous allons étudier quelques légendes moldues plus ou moins anciennes qui s’apparentent, en réalité, à des formes de magies, isolées ou non, dont les moldus ont le sentiment, ou sentent les effets…"
Une craie bougea et inscrivit sur le tableau les mots "Magie et Légendes". La jeune fille devina que c'était le titre de ce cours et entreprit de le noter sur son parchemin.
"Certains d’entre vous ont peut-être déjà entendu parler de ces légendes. Je vous parle d’objets maudits, de lieux hantés, toutes sortes de choses, qui ont la plupart du temps donné lieu à ces histoires effrayantes que les moldus adorent se raconter au coin du feu."
Miss Loewy pointa sa baguette vers le plafond et quelques rideaux vinrent couvrirent les ouvertures vers le ciel. La salle s'était assombrie et de petites bougies s'était allumées un peu partout. Alice frissonna, n'aimant pas particulièrement cette ambiance digne d'un film d'épouvante.
"Quelqu’un pourrait essayer de me citer une de ces histoires ?"
L'enseignante avait reprit la parole, faisant sursauter Alice, elle réfléchit à la question posée, en réalité, elle avait bien une petite idée mais elle avait peur que ça ne corresponde pas à la demande de Miss Loewy. Elle décida finalement de se lancer et leva la main :
"Hé bien, il y a Le Hope aussi appelé le diamant de l'espoir, on raconte que presque tout ses propriétaire ont eu une fin tragique et il parait que c'est un diamant maudit !"
Elle attendit la réponse du professeur, en espérant fortement, avoir répondu correctement à sa question.

Le souffle des Poufsouffle, jamais ne s'étouffe !
RNA des Pouffys et gardienne des frelons
Nous créons nous-même nos propres limites puis nous nous étonnons de ne pas nous sentir libre.

Cours n°2 : Magie et Légendes

Un nouveau cours de Magies du Monde était programmé et Wilson s’y était encore inscrit. Il avait beaucoup aimé le précédent alors pourquoi se priver d’un bon cours ? Arrivant à l’heure devant la salle de classe, il se demanda tout de même quel serait le sujet du jour. Une minute plus tard, il était rentré dans la salle et après avoir dit bonjour à la directrice-professeur, il s’était installé au troisième rang à droite.

« Aujourd’hui, nous allons étudier quelques légendes moldues plus ou moins anciennes qui s’apparentent, en réalité, à des formes de magies, isolées ou non, dont les Moldus ont le sentiment, ou sentent les effets… »

*Pourquoi je suis venu ?* pensa Wilson. Il n’allait rien apprendre aujourd’hui en somme. Étudier les légendes moldus, chose qu’il avait beaucoup de chances de déjà connaître vu son lieu d’habitation. Parchemin et plume sur la table, il entreprit de prendre note du titre du cours. Puis certains élèves commencèrent tour à tour à raconter leur histoire moldus. Elina Montmort raconta une histoire qui ne disait rien à Wilson, mais il avait le droit de ne pas tout savoir, même dans le monde moldu. Lorsqu’il le put, il leva faiblement sa main, attendit d’être interroger et dit :

« Sinon il y a des rigolos qui se font passer pour des hypnotiseurs chez les moldus ! Ils prennent le contrôle du corps de la personne et leur font faire n’importe quoi, rien qu’en transmettant les pensés. Mais je pense que c’est du spectacle, c’est comme si nous on voulait lancer le sortilège de l’imperium sans baguette ni magie. Certains moldus y croient ! »

*ma mère par exemple* pensa-t-il. Wilson n’a jamais su détecter si un hypnotiseur était une sorte de magicien moldu ou artiste doué, ou alors un charlatant comme on peut en voir dans la voyance moldus. Tout ce qu’il sait, c’est qu’un jour il en avait eut un en face de lui, qui a essayé de l’hypnotiser sans succès. Le fait que Wilson ne croit pas en sa « magie » a sûrement renforcer l’échec. Et à ça, l’homme avait répondu quelque chose comme « L’hypnose ne marche pas sur tout le monde ». Mais oui bien sur. Il poursuivit son explication avec cette fois-ci les voyants charlatant.

« J’ai aussi entendu parler de voyants, qui racontait n’importe quoi aux gens pour leur promettre un avenir meilleur. Le but était que de leur piquer leur argent. Je ne sais pas si les voyants du monde magique sont pareil, mais en tout cas, quand on m’a dit qu’on pouvait apprendre la Divination ici autrefois, j’ai eu une mauvaise impression de cette matière. Mais je doute que cette matière consiste à apprendre à être voleur... »

Il espérait ne pas être trop hors sujet, il expliquait à sa façon la magie qu’il avait pu voir dans le monde moldu étant plus jeune. Rien à voir avec les histoires d’Halloween que Miss Loewy attendait, mais cela touchait la magie des moldus et c’est une partie du cours. Le Serpentard tenta de montrer son intéressement au cours, même si pour le moment, il regretta d’être venu.

"Le monde est notre échiquier, et toi, un pion de ma volonté"

Cours n°2 : Magie et Légendes

Kristen écouta attentivement les exemples des élèves, une main sur le menton et hochant parfois doucement la tête. Elle sourit d’amusement à l’intervention de Wilson Kingson : forcément, dès qu’il s’agissait des Moldus qui se prenaient pour des Magiciens, elle ne pouvait qu’en rire…

« Bien… »

Kristen, devant son bureau, s’y adossa en posant les deux mains en arrière.

« Nous allons donc revenir sur vos idées. Pour commencer, la vôtre, Mademoiselle Swan. Cela n’a jamais été clairement confirmé, mais il semblerait que Monsieur de Maupassant ait eu plusieurs liens étranges avec la Magie. S’il a été un sorcier, il n’a jamais fait ses études à Beauxbâtons. En fait, on suppose que c’était plutôt un Cracmol. Certaines de ses nouvelles prouvent qu’il ne dispose pas seulement d’une imagination exceptionnelle, mais qu’il peut bel et bien percevoir quelques manifestations magiques. Le Horla en est un exemple. Le Horla était peut-être une entité magique ancienne, une sorte de fantôme errant dans le monde et ayant le pouvoir de corrompre l’esprit des hommes. Il est parfois considéré comme le serviteur d’une créature pire encore… »

Elle fit passer un petit morceau de papier protégé par une protection magique qui ressemblait vaguement à de la cellophane.

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« Beaucoup d’esprits errants sont considérés comme des émanations possibles de cette créature, le Cthulhu, que beaucoup de sorciers ont voulu étudier… sans parvenir à en apprendre beaucoup plus sur ce monstre. Il vivrait dans une cité engloutie à l’extrême sud de l’océan Pacifique, très proche de ce que l’on appelle le "Point Nemo", c’est-à-dire à l’endroit des océans le plus éloigné de toute terre émergée. »

Elle se retourna et inscrivit dans les airs à l’aide de sa baguette : « In his house at R'lyeh dead Cthulhu waits dreaming. »

« Pour m’y être intéressée moi-même, je peux vous dire que toute cette histoire est véritablement effrayante. Pas étonnant qu’elle soit remontée jusqu’aux oreilles de certains Moldus, qui s’en sont inspirés pour créer toutes sortes d’histoires. »

Elle fit disparaître la phrase inscrite dans les airs d’un coup de baguette.

« Notez cependant que la figure... tentaculaire de la pieuvre a toujours exalté l’imagination des Moldus – sans doute un relent de Kraken. Ce dessin, par exemple, date du XIXe siècle. Vous constaterez sans mal que c’est une représentation bien peu flatteuse pour cette pauvre pieuvre. »

Elle fit passer un second dessin, enveloppé dans la même espèce de cellophane magique.

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« Pour en revenir à ce cher Maupassant, si vous vous intéressez aux sentiments magiques qu’il a pu rencontrer en tant que possible Cracmol, je vous recommande la lecture d’autres nouvelles, par exemple La Main, directement inspirée d’une histoire réelle du monde magique. »

Kristen fit une pause. L’intervention de la jeune Serpentard lui avait permis d’embrayer sur plusieurs autres thèmes intéressants, mais il était temps de passer à la suite.

« Votre idée, maintenant, Mademoiselle Montmort. L’hypothèse la plus répandue à ce sujet est forcément celle des loups-garous. On sait de source sûre qu’un certain nombre de loups-garous trouvent refuge dans la Forêt Noire. Néanmoins, comme vous l’avez très justement indiqué, les moutons étaient dévorés chaque nuit. On a donc formulé plusieurs hypothèses. La première, celle d’un Animagus se plaisant tellement dans sa forme animale et déjà fortement troublé psychologiquement qu’il aurait agi comme un véritable loup lors de ses transformations. Une autre, plus sombre, parle d’une malédiction ou d’un poison, directement inspiré des métamorphoses des loups-garous, qui en amplifierait les effets et créerait, plus que de "simples" loups-garous, des êtres mi-hommes mi-loups, comprenez humains le jour, loup la nuit. »

Kristen aurait, par intérêt intellectuel, préféré se pencher sur la deuxième hypothèse. Cependant, il fallait avouer que la première était aussi plausible et prévalait par sa simplicité.

« Un exemple ressemblant est celui de la Bête du Gévaudan. Celle-ci préférait de très loin les femmes et les enfants aux moutons. »

Elle fit passer une autre image, traduisit du français à l’anglais ce qui était inscrit en tête de l’image, et conclut :

« Si vous vous y intéressez, il y a quelques livres au sujet des légendes concernant les loups et loups-garous à la bibliothèque. »

Reducio
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Elle marqua une nouvelle pause et en profita pour trier deux-trois documents.

« Concernant le diamant, maintenant… Il est probable qu’il ait effectivement été maudit. Peut-être pour se défendre ou se venger de l’emprise étrangère sur l’Inde. Cela aurait été efficace un temps, mais si ce diamant a bel et bien été porteur d’une malédiction, celle-ci n’est plus efficace aujourd’hui. On considère que certaines malédictions ont une demi-vie plus ou moins longue. Cela signifie en fait qu’un objet maudit ne retrouvera jamais son état originel, mais la malédiction peut devenir, au fil du temps, vraiment dérisoire. »

Loin de s’inquiéter des interprétations de ses élèves sur les origines des connaissances de leur professeur, Kristen poursuivit avec l’intervention de Wilson Kingson.

« Enfin, Monsieur Kingson, les Moldus qui se prétendent "magiciens" sont effectivement des charlatans, je ne vous apprends rien… Mais l’inverse est aussi peu digne : il existe de véritables sorciers qui amusent les Moldus par de petits tours sans intérêt afin de gagner leur vie. C’est pitoyable, je sais, mais que voulez-vous… Il s’agit ensuite de faire la différence entre les Moldus qui se prennent pour des sorciers et les sorciers qui se font passer pour des Moldus. »

Kristen soupira, lasse, puis se retourna. Elle saisit la copie pliable du tableau qu’elle avait apporté, lui donna deux coups de baguette et celle-ci se déplia d’elle-même. Elle flottait désormais dans les airs au-dessus du bureau.

Reducio
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« L’un d’entre vous sait-il de quoi il peut s’agir ? Avez-vous… des commentaires à faire, des impressions à communiquer ? »



***
Prochaine réponse : ??/??/????
***

Even a bird would want a taste of dirt from abyssal dark.

Cours n°2 : Magie et Légendes


L’enseignante écouta attentivement les remarques des divers élèves qui répondirent à la suite de Phœbe, étonnamment la première à réagir. Les réponses étaient vraiment variées et venaient de tous les horizons, certaines surprirent même la Serpentard, qui commençait à trouver ce cours de plus en plus enrichissant. L’enseignante se plaça devant son bureau avant de prendre enfin la parole en réaction à toutes les informations jetées pêle-mêle devant elle.

La directrice évoqua les interventions dans leur ordre chronologique, et la Serpentard écouta avec beaucoup d’attention le commentaire sur Guy de Maupassant. Un Cracmol ? Voilà une hypothèse qu’elle n’aurait osé proposer, certes il avait composé des nouvelles fantastiques intéressantes, mais que dire de ses romans naturalistes un peu plus durs à avaler ? Une telle normalité était difficilement supportable à l’adolescente. Elle apprit cependant certaines choses sur le Horla qui lui étaient inconnues, et l’étudiante les enregistra bien dans un coin de sa tête. Miss Lœwy était un personnage bien intéressant, elle avait eu une expérience avec une créature qui pourrait s’apparenter à celle que la petite Swan avait cité. L’adulte finit son discours en évoquant d’autres histoires, ce qui aurait pu attirer l’attention de la Serpentard… si elle ne les avait pas lues bien longtemps auparavant.

Une élève de Poufsouffle plus âgée avait évoqué une légende allemande, et Phœbe retint qu’il s’agissait d’une histoire de loups, transformés ainsi par différentes sources de la magie selon l’explication qui pourrait être proposée.

La jeune Alice Huet, que la Serpentard connaissait un peu, avait parlé d’un diamant maudit. Malédiction qui s’estomperait avec le temps aux dires de l’enseignante, qui utilisa le terme ‘demi-vie’. Elle avait déjà entendu ce mot ou lu dans un ouvrage sur le nucléaire, et l’élève ne fut pas certaine de comprendre le rapport entre la magie noire et ce concept technologique prisé des Moldus.

Le préfet de la maison des serpents avait lâché un réquisitoire des charlatans, et la directrice avait rétorqué avec une remarque allant dans le même sens, sans vraiment développer.

La sorcière acheva ses longues réponses en montrant une énième image, qui représentait une personne, à l’apparence pour le moins originale aux yeux de la petite Swan. Elle ôta ses lunettes et les nettoya sur un pan de sa robe afin de voir avec plus de netteté le support visuel proposé. Elle ne savait pas vraiment comment réagir, mais tenta malgré tout une réponse afin d’obtenir un éclaircissement postérieure de la part de miss Lœwy.


« Je dirais que la personne représentée ne l’est pas sous son vrai jour. Selon moi, il s’agit d’une créature magique ou d’un sorcier maniant avec beaucoup de doigté et de précision l’art de l’illusion, c’est un masque. Ou alors, le peintre avait une vision éthérée des choses et a proposé cette œuvre d’art symbolisant une illumination issu de son esprit, ajoutant donc un filtre à la réalité. »

Bon. Sa réponse était peut-être bizarre, mais elle avait au moins fait l’effort de participer. Restait à découvrir la réaction de l’adulte qui intriguait l'adolescente verte et argent.

~ Si l'éclat des étoiles doublait, l'univers serait à jamais ténébreux~
Lâchée en 2029 dans ce Monde, Jetée en 2040 entre ces Murs de Pierre
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Cours n°2 : Magie et Légendes

Wilson venait de prendre la parole et à présent il écouta la professeur-directrice répondre à chacun de ses camarades puis à lui. Le garçon prit note de tout élément susceptible d’être enrichissant ou intéressant. Il ne pouvait pas prendre de note sur les croquis du professeur, alors il les observa attentivement quand Miss Loewy les montra à la classe dans l’espoir d’en retenir l’essentiel.

Une fois qu’elle eut répondu à tout le monde, la directrice montra un tableau à la classe. Ce dernier flottait au dessus du bureau. Wilson ne savait pas ce que c’était, il voyait un homme, un peu abîmé par le temps, entouré de choses qu’il n’arrivait pas à identifier. Fronçant les sourcils et pliant ses yeux pour tenter de mieux voir, il se demanda si ce n’était pas d’autres personnes ou simplement des éléments du décor. C’est à ce moment que Wilson pensa à quelque chose de vraiment drôle, il plaqua sa main devant sa bouche pour étouffer un rire et à moitié souriant, mais tentant de l’effacer sans vraiment y arriver, il leva sa main et demanda :


« On dirait pas le professeur Heltowni ? Son crâne chauve et sa veste élégante semble être représenté sur ce tableau ! »

Et ne pouvant plus tenir, il se mit à rire un grand coup, se moquant de son professeur d’Histoire de la Magie. Il avait tant essayé de se retenir mais faut avoir que la ressemblance était frappante.

"Le monde est notre échiquier, et toi, un pion de ma volonté"