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Elfe de maison es-tu là?  PV - Dakota ROTH 

Prise la main dans la bourse

Plongeant la main dans la bourse en cuir qui contenait habituellement ses gallions, Eileen s’empara d’une autre poignée de légumes. Avoir passé la semaine dans le fond de son cartable avait réduit les aliments en une bouillie malodorante qui ne facilitait pas la mission de la jeune fille et pourtant elle refusait de s’avouer vaincu. Ses légumes fermement en main, elle contempla les dégâts qu’elle avait déjà fait, sans résultats et sentit de nouveau le doute tenter de se frayer un chemin dans son esprit.

Pour son plan B, elle avait opté pour un des nombreux couloirs isolés et mal éclairés, dans les hauteurs du château. Elle n’aurait su dire à quel étage elle se trouvait, mais le silence autour d’elle était bien la preuve qu’elle avait fait le bon choix pour accomplir ses méfaits. Son regard se porta sur l’une des nombreuses traces qu’elle avait laissé de son passage, et renforcé par son ami culpabilité, le doute s’introduit dans la petite faille, faite dans le mur qu'était sa résolution. La forte odeur de légumes avariés qui planait autour d’elle commençait à lui soulever l’estomac et elle se mit à regretter de ne pas avoir plutôt persévéré, plus longtemps, avec le plan A. En fait, elle commençait à douter de la pertinence même de toute la démarche qui, cinq mois auparavant lui avait paru être un éclair de génie.

C’était un petit accident comme elle en avait souvent qui avait été à l’origine de son idée. Eileen n’était pas une personne matinal et souvent cela avait des conséquences assez désastreuses. Ce matin-là, ça avait été la chute d’une carafe de jus de citrouille qui, en se brisant, avait répandu son contenu sur les toasts. La teinte cramoisie qu’avait alors pris avait fait ressortir les quelques taches de sons éparpillés sur son nez et ses pommettes, mais avant même que la première année n’ait eu le temps de balbutier des excuses, les dégâts avait disparu, remplacé par une nouvelle carafe et un nouveau plat de tartines et tout le monde avait continué à manger son petit-déjeuner, comme si de rien était. Et la fillette serait restée dans une ignorance total, si un élève quelque part ne s’était exclamé, joyeusement :

“Merlin bénisse les elfes de maison”

Et la nouvelle obsession de la bleue et bronze était née. Et comme toute obsession, chaque nouvelle petite information qu’Eileen trouvait sur les créatures renforçait sont désirs d’en savoir plus à leur sujet. Les petites créatures étaient bien plus passionnante (et aux yeux de la jeune sorcière, puissante) que les bestioles timides et serviables à peine mentionné dans les récits des souvenirs d’enfance de sa Tatie Rose. Et bientôt, tous les livres sur les créatures magiques, qui ne contenaient que quelques illustrations et descriptif quant à l’utilisation qui était faite des petites créatures ne suffirent plus à étancher la soif de connaissance de la fillette à ce sujet. Si la société sorcière souhaité continuer d’ignorer le joyau qu’elle renfermait, ce n’était pas le cas d’Eileen : elle allait rencontrer un elfe de maison, et compléter elle-même les informations concernant ce petit peuple ignoré. C’était ainsi qu’était né le plan A.

La mission des elfes étant principalement ménagère, la fillette s’était mise à laisser du bazar un peu partout, dans l’espoir de surprendre un elfe lors des heures de ménages. Cependant, au bout de trois mois à laisser traîner livres, matériel scolaire et vêtements partout dans le dortoir et la salle commune de sa maison, ses camarades lui avaient clairement fait comprendre que la situation ne pouvait pas perdurer ainsi. Et elle devait avouer qu’elle était celle qui souffrait le plus du désordre et pire, de la maltraitance d’ouvrages qu’elle s’imposait. Et c’était ainsi que le plan B se mit à prendre forme dans son esprit. Sa réalisation toutefois, semblait tout aussi inefficace que le plan A. Et le dégoûtant spectacle de son œuvre autour d’elle en témoignait. Sur le sol, les murs, les portes, statues et armures, bref, partout où se posait le regard, les restes de légumes avaient laissé des traces peu appétissantes sur leur passage, semblables à de la bave d’escargot coloré. Le couloir ressemblait à un dépotoir à ciel ouvert et pourtant, il n’y avait toujours pas la moindre trace d’un elfe de maison. La fillette désespérée ne savait plus quoi faire et, les mains encore pleine de l’arme de son crime, tenta une nouvelle approche :

“Elfe de maison es-tu là?”


Reducio
Voici le premier post, c'est un peu plus long juste parce que c'est le premier post mais ensuite si j'arrive à tenir 15-20lignes ça sera déjà très bien, j'espère que ça sera à la hauteur de ce que laissait entendre mon hibou ^^
Bonne lecture !
PS : Je voulais modifier le type d'écriture pour faire un jolie titre, mais j'ai pas réussi à le faire, alors si tu es douée pour ça je suis prête à prendre tous les conseils et petites astuces que tu pourras me confier ^^.

Finisseuse - Batteuse remplaçante des Éclairs de Serdaigle.
"Lorsqu'ils déploient leurs ailes, les Aigles vous ensorcellent !"
Les dons de chocolat sont acceptés, donc si vous vous sentez d'humeur généreuse, n'hésitez pas !

Elfe de maison es-tu là?  PV - Dakota ROTH 

Dakota fixait le planning accroché sur l'un des murs du Salon des Préfets, et poussa un soupir qui aurait pu rendre dépressif même les fantômes de Poudlard. La mine boudeuse, elle relisait le bout de papier, dans l'espoir d'y voir un moyen d'échapper à la corvée. Mais non, tout était écrit encre sur parchemin : c'était à son tour de passer des heures interminables dans les couloirs de Poudlard afin d'y attraper un ou deux élèves un peu malhonnêtes, histoire de montrer que les préfets étaient les plus forts.

La Serpentard n'était pas particulièrement ravie. Mais le poste qu'elle avait accepté comportait cet aspect, on ne lui avait jamais caché. Et elle l'avait accepté. Dakota se mit donc en marche vers les couloirs du premier étage, terriblement enchanté à l'idée de jouer les nounous et les casse-bonbons des Premières Années. L'endroit était calme – ô, comme cela était bizarre : un endroit calme, dans Poudlard ? Vraiment, la tournée allait être longue et ennuyante.

Puis, ce fut au tour des couloirs du deuxième étage d'être inspectés. Là aussi, par miracle, il n'y avait rien. Dakota se permit de ralentir le pas, et de siffloter un air moldu, pour rendre sa tâche plus attrayante.

Et alors, elle arriva au troisième étage. Elle aurait dû se douter que quelque chose clochait. L'odeur était abominable, mais il n'était pas rare que les élèves, quand ils terminaient leurs bêtises, laissent sur leur sillage deux ou trois farces, pour laisser leur odeur à qui voudrait la sentir. Mais Dakota continua à se diriger dans ce couloir. Et elle fut sans mot. La préfète de Serpentard avait l'impression d'être arrivée en pleine guerre maraîchère. Des légumes jonchaient le sol, abattus en plein vol ou la tête écrasée contre le mur. C'était abominable : la vue et l'odeur étaient si infectes que Dakota dut se retenir de ne pas vomir son déjeuner sur place, et ainsi compléter ce délicieux tableau.

Mais le pire de tout, c'était que le responsable de cette hécatombe était encore présent. D'habitude, les élèves fuyaient. Cette fois-ci, non. L'élève en question avait dû avoir une robe bleue, à l'époque où elle n'était pas totalement tâchée de légumes avariés. Elle était jeune, et Dakota ne connaissait pas son visage : encore une nouvelle qui voulait laisser son empreinte dans l'histoire anecdotique de Poudlard…

Les poings fermés, et l'esprit bouillonant, Dakota fonça vers la jeune sorcière, évitant les obstacles autant qu'elle le pouvait. Elle ne savait pas très bien si elle en voulait à cette fille parce qu'elle venait de saccager l'un des plus bels endroits sur Terre. Ou bien parce qu'elle avait transformé la petite routine de Dakota en cauchemar. Qu'importe, elles allaient devoir s'expliquer.

Avant que la Préfète n'arrive, la jeune élève, qui ne l'avait pas encore remarqué, commença à demander tout haut :

« Elfe de maison, es-tu là ? »

Dakota soupira : elle était tombée sur une malade, voilà. Tout ce carnage, pour un elfe de maison ? C'est tout ? La Serpentard devait avoir des explications, et devait tout nettoyer au plus vite. Elle déboula donc sur la Serdaigle, se planta devant elle et la toisa du regard. Puis, elle la questionna, d'un ton cinglant :


« Explications. Tout de suite. »

Dakota n'était pas à l'aise au contact des autres personnes, surtout des inconnus. Mais elle se devait d'être autoritaire. Aussi essaya-t-elle d'être aussi neutre et posée que possible. Fixant la coupable, elle attendait désormais sa réponse, et son excuse, les bras croisés.

Journaliste aux Chroniques du Sale Hasard ❋ Proud to be a Slytherin.
« On ne se méfie jamais trop de qui sait lire et écrire. »

Elfe de maison es-tu là?  PV - Dakota ROTH 

« Explications. Tout de suite. »

Eileen se sentit pâlir. Totalement absorbée par son expérience, elle avait oublié de rester sur ses gardes et ne s’était pas rendu compte de la présence de la préfète, jusqu’à ce que cette dernière se plante devant elle. Malgré le ton neutre sur lequel l’ordre avait été donné (parce qu’il aurait été stupide de penser que la demande était autre chose qu'un ordre), la première année pouvait sentir les ondes de mécontentement et de lassitude émanant de son interlocutrice. État d’esprit parfaitement reflété par la posture de la Serpentarde. Les bras croisés sur la poitrine était la traduction universelle d'une pensée simple : ton excuse a intérêt à être béton, sinon ça va chauffer pour ton matricule.

Gênée, l’aiglonne baissa la tête pour ne plus voir le regard inquisiteur de la préfète. Comment allait-elle bien pouvoir se sortir de ce pétrin? Elle aurait bien dit la vérité, mais alors même qu’elle cherchait comme formuler le pourquoi de ses actions, elle s’aperçut que la vérité la ferait très probablement passer pour une folle.

*Je savais bien que j’aurais dû continuer à laisser trainer mes affaires dans le dortoir, plus longtemps!*

Eileen n’était pas une adepte du mensonge, bien au contraire. Ses parents lui avaient appris très tôt que l'honnêteté était une valeur qu’il était important d’avoir. Soudain, elle ressentit un peu plus de compassion pour tous les personnages de séries télévisées ou de romans qu'elle avait méprisé car ils avaient choisi de mentir, pour X ou Y raison. Maintenant qu'elle se trouvait dans une situation où la vérité, lui semblait-il, aggraverait certainement sa situation, elle comprenait leurs décisions de mentir. Elle se savait dans une situation où la vérité ne l'aiderait pas, alors tant qu'à faire, elle préférait se sortir de cette situation avec d'intact au moins la réputation de sa santé mentale. Mais qu’inventer?

Une crise de somnambulisme? Non. Cela ne lui permettait pas de justifier la présence des restes dans sa bourse, qui étaient une preuve plus qu'évidente que son acte de vandalisme avait été anticipé. Non, le somnambulisme ne marchait pas. Un sortilège ou une potion qui aurait été utilisé à son encontre et à son insu? Mauvaise idée. Non seulement, ça impliquait un coupable à trouver, et il était hors de question que quelqu’un d’autre soit puni à cause de sa bêtise à elle, mais en plus le moindre examen prouverait qu’elle n’était sous l’emprise d’aucun sortilège, ni d’aucune potion, révélant par là même son mensonge. Un pari qu’elle aurait perdu? Non. Là encore l'implication d’autres personnes était inacceptable. La fillette soupira doucement. Elle n’avait pas besoin de lever le nez pour sentir l’impatience de la préfète en face d’elle et aucune autre idée ne lui venait. Il semblait qu’elle était condamné à dire la vérité et à démontrer avec sa bêtise que le choixpeau magique avait fait une erreur en la répartissant à Serdaigle ou que (chose moins probable) que la maison dles bleu et bronze n’était pas aussi sage que réputée.

*De toute façon,c'est pas comme si j'étais capable de raconter un mensonge ou une vérité partielle sans aussitôt virer couleur tomate !*

Non l'honnêteté, et donc l’humiliation et surtout les sanctions qui en découleraient, était le seul chemin qui s’offrait à la fillette. Elle perdit une teinte supplémentaire. Quelles seraient les conséquences une fois qu’elle aurait expliquer la raison pour laquelle elle avait vandalisé l’un des couloirs du collège? Ferait-elle perdre des points à sa maison? Aurait-elle des heures de colles? Aussi surprenant que ça puisse être, au vue des nombreuses expériences qu’elle avait pris le plaisir de mener durant toutes ces années d’école primaire, Eileen n’avait jamais été collé de toute sa scolarité. Ça serait une première qu’elle aurait voulu ne jamais connaître. En tout cas, elle était presque certaine qu’elle ne risquait pas l’expulsion.

Un autre petit soupir lui échappa. Comment en était-elle arrivé là? Dire que son plan initiale lui avait paru inébranlable. Elle faisait un peu de bazar pour attirer l’attention d’un des elfes de maison du château, il nettoyer ses bêtises et elle en profitait pour en apprendre un peu plus sur son espèce et sa culture. La réalité qui l’attendait était tout autre : non seulement elle n’aurait pas les réponses qu’elle voulait, mais il y avait de grosses chances qu’elle se retrouve à devoir nettoyer elle-même ses bêtises, voire plus. L’image apocalyptique du couloir autour d’elle lui revint en tête et elle failli lâcher un gémissement. Elle ne s’était jamais sentit aussi stupide de toute sa vie … et elle n’avait pas encore commencé à confesser son crime.

« Tout excès nuit Eileen ! ». Sa mère avait beau eu le lui répéter toute son enfance durant, la collégienne n’en fait toujours qu’à sa tête. Et il semblait qu’aujourd’hui, elle allait en payer le prix. S’éclaircissant la gorge, elle obéit à l’ordre de la préfète d’une voix un peu plus faible à chaque mot.
« Je voulais rencontrer un elfe de maison car je désire en savoir un peu plus sur cette espèce. Ce qu’en disent les livres est plus que succinct et je me suis dit qu’aller chercher l’information à la source été la solution. Cependant, comme je n’en connais pas un nommément, je me suis dit que j’allais interpeller leur attention autrement ».

Dans sa poitrine, son cœur battait tellement vite qu’elle avait l’impression qu’il cherchait à s’échapper. Ses mains moites n'avaient rien à envier à sa nuque et son, qui était couverte pas une sueur qui lui collait le chemisier à la peau. Sans relever le visage, elle attendit que la tempête s’abatte sur elle.

Reducio
Désolé pour la réponse plus que tardive, j'ai été pas mal prise IRL et donc le RP a du être mis un peu en stand-by, mais je suis de retour et normalement je vais pouvoir RP dans des délais raisonnable pour la suite ^^

Finisseuse - Batteuse remplaçante des Éclairs de Serdaigle.
"Lorsqu'ils déploient leurs ailes, les Aigles vous ensorcellent !"
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