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L'épouvantard du couloir  Libre 

Il commençait à se faire tard et la lumière du jour était à son déclin. Les torches venaient de s'allumer dans les couloirs de l'école et la fraîcheur du soir envahissait la bâtisse. Katerina s'était rendue à la bibliothèque après le dîner souhaitant travailler un peu sur son devoir de métamorphose avant de se rendre compte qu'il allait être l'heure de se retirer dans son dortoir. La jeune fille était ici depuis une semaine et elle se plaisait déjà énormément ! Pourdlard était un endroit, malgré l'architecture ancienne et qui pouvait paraître austère pour certains, chaleureux tout autant que l'accueil qui leur avait été fait. Sa maison lui convenait, son père était d'ailleurs fier de la voir rejoindre Serdaigle, lui même ayant été un aiglon dans sa jeunesse et sa mère était également très heureuse pour elle.

D'ailleurs il était temps pour elle de rejoindre son dortoir. La Bibliothèque était vide, les autres élèves avaient dû la quitter il y avait bien un quart d'heure de cela, mais Katerina absorbée par son travail, n'avait pas vu l'heure passée. Et le temps avait filé à une vitesse, plus vite qu'un joueur de Quiddich sur son Eclair de Feu. Elle ramassa donc ses affaires qu'elle fourra dans son sac sans prendre le temps de les ordonner. Elle n'était pas encore en train d'enfreindre le règlement mais si elle s'attardait trop elle risquait la retenue. Cette pensée la fit grimacer, n'ayant pas spécialement envie de passer un soir de la semaine à écrire des lignes ou autre.

Le couloir était désert. Cela changeait de la journée, où les élèves grouillaient en masse, obligés de se serrer pour laisser la place à chacun de circuler. Le premier jour, la jeune fille se souvint de s'être perdu, entourée de tous ses étudiants parfois beaucoup plus grand qu'elle, elle ne retrouvait plus ses camarades cachés par la masse et ne savait pas bien si la salle de classe qu'elle avait eu à rejoindre était proche ou bien à l'opposé de l'endroit où elle se trouvait. Heureusement un élève de cinquième année, la voyant ainsi quelque peu désorientée était venu à son secours. Il lui avait indiqué que la classe qu'elle cherchait désespérément était en fait au bout du couloir à droite. Elle l'avait chaleureusement remerciée et était arrivée pile à l'heure pour le cours.

Kat' sourit en pensant à la journée qu'elle venait de passer. Elle avait appris énormément de choses, certes, elle était une sorcière mais elle n'avait jamais lancé de sortilège auparavant, et pour cause, pratiquer la magie était interdit en dehors de l'école, pour les élèves mineurs du moins. D'ailleurs il lui faudrait envoyer une nouvelle lettre à son père pour lui dire qu'elle était à présent capable de se débarrasser d'un botruc... enfin, la jeune fille manquait encore de pratique, mais elle avait encore le temps de s'entraîner et de peaufiner sa technique avant les prochaines vacances. Ah ! Sa famille lui manquait tout de même et elle avait hâte de les revoir. Son frère lui avait envoyé une lettre et elle avaot presque pu entendre son ton excité en lisant ces mots : "Alors ? C'est comment ? Tu as appris des sortilèges ? Et le terrain de Quiddich est-il grand ?". Katerina émit un petit rire à ce souvenir.

Puis elle sursauta lorsqu'un placard à sa droite se mit à bouger brutalement. Son coeur avait loupé un battement et à présent elle pouvait le sentir battre à tout rompre dans sa poitrine, elle l'entendait même tambourinant dans ses oreilles suivant le rythme refréné dicté par sa peur. Parce que oui, elle avait peur. Les portes du placard se mouvaient étrangement et de façon assez violente. Que pouvait-il donc bien contenir ? Prenant sur elle, Kat' avança sa main tremblante et toucha la poignet. La porte s'ouvrit alors lentement dans un grincement effrayant. La jeune fille recula de quelques pas...

Ses poils se dressèrent sur ses bras alors qu'elle vit une main cadavérique sortant de l'obscurité du placard, s'aggriper à la porte. Son cri de terreur mourut dans sa gorge. Paralysée par la frayeur, elle était incapable de bouger ni même de produire le moindre son.

Ce fut bien un cadavre qui émergea devant elle... mais ce fut moins l'aspect "pourri" du mort que son identité qui la fit se recroqueviller contre le mur au bord des larmes. Il avait le visage de sa soeur. Elle avançait lentement vers l'aiglon la main tendue et elle disait...

"Rejoins-nous. La famille avant tout Kat'... rejoins-nous"

Pétrifiée d'horreur la jeune fille regardait les yeux dénués d'émotions du cadavre qui se posait sur elle.

"Non" réussit-elle à murmurer.

Mais sa peur atteignit son paroxysme lorsque d'autres morts suivirent la première : son père, sa mère et Melchior son petit frère sortirent à leur tour du placard et rejoignant le premier cadavre tendaient leur main vers Kat' en répétant les mêmes paroles.

"Rejoins-nous"
d'une voix monotone dénuée d'émotion

"Non laissez moi !" S'entendit -elle crier.

Ce fut peut-être ce qui la sortit de sa paralysie. Son esprit se remit à fonctionner à plein régime. Ses parents n'étaient certainement pas morts et ne pouvaient être ici. C'était donc un sortilège... ou autre chose. Elle regardait les créatures s'approcher lentement l'empêchant de fuir à présent. Acculée contre le mur elle ferma les yeux tendant d'évacuer la peur qu'elle ressentait et de penser à une solution. Puis la lumière se fit : C'était un épouvantard ! Bien entendu comment pouvait-elle être aussi stupide ! Il y en avait plein dans la maison de grand mère ! Mais elle ne savait pas comment s'en débarrasser. Elle connaissait le sortilège mais ne savait pas le lancer ! Néanmoins elle tenta le tout pour le tout.

"Ridikulus"
fit-elle d'une voix tremblotante "Ridikulus" cette fois plus assurée "RIDIKULUS !" la panique avait repris le dessus sur la raison. Voyant que cela ne fonctionnait pas et les "zombis" se rapprocher dangereusement, Katerina essaya d'autres sortilèges :

"Diffindo!"

"Lashlabask !"

Et puis

"A l'aide !"

L'épouvantard du couloir  Libre 

C'était lorsque la nuit commençait à tomber que Kimiah se décida à quitter la salle de classe vide. Elle l'avait occupée toute l'après midi, s’exerçant au tout nouveau sortilege qu’elle avait appris plus tôt dans la journée. Elle n’avait pas vu le temps passé s’étonna de voir les couloirs vide. Bien qu’elle fut épuisée , elle ne voulait pas rejoindre tout de suite sa salle commune. Elle préférait errer dans les couloirs, sans but précis certes , mais dans le calme. La salle commune des Gryffondor était souvent le temple des bataille d’oreiller et du chocolat et Kimiah n’avait pas vraiment la tête à ça.

Cela faisait une semaine qu’elle était arrivé et elle pensait déjà à tout ce qui lui était arrivé. D’abord la malencontreuse rencontre dans les toilettes des filles. C’était son premier contact à l’école des sorciers. Et aussi ses premières ennemis. Une Gryffondor et une Serdaigle. Des filles avec qui elles ne s’entendrait probablement jamais. Elle ça lui allait très bien comme ça. Lorsqu’elle avait été répartie à Gryffondor , elle avait été assez surprise. Elle savait que c’était la maison du courage et de la bravoure et cela ne lui correspondait pas trop. Kimiah n’était pas une peureuse, bien au contraire, mais ses action étaient plus portée par l’insolence et l’envie de montrer ses talents que par le courage.


«Non laissez moi !»

[i)Kimiah sursauta en entendant crier. Elle se retourna pour chercher l’origine du cris mais ne vit personne. Elle haussa simplement les épaule et continua sa marche monotone.[/i]

«Riddikulus !»

Cette fois si Kimiah fit demi tour. Le cri de de la personne semblai tellement désespérer qui lui donnait froid dans le dos. Ses pas était précipités et elle regardait successivement de gauche à droite, serrant sa baguette dans sa poche.

«Diffindo ! Lashlabask ! À l’aide»

Kimiah se mit à courir de toute ses forces. Elle tourna plusieurs fois tout en soulevant les pans de sa robe pour lui laisser plus d’espace avant d’arriver devant une armoire. En face, une fille était à genoux, sa baguette tendue vers ce qui semblait être des zombies, désemparée. Kimiah la poussa gentiment avant de se mettre à son tour en face de l’armoire. Elle avait tout de suite reconnu l’épouvantard et se sentait prête à l’affronter bien qu’elle n’avait aucune idée de ce qu’était sa plus grande peur. Elle sortir sa baguette et attendit. La créature tourbillonna à la manière d’une toupie avant de s’arrêter. Kimiah ne compris pas tout de suite ce qu’elle vit. C’était un corps, allongé à même le sol. Une petite fille d’après la robe qu’elle portait. Kimiah porta une main à sa bouche lorsque le cadavre tourna la tête. C’était Kamelia , sa petite sœur. Celle-ci tendit une main en putréfaction faction vers Kimiah en la regardant de ses grands yeux vides.

« Amani… pourquoi m’as-tu laissée mourir»

Kimiah secoua la tête. Elle n’avait tué personne, ce n’était pas de sa faute.

« Riddikulus ! » cria-t-elle.

Mais rien ne se passa. Le cadavre continua à gémir et à répéter la même phrase en boucle
.

«Non, cria-t-elle d’une voix plus affirmée, je ne t’ai pas tuée. Tu n’es pas réel. Je n’ai pas peur de toi. Riddikulus»

Cette fois si, le sortilege sembla avoir plus d’effet. Le cadavre de Kamelia disparu pendant quelque instant avant de commencer à réapparaître. Elle se retourna vivement vers l’autre fille et la prit par le bras, la forçant à se relever.

« Viens, il faut qu’on y aille, l’épouventard ne pourra pas nous suivre.»

« Unto a land flowing with milk and honey »

L'épouvantard du couloir  Libre 

Gabrielle n'était pas le genre de pré-adolescente à la santé fragile, mais ce soir à la table de Gryffondor, lors du dîner elle s'était sentie mal. Prise de nausées, elle avait préféré quitter la table. C'est dommage, le dîner était excellent comme d'habitude. Elle aurait tellement aimé finir son assiette de poulet rôti, accompagné de pommes de terres et de carottes. On ne pouvait pas rejeter la faute sur les plats servis au diner, comme étant la cause de ses maux de ventre. Tout ce que préparaient les elfes de maison était fait avec soin, et avec des produits frais et de qualité. Ses camarades de table l'avaient regardé partir avec un regard interrogatif, mais personne n'avait posé de question.

Elle aurait très bien pu aller à l'infirmerie, afin que l'infirmière présente dans les lieux ce soir là, lui donne n'importe quelle potion ou décoction maison afin de faire passer ses douleurs. Elle aurait très bien pu se diriger vers les toilettes des filles les plus proches, dans le cas où ses nausées deviendraient plus sérieuses. Mais ses pas l'avaient mené jusqu'au cloitre.

Gabrielle était restée allongée sur un banc près de la fontaine pendant presque une heure. L'air frais lui avait fait du bien.
Mais au vue de la hauteur de la lune dans le ciel étoilé, il était largement l'heure pour elle de retourner à son dortoir. Elle se releva doucement. et partit en direction du château. Les couloirs étaient désert et cela ne pouvait dire qu'une seule chose : elle avait dépassé l'horaire limite pour retourner à sa salle commune. Gabrielle pressa le pas, limite à courir dans les couloirs. Elle qui avait toujours été considéré comme une jeune fille sage et modèle, n'avait pas envie de tomber nez à nez avec Rusard. Cet homme était incapable de faire preuve de compréhension, et il lui infligerait à coup sur une colle atroce s'il la croisait dans le corridor.
La jeune fille courrait vite dans le château et ne pensait qu'à une seule chose : le chemin à emprunter. Elève à Poudlard depuis peu, elle peinait encore à se repérer, mais elle avait tout de même mémorisé le trajet de la Grande Salle jusqu'à la salle commune de sa maison.

En tournant un peu vite à l'angle d'un couloir, elle percuta quelqu'un.

*Oh non, c'est pas vrai, Rusard m'a repéré, je vais être collée* pensa la jeune fille
Mais en rouvrant les yeux, ce n'est pas le conciere qu'elle aperçu devant elle, mais deux jeunes filles aussi surprises qu'elle.
L'une était blonde, de Serdaigle. L'autre était d'origine africaine, et ses cheveux noirs et crépus formait comme une auréole autour de son visage. Cette dernière était de Gryffondor, Gabrielle l'avait déjà vu en classe et dans la salle commune.


"Je m'excuse ! Je ne vous ai pas fait de mal au moins ?"

Mais aucune des deux jeunes filles ne pipa mot.
En regardant de plus près, Gabrielle aperçu comme une sorte de fantôme. Celui d'une jeune fille, main tendu vers elles trois.