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Entre blaireau et serpent,  PV : Gwenaëlle DIAFORA   

- L'expression 'passer du coq à l'âne' est très répandu chez les Moldus mais très peu connaissent son origine.

Le visage de Gwen prit une expression mauvaise, et qui sans doute aurait aussi été surprise, si elle n'étais pas habitué d’être à chaque effort de sa part presque moqué par Aelle. Cela en deviendrait presque lassant, d'ailleurs, en jetant un coup d’œil droit devant elle vers le couloirs, son visage trahissant ce qu'elle voulait en ce moment. Avant de se retourner vers Aelle, voulant montré qu'elle en avez assez. Déjà elle était agacée que l'autre ne lui ai pas répondu à sa question, et après un court moment, se décida à ne pas insister.
Aelle paraissait énervé, et même si elle avait voulu retenir ce qu'elle venait de dire, comme ce que la jeune Diafora avait fait peu avant, elle repris au bout de quelques secondes tout aussi colérique. Et la petite rouquine ne comprenait pas vraiment pourquoi.
Jusqu'à maintenant elle s'était montré froide, mais peu moqueuse envers la Poufsouffle, elle décida enfin de répondre d'un ton lourd d'ironie.


- Que je sache, je ne t'ai pas demandé de me parler de cette expression. De plus je sais pertinemment son origine mais je ne vais pas m'attarder sur les détails.


L’ambiance allait partir en embrouille si ça continuait, mais la petite Verte et Argent, qui avait encore une fois cette fois-ci oublier de maitriser sa colère, n'avait pas pu s’empêcher de le dire. Et ne le regrettait pas en tout cas, pas sur le moment. C'était ainsi, quand elle ne savait plus gérer une situation par la froideur, elle passait pas le sarcasme.
Enfin, Aelle se remit à parler.


-Tu.. J'ai grandi dans le monde magique


Gwenaëlle secoua légèrement la tete, sourcils froncés, se demandant pourquoi la Poufsouffle venait tout à coup de changer de ton avec elle, pour parler à présent d'une voix presque hésitante, terminant sa phrase par un soupire.

"Pourquoi me-dit elle ça ?" Pensa tout d'abord la fillette avant de se rappeler la question qu'elle avait posé et que sa colère avait fait oublié. Sa curiosité enfantine se remit e ça en place aussi vite qu'elle s'était évaporée. Bon, elle s'était douté que Aelle avait grandi dans le monde magique, mais en avoir la confirmation, l'excitait encore plus. Néanmoins, avec Aelle, elle doutait qu'elle réussirait à avoir beaucoup de réponses à ses questions surtout après la remarque qu'elle venait de faire, elle la regretta presque tout à coup. Eue une légère grimace avant de dire d'une voix froide mais hésitante.

- Ah ! Tu as de la chance...

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Entre blaireau et serpent,  PV : Gwenaëlle DIAFORA   

Le visage de la jeune Diafora changea si soudainement que je reculais, surprise. Une expression mauvaise remplaça sa curiosité, une expression qui allait tellement bien avec ce qu'elle semblait ressentir que cette fois-ci, je ne me demandais même pas si elle montrait vraiment ce qu'elle ressentait réellement... Je savais que c'était le cas. Je restais choqué en la regardant. J'avais étonnement cru qu'elle avait compris que j'avais certaines tendances à dire ce qui me passait par la tête lorsque je ne savais pas quoi dire ou que je ne savais pas comment réagir... Mais j'en oubliais presque que j'avais rencontré cette jeune fille il y a tout au plus vingt minutes, et elle n'avait aucune raison de connaître mes comportements, et surtout... Je n'avais aucune raison de réagir comme si elle les connaissait... Je savais tellement peu y faire avec les Autres que je n'avais pas appris à modérer certains de mes comportements tant que je ne connaissais pas vraiment la personne. Je me sentais coupable face à la vert et argent. D'ailleurs celle-ci me parla d'un ton polaire, je ne suis pas sur qu'elle ait été si froide depuis le début de notre conversation...

-Que je sache, je ne t'ai pas demandé de me parler de cette expression. De plus je sais pertinemment son origine mais je ne vais pas m'attarder sur les détails.

Sa phrase pour effet de me faire reculer plus loin encore. Je traversais le couloir pour m'adosser au mur opposé à elle. Peut-être une tentative de m'éloigner d'elle, ou un moyen d'empêcher mes jambes de trembler. Je ne souhaitais pas qu'elle voit ça, son ton polaire avait anéantit le peu de confiance en moi que j'avais réussi à grappiller depuis que j'avais agressé Diafora dans le couloir.
Je croisais mes bras sur ma poitrine, je les serrais fort contre moi, pour empêcher les émotions qui tourbillonnaient dans mon esprit et mon cœur de ne remonter à la surface. L'atmosphère était lourde, entre elle et moi. Les secondes s'étiraient en même temps que mon sentiment de malaise. Je savais qu'elle devait ressentir la même chose, mais je n'arrivais pas à comprendre pourquoi elle m'en voulait tant.. Peut-être que je devais laisser plus d'émotions passer dans ma voix lorsque je faisais ce genre de chose, ainsi elle comprendrait que je n'étais pas sérieuse. Mais je l'étais... Je ne pouvais m'empêcher de sortir des informations peu importantes, elles semblaient comme vouloir sortir de ma bouche, sans que je ne contrôle rien.
Je ne savais que faire. J'avais envie de me mettre en colère, de lui rétorquer une phrase méchante, de me battre avec elle. Je voulais exploser. Mais une chose m'en empêchait.

-Ah ! Tu as de la chance...

La voix de ma camarade se rappela à moi. Derrière le rideau de mes cheveux, je lui jetais un regard discret. J'observais son visage curieux avec surprise avant de froncer les sourcils. J'avais du louper certaines choses, car elle n'était sûrement pas passé d'un ton froid à cette voix curieuse comme ça... Une légère grimace déformait même son beau visage, et elle c'était exprimé d'une voix froide mais qui sonna hésitante à mes oreilles. En la regardant, je comprenais alors ce qui m'empêchait de laisser sortir ma colère. J'aimais discuter avec elle. Je comprenais enfin pourquoi je ne m'était pas encore enfui ! Même si apparemment, nous ne parvenions pas à discuter sans arriver à être toutes les deux en même temps dans un moment calme, il était agréable de faire face à une autre personne qui avait des problèmes pour discuter. En effet, Diafora semblait sans cesse passer de la froideur à la curiosité, comme si elle hésitait. Tout comme j’oscillais entre la timidité et la colère... Cela me donnait envie de parler plus longtemps avec elle, au lieu de m'énerver comme j'aurais pu le faire avec une autre personne.
J'eu soudain conscience que j'avais oublié de lui répondre. Déjà qu'elle avait l'air persuadé que je ne dirais rien.. Peut-être avait-elle grandi dans le monde Moldu ? Elle ne semblait pas connaitre grand chose du monde sorcier, l’épisode de la potion d'euphorie se rappelant soudainement à moi.. J'ouvrais alors la bouche, hésitante et effrayé à l'idée qu'elle ne s'énerve.

-Je... Présume que tu n'y as pas grandi, toi ?

Je me mordais la lèvre inférieure en rougissant. *Bien sur qu'elle n'y a pas grandit, Ely, elle ne te dirait pas ça, sinon !*. Je repris alors, plus hésitante encore mais d'une traite :

-Les bâteaux sorciers sont envoutés pour ne pas être atteint par les vents et les courants. Enfin, quand le Capitaine le veux, sinon il peut changer le cap magiquement et trouver les courants marins les plus propices à la vitesse...

Je pensais qu'elle ne connaissait pas la version magique des bâteaux, peut-être serait-elle intéressé... Je l'espérais réellement.

Je ferme les yeux. La toile Carmin les hante. Ciel, qu’elle les Hante.

Entre blaireau et serpent,  PV : Gwenaëlle DIAFORA   

-Je... Présume que tu n'y as pas grandi, toi ?

C'est avec un mélange de stupeur et d'amertume que la petite Gwen secoua la tête lentement. Je m'explique. Elle avait été stupéfaite, par ce que Aelle n'avait-elle donc toujours pas compris que non elle n'y avait pas compris, je ne sais pas mais face au caractère de la rouquine cela devait paraître évident. Amertume, je pense que vous l'aurez compris. Amertume, par ce qu'elle aurait rêvée vivre dans ce monde.
Mais le pire, c'est qu'elle pensait presque
"Pourquoi elle et pas moi ?" et qu'elle se surprenait à penser que ça aurait été mieux que ce soit l'inverse. Elle avait déjà rencontré une fille, qui été fasciné par les moldus, l'autre jour dans le parc, bien qu'elle n'aie en rien compris pourquoi cette fois là, elle avait passé le reste de la journée à penser qu'elle serait sa vie, si elle avait eu la chance de vivre dans cet univers passionnant.
Elle ne remarqua pas ni la Poufsouffle qui se mordait les lèvres ni une camarade qui avançait dans leurs direction.


-Les bâteaux sorciers sont envoutés pour ne pas être atteint par les vents et les courants. Enfin, quand le Capitaine le veux, sinon il peut changer le cap magiquement et trouver les courants marins les plus propices à la vitesse...


- L'expression "passer du coq à l'âne" est très répandue chez les Moldus mais très peu connaissent son origine
.

Moqueuse. La jeune Diafora elle même était étonnée de ce qu'elle venait de dire. En entendant, Aelle parler elle avait été intéressé, d'ailleurs son visage et ses traits l'avait trahis parfaitement. Tout avait été assimilé dans son cerveaux. Et elle s'était presque demandé si la Poufsouffle, avait trouvé comment dissipé sa colère. Colère, qu'elle ne sentait plus avoir depuis longtemps d'ailleurs. Néanmoins, celle-ci avait décidé sans que Gwenaëlle s'en rende compte de ressurgir sous la forme de moquerie. Elle avait donc ainsi répété mot pour mot ce que la Poufsouffle avait répété un peu avant, puis de comme elle se mordre les lèvres, avant d'essayer de reprendre comme si elle n'avait rien dit, il y a tout juste dix secondes sur le ton froid et polie qui la caractérisait bien mais qui cette fois-ci était presque... sympathique ?


- Excuse moi je ne voulais pas dire ça et merci pour l'information, c'était intéressant…


Tout en disant cela, elle avait hoché gravement la tete, sans savoir pourquoi d'ailleurs.

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Entre blaireau et serpent,  PV : Gwenaëlle DIAFORA   

Elle secoua la tête avec un mélange de... de regret et d'étonnement. Je la comprenais pour la deuxième émotion, ma question n'avait pas été très intelligente, enfin c'était évident qu'elle ne connaissait pas grand chose au Monde Sorcier. Mais ma question était pour moi un moyen de valider ce que je pensais. Et elle l'avait fait. Voyant le regret sur son visage, je me dis qu'elle avait en effet vécu dans le monde Moldu, mais qu'elle n'avait pas tellement apprécié cela... Je me demandais ce qu'elle avait vécu pour être ainsi, pour sembler avoir tant de rancoeur vis-à-vis du monde Moldu. Je ne lui poserais évidemment pas la question, je ne me permettrait pas d'être indiscrète, je détestais que l'on soit ainsi avec moi, alors je savais faire des efforts avec les autres.

-L'expression "passer du coq à l'âne" est très répandue chez les Moldus mais très peu connaissent son origine.

Je relevais la tête vers elle, ne ressentant rien d'autre qu'un grand étonnement. Elle m'avait répondu au tac au tac, sur un ton moqueur. Pourtant elle ne semblait pas en colère. Non, j'avais cru apercevoir sur son visage de la curiosité. Je la regardais essayer de contrôler ses émotions, cacher sa curiosité sous ce ton moqueur, sous cette phrase d'une insolence incroyable. Mais elle ne me vexa pas non, j'adorais cette répartie, elle avait dit ça tellement naturellement, et c'était tellement justifié, tellement à sa place dans le contexte actuel que... J'éclatais de rire. Je ne pu m'en empêcher, et après mon éclat, je ramenai rapidement ma main devant ma bouche, moi-même choqué de ce que je venais de faire. Tout juste après cela, Diafora parlait comme si elle n'avait pas eu le temps de retenir sa phrase.

-Excuse moi je ne voulais pas dire ça et merci pour l'information, c'était intéressant...

En disant cela, elle avait hoché gravement la tête. Mais je ne m'en préoccupais pas. Je préféré plutôt m'attarder sur le ton qu'elle avait employé... Sa voix semblait presque transformée, lorsqu'elle n'utilisait pas ce ton froid qu'elle avait depuis le début de notre conversation. Cette sympathie que j'avais entendu quand elle s'était exprimé rendait sa voix douce et limpide, comme une brise de vent frais. Différent de cette tempête glaciale qui caractérisait le ton froid qu'elle employait, je le devinais facilement, la plupart du temps.
Puis je me rappelais ce qu'elle avait dit.
*Intéressant ?*. Le trouvait-elle vraiment ? C'était sûrement la première personne à trouver intéressant une de mes phrases inutiles que je sortais de temps à autre... Enfin, je l'avais fait car elle semblait vouloir en connaitre plus sur le Monde Sorcier. Grâce à mes lectures et mon enfance, je connaissais beaucoup de choses sur le Monde Sorcier. Pas seulement sur le Monde Sorcier Occidental, mais aussi oriental, je m'intéressais à toutes les cultures.

-C'est rien, c'était marrant... Je me disais trop tard qu'elle n'avait sûrement pas dit ça pour me faire rire. Le monde sorcier est grand, et vaste... Toute ta vie tu restera étonnée de ce que tu rencontrera... J'y vis depuis toujours, mais je m'étonne encore de beaucoup de chose que j'y croise... Et ce monde reste et restera mon plus grand intérêt.

J'avais prononcé ces mots d'un air rêveur, dans mon monde, et je m'étais décalé du mur contre lequel j'étais collé. J’avançais vers la fenêtre près de nous, par laquelle j'apercevais le Lac Noir dans toute sa splendeur. Je posais ma main pas loin des carreaux frais. Je chuchotais alors "Tu peux t'ouvrir s'il-te-plait ?". La fenêtre s’entrebâilla alors, et un vent frais secoua mes cheveux. Je fermais les yeux un instant, appréciant la brise fraîche et la magie ancestrale du château que ceux qui étaient habitué à la magie connaissait et savait reconnaître. Chaque maison, chaque battisse sorcière était magique, c'était ainsi. Et Poudlard était un des lieux les plus magiques du Monde Sorcier.
Je me tournais vers la rousse, attendant de voir sa réaction.

Je ferme les yeux. La toile Carmin les hante. Ciel, qu’elle les Hante.

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Le regard de la petite Diafora se fit perplexe quand elle vit un éclat de rire sortir de la bouche de Aelle. Il faut dire, que la jeune Serpentard s'était attendu à voir l'autre vexé ou énervé même, et donc on peut comprendre sa stupeur en voyant le comportement inverse chez l'autre fille. "Tous les gens ne sont pas comme toi..." Dit une voix dans sa tete, pour qui Gwenaëlle ne prêtait pas la moindre attention. La fillette se détendit juste après cela légèrement. Quand elle avait employé des phrases moqueuses, cela avait toujours eu le don d'énerver ou de faire partir la personne à qui elle le disait. Et la petite s'était donc efforcé de ne plus (trop) en dire depuis son arrivée dans le monde magique.

- C'est rien, c'était marrant... Le monde sorcier est grand, et vaste... Toute ta vie tu restera étonnée de ce que tu rencontrera... J'y vis depuis toujours, mais je m'étonne encore de beaucoup de chose que j'y croise... Et ce monde reste et restera mon plus grand intérêt.


La petite Gwen avait quasiment perdue son masque froid et écoutait avec attention les dires de la Poufsouffle. Ce que celle-ci venait de dire, aurait été ce qu'aurait pu penser la petite Verte et Argent. Je dis bien penser, pas dire. Il était rare qu'elle dise haut et fort ce qu'elle pensait. Hormis il y a quelques secondes bien-sur... Peut-être recommencerait-elle, elle n'en était pas tout à fait sur mais malgré le fait qu'elle ne connaisse l'autre fille depuis même pas une demie-heure, elle se sentait plus à l'aise qu'au début de la conversation.
Avec cette faculté à dire par moment des choses intelligente par moment dans une conversation, le choixpeau avait du hésiter à envoyer Aelle à Serdaigle.
Son regard se leva, fasciné, quand elle entendit chuchoter l'autre première année.

"- Tu peux t'ouvrir s'il-te-plait ?" Cru-t-elle entendre et en eu la certitude quasis absolue en voyant la fenêtre s’entrebâiller, et s'y étant rapproché presque aussi prêt que Aelle, deux mèches rousse sombre voltigèrent une secondes, avant d’être placée derrière l'oreille avec un soupire agacé de la petite Gwen. Celle-ci regardait plus la fenêtre que dehors en ce moment, et la même soif de connaitre plus sur cet univers qu'à son arrivé la reprit soudainement. Soudain, se sentant un tantinet ridicule dans l'atmosphère plus chaleureuse qui s'était pourtant créé recula lentement d'un pas.
Puis elle eu un sourire à l'adresse de la Poufsouffle qui ne lui allait pas, et se mit à parler d'une voix calme sans lâcher la fenêtre des yeux.


"- Oui, je pense la même chose..."

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Je laissai apparaître un léger sourire sur mes lèvres en voyant le regard de la Serpentard rousse. Elle s'était rapproché de moi afin de mieux observer la fenêtre, et ses yeux s'étaient illuminé, prononçant la couleur grise de ses pupilles. Tout ce qui touchait au monde de la Magie semblait tellement la passionner. Sachant cela, je ne pus m'empêcher de la trouver moins froide, moins distante. Une telle passion ne pouvait être associé à une personne réellement froide. Cela me fit penser à la phrase d'une de mes connaissances : 'Une personne ayant une passion ne peut être foncièrement mauvaise'. Je la trouvais parfaitement approprié dans ce contexte. Et si habituellement je l'aurais prononcé à voix haute, je préférais ici la garder pour moi. Cette jeune fille ne paraissait pas apprécier ce genre de commentaire. Une atmosphère chaleureuse nous entourait à,présent, et l'air frais que laissait s'échapper la fenêtre entrouverte ne balayait pas cette impression. Cependant, Diafora recula soudainement d'un pas. Elle s'éloignait de moi. Ou de la fenêtre ? Peut-être ne voulait-elle pas se laisser aller, se rapprocher d'une personne. Je ne savais pas comment prendre cela. Le sourire qu'elle m'offrit ensuite aurait pu me rassurer, mais je le trouvais aussi peu à sa place que certain qu'elle m'avait montrer plus tôt.
Son regard était fixé sur la fenêtre, elle paraissait perdu dans ses pensées. A un tel point que je me demandais un instant si je ne devrais pas m’éclipser. Non, elle parla d'une voix calme. Ses yeux ne s'étant pas posé sur moi, je mis quelques secondes à comprendre qu'elle me parlait.

-Oui, je pense la même chose...

Je la regardais. Pas d'un simple regard, non. Ce regard que je savais transperçant. Ce regard que j'utilisais lorsque je ne comprenais pas une information de mes livres. Ce regard que je savais maintenant utiliser pour essayer de décrypter les gens. Il fonctionnait cependant mieux pour les pages noirci de mes bouquins.
Gwenaëlle Diafora. Cette jeune Serpentard représentait pour moi un mystère (inutile de préciser que toute personne semblait être des mystères pour moi). Elle savait se montrer froide et moqueuse, mais elle était aussi curieuse et intéressé. Et elle était tolérante. Nous ne serions pas en train de discuter si cela n'était pas le cas. Ce que je ne comprenais pas, c'est ce qui motivait tout ces changements de comportement. Mais comme je n'étais pas Légilimens, je savais que je ne saurais rien de plus. Sauf si j'apprenais à la connaître, bien sur, mais cela me paraissait aussi inatteignable qu'apprendre la Légilimencie.
J'entrepris d'ouvrir la fenêtre en grand malgré le froid. Je n'aimais pas avoir froid, mais j'en avais besoin, cela permettait de s'éclaircir les pensées. Je l'avais vite compris, d'où mes régulières escapades dans la foret environnant la maison familiale lorsque j'avais besoin de respirer sans mes nombreux frères. Je m'accoudais au rebord de la fenêtre, laissant mon regard se perdre au-delà des cimes des arbres de la Foret Interdite.
Je m'adressa alors à la jeune rousse d'une voix prudente, tâtonnant le terrain, prête à me retirer à tout instant si je me sentait en danger.

-Puis-je te poser une question, Diafora ?

Je ferme les yeux. La toile Carmin les hante. Ciel, qu’elle les Hante.

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La petite Diafora lâcha enfin son regard de la fenêtre, et ferma son visage, comme si elle avait eu peur d'avoir trop laissé transparaitre ses émotions, c'est là qu'elle se remit à regarder la Poufsouffle, son air absent presque disparu de son visage pale.
Si Gwenaëlle n'avait pas été Gwenaëlle, elle aurait reculé de surprise en voyant le regard transperçant avec lequel Aelle la dévisageait. Mais elle préféra la fixer à son tour sans dire mot, mais pas du même regard presque interrogateur que lui adressait la Poufsouffle. Non ! Le sien était froid, comme à son habitude, un regard qui ne signifiait rien d'autre que sa froideur.

"Comme si elle essayait de comprendre mon comportement..." songea la fillette qui a se moment là eu un air agacé, et espérait que ce ne soit pas le cas.

-Puis-je te poser une question, Diafora ?

Si cette voix prudente avait surprit la gamine, elle n'en laissa rien paraitre. L'autre fillette avait ouvert en plus grand la fenêtre, mais la jeune rouquine s'en était parfaitement détaché, mais continuait en revanche à dévisager Aelle.
Mais ce qui étonna le plus la jeune Diafora, qui ne pu s’empêcher d'avoir un mouvement de recul à cet instant, ce fut qu'on la nomme par son nom de famille si bien qu'elle se posa pendant deux secondes la question de si on lui parler bien à elle. Néanmoins, il lui plaisait plus que son prénom... Diafora, qui signifiait "différence" en grec. Même si elle ne saurait sans doute jamais d'où ce nom venait exactement, il s'appliquait d'une manière à elle, et opposition avec sa famille. Gwenaëlle après avoir appris l'étymologie de son nom, c'était surpris à imaginer des histoires comme quoi, c'était un sorcier ou sorcière comme elle qui avait donné ce nom à la famille. Non, les divagations c'est normal chez notre petite rouquine, il faut dire qu'elle passe ses journées à ça. Un peu moins néanmoins, une fois ici à Poudlard.
D'une voix neutre, non plus froide mais simplement neutre, elle répondit tout en accentuant particulièrement sur le nom de famille de Aelle.


"- Oui bien-sur. Qu'est ce que tu veux Bristyle ?"

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Entre blaireau et serpent,  PV : Gwenaëlle DIAFORA   

Je sentais le regard de la rouquine sur mon dos, mais je ne me retournais pas, préférant regarder l'eau du lac qui ondulait paresseusement. Une forme sombre s'agitait doucement sous la surface, et je me penchais plus en avant pour mieux la voir. C'était le Calmar ! Un instant, j'oubliais totalement où je me trouvais, regardant avec passion ma créature préférée nager.

Je reviens à la réalité en sentant Diafora reculer. Me secouant la tête pour m'éclaircir les idées, je tournais ma tête vers elle. Je me rappelais à présent que je lui avais posé une question qui pouvait être dérangeante. Je me mordais la lèvre inférieure, ne pouvant détacher mon regard de ma camarade, attendant avec appréhension ses réactions. Pourquoi son regard froid s'était perdu, pourquoi il me semblait voir un éclair de surprise dans ses prunelles grises ?
Elle ouvrit sa bouche et sa voix en sorti non pas sur le ton froid que j'attendais, mais neutre.


-Oui, bien-sur. Qu'est ce que tu veux Bristyle ?

Sa voix avait accentué mon nom. Etait-ce inconscient ou l'avait-elle fait exprès ? Je la regardais sans comprendre, incapable de saisir le sens de sa phrase, mon attention entièrement tournée sur cette étrange accentuation. Je détournais ma tête vers l'extérieur pour lui cacher mon trouble, essayant de trouver une réponse en observant le Calmar. Pouvait-elle ne pas comprendre ma façon de l'appeler par son nom ? De là où je venais, personne ne m'avait jamais appelé par mon prénom, sauf ma famille. Dans l'école Moldu que j'avais fréquenté autant que mes classes Sorcières, les jeunes enfants de mon âge m'appelaient tous "Bristyle". Je n'avais jamais cherché à améliorer nos relations, et je ne les avais jamais connu. J'avais toujours appelé les autres par leur nom de famille, ne pouvant utiliser leur prénom. Y avait-il une meilleure façon de se défendre des autres que de ne pas utiliser le prénom qui les représentait ? Je n'avais, bien entendu pas conscience de cela, pour moi, c'était juste une question de valeur. Je ne m'adressais pas aux personnes m'étant inconnu par leur prénom, point.
Je me rappelais alors que la phrase de la Serpentard n'était pas que des mots lancés sans but. Ils formaient une phrase et devaient d'ailleurs répondre à une question que j'avais posé.
*Qu'est-ce que tu veux, Bristyle ?*. Prenant cela comme un accord, je me tournais complètement vers elle pour lui poser ma question.

-Pourquoi tu sembles ne pas aimer le Monde Moldu ? La curiosité avait pris place dans ma voix et mes yeux, je n'essayais d'ailleurs pas de la cacher, je n'en voyais aucun intérêt.

Je ne me demandais même pas si elle allait mal le prendre, elle m'avait donné son accord, elle ne mettra donc pas en colère, cela était évident pour moi.
Et ne pouvant m'en empêcher, je jetais une dernière phrase rapidement.


-Tu sembles étonné que je t'appelle par ton nom de famille...

Je ferme les yeux. La toile Carmin les hante. Ciel, qu’elle les Hante.

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D'une voix curieuse, l'autre fille posa enfin sa question.

-Pourquoi tu sembles ne pas aimer le Monde Moldu ?


- Je n'ai jamais dit ne pas aimer les modlus.


Net, tranchant, glacial, ainsi avait été le ton de Gwenaelle à cet instant. Elle avait presque coupé dans ses paroles, Aelle. La petite Verte et Argent s'était étrangement attendue à cette question et n'avait donc eu aucun mal à répondre sans réfléchir.
Et elle n'avait pas mentit. Enfin… Pas vraiment. Ce n'était pas les moldus qu'elle détestait, c'étaient touts ceux qu'elle avait connu dans sa vie passée. Une vie qu'elle voulait rejeter, voilà pourquoi ses parents (et son petit frère) en faisaient partit en particulier. Le fait qu'elle ne s'était jamais sentit admise, ou qu'elle se trouvait trop différente d'eux avait constituer le fait qu'elle les rejète. Non, décidément, elle ne détestait pas les moldus, elle ne les appréciait pas juste mais au contraire elle admirait ce qui touchait au monde de la magie, en particulier tout ce qui pouvait être une différence au monde moldus. Différence… Après se long résonnement la petite Diafora eu un sourire impercevable pour Aelle.
La Poufousffle se remit à parler, n'arrivant pas à tenir sa langue comme avant, mais la fillette était déjà habitué par ça.


-Tu sembles étonné que je t'appelle par ton nom de famille...


Oui, elle était étonnée. Etonnée par ce que depuis toujours tout ceux de l'école primaire l'avait appelé par son nom de famille. Hum... Oui je sais cela parait une raison étrange mais ne l'est pas pour la petite Gwen.
Pour elle, si les professeurs l'appelaient ainsi c'était normal. Mais si les élèves l'appelaient ainsi c'est qu'il cherchait une certaine distance avec elle, quoi de plus non étonnant alors que chacun l'ai appelé ainsi. Mais sans s'en apercevoir la petite Gwen avait été presque heureuse de la présence de la Poufsouffle, d'une certaine manière bien-sur ! Et puis celle-ci était une sorcière, comme elle. Et c'est difficile à expliquer mais notre rouquine appelé par son nom de famille pensait simplement qu'on la rejetait pour sa différence (ça c'est le fruit d'une imagination débile). Pour elle, parler en appelant quelqu'un par son nom de famille relevait simplement de la froideur, et contrairement à ce qu'elle était elle, la jeune Gwenaëlle avait bien vu que Aelle ne l'était pas.
La voix avec laquelle s'exprima Gwen pour réponde était bien différente d'avant, et semblait un brin hésitante.


- Non, simplement... Pas du tout...

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La voix glaciale de la Serpentard résonna à mes oreilles, et je me senti me recroqueviller sur moi-même sans le vouloir. La voilà, la vague glaçé que j'attendait, elle avait juste un peu de retard mais elle en était pas moins agréable pour auitant. Je ne pensais pas qu'elle prendrait aussi mal ma question, après tout elle m'avait donné son autorisation pour que je la lui pose, alors je trouvais déplacé le fait qu'elle me réponde comme si j'avais dis un mot de trop... Je restais accoudé à ma fenêtre sans oser la regarder, ou alors préférant juste garder mon regard fixé devant moi, soudain démunie.
Elle n'avait pas dit ne pas aimer les moldu, cela était vrai, mais moi-même n'avais pas dit ça. Il y avait une différence entre les Moldu et le monde Moldu, mais je semblais être la seule à le voir. Je n'avais décidemment pas aimé sa manière de répondre et cela s'en ressentait sur mes pensées plus noires. Je résistais à l'envie de lui renvoyer une phrase aussi froide que la sienne. Tout simplement car ma voix à moi ne prendrait pas ce ton glaciale, mais serait plutôt tremblante de colère. Et laisser sortir ma colère n'était vraiment pas une bonne idée, surtout au vu de la conversation avec Diafora qui se trouvait maintenant derrière nous. je me demandais comment nous avions fait pour tenir jusque là, elle et moi, sans nous sauter dessus. Pas que je l'aurais agressé, mais elle semblait être en capacité de m'énerver rapidement, et j'avais moi-même l'impression de ne pas toujours dire ce qu'il fallait vis-à-vis d'elle.


Encore une fois, le temps s'allongeait. J'imaginais sans mal la verte et argent plongée dans ses pensées. Elle semblait sujette à d'intense réflexion, de temps à autre, ce qui m'avait plusieurs fois donné cette impression qu'elle en oublié jusqu'à ma présence. Refusant toujours de la regarder, j'attendis donc qu'elle daigne me parler en observant les montagnes Ecossaises.

-Non, simplement... Pas du tout...

Sa voix sonnait-elle réellement si hésitante ? Je ne pus m'empêcher de m'éloigner de la fenêtre pour faire quelques pas, profitant discrètement de l'occasion pour la regarder en biais. Elle semblait vraiment hésitante, comme si elle ne savait pas si ce qu'elle me disait était les mots à dire. A vrai dire, je ne m'attendais à rien, je ne savais même pas si elle allait me répondre. Il faut dire que je l'avais vraiment énervé. Enfin, au vue de sa réaction.
Je mis du temps avant de comprendre que ses mots étaient destiné à ma deuxième question. J'avais oublié l'avoir posé. Je n'avais même pas répondu à sa première réponse, mais cela était peut-être mieux comme cela, je savais que j'allais hausser la voix ou me montrer méchante, si je le faisais. Après tout, si elle n'aimait pas le Monde Moldu, c'était son problème. Mais je trouvais cela décevant, je lui avais posé cette question avec une réelle envie de connaitre sa question, peut-être pour mieux la comprendre. Ou alors pour lui montrer que je m'intéressais à elle ? Je ne savais pas.
Me rendant compte que je prenais ses mauvaises habitudes de rester plonger dans mes pensées sans lui répondre, j'ouvris la bouche pour prendre une voix moqueuse :


-Ce n'est pas très clair...

J'évitais à la dernière seconde de rajouter "Diafora", ne voulant pas qu'elle se ferme.

-Pardon, je veux pas être méchante... Juste, tu semblait réellement étonné...

Je n'étais pas claire non plus, mais je trouvais important de lui faire comprendre que je ne me moquais pas méchamment d'elle, que c'était juste une blague. Elle semblait se vexer aussi vite que moi, et je savais que je pouvais montrer un manque flagrant de tact. Surtout lorsque je disais ainsi les choses que je pensais réellement.
Je me demandais si elle voulait continuer à marcher. Je jetais un regard pensif vers le couloir, ne souhaitant pas rester figé ainsi. Surtout si elle et moi avions tant de mal à soutenir la conversation. J'allais lui poser la question, mais un groupe d'élève emplis soudain le couloir de leur bruitage. *Sont-ils vraiment obligé de faire tant de bruit ?*. Je cherchais la raison de leur présence, jusqu'à que je comprenne que le repas était sûrement proche. Je soufflais avec agacement, me souvenant de ma répulsion à voir du monde, aujourd'hui.

Je ferme les yeux. La toile Carmin les hante. Ciel, qu’elle les Hante.

Entre blaireau et serpent,  PV : Gwenaëlle DIAFORA   

Aelle ne répondit pas tout de suite, sans doute était-elle à son tour plonger dans ses pensées. Gwenaëlle l'observa un instant d'un regard terne. Elle paraissait déçue de la première réponse de la Diafora, mais cela elle s'y était attendu, bien-sur, et cela lui faisait du moins ni chaud ni froid. La seule chose qu'elle pensa avec amusement tout en la regardant un court moment fut :
" Bravo Gwen ! Tu viens de lui refiler une de tes mauvaises habitudes les plus fréquentes...".
Cela avant de se retourner de nouveau, s'appuyant légèrement contre un mur et observant le paysage par une fenêtre différente de celle où été accoudée la Poufsouffle. Enfin, elle n'observait pas vraiment le paysage, elle se contenta d'avoir ses yeux rivés dans cette direction mais en fait elle pensait. Elle repensait au raccourcit de son prénom : Gwen... dont la seule personne qu'elle acceptait qu'il l'appelle ainsi c'était... elle-même. Elle repensait à toutes les personnes qu'elle avait rencontrées à Poudlard, aux lieux, à tout. En effet, elle ne voulait pas oublier une seule seconde où elle se trouvait ! Se serait gâcher cet instants.
Elle n'entendit qu'à peine la réponse de Aelle ou même plutôt elle n'entendit que plusieurs sons indistinct. Mais ce n'était pas grave, elle savait que en sortant de ses pensées, la phrase ressurgirait dans sa mémoire.
Mais la petite rouquine sortit presque instantanément de ses pensées, en entendant la voix de Aelle, celle-ci était presque moqueuse.

-Ce n'est pas très clair...

Instantanément, la gamine fit volte-face vers la Poufsfouffle un regard presque mauvais dans ses yeux gris froids. Voilà, elle perdait un instant son masque ! Elle hésitait ! Et l'autre fille en profitait pour se moquer d'elle.

" Comme tous.." Pensa la fillette avec amertume. Voulant répliquer quelque chose, elle ouvrit la bouche mais la première année de Poufsouffle continuait d'un ton cette-fois-ci différente.

-Pardon, je veux pas être méchante... Juste, tu semblait réellement étonné...

Le visage de jeune Serpentard s'adoucit haussa les épaules, la même expression hésitante sur son visage avent de se dire qu'elle n'allait pas recommencer la même erreur que à sa dernière parole, ne voulant pas devenir une fois de plus risible. Elle se contenta de regarder Aelle d'un air pensif, avant de continuer à marcher au rythme de celle-ci sans bien savoir quoi dire.

Tandis qu'elle marchaient, Gwenaëlle entendit du bruit derrières elle et avant qu'elle ai pu se demander la raison et le pourquoi, plusieurs élèves avançaient, les dépassant même, pour la plupart car ils avaient l'air pressés.
Elle eu un soupire se disant que le calme était finis, avant de faire disparaître son air agacé par un sourire en coin en entendant ce même soupire chez Aelle. Sans doute au début, elles avaient eu la même idée, chercher la solitude.
Elle se rendit compte que chacun se dirigeait dans la direction de la Grande-Salle, mais ou bien-sur cela allait être l'heure du repas. Elle attendit que un nouveau groupe passe, et tout en l'observant stoïque, elle fit simplement remarquer à Aelle.


"- Tu ne vas pas manger ?"

La Verte et Argent, n'y allait pas elle-même simplement car c'était son habitude de voir d'abord partir les autres puis d'y aller elle, mais en tout cas, elle aussi avait l'intention d'y aller… plus tard !

Keep Calm And Go To Hogwarts
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Code couleur : #2F4F4F

Entre blaireau et serpent,  PV : Gwenaëlle DIAFORA   

Je ne pus que me réjouir d'avoir rajouté cette précision, je sentais que la verte et argent n'aurait pas apprécié une autre moquerie de ma part, même si j'avais essayé de prendre un ton ironique pour ne pas la vexer. Pas que je me souciais réellement de ce qu'elle pouvait ressentir, mais je n'aimais pas spécialement faire du mal aux autres, et malgré nos difficultés à communiquer, je n'avais aucune raison d'en vouloir à Diafora. Ses yeux gris qui me fixaient avec froideur était assez représentatif de son état intérieur, et je ne souhaitais pas qu'elle le dirige vers moi une nouvelle fois.

Je laissais donc le groupe d'élève bruyant nous dépasser, ralentissant au même moment mon pas pour laisser le groupe filer. Je ne parlais pas, car je ne savais pas quoi dire. Je me plaisais à parler ainsi à cette fille, mais je sentais un malaise monter en moi. Je n'aimais pas les longues discussions, ces paroles qui s'étiraient, qui s'étendaient en longueur. Pour moi, le meilleur des messages était les gestes, ou encore l'écrit. J'avais réalisé beaucoup d'effort durant cette conversation, et ce n'est que maintenant que je m'en rendais compte. Je ressentais une lassitude peser sur mes épaules, tirer mes paupière vers le bas. Étrangement, je me sentais éreinté, comme si j'avais couru des kilomètres durant derrière un niffleur. Je ressentais l'appel de la solitude, cet appel qui m'était si familier mais qui m'avait quitté depuis mon entrée à Poudlard. Aujourd'hui, je l'accueillais avec joie, me plaisant dans ce plaisir égoïste et douloureux. Ne songer qu'à sois, en voilà une pensée si solitaire mais pourtant si réparatrice...

C'est sur ces pensées que je me tournais vers ma camarade, que j'avais semble-t-il oublié durant ces quelques secondes de réflexion. Elle regardait les groupes défiler devant nous, rejoignant tous la Grande Salle pour assister au repas. Elle me demanda si je comptais y aller aussi, sa voix froide sonnant presque agréablement sous l'effet de l'habitude.
*Je ne vais pas bien, moi...*. Cette habitude que j'avais rapidement prise, pensais-je. Cela ne me plaisait pas. Enfin, elle devait sûrement chercher un moyen de s'échapper à ma présence pour aller manger. Je décidais de lui faciliter la tâche. Qu'il est beau de se laisser croire que l'on fait certaine chose pour les autres et non pour sois.

-Non, je ne pense pas.

Je parlais d'une voix éteinte, cette voix que je prenais lorsque je me sentais mal à l'aise et que je préférais être seule. Ma famille détestait cela, et moi je détestais lorsqu'ils m'obligeaient à parler "respectueusement". Penser à ma famille m'amenait à des pensées négatives anormales pour moi, je ne comprenais pas mais ne souhaitais pas m'étendre sur cela.
Je pensais au dernier moment à rajouter une phrase pour la rousse :


-Mais on peut faire un bout de chemin ensemble. Si tu le souhaite.

Mon regard détaillait le couloir où nous étions, pour éviter de regarder ma camarade et d'essuyer son refus. Je me retraçais mentalement le chemin à prendre pour rentrer, espérant ne pas me perdre. Espérant surtout ne croiser personne de ma connaissance, la culpabilité vis-à-vis de mon frère reprenant lentement sa place dans mon cœur. Je pourrais peut-être lui envoyer une lettre pour m'excuser...

Je ferme les yeux. La toile Carmin les hante. Ciel, qu’elle les Hante.

Entre blaireau et serpent,  PV : Gwenaëlle DIAFORA   

Plusieurs élèves passèrent avant que Aelle se décide à répondre enfin à la jeune Diafora. Durant ce temps, Gwen lui jeta un coup d'œil pour remarquer avec surprise que celle-ci paraissait… lasse. La gamine ne compris tout d'abord pas pourquoi avant qu'une voix fluette réagisse dans sa tête :
"Une conversation avec toi ! Tu m'étonne que ça l'épuise…".
C'est donc en toute logique des choses qu'après cette réflexion la petite rouquine lança un regard noir à Aelle. Mais celle-ci ne du pas s'en apercevoir car elle répondit simplement d'une voix éteinte à la question de la jeune Vert et Argent.

-Non, je ne pense pas.

Les élèves qui défilaient devant elles étaient moins nombreux qu'avant, et Gwen qui apparemment n'avait toujours pas entendu la réponse de sa camarade, s'étonna qu'elle n'y aille pas à présent et ralentit même l'allure pour que celle-ci puisse la dépasser. Effectivement, ne s'étant pas attendu à ce que l'autre dise "non" elle n'avait pas prit la peine d'écouter sa réponse. Mais ce n'est que quand la jeune Poufsouffle se remit à parler, qu'elle prit la peine de se remémorer la phrase non entendu.


-Mais on peut faire un bout de chemin ensemble. Si tu le souhaite.


Gwenaelle hocha la tête, d'un air neutre ne sachant pas très bien pourquoi elle le faisait. En fait, elle avait simplement en une fraction de seconde décidé qu'insister pour que celle-ci parte ne ferait que rallonger inutilement la conversation, elle pivota vers le chemin de la Grande Salle et sans se soucier si sa camarade était toujours à ses coté elle répondit en toute simplicité des faits.


- D'accord…


Ce n'est que quand les deux jeunes filles arrivèrent dans la Grande-Salle, que la petite Gwen la quitta avec un signe de la main pour aller s'asseoir à sa table.

Keep Calm And Go To Hogwarts
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