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Sophie Lunera  

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Sophie marchait tranquillement dans les couloirs. Les vastes et vides couloirs. Les gens préféraient passer du temps dehors ou entre eux plutôt que là où elle était. Ce qui, elle ne pouvait pas le nier, l'arrangeait. Elle aimait s'isoler pour réfléchir. Pas seulement sur une chose précise mais sur tout. Une simple question entendue le matin pouvait la tenir toute une journée si elle s'y mettait. Il était vrai que dans ses moments, elle préférait être au calme plutôt que dans le brouhaha de sa salle commune. Les Gryffondor avait beau avoir toute la sympathie du monde, ils n'étaient pas réputés pour êtres calmes et ce n'est pas elle qui allait dire le contraire. C'est vrai qu'elle aimait bien de temps en temps se lâcher avec ses amis rouges et ors. Mais pas aujourd'hui, pas à ce moment précis. Elle admirait les tableaux d'un œil pas vraiment attentif. Ses pensées étaient ailleurs. Bien ailleurs. En ce moment, elle s’attardait sur une question particulière : A-t-on besoin de la vérité ? Une question qui, malgré sa simplicité, était plaisante à décrypter. Peser le pour et le contre de chaque chose était plaisant pour Sophie. On pouvait dire que ce n'était pas de son âge, on pouvait la trouver étrange, elle s'en fichait. Elle faisait ce qu'elle voulait de ses pensées.

Ayant passé tout le début d'après-midi à réfléchir à cette question, une autre s'imposa dans son esprit qui saturait de vérité. Que suis-je ? Ce n'était pas la première fois qu'elle se demandais cela mais la réponse changeait à chaque fois. A chaque épreuve, à chaque hésitation, à chaque doute mais aussi à chaque moment de bonheur. Si elle ne parvenait pas à se décrire elle-même, comment les autres pourraient-ils la comprendre ? Alors elle faisait comme à chaque fois qu'elle pensait à cela, elle détaillait tout. Son enfance, entourée de ceux qu'elle aiment, ses décisions, ses moments de tristesse, de joie ... Tout ce qui pouvait faire qu'elle était comme ça à présent. Mais à chaque fois, elle trouvait autre chose, un choix important, qui bouleversait tout ce qu'elle venait de faire.

Alors sur un tableau imaginaire, elle dressait la liste de ses qualités et de ses défauts. Elle répondait aux questions qu'elle se posait sur elle-même. Des questions qui pouvaient parfois se transformer en énigmes tellement la réponse lui échappait.

Malgré le fait que les sorciers n'étaient pas vraiment dans les couloirs, elle en croisait, de temps en temps. La plupart passaient sans même se rendre compte de la présence de Sophie mais ceux qui s’attardaient sur la jeune fille le regardaient étrangement. Que faisait-elle, seule, à regarder les tableaux debout au milieu d'un des couloirs ? Mais personne ne l'interrompit, personne ne s'arrêta. Et au fond d'elle, elle était soulagée. Comment expliquer à quelqu'un qu'elle essayer de se comprendre, de comprendre ce qui l'entourait et de comprendre les fondements de la morale ? On la prendrait pour folle ou on la regarderait étrangement.

Mais ses pensées ne voulaient pas se fixer sur quelque chose. A force de penser aux sorciers qui passaient près d'elle, elle commença à penser à la magie. La magie était-elle limitée par sa baguette pour par son propriétaire ? Peut-elle être utilisé autrement qu'à Poudlard, c'est à dire, avec les mains ou un autre instrument destiné à la contenir. Et, nouvelle question, fallait-il la contenir ? Sinon, comment pouvait-on la déchainer ? Des questions ,sans réponse malgré les faibles hypothèses qu'elle donnait, elle se promettait de les éclaircir le plus tôt possible en se renseignant à la bibliothèque ou, pourquoi pas, en en parlant avec un professeur. Cela pourrait être intéressant d'avoir l'avis d'un adulte spécialisé dans la magie pour ce genre de question.

Elle allait réfléchir à d'autres hypothèses lorsqu'elle remarqua qu'une personne la regardait intensément depuis le bout du couloir. De ce qu'elle voyait, c'était une fille mais elle ne savait pas de quelle maison ni si elle la connaissait. Elle réfléchit un instant. Elle avait bien mérité un peu de répit sur ses réflexions. Elle se dirigea donc vers cette jeune fille, en espérant qu'elle ne parte pas en courant en la voyant avancer.


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Les mots surlignés sont pour le défi du stand du chaudron

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Absorbée dans ses pensées, Aëlys marchait, silencieuse, dans les couloirs du château. Le calme reposant l'aidait à se poser, à réfléchir plus tranquillement. Alors elle se mettait souvent dans un coin, un endroit vide de bruit, se laissant aller à une douce torpeur. Parfois, il s'agissait du parc, aux immenses étendues vertes et fraiches, aux mille brins d'herbes ondoyants, aux grands arbres centenaires offrant sous leur feuillage léger une ombre frémissante... Là encore où la brise caressante vous effleurait de son souffle à peine perceptible, où le clapotement du lac aux milles reflets de lumière vous émerveillait les oreilles, où le ciel sans nuages vous dévoilait un soleil éclatant au milieu du bleu délicat, là où l'infini se laissait toucher du doigt...¨Mais d'autres fois, elle préférait la beauté d'une bibliothèque au bois sombre, aux armoires encombrées de livres au reliures épaisses, aux fines feuilles jaunis par le temps, aux moulures complexes et torturées, au parfum enivrant...

Elle s'installait alors à une table isolée et restait là durant des heures entières à admirer chaque détail de cette pièce si mystérieuse et qu'elle connaissait pourtant par cœur, à laisser libre cours à sa pensée, s'interrogeant tantôt à propos d'une grande question philosophique telle que "Dieu existe-t-il ?" ou plus simplement au sujet de la couleur de cheveux d'un élève... On pouvait alors la trouver, le regard fixe, perdu au loin, comme dans un rêve, les yeux illuminés par ses réflexions profondes et impalpables. En ces moments là, elle était totalement déconnectée de la réalité et quasiment rien de pouvait la sortir de cette sorte de transe, d'état second dans lequel elle s'était inconsciemment plongée.

Seule un sixième sens, mélange d'intuition et de réflexe, ainsi que d'un sentiment indéfinissable lui permettait de comprendre si quelqu'un s'adressait à elle où si un quelconque événement la touchait directement. Sa réaction était alors très variable. Soit elle sursautait brusquement et revenait au monde avec un regard perdu et encore embrumé, comme sortant d'un long tunnel obscure pour soudain revenir à une lumière trop vive, soit elle sortait très calmement de son hypnose, extrêmement lucide des choses alentours, les yeux reflétant un éclat d'une intensité semblable à celle d'un rayon laser pouvant voir aux tréfonds de votre âme. Dans le premier cas, les personnes témoins de son changement d'état l'observait d'un oeil étrange, se demandant la plupart du temps si elle n'était pas folle. Dans le second cas, les élèves présents restaient souvent déstabilisés, comme s'ils sentaient dans tout leur être le désir d'infini qu'elle avait tenté d'atteindre dans cette solitude, et ils frissonnaient alors, étourdis mais cherchant à éviter à tout prix la flèche brulante qu'était le regard scrutateur de la fillette en cet instant.

Comment, me direz-vous, une simple petite fille de onze ans pouvait atteindre ce degré de concentration intérieure ? Peut-être était-elle simplement différente des autres, ou bien alors son histoire l'avait-elle forgée ainsi. Nul ne saurait trouver une raison à ce comportement des plus spéciaux. Elle était comme cela, et nul n'y pouvait rien objecter. Elle resterait probablement toujours ainsi, à se perdre dans le labyrinthe de ses pensées, à la recherche de quelque chose dont personne, pas même elle-même ne pouvait dire le nom.

C'est donc ainsi qu'elle marchait ce jour là dans les gigantesques couloirs de Poudlard, dirigeant ses pas par pure habitude, en ayant absolument aucune idée de l'endroit où elle allait. Elle songeait à la Vie, avec un grand V quand elle comprit, grâce à sixième sens dont nous avons déjà parlé, que quelqu'un s'approchait d'elle. Une lucidité que l'on pourrait presque qualifier de suraiguë s'empara d'elle et elle fixa l'arrivante telle une aigle observant sa future proie. Pourtant, aucune trace de férocité ne se lisait en elle, seulement la marque certaine d'un esprit percevant au-delà du visible. Sans qu'elle eut pu dire pourquoi, elle sentit nettement qu'un lien s'était crée entre les deux filles, un lien puissant qui les reliait. Alors, légèrement étonnée, elle dit d'une voix très douce un mot, un simple mot banal que l'on prononce des millions de fois sans y faire attention, mais un mot qui prenait aujourd'hui une tout autre dimension, une dimension presque magique :

- Bonjour...

Elle ne dit rien de plus et attendit avec sérénité la réponse de l'inconnu. De cette réponse dépendait l'avenir de ce lien. De part cette réponse, il serait détruit ou au contraire rendu indestructible...

"Deviens ce que tu es."
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Sophie avançait vers cette inconnue, car maintenant, elle savait qu'elle ne la connaissait pas, d'un air serein. Elle ne savait rien d'elle, même pas son prénom, mais elle dégageait une aura qui inspirait la confiance à Sophie. Le regard qu'elle avait eu le temps de percevoir était un regard perdu. Celui d'une conscience qui réfléchie. Calme et anxieux à la fois. Celui qu'elle avait surement, quelques minutes plus tôt. Elle ne savait pas comment, mais elle se voyait en elle. Comme si un lien les unissait et les poussait à se rencontrer. C'était la première fois que ça lui arrivait.

Lorsqu'elle s'approcha de la jeune fille, celle-ci la regarda de son regarda perçant. Un regard qui pouvait faire peur, même au plus téméraire, mais Sophie le connaissait ce regard pour l'avoir elle-même lancé à quelques personnes qui osaient s'approcher d'elle lorsqu'elle réfléchissait. Rien n'était plus perturbant que de se faire interrompre alors qu'on sentait les réponses venir à nous, tel un aimant, après plusieurs heures de questionnement. Mais elle ne semblait pas fâché ou posséder une quelconque sentiment néfaste en elle. Elle était curieuse. Du moins, c'est la déduction qu'avais fait Sophie pendant ses quelques pas. Une déduction qui nécessitait une capacité d'observation importante.

Mais pendant sa marche pour la rejoindre, de nouvelles question vinrent à elle. Elle avait l'habitude de cela. Son esprit était toujours pleins de questions, plus ou moins importantes, plus ou moins philosophiques, plus ou moins complexes à analyser. Mais cette fois, ce n'était pas les questions habituelles qui se bousculaient souvent dans sa conscience. C'était des questions sur elle. Sur cette jeune fille devant elle qui la regardait tel un chasseur guettant sa proie mais qui, au fond d'elle, bouillait surement de curiosité. Plus elle se rapprochait, plus elle avait l'impression que ses pas étaient guidés par une volonté qui n'était pas sienne. Une volonté qui souhaitait la rencontre entre ces deux filles aux pensées vagabondes. Et plus elle se rapprochait, plus elle était heureuse que cette volonté l'ai poussé vers cet endroit.

Quand elle arriva devant la jeune fille, elle remarqua d'un rapide coup d’œil sur l'écusson de sa robe qu'elle était à Serpentard. Sophie adorait faire la connaissance de personnes d'autres maisons que la sienne. La soif de connaissance qu'elle possédait n'était jamais rassasié et souhaitai toujours plus. Et elle sentait que cette jeune fille, elle ne savait pas pourquoi, pourrait l'aider à avancer.


"Bonjour ..."

Un simple mot, prononcé d'une voix douce, prenait des allures magiques. Il était comme tissé dans des fils d'or et dès que Sophie l'entendit, elle se sentit rassurée. Rassurée parce que la verte et argent ne s'était pas enfuie en la voyant comme on s'enfuit lorsqu'on est surpris en flagrant délit. Rassurée parce qu'elle avait envie de discuter avec elle. Rassurée parce qu'elle sentait que cette discution, d'une manière ou d'une autre, pourrait les ouvrir les yeux sur certaines choses qui restaient cachés la plupart du temps.

Elle était tout de même étonnée. Elle ne s'était jamais sentie aussi bien si vite. Cela ne pouvait présager que de bonnes chose ?


"Bonjour. Je m'appelle Sophie Lunera et je suis en première année à Gryffondor."

Une phrase basique, qu'elle avait maintes et maintes fois répété. Mais elle avait mis dans cette phrase toute la douceur et la sympathie qu'elle pouvait contenir en elle. Si on fait des choses, autant les faire bien.

Elle ne savait pas quoi faire. Elle ne savait même pas son nom ! Comment engager une discution dans ces conditions ? Mais pour avoir une réponse, il suffisait de demander !


"Et toi ?"

Elle attendit patiemment. Elle continuait d'observer la jeune fille. Calmement. Elle était surement en première année. Par contre, elle ne l'avait jamais rencontré, elle en était maintenant certaine. Mais mieux vaut tard que jamais dit-on. On dit aussi que le hasard fait bien les choses. Tant de phrases à prouver et tant de phrases à contester. Secrètement, Sophie se réjouissait des mystères de l'Univers. Cela lui permettait de réfléchir et d'occuper son temps autrement qu'à pleurer silencieusement sa mère ou à maudire dans le même silence son père. Une famille dissoute, sans moyens visibles pour la reconstruire. Mais elle n'était pas là pour cela. Elle chassa de son esprit ces pensées moroses et se concentra sur la personne présente devant elle.

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L'inconnue avait jeté un bref regard au blason serpentesque soigneusement accroché à son uniforme. Aëlys fit de même et aperçut un lion flamboyant, symbole de la maison Gryffondor. La fameuse maison normalement ennemie jurée de la sienne. Mais en dehors des concours organisés par la directrice de Poudlard ou les directeurs de maison, la fillette se fichait totalement de ces catégories attribuées par un simple choixpeau, magique certes, mais qui restait tout de même un simple chapeau... A vrai dire, ce coup d’œil avait été un pur réflexe de sa part, par habitude de toujours savoir à qui elle s'adressait. Aussi elle reporta aussitôt ses yeux vers ceux de la rouge et or. Et avant même qu'elle parle, elle sentit que cet étrange lien qui les unissait par on-ne-sait-quel-enchantements allait être fortifié par les paroles de la jeune fille. Elle voyait en effet en elle comme un reflet de son âme, animée par la soif de connaissances... Ce lien unique, que la verte et argent n'avait jamais ressenti auparavant, la bouleversait profondément. Un grand frisson lui parcourut l'échine, se propageant dans tout son corps. Elle frémit. L'inconnue parla alors :

- Bonjour. Je m'appelle Sophie Lunera et je suis en première année à Gryffondor.

Tout comme elle, la Gryfonne avait opté pour une phrase basique. Et tout comme elle également, elle lui avait donné une dimension magique grâce aux sentiments qu'elle avait mis dans sa phrase. Sympathique et apaisante, la voix de Sophie avait rassuré et stabilisée Aëlys, qui se sentait en confiance à présent. Ses yeux de biche avaient instantanément perdu ce côté perçant pour revenir à leur éclat naturel : celui d'une d'une flamme chaude et caressante à la teinte d'azur. Oui, décidément cette fille l'intriguait beaucoup. Et elle avait d'ailleurs un nom magnifique ; Lunera. Il incluait l'astre préféré de la fillette, la lune blanche et scintillante qu'elle observait parfois des heures durant dans la tour d'astronomie, tentant de comprendre et d'approcher le mystère de cet élément magique... En fait, elle éprouvait la même chose face à cette élève de son âge qu'en contemplant l'astre de neige, pourtant bien plus ancien et lointain. Tous deux la fascinait et l'intriguait sans qu'elle puisse en discerner la raison.

Mais après tout, cette élève était certainement une aubaine pour la jeune fille ! Elle allait enfin pouvoir aborder un mystère et trouver une réponse à ses questions... Le mythe de l'intrigue insondable dont elle dévoilerait le contenu deviendrait peut-être réalité. Combien de fois avait-elle rêvé de découvrir les secrets d'un mystère encore obscur pour le monde entier ? De comprendre quelque chose que nul n'avait encore comprit, d'expliquer quelque chose que nul n'avait encore expliqué ? Or, si elle découvrait quel était la nature de ce lien spécial... Mais peut-être fantasmait-elld un peu trop. C'est ça le défaut principal des intellectuels rêveurs : se perdre totalement dans les méandres de l'esprit. D'ailleurs, nombre de génies de ce genre étaient devenus fous à force de chercher l'impossible. Aussi, ce fut avec soulagement qu'elle entendit la question de Sophie :


- Et toi ?

Ces deux mots avaient doucement ramené Aëlys sur terre, telle une bouée de secours jetée à l'eau juste avant qu'elle ne s'enfonce dans les flots tumultueux. Elle remercia donc intérieurement la Gryfonne pour ce sauvetage qu'elle avait effectué sans s'en rendre compte. La réponse, qui ne nécessitait pas une grande réflexion, fut donc assez rapide.

- Enchantée ! Moi c'est Aëlys, Aëlys Plumagel. En première année à Serpentard. Je suis d'origine française... Toi aussi je suppose ?

Pourquoi donc avait-elle demandé la nationalité de son interlocutrice ? Eh bien comme beaucoup de choses en ce moment, elle n'en n'avait absolument aucune idée ! Peut-être que sa patrie lui manquait et qu'elle en avait assez de parler Anglais ? Ou alors peut-être qu'elle songeait à sa grand-mère Tiphaine, celle qui lui avait donné ses dons de sorcière et qui avait prit le risque d'affronter ses parents pour pouvoir épouser un Moldu alors qu'elle était une Sang-Pur ? Mais dans quoi donc partait-elle encore ! Elle passait sans cesse du coq à l'âne. Ses élucubrations finiraient-elles donc un jour ? Elle en doutait. Ses pensées s'enchainaient à une vitesse impressionnante. Aussi, afin d'éviter de repartir dans tous les sens, elle se contenta d'attendre que Sophie parle sans émettre d'autres hypothèses farfelues.

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Elle attendait la réponse de la jeune fille avec impatiente. Elle avait hâte de savoir avec qui elle parlait et avec qui elle allait surement pas mal discuter. Cette fille l’intriguait. Elle n'arrivait pas à savoir pourquoi mais c'était comme ça. Certaines personnes suscitent le mystère chez des gens et c'est ce qui arrivait à Sophie.

- "Enchantée ! Moi c'est Aëlys, Aëlys Plumagel. En première année à Serpentard. Je suis d'origine française... Toi aussi je suppose ?"

Ainsi donc la mystérieuse jeune fille s'appelait Aëlys ? Sophie trouvait ce prénom magnifique. Il lui faisait rappeler les ailes. Comme les ailes d'un oiseau cherchant à s'envoler très loin, en quête de liberté et de mystère. Peut être que Aëlys avait des parents rêveurs, qui ont vu dans ce prénom un moyen de s'émanciper des limites de l'espèce humaine, des parents qui ont transmis un message par le prénom de leur fille en disant au monde que chaque personne est un oiseau en cage qui cherche à s'envoler, à s'affranchir des limites pour voler vers la liberté. Ou tout simplement que Sophie avait trop d'imagination et que ce prénom sonnait tout simplement très joli et c'est tout. En tout cas, le mystère plane dans la conscience de Sophie.

Ainsi donc, la jeune fille était d'origine française ? Sophie n'avait jamais eu la chance de visiter ce pays que l'on disait magnifique mais elle avait appris plusieurs choses. Ses monuments célèbres, comme la Tour Eiffel ou l'arc de Triomphe, sa capitale, Paris, également capitale de la mode et de nombreuses autres choses. Sophie rêvait de ce pays, pourtant voisin du Royaume Unis et pourtant pas si loin. Elle, elle n'était pas originaire de France ou d'un autre pays plus ou moins loin. Elle venait d'un village qu'on peut qualifier de connu. Godric's Hollow. Le village tient son nom du créateur de sa maison, Godric Gryffondor, et a donné naissance à la famille Potter. Que l'on peut qualifier plus célèbre famille du monde magique. Du moins aux yeux de Sophie. En tout cas, elle n'était pas de nationalité étrangère. Elle était belle et bien anglaise, mais fière de l'être !


- "Enchantée également" dit elle avec un sourire franc "Ainsi donc tu viens de France ? Moi je suis originaire de Godric's Hollow. Je ne sais pas si tu connais. C'est le village de naissance de la famille Potter" ne put-elle s'empêcher de préciser.

Les présentations étaient faites maintenant. Enfin du moins, celle que l'on fait habituellement. Cela c'était fait ! Mais Sophie ne pouvait s'empêcher de repenser à ce qui avait traversé son esprit auparavant. C'est à dire son prénom. Elle s'interrogeait sur le pourquoi. Mais après tout, peut être que Aëlys ne le savait pas. Mais bon, mieux valait essayer.

- "J'aime beaucoup ton prénom. Il est typiquement français ?"

Elle ne savait si il fallait qu'elle aille plus loin. Qu'elle explique sa théorie, un peu farfelue quand on y pense. C'est vrai. Et puis, poser des questions sur les parents quand on ne connais pas la personne en face de nous est assez dur. On ne sais pas le contexte familial. Mais Sophie était trop curieuse. Un jour, cela la perdra mais maintenant, elle avait des questions à poser et une théorie à expliquer.

- "Il me fait penser aux ailes des oiseaux. Comme si tes parents voulaient témoigner leur besoin de liberté."

Ça y est, elle ne pouvait plus retourner en arrière, c'était dit. Mais elle ne pouvait s'empêcher d'être inquiète. Et si Aëlys la prenait pour une folle ? Cela ferait bien rire Sophie ! Imaginez que la jeune Serpentarde parte en courant. Quelle scénario catastrophe !

- "Après je me fais peut être surement des idées et j'ai beaucoup d'imagination" précisa t-elle en rigolant.

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Désolé du retard !

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Étrangement, il lui paraissait naturel de parler à cette inconnue. Elle si timide, si réservée arrivait à discuter normalement avec une Gryffone. Mais à vrai dire, aussi étrange que cela puisse paraître, c'est avec les élèves de cette maison que la fillette avait le plus d'affinités. Sa meilleure amie, Clara Moonhaven, venait de là-bas. Tiens, elle aussi avec un nom en rapport avec la lune. Coïncidence ? Certainement. Mais c'était assez drôle à vrai dire.

- "Enchantée également" dit elle avec un sourire franc "Ainsi donc tu viens de France ? Moi je suis originaire de Godric's Hollow. Je ne sais pas si tu connais. C'est le village de naissance de la famille Potter" précisa-t-elle avec un soupçon de fierté dans sa voix

Ainsi donc Sophie n'était pas française ! Pourtant, au vu de son nom et de son prénom qui avaient des consonances typiques à ce pays, Aëlys l'aurait juré. Mais non, c'était un Anglaise pure. Née à Godric's Hollow. Le fameux village d'Harry Potter. Peut-être vivait-elle dans l'ancienne maison des Potter ! Il faudrait qu'elle le lui demande. Tout ce qui touchait à cet enfant fascinait la fillette comme il avait déjà fasciné des millions de sorciers de toute la planète. Mais Sophie reprenait déjà, l'air elle aussi fascinée par quelque chose. Intriguée, Aëlys l'écouta en souriant, comme à son habitude, très doucement.

- "J'aime beaucoup ton prénom. Il est typiquement français ?"

Ce compliment fit sourire un peu plus la jeune fille. Elle aussi aimait infiniment son prénom. Elle trouvait qu'il lui correspondait parfaitement. Si doux et puissant en même temps. Raffiné, subtile, gracieux. Et puis évidemment, cela lui faisait toujours songer à son animal préféré : l'oiseau. Leurs ailes était leur attribu principal, celui qui faisait qu'un animal était un oiseau ou nom. Peu importait qu'il vole ou non, que ses pattes soient courtes ou longues : si un animal avait des ailes, c'était un oiseau. Comme si elle avait lu dans ses pensées, Sophie continua à expliquer son idée.

- "Il me fait penser aux ailes des oiseaux. Comme si tes parents voulaient témoigner leur besoin de liberté."

Eh bien ! Il fallait croire que les deux premières années avaient un véritable lien de télépathie ! Elles pensaient quasiment la même chose en même temps ! Mais Sophie eut un air un peu confus, comme si elle venait de dire une énormité.

- "Après je me fais peut être surement des idées et j'ai beaucoup d'imagination" rajouta-t-elle en riant

La petite Serpy secoua la tête en riant elle aussi. Elle comprenait un peu la gêne de la rouge et or. Mais ces questions ne la dérangeait absolument pas. Au contraire, elle adorait parler de son prénom si peu commun.

- Ne t'inquiètes pas, c'est sûr qu'avec un prénom pareil, ça peut susciter beaucoup de questions ! commença-t-elle d'une voix insouciante Alors pour te répondre, Aëlys est effectivement un prénom français. En fait, c'est un dérivé d'Alice, mais qui date du Moyen-Age. Et pour tout te dire, au départ, mes parents voulaient m'appeler Aurore.

À cet instant, la verte et argent fit une légère pause en songeant au visage de sa grand-mère, Tiphaine Plumagel, en apprenant le nom qu'ils voulaient donner à leur enfant. La scène avait dûe être assez cocasse.

- Mais ma grand-mère paternelle, qui était une sorcière, s'est interposée. Évidemment, mes parents ne pouvaient pas savoir que c'était un métier de sorcier... Du coup, ils se sont mis à chercher un autre prénom. Et ils l'ont trouvé en lisant un roman. L'héroïne s'appelait Aëlys. Ils sont tout de suite tombés amoureux de ce prénom, autant à prononcer qu'à écrire. Et puis, quand on s'appelle Plumagel, trouver un prénom en rapport avec les oiseaux... Ça a été comme une évidence pour eux.

Là, la jeune française s'arrêta un instant, comme pour laisser planer la part de rêve de son histoire. Puis elle reprit.

- Mais c'est vrai, ils aimaient aussi la liberté. Comme s'ils étaient deux oiseaux passionnés, désireux de s'envoler le plus haut possible avec l'autre... En tout cas ça n'a pas raté, ajouta en riant la fillette, les oiseaux sont mes animaux préférés.

Son histoire terminée, Aëlys attendit la réaction de son interlocutrice en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille. Mais une idée lui vint en cours de route, et elle ne put s'empêcher de la dire, comme poussée par une envie irrésistible.

- Et toi, est-ce que tu sais ce qui a poussé tes parents à t'appeler Sophie ?

Elle se mordit ensuite la lèvre inférieure. Quelle curieuse elle était ! En tout cas, maintenant qu'elle avait posé la question, elle ne pouvait plus faire machine arrière...

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Sophie s'arrêta de parler pour laisser répondre son interlocutrice. A vrai dire, elle espérait qu'Aëlys ne prendrait pas pour trop intrusives les questions de la rouge et or. Car c'était dans le but d'apprendre à la connaitre qu'elle avait dit ça et si c'était mal compris elle s'en voudrait. De plus, une complicité semblait naître entre les deux filles alors la briser serait affligeant.

- Ne t'inquiètes pas, c'est sûr qu'avec un prénom pareil, ça peut susciter beaucoup de questions ! commença-t-elle d'une voix insouciante Alors pour te répondre, Aëlys est effectivement un prénom français. En fait, c'est un dérivé d'Alice, mais qui date du Moyen-Age. Et pour tout te dire, au départ, mes parents voulaient m'appeler Aurore.

Sophie écoutait patiemment l'histoire du prénom Aëlys. Cela l’intéressait toujours d'apprendre de nouvelles choses et pourquoi pas se cultiver un peu plus sur les prénoms ? De plus, cette dernière ne semblait pas gênée des questions de Sophie ce qui la rassura au plus haut point. Elle semblait soudain heureuse de découvrir un prénom si peu commun qu'elle ne l'avait jamais entendu. Enfin, même s'il est un dérivé d'un prénom qui lui est connu de tous. Car comme disait Platon : "La connaissance des mots conduit à la connaissance des choses".


- Mais ma grand-mère paternelle, qui était une sorcière, s'est interposée. Évidemment, mes parents ne pouvaient pas savoir que c'était un métier de sorcier... Du coup, ils se sont mis à chercher un autre prénom. Et ils l'ont trouvé en lisant un roman. L'héroïne s'appelait Aëlys. Ils sont tout de suite tombés amoureux de ce prénom, autant à prononcer qu'à écrire. Et puis, quand on s'appelle Plumagel, trouver un prénom en rapport avec les oiseaux... Ça a été comme une évidence pour eux.

Sophie sourit. Elle s'imaginait la scène. Si elle avait été à la place de la grand-mère, elle aurait certainement eut la même réaction. C'est comme si un moldu voulait appeler son fils "Gendarme". Cela serait assez étrange tout de même. Même si c'est un prénom que l'on entend également chez les sorciers, le comportement de la mamie était tout à fait normal. Ainsi donc, le prénom vient d'un roman. Sophie se demandait bien lequel mais elle préféra ne pas l’interrompre elle qui était si bien partie. C'est vrai que ces deux noms en rapport avec les oiseaux sont bien trouvés. Comme quoi, on ne choisit pas un prénom que pour sa beauté mais aussi pour son histoire.

- Mais c'est vrai, ils aimaient aussi la liberté. Comme s'ils étaient deux oiseaux passionnés, désireux de s'envoler le plus haut possible avec l'autre... En tout cas ça n'a pas raté, ajouta en riant la fillette, les oiseaux sont mes animaux préférés.

Eh bien le hasard fait bien les choses ! Mais c'est vrai que les oiseaux sont des créatures assez fantastiques. Sophie contempla le vide quelques secondes en repensant à la métaphore d'Aëlys sur ses parents. Une très belle phrase bien prononcée qui donnait envie d'écouter la jeune fille mais la conversation continuait et elle dut suivre de nouveau les paroles de la verte et argent.

- Et toi, est-ce que tu sais ce qui a poussé tes parents à t'appeler Sophie ?

C'était une bonne question ! Elle en avait parlé quelques fois avec ses parents et se concentra quelques secondes pour essayer de faire remonter les informations et pouvoir les ressortir clairement.

- Alors déjà le prénom Sophie vient du grec "sophia" qui signifie "sagesse".

Elle s’arrêta, reformula sa phrase dans sa tête puis l'exprima à voix haute.


- Mes parents m'ont donné ce nom parce qu'ils en avaient marre des personnes qui agissent sans réfléchir et qui mènent petit à petit notre monde vers le désastre.

Bon ok, un peu extrême l'idée.

- C'est assez utopiste comme pensée mais ils se disaient que si chacun mettait en avant la sagesse et la réflexion avant les actes instinctifs, la population se porterait mieux et le mal serait moins fort. Aussi bien dans le monde, mais aussi en chacun de nous.

Sophie regarda Aëlys. Elle avait fini son explication comme on conte une histoire, en mettant le ton, les expressions du visage et les petits gestes. Elle espérait que le message qu'elle voulait transmettre était passé mais en tout cas, elle se promettait de garder en mémoire la dernière phrase pour pouvoir un jour la ressortir car elle la trouvait juste magnifique.

- Et toi, qu'en penses-tu ?

C'était sortit tout seul ! Mais Sophie ne regrettait pas cette dernière phrase. Au contraire, elle attendait avec impatience la réponse qui promettait d'être à la hauteur de la personne en face d'elle.

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Désolé pour le retard ! Décidément dans ce RPG je n'arriverai jamais à faire un post pas en retard :roll:

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Aëlys attendit quelques instants la réponse de Sophie qui semblait assez heureuse de cette question.

- Alors déjà le prénom Sophie vient du grec "sophia" qui signifie "sagesse".

Ca, en ayant fait du grec, la fillette le savait. C'était un des premiers mots que les élèves apprenaient. Σοφια, la sagesse. Ainsi donc ses parents connaissaient l'étymologie du prénom qu'ils allaient donner à leur fille, chose finalement assez rare pour être notée. Elle-même son prénom, dérivé occitan d'Alice, signifiait "de noble lignée". A vrai dire cela aurait plus convenu à sa grand-mère, une Sang-Pur, mais évidemment ses parents n'avaient aucune idée de ce monde caché des sorciers. Mais au final, ils n'avaient pas vraiment tort, puisqu'elle descendait tout de même d'une noble lignée de sorciers, même si sa grand-mère avait rompu la tradition en se mariant avec un moldu et en affrontant donc courageusement ses propres parents.

- Mes parents m'ont donné ce nom parce qu'ils en avaient marre des personnes qui agissent sans réfléchir et qui mènent petit à petit notre monde vers le désastre.

Ah, effectivement, elle avait intérêt à bien porter son nom.

- C'est assez utopiste comme pensée mais ils se disaient que si chacun mettait en avant la sagesse et la réflexion avant les actes instinctifs, la population se porterait mieux et le mal serait moins fort. Aussi bien dans le monde, mais aussi en chacun de nous.

Quelle belle pensée ! Son père, grand intellectuel, l'aurait sans doute aimée. Mais il était mort, mort par la faute d'un idiot. Une bouffée de rage monta dans le coeur de la fillette, son visage se contracta légèrement.

- Et toi, qu'en penses-tu ?

Cette question laissa Aëlys dubitative quelques instants. C'était bien beau, certes, mais pas réaliste. Elle le savait mieux que quiconque.

- Je trouve ça très beau, mais malheureusement il y aura toujours des idiots sur terre.

Ici, la Serpentarde marqua une pause pour se calmer. Sa voix devint teintée de tristesse et elle fixa la Gryfonne dans les yeux. Ce qu'elle allait raconter, elle l'avait déjà cent fois raconté, mais à chaque fois l'émotion la submergeait.

- En fait, mon père, un grand intellectuel Français a eu un accident de voiture quand j'avais huit ans. Un chauffard a foncé et l'a percuté de plein fouet, l'envoyant dans le décor. C'était juste devant ma maison, j'ai tout vu. J'ai vu mon père mourir sous mes yeux à cause d'un imbécile. Alors évidemment, la sagesse ça fait partie des choses que j'aime avant tout. Mais malheureusement il restera toujours des idiots. Et la sagesse ne fera pas revenir mon père...

Voilà, une personne de plus connaissait son histoire, sa douleur et ses pensées. Maintenant elle attendait sa réaction. Peut-être serait-ce la personne qui la réconcilierai avec son passé, lui permettant enfin de s'ouvrir à l'avenir. Ou peut-être ne serait-ce qu'une personne de plus qui essayerait de la consoler sans y parvenir. Dans cette histoire, raison et sentiments se mêlaient, mais jamais personne ne lui avait répondu avec un mélange des deux. Mais que vaut la raison sans le sentiment ? Tiens, ce serait certainement une question qui intéresserait Sophie. Elle la lui poserait pour voir, mais seulement après sa réponse sur ce qu'elle venait de lui raconter. Sans cela, cela stopperait le cours des pensées de la rouge et or, et il n'est jamais bon d'interrompre une pensée qui vient à peine de débuter...

Reducio
Désolé pour le retard ! Et pour la longueur aussi... Je pense qu'on réussira jamais à faire un post à l'heure.

"Deviens ce que tu es."
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Sophie Lunera  

Des questions sans réponse, une discussion s'annonce  Privé 

«  Je trouve ça très beau, mais malheureusement il y aura toujours des idiots sur terre. »

Ça c'était bien vrai. Des idiots il y en a partout, il y en as maintenant et il y en aura toujours. Mais si on en prend conscience, ne peut-on pas essayer de faire attention à tout ça ? De nombreuses personnes s'en fichent malheureusement. Beaucoup trop.

Le regard percutant d'Aëlys croisa le sien. Ses yeux étaient remplis d'une émotion certaine. Sophie ne savait pas ce que la verte et argent s'apprêtait à dire mais c'était quelque chose qui la touchait.


«  En fait, mon père, un grand intellectuel Français a eu un accident de voiture quand j'avais huit ans. Un chauffard a foncé et l'a percuté de plein fouet, l'envoyant dans le décor. C'était juste devant ma maison, j'ai tout vu. J'ai vu mon père mourir sous mes yeux à cause d'un imbécile. Alors évidemment, la sagesse ça fait partie des choses que j'aime avant tout. Mais malheureusement il restera toujours des idiots. Et la sagesse ne fera pas revenir mon père... »

Sophie ne savait pas quoi répondre à cela. Son émotion quand elle en parlait était telle qu'elle pouvait le ressentir. Un sacré idiot ce chauffard. Il avait surement dû prendre de l'alcool, beaucoup d'alcool. Ou alors il était sans cœur. Percuter une voiture de son plein gré sachant qu'il était très probable que la victime ait une famille, des proches et savoir qu'on va la anéantir psychologiquement. Non, il n'était pas lui-même.

Sophie sortit de ses pensées. Elle n'était pas là pour essayer de juger si le chauffard était ivre ou bien tout simplement cruel, et elle n'allait surement pas le demander à la serpentarde. Hors de question. Elle voulait consoler Aëlys, lui dire qu'elle comprenait sa peine. Mais ce n'est pas totalement faux. Elle partageait le fait de perdre un parent très jeune mais pas à cause de quelqu'un.

Que dire ? Les mots étaient à double tranchant. Faillait-il risquer de la blesser en lui rappelant de mauvais souvenir ou ne rien dire et laisser le silence prendre place. Un silence qui a fonction de pensive obscure. Un silence qui blesse. Alors Sophie prit la parole, plus décidé que jamais à ne pas laisser ce silence faire du mal à son amie.


«  Je suis désolé. Tu as du l'entendre souvent, prononcé par des personnes que tu appréciait plus ou moins et tu dois peut-être en avoir marre mais je voulait te le dire. J'ai moi aussi perdu un parent et je connais ta peine. Si tu as besoin d'en parler, tu sais que tu peux venir me voir, je serais très heureuse de t'aider.  »

Sophie voulut enchaîner mais elle fut coupée dans son élan par une chouette qui vint lui déposer une lettre. Elle l'ouvrir sous le regard interrogateur d'Aëlys. La lettre disait qu'on l'attendait dans la salle commune de Gryffondor. Sophie se demanda pourquoi on n'était pas venue lui dire de vive voix et pourquoi maintenant. Mais elle ne pouvait laisser ce message sans suite. Alors elle s'excusa auprès d'Aëlys en expliquant pourquoi elle devait partir et se dirigea vers les escaliers menant à sa salle commune.

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Quand elle se rendit dans sa salle commune, elle n'avait même pas pénétré le pas de la porte qu'elle fut attrapé par les filles. Elles lui expliquèrent une histoire comprenant les mots vengeance, plan et eau. Sophie sourit en pensant qu'elle allait surement beaucoup s'amuser avec elles mais ne put se retenir d'être déçue en songeant à Aëlys. La rouge et or aurait vraiment voulut parler plus longuement avec elle. Mais l'occasion se représentera surement.

Reducio
Fin du RPG, merci à toi :lol: