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les insomniaques sont de sortie  Libre 

HRP :
Reducio
premier post pour Violet Romans puis libre, qui veut vient nous sommes ouvert 8D


La nuit, le moment préféré d’Elia. C’était lorsque le soleil était couché que la gamine était le plus inventive. C’était peut-être lié au fait que comme les couloirs ainsi que la salle commune étaient désert, elle pouvait réfléchir tranquillement et laisser libre cours à son imagination. Ce soir-là, la jeune fille n’arrivant pas à trouver le sommeil s’était calée dans un fauteuil près de la cheminée de la salle commune des lions. Fixant les flammes, elle repensait à cet idiot de fantôme Peeves qui l’avait pris en grippe depuis son arrivée au château. Enfin pris en grippe. Disons qu’il lui avait lancé des veracrasses dessus alors qu’elle bouquinait et s’était enfuit en rigolant. Vexée, Elia s’était vengé une nuit alors que le fantome ne s’y attendait pas. Depuis c’était devenu une vraie partie de ping-pong entre ces deux-là. Autant l’un que l’autre cherchait à avoir le dernier mot. Et la jeune fille ne comptait pas en démordre.

Rien qu’en songeant à cela, Elia perdit complètement l’envie de retourner dans son lit et, munie de sa baguette, elle quitta la salle commune pour arpenter les couloirs. Sachant que de toute façon elle allait passer une nuit blanche, autant mettre cela à profit et chercher une idée pour embêter ce stupide fantôme du nom de Peeves. Baguette éteinte pour pas entendre les tableaux se plaindre, elle laissa glisser sa main le long du mur glacé et descendit quelques escaliers. Elle ne savait plus à quel niveau elle se trouvait. Voulant y voir un peut plus clair et se concentrant sur son audition pour être certaine qu’aucun préfet ou professeur ne se trouvait dans les environs, elle laissa échapper un « lumos » qui éclaira le chemin. Cependant, elle réveilla les personnages d’un tableau qui commençaient à l’incendier. Levant les yeux au ciel, elle éteignit ça baguette et la rangea.

Agacée de ne pas avoir eu le temps de se repérer, elle s’éloigna de ce fameux tableau en pestant mentalement. Elia tourna en rond un moment puis revint vers ce tableau composés de gens antipathique. Elle avait une idée derrière la tête. La demoiselle le décrocha du mur, faisant tomber les personnages, et se mit à courir dans les escaliers avec. Elle comptait le déplacer histoire de donner à ces derniers une bonne raison de s’énerver. Néanmoins, sa course fut stoppée lorsqu’elle se retrouva nez à nez avec une autre élève. Décidément, même la nuit la solitaire qu’elle était ne pouvait avoir la paix. Planquant le tableau derrière elle, elle sourit à la personne se trouvant devant elle.

Salut, tu sais qu’à cette heure-ci y a pas cours ?

Elle sourit timidement et alla poser le cadre qu’elle tenait contre le mur et s’y adosser en prenant soin de dissimuler le tableau derrière ses jambes. Puis elle dévisagea sa camarade des pieds à la tête avant d’arquer un sourcil et de croiser les bras.

Tu sembles pas être une préfète. Tant mieux. – elle ne montrait rien, mais l’idée de se retrouver face à un préfet à cette heure ne l’enchantait guère. De toute façon ils étaient tous couchés depuis longtemps à présent – tu fais quoi dans les couloirs en pleine nuit ? et je suis Elia. On s’est certainement croisé en cours, ta tête me dit quelque chose.

Curieuse Elia ne pouvait se contenir de s’interroger au sujet de la présence de sa camarade. Et puis après tout, même si elle avait du mal à se sociabiliser avec les autres, un peu de compagnie pour faire passer plus vite la nuit ne serait pas de refus.

les insomniaques sont de sortie  Libre 

C'était la première fois que Violet enfreignait le règlement. Pour sortir dans les couloirs après le couvre-feu, il fallait un sacré courage ! Cette nuit-là, la jeune fille n'en manquait pas. Après avoir terminé ses devoirs, elle était restée sagement dans son dortoir avec les autres élèves à discuter de tout et de rien jusqu'à ce que la fatigue la gagne. Elle s'était alors couchée, prête à passer une bonne nuit de sommeil, mais s'était réveillée au bout de quelques heures, en sueur. Elle avait encore fait un cauchemar... Son état avait beau s'être un peu amélioré depuis qu'elle s'efforçait de parler aux autres, elle se sentait toujours un peu seule et ne pouvait s'empêcher de pleurer quotidiennement. Que devenait Amber ? Elle était sans doute aussi triste qu'elle ! Lui en voulait-elle toujours ? Lisait-elle ses hiboux, elle aussi ? Son père ne lui envoyait que peu de nouvelles et restait toujours très vague, si bien que tous ces questionnements ne cessaient de la torturer. Après tout, pourquoi était-ce elle, et pas sa sœur, qui possédait les qualités requises à l'admission dans cette merveilleuse école ?

Car oui, cette école était incroyable. En plus des cours plus passionnants les uns que les autres, la verte et argent pouvait profiter du cadre exceptionnel qui s'offrait à elle. Lorsqu'elle se sentait trop mal, le grand lac qui bordait le parc était le refuge parfait. Après avoir traversé les saules pleureurs et les conifères, à l'endroit où la rive n'est plus composée que de terre recouverte par endroits de galets, elle s'asseyait et contemplait l'eau sombre pendant de longs instants, jusqu'à ce qu'elle retrouve un peu son calme. La douceur du vent en ce début d'automne, les pierrettes qu'elle se décidait parfois à faire ricocher sur le lac, cette paisible étendue d'eau regorgeant de mystères qu'elle s'amusait à imaginer, tout cela avait le don de l'apaiser.

C'est donc tout naturellement que le lieu lui vint à l'esprit, alors qu'elle peinait à se rendormir. Quittant son lit à baldaquin, elle glissa sans bruit sur le tapis jusqu'à la fenêtre gothique qui donnait sur les profondeurs abyssales de son endroit préféré. De là, elle pouvait les observer sous un autre point de vue, à la lumière de sa baguette. D'habitude, cela suffisait à la détendre lors de ses réveils nocturnes, mais cette fois-ci, un désir ardent de sortir à l'air frais lui monta à la tête. Après maintes hésitations, elle se risqua à remonter jusqu'à la salle commune en prenant soin de s'équiper de chaussures et d'une cape. Vérifiant que personne ne la voyait, elle quitta le repère des vipères et se mit à arpenter les couloirs à la recherche de la sortie, en s'excusant de déranger les personnages des tableaux qui se réveillaient à son passage. Malheureusement, à peine avait-elle posé le pied dehors qu'elle fut secouée par une bourrasque. L'air s'était grandement rafraîchie ; une tempête se préparait. Néanmoins décidée à parvenir jusqu'à son refuge, elle se ravisa lorsque les premières gouttes de pluie tombèrent du ciel. Si elle ne rentrait pas, elle allait forcément tomber malade et de toute manière, elle ne pourrait même pas s'installer confortablement sur un sol mouillé ! Terriblement déçue, la rouquine regagna le château et s'apprêtait à rejoindre son dortoir lorsqu'elle entendit du bruit. Quelqu'un courait ! Affolée, elle se stoppa nette et n'eut même pas le temps d'éteindre sa baguette qu'elle se retrouva nez à nez avec une autre élève.

- Salut, tu sais qu’à cette heure-ci y a pas cours ? lança celle-ci d'un ton assuré sans laisser de répit à Violet pour se remettre de sa frayeur.

La serpentarde recula donc d'un pas avant de considérer sa camarade qui lui adressait un sourire timide. Cette dernière devait avoir à peu près son âge. Plus que frêle, ses longs cheveux châtains faisant ressortir ses yeux bleus, elle cachait quelque chose derrière elle et alla le poser contre le mur contre lequel elle s'adossa dans le but de le dissimuler de plus belle. Elle dévisageait à présent la fillette aux yeux verts qui n'avait toujours pas répondu à sa question et, les bras croisés, reprit la parole :

- Tu sembles pas être une préfète. Tant mieux.


Malgré l'assurance qu'elle feignait, la verte et argent comprit à cet instant que la brune était aussi embêtée qu'elle de se faire surprendre dans les couloirs à une heure aussi tardive, et qu'elle cherchait manifestement elle aussi à se rassurer. Soulagée, la rouquine se détendit donc quelque peu.

 - Tu fais quoi dans les couloirs en pleine nuit ? continuait l'autre. Et je suis Elia. On s’est certainement croisées en cours, ta tête me dit quelque chose.

*Pas moi*, songea Violet. *Désolée.* Il y avait tant d'élèves rien que dans sa maison, et la fillette avait passé trop de temps plongée dans ses livres, à l'écart des autres, pour véritablement les observer.

Absolument pas prête à retourner dans son lit maintenant qu'elle avait croisé une camarade qui, elle, semblait l'avoir déjà remarquée, la serpentarde se décida donc enfin à répondre.

- Enchantée, Elia, dit-elle timidement. Moi c'est Violet. Je voulais m'asseoir au bord du lac pour me détendre un peu, parce que j'arrive pas à dormir correctement... Mais il fait trop froid, et puis il pleut... Alors je suis rentrée. Et toi, qu'est-ce que tu fais là ?

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Elaïna Greenwood  

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Cette nuit-là, Elaïna n'arrivait pas à dormir. Elle tournait et virait dans son lit, sans parvenir à trouver le sommeil. Non pas qu'elle cogitait, ou que quelque chose la tracassait. Elle n'avait simplement pas sommeil. Elle aurait bien voulu boire une gorgée de potion sans rêve pour s'endormir, mais c'était impossible.
Ce n'était pas dans son habitude. Elaïna était plutôt le genre de personne à pouvoir dormir partout et n'importe où. Elle aimait dormir tout autant qu'elle aimait manger, en d'autres termes, elle adorait ça. Au contraire, elle avait toujours du mal à se réveiller le matin. La fillette aimait se lever tôt, sans quoi elle avait l'impression de gâcher une partie de sa journée, mais il lui fallait quelques temps pour que son cerveau se réveille et avant qu'un mot ne sorte de sa bouche.

La journée avait été assez calme et elle avait un trop plein d'énergie.
Et alors que, couchée sur le dos, elle fixait le plafond de son lit à baldaquin, elle entendit un léger bruit. Ce qui ne l'inquiéta pas, cela arrivait souvent. Mais au bout d'un moment, il lui semblait entendre plusieurs bruits d'affilée... Comme si quelqu'un s'apprêtait à sortir. Tendant l'oreille, elle fit sa respiration la plus discrète possible. Elle en était sûre, quelqu'un était en train de sortir du dortoir.
Une fois que le bruit se calma, elle se risqua à entre-ouvrir le rideau du bout des doigts. Aucun mouvement à l'horizon. Balayant le dortoir des yeux, elle remarqua qu'une Serpentard manquait à l'appel. Si ses souvenirs ne la trompaient pas, il s'agissait de Violet Romans. Elle ne lui avait jamais parlé, mais elle connaissait son nom. Attentive aux discutions, Elaïna connaissait la plupart des noms des filles de sa maison.

À son tour, la fillette descendit de son lit le plus discrètement possible. Enfilant chaussures et cape, elle sortit du dortoir. Après être sortie de la salle commune, elle vit Violet au loin. Restant collée au mur, se cachant dans chaque renfoncement et derrière chaque pilier, elle suivit Violet, intriguée par la direction qu'elle prenait. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire dans les couloirs à cette heure tardive de la nuit. Si un préfet, un professeur ou Rusard l'attrapait, elle risquait une punition digne de ce nom, et des points en moins pour la maison. Et bien sûr, Elaïna qui la suivait risquait le même sort.

Violet s'avançait dans les couloirs, où les tableaux se plaignaient d'être réveillés. Heureusement pour Elaïna, aucun d'entre eux ne fit un commentaire qui révéla sa présence, elle fut bien contente de ne pas être tombée sur des tableaux mesquins, ou alors essayaient-ils de se rendormir sans tenir compte de la présence d'une deuxième personne qui suivait la première élève.

Enfin, Violet prit la sortie vers le parc et fit quelques mètres. L'apprentie détective s'apprêta à la suivre mais se figea lorsque sa camarade mit fin à sa course. Il pleuvait. À la hâte, Elaïna se cacha à nouveau dans un renfoncement du mur. Elle était bien contente d'être dans un château et non dans une maison avec des murs lisses.
Violet reprit le chemin du dortoir, ayant visiblement abandonnée le but de sa sortie tardive. Déçue, Elaïna se mit à suivre sa trace, se cachant comme depuis le début. Or, elle remarqua que sa camarade s'arrêta, parlant avec quelqu'un.
La tête dépassant légèrement d'un mur, elle prit le temps d'inspecter la scène. Il y avait une deuxième fille, qui semblait être une Gryffondor. Les deux première année parlèrent quelques instants.
Greenwood remarqua que la Gryffondor cachait quelque chose derrière ses jambes... un tableau ? Mais que faisait-elle avec un tableau ?

Elaïna hésita. Devait-elle faire savoir sa présence, ou retourner au dortoir comme si de rien n'était ?
C'était peut-être une façon de se faire des nouvelles amies, maintenant qu'elle était là...
Les deux élèves se présentèrent, c'était bien Violet. La deuxième fille s'appelait Elia. Violet expliquait qu'elle voulait se détendre car elle n'arrivait pas à dormir. Elle devait sûrement être préoccupée par quelque chose.

Alors que la rousse écoutait la discussion ses deux camarades, une envie soudaine lui prit... une envie qu'elle ne pouvait réfréner... elle éternua. Son éternuement résonna dans le couloir, brisant le calme de celui-ci. Heureusement pour elle, les éternuements de la fillette n'étaient pas si bruyants, et elle espérait que personne ne l'avait entendu à part ses camarades. Celles-ci s'étaient retournées vers elle, elle sortit de sa cachette, penaude.


" Désolée, je voulais pas vous faire peur... en fait j'ai... j'ai suivi Violet, parce que j'arrivais pas à dormir et j'ai entendu que quelqu'un sortait du dortoir... je pensais revenir là-bas, et tu es arrivée, Elia c'est ça ? J'ai entendu votre conversation... Qu'est-ce que tu fais ici ? ", mi-honteuse mi-curieuse, Elaïna s'approcha des deux filles.

Elle était un peu intimidée, mais maintenant qu'elle avait été découverte, elle espérerait que les deux élèves ne la rejetteraient pas. Et surtout, elle espérait des explications sur la présence de la Gryffondor ici.

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on a tous cette petite manie. Cette petite habitude qui nous donne l’impression de sortir du lot, d’être unique au milieu des autres. Pour Elia c’était un peu ça quand la jeune fille passait ses nuits à errer dans les couloirs après que les préfets aient fini leur ronde. Elle qui était friante du silence, qui adorait la solitude, profitait de ses insomnies pour découvrir le château de nuit. La gamine savait que peu d’élèves s’amusaient à braver le couvre-feu et elle se sentait privilégiée en quelque sorte. Pouvoir se promener ainsi dans le château – sans se faire pincer – l’apaisait. Même si parfois un stupide tableau lui criait dessus.
Ça avait été le cas cette nuit. Elia avait réveillé des personnages d’un petit tableau qui lui avaient pesté dessus. Agacée, et ne supportant plus de se faire enguirlander pour rien alors qu’elle ne recherchait que calme et sommeil – en plus que d’aller embeter Peeves - , elle s’empara du dit tableau et déambula dans les couloirs pour le changer de place. Un peu comme une vengeance à sa sauce. Joueuse, elle trouvait cela assez drole. Enfin, jusqu’à ce qu’un bruit vienne perturber le silence qui régnait autour d’elle.

Baguette en main, elle interpella la jeune fille qui se trouvait dans les lieux. Mais elle rangea cette première assez rapidement en voyant que sa camarade, habillée de vert, semblait mal à l’aise. Elia se mit donc à parler tout en cachant le tableau aussi bien qu’elle le pouvait et s’adossant au mur. Après tout, même si la jeune fille était solitaire, il fallait qu’elle détourne l’attention de sa camarade du tableau. Et pour se faire rien de mieux que la discussion.
Or, elle avait l’impression de faire un monologue. L’autre fille n’ouvrait pas la bouche. Arquant un sourcil en se présentant, elle lui lança quelques secondes de réflexion. Ma parole, elle faisait pas si peur que ça Elia, avec sa carrure squelettique c’était plutôt l’inverse d’habitude. Elia fut soulagée quand enfin sa camarade ouvrit la bouche.


"Salut Violet" petit sourire crispé "ho tiens il pleut ? quelle idée aussi de sortir du château de nuit. Avec la forêt interdite pas loin, je m’y risquerais pas. T’as du courage quand même pour aller au lac comme ça."

Elle ne mentait pas. Elia aimait les animaux. Mais elle flippait à l’idée de se retrouver de nuit, alors que personne n’était au courant de sa sortie, nez à nez avec une bestiole qui serait sortie de la forêt pour X raison.

Ho et ce que je fais là ? elle se passa la main sur la nuqueinsomnie. Alors je me balade pour trouver le sommeil. Mais il est bien caché, du coup je cherche une occupation.

Mensonge ? non, c’était la vérité. Juste qu’elle se gardait de parler du tableau qui trainait à ses pieds. Elle haussa les épaules comme si de rien était mais un nouveau bruit lui fit accélérer le cœur. Dégainant une nouvelle fois sa baguette, elle observa en direction du couloir d’où venait Violet.

"T’as été suivi on dirait."

Priant pour que ce ne soit pas une de ses bestioles qui a un petit creux nocturne, Elia se décrocha du mur et attendit sorte de sa cachette. Soupirant une nouvelle fois de soulagement et abaissant sa baguette, Elia retourna se poser contre son mur.

"T’inquiète c’est pas grave. Ben comme je disais à Violet, je cherche le sommeil, mais t’as dû m’entendre du coup donc je vais pas développer".

Elle étouffa un rire et pencha la tête timidement sur le côté. Lorsqu’elle ne contrôlait pas la situation, en général elle était d’une timidité incroyable. Mais là, elle ne voyait pas ce qu’il pourrait bien leur arriver a part profiter de la nuit et arriver crevée en cours le lendemain.

"Bon du coup, vous avez envie de faire un truc de précis ou vous comptez retourner vous coucher ou encore errer dans les couloirs ?"

Au pire, si elles n’avaient rien de prévu, elles pourraient peut etre l’aider à trouver un placard où enfermer ce tableau pénible. Et si elles avaient une envie quelconque, pourquoi pas participer. Elia n’était pas compliquée, s’il s’agissait de s’amuser elle répondrait toujours présente.


Reducio
HRP : désolé pour le retard

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Cachant tant bien que mal sa timidité et après avoir vanté le courage de la verte et argent qui rougit sous le compliment, la brune s'expliqua à son tour. Elle prétendait souffrir elle aussi d'insomnie, mais se gardait bien de parler de l'objet caché derrière son dos. Quel genre d'occupation avait-elle donc trouvé ? La rouquine s'apprêtait à le lui demander lorsqu'un bruit semblable à un éternuement retentit dans le couloir derrière elles. Tandis qu'Elia brandissant sa baguette, se décollait du mur, Violet, la sienne toujours allumée, se retourna pour scruter la pénombre avec elle.

- T’as été suivie on dirait, chuchota sa camarade.

Non, ce n'était pas possible ! La serpentarde n'y croyait pas. Qui aurait pris la peine de l'espionner sans l'arrêter de suite pour retirer des points à sa maison et lui ordonner d'aller au lit avec une punition en prime ? La réponse fut devant elle avant même qu'elle ait eu le temps d'y réfléchir : une élève aussi gênée qu'elle venait de sortir de l'ombre. C'était Elaïna Greenwood, une fille de son dortoir !

- Désolée, fit-elle, honteuse. Je voulais pas vous faire peur... en fait j'ai... j'ai suivi Violet, parce que j'arrivais pas à dormir et j'ai entendu que quelqu'un sortait du dortoir...

Elia avait donc raison, la rouquine s'était faite espionner et elle ne s'en était même pas rendue compte ! Estomaquée, elle laissa sa camarade justifier une seconde fois sa présence et repartit dans ses pensées. Elle avait devant elle une troisième personne qui peinait à trouver le sommeil... Combien y en avait-il donc dans cette école ? Et combien parmi elles osaient se promener dans les couloirs après le couvre-feu? Allait-elle croiser le chemin de quelqu'un d'autre encore ? Quelle tournure étrange cette nuit qui avait si mal commencé était-elle en train de prendre ! Amusée, Violet ne put s'empêcher de sourire gaiement. Si elle n'avait pas eu peur d'ameuter tout le château, elle aurait même éclaté de rire tellement la situation lui paraissait saugrenue ! Et tandis qu'elle se retenait difficilement de pouffer, risquant à tout moment de briser le silence qui venait de s'installer, Elia, de nouveau adossée au mur, reprit la parole :

- Bon du coup, vous avez envie de faire un truc de précis ou vous comptez retourner vous coucher ou encore errer dans les couloirs ?

La rouquine considéra la question quelques instants. Elle n'avait toujours pas sommeil et à présent terriblement envie de savoir ce que l'autre cachait derrière son dos. Elle souhaitait donc rester encore un peu, au moins le temps d'éclaircir ce mystère. Qui sait, peut-être cela allait-il l'embarquer dans une petite aventure ? Jetant un œil à Elaïna qui avait l'air tout aussi curieuse, elle fit donc savoir à la brune ce qu'elle désirait.

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Elaïna Greenwood  

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Le dédale de couloirs était désert et silencieux. Peu de personnes osaient s'y aventurer la nuit, trop risqué. Et même si certains téméraires bravaient parfois l'obscurité, rencontrer par hasard un autre élève frôlait l'impossible. C'était presque un miracle, cette nuit-là, si les trois enfants s'étaient retrouvées dans le même couloir au même moment.
Même si la petite rousse, poussée par sa curiosité, s'était contentée de suivre sa camarade... il était rare qu'elle ne trouve pas le sommeil la nuit. Que de coïncidences qui n'en n'étaient peut-être pas. Trois âmes solitaires à la recherche d'aventure et d'amitié s'étaient retrouvés cette nuit-là. Et il y avait peut-être une raison...

La baguette pointée devant elle, la Gryffondor semblait sur le qui-vive. Elle avait raison d'être sur ses gardes, les trois fillettes n'avaient aucune raison d'être ici et les punitions pleuvraient si elles étaient repérées. Elles étaient deux Serpentard dans le lot, et il était fort possible qu'elles feraient perdre deux fois plus de points à leur maison. Elle qui pestait à chaque point de perdu, Elaïna comprit rapidement que passer sept ans sans faire perdre de point à sa maison était quelque peu compliqué et ennuyant.
Il fallait qu'elles soient discrètes, qu'elles agissent avec prudence. Mais preuve que celle-ci leur faisait défaut, puisqu'elles étaient réunies en plein couloir, visible aux yeux de tous.

La dénommée Elia fit part de son insomnie, point commun aux trois élèves. Les traits du visage se relâchant, Elia et Violet ne semblaient pas énervées ou contre l'arrivée d'Elaïna, ce qui la rassura. Son but n'était pas de se faire détester ou de gêner les plans d'autrui.
Au contraire, la verte et la rouge se retenaient toutes les deux de rire, face à cette situation quelque peu saugrenue. C'était, au moins, une rencontre qu'elles n'étaient pas prêtes d'oublier. Et si leur amitié grandissaient par la suite, elles sauraient sur qui compter lors d'expéditions hasardeuses. La scène était adorable, les trois fillettes gênées et hésitantes, désireuses de profiter de leur insomnie pour changer le train-train quotidien de leur scolarité.
À la question posée par la brune, Violet lançant un regard vers sa camarade verte, hésita. Elaïna eut l'impression que c'était à elle de choisir. Mais elle apprécia le fait que Violet prit en compte son avis, et surtout qu'elle n'était fâchée du fait qu'elle ait été suivie.
Pour Greenwood, la réponse paraissait évidente. Maintenant qu'elles étaient là, ce serait fort dommage de revenir au dortoir sans profiter un peu.


" Maintenant qu'on est là, autant en profiter... non ? Moi il y a quelque chose qui m'intrigue... ", elle marqua une pause, jugeant si le moment était propice à sa question ou non." Si tu veux pas le dire, je comprends, mais... tu voulais faire quoi avec ce tableau ?", demanda-t-elle en pointant l'objet du doigt.