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Une journée de malchance ?  PV : Manel TOVERY  

  Je ne suis pas particulièrement maladroite ni malchanceuse d'habitude mais j'avais des journée où tout allait de travers. Mais quand je dis tout c'est vraiment tout. Y a des gens qui font une bourde de temps en temps. Moi non. On dirai que j'accumule les jours où tout va bien pour après me faire une journée spéciale bourdes. Et ces journées là, il vaut mieux rester au lit. Je me demande si ça arrive à d'autres que moi ce truc là.
  En tout cas ce jour là on était mercredi. Et c'était un de mes "journées de malchance". Ça m'arrivait assez souvent en ce moment. Ça me fatiguait et surtout ça me faisait perdre confiance en moi. Bref le truc bien relou.

  Il était encore tôt et pourtant j'avais l'impression que cette journée de malheur durait depuis une éternité.
  Au réveil déjà ça n'allait pas. Je me suis réveillée en sursaut avec l'impression d'avoir beaucoup trop dormi. En effet après un rapide coup d'oeil à mon réveil je me suis rendu compte qu'il me restait précisément 20 min avant le début de mes cours. L'esprit encore embrumé (sûrement parce que je n'avais réussi à trouver le sommeil que très tard) je me suis demandé pourquoi mon réveil n'avait pas sonné. Pour ensuite me rendre compte que je ne l'avais pas programmé tout simplement...
*Mais c'est pas possible ! Pourquoi ce matin justement !? Alors que j'ai un contrôle de potion en plus ! Pourquoi ?! Mais pourquoi ça arrive toujours à moi ces trucs là ?*
  Paniquée je me suis habillée en quatrième vitesse. J'ai survolé les escaliers pour descendre du dortoir, j'ai sprinté pour traverser la salle commune et j'ai dévalé les escaliers pour arriver dans la Grande Salle essoufflée. Pour me rendre compte que 1) j'avais oublié mon sac de cours et que 2) j'avais une socquette blanche et une noire. J'ai donc pris un toast sur la table la plus proche et je me suis précipitée en sens inverse pour retourner au dortoir.
*Plus que 10 minutes ! Active toi Solwen !*
  J'ai rapidement fourré mes affaires dans mon sac, changé ma socquette noire pour une blanche et je suis ressortie de la salle commune pour la 2e fois en 10 minutes.
A force de courir dans les escaliers, ce qui devait arriver arriva. J'ai glissé et loupé une bonne dizaine de marches. Je suis salement retombé sur la cheville. Après une minute passée à me la masser et à jurer comme pas possible, je me suis rendue compte qu'il me restait encore deux minutes pour descendre les six étages qui me séparaient encore des cachots où se déroulaient les cours de potion. Je me suis donc remise à courir, tout en faisant plus attention. J'ai fini par arriver à l'heure. De justesse mais à l'heure. Pour remarquer une foule d'élève attroupée devant la porte du cachot. Qui regardait une affiche. Qui disait que le prof était absent jusqu'à la semaine suivante. Donc que je m'étais stressée et fait mal pour rien. Super.
  Soudain quelque chose m'était venu à l'esprit. D'un coup. Une évidence que je n'avais pourtant pas encore réalisé malgré tout ce qu'il s'était passé : j'étais dans une de mes fameuses "journée de malchance". Et vu comment elle avait débuté je me suis sentie mal en pensant à la suite. A raison.
  Je suis donc remontée calmement à la salle commune. Arrivée à moitié du chemin la bretelle de mon sac a lâché. D'un coup. En répandant le contenu de mon sac dans les escaliers. J'ai donc dû tout récupérer. Enfin arrivée dans l'espace des Serdaigles j'ai remarqué que ma cheville avait bien enflé et était devenue violacée. J'étais donc partante pour un tour à l'infirmerie en prime. Ce n'était rien et l'infirmière était allée vite mais j'en avais marre. Marre des ces journées pourries. Marre de cette malchance. Marre de moi.
  Déprimée je me suis ensuite rendue à mes cours de la matinée et je n'ai pas, heureusement, commis de grosses bourdes. J'ai certes renversé mon encrier et cassé ma plume mais ça reste supportable.
Par contre le midi je me suis renversé mon jus de citrouille dessus donc j'ai dû aller me changer. Mais bon, passons.
  J'avais deux heures avant mon cours de DCFM. Il fallait je j'aille à la bibliothèque parce qu'il ne me restait plus rien à lire.
  Par conséquent j'ai emprunté pas mal de livres. Mais j'aurai dû me douter que : journée de malchance + pile de livres = catastrophe. Et bien sûr c'est ce qu'il se passa.
A cause des livres je ne voyais pas bien devant moi. Et bien sûr au coin du couloir ce fut l'accident. J'ai croisé quelqu'un qui débouchait à toute vitesse de l'autre couloir et nous nous sommes violemment rentré dedans. Ma pile de livres a volé et je me suis brutalement retrouvée par terre. J'avais mal là où je m'étais mangé le sol. Mais surtout je savais que c'était de ma faute parce que je n'avais pas fait attention et qu'il fallait que je m'excuse. Ce que j'ai fait immédiatement même si j'étais complètement sonnée.
- Excuse moi je suis vraiment désolée. Je ne t'avais pas vue avec mes livres. Je ne t'ai pas fait mal au moins ?
La personne que j'avais renversée était en fait une jeune fille. De mon âge environ. Elle était jolie, plutôt petite et brune. Je l'avais déjà vu mais où ? Telle était la question.

"We've been fighting our demons just to stay afloat
Been building a castle just to watch it fall "
"C'est le temps que tu as perdu pour ta Rose qui fait ta Rose si importante." Le Petit Prince

Une journée de malchance ?  PV : Manel TOVERY  

Le mercredi avait ouvert ses portes mais dévoila une journée très mal commencé pour la jeune Manel Tovery, elle n'avait pas pu dormir la nuit et le sommeil s'ouvra à elle qu'à 7:30 et à cet heure il fallait mieux ce levait que de dormir même si on voulait dire tout les mensonges et tous les excuses du mondes pour ne pas se lever, la jeune fille regarda son réveil et sursauta, il ne lui restait que 10 minutes, elle regretta de ne pas avoir dormit et alla dans la salle de bain en toute vitesse, ses habits était tout mouillé et elle ne pouvait quand même pas aller en pyjama, elle rentra dans la salle commune et par chance il y avait une fille qui avait le même âge qu'elle mais qui était dans un autre dortoir que la jeune fille, la fillette lui preta une autre robe de sorcière et lui dit de la gardé jusqu'à ses habits sois sèche, Manel la remercie prit ses affaires et regarda son réveil pour voir combien de temps il lui restait, 3min, elle stressait à fond, elle avait un cours de potion qui était dans les cachots, les couloirs dut être bien rempli et Manel pria de toute ses forces pour que les escaliers la mene droit dans les cachots et pas dans d'autres étages, elle prit son sac y metta ses affaires et quelque livres pour lire après le cours dans la bibliothèque et sorti de toute vitesse de la chambre remarquant qu'elle était la seule ici, elle tomba dans les escaliers sur son poignet pour s'attraper pour ne pas tomber sur sa tête, elle avait maintenant avec sa chute mal à la cheville et au poignet en tombant, elle les massa pendant 30s, se leva et sorti de la salle commune qui avait pas plus de 5 personnes, elle descenda en courant et vit une de ses camarades de chambre lui demanda pourquoi elle n'était pas en cours, la dernière lui répondit simplement qu'ils n'avaient pas cours, "Très bien, tout se stress pour rien* Souffla la jeune fille, elle n'avait ni potion qui était une des matières qu'elle aimait et elle avait stressée pour rien, elle se dirigea vers la bibliothèque en boitant avec la tête baissé et ne vit pas la jeune fille avec la pile de livres sur ses mains, les deux filles se sont accidentellement bousculé et tous les livres de la dernière tombèrent, déjà que son pied et son poignet lui faisait mal mais sa à aggravé les choses.


- Excuse moi je suis vraiment désolée. Je ne t'avais pas vue avec mes livres. Je ne t'ai pas fait mal au moins ?

- Oh, c'est pas toi c'est moi qui marche avec la tête sur les nuages, il fallait que je fasse plus attention. Je suis désolée.


Manel regarda la jeune fille était une Serdaigle car de 1, elle avait le blason dans sa robe de sorcière et de 2, elle l'avait déjà vu dans le dortoir car elle dormait tout les deux dans le dortoir bleu sans jamais se parler, la jeune fille était brune aux yeux bleus comme Manel mais ses cheveux lui arrivait aux épaules et étaient ondulé alors que ceux de Manel lui arrivait jusqu'à la fin de son dos et étaient très lisses.

Reducio
Ma Couleur est le turquoise.

Manel Tovery, 1ère année au college Poudlard.
“L’été arrive, et la vie devient facile.”
"Mais vous savez, on peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres... Il suffit de se souvenir, d'allumer la lumière."
Ma Couleur : #2C75FF

Une journée de malchance ?  PV : Manel TOVERY  

Après l'avoir observée rapidement, j'ai eu la réponse à ma question. Je l'avais déjà vue dans le dortoir des Serdaigles. Je me souvenais de lui avoir rapidement parlé lors de mon premier soir à Poudlard mais je ne me souvenais plus du tout de son nom.
*Mais quelle cruche... je suis pas possible ! Y a pas des centaines de Serdaigles dans notre dortoir pourtant ! Pourquoi je me souviens pas de son nom ?*

- Oh, c'est pas toi c'est moi qui marche avec la tête sur les nuages, il fallait que je fasse plus attention. Je suis désolée. 

Bon déjà elle ne m'en voulait pas. C'était un bon point. Je savais qu'elle aurait pu se facher. C'étais quand même de ma faute cet accident. J'avais des livres qui encombraient ma vue et j'aurai dû me montrer plus prudente.
Je me suis dépêchée de me relever puis je me suis rendue compte que je ne m'étais pas encore présentée.

- Je m'appelle Solwen Estendle. Je suis à Serdaigle, en première année. Encore désolée de t'avoir renversée.

Pendant que je parlais j'ai rapidement épousseté ma robe puis je me suis approchée de la jeune fille. De près j'ai trouvé qu'elle me ressemblait. Comme moi elle avait les cheveux qui lui tombait à la taille et les yeux bleus. Cependant ses cheveux étaient lisses alors que les miens étaient ondulés et nos yeux n'étaient pas tout à fait du même bleu.

- Rassure moi, je ne t'ai pas fait mal au moins ?

Elle ne m'avait pas répondu la première fois mais je m'inquiétait quand même. J'avais peur de l'avoir blessée.
Comme elle ne s'était pas relevée je me suis encore approchée et je lui ai tendu la main pour l'aider à se relever.

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Une journée de malchance ?  PV : Manel TOVERY  

La jeune fille faisait de son mieux pour ne pas toucher son poignet ou sa cheville pour ne pas inquiété la jeune Serdy qui était en face d'elle, elle avait terriblement mal, elle ferma ses yeux les serra plus les rouvra, elle vit que la jeune fille ouvrir la bouche et Manel se rappela qu'elle ne s'était pas encore présentée, elle allait le faire mais le fille fut la plus rapide et se présenta et Manel se rappela vite d'elle, elle se rappela juste que son prénom - qu'elle avait entendu quelques filles l'appelaient dans le dortoir des Serdaigle - commençaient par un S.


- Je m'appelle Solwen Estendle. Je suis à Serdaigle, en première année. Encore désolée de t'avoir renversée.

Solwen, C'est ça. Elle trouva que c'était très original et très beau, si Manel se mariera et aura une fille, elle aimerait bien l'appeler Solwen. Elle ne tarda pas à lui répondre en lui disant son prénom.

- Je m'appelle Manel Tovery, moi aussi je suis à Serdaigle et en première année. Et encore ce n'est pas grave ce n'est pas ta faute c'est la mienne et mon irresponsabilités.

Irresponsable, ce mot lui passa par la tête, depuis la naissance de son petit frère, elle avait tellement peur de mal se comporter qu'elle devenu de plus en plus maladroite, elle avait peur que son frère ne l'aime pas et qu'elle ne sera jamais mature et ne deviendra rien à cause de sa maladresse et son irresponsabilités. La jeune Serdy enleva toute ces pensées de sa tête et essaya de mieux qu'elle pouvait de se lever mais son poignet ne voulait pas rester solide et fort et préféra être léger et inrigide, elle fit de son mieux pour cacher cela pour ne pas inquiété Solwen mais elle ne put malheureusement pas tenir debout et se lever. l'Aiglonne le remarqua assez rapidement et demanda à Manel une deuxième fois :


- Rassure moi, je ne t'ai pas fait mal au moins ?

Elle tendit sa main à Manel pour l'aider à se lever se qui fut très difficile à cause de la faiblesse de ses deux os de sa cheville et son bras. Dès qu'elle fut debout, c'est sa cheville qui ne voulait pas rester rigide. Manel fait de son possible pour attrapé dans le garde-corps des escaliers avec ses deux mains ce qui lui fait très mal dans la poignet de sa main gauche. Elle répondit à la jeune fille.

-Ne t'inquiète pas pour moi, ça ira mieux ne t'en fais pas.

Manel Tovery, 1ère année au college Poudlard.
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Une journée de malchance ?  PV : Manel TOVERY  

- Je m'appelle Manel Tovery, moi aussi je suis à Serdaigle et en première année. Et encore ce n'est pas grave ce n'est pas ta faute c'est la mienne et mon irresponsabilité.

*Elle y va fort. "Irresponsabilité" juste parce que l'on s'est rentré dedans... Si j'avais dû choisir un mot ça aurait plutôt été maladresse. Ou malchance. On était juste arrivées toutes les deux au mauvais moment c'était tout.*
Elle a fini par saisir la main que je lui tendais pour se relever. Difficilement. À peine debout ses jambes se sont mises a trembler et elle s'est accrochée avec la force du désespoir au garde corps de l'escalier.
 Elle a ensuite répondu à ma question :

- Ne t'inquiète pas pour moi, ça ira mieux ne t'en fais pas.

*Elle ment*
Au moment où elle a prononcé ces mots je l'ai su. J'avais remarqué dès le début que justement ça n'allait pas. Lorsqu'elle était encore par terre j'avais vu qu'elle était incapable de se relever seule, raison pour laquelle je l'avais aidée. En plus son visage était clairement marqué par la douleur. Vu sa tête quand elle s'était levée je me suis doutée qu'elle s'était blessée à la jambe. Peut être même à la cheville. Puis à la grimace qu'elle avait affichée lorsqu'elle s'était cramponnée au garde corps j'en ai déduit qu'elle avait mal au poignet.
 Mais pourquoi mentir en me disant que ça allait ? Je ne vois aucun intérêt à souffrir en silence. Pour moi c'est débile. Il n'y a pas de honte a être blessé et encore moins à l'assumer. J'étais déçue par son comportement.
  J'ai donc commencé à ramasser mes livres qui traînaient encore au sol. Ma pile refaite je me suis tournée vers Manel.

 - Tu sais généralement quand les gens posent une question c'est parce qu'ils souhaitent en connaître la réponse.
Ça ne sert à rien de me mentir en affirmant aller bien alors que ça se lit sur ton visage que ça ne va pas. Si je te demande si tu vas bien c'est pour t'encourager à me dire où tu as mal ou ce qui ne va pas, pas pour te forcer à faire ta courageuse en souffrant en silence. Il n'y a aucun intérêt à cacher ses blessures, tout le monde peut se faire mal. Ce n'est pas une honte, tu vois ce que je veux dire ?
Puis je pense que lorsque l'on est blessé il est plus important de se faire soigner que de prouver je ne sais quoi en refusant d'admettre la blessure.
 En tout cas ça me déçoit. Je vois à ton visage que tu as mal mais même lorsque j'insiste, tu me soutiens mordicus que "ça va passer".
Après c'est comme tu veux. Tu peux continuer à souffrir en silence ou alors tu me dis ou tu as mal et je regarde. A toi de choisir.


Je ne comprenais absolument pas pourquoi elle agissait comme ça. Si elle avait été un garçon j'aurai pu concevoir qu'elle ne veuille pas avouer qu'elle était blessée devant une fille. Pour préserver sa fierté ou je ne sais quoi. J'aurais trouvé ça idiot mais j'aurais pu comprendre. Mais là, pourquoi ? Ça n'avait aucun sens.
En tout cas je lui avait expliqué mon point de vue et maintenant c'était à elle de faire son choix.

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Une journée de malchance ?  PV : Manel TOVERY  

- Ne t'inquiète pas pour moi, ça ira mieux ne t'en fais pas.

Manel savait que mentir ne l'a mènera à rien mais elle ne voulait pas que la jeune Serdy s'inquiète pour elle, c'était juste une petite fraction, elle ira à l'infirmerie plus tard pour se soigner et tout retournera à la normal, pourquoi allait elle crier sur tout les toits, la jeune fille ramassa ses livres et se retourna vers Manel et lui lança des mots
 - Tu sais généralement quand les gens posent une question c'est parce qu'ils souhaitent en connaître la réponse.
Ça ne sert à rien de me mentir en affirmant aller bien alors que ça se lit sur ton visage que ça ne va pas. Si je te demande si tu vas bien c'est pour t'encourager à me dire où tu as mal ou ce qui ne va pas, pas pour te forcer à faire ta courageuse en souffrant en silence. Il n'y a aucun intérêt à cacher ses blessures, tout le monde peut se faire mal. Ce n'est pas une honte, tu vois ce que je veux dire ?
Puis je pense que lorsque l'on est blessé il est plus important de se faire soigner que de prouver je ne sais quoi en refusant d'admettre la blessure.
 En tout cas ça me déçoit. Je vois à ton visage que tu as mal mais même lorsque j'insiste, tu me soutiens mordicus que "ça va passer".
Après c'est comme tu veux. Tu peux continuer à souffrir en silence ou alors tu me dis ou tu as mal et je regarde. A toi de choisir.


Manel resta bouche bée devant la déclaration de Solwen, elle savait qu'elle avait raison mais c'était son choix, le choix de Manel, elle ne souhaitait pas lui dire car elle ne voulait pas qu'elle culpabilise ou qu'elle s'inquiéte, elle allait de toute façon à l'infirmerie du jour ou d'un autre pour guérir sa blessure, elle se retourna vers l'Aiglonne et lui dit d'un ton un peu triste mais totalement normal :

- Tu sais, si je n'ai pas envie de te le dire c'est que tôt ou tard, je partirais à l'infirmerie pour me soigné et je voulais pas que tu crois que c'est de ta faute alors que ce n'est pas le cas. Je voulais juste pas te déranger. Dit-elle en baissant sa tête à la fin.

Elle voulait être forte, courageuse comme sa grande et défunte sœur qui s'est sacrifier pour sa petite sœur, le seule souvenir lui venant était le collier qu'elle portait chaque jour autour du cou. Manel prit son collier entre ses mains, le collier avait un pendentif en saphir ovale avec des petits traits argentés et un grand M en argent pour le prénom de la jeune fille, Manel. Elle le massage entre ses mains et sentit un peu mieux, avec ce collier elle sentait comme si sa grande sœur était avec elle, elle lui manquait tellement, elle voulait maintenant la voir, lui sautait au cou et lui faire des millions et des milliers de bisous et de câlins mais cela était impossible, une larme tomba tout au long de sa joue et tomba sur le pendentif.

Manel Tovery, 1ère année au college Poudlard.
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Une journée de malchance ?  PV : Manel TOVERY  

Je voyais que Manel était surprise par ma déclaration. Je savais bien que j'étais timide, peut être même un peu trop, mais quand quelque chose me tenais à coeur je pouvais faire tout un monologue dessus. Pour moi, il était important d'exposer mon point de vue et c'était sorti tout seul. Mais je ne le regrettais pas. Ça m'avait fait un bien fou de lui dire le fond de ma pensée. Pour une fois que j'en étais capable...
Cependant sa réponse me désarçonna :

- Tu sais, si je n'ai pas envie de te le dire c'est que tôt ou tard, je partirais à l'infirmerie pour me soigner et je voulais pas que tu crois que c'est de ta faute alors que ce n'est pas le cas. Je voulais juste pas te déranger.

Elle avait baissé le regard.
*Euh... Elle s'est blessée et elle va aller "tôt ou tard" a l'infirmerie ? Mais elle est folle ? En plus genre ça me dérange de l'amener se faire soigner alors qu'elle a mal...*
Je m'apprêtais à répondre quand elle saisit son collier et se mit à pleurer.
*Ah bah super ! Elle me dit qu'elle va bien puis elle se met à pleurer...*
Je pris une grande inspiration. Il fallait que je lui fasse entendre raison. Depuis quand il fallait supplier les gens pour les accompagner à l'infirmerie franchement ?

- Manel... que ça soit bien clair, tu ne me déranges pas. (*Bon si un peu puisqu'on devrait déjà être à l'infirmerie là...*) La seule chose que je voudrais c'est qu'on se dépêche d'aller à l'infirmerie ! Franchement, tu peux pas me dire "je vais y aller tôt ou tard" ! C'est pas sérieux ! Imagine que tu aies une fracture ou je sais pas quoi d'autre ! Je peux pas te laisser comme ça, toute seule dans le couloir en train de pleurer ! C'est inhumain ce que tu me demandes !

Pour joindre le geste à la parole, je me tins face à elle, un air contrarié sur mon visage, regardant sa jambe avec insistance – j'aurais voulu mettre mes poings sur mes hanches, mais ma pile de livres, qui d'ailleurs commençait à se faire lourde, m'en empêchait.
J'avais la mâchoire crispée, ça m'énervait vraiment d'en arriver à presque la gronder pour qu'elle se soigne. J'avais l'impression de passer pour la méchante, ce qui ne me plaisait pas.

Au début j'avais franchement pensé à la planter là, au milieu du couloir, histoire de la laisser se débrouiller seule, puisque c'était ce qu'elle voulait. Puis elle s'était mise à pleurer et je m'y étais refusé. Il fallait vraiment que j'arrive à la convaincre d'aller à l'infirmerie.

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Une journée de malchance ?  PV : Manel TOVERY  

Mad se promenait dans les couloirs ce matin même. Pas très très sérieux pour une récente préfète, certes, mais les murs du dortoir commençaient à être un peu trop familiers à son goût et elle préférait voir ceux des salles de classe et, mieux, des couloirs. Elle avait vu tout à l'heure une vague d'élèves déferlait et elle leur avait demandé ce qu'il se passait. Selon les mots qu'elle avait pu attraper au vol, une professeure était absente. Que ce soit Miss X et Monsieur Y, elle s'en fichait pas mal. C'était l'excuse dont la Gryffonne avait besoin. Elle voulait aussi voir si ses Gryffons ne s'empresseraient pas d'en profiter pour aller gambader dans les couloirs et faire quelques bêtises. Au fond, elle ne pourrait pas en dire grand chose mais son étiquette lui demanderait de rouspéter. Elle avait accepté le contrat, à elle de l'honorer maintenant. Désormais, elle était là à roder autour de la salle de classe et ses abords quand soudain la blondinette entendit un grand bruit. Elle ne s'en inquiéta pas vraiment mais se dirigea tout de même vers la source de cette grande agitation. Elle se nicha dans un coin du mur où personne ne pourrait venir la déranger dans son observation, et aperçut deux filles se ressemblant : Serdaigle, cheveux longs et chatains, yeux bleus, enfin on aurait dit des soeurs. Néanmoins, Mad doutait fort de son hypothèse puisqu'elle n'était tout de même pas jumelles (la ressemblance n'allait pas à ce point) mais pourtant du même âge. Les deux fillettes se ressemblaient juste donc. L'une avait ses livres éparpillés sur le sol. Quoique vu le nombre d'ouvrages qu'il y avait, ils appartenaient peut-être aux deux filles. Elle les vit discuter et cela rassura la préfète : elle se serait bien passer de stopper un duel clandestin en cette belle matinée. Le ton commençait pourtant à monter entre elles : l'une avait mal mais ne voulait pas que l'autre l'amène à l'infirmerie, voilà donc le résumé de la situation. La Gryffonne choisit ce moment pour faire son entrée et leur lançait un :
- Que faites vous ici jeunes demoiselles ?
Bien sur qu'elle connaissait la réponse à cette question mais elle voulait voir s'il y avait réel problème ou si cela était uniquement des broutilles de gamins. Elle vit la cheville d'une des deux (la blessée) violaçait et gonflait. Elle attendit sa réponse. N'en recevant aucune, les deux filles ayant baissé la tête, elle lança :
- Vos membres sont régulièrement violacés ou c'est juste pour l'occasion, jeune fille ?
Mad avait un ton hautain et froid, mais peu lui importait puisque son poste lui permettait amplement. Elle était d'ailleurs dière de sa réplique presque cinglante. Avec ça, elle irait à l'infirmerie sans problème et ces enfantillages seraient réglés une bonne fois pour toutes.

Comment te dire, ou te faire comprendre, que la Vie n'était qu'un simple Songe ? Un Mensonge, que la Vérité Ronge.
Rire à m'en déchirer les abdos. Brûler nos complexes et nos vieilles pulsions d'ados.
Absente jusqu'au 18 août

Une journée de malchance ?  PV : Manel TOVERY  

Je commençai sérieusement à être fatiguée de l'immaturité de Manel. J'avais insisté pour l'accompagner à l'infirmerie plusieurs fois mais Mademoiselle me soutenait qu'elle allait bien et que ça allait passer. Vu l'état de sa cheville et vu qu'elle pleurait, j'en doutais sérieusement. Elle ne m'écoutait même plus, trop occupée à pleurer sur son colier. De douleur ou d'autre chose, je ne savais pas, mais franchement, pour tout vous dire, je m'en fichais compètement. Je m'étais mise à espérer que quelqu'un arrive, n'importe qui, pour m'empêcher de planter Manel au milieu du couloir. Elle était arrivée à la limite de ma patience alors que c'était pourtant une de mes qualités premières. J'étais patiente d'habitude, mais alors vraiment patiente, et là, en même pas un quart d'heure, j'étais à bout.
Fatiguée de la voir pleurer sans vouloir me parler, je m'apprêtai finalement à tourner les talons pour ne pas me mettre à lui crier dessus, quand je vis une jeune fille blonde s'approcher. Elle nous lança d'un air légèrement hautain un "Que faites vous ici jeunes demoiselles ?". J'étais tellement contente et tellement soulagée qu'elle soit arrivée et que je ne sois plus seule pour forcer Manel à aller à l'infirmerie que j'en oubliai carrément de lui répondre. Puis après tout, c'était à Manel d'expliquer ce que je faisais encore plantée là, avec ma pile de livres qui aurait été bien mieux avec moi, dans un des fauteuils de la salle commune, non ? Pourtant la Serdaigle n'ouvrit pas la bouche, se contentant de continuer à sangloter. Ma peut-être future sauveuse reprit la parole :

- Vos membres sont régulièrement violacés ou c'est juste pour l'occasion, jeune fille ? 

Sa réplique et son ton hautain me donna envie de rire mais je me retiens en me contentant de pouffer. Elle n'avait pas l'air de réagir avec empathie à l'état de Manel et ça me rassura. J'avais besoin de quelqu'un de ferme et avec suffisamment d'autorité pour forcer ma camarade à aller se faire soigner. La jeune fille semblait être exactement ce genre de personne. Manel ne paraissait pas vouloir reprendre la parole, je m'exprimai donc à sa place.

- Elle s'est blessée et refuse que je l'accompagne à l'infirmerie. Elle dit qu'elle va bien et qu'elle ira plus tard mais elle est incapable de marcher.

Je voulais lui demander de m'aider mais j'eus un doute de politesse. Elle s'était exprimée en utilisant le vouvoiement, donc elle devait en effet avoir un poste. Peut être était elle carrément préfète ? En tout cas je me demandais si je devais la tutoyer ou la vouvoyer. C'était une question que je me posais souvent dans ce genre de situation. Je décidai donc de partir sur du "vous". C'était quand même plus respectueux et j'avais vraiment besoin qu'elle m'aide avec Manel.

- Est ce que vous pourriez m'aider à la convaincre d'y aller s'il vous plaît ? J'ai l'impression qu'elle ne fait plus attention à moi depuis qu'elle s'est mise à pleurer et je suis à bout

Je me surpris alors à penser que si elle refusait, je m'en irais aussi, faisant ce que j'avais envie de faire depuis quelques minutes, c'est à dire retourner à la salle commune pour lire en toute tranquilité pour me calmer et oublier cette rencontre. Je savais bien que ça ne serait pas sympa, mais j'avais fait ce que je pouvais. Je n'allais pas non plus la tirer de force jusqu'à l'infirmerie !

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Le soulagement se lisait néanmoins sur le visage d'une des deux filles et un sourire lui fendit le visage en deux, essayant de rester discrète, en vain. Elle avait entre temps réussi un ramassage éclair et tous les livres étaient désormais entre ses bras. Mad était donc entourée d'une intello et d'une blessée, quelle perspective excitante ! *Le sarcasme, quelle belle arme.* Certes, elle n'était pas empathique envers la jeune fille sanglotant mais elle n'avait pas de temps à perdre et cela irait très bien aux trois filles de finir vite cette broutille puérile. Madame Pile de Livres répondit alors enfin :

- Elle s'est blessée et refuse que je l'accompagne à l'infirmerie. Elle dit qu'elle va bien et qu'elle ira plus tard mais elle est incapable de marcher.

C'était peut-être à elle d'expliquer, non ? Au vu de l'état de Miss Malade, non visiblement. La véritable question était en somme : qu'est ce que celle qui venait de prendre la parole faisait là ? Elle aurait pu retourner dans sa Salle Commune lire les livres qu'elles tenaient fermement dans ses bras depuis un bout de temps, mais non. De l'empathie était probablement le sentiment qu'elle avait adopté, à l'inverse de Mad d'ailleurs. Elle poursuivit alors :


- Est ce que vous pourriez m'aider à la convaincre d'y aller s'il vous plaît ? J'ai l'impression qu'elle ne fait plus attention à moi depuis qu'elle s'est mise à pleurer et je suis à bout.


Le "vous" chatoya l'ego de la préfète qui laissa un mince sourire de satisfaction fleurir sur sa bouche. Ce poste lui allait vraiment bien et s'ajouter au palmarès des quelques rôles qu'elle jouait dans cette école. Un poste dans l'équipe de Quidditch viendrait, elle l'espérait, compéter tout cela, même si elle se satisfaisait déjà de ce qu'elle avait. Elle observa alors la Muette et pensa que l'agacement largement présent de la Serdaigle était franchement compréhensible. Elle prit alors la décision de l'aider, pensant que s'il elle était dans cette situation, elle serait à bout. Elle confirma :

- Oui je vais t'aider, à condition qu'il y ait lieu d'être et si Mademoiselle pouvait nous faire l'honneur de m'expliquer, cela arrangerait notre affaire à toutes les trois. Je pense que nous avons toutes mieux à faire que de s'étendre sur des broutilles infantiles. Si il faut que je l'emmène à l'infirmerie, alors je le ferais, mais ce sera tout et il faudra que vous vous en satisfasse.

Cette histoire commençait déjà à trop traîner au gout de la blondinette.

Comment te dire, ou te faire comprendre, que la Vie n'était qu'un simple Songe ? Un Mensonge, que la Vérité Ronge.
Rire à m'en déchirer les abdos. Brûler nos complexes et nos vieilles pulsions d'ados.
Absente jusqu'au 18 août

Une journée de malchance ?  PV : Manel TOVERY  

La jeune fille blonde qui se trouvait face à moi laissa échapper un léger sourire. Qu'avais-je fait ou dit pour le mériter ? Je n'en savais fichtrement rien, mais je n'allais certainement pas le lui demander. Ça aurait été assez impoli et je ne voulais pas m'éterniser encore plus dans ce couloir. Elle regarda Manel, mais je fus incapable de lire ses pensées dans son regard. Ça me déroutait puisque j'étais moi même un véritable livre ouvert et que j'avais appris au fur et à mesure à déchiffrer les émotions des autres. La blonde prit la parole :

- Oui je vais t'aider, à condition qu'il y ait lieu d'être et si Mademoiselle pouvait nous faire l'honneur de m'expliquer, cela arrangerait notre affaire à toutes les trois. Je pense que nous avons toutes mieux à faire que de s'étendre sur des broutilles infantiles. Si il faut que je l'emmène à l'infirmerie, alors je le ferais, mais ce sera tout et il faudra que vous vous en satisfasse. 

Elle était passée au tutoyement et je devais avouer que je m'en sentais soulagée. Je n'avais jamais été des gens qui apprécient de se faire vouvoyer, au contraire, ça me mettais vraiment mal à l'aise, surtout quand la personne qui l'employait avait environ mon age.
Ce que j'appréciais dans son discours, c'est le fait qu'elle ne paraisse pas empathique envers Manel. Cependant, vu l'état de cette dernière, je ne la pensais pas en état de s'expliquer. Au bout de quelques minutes d'un silence uniquement ponctué par les sanglots et reniflements de Manel, je décidai de prendre la parole. Je n'allais pas passer la nuit là quand même ! Je m'arrangeai donc pour ne pas laisser pointer mon empressement à quitter les lieux et à mettre fin à ces infantillages dans ma voix quand je répondis.

- Je crois qu'elle est vraiment incapable de parler. Je peux vous expliquer ce qu'il s'est passé mais je pense qu'elle a besoin d'aller à l'infirmerie avant. Je vous en parlerai sur le trajet si vous voulez bien. Et ne vous inquiétez pas je ne vous demande rien d'autre que de l'accompagner à l'infirmerie.

Si je devais venir avec l'inconnue à l'infirmerie, il valait mieux que je trouve un endroit pour me débarrasser de ma pile de livres, quitte à les redéposer à la bibliothèque en attendant de revenir les chercher. Tout en pensant à ça, je songeai que je ne m'étais toujours pas présentée, ce qui était relativement mal élevé. De plus, j'en avais assez de l'appeler "Blondinette" ou "la Blonde" dans ma tête, bien que ça la caractérise assez bien physiquement. Je ne doutais pas qu'elle m'ait aussi affublée d'un sympathique petit surnom.

- Je ne me suis toujours pas présentée, désolée. Je m'appelle Solwen Estendle. La jeune fille, c'est Manel Tovery, si je me souviens bien. Et vous ?

Je n'étais pas de très bonne humeur et j'avais peur que ça se ressente dans ma façon de parler, bien que j'essayais de la contrôler. Chaque mot que je prononçais me semblait sec et je détestais ça. J'avais vraiment besoin de retourner à la salle commune le plus rapidement possible

"We've been fighting our demons just to stay afloat
Been building a castle just to watch it fall "
"C'est le temps que tu as perdu pour ta Rose qui fait ta Rose si importante." Le Petit Prince

Une journée de malchance ?  PV : Manel TOVERY  

Miss Pile de Livres semblait satisfaite et comblée par le discours de Mad. Le soulagement se lisait aussi clairement sur son visage. La blondinette en fut grandement étonnée. En effet, elle s'attendait à ce que celle-ci conteste ou tout du moins qu'elle en espère plus mais la Gryffonne était heureuse de découvrir qu'elle n'était pas la seule à vouloir finir vite cette histoire et que les deux filles avaient un objectif commun. Elle se sentait moins seule dans sa quête. Cependant, Miss Malade semblait d'un avis différent : malgré les paroles plutôt insistantes et en attente de réponse de la préfète, celle ci sanglotait toujours lamentablement et un silence pesant était en train de s'installer entre les trois filles. Miss Pile de Livres ne semblait vraiment pas vouloir attendre que sa compatriote se calme et prit donc la parole :

- Je crois qu'elle est vraiment incapable de parler. Je peux vous expliquer ce qu'il s'est passé mais je pense qu'elle a besoin d'aller à l'infirmerie avant. Je vous en parlerai sur le trajet si vous voulez bien. Et ne vous inquiétez pas je ne vous demande rien d'autre que de l'accompagner à l'infirmerie.

La Muette était donc bien dotée de cette particularité visiblement. Mad l'avait surnommée ainsi mais pensait que c'en serait temporaire mais ce n'était visiblement pas le cas. Elle ne sortirait définitivement pas un mot et resterait dans un état larmoyant. A vrai dire, la Première Année se fichait amplement du pourquoi du comment de cet état, elle souhaitait juste avancer enfin dans ces broutilles pour regagner son Dortoir avant d'aller déjeuner. Néanmoins, cela lui permettait plus connaître la Serdaigle éloquente et cela ne pourrait qu'en être intéressant. Elle décida de répondre aux phrases qu'elle venait de prononcer, avec toujours autant de cynisme et de distance entre elles tout de même :

- M'en voyez vous ravie. Je pense que rester muette peut être handicapant, Miss. En tout cas, nous allons vous emmener à l'infirmerie avec...l'autre Miss.

Réponse catastrophique. Ce n'était pas dit dans le bon ordre et elle s'adressait tantôt à une fille, tantôt à l'autre, tantôt aux deux. Si ces deux là n'étaient pas perdues, ce serait un petit miracle. Ses paroles étaient donc incontestablement brouillonnes et l'empressement et l'agacement ne semblait qu'accentuer ce fait. Maintenant, Mad espérait tout de même que Miss Pile de Livres se présente, pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce qu'elle préférait l'appeler dans ses paroles par son prénom plutôt que par Miss ou encore révéler le surnom qu'elle avait déterminé. Ensuite, sa tête pourrait lui trouver un autre surnom nouveau pour ajouter à la courte liste qui s'était déjà construite. Enfin, parce que l'avoir appelé "l'autre Miss" était clairement une question sous-entendue et la blondinette espérait qu'elle en saisirait le sens. Ses espérances furent rapidement comblées, à son grand plaisir :

- Je ne me suis toujours pas présentée, désolée. Je m'appelle Solwen Estendle. La jeune fille, c'est Manel Tovery, si je me souviens bien. Et vous ?

Le ton n'était pas des plus avenants mais il n'en devenait pas pour autant repoussant. En même temps, si la fameuse Solwen -elle n'étais plus obligée de la nommer Miss Pile de Livres- étaient là depuis quelques temps, l'impatience et la saoulance devait avoir profondément touché son cœur et la façon d'énoncer ces paroles ne pouvaient que refléter cela. En attendant, il fallait justement ne pas traîner. Mad décida donc d'agir et mit le bras droit -c'était la cheville droite qui était blessée- autour de sa nuque et lui murmura un petit "Si vous le voulez bien" avant de lancer un regard à l'autre Serdaigle qui en disait long. Il lui faisait part de son agacement, son empressement, de son souhait d'aller à l'infirmerie rapidement, d'une demande de prendre l'autre bras de Manel et tant d'autres choses que les mots ne savaient exprimé. Elle dit tout de même, préférant s'assurer de la compréhension de Miss Pile de Livres -elle adorait ce surnom :

- On va y aller je crois. Personne ne veut s'éterniser, j'imagine. Je suis Mad Mal, préfète de Gryffondor.

Comment te dire, ou te faire comprendre, que la Vie n'était qu'un simple Songe ? Un Mensonge, que la Vérité Ronge.
Rire à m'en déchirer les abdos. Brûler nos complexes et nos vieilles pulsions d'ados.
Absente jusqu'au 18 août

Une journée de malchance ?  PV : Manel TOVERY  

La Blonde semblait tout aussi exténuée que moi, et pressée de quitter ce couloir dans lequel j'étais plantée depuis bien trop longtemps maintenant. Les sanglots de la Serdaigle, accompagnés de temps à autre par des reniflements, commençaient sincèrement à m'énerver, et je n'avais qu'une envie, c'était de la secouer pour qu'elle reprenne ses esprits et qu'elle cesse de pleurnicher. Qu'elle dise quelque chose au moins ! Qu'elle avait mal ou je ne sais quoi, je m'en fichais, mais juste qu'elle laisse sortir quelques mots. Je n'en pouvais plus de la voir amorphe à ce point. En temps normal il était difficile de m'exaspérer, j'avais toujours été patiente mais là, dans cette situation où elle ne s'exprimait pas, je me sentais complètement impuissante, inutile, alors qu'elle avait mal, je le voyais. Et je détestai sentir cette incapacité, tout comme je haïssais la colère qui m'emplissait. Je lui en voulais de ne pas nous laisser s'occuper d'elle parce que Miss avait choisi d'être courageuse ce matin, mais je m'en voulais également de ne pas avoir su réagir convenablement dès le début, d'avoir eu besoin de cette Blonde pour me sortir de cette situation. C'était vraiment une journée pourrie jusqu'au bout.
Tandis que je ruminais mes noires pensées, la Blondinette prit le bras droit de Manel pour le passer autour de son cou. Comprenant ce qu'elle voulait faire, je me dépêchai d'aller poser mes livres dans un coin du couloir, en les dissimulant un peu dans l'espoir que personne ne les prenne. Quand je revins au près des deux filles, celle dont je ne connaissais toujours pas le nom me fusilla à moitié du regard, pour que je me dépêche un peu. Charmant et très agréable. Je préférai ne rien laisser paraitre, et je m'empressai de passer de l'autre côté de Manel pour prendre son bras gauche et l'aider, mais également pour échapper au regard meurtrier de l'autre. La Blondinette reprit la parole et nous fit comprendre qu'elle avait également hâte de quitter les lieux. Elle en profita pour se présenter, me permettant de mettre un nom sur ce sympathique visage. Elle s'appelait Mad Mal, et son air légèrement supérieur s'expliqua soudain, elle était l'une des préfète de Gryffondor. J'avais déjà entendu son nom dans les couloirs, ce qui était relativement logique vu qu'elle était devenue une personne importante au sein de la maison des Rouges et Or. Ça devait avoir intérêt à filer droit chez les Gryffons. En même temps, vu l'agitation de certains il était peut être mieux d'avoir une préfète capable de les tenir. Mais ça n'excusait pas pour autant son air hautain. C'était mesquin de la juger uniquement sur le peu que j'avais vu d'elle, d'autant plus qu'à ce moment là je n'offrais pas non plus le meilleur de moi même, loin de là, mais j'étais vraiment incapable de voir quelque chose de positif dans son attitude si ce n'est qu'elle m'ait aidée avec Manel. Mais ça n'était que son devoir de préfète après tout non ? De toute manière je ne voulais pas savoir, je voulais juste que ça se finisse, que je puisse partir, retrouver mes livres et m'évader. J'avais besoin de calme, de laisser mon esprit s'envoler pour retrouver le calme que l'autre Serdaigle m'avait fait perdre.
J'inspirai, me forçant à relever les comissures de mes lèvres, en un demi sourire, tout sauf sincère, que je laissais retomber quelques instants plus tard. Ça m'énervait tellement d'être incapable à ce point de contrôler mes émotions, j'étais désagréable avec une inconnue, qui ne faisait que m'aider, sans aucune raison valable. Je ne me reconnaissais pas et je haïssais ça plus que tout. Je pris quand même la peine de répondre à la préfète, ne tenant pas à empirer la situation.


- Enchantée de faire votre connaissance. Je pense en effet que nous devrions y aller, plus tôt elle sera à l'infirmerie, plus vite nous pourrons retourner vaquer à nos occupations respectives.

Je commençai à me diriger en direction de l'infirmerie, ralentie par Manel qui ne pouvait pas faire grand chose pour nous faciliter la tâche avec sa jambe. Je ne pensais à rien d'autre qu'à atteindre l'infirmière qui pourrait prendre la jeune fille en charge pour la soigner. Les yeux rivés sur le sol, je me mis, sans m'en rendre compte, à compter mes pas, ruminant ma mauvaise humeur.
*Inspire. Expire. Inspire. Expire. Calme toi.*

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Miss Pile de Livres -Mad commençait à vraiment apprécier ce surnom, il fallait l'avouer, même si elle connaissait désormais la véritable identité de sa porteuse- semblait ressentir un torrent d'émotions qui la submergeaient et s'extasiaient de toute part, mais ces débordements ne semblaient que l'agacer davantage. Elle revenait de sa déposition de livres dans un coin assombri par l'heure qui tournait et le temps qui vrillait et prit le second bras de la Muette qui, soi dit en passant, l'était toujours autant, à l'étonnement grandissant de la blondinette. Comment pouvait-on se laisser faire, rester impuissante, lorsque l'on était dans le cas et la situation de cette Serdaigle ? Cela dépassait tout simplement l'esprit étriqué de la Gryffonne. Elle n'aurait jamais pu à sa place, cela surpassait l'entendement pour elle.

En sentant un gros tiers du poids de l'élève s'élevait pour probablement se transmettre vers les épaules de Solwen qui en avait pris la responsabilité, le soulagement vint emplir la Première Année qui soupira de contentement. Un peu d'aide mutuelle et réciproque ne pourrait que mieux sortir les deux filles de la situation. Cependant, lorsque la préfète énonça son identité et, par la même occasion son poste, le regard de Miss Pile de Livres mua, se modifia : tout semblait s'expliquer. Il fallait dire que le ton méprisant, hautain et supérieur qu'avait adopté la jeune fille pour énoncer cynisme, ironie et sarcasme pouvait être très mal vu si cela n'avait pas été le cas et, même là, elle n'était même pas sure que cela rentrait dans sa fonction. Il était vrai que la stabilité n'était pas son for dans son poste où elle savait adopter une attitude détachée et sérieuse, voire sanctionner, sauf face à ses amis. A chaque fois, elle se retrouvait dans une impasse et ne savait quoi faire, en dehors de laisser couler. Heureusement, ils étaient assez gentils et, plutôt que d'en profiter pour faire tout et n'importe quoi en la mettant en mauvaise posture, ils préféraient éviter les grosses bêtises ou la mention de la présence de leur préfète pendant celle ci. Elle trouvait d'ailleurs cette attention particulièrement mignonne à chaque fois.

Cependant, le cas ne se présentait pas ici : Miss Pile de Livres était totalement, ou presque, inconnue. D'ailleurs, le pâle sourire qu'elle avait laissé présager sur ses lèvres n'annonçait pas une folle amitié se profilant. La colère remplissait d'ailleurs la partie qui ne l'était pas encore de son regard bleuté mais répondit d'une politesse et d'une courtoisie inégalable dans ce genre de situation :


- Enchantée de faire votre connaissance. Je pense en effet que nous devrions y aller, plus tôt elle sera à l'infirmerie, plus vite nous pourrons retourner vaquer à nos occupations respectives.

Mad était bouche bée des comportements des Serdaigle. Entre la première qui était muette comme une tombe face à son impuissance et l'autre qui restait respectueuse et même bienveillante face à une situation on ne peut plus agaçante et une jeune fille hautaine, cela relevait du miracle. En tout cas, cela était tout simplement inaccessible pour la Gryffonne, impossible, improbable, et elle respectait ses accompagnatrices du moment pour leurs attitudes. Cela suffisait amplement.

Les deux porteuses commencèrent alors à emboîter leurs pas vers l'antre de Ruby Lloyd, alourdies et considérablement ralenties par la carcasse -pesant un certain poids, il fallait l'avouer- de Manel qui, visiblement, s'assoupissait au rythme des élévations régulières de son transport. A l'arrivée à l'infirmerie, elle dormait probablement profondément et un fin filet translucide de bave dégoulinait de ses lèvres tandis que ses paupières étaient prises de soubresauts à cause de la lumière.

Fin du RP pour moi. Tu peux le clôturer en racontant la prise en charge si tu le souhaites ;)

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Une journée de malchance ?  PV : Manel TOVERY  

Malgré son ton hautain et ses airs supérieurs, la préfète porta Manel avec moi durant tout le trajet. J'avais crains qu'elle ne se ravise en cours de chemin et me laisse me débrouiller avec ma camarade dans les bras. Malgré tous ses défauts apparents, elle avait au moins la bonté de m'aider. Le -long- trajet se fit en silence. Seules nos respirations hachées par l'effort venaient le troubler. Nous avions toutes deux hâte de déposer la Serdaigle à l'infirmerie, mais malgré notre motivation qui nous poussait à accélérer nous avancions à une allure d'escargot. A un moment, je me demandais même si nous ne nous étions pas trompées de chemin. Les escaliers étaient de plus en plus pénibles à monter, chaque marche semblait plus haute que la précédente. Mais aucune de nous ne dit quoi que ce soit. Notre souffle était le seul à nous trahir. J'aurais bien demandé une pause, je n'étais pas habituée à porter autant aussi longtemps, mais je refusais de montrer ma faiblesse à la blonde. Je n'avais pas envie de l'entendre me faire des remarques, même si elle devait probablement souhaiter un arrêt autant que moi. *Allez courage je reconnais le couloir, vous êtes bientôt arrivées* Ahah mais ça voulait dire quoi "bientôt" ? Quand on porte quelqu'un, c'est clair que ça n'est pas le même "bientôt" que d'habitude. 
Les derniers mètres semblèrent durer une éternité, nos pieds étaient lourds, nous avancions de moins en moins rapidement. La porte de l'infirmerie semblait s'éloigner à chaque pas supplémentaire que nous réussissions à faire. J'avais chaud. Je sentis une goutte couler le long de ma temps gauche. Je l'essuyai rageusement d'une main, avant de réajuster pour la énième fois Manel sur mon épaule.
Mad finit enfin par poser sa main sur la poignée tant attendue, et ouvrir la porte sur ce qui me semblait maintenant être le Saint Graal. Nous déposions la jeune fille sur un lit proche de l'entrée lorsque Miss Lloyd arriva. Je jetai un coup d’œil à la Serdaigle. Elle dormait. *Sérieusement ?* On venait de passer un affreux moment à la traîner dans les couloirs et les escaliers, et elle elle s'était endormie ? Bon mieux valait ça que ses pleurs après tout. Au moins elle s'était calmée. De toute manière, ça n'était plus mes affaires, je m'en fichais totalement. Je racontai rapidement à l'infirmière ce qu'il s'était passé, avant de quitter la pièce avec la préfète. Je lui adressai un vague "salut", qu'elle ne devait probablement pas avoir entendu vu le volume que j'y avais mis, puis je lui tournai le dos et partit dans la direction opposée. Durant quelques minutes, je ne savais même plus où j'allais. J'étais fatiguée physiquement après cet épisode éreintant, mais aussi mentalement. Je ne me mettais pas souvent en colère, je n'étais pas habituée à bouillonner intérieurement, et ma tête s'était mise à me lancer dès que j'avais quitté la pièce emplie de blanc. Bien qu'il soit encore tôt, j'avais l'impression d'être en pleine soirée tant la matinée avait été mouvementée. Je serais bien allée me vautrer sur mon lit, mais il me restait encore des cours et mes livres à aller récupérer. *Mes livres !* C'était ça que j'avais oublié ! Je fis immédiatement demi-tour, abandonnant le trajet qui me menait à la salle commune et que mes pas avaient empruntés seuls. Pressant l'allure, j'arrivais essoufflée mais soulagée à l'endroit où se trouvait ma pile. Elle n'avait pas bougé, heureusement. Je la soulevais péniblement. 
Je pris tout mon temps pour retourner dans la salle bleue et bronze. Je ne tenais pas à rentrer une nouvelle fois dans qui que ce soit, ma matinée avait déjà été suffisamment chargée.

Fin du rp pour moi également. Merci beaucoup pour ce moment Miss, ce fut un plaisir d'écrire avec toi :)

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