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L'amour interdit des tableaux  Kroner, Meryl, Manel et Lucy 

Encore une longue journée à Poudlard, la grande école de sorcellerie. L’heure était avancée dans la soirée et la plupart des élèves quittaient la grande salle où ils avaient pris leur dîner. Il s’agissait d’un véritable banquet avec tellement de plats qu’il était impossible de tous les goûter un soir. Chacun allait de sa discussion en déjeunant : certains évoquaient les derniers potins, d’autres les derniers résultats de Quidditch. Un peu à l’écart de la masse, Noah mangeait avec un énorme livre de potions devant les yeux. Distrait, il amenait la cuillère à sa bouche sans même la regarder, fasciné par le chapitre évoquant la pierre philosophale. Depuis qu’il avait commencé les cours dans les cachots celle-ci était devenue l’un de ses sujets d’étude favoris tant ses propriétés étaient multiples comme mystérieux.

Personne ne s’était senti de le déranger dans sa lecture, ainsi, lorsqu’il leva la tête, il remarqua que la majeure partie des élèves de Serdaigle avait déserté la table pour rejoindre la salle commune. Ils n’avaient plus que quelques heures avant l’heure de se coucher. Noah devait absolument retourner à la bibliothèque avant de rentrer. En effet, le livre n’était pas du tout de son niveau et il n’avait eu l’autorisation de l’emprunter que sous la condition qu’il le ramènerait le jour même. Il ferma donc le gros ouvrage et entreprit de mettre un peu d’ordre devant lui. S’extirpant des bancs, il remercia d’un sourire l’elfe de maison qui réalisait le service du soir à ce niveau de la table.

Quittant la Grande Salle, il jeta derrière lui un œil rapide. Il ne restait plus que quelques élèves, surtout des Gryffondor, débattant de stratégies pour le match qui allait bientôt les opposer à Serpentard. Au loin, il aperçut quelques professeurs finir le contenu de leur verre en rigolant — ils devaient certainement s’échanger les dernières bêtises.

Pour gagner du temps, il gravit les escaliers deux à deux et par un miracle inespéré, ces derniers ne lui avaient pas joué trop de mauvais tour. Quand il arriva devant la bibliothèque, elle était sur le point de fermer et il du crier pour que la bibliothécaire attende. Il lui remit le livre comme prévu et celle-ci l’en remercia avant de le congédier — elle avait aussi certainement envie de se reposer.

C’est donc assez nonchalamment que Noah se dirigea vers la tour Serdaigle, à l’ouest du château. Maintenant qu’il était libéré de son obligation, il avait tout le temps de flâné dans ce labyrinthe que pouvait être Poudlard. Il était particulièrement attiré par les tableaux depuis sa première journée dans l’institution. Il avait d’ailleurs établi quelques bonnes relations grâce à son sourire et sa capacité à ne pas trop se faire entendre. Certains enfants, enfermés à jamais dans les toiles, lui souriaient gaiement sur son passage et il n’hésitait pas à leur rendre. Le jeune blondinet s’était toujours demandé quelle magie pouvait bien être à l’œuvre et surtout ce que pouvaient ressentir les personnages animés. Étaient-ils vraiment eux même une simple copie de la personne reproduite ? Difficile à dire. Certains semblaient plus vrais que nature alors que d’autres ne faisaient rien d’autre que la tache dans laquelle il avait été immortalisé. Très intéressé par la question de l’immortalité, le Serdaigle nota dans un coin de sa tête d’en toucher un mot à un Professeur. Peut-être qu’il pourrait avoir une réponse en cours de Sortilèges.

Continuant sa route, Noah s’étonna de ne pas croiser plus de monde. Est-il le seul à flâner dans les couloirs avant le couvre-feu ? Nul doute que certains se cachaient pour faire quelques farces ou pour recopier en vitesse des devoirs non faits. Il croisa bien un fantôme et un professeur qu’il ne sut identifier, mais tous deux ne firent pas vraiment attention à lui. L’avantage d’être en première année c’est qu’on passe un peu partout sans trop se faire remarquer. Un avantage de taille.

Lorsqu’il entendit un début de ronflement, le jeune homme comprit qu’il n’était plus très loin de la tour. En effet, comme il l’avait remarqué à son arrivée, à quelques pas du croisement entre le couloir et l’entrée de la tour se trouvait un tableau d’un vieux sorcier (il l’avait deviné grâce à la baguette magique qui faisait mine de tomber de sa poche) ronflant abondamment sur un fauteuil qui semblait des plus confortables. Juste après le premier banquet de l’année, il avait donné une petite pichenette sur le tableau ce qui avait eu pour conséquence de réveiller le vieil homme. Les tableaux tout autour lui avaient lancé des remerciements soulagés de ne plus entendre ce bruit du diable.

Une fois devant le tableau en question, rien ne semblait avoir changé. Le vieil homme était toujours sur son fauteuil, sa baguette toujours à deux doigts de tomber et ses voisins toujours aussi exaspérer. D’un sourire timide, Noah accompagne leur détresse, ne pouvant pas les sauver à chaque coup. Néanmoins, quelque chose semblait différent, comme un bruit, un son dont il n’arrivait pas à délimiter l’origine. Penchant son oreille vers le vide, il crut entendre un gémissement, puis un reniflement et une respiration lourde. Il lança un regard au tableau au-dessus du vieil homme et la dame, sa voisine, lui fit un geste de la main désignant le portrait à la droite du ronfleur.

Noah s’approcha doucement de celui-ci. Il n’avait rien de particulier sinon d’être une représentation d’un petit salon, pauvrement meublé et plutôt sale. Il fallut quelques minutes à notre blondinet pour découvrir, à l’extrémité de la toile, un homme recroquevillé sur lui même. On aurait pu croire qu’il était immobile, mais lorsqu’un reniflement se fit entendre à nouveau, Noah comprit qu’il en était l’origine. L’homme portait une casquette ancienne, un gilet et un pantalon à rayures. Ses chaussures semblaient usées et les bouts de ses doigts noirs de charbon. Remarquant la cheminée à la fenêtre crachant un lourd nuage noir, le jeune homme comprit qu’il devait s’agir d’un ouvrier et que la peinture devait représenter la Révolution industrielle.

Malgré le fait qu’il passait par là tous les jours, il ne lui semblait pas avoir déjà remarqué le tableau en question. Doucement, il approcha son visage au plus près de celui-ci et tenta de dire quelque chose sans vraiment savoir quoi :

–«  Euh… Vous… Allez bien ? », un peu bête en effet. S’il sanglotait comme ça c’est qu’il n’était pas au meilleur sa forme.

Quand le jeune ouvrier entendit ces mots (par-dessus ses sanglots), il leva la tête et lança un regard à Noah plein d’espoir. D’un coup d’un seul, il se leva sur ses deux jambes et s’approcha du premier plan de la toile. Il semblait vouloir dire quelque chose.

–«  …  »

À peine avait-il eu le temps d’ouvrir la bouche que Noah entendit des pas près de lui et tourna la tête pour en voir l’origine. Le message du portrait allait devoir attendre.

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"Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été" - Albert Camus
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Les Éclairs, une équipe du tonnerre ! - Lexie Campbell

L'amour interdit des tableaux  Kroner, Meryl, Manel et Lucy 

Lucy a la tête plongée dans ses fiches. Ses lunettes enchantées sur le nez, elle étudie. Les autres Gryffondor discutent du match qui va venir, contre les Serpentard. Lucy ira le voir, mais elle ne connait pas assez les règles de ce sport pour s'intéresser à la stratégie. Lucy fronce les sourcils, regrette qu'Evie ne soit plus là. Sa camarade l'aurait aidée à identifier la couleur qui se trouve sur sa fiche. Déçue de ne pas la reconnaître, Lucy retourne la carte. Elle déchiffre, écrit dans une typographie mécanique, le mot « Pourpre ». Elle le savait ! Entre le violet et le rouge, c'est le pourpre. Lucy repose ses cartes, regarde le plafond : le soir tombe sur la Grande Salle. Elle se masse les tempes du bout des doigts : voir, c'est plutôt fatiguant. Elle n'a ses lunettes enchantées que depuis quelques semaines et fait des progrès, mais ce n'est pas encore suffisant à son goût. Elle s'efforce de faire travailler sa vue en abandonnant ses autres sens : elle ne touche plus les murs en marchant, s'efforce de ne pas sentir les personnes qui passent à son niveau... Elle se perd encore dans Poudlard parce qu'elle n'a pas réussi à prendre tous ses repères visuels, alors que l'année est déjà bien avancée. Il lui est déjà arrivé de se retrouver perdue au point de devoir demander son chemin aux statues qui ne lui répondaient pas, jusqu'à ce qu'une charmante vieille femme sortie d'une marine lui indique la sortie vers le Grand Escalier.
Lucy regarde une dernière fois ses cartes et salue ses camarades avec un peu d'appréhension : elle n'a pas envie de se perdre, mais sa fierté est en jeu. Elle ne peut plus dépendre d'un ou d'une camarade, comme elle dépendait d'Evie avant d'avoir ses lunettes. Son sac sur les épaules, ses lunettes sur le nez, elle quitte la grande Salle. Elle sait qu'elle doit aller vers le haut et se rend dans les Grands Escaliers. C'est bon, elle reconnaît le chemin !
Elle reprend confiance, se tracasse un peu moins. Elle reprend ses fiches et essaye de les travailler sur le chemin. Après les couleurs, ce sont les formes qu'elle doit reconnaître : triangles, cercles, étoiles, nuages... Certains élèves qui la croisent se moquent d'elle et de ses fiches pour bébés, mais elle ne s'en rend pas compte. Lucy est concentrée.
Tellement concentrée... qu'elle finit par se perdre. Elle est dans un endroit à Poudlard qu'elle n'a jamais vu. Des tableaux autour d'elle discutent sans la voir. Elle ne les reconnaît pas. Elle range ses cartes dans la précipitation, s'empare de sa baguette dans la panique. Où peut-elle bien être ? Le couloir est assez large mais personne ne l'arpente. Le tapis, au sol, semble d'une douceur usée et sent... Non, elle doit le voir : le tapis au sol est bleu, vêtu d'un motif sur tout son contour, qui ressemble aux nuages de sa carte. Un motif abstrait se répète en son centre. Elle ne sait décidément pas où elle s'est fourrée...
Lucy se calme. Elle sait que paniquer ne va pas l'avancer outre mesure. Elle ajuste son sac sur son dos, cherche du regard un tableau sympatique qui l'aiderait à retrouver son chemin. Ils semblent tous occupés ou endormis... Ses pieds traînent un peu, la fatigue se fait ressentir. Lucy n'aime pas du tout cette situation. Elle décide d'aller de l'avant, traverse le couloir, en trouve un autre. Elle se laisse aller, guidée par ses pas. Elle touche de temps en temps le mur, sent qu'il est parfois un peu humide ou froid, retire ses doigts qui restent suspendus en l'air. Lucy ne doit pas toucher, elle doit voir. Ses couettes se cognent contre ses épaules, la gênent. Elle les défait. Ses cheveux sont libres, maintenant. Elle passe une main dedans, espérant qu'elle arriverait à trouver quelqu'un qui puisse l'aider.
Le couloir s'élargit légèrement. Les fenêtres sont plus larges, la nuit est plus noire. L'heure du couvre-feu semble approcher dangereusement. Elle espère réussir à rentrer en salle commune à temps. Il fait un peu plus frais : un frisson parcours Lucy, qui ajuste sa cape sur ses épaules et ressert son gilet.
Soudain, elle entend un bruit. Ce n'est pas très loin et c'est comme une conversation. Pas une voix feutrée, comme celle des tableaux, mais une voix humaine. Lucy plisse les yeux, cherche à trouver l'origine du son. Au fond du couloir, il y a un garçon. Il semble parler avec un tableau. Lucy peut lui demander son chemin ! Elle s'approche rapidement, ses cheveux un peu dans les yeux.
Le garçon s'est retourné à son approche. Il a les cheveux clairs comme ceux de Lucy, et porte un uniforme... vert ; non, bleu. Bleu, il est donc à Serdaigle. Il semble occupé, préoccupé. Le personnage sur le tableau, lui, semble en train de lui dire quelque chose d'important. Pourquoi ces messes basses ? Serait-il en train de faire quelque chose d'illégal ? Lucy est méfiante. Elle n'aimerait pas se fourrer dans quelque chose de louche. Pourtant, la curiosité l'emporte. Elle oublie qu'elle cherche son chemin vers la salle commune, fait fît de la fatigue, et demande, peut-être un peu grossièrement :

«  Vous faites quoi ?»

Même le plus petit serpent est consanguin.
Gryffondor du mois de Février 2016.
Avatar par hiba_tan.

L'amour interdit des tableaux  Kroner, Meryl, Manel et Lucy 

Aujourd'hui était un jour parfait pour la première année, elle avait reçut un optimale au cours d'histoire de la magie, elle avait bien fait sa potion et bien jeté ses sorts sans aucune difficultés, elle a reçu pleins de lettres de ses parents et des cadeaux qui étaient des livres.

Le soir était déjà venue il y'a quelques moments et tous les élèves étaient à la grande salle pour manger le banquet du soir, dans la table de Serdaigle tous le monde parlaient Quidditch ou se raconter les ragots de la semaine, Manel lisait son livre sur l'histoire de Poudlard, tous le monde à côté d'elle dégustaient de la viande bien préparer par les elfes de maisons travaillant au sous-sol dans les cuisines, Manel trouvait deux choses injustes dans ceux-ci : la maltraitance des animaux ( car oui, les manger c'est les maltraité ) et des elfes de maisons, elle trouvait ça injuste de manger de leur peau alors qu'eux avant d'être devenu comme ils sont dans l'assiette étaient des êtres humains, ils mangeaient, respiraient... Et maintenant on les mangeaient, les elfes de maisons, eux aussi, ils sont comme les humains, ils doivent se nourrir et respirer pour vivre et tout, et malgré qu'ils nous sont égaux, ils sont maltraité.

Les élèves sortaient de plus en plus de la grande salle jusqu'à avoir qu'une petite partie d'élèves, même les professeurs étaient allé se coucher. Après avoir bu son jus de citrouille et mangé un peu de pudding, Manel sortit de table et se dirigea vers la sortie, le couvre-feu n'allait pas tarder à venir et si un élève roderait toujours dans les couloirs, il sera punit et Manel ne voulait pas essayer se genre de choses, elle prit les escaliers et les monta, mais comme leur nom l'indique, ils n'en font qu'à leurs têtes, à la place de se dirigé vers l'ouest, ils se sont dirigé vers l'est, Manel dut descendre et remonter pour allé à sa direction directe.

Lorsque elle arriva à l'ouest du château pour accéder à la salle commune des Serdaigle, elle vit deux personnes à côté d'un tableau qui sanglotait.

«  Désolé de vous déranger mais il y aurait il un problème ? »

Manel Tovery, 1ère année au college Poudlard.
“L’été arrive, et la vie devient facile.”
"Mais vous savez, on peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres... Il suffit de se souvenir, d'allumer la lumière."
Ma Couleur : #2C75FF

L'amour interdit des tableaux  Kroner, Meryl, Manel et Lucy 

Cette journée c'était présenté comme n'importe quelle journée, Kroner c'était levé puis ensuite avait eu cours , il avait commencé par celui qu'il préférait l'Histoire de la Magie , il ne faisait pas particulièrement beau , l'automne commencer à arriver et ça ce voyait. Kroner finit donc sa journée par Potion, mais à la place de se rendre directement dans la Grande Salle pour y diner Kroner avait préféré se promener dans les couloirs . Kroner n'avait pas encore très faim et aimait avoir ces moments de solitude, où il pouvait s'échapper , et réfléchir tranquillement. Le jeune aiglon déambula dans le château, tout en repensant à son début d'année à Poudlard , cela faisait déjà quelque semaine qu'il était arrivé et il s'y sentait vraiment bien. Il se trouvait à Serdaigle et jamais il n'aurait pu penser qu'une simple maison dans une école , puisse le faire se sentir autant à sa place. Kroner n'avait jamais vraiment ressentit ce genre de sentiment , lui qui avait grandit dans un milieu très aisé , avec toute sorte de code social que Kroner trouvait totalement ridicule. Ici à Poudlard Kroner n'avait pas besoin de respecter tout cela , il pouvait faire ce qu'il voulait, sans se soucier de l'image renverrait si il ne faisait pas tout parfaitement. Il se sentait vraiment chez lui.


Après s'être promené une bonne vingtaine voir trentaine de minute Kroner se rendit à la Grande Salle ,accélérant légèrement, de peur de ne plus avoir assez de temps pour manger si il traînait trop longtemps. Arrivé à la Grande Salle Kroner se rendit compte qu'il n'était finalement pas vraiment en retard, certes ceux qui restait étaient certainement à la fin de leur repas , mais ils étaient encore nombreux. Le jeune garçon s'assit près d'un groupe de première ou deuxième année qui débattait sur le déroulement du match de Quidditch opposant Serdaigle à Serpentard. Même si l'aiglon participait de temps en temps à la discussion , il était bien trop occuper à finir son repas. Lors de sa petite promenade Kroner ne c'était pas rendu compte à quelle point il avait faim. Il dévora deux bon morceaux de steaks saignant , et reprit des pates . Et avala son jus de citrouille puis finit son pouding. Kroner se rendit compte qu'il avait complétement décroché de la discussion d'ailleurs ses camarades étaient déjà partie. Kroner maudit sa facilité qu'il avait de pouvoir décrocher totalement même en pleine discussion. Le jeune garçon n'avait pas envie de rentrait immédiatement dans sa salle commune mais même si il ne se dépêchait pas, il risquerait d'être en retard et d'arriver bien après le couvre feux. Kroner finit donc de manger en vitesse , prit son sac et quitta la Grande Salle pour se diriger ver sa Salle Commune.

Sur son chemin , vers la tour de Serdaigle , Kroner fut intrigué , il vit trois élèves qui avaient l'air d'écouter un tableau Le jeune garçon se rapprocha et reconnu deux des élèves sur trois. L'un d'eux était Manel Tovery une amie que Kroner avait rencontré à Londres, et l'autre était un première année de Serdaigle, Kroner ne lui avait jamais vraiment parlé , il ne connaissait que son prénom Noah. La troisième élève Kroner ne l'avait jamais vu, mais il déduit à son uniforme rouge qu'elle était à Griffondor et qu’elle était clairement loin de sa Salle Commune. Kroner s'adressa tout d'abord à Manel son amie:

-Salut Manel ! Vous faites quoi ici?

-Puis s'adressa au deux autres:

Je peux vous aider?

L'amour interdit des tableaux  Kroner, Meryl, Manel et Lucy 

S'étant construit un véritable bastion de livres et de parchemins, Meryl avait une fois encore décidée de passer la soirée à la bibliothèque. Elle n'était pas en retard sur ses devoirs, bien au contraire, elle avaient malheureusement déjà terminés tout ceux en sa possession. Désœuvrée, elle en était venu à tenter de lire pour s'occuper l'esprit, mais comme toujours lorsqu'elle n'était pas pleinement intéressée, les pensées de la fillette s'était misent à vagabonder. N'ayant pas prit garde à l'heure, c'est par la bibliothécaire que Meryl fut sorti de ses songes. La brune eut beau se répandre en excuse, elle du supporter une véritable leçon de moral quand aux horaires du lieu. Elle fut en prime sermonné pour l'état déplorable dans lequel elle avait mit sa table de travail. L'organisation n'avait jamais été le fort de la fillette.

Ainsi chassée de la bibliothèque, Meryl du se rendre à l'évidence : elle avait grand faim. Pourtant, elle détestait se rendre dans la grande salle, car elle savait d'avance qu'il s'y trouverait beaucoup trop d'autres élèves à son goût. Faisant le pied de grue à quelques pas des portes, elle était occupé à essayer de trouver le courage d'entrer. Elle ne parvint à se décider d'entrer qu'au moment où, quittant la salle, un élève ouvrit les portes et offrit à Meryl la vision d'une salle bien moins bombée que de coutume. La fillette s'avança donc, et s'installa le plus loin possible de tout les autres groupes encore présent. Elle mangea prestement, mais ce faisant, elle en vint à se demander quelle heure il pouvait être. Entre deux bouchée de tarte à la mélasse, elle tira de sa montre à gousset de son sac. Ciel, il était presque l'heure du couvre-feu ! Le reste de son dessert expédié, elle prit à pas pressés la direction de la tour des Serdaigles. Elle n'aimait guère devoir regagner sa salle commune dans la précipitation, car elle avait encore la fâcheuse tendance de se perdre au milieu de tout ses escaliers mouvants. Pourtant, c'est avec un sourire triomphant qu'elle parvint à retrouver son chemin.

Alors qu'elle allait rentrer et regagner le confort de son dortoir, une idée tout à fait saugrenue naquit dans l'esprit de la jeune fille. Elle trouvait toujours son chemin de façon assez aléatoire, malgré le fait que le jour de la rentrée soit à présent loin derrière elle. Il ne pouvait y avoir qu'une explication à cela : elle ne connaissait pas suffisamment son environnement. En rejoignant la tour ouest, elle n'avait pour ainsi dire croiser personne. Il serait donc trop bête de ne pas profiter des couloirs déserts ! Marchant à présent sur la pointe des pieds, Meryl se sentait comme la plus grande criminelle du monde en choisissant de ne pas rentrer tout de suite. Bien sûr, l'heure du couvre-feu n'était pas encore arrivée, quand bien même elle ne saurait plus tarder. Mais la brune n'avait pas une grande expérience en matière de bêtise, aussi se sentait elle tout à la fois excitée et terrifiée à l'idée de partir en vadrouille à une heure aussi indue.

C'est ainsi que la jeune Serdaigle pu déambuler le cœur ( presque ) léger, constatant avec plaisir qu'effectivement, plus personne n'empruntait les couloirs le soir venu ! La fillette perçu bien à certain moment des bruits de pas, situation dans lesquelles elle manquait de s'étouffer à force de retenir sa respiration. Elle avait beau ne pas être encore en faute, pour elle c'était tout comme. D'ailleurs, elle avait la sensation d'être partie en expédition depuis des heures, mais elle pouvait encore voir l'entrée de sa salle commune en se retournant. Vraiment, piètre exploratrice que voilà ! Cela étant, elle fini bel et bien par s'éloigner un peu, longeant les murs en tachant de limiter le bruit de ses pas ( en cela elle était aidé par les épais tapis qui couvrant le sol ).
Même les tableaux avaient le bon goût d'être tous endormis ! Meryl avait presque peur de ses personnages qui la suivait du regard lorsqu'elle en croisait au détour des murs du château. Vraiment, depuis sa rentrée, un rien parvenait à l'effrayer !

Alors qu'elle poursuivait son expédition, elle perçu le bruit d'une discussion. Aussitôt, elle se colla au mur qu'elle logeait, s'imaginant tout à fait invisible au milieu du couloir désert. Au début, Merylpu compter deux interlocuteurs, mais bientôt, il y en eut encore davantage. Persuadé d'assister à une réunion clandestine, elle demeura caché, bien décidé à attendre que le groupe formé se disperse de lui même. Le cœur de la fillette battait la chamade, ses oreilles étaient rendues sourdes par le bruit de ce dernier, et voilà que déjà elle se prenait à regretter son aventure. Elle ne savait pas exactement de quoi elle avait peur, mais l'imagination étant capable de fournir des monstres tout à fait terrifiants, elle resta blottit contre son coin de mur.

Quand une araignée eut la mauvaise idée de se glisser dans le col de la cape de Meryl, il fut très aisé à cette dernière de croire à une main crochue venue la ramener à sa salle. C'est donc en criant qu'elle bondit de sa cachette, courant à toutes jambes droit devant elle. Ayant réussit l'exploit de se faire peur à soit même, c'est tout juste si elle remarqua que sur le chemin de sa fuite se trouvait un groupe d'élève.

S'arrêtant net à leur hauteur, Meryl se trouva tout à fait ridicule. Elle s'était mise martel en tête toute seule, et voilà qu'elle allait passer pour une hystérique devant d'autres élèves. Parmi ses derniers, elle remarqua trois uniformes bleus, et sans doute les avait elle déjà croisé en salle commune. Du moins aurait elle pu s'en souvenir elle si elle n'était pas aussi distraite.

L'amour interdit des tableaux  Kroner, Meryl, Manel et Lucy 

Quittant le tableau du regard, Noah posa ses deux émeraudes sur la personne avançant vers lui. Elle ne semblait pas très à l’aise avec son environnement, c’est qu’il déduisit de sa démarche empreinte d’hésitation. C’est avec un regard plutôt froid — il ne le faisait pas vraiment exprès — que le jeune homme examina celle qui était venue à sa rencontre. La jeune fille avait de beaux cheveux d’une couleur difficilement identifiable, elle était originale au moins. Son visage semblait doux et la finesse de ses traits marquait encore cette jeunesse qu’il partageait avec elle. Elle portait la robe classique des élèves de Poudlard, les liserés de celle-ci étaient rouges, le rouge flamboyant de Gryffondor confirmé par le blason de la maison brodé. Le lion était l’emblème de celle-ci. Il était le signe du courage et de la détermination, deux qualificatifs qui, au premier regard, ne semblaient pas être les caractéristiques premières de la personne en face de lui. Mais il ne fallait pas juger trop vite, Noah savait qu’un livre pouvait être bien plus passionnant que sa couverture. La jeune Gryffondor portait également d’étranges lunettes, de toute évidence magiques, dont l’utilité resta un mystère pour l’aiglon.

De manière un peu rude et grossière, elle lui demanda ce qu’il faisait ici. Quelque peu étonné, Noah ne s’attendait pas à se faire sermonner par une première année comme lui. Peut-être que la maison de Godric était arrivée à un tel point d’immodestie que ses élèves se pensaient tout permis. Le jeune homme n’avait pas réellement d’ego, mais il ne se laissait jamais faire, habitude familiale. Il avait envie de lui répondre que ce n’était pas ses affaires et qu’elle pouvait bien aller voir ailleurs si elle n’était pas contente. Malheureusement, l’éthique que sa très chère familiale lui a enseignée lui interdisait de se confronter directement à quelqu’un sans savoir quelle place il jouait sur l’échiquier social. Bien sûr, Noah ne pensait pas à ces petites règles à chaque fois qu’il rencontrait quelqu’un, elles étaient déjà bien établies dans son esprit de sorte qu’il réagissait très mécaniquement à présent.

Prêt à répondre à la jeune Gryffondor, il n’eut même pas le temps d’ouvrir la bouche qu’il entendit de nouveaux bruits de pas. Le jeune homme jeta un œil à la nouvelle arrivante, oui une jeune fille encore une fois. De par sa taille et la formation de son visage, elle était certainement en première année. Elle semblait être un peu plus confiante que la première. Les liserés bleus, la proximité avec la Salle commune et le blason représentant un aigle brodé près de son épaule criaient à la Serdaigle. Elle était donc une camarde du blondinet. N’ayant pas fait beaucoup de relationnelles, Noah devait la connaître simplement de vue, mais il ne s’était jamais vraiment intéressé à elle. La jeune Serdaigle, dont les cheveux semblaient se rapprocher du noir de jais, prit également la parole.


« Y aurait-il un problème ? », demanda-t-elle.

La propension des élèves à se mêler de tous et n’importe quoi n’était donc pas une légende à Poudlard. Il n’était pas étonnant que l’on entende autant d’histoires d’aventures dans les couloirs du château. Noah n'en était pas en reste, il aurait pu simplement tourner les talons et se rendre vers les dortoirs, mais sa curiosité maladive était bien plus forte que lui. Le problème avec la maison de Rowena, c’est qu’ils n’étaient pas aussi courageux que les Gryffondor, mais bien plus curieux.

Expliquer ce qu’il se passait relever véritablement du challenge. En effet, il fallait revenir au vieux sorcier endormi, à son premier passage en début d’année, au tableau sanglotant et… D’ailleurs Noah avait complètement oublié celui-ci alors qu’il était son point d’intérêt originel. L’arrivée des deux élèves n’avait pas aidé à la concentration de celui qui se targuait d’avoir une parfaite maîtrise de lui-même. Bien sûr il serait impoli de congédier ses deux camarades pour étudier un peu plus le cas de l’ouvrier déprimé, mais le jeune homme n’avait guère envie de papoter.

C’est alors, avant même qu’il ne puisse répondre à l’une comme à l’autre, que de nouveaux participants déboulèrent à ce croisement qui semblait être un carrefour culturel majeur en cette soirée. Le premier était un jeune homme un peu moins grand que Noah (il l’était particulièrement) aux couleurs de Serdaigle, logique si près des dortoirs. Il s’avança vers eux sûr de lui et n’hésita pas à proposer son aide à un problème qu’il ne connaissait pas encore. Plutôt gentil comme garçon. Noah n’avait même pas expliqué la situation qu’il avait trois jeunes élèves proposant — plus ou moins — une forme d’aide, c’était quand même beau Poudlard.

D’un geste de l’index, le jeune homme pointa le tableau de l’ouvrier sanglotant l’air un peu las. Il ouvrit la bouche, décidé à se lancer dans ce qu’il allait être une explication, mais un cri se fit entendre à quelques pas. Le jeune homme sursauta puis se retourna pour découvrir d’où celui-ci provenait. Il tomba nez à nez avec une jeune fille, également à Serdaigle, qui semblait avoir eu la peur de sa vie alors même que c’était elle qui avait poussé le cri. Noah ne sut pas tout de suite comment analyser la situation tant elle semblait rocambolesque. Le visage interrogatif, il garda la bouche ouverte quelques secondes comme incapable de trouver les mots justes.

Bloquer telle une statue de pierre, il ne se réveilla qu’en entendant un nouveau cri :


- « HEY OH ! JE SUIS LÀ ! REGARDEZ-MOI ! », la voix était chevrotante, elle ne pouvait appartenir qu’à l’ouvrier du tableau. « IL FAUT QUE VOUS M’AIDIEZ ! JE SUIS TRISTE, JE N’EN PEUX PLUS ! ILS ME L’ONT ENLEVÉ, ILS M’ONT ENLEVÉ CELLE SANS QUI JE NE SUIS PLUS RIEN… Aidez-moi… Aidez-moi… »

L’ouvrier, au premier plan du cadre, tomba sur ses genoux la tête entre les mains pleurant ce qui devait être de chaudes larmes (difficile à voir de là ils étaient). Les autres tableaux, ceux qui étaient encore debout, jetaient un œil compatissant à leur camarade sans vraiment pouvoir faire quoi que soit. Le jeune homme les avait déjà aidés une fois en réveillant le ronfleur et sa machine à bruit, ils attendaient peut-être de lui la même chose.

Préférant un geste à mille paroles, Noah désigna à nouveau le tableau à ses camarades et leur fit signe d’approcher pour mieux voir et mieux comprendre celui-ci.


« Que s’est-il passé ? » demanda l’aiglon. Il avait une voix plutôt douce et calme. Elle était empreinte d’une certaine forme de confiance et de détermination. On avait l’impression qu’à chaque fois que le jeune blondinet ouvrait la bouche, il y mettait la même conviction que pour lancer le plus complexe des sorts.

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