Couloirs

Inscription
Connexion

Tentative de pardon  PV Rosalys L. et Noah B. 



James se tracassait l’esprit depuis sa rupture avec Rosalys. Il n'avait songé qu’à cette histoire depuis, et le pire dans tout ça, c’est qu’il s’en voulait. Il avait honte de lui, et ressentait même de la colère contre lui. Après réflexion, il aurait même voulu s’excuser au près d’Antony Vendrale pour l’avoir impliqué dans cette dispute.
Le garçon sortit dans la cour d’entrée et se dirigea vers les berges du lac, là où il avait donné rendez-vous à Rosalys il y a un an et demi maintenant. Le ciel gronda, on aurait dit qu’une personne jouait à la pétanque moldue, là-haut. Les nuages obscurcissaient le ciel rapidement, et ceux-là étaient remplis de pluie. Tant pis. James serait mouillé, cela lui rafraîchirait les idées, et il n’était pas à ça près de tomber malade. Il ne connaissait pas non plus un sortilège qui l’aiderait à se protéger de la pluie, il n'était qu’en Deuxième Année. D’ailleurs, pour un mois de juin, c’était étonnant que le mauvais temps se trouve dans le ciel.
Le préfet de Poufsouffle marchait droit devant lui mais manqua de trébucher sur une butte de terre. À vrai dire, il ne levait pas les pieds, mais les traînait au sol, dépouillé de toute conviction et de volonté.

La pluie tomba inéluctablement sur le parc de Poudlard, et comme par hasard, cela correspondait parfaitement à ses sentiments en ce moment. Un sentiment contradictoire s’était installé en lui. À la fois cette envie, cette attirance, ce désir
d’aimer, et en même temps cette perception de ne pas être prêt à aimer. Il avait treize ans. Il était jeune et avait le temps. Beaucoup de temps pour avoir des relations. Mais cette considération absurde et pourtant si perpétuelle - banale - dans les ruptures qui laissaient entrevoir ne serait-ce qu’une toute petite continuité le bouleversait et le rendait dingue.

James arriva devant une pierre qui lui était familière. Il s’y assit, rapprocha ses genoux de son torse, et les enlaça de ses bras qui se croisèrent. La pluie tambourinait autour de lui et sur lui quand un regain d’énergie le prit de court. Il ne pouvait peut-être pas sortir à nouveau avec Rosalys, mais ils pouvaient tout à fait rester amis.
Suffisamment trempé, le Poufsouffle se leva de sa pierre au bord du lac et décida de se rendre à la tour des Serdaigle. Il courra longtemps avant d’atteindre le hall d’entrée, souillé d’eau et de boue due aux éclaboussures de sa course presque interminable.
*Rusard aura du travail, au moins !* On n'aurait su dire si James montait les escaliers par quatre ou par six, mais il atteignit l’entrée de la Salle Commune des Serdaigle en cinq minutes - et Poudlard était assez grand.
Dernière modification par James Silvershade le 28 juillet 2017, 11 h 12, modifié 2 fois.

Love story turns easily into a tragedy - James et Rosalys

Tentative de pardon  PV Rosalys L. et Noah B. 

Il faisait triste, aujourd'hui. Le temps se concordait parfaitement avec l'humeur de Noah. La pluie, le temps gris, la tristesse, tout était là. L'enfant était complètement anéanti, mais il faisait de son mieux pour retenir la pluie de larmes que son coeur voulait faire sortir. Il n'avait plus goût à rien, les livres ne lui étaient d'aucune aide, pour une fois. Peut-être que finalement, avoir des amis dans ce genre de moments était quelque chose de bénéfique. Malheureusement, les amis n'étaient pas nombreux pour Noah, mais c'était sûrement parce qu'il les avait tous rejeté, ou parce qu'ils étaient tous partis sans dire un mot. Il repensait alors à Aurore Alcine. Son coeur battait vite rien qu'en pensant à elle, il se revoyait même danser avec elle lors du bal de Noël. Un léger sourire s'accrocha à ses lèvres mais disparu presque aussitôt. Il ne pouvait pas sourire, pas dans un moment pareil.

Noah avait décidé de partir se promener dans le château. Le fait de rester cloîtré dans son dortoir lui rappelait ce pourquoi il était triste, et il ne voulait pas que cela l'empêche de penser à autre chose. C'était sur son lit, qu'il avait appris la mauvaise nouvelle, la chouette de ses parents était arrivée, l'air de rien, sur l'appui de la fenêtre, tenant dans son bec une lettre qui lui était destinée. Noah ne s'était douté de rien, à ce moment-là. Il avait caressé l'animal comme il le faisait habituellement et lui avait donné un miamhibou. Aussitôt, la chouette s'était envolée, prête à braver une longue route pour retourner vers le manoir des Blodwell. Suite à cela, Noah était retourné dans son lit, préférant terminer le chapitre en cours de son livre avant de lire la fameuse. Peut-être n'aurait-il pas dû l'ouvrir, peut-être aurait-il dû attendre encore un peu. Il n'était pas prêt pour ça, mais c'était normal, quelle genre de personne pouvait l'être ? Qui pouvait être prêt à accepter la mort d'un être cher ? Car oui, c'était ça. Aujourd'hui, Noah avait perdu sa grand-mère. Le jeune garçon était tellement proche de sa famille qu'imaginer ne serait-ce qu'un instant être séparé d'un seul membre lui déchirait le coeur.

Il était donc sorti de son dortoir. Ses jambes étaient bien trop lourdes pour qu'il puisse continuer à marcher, mais il ne voulait pas rester là. Sa tête tournait, il commençait à ne pas se sentir bien. Mais il tenait bon, pour le moment. Noah ne souhaitait pas paraître faible, vulnérable. Il attendrait d'être dans un endroit calme pour enfin se lâcher, casser tout ce qui se trouvait en face de lui, mais surtout pleurer. Pleurer à chaudes larmes pour évacuer un peu la tristesse qui l'emparait.

Il était enfin dehors. Quelqu'un attendait devant la salle commune des Serdaigle, Noah ne le connaissait pas. Il était sûr de l'avoir déjà croisé, mais son nom, il ne s'en souvenait pas. À vrai dire, en ce moment, il n'avait pas vraiment la tête à ça, et puis, ça lui était un peu égal au final. Alors qu'il allait passer son chemin, laissant le garçon seul, Noah s'arrêta net. S'il était là, c'était peut-être pour quelque chose. Sa gentillesse n'était pas partie en même temps que sa grand-mère, et c'était une bonne chose, pour lui. S'il commençait à devenir méchant, le blondinet serait probablement perdu, destiné à ne jamais rien connaître à part la souffrance et la tristesse. Ce n'était pas ce qu'il voulait. La joie était bien plus intéressante à ses yeux.


« Excuse-moi, tu as besoin de quelque chose ? »

~ Miss Loewy est puissance ~ ; il me fallait une signature, souvenir du bon vieux temps... :3
Amy Holloway sur un balai c'est genre un minimoys sur un brin d'herbe
Mon code couleur : #662240

Tentative de pardon  PV Rosalys L. et Noah B. 

Un garçon blond dont le nom était inconnu à James sortit enfin de la Salle Commune des Serdaigle. James allait pouvoir lui demander de prévenir Rosalys qu’il était là, et l’attendait. Mais quelque chose clochait dans l’attitude du jeune Serdaigle. Sa mine grisaillait, et lorsqu’il aperçut le Poufsouffle, il réfléchit deux minutes avant de se décider d’aller le voir.

« Excuse-moi, tu as besoin de quelque chose ? »

Le Poufsouffle, perdu dans ses pensées, remarqua qu’il avait posé une question quelques secondes après.

« Euh… je cherche une fille, à Serdaigle. J’attendais que quelqu'un sorte ici pour la prévenir. Cela te dérangerait d’aller la chercher, si elle est là ? C’est Rosalys Lanoblis, en Deuxième Année. »

Le préfet de Poufsouffle se rendit compte qu’il ne s’était pas présenté, et il doutait que le Serdaigle le connaisse, vu que James ne le connaissait pas. Ce garçon le ressemblait, les cheveux blonds, mi-longs, yeux bleus, même taille - avec un an de différence pourtant - et se faisant du tracas en ce moment, du moins visiblement, ce garçon n’avait pas l’air dans toute sa forme. James se présenta.

« Au fait, moi c’est James Silvershade, préfet de Poufsouffle ! »

Il lui tendit une main toute trempée. Après réflexion, il la retira. Il avait un peu honte de lui tendre une main toute sale, pleine de boue. Ses cheveux aussi dégoulinaient, et même s’il n’avait pas tendu la main, il avait quand même honte de s'être présenté chez les Serdaigle avec cette allure. Il n’avait tellement pas eu le courage de retourner dans sa Salle Commune pour se changer, et il était pris dans un élan d’énergie qui l’avait fait monté jusqu'à la tour des Serdaigle. C’était seulement maintenant qu’il se rendait compte de son ridicule apparent.

« Désolé pour ma… mon… enfin… ma convenance… »

Il se gratta derrière la tête, gêné. Ce garçon devait le prendre pour un fou. Le « fou des Poufsouffle ». Est-ce qu’il allait accepter de retourner dans sa Salle Commune pour aller chercher Rosalys ? Il ne connaissait pas le mot de passe des Serdaigle, et jamais il ne se permettrait de rentrer dedans. Comment les bleus et bronze le regarderaient après ? Ils le toiseraient sûrement. Il ne voulait pas prendre ce risque.

Love story turns easily into a tragedy - James et Rosalys

Tentative de pardon  PV Rosalys L. et Noah B. 

Suite à la question posée par Noah, le jeune garçon répondit qu'en fait, il attendait quelqu'un. Rosalys apparemment. Enfin, il attendait surtout que quelqu'un, n'importe qui vienne à sa rencontre pour aller chercher la jeune fille. C'était évident, en fait, que l'intrus en tenue jaune et noire -et sale- attende quelqu'un, autrement il ne resterait pas devant la salle commune des Serdaigle. Noah se demandait bien ce qu'il voulait à Rosalys. Ils ne se connaissaient pas tant que ça, mais l'enfant avait déjà eu des contacts avec elle puisqu'ils faisaient tous les deux partie de l'équipe journalistique. En réfléchissant bien, le blondinet ne connaissait ses camarades que dans le cadre de la rédaction des articles, peut-être était-il temps de les connaitre un peu plus et de passer plus de temps avec chacune d'elles. Il était vraiment temps qu'il se remettre en question à propos de sa vie sociale !

« Au fait, moi c’est James Silvershade, préfet de Poufsouffle ! »

C'était pour ça, qu'il lui disait quelque chose : il était préfet. Généralement, ceux-ci ne passaient pas inaperçu, ils étaient plus ou moins connus de tout le monde, sauf de Noah, évidement. Il ne sortait de son dortoir que pour aller en cours et manger. Et pour pleurer, mais cela, c'était exceptionnel, lorsqu'il avait besoin d'évacuer toute la tristesse qu'il avait accumulé, comme aujourd'hui. Noah hocha simplement la tête et se présenta à son tour comme étant Noah Blodwell, le Rédacteur-en-Chef des Serdaigle. Un poste moins important que celui de préfet, mais qui lui plaisait beaucoup. À présent, l'enfant se demandait comment il avait durant tout ce temps sans le journalisme, il n'osait imaginer le jour où il perdrait son poste, s'il devait le perdre un jour. Mais il était certain que ça n'arriverait pas, après tout, il gérait ça bien, non ? Miss Holloway était sans doute fière de lui, enfin, il l'espérait.

« Désolé pour ma… mon… enfin… ma convenance… »

Noah décrocha un sourire pour la première fois depuis qu'il avait lu la lettre de ses parents, c'était un bon point, pour James. Lui qui était au bord des larmes à chaque seconde n'était pas non plus perdu dans sa tristesse, il y avait encore de l'espoir. L'enfant se demanda un instant pourquoi le blondinet -qui lui ressemblait beaucoup, d'ailleurs-, était aussi sale. Sûrement parce qu'il avait traîné dehors par ce mauvais temps, mais pourquoi ? Peut-être était-il triste, lui aussi ? C'était possible, après tout, néanmoins, il ne demanda pas. C'était personnel après tout, et Noah n'était pas assez proche de lui pour lui demander ce genre de choses. Ils venaient à peine de se rencontrer.

« Ce n'est pas grave, ne t'en fais pas. Je vais chercher Rosalys, je reviens dans un instant. »

Aussitôt dit, Noah s'en allait vers sa salle commune. Il n'allait pas tout de suite chercher sa camarade, mais passa avant dans la salle de bains des bleus et bronze à la recherche d'une serviette. James en aurait probablement besoin, surtout dans l'état où il se trouvait. Suite à cela, il revint vers le petit Salon où de nombreux élèves se trouvaient. Certains lisaient sur les petits fauteuils, d'autres faisaient leurs devoirs sur les tables de travail. Cela faisait penser à Noah qu'il fallait peut-être qu'il s'y mette aussi, d'autant plus que le lendemain, il devait rendre celui de Sortilège qu'il n'avait même pas encore commencé. Mais bon, en ce moment, il avait autre chose à penser. Chassant les pensées de sa tête, il chercha Rosalys dans la salle. Il ne lui fallut que quelques secondes pour la trouver.

« Rosalys ! Quelqu'un t'attend dans le couloir devant la salle commune. Je lui ai dit que je venais te chercher. Tu peux venir, s'il-te-plaît ? »

Sans attendre la réponse de la jeune fille, Noah tourna les talons et s'en alla de la salle complètement bleue. Une fois devant James, il lui tendit la serviette blanche qui allait probablement changer de couleur d'ici peu.

« C'est pour toi, pour que tu sois un peu plus présentable haha. J'ai prévenu Rosalys, elle devrait bientôt arriver. »

~ Miss Loewy est puissance ~ ; il me fallait une signature, souvenir du bon vieux temps... :3
Amy Holloway sur un balai c'est genre un minimoys sur un brin d'herbe
Mon code couleur : #662240

Tentative de pardon  PV Rosalys L. et Noah B. 

Reducio
Durant la deuxième année de Rosalys


Rosalys vaquait comme elle le pouvait à ses occupations. En effet, la fillette avait fini tout ses devoirs, avait relu trois fois ses notes et se tordait maintenant les pouces, essayant tant bien que mal de se concentrer sur "raison et sentiments", nouveau livre de Jane Austen qui, normalement, se faisait dévorer. Cependant, aujourd'hui, la Serdaigle n'avait guère envie de se pencher sur une histoire d'amour mielleuse et dramatique en même temps. Pour tout dire, elle n'avait envie de ne rien faire, si ce n'est peut-être se poser sur son lit et essayer de dormir. Se pencher sur ses nouveaux articles de journal pour l'Espi'Aigle était également une option. Après tout, la jeune fille n'avait encore rien écrit et ses habituelles fictions ne lui plaisaient plus. Elles n'étaient pas assez drôles et quand elles l'étaient, Rosalys avait la fâcheuse tendance de tout effacer, jugeant que son travail n'était pas bon. En plus de cela, depuis quelques minutes, Noah Blodwell, son boss, passait devant elle, sortait de la salle commune puis revenait.
La Serdaigle arrêta donc bientôt de (tenter de) lire et se concentra plutôt sur les allées et venues de son patron. Quand ce dernier revint de son dortoir avec une serviette dans les mains et sembla rechercher quelqu'un, Rosalys haussa les sourcils. Elle se demandait réellement qui il cherchait ainsi, avec une serviette dans les mains. Leurs yeux se croisèrent et Noah lui cria.


"Rosalys ! Quelqu'un t'attend dans le couloir devant la salle commune. Je lui ai dit que je venais te chercher. Tu peux venir, s'il-te-plaît ?"

La fillette haussa un peu plus haut les sourcils. Ainsi donc, c'était elle que cherchait Noah ? Quelqu'un souhaitait la voir de l'autre coté du mur de la salle commune. Dernièrement, la deuxième année n'était pas réellement sorti de son dortoir et n'avait pas été très présente pour ses amis. Elle avait rompu avec James, ou du moins, il avait rompu avec elle, une semaine auparavant. La blessure était donc toujours là, et bien ouverte.
Chassant ces pensées, Rosalys posa son livre sur la table basse en face d'elle et se leva, époussetant machinalement sa robe de sorcière. Elle sortit donc quelques secondes après Noah, dont elle entendit les dernières paroles.


"...devrait bientôt arriver."

Rosalys esquissa un sourire au parole du blond et se planta près de lui, lui adressant un grand sourire, n'ayant toujours pas regardé la personne en face d'elle. La blondinette remercia son "patron" et se retourna enfin vers la personne qui l'avait demandé.
Un hoquet lui échappa et la blondinette devint livide, faisant un pas en arrière. Devant elle se trouvait le préfet des Poufsouffle, son petit ami, pardon ex-petit-ami, James.

Code couleur : #002E9A
Love story turns easily into a tragedy - James et Rosalys
Adieu mes amis <3

Tentative de pardon  PV Rosalys L. et Noah B. 

La réaction de Rosalys fut telle, que James en fut tout aussi étonné. Pourquoi était-elle si stupéfaite ? En fait, peut-être que cela se comprenait. Il aurait sûrement réagi pareil s’il avait été dans son cas. La dernière fois qu’ils s’étaient vus, ils s’étaient disputés, et cela n’arrangeait forcément pas les choses en se voyant à nouveau maintenant, si peu de temps après leur rupture.
James hésitait quant à la prochaine réaction de la jeune fille, et d’ailleurs, il ne savait toujours pas quoi dire. Noah était toujours à côté, et il ne connaissait pas les histoires et la relation du Poufsouffle et de la Serdaigle. Ainsi, s’il voulait les aider, il n’avait pas trop le choix que de les laisser faire pour ne pas « aggraver » la relation.

« Salut… ! »

Le préfet avait lancé ça un peu sans réfléchir, sur un ton pas très diplomate. Il se concentra sur l’essentiel. Il voulait que, lui et Rosa, soient simplement de bons amis. Il ne voulait pas sortir à nouveau avec elle car il ne se sentait pas assez mûr. Avec un peu de recul, il trouvait cela un peu ridicule pour son âge aussi. Il espérait qu’elle allait accepter d’entretenir cette relation. Peut-être qu’elle aussi, après tout, ne se sentait pas prête. C’est vrai qu’ils avaient précipité les choses. Ils étaient sortis ensemble au bal de Noël de leur Première Année, alors qu’ils ne se connaissaient pas cinq mois plus tôt. Après un an et demi ensemble, ils avaient rompu à la fin du mois de mai, et le mois de juin venait à peine d’être entamé. Mais James n’avait pas voulu attendre pour la voir, et il avait eu ce moment de libre.

« Et bien… Comment vas-tu, après… ? »

Ces paroles n’étaient pas très mesurées, et il ressentait un froid entre eux. Son cœur battait légèrement plus vite que la normale, et il sentait son teint futilement rougir. Ce n’était pas dans ses habitudes de perdre ses moyens, bien au contraire, car James était souvent fier et sûr de lui. Mais il suffisait qu’une condition ne soit pas des autres pour qu’il perde sa contenance. Il se sentait dans le même embarras que Rosalys, et n’aimait pas cette posture – c’était ça, la condition. Il aimait se sentir confiant, présomptueux, mais ça n’était pas le cas à ce moment.

« Je sais que ça fait très peu de temps que… ‘fin voilà quoi… mais… »

Reducio
Désolé pour la brièveté de ce post :sweatingbullets: :/

Love story turns easily into a tragedy - James et Rosalys

Tentative de pardon  PV Rosalys L. et Noah B. 

Dès lors que Rosalys fut sortie de la salle commune des Serdaigle, Noah n'était plus qu'un souvenir auprès de ses deux camarades. C'était un sentiment assez désagréable d'ailleurs, le blondinet avait l'habitude d'être seul, mais jamais encore on ne l'avait snobé de cette façon. Voilà qu'il rendait service, par deux fois notamment, et aucun remerciement n'avait été fait en retour. C'était bien la peine de se déranger. Légèrement énervé par le comportement malpoli de James Silvershade, Noah s'en alla simplement, sans dire un mot. De toute façon, que pouvait-il ajouter de plus ? Il avait bien remarqué qu'il était de trop dans les environs. Et puis, il ne souhaitait pas rester une seconde de plus avec James. Peut-être exagérait-il les choses, mais la situation combinée à la triste nouvelle ne pouvait pas l'aider à penser autrement.

C'est ainsi que Noah s'en alla pour de bon, cette fois. Il ne savait pas exactement où il souhaitait aller, dehors il pleuvait, l'envie de se mouiller était inexistante. Peut-être irait-il dans une salle isolée, où peu de monde allait, mais laquelle ? Il ne savait pas, et il n'avait pas vraiment envie de réfléchir. Dans sa tête, c'était le bazar. Il tentait désespérément de ne pas penser sa grand-mère, mais en vain. Des souvenirs passés avec elle lui revenaient sans arrêt en tête, et l'enfant avait assez de mal à contenir sa peine et ses larmes. En réfléchissant un peu, il constata que jamais, il ne lui avait dit qu'il l'aimait. Bien sûr, il ne doutait pas que sa grand-mère ne sache pas ses sentiments à son égard, mais il était toujours mieux de le dire. C'étaient des paroles réconfortantes, et il regrettait un peu de ne pas y avoir fait plus attention.

Noah continuait d'avancer. Sur le chemin, plusieurs émotions s'entrechoquaient, tel point qu'il n'avait plus envie d'avancer. La tristesse qui envahissait son corps avait laissé un peu de place au regret et à la colère. Comment pouvait-il oser rester à Poudlard alors que sa famille avait besoin de lui ? Alors que bientôt, sa grand-mère partirait définitivement ? En restant dans le château, Noah savait qu'il n'aurait plus l'occasion de lui dire au revoir, et cela le mettait dans une colère noire. Pourquoi ses parents avaient-il décidé de lui envoyer un hibou au lieu de venir directement le chercher ici ? Peut-être pensaient-ils que cela lui ferait trop de peine, mais rester ici impuissant, c'était encore plus dur que d'affronter les choses.

Les larmes qu'il retenait depuis bien trop longtemps finirent par jaillir. Épuisé, Noah préféra s'asseoir derrière un escalier. De là où il était, personne n'était censé pouvoir le voir. Alors il en profita. C'était le seul moment où il s'autorisait à verser des larmes. Les yeux fermés, il appuya sa tête contre le mur. Il n'en pouvait plus. La fatigue et toutes les autres émotions qu'il ressentaient venaient de prendre le dessus. En s'endormant, Noah oubliait le malheur qui venait de s'abattre sur lui. Cela n'était valable que durant un court instant, mais cela lui ferait le plus grand bien.


_____________________
Fin du RPG pour moi, je vous laisse donc continuer. =)

~ Miss Loewy est puissance ~ ; il me fallait une signature, souvenir du bon vieux temps... :3
Amy Holloway sur un balai c'est genre un minimoys sur un brin d'herbe
Mon code couleur : #662240

Tentative de pardon  PV Rosalys L. et Noah B. 

Rosalys se remit bien vite de sa surprise, arborant une posture défensive, les traits tirés. Voir James sans y être préparée était vraiment la dernière chose que la fillette souhaitait... Et pourtant, c'est bien ce qui se passait en ce moment même. *Ah... Le Karma* pensa la jeune fille avant de voir Noah partir en trainant les pieds. Il faudra qu'elle aille lui dire deux mots à propos de James mais également le remercier pour être venue la chercher alors qu'il n'y était pas obligé. Le préfet de Poufsouffle se rappela d'ailleurs à elle lorsqu'il lança.

"Salut… !"

Rosalys le regarda sans vraiment comprendre pourquoi il la saluait. En fait, elle ne comprenait tout simplement pas pourquoi il était devant elle, en ce moment même, ni pourquoi il avait tenu à la voir. La fillette haussa donc les sourcils, dubitative, devant son "salut" plus qu'inapproprié. Sentant probablement sa grande perplexité, le jaune et noir se reprit et demanda, d'une voix gênée.

"Et bien… Comment vas-tu, après… ?"

Si elle n'avait pas été aussi incrédule, si atterrée par la situation, Rosalys aurait bien ri. Comment allait-elle ? Pffff. Comment James pouvait il seulement lui demander ? La Serdaigle secoua doucement la tête de découragement avant de planter son regard de jade dans les yeux bleus du préfet de Poufsouffle, déterminée et surtout, en colère par tant d'indélicatesse.

Le garçon commença à rougir et à paraitre mal à l'aise, du moins, encore plus qu'il ne l'était il y a quelques instants. La fillette espérait qu'il ne se mettrait pas à pleurer comme il en avait souvent l'habitude. Rosalys avait toujours eu du mal à rester de marbre devant James lorsqu'il versait une larme, même lorsqu'elle était énervée comme maintenant. Le préfet reprit, hésitant.


Je sais que ça fait très peu de temps que… ‘fin voilà quoi… mais…

Prenant sur elle, Rosalys serra les poings et gonfla légèrement ses joues. Elle en avait marre là tout de suite. Elle souhaitait simplement retourner dans sa salle commune et finir le livre de Jane Austen. Elle ne souhaitait plus rien entendre à propos du préfet des Poufsouffle. Elle désirait ardemment qu'il s'en aille. La jeune fille demanda donc assez brusquement à son camarade.

"Tu peux me dire explicitement ce que tu fous ici ?"

Rien que le mot "fous" aurait du décourager James et le faire déguerpir car au grand jamais, Rosalys n'avait été aussi rude dans ses paroles et dans les mots qu'elle choisissait.

Code couleur : #002E9A
Love story turns easily into a tragedy - James et Rosalys
Adieu mes amis <3

Tentative de pardon  PV Rosalys L. et Noah B. 

Reducio
Je m'excuse d'avance pour la brièveté de ce post :/


Noah s’en alla quelques secondes plus tard, et le préfet de Poufsouffle le remercia d’avoir prévenu Rosa et pour la serviette.

« Tu peux me dire explicitement ce que tu fous ici ? »

James ressentit comme une claque en pleine figure. Rosalys avait juste dit une dizaine de mots, et ils étaient on ne peut plus clair. Stoïque, le garçon ne savait absolument pas quoi répondre. C’était comme si toutes ses pensées s’étaient envolées pour laisser place au vide. Il était mal à l’aise, actuellement. Il voyait aussi que la jeune fille attendait qu’il parle, qu’il prononce juste un mot, ou qu’il fasse un geste. Elle avait l’air impatiente, et intriguée par sa venue, ou alors ce n’était pas du tout le cas. Le Poufsouffle essaya malgré tout de balbutier une phrase.

« Et bien… je… je voulais juste te voir… parce que cela m’est passé par la tête… Puis ses esprits semblèrent revenir. En fait… je voulais te demander quelque chose, mais je ne suis pas certain que tu vas être d’accord. Mais… vaut mieux quand même te demander… »

James voulait être sûr de ce qu’il allait dire, il ne voulait pas dire la chose qu’il avait à dire de travers ou quoi, mais bien qu’elle comprenne ce qu’il souhaitait vraiment. Il escomptait sincèrement qu’elle le voulait aussi : garder leur amitié, en dépit de leur rupture et leur précédente relation.

« Tu sais, je ne pense pas que nous étions prêts, ou du moins moi. Cela peut paraître un peu égoïste de ma part, mais je ne veux pas aimer pour de faux, faire semblant. Mais d’un autre côté, je t’apprécie bien, beaucoup même, simplement, je préfère que nous restions amis, tu comprends ce que je veux te dire ? »

Après sa longue phrase où il avait regardé la Serdaigle bien dans les yeux, il avait cherché à ce que cette dernière soit compréhensive par rapport à ses mots. Les mots
Reducio
référence à un RPG (solo ou non) qui arrivera prochainement…
sont un art qu’il est difficile de maîtriser convenablement, et ils peuvent être aussi puissants qu’un couteau qui vous transperce le cœur.
Peut-être que la jeune fille ne voudrait plus le voir, peut-être qu’elle trouvait odieux, et qu’elle avait juste envie de le gifler, mais il avait dit ce qu’il avait vraiment au fond de lui. Maintenant, tant pis si elle refusait sa proposition, et tant mieux pour lui si elle acceptait. C’était quitte ou double, sachant qu’une des deux options le tourmenterait encore longtemps, évidemment.


Reducio
Il est difficile de dire adieu lorsqu’on veut rester, compliqué de rire lorsqu’on veut pleurer, mais le plus terrible est de devoir oublier lorsqu’on veut aimer. –

Love story turns easily into a tragedy - James et Rosalys

Tentative de pardon  PV Rosalys L. et Noah B. 

C'est très, que dis-je, énormément énervée que Rosalys attendait la réponse de James qui d'ailleurs tardait un peu trop à son gout. La fillette trouvait le jeune homme drôlement culottée de venir ainsi la chercher jusque dans sa salle commune ! D'autant plus qu'il avait dérangé son collègue ! La blondinette en était sûre, même s'il se mettait à pleurer, elle ne flancherait pas, elle était trop fière, trop en colère pour cela. Le préfet de Poufsouffle balbutia alors, comme s'il avait la gorge nouée.

"Et bien… je… je voulais juste te voir… parce que cela m’est passé par la tête…" Il reprit son souffle et tenta d'expliquer davantage la raison de sa venue. "En fait… je voulais te demander quelque chose, mais je ne suis pas certain que tu vas être d’accord. Mais… vaut mieux quand même te demander…"

Rosalys le toisa, les bras refermés tout contre sa poitrine naissante et haussa son sourcil droit, méprisante. Allait-il réussir à faire une phrase correcte, sans bégaiement ? Mais surtout, allait-elle réussir à dire non, qu'importe la question que le jaune et noir lui poserait ? Elle avait le droit de lui en vouloir, non ? D'avoir mal ? De se tourner vers Antony qui était devenu au fil du temps son ami, une épaule sur qui s'appuyer quand tout allait mal ?

Elle avait le droit de lui dire "non"... Elle avait souffert puisqu'en perdant James comme petit ami, elle l'avait perdu comme ami. Pas seulement ami, d'ailleurs ! Elle avait perdu son MEILLEUR ami. Elle en avait voulu à Elesya de les avoir fait se rencontrer. Mais surtout, Rosalys s'en voulait à elle-même ! Elle avait été assez stupide pour tomber amoureuse !


"Tu sais, je ne pense pas que nous étions prêts, ou du moins moi. Cela peut paraître un peu égoïste de ma part, mais je ne veux pas aimer pour de faux, faire semblant. Mais d’un autre côté, je t’apprécie bien, beaucoup même, simplement, je préfère que nous restions amis, tu comprends ce que je veux te dire ?"

Rosalys l'entendit que d'une seule oreille. Elle avait soutenu quelques instants le regard azur du Poufsouffle avant de détourner les yeux. Doucement, mais indubitablement, la française avait senti de longs sillons froids se tracer le long de ses joues. Elle eut vite compris qu'il s'agissait de larmes et cacha rapidement ses joues à l'aide de ses mains au regard de James et tenta d'effacer les grosses gouttes d'eau. Seulement, plus elles disparaissaient, mieux elles revenaient... La voix entrecoupé de sanglots, la fillette articula tout en avançant vers son camarade.

"Tu penses sérieusement qu'on peut être amis ? Tout est brisé James... Je t'en veux tellement... Je M'EN VEUX tellement." La fillette marqua une pause afin de reprendre sa respiration. Elle avait l'impression d'étouffer. "Tu étais mon meilleur ami. Et à cause de nos sentiments, on a tout perdu... Tu as l'impression qu'on peut retrouver notre complicité ? Si c'est le cas, tu te trompes lourdement..."

Rosalys, au fur et à mesure de sa deuxième prise de parole, avait reculé loin de James. Elle le regarda quelques instants, ne cachant plus les larmes qui coulaient allègrement sur ses joues. Elle rouvrit une dernière fois la bouche.

"Il n'y a plus rien Jamesie... C'est fini."

Avant que James n'esquisse le moindre mouvement, Rosalys était déjà remontée dans sa salle commune, puis dans son dortoir pour pleurer tout son soûl, n'en revenant toujours pas d'avoir prononcé ces mots. Ceux d'un adieu définitif.


Reducio
Fin du RPG pour moi :) Au prochain ;)

PS : C'est toujours un plaisir d'écrire avec toi :blush:

Code couleur : #002E9A
Love story turns easily into a tragedy - James et Rosalys
Adieu mes amis <3

Tentative de pardon  PV Rosalys L. et Noah B. 

La Serdaigle était sortie de ses gonds. James ne l’avait jamais vue aussi en colère, aussi furieuse, depuis le temps qu’ils se connaissaient. Ces mots sortaient de sa bouche et pesaient leur poids. Ils étaient durs à recevoir pour James. Il avait essayé de paraître gentil lorsqu’il l’avait abordée, il y a quelques minutes, et voilà qu’elle lui hurlait dessus ce qu’il n’avait entendu de pire. A chaque fin de phrase, le garçon sentait son cœur battre de plus en plus fort. Il sentait le sang circuler dans ses veines.
Bientôt, il ne sentit plus ses jambes, et des étourdissements lui montèrent au crâne. Il aurait voulu s’appuyer quelque part, mais rien à sa portée. James inspira en cinq secondes, et souffla en huit. Il savait que cela l’aiderait, un peu.

Il avait perdu un peu le fil de la conversation, mais il capta bien les derniers mots que prononça la fille qui avait été son amie, et même plus.

« Il n'y a plus rien Jamesie... C'est fini. »

Alors voilà, c’était définitif. Sa tentative de pardon avait été vaine. Il pensait avoir fait du mieux qu’il avait pu, qu’il s’était comporté dignement, tel que le James qu’elle l’avait connu, une dernière fois ; mais Rosalys n’avait rien vu, n’avait rien montré. Ce petit espoir, envolé.
La jeune fille se tourna et se dirigea vers sa salle commune, laissant James en plan dans le couloir.

Grand moment de solitude chez le jaune et noir. Le calme était désormais omniprésent. Le garçon sentit son malaise prendre fin, et il put se diriger vers un mur, où il se laissa glisser pour finir assis. Il aurait du aller en cours de Métamorphose, mais actuellement il n’avait pas la foi, surtout pour de la Métamorphose. Il essaya de retracer depuis le début de sa rencontre avec Rosalys jusqu’à aujourd’hui.

Tout avait commencé lors d’une visite guidée du château en Première Année. Sa guide était Elesya Hamilton, une Gryffondor. La rouge et or avait fait rencontrer Rosalys et James lors de cette visite, justement. Ils s’étaient croisés une fois après, et avaient par la même occasion décidé de se revoir dans des circonstances pas vraiment en accord avec les règles, d’autant plus qu’il n’était pas préfet de Poufsouffle à ce moment là, et que donc une partie des règles ne lui était pas exclue (quand bien même il avait été préfet, il n’aurait pas été épargné d’une punition pour excursion nocturne).
Le lac avait été un endroit magique pour eux, où ils avaient passé des moments heureux.

Sa demande de l’accompagner au bal ayant été faite, Rosalys lui avait proposé de passer une partie des vacances d’été avec elle en France. Cela avait été un des moments les plus joyeux que James avait passé en compagnie de Rosalys. Ils avaient découvert qu’ils allaient être préfets ensemble, avaient fait leurs courses sur le chemin de traverse pour la rentrée tous les deux.
Fin septembre, décès de la mère de James. Le moral à zéro, il n’avait pas eu envie de se confier à la Serdaigle. Ça avait été le début de la décadence.

Tout était arrivé très vite. Mai, leur dispute, et aujourd’hui, leurs adieux.

Une pièce, en trois actes.


Fin.

Love story turns easily into a tragedy - James et Rosalys