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Le charivari des couloirs  PV 

Cent sept marches actuellement dans le champ de vision de Maïka. Moins les dix-huit élèves de Serdaigle qu'elle avait repérés depuis qu'elle était là, je retire sept, je retiens onze et...

Maïka arrêta de réfléchir à son calcul lorsqu'elle entendit des pas derrière elle. Elle se retourna vivement, avec un petit bond, pour découvrir qui était l'auteur de ces pas, pensant que c'était la personne qu'elle attendait. Mais non, ce n'était qu'un élève de Gryffondor, sans doute en troisième ou en quatrième année, qui servit d'ailleurs à Maïka un haussement de sourcils assez condescendant. Puisque la jeune fille avait généralement des réactions très vivantes – certains auraient dit exagérées –, elle recevait souvent des regards surpris ou moqueurs, alors elle n'y faisait plus vraiment attention.

Elle laissa donc le Gryffondor s'en aller sans l'interpeller et se remit à compter. Cette fois-ci, elle se focalisa sur le nombre d'élèves qui passaient près d'elle et qui touchaient une rampe. Elle arrêta cependant bien vite son opération et se mit à descendre des marches, puis à les remonter, inlassablement, tout en continuant à embrasser l'endroit du regard, dans l'espoir de repérer la personne qu'elle était censée retrouver dans les environs. Elle savait qu'elle aurait affaire au préfet de sa maison, qu'elle avait déjà aperçu quelques fois, qui avait des cheveux blonds et qui était assez jeune. Maïka avait une assez mauvaise mémoire des visages, alors elle craignait de ne pas le reconnaître lorsqu'il arriverait. Elle espérait que lui, il la reconnaîtrait.

Maïka n'avait pas vraiment demandé à passer ses prochaines minutes en compagnie du préfet de Poufsouffle, quoiqu'elle n'ait rien de particulier contre lui. Il était prévu qu'il lui fasse visiter les endroits les plus importants du château, et l'idée n'enchantait guère Maïka, tout simplement parce qu'elle aurait aimé profiter de son temps libre autrement. Mais bon ! James Silvershade avait reçu ses ordres de Wilhelm Heltowni, le directeur de Poufsouffle, alors il n'avait sans doute pas osé refuser et Maïka n'aurait jamais eu le culot de s'opposer à la décision d'une figure d'autorité. La rentrée n'avait eu lieu que depuis quelques jours et Maïka s'imaginait mal se mettre des professeurs à dos à cause d'un comportement insolent, surtout qu'il avait fait ce choix dans le seul but de l'aider. Elle avait ainsi suivi les instructions à la lettre, se rendant au lieu de rendez-vous indiqué, c'est-à-dire dans le grand escalier, près du tableau de Merwyn le Malicieux.

Les parents de Maïka avaient envoyé une lettre à l'école, mettant ainsi le professeur Heltowni au courant des troubles avec lesquels vivait leur fille. Ils voulaient qu'il se montre compréhensif envers elle et qu'il fasse de son mieux pour l'aider à s'intégrer et à suivre une scolarité plus ou moins normale. La première décision de l'enseignant allant en ce sens ne s'était pas faite attendre ; dès les premiers jours, il avait demandé à son préfet de faire une visite guidée à Maïka, histoire qu'elle puisse se repérer dans l'école immense. Si une seule personne donnait toute son énergie et son attention à Maïka, il y avait des chances pour que celle-ci réussisse à se contrer et parvienne à retenir les explications qu'on lui fournissait. Une visite groupée et rapide du château ne lui aurait pas suffi, car elle n'aurait pas pris la peine d'écouter, aurait été distraite par un tas de choses, et n'aurait pas été rappelée à l'ordre par le guide, tout simplement parce que celui-ci avait d'autres chats à fouetter et qu'il n'allait pas passer trois heures à expliquer à une gosse infernale que les toilettes des filles ne se trouvaient pas très loin de l'infirmerie.

Non, si vous vouliez que Maïka retienne ce que vous lui racontiez, il fallait que vous soyez seul avec elle et que vous lui consacriez tout votre temps et votre patience. C'était ce que le pauvre préfet était condamné à faire durant la prochaine heure. Ce jour-là, Maïka était pleine d'énergie, alors bonne chance, James, et puisse le sort t'être favorable !

Moins présente.

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Reducio
James est en Troisième Année pour ce RPG.


Le professeur Heltowni avait interpellé James il y a quelques jours de cela, très peu de temps après la rentrée. En effet, il commençait à bien connaître son préfet depuis le temps et savait qu’il pouvait compter sur lui. La petite nouvelle à Poufsouffle donnait quelque peu du fil à retordre au directeur de maison, et celui-ci avait confié à James qu’elle avait des troubles de concentration ou quelque chose dans le genre.
Apparement, elle était intenable, et dès qu’une simple information rentrait par une oreille, elle ressortait systématiquement par l’autre, sans passer par le cerveau - il faudra m’expliquer comment on fait. Le professeur d’Histoire de la Magie avait demandé à James de faire une visite personnalisée de Poudlard pour Maïka, histoire qu’elle retienne mieux ce qu’on lui disait. James avait aperçu la jeune fille dans la salle commune seulement une fois, et se souvenait vaguement de son visage, mais pouvait quand même la reconnaître s’il la voyait passer.

Le professeur Heltowni l’avait briefé sur Maïka et sur la tâche qu’il allait réaliser, avec aucune garantie d’en revenir vigoureux. Il fallait être toujours aux aguets, et ne pas hésiter à rappeler Maïka à la concentration. Passer une heure - même peut-être plus parce que le château était grand - à faire la visite guidée à une petite nouvelle aux réactions très vivantes ne faisait pas partie de ses plans pour l’après-midi. Mais James n’aurait jamais osé refuser un ordre de son directeur de maison. Le lieu de rendez-vous donné par James était le Grand Escalier. Peut-être que Maïka l’attendait déjà, toute excitée et impatiente.
Le préfet sortit de la salle commune et grimpa les escaliers pour atteindre le hall d’entrée. Il se dirigea vers le Grand Escalier et aperçut la jeune fille qu’il cherchait.
Il s’approcha d’elle et lui tapota l’épaule.


«  Maïka ? »

James sentait que cette après-midi n’allait pas être de tout repos, à son plus grand désarroi.

Love story turns easily into a tragedy - James et Rosalys

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Maïka ne s'attendait pas à ce qu'une main inconnue lui tapote ainsi l'épaule sans préalablement faire claironner le son de sa voix. Elle se retourna en un sursaut et entendit son prénom sortir de la bouche de l'élève qui l'avait drôlement accostée. Son visage lui était familier. Ce ne pouvait être que James.

« Tu m'as fait peur ! Salut, James. »

Elle laissa un léger sourire étirer les commissures de ses lèvres, parce qu'elle tenait à ce qu'il sache qu'elle n'était ni méchante, ni arrogante, ni insupportable. Enfin... Si, elle était insupportable, mais elle ne le faisait pas exprès, alors ça ne comptait pas. Le problème, quand vous étiez atteint de troubles de l'attention et d'hyperactivité, c'était que certaines personnes se méfiaient de vous sans même vous connaître. Ils s'attendaient au pire. Ils s'imaginaient un enfant roi, un gosse qui défiait inlassablement l'autorité, un inconscient dépourvu de bon sens. Les gens confondaient toujours tout.

« Je suis désolée de te faire perdre ton temps, ajouta-t-elle en resserrant sa cravate jaune et noire. Moi non plus, je n'ai pas très envie de faire ça. »

Sans penser que ses paroles pourraient être mal interprétées, elle jeta un œil aux alentours. Ils étaient au troisième étage et l'endroit grouillait de monde ; les cours s'étaient finis depuis quelques minutes, alors, forcément, c'était l'heure de pointe. C'était un florilège de capes noires qui défilait à vive allure dans ce drôle d'escalier. Maïka aurait préféré que la visite se fasse dans un contexte plus calme, mais malheureusement, on ne pouvait pas vider l'école le temps qu'on lui montre tous les lieux importants de Poudlard. Et puis, une bonne partie des élèves qu'elle voyait passer devant elle avaient un but, une destination. Beaucoup d'entre eux se seraient sans doute terrés dans leur salle commune d'ici une dizaine de minutes.

« Alors, on commence par quoi ? »

Le ton de sa voix indiquait clairement qu'elle était impatiente de faire quelque chose et que rester immobile dans ce recoin du grand escalier ne lui plaisait guère. Mais James était le guide et Maïka était la nouvelle, alors elle fit l'effort de ne pas prendre les devants et attendit sa réponse. Elle ne put s'empêcher, malgré tout, de donner de très légers coups dans l'escalier avec son pieds droit.

Moins présente.

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Maïka sursauta lorsqu’elle entendit son prénom et se retourna vers James. Leur après-midi démarrait dès maintenant et le garçon prit une grande inspiration.

« Tu m’as fait peur ! Salut, James. »

Le Troisième Année trouvait Maïka un peu gênée d’être là en esquissant un léger sourire. Elle prit la parole à nouveau, comme si elle s’excusait.

« Je suis désolée de te faire perdre ton temps. Moi non plus, je n'ai pas très envie de faire ça.

- Ne t’en fais pas, je vais essayer de rendre cette visite intéressante pour que ni toi ni moi ne nous ennuyons ! »

James lui rendit son sourire et réfléchit quelques instants à ce qu’ils pourraient faire maintenant. Le premier étage était la première étape d’un ordre logique. Puis ils iraient au deuxième étage et ainsi de suite, jusqu’où il n’y aurait plus aucune chose intéressante à voir. Comme si Maïka avait été dans ses pensées, la jeune fille demanda :

« Alors, on commence par quoi ?

- Je vais d’abord te montrer le premier étage, puis nous monterons au fur et à mesure. »

Il vit ensuite la jeune Première Année donner des coups de pieds dans l’escalier, mais James n'était plus surpris. C’était dans sa nature, et il fallait l’apprécier comme ça. Après tout, si elle n’avait pas de troubles, ce ne serait plus la Maïka qu’on connaît. Les deux Poufsouffle montèrent les quelques marches qui les séparaient de l’étage supérieur, avant de s’engouffrer dans l’aile principale. Il lui indiqua où se trouvait la salle de Défense contre les Forces du Mal, pièce dans laquelle il avait passé beaucoup de temps ces deux dernières années.
Lorsqu’ils avançaient, James détaillait ce qui se trouvait derrière chaque porte, en essayant de ne pas perdre la concentration de Maïka.

« Là, tu vois, ce sont les toilettes des filles, je n’ai pas le droit d’y entrer, évidemment. D’ailleurs, si tu as une envie pressante, vas-y maintenant, le château est grand et nous n’aurons pas le temps de tout voir si il faut que tu repasses par ici. »

James se sentait confiant et paternel. Il avait repéré que la jeune fille avait été distraite par moment, notamment par les élèves qui étaient sortis de leur cours il y a dix minutes. Il attendit la décision de sa cadette quant à aller aux toilettes.
S’ils passaient dix minutes par étages, plus cinq en comptant les étourderies de Maïka, moins les dix minutes qu’ils avaient passé à cet étage, ils auraient fini dans environ une heure et une vingtaine de minutes. Le garçon n’était pas pressé, il avait tout son temps, mais il avait un devoir de métamorphose à finir pour le lendemain, et il ne voulait pas travailler jusqu’à minuit sur une matière qu’il ne portait pas dans son cœur.
Distrait pendant quelques secondes par un élève qui courait dans un couloir, le Préfet-en-Chef se reconcentra sur Maïka.

Reducio
Post un peu court, désolé :/

Love story turns easily into a tragedy - James et Rosalys