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Am-is-our ?  PV Rosalys 

Antony ne savait pas du tout comment aborder le sujet. Cela faisait déjà quelques jours que la rentrée avait démarré, mais Rosalys n'était pas venu le voir... Pourtant, Antony lui avait bien envoyé une lettre cet été, alors qu'il était en vacances. Dans cette lettre, il n'avait pas essayé de s'expliquer ou même de demander de justification, non. Il avait préféré demandé à Rosalys, sa camarade bleue, de se retrouver à la rentrée en face-à-face pour pouvoir s'exprimer clairement. Elle ne lui avait pas répondu. Il avait longuement attendu, il n'avait cependant reçu aucun hibou de réponse. Est-ce qu'il s'était perdu ? Cela paraissait peut probable. Est-ce que Rosalys avait seulement tenté de lui répondre ? Des deux solutions, cela semblait être celle-ci la bonne. Mais alors pourquoi n'avait-elle pas tenté le dialogue dès la rentrée ? Antony et elle se connaissaient bien, s'il y avait un problème, ils pouvaient se le dire, même... même un problème de cœur...

Un problème... C'était malheureusement comme ça qu'Antony percevait les sentiments que sa camarade éprouvait pour lui. Le dernier jour de cours à Poudlard, et alors qu'Antony arrivait à l’hôtel, à Londres, le soir du départ, il avait reçu un hibou de la part de Rosalys. Quand l'avait-elle envoyé ? Est-ce qu'elle avait espéré que le Serpentard le reçoive plus tôt et vienne lui en parler dans le train ? Antony l'avait informé plus tard, dans sa propre lettre, que si telle avait été l'intention de la jeune fille, Antony n'avait pas reçu la déclaration d'amour à temps.

Mais puisque Rosalys ne souhaitait visiblement pas faire le premier pas, Antony le ferait. C'est pourquoi ce soir-là, Antony, alors que tout le monde dînait dans la grande salle, s'était levé de sa table et dirigé vers Rosalys, alors qu'elle semblait terminer de dîner. Antony ne savait pas vraiment par quoi commencer, un nœud lui tordait l'estomac et il se rendit compte malgré lui, et sûrement un peu trop tard que chaque pas devenait plus difficile.
Qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir lui dire... ? Comment lui expliquer qu'il ne partageait pas ses sentiments ? Elle n'allait tout de même pas se braquer ? Antony aurait sûrement du mal à trouver ses mots, il n'avait jamais fait ça, repousser les sentiments de quelqu'un...

Mais déjà, il arriva enfin à son niveau, juste derrière, elle, sans qu'elle ne semble le remarquer et alors qu'il projetait une légère ombre sur le repas de la Serdaigle.


« Heu... Hey... ! Rosalys... ! Comment ça va ? On peut aller parler deux secondes s'il te plaît ? »

Antony ne prit pas même le temps de retrouver sa camarade après ces quelques mois de vacances sans se voir. Il la saisit par la manche, tandis qu'elle n'eut que le temps de prendre ses affaires et de le suivre.

L'avoir ainsi dos à lui le rassurait, il n'avait pas à affronter son regard, qu'il soit interrogateur ou emprunt de tristesse, de joie ou de doute.

Antony emprunta le premier couloir qu'il trouva, puis un second, puis un troisième, un escalier, et enfin s'arrêta, se tournant vers Rosalys.


Reducio
Les actions du personnage de Rosalys sont réalisées après l'avoir consulté.

~ Antony n’est point un drame, Antony n’est point une tragédie, Antony n’est point une pièce de théâtre, Antony est une scène d’amour, de jalousie, de colère, en cinq actes. ~
~ Famille Schialom ~
Do not go gentle into that good night.

Am-is-our ?  PV Rosalys 

Rosalys avait passé un été tout bonnement effroyable. Ses parents avaient divorcés, son père était en liberté malgré ses actes et avait obtenu la garde d'Éléonore. Clémence était au fond du trou, Amélia avait disparu de la circulation, les deux adultes abandonnant ainsi la jeune Serdaigle. Durant cet été, la blondinette avait grandi d'un seul coup, prenant soin d'elle même, sortant seule dehors pour remplir le frigo et l'armoire à pharmacie. Sa seule compagnie, dans le cottage français, était son journal, les enfants des voisins la rejetant à cause des rumeurs que sa stupide jumelle avait perpétré. La bleue et bronze n'avait donc pas eu une seule seconde pour repenser à son chez elle, à savoir Poudlard. Au fur et à mesure, la belle enfant avait perdu son sourire, les éclats de joie de vivre dans ses yeux et avait revêtu un masque froid, rigide et intransigeant. Elle ne laisserait plus jamais quelqu'un la blesser.

Seulement, son caractère n'était pas le seul à avoir changé. La petite avait de plus en plus de mal à tenir sa baguette dans les mains, comme si cette dernière la rejetait. Sa magie semblait également s'être métamorphoser. C'est à tout cela que pensait Rosalys, pendant le discours du professeur Loewy, durant le banquet où elle n'avala presque rien. Ses camarades avaient bien tenté de lui parler mais ils se prenaient des vents majestueux. Ils avaient donc fini par abandonner. La bleue et bronze, quand elle eut fini son semblant de repas, prit un bout de pain sur la table et s'apprêtait à sortir quand elle entendit une voix dans son dos.


"Heu... Hey... ! Rosalys... ! Comment ça va ? On peut aller parler deux secondes s'il te plaît ?"

La fillette soupira. Elle aurait voulu marcher un peu dans le parc, après le couvre feu... Cependant, elle n'eut guère le temps de dire non. La personne qui souhaitait lui parler la trainait déjà hors de la salle puis dans les escaliers et les couloirs. Rosalys la suivait sans trop se poser de questions, se laissant aller, les yeux dans le vide et la tête emplie de brume. C'est alors qu'ils s'arrêtèrent et que la Serdaigle vit enfin le visage de celui qui la trainait depuis plusieurs minutes.

"Antony Vendrale." cracha la fillette. "Pourquoi j'suis là ? Qu'est c'tu veux ?" continua-t-elle, clairement sur la défensive. "Tu viens juste d'me priver d'une balade au clair de lune dans l'parc... J'te dis pas merci. Maint'nant, j'vais d'voir trouver un moyen d'sortir sans qu'cet idiot de Rusard me choppe."

La dernière phrase avait été prononcé avec mépris et Rosalys regardait son camarade, autrefois ami, avec des éclairs dans les yeux. Si elle tenait encore beaucoup à Antony, la blondinette ne voulait plus jamais autant souffrir que cet été là et pour ça, il fallait qu'elle demeure seule. Sans amis, elle ne souffrirait plus jamais.

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Adieu mes amis <3

Am-is-our ?  PV Rosalys 

*Pardon ?* Qu'est-ce Rosalys venait de lui dire ? Mais surtout comment venait - elle de lui dire ? Qu'est-ce qui lui arrivait ? Qu'est-ce qui lui prenait ? Antony ne l'avait jamais vu comme ça ! Est-ce qu'elle le détestait déjà pour la réponse qu'il s'apprêtait à lui donner ? S'y attendait - elle ?
Quelques années auparavant, les mots se seraient coincés complètement dans la gorge d'Antony, peut-être même n'aurait - il finit par ne rien dire. Mais ce ne fut pas sa réaction aujourd'hui. Après tout même si elle l'aimait, Rosalys n'avait rien à exiger de lui !
Antony se redressa droit comme un piquet, sûr de lui.


"Pardon ? Qu'est-ce ce que tu viens de dire ? Heu... C'est moi Rosalys ! C'est Antony. Ça va bien de me parler comme ça ?"

Antony ne voulait pas vraiment se montrer sur la défensive, mais elle lui était quand même sautée dessus.

"C'est parce que tu m'aimes, c'est ça ?"

Antony l'avait laissé sortir sans le vouloir. Ça l'avait échappé. Il n'avait pas du tout prévu d'amener les choses comme ça... Lui aussi devenait impulsif visiblement.

L'espace d'un court instant, il n'osa pas la regarder dans les yeux. Mais il releva rapidement la tête et soutint son regard.


"Désolé... Mais c'est pour ça non ? Je suis désolé Rosalys, mais... Je ne veux vraiment pas être méchant, je veux dire, je t'adore et tout, mais... Enfin... On s'entend vraiment bien et... Mais... Je ne crois pas, non en fait, j'en suis sûr, désolé, mais je ne partage pas tes sentiments. Voilà."

Antony se balança sur ses pieds, puis resta planté là, droit dans ses bottes, mais triste de devoir décevoir ainsi Rosalys.

~ Antony n’est point un drame, Antony n’est point une tragédie, Antony n’est point une pièce de théâtre, Antony est une scène d’amour, de jalousie, de colère, en cinq actes. ~
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Am-is-our ?  PV Rosalys 

Si Rosalys avait regretté ses mots à l'encontre d'Antony, la fillette n'en avait rien laissé paraitre et avait ainsi croisé les bras comme pour se protéger de son camarade. Ce dernier semblait d'ailleurs très surpris de la manière, assez agressive, faut le dire, dont la bleue et bronze lui avait parlé. Le jeune homme blond s'était alors redressé, quand il avait reprit ses esprits de toute sa hauteur, dépassant de quelques centimètre la petite Serdaigle et lui rétorqua, sûr de lui.

"Pardon ? Qu'est-ce ce que tu viens de dire ? Heu... C'est moi Rosalys ! C'est Antony. Ça va bien de me parler comme ça ?" Il avait laissé quelques secondes passer avant de reprendre, sur la défensive. "C'est parce que tu m'aimes, c'est ça ?"

La fillette ne s'y attendait clairement pas. Elle afficha pendant quelques courtes minutes un air hébété mais Antony ne lui laissa guère le temps de reprendre ses esprits puisqu'il enchainait déjà, comme électrifié.


"Désolé... Mais c'est pour ça non ? Je suis désolé Rosalys, mais... Je ne veux vraiment pas être méchant, je veux dire, je t'adore et tout, mais... Enfin... On s'entend vraiment bien et... Mais... Je ne crois pas, non en fait, j'en suis sûr, désolé, mais je ne partage pas tes sentiments. Voilà."

Elle était choquée. La fillette ne comprenait pas pourquoi son ami lui disait tout ça. Elle n'était pourtant pas amoureuse de lui... Oh bien sûr, elle avait eu un petit crush sur lui, après James, mais elle avait tout simplement confondu amour et gratitude/admiration. Seulement, elle ne souvenait pas d'avoir jamais parlé de ses sentiments au vert et argent...

C'est alors qu'elle se souvint. Mad, le chaudron, le pari, mais surtout, le gage que la jolie Serdaigle avait eu lorsqu'elle avait perdu. Elle se souvenait parfaitement désormais de la lettre qu'elle avait écrite, des mots qu'elle avait couché sur le papier. Comme elle était heureuse qu'Antony n'ait pas pris ses sentiments au sérieux... Elle aurait été bien embêtée s'il lui avait répondu que ses sentiments étaient les mêmes...


"Cette lettre était fausse..." avoua t-elle doucement, sa colère disparue.

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