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La lionne et le chat  PV 

Yuzu se baladait dans les couloirs du château. Il devait être deux ou trois heures du matin et aucun bruit ne retentissait dans les lieux résonants. Juste les pas délicats de la japonaise qui avançait le long des pierres plongées dans une obscurité à peine cassées par les bougie sur les murs. Yuzu été retombée dans un de ses travers, elle avait remis sa cravate verte, cette cravate que tout le monde confondait avec celle des Serpentard. Le reste de son code vestimentaire était un tailleur sur mesure, en cachemire avec des touches de soie, d’un bleu profond qui paraissait noir dans l’obscurité. Yuzu progressait avec un des derniers smartphones du commerce moldu détourné par sa mère pour que celui ci fonctionne à Poudlard, elle l’avait gardée même si celui-ci n’avait aucuns réseaux. Une fonctionnalité lui servait en ce moment même pour remplacer sa baguette et le sortilège de Lumos. Cette escapade devrait marquer la fin de sa batterie qui commençait à fatiguer, depuis que celle-ci était rentrée en septembre, impossible de la recharger et bien que la japonaise essayait au maximum de ne pas l’utiliser pour la vider, le moment fatidique que tout moldu redoutait se rapprochait peu à peu. L’asiatique descendait à présent les marches, afin de rejoindre le second étage pour le parcourir. Ce n’est qu’une fois arrivée qu’elle fit une pause rapide regardant un élément sur le mur.

J’avais enfin rejoint ce maudit deuxième étage, pour une raison qui m’échappait encore, celui-ci n’avait pas été totalement exploré et cartographié dans mon esprit. Soit, cette nuit serait la bonne. Je me remettais en mouvement quand je fus interpellée par ce qui semblait être un chat ? Me retournant alors pour faire face au miaulement je voyais la petite bête poilue juste derrière moi. Je connaissais ce chat c’était pas la première fois que je l’apercevais, mais normalement je l’apercevais juste du coin de l’œil et il se trouvait toujours très loin. Je m’en souvenais bien car à chaque fois que je le croisais, j’avais l’impression qu’il me regardait. « miaaaa »voilà qu’il savait même pas miauler en plus. Je me retournais pour foncer à nouveau dans les couloirs d’un pas sûr. L’air qui me chatouillait les poumons était froid, je le sentais entrer et glacer tout mon corps avant d’être réchauffé par celui-ci. Laissant ma main droite parcourir délicatement le mur pendant que je progressais, quelque chose me fit trébucher. Ça venait de derrière moi. Je tombais alors comme un vulgaire sac à patate qu’un ouvrier aurait lancé dans un camion pour le transport. Pointant la lumière de mon téléphone sur le responsable de cette chute, je voyais encore ce maudit chat qui miaula comme pour me narguer. *Tssss ce truc ne veuxpas me lâcher…* pensais-je avant d’ouvrir la bouche pour lui parler comme s’il était capable de comprendre ma langue.

-      Tu n’as donc pas de maitre ? Laisse-moi tranquille et va jouer ailleurs.

Je me relevais, enlevant la poussière de mon tailleur qui ne semblait pas avoir était abimé dans la chute. Je regardais à nouveau devant moi et le chat s’était assis juste là, il attendait. Je le regardais froidement, décidément je ne l’aimais pas, même si ce n’était surement pas sa faute. *tsss voilà que tu lui trouve des excuses*me dis-je a moi-même. Le regardant avec la lumière qui émanait de ma main gauche je lui faisais des signes pour qu’il s’en aille, l’invitant à me laisser tranquille et à retourner voir son maître. Je passais devant lui, il agitait sa queue comme s’il était heureux mais je me contentais de l’ignorer. Très vite je passais devant le bureau de la professeure d’étude des moldus, je n’avais jamais eu cours avec elle mais je la connaissais parce qu’elle était affiliée à Gryffondor et parfois elle était en salle commune. Elle avait juste un nom imprononçable mais soit elle n’était pas méchante.


Didling-Didling

Maudit téléphone, plus que vingt pourcents de batterie. Mais ça devrait être assez pour finir mon exploration et rentrer dans la salle commune. Dans le doute que la sonnerie a été entendu je me dépêchais de ne pas rester proche de sa salle de cours même si elle devait être du côté de la tour des Gryffondor. A cet heure tout le monde devait dormir. Tournant mon corps pour prendre un couloir perpendiculaire au miens j’entendis encore le chat. Ça commençait à m’agacer sérieusement luttant pour garder ma tronche inexpressive et Izanagi sait que c’est parfois dur de la garder. Je posais ma main sur mon front. Finalement je soufflai puis me mis accroupit pour tendre la main vers la petite bête. Cette chose me griffa l’index en miaulant. Mon dieu je détestait les animaux. Si seulement j’avais ma baguette il serait déjà pétrifié. Je laissai quelque petite goutes tomber sur le sol, puis je ré avança plus calmement pour le caresser. Il était étonnement doux.

-      Alors mon grand tu t’es perdu ? tu veux que je te ramène chez ton propriétaire hum ?


Je parlais à ce chat comme si c’était un humain, je me trouvais stupide, encore plus que d’habitude. Je n’aimais pas me sentir stupide, parfois ce sentiment était présent et parfois non. Quand j’étais avec Charlie j’étais bien en y repensant, mais on n’était pas dans la même classe et toute les fois où elle était pas avec moi…pfff c’est sans importance…enfin…non…peut être… Encore ces espèces de dilemmes qui apparaissait dans mon esprit comme le ferait un ange et un démon sur chaque épaule. Je ne savais même pas quoi penser de moi-même… Je m’allongeais sur le dos, au diable ma veste et ma jupe, le chat miaulait encore…Non je me relevais il ne fallait pas que je salisse mes vêtements.


Didling-didling

*Merde ! j’l’avais pas mis en silencieux celui-là ? * me dis-je en le plaçant cette fois sur un mode discret. « Miaaaa »*mais tais-toi le chat ! *

-      Allez oust, rentre voir ton maitre ou va chasser les souris mais laisse-moi tranquille.

D’un autre coté je ne pouvais pas le laisser la… peut être que je devais le ramener dans la salle commune de Gryffondor et que c’était pour ça qu’il me suivait. Je regardais ma veste en cachemire. Il fallait avouer que ça m’embêtait de mettre des poils dessus mais si c’était le prix de la liberté…J’agrippais le chat pour le prendre dans mes bras, celui-ci se laissa faire mais continuait de miauler. J’entendais des pas… *merde à  cause de lui quelqu’un se ramène* Je me mis à marcher dans le sens opposé bruit des pas en question, c’était dur, il y avait tellement d’écho…

-      Tais-toi, je te ramène mais je t’en prie tais toi tu vas nous faire repérer.

Il ne fallait surtout pas que je me fasse attraper, on m’avait déjà bien trop remarqué depuis la rentrée… Pourquoi tout part toujours en figue ? *bon dieu !!!...la lumière* Je la coupais tout en tournant à droite lors d’une intersection

-      Chuuuuuut !

Pourquoi la lumière était toujours présente ? je rentrais en collision avec quelqu'un.Ce n’était pas ma lumière, elle m’éblouissait, au sol je regardais cette lumière qui pointait vers moi gardant mon téléphone dans la main gauche tout en essayant de calmer le chat qui avait réussi à sauter me forçant à essayer de le rattraper. J’avais réussi à le toucher mais c’était trop tard il partait et je voyais celui-ci s’éloigner en courant grâce à la seule lumière présente.

Code couleur : #469277
*Picasso 2017, Peeves 2017, Gryffondor et élève du mois de Janvier 2018*
Ma lumière divine vous aveuglera tous !