Couloirs

Inscription
Connexion

 RPG +  À coups de griffes et de crocs (Y.A.)

04/10/2042


Triste journée qu’était celle-ci. Le brouillard opaque recouvrait le parc et le baignait dans une auréole de mystère où les ombres faisaient une joie de vous illusionner. Et Rey en voyait beaucoup, des ombres. Affalé contre la pierre encadrant une large fenêtre du couloir du deuxième étage, il observait avec méfiance les arabesques qui se dessinaient au loin. Depuis l’attaque de Poudlard, il n’avait pas mis les pieds dehors. Il ne l’avouerait pas devant Eliott et Kiara qui avaient partagé ce sombre épisode avec lui, mais il avait peur. Comme ils n’étaient pas tout à fait dans leur assiette non plus, le rouquin préférai leur épargner ses angoisses. Ils avaient surement assez des leurs.

Son cours de sortilège venait de finir et l’heure du repas était arrivé. Mais il n’avait pas d’appétit. Alors il restait là, comme un pantin vide de raison, à contempler les souvenirs passés, bien à l’abris entre les murs du château. La marque des ténèbres dans le ciel, les rayons de magie, les cris du combat, tous les jours dès lors qu’il tournait la tête vers le parc, il les revoyait. Pourtant, il n’en avait été que spectateur. Au fond, il maudissait sa faiblesse. Que n’aurait-il donné pour la sagesse d’un Serdaigle qui aurait considéré absurde de se laisser envahir par de simples visions, pour l’arrogance d’un Serpentard qui aurait regarder tout ça de haut en se croyant intouchable, pour le courage absurde d’un Gryffondor qui aurait plongé dans le brouillard pour surpasser sa peur. Mais Rey n’était rien de tout ça. Rey était un Poufsouffle apeuré par des choses qu’il avait vu de loin mais dont il en avait ressenti chaque trémolo.

Emotions. Voilà une drôle de malédiction qu’on lui avait donné là. Cette nuit-là, il n’avait jamais ressenti pareille tension, pareille angoisse. C’était comme si le château lui-même avait retenu son souffle et que Rey avait été capable de lire en lui. Le château ou ses habitants, peu importe. Et depuis ça ne l’avait pas quitté. Peut-être parce que tout le monde était encore un peu sur les nerfs ? Si rare sont les élèves ayant assisté au spectacle macabre, les évènements avaient été explicités par les professeurs. Ou tout du moins leur ombre. Aucun n’était revenu complètement indemne de leur combat. Et cela avait jeté un froid sur Poudlard.

Rey souffla par le nez à la manière d’un chat et se détourna de sa contemplation. Il n’allait tout de même pas rester figer là. Il se dirigea d’un pas trainant vers les escaliers, à défaut de manger, il pouvait toujours rejoindre sa salle commune en attendant son prochain cours. Il s ’apprêta à poser le pied sur la première marche lorsqu’il se fit bousculer par un groupe de Gryffondor qui venait dans son dos. Une des filles se retourna vers lui et une bouffée de colère le submergea immédiatement. Venait-elle de lui ou d’elle, il n’en était pas complètement sûr. La chose certaine par contre, c’était qu’il avait affaire à Yuzu Ame, une vraie teigne selon les rumeurs qui courraient. Il avait même entendu dire qu’elle avait déjà cassé la figure à quelqu’un. Il ne savait plus trop qui. Pauvre victime. Et parfaite distraction que voilà. Depuis qu’il avait pris ses quartiers à Poudlard, ses petites habitudes de bagarreurs de rue étaient restées dans le placard. Mais face à cette fille, l’excitation d’un affrontement lui montait déjà à la tête, elle lui donnait envie d’en découdre. Le garçon la provoqua alors. Bêtement. Pour penser à autre chose.

- T’as un problème ? lui balança-t-il avec humeur.

Reducio
Rey n'est pas Préfet-en-chef dans ce RP.

Capitaine et Poursuiveur des Frelons
*Le souffle des poufsouffles jamais ne s'étouffe*

 RPG +  À coups de griffes et de crocs (Y.A.)

Encore une journée des plus maussade dans le château. Les pierres au couleur du parc. L'herbe verte remplacée par un épais brouillard. Bloquée dans un cours théorique interminable l'oriental laissait ses pensées s'échapper au travers de son regard plongé dans la fenêtre du château. Sa tête soutenue par sa main, elle se laissait imaginer ce qu'elle pourrait faire dans ce parc embrumé. Cette brume cachant les horribles têtes de ses camarades pour son plus grand bien. Ses paupières commençaient à tomber comme le ferait un parachute déployé. Lentement ses yeux se laissait peut à peut plonger dans un noir abyssal. Loin de se douter de ce qu'il se passait dans le monde réel, elle laissait sa conscience naviguer au grès de ses pensées. Tout s’effondra quand elle fut réveillée par sa sœur assise à coté d'elle. la première vision fut celle de son professeur la regardant. Yuzu se frotta les yeux et esquissa un léger "pardon" qui fila comme un murmure.

Quand le cours se termina enfin pour laisser place au repas tout le monde sortait de la salle mais seule la petite oriental fut invitée à rester. Encore à moitiés perdu entre deux monde elle recevait ce qui semblait être des réprimandes bienveillante. Ce genre de réprimandes qui essayent de voir si tout se passe bien en même temps. Comme à son habitude Yuzu resta muette, regardant son professeur avec un air de quelqu'un mal réveillée. Quand cela fut fini elle fut libérée et elle passa le montant de la porte. Il fallu tout de même quelque minutes à celle ci pour émerger. Et quand ce fut le cas un troupeau de Gryffondor se trouvait juste devant elle. *tsss ils font chier à marcher comme ça ils monopolisent tout le couloir ces débiles*

- HOHO cassez vous du chemin les abruties !


Le groupe interpellé se retourna rapidement et vis Yuzu. Elle ne traina pas et doubla le troupeau de mouton insupportable venant de sa maison. Dans la précipitation elle bouscula un blaireau. Quand Yuzu se retourna celui ci avait l'air en colère. Pauvre petite bête il s'était fait bousculer et il était pas content ? ou il était déjà pas content avant de se faire bousculer ? Yuzu continua son chemin lorsqu'elle entendit.

- T’as un problème ?

Cette phrase sonnait comme celle envoyé par les petite racailles qui s'en prenait a son défunt petit frère. Elle se stoppa net sens en alerte et fixa le blaireau avec son visage inexpressif. Ça sentait mauvais il avait l'air d'avoir envie de se battre. L'asiatique ne donnerait pas le premier coup pour sur mais si elle devait riposter la sentence serait terrible pour le pauvre petit jaune perdu. Des années d’entrainement, Karate, Ninjutsu traditionnel, Krav-maga et autre enseigné par sa famille dans le but de devenir aurore pour leur solde. Loin de la mentalité du sport sa famille lui avait bien enseigner le véritable sens du terme Art Martial. Yuzu ne comptait pas les points mais en combien de temps elle neutralisait son adversaire avec le moins d’énergie possible. La seconde année resta plantée en face de l'excité de service prête à esquiver en gardant une distance convenable entre eux si jamais il se sentait pousser des ailes. Rapidement le groupe de Gryffondor s'agitait, lança diverse provocations au Poufsouffle et à la Gryffone qui faisait a présent face. Elle lança d'une voix complétement calme et monocorde.

- Si vous la fermez pas jvais vous fracasser en salle commune les bonobos cassez vous... elle émit un silence tandis que les plus jeunes du groupe s'étaient remit en route. Bien...que t'arrive t'il gamin ?

Pas une once de stress dans la voix ou le comportement de la japonaise, juste un visage froid, un regard sérieux plongé dans celui du jaune, une respiration calme et profonde. Les sens en éveil la japonaise attendait là pour esquiver tout les coups qui pourraient être distribuer dans les jambes ou au dessus de la ceinture. En réalité elle n’espérait pas se battre avec lui, il devait être trop faible et elle n'en tirerait aucune satisfaction, mais soit ! Le reste dépendait à présent de lui.

Code couleur : #469277
*Picasso 2017, Peeves 2017, Gryffondor et élève du mois de Janvier 2018*
Ma lumière divine vous aveuglera tous !

 RPG +  À coups de griffes et de crocs (Y.A.)

Rey s’attendait à un enchaînement fulgurant, à une correction éclair. Mais rien ne vient. La jeune fille se retourna et afficha un visage aussi neutre qu’une statue de d’albâtre. Mais son faciès n’était pas le seul à être dépourvu de toute émotion. Il ne percevait plus rien d’elle. La colère fulgurante s’était évanouie. Peut-être finalement, ne venait-elle que de lui. Toute cette tension due aux derniers événements le troublait-t-elle à ce point qu’il cherchait la moindre excuse pour s’emporter ? Peut-être bien. Mais sa vis-à-vis l’avait complètement douchée. Il avait l’impression d’être un idiot et ne savait plus trop pourquoi il était encore là à la fixer. Autour d’eux, le groupe de Gryffondor s’agita ce qui l’agaça. Il n’eut pas le temps de les envoyer balader que l’asiatique le devança.

« Si vous la fermez pas jvais vous fracasser en salle commune les bonobos cassez vous... »

Rey manqua de s’étouffer de rire tandis que des premières années prenaient leurs jambes à leu cou. Autant il trouvait la réplique amusante, autant le contraste entre ce qui sortait de la bouche de cette fille et l’attitude qu’elle affichait était saisissant. Le garçon n’était pas seulement surpris mais aussi fasciné. Avait-elle un contrôle total sur ses émotions ou juste sa façon de parler était juste déplorable ? En creusant un peu, peut-être qu’il parviendrait à le découvrir. Mais il avait la nette impression que ce nouveau défi était aussi délicat que dangereux. Tant mieux. Il avait besoin de se changer les idées et mise à part quelques os cassés, peut-être au vu du palmarès de la gryffondor, il ne craignait pas grand-chose. Dans son dos, il sentit tout le poids de l’opacité du parc et des terribles secrets qu’elle renfermait. La fameuse Yuzu Ame n’était qu’une enfant, tout comme lui. Il ne la craignait pas.

Il sourit au terme « gamin » qui sonnait tellement faux dans sa bouche. Certes c’était une fille. Certes, elle était probablement plus mature que lui. Mais elle était aussi petite que lui. Et presque aussi jeune. Un an de plus ou de moins, ça ne faisait pas de vous un « grand ». Il adopta une attitude nonchalante et haussa les épaules simplement.

- Rien que tu ne puisses régler… gamine.

Il ponctua son dernier mot d’une moue ironique mais un quolibet d’un gryffondor qui ne s’était pas enfuit le renfrogna. Ils les avaient presque oubliés. Alors que le rouge et or s’agitait et se rapprochait de lui, Rey visa mesquinement derrière le genou. L’agitateur s’écrasa au sol sans que le rouquin n’ait fait plus d’effort que ça. L’équilibre. Première leçon à retenir si on veut éviter de faire lamentablement échouer son plan de sauvetage et de finir salement amoché. Bon, c’était aussi un petit coup de frime. Il ne savait pas jusqu’où la réputation de la petite Ame était avérée alors il préférait prendre un peu les devants.

- Il n’y a rien à voir. Vous feriez me de l’écouter, grinça-t-il à l’intention du groupe trop bruyant.

Lorsqu’ils s’éloignèrent enfin, constatant que le poufsouffle avait perdu de son intérêt, le garçon se permit de la dévisager en cherchant, sans succès, à percer son masque de neutralité. C’était bien la première fois que ça lui arrivait. Perplexe, il passa une main dans ses cheveux et les ébouriffa avant de se lancer à l’assaut de cette forteresse que représentait la jeune fille.

- Comment se fait-il que ta façon de parler soit à mille lieux de ton attitude ? On dirait deux personnes dans un même corps. QUI es-tu ? Demanda-t-il d’un air faussement suspicieux, un sourire amusé au coin des lèvres.

Bien entendu, ce n’était pas son nom qu’il voulait, il le connaissait déjà. Mais peut-être que la fillette ne le comprendrait pas ainsi.

Capitaine et Poursuiveur des Frelons
*Le souffle des poufsouffles jamais ne s'étouffe*

 RPG +  À coups de griffes et de crocs (Y.A.)

Après tout ce cinéma finalement le blaireau rentrait dans sa tanière ? La lionne continuait de le regarder impassible tandis qu'il lui répondait en réutilisant les terme de Yuzu. Regardant le jaune s'agiter afin de mettre son corps en mouvement pour affliger un coup de pied à un gryffon pour le faire trébucher elle ne pu empêcher une pensée automatique. *Personne ne comprend jamais rien* Contre toute attente le groupe de gryffondor avait repris son chemin. Le troupeau de mouton se dispersait au plus grand bonheur de la japonaise. Les regardant partir du coin de l’œil faisant attention à ce que pourrait faire le poufsouffle devant elle, Yuzu fini par reporter son attention sur celui-ci quand il brisa une fois de plus le silence.

- Comment se fait-il que ta façon de parler soit à mille lieux de ton attitude ? On dirait deux personnes dans un même corps. QUI es-tu ?

Tel un rempart elle ne sourcilla pas une seconde. À vrai dire elle trouvait sa question stupide, il était évident que sa façon de parler dépendait de la situation, au delà de mettre un coup de pression sur cette bande de singes avec qui elle devait partager sa salle commune. Celui qui l'énervait le plus était sans hésitation Reece Taylor. Un deuxième année sans intérêt qui s'amusait à la provoquer constamment, il était bien souvent infatigable mais surtout complétement abrutie. Discriminant les sang-pur dont il faisait partie et les autres. Une vision arriérée surement donnée par ses parents. Yuzu l'avait provoquée une fois et avait menti sur ses origines pour le ridiculiser après l'avoir pétrifié. Quand ce fameux gryffondor qui faisait comme par hasard partie du groupe passa à proximité de Yuzu, avec dans la tête l'idée de lui lancer un sort, l'asiatique fit un pas calme en arrière après avoir entendu la formule pour l'esquiver. La seconde année tourna son regard vers celui-ci et se mis à marcher dans sa direction. À peine avait elle eu le temps d'enchainer deux pas que la japonaise se trouvait à présent complétement seule avec le poufsouffle, avec pour seule bruit l’écho des pas de Taylor. Elle tourna seulement la tête vers le garçon de la maison du blaireau, laissant son corps faire face à autre chose. Elle lui adressa un dernier regard vide avant de se tourner dos à lui.

L'ignorant totalement, Yuzu voulait seulement manger. Ainsi elle se mis une nouvelle fois à marcher en direction de la grande salle, enlevant au passage la baguette faisant office de pic a chignon pour lâcher ses cheveux. Laissant derrière elle une odeur de parfum fleuri, elle se concentrait sur les sons environnant. Plus particulièrement sur le son des pas que pourrait faire le garçon si il lui venait l'idée de la suivre pour faire je ne sait quoi. Prête une nouvelle fois à réagir si besoin son haori virevoltait au rythme des mouvements de son corps. Elle aurait cependant voulu lui demander comment était son rapport avec les combats et les arts martiaux, lui qui avait quelque bases mais l'appel du déjeuné était plus fort qu'une interaction sociale barbante.

Code couleur : #469277
*Picasso 2017, Peeves 2017, Gryffondor et élève du mois de Janvier 2018*
Ma lumière divine vous aveuglera tous !

 RPG +  À coups de griffes et de crocs (Y.A.)

Yuzu le regarda sans ciller et il fut évident qu'elle ne lui répondrait pas. Rey se renfrogna, il était face à un vrai mur. C'était très perturbant. Il avait la désagréable impression qu'elle le fixait sans le voir, à peine consciente qu'il existait. Peut-être qu'il se faisait des idées mais ça restait vexant. Pour donner le change, il croisa les bras sur son torse et plongea son regard mordoré dans celui de la jeune fill sans lâcher un mot de plus. Il espérait qu’elle se déciderait à communiquer. Interrompant un jeu de regard auquel Rey jouait vraisemblablement tout seul, un gros malin s’attaqua à la japonaise. Avec une nonchalance qui surprit le garçon, elle évita le sortilège et un seul pas en avant fit fuir l’inopportun. S’il fut impressionné, Rey se garda bien de le montrer. Il n’allait pas lui faire cette faveur. Il n'offrait son admiration qu'à ceux qui le méritaient vraiment et pour le moment, Yuzu Ame ne lui avait pas même donné l'impression qu'elle était à la hauteur de sa réputation. Il s'était peut-être trompé de personne. Et si c'était sa sœur jumelle ? Le doute s’immisça en Rey et il hésita à poser la question.

Elle ne lui laissa pas l'occasion de se questionner plus longtemps. Après un regard vide dans sa direction, la rouge et or se détourna et reprit sa route en l'ignorant superbement. Rey en resta bouche bée. Ce n'était pas une attitude qu'il voyait souvent chez les Poufsouffles toujours ouverts et prompt à la discussion sans aucune arrière-pensée. Un souffle revigorant de naturel et de bonne humeur en soit. Absolument le contraire de ce qu'il vivait là. Le garçon se posa alors mille questions. Devait-il la laisser partir sans rien dire ? Lui souhaiter “bon appétit” ? La retenir ? Un mouvement stoppa net ses pensées et le mit sur ses gardes. Mais la jeune fille venait juste de lâcher ses cheveux. Juste ? Une tige drôlement sculptée qu'elle venait de récupérer dans sa main attira l'attention de Rey. Il plissa des yeux. On aurait dit une baguette mais il n'en avait jamais vu de telle : fine comme une grosse aiguille, d'un noir de jaie. En tous cas, elle la tenait comme une baguette. Était-ce une manage à peine déguisée qu'elle lui lançait ? Il ne lui avait pourtant rien fait. Cette fille était une énigme, un défi. Et Rey adorait les défis, jusqu'à une certaine limite. Une deuxième année ne devrait pas se trouver au-delà. Aussi décida-t-il de tenter une dernière approche par la provocation, histoire de titiller un peu la fierté des Gryffondors qui était censée sommeiller en elle. Et de vérifier ses informations qui lui semblaient de moins en moins fondées.

- Je ne prends jamais très aux sérieux les bruits de couloirs mais je ne pensais pas qu'ils pouvaient se tromper à ce point. Je suis déçu, je pensais que tu étais plus mordante, que tu savais te battre, dit-il au dos de la jeune fille. Ou peut-être que je te confonds avec ta sœur jumelle, acheva-t-il.

Au vu des dernières réactions de la jeune fille, le rouquin ne savait pas trop à quoi s’attendre. Il resta sur ses gardes par prudence. Ce qu'elle tenait à la main avait l'air vraiment pointu, et si ça pouvait jeter des sorts, rien ne disait qu'elle n'était pas douée comme sorcière. Le garçon qui s'était enfui avait sûrement une bonne raison.

Capitaine et Poursuiveur des Frelons
*Le souffle des poufsouffles jamais ne s'étouffe*

 RPG +  À coups de griffes et de crocs (Y.A.)

Le corps de la japonaise s’arrêta d'une manière fluide. Toujours dos au poufsouffle le temps paraissait comme arrêté, la japonaise ne bougeait plus. Son haori, ainsi que ses cheveux qui étaient il y a quelque secondes portés par le vent, revenait se coller dans un mouvement lent au corps de la fillette. Elle prit le temps pour réfléchir tandis que sa tête commençait à refaire face à celui qui semblait vouloir absolument la provoquer. Son buste suivi sa tête, et peu à peu toute la chaine musculaire suivait ce mouvement circulaire. Une nouvelle fois devant ce garçon elle commença à marcher à une allure juste plus rapide que son rythme habituel. Sa baguette en main elle fixait le rouquin avec un regard de braise, tandis que son visage lui restait aussi froid et inexpressif que la banquise. L'atmosphère était pesante, elle avait prit une lourdeur qui rendait cet échange de regard tendu. S'approchant peu à peu de lui Yuzu plaça sa main droite dans la poche intérieur de son haori, laissant sa main gauche équipée de sa baguette libre au cas de nécessité. D'un ton froid, calme et neutre elle s'exprima.

- Tu parles de te battre comme si tu le ferais dans une vieille dispute enfantine. elle marqua une pause avant de reprendre. A coup d'épée en bois, ne cherchant pas à toucher l'autre mais te contentent d'entrechoquer vos vulgaire bâtons. Un vulgaire jeu d'enfant, comptant les points pour décider d'un vainqueur... Ce que vous appelez Art martiaux n'est, en réalité qu'un artifice pourrit, ce ne sont pas des arts martiaux mais un sport. Là d'où je viens il n'y a pas un vainqueur et un perdant. Elle changea sa baguette de sens et utilisa alors un pic coupant dépassant de celle-ci pour s'ouvrir le pouce laissant le sang couler sur le sol devant les yeux du garçon. Il n'y a qu'un survivant qui s'inscrit dans le sang... Tu ne comprend même pas les mots que tu emploies. Tu distribues des coups de pied pour dissuader ou impressionner plutôt que de neutraliser... Le garçon de tout à l'heure, pourquoi tu ne lui a pas fracturé le genou ? Tu as peur où tu n'étais tout simplement pas à la hauteur ? Ce n'est pas une question d'être le meilleur tout le temps, c'est d'être le meilleur à un seul instant, une seule seconde ou ce pic entre dans le cœur de ton adversaire, une seule seconde ou ce poing t'endors pour le reste de ta journée, ou cette main fait suffisamment résonner tes nerfs pour te paralyser le temps de te neutraliser... Alors, n'écoute pas ce genre de stupidité, car non je ne sais pas me battre... Je sais seulement neutraliser une personne dont ma carrure le permet.

Yuzu laissa un silence filer, elle voulait que le garçon en face d'elle ai le temps de comprendre ses mots. Elle avait toujours détester les européen pour ça, elle les trouvait toujours dans la retenue. Quand celui-ci laissa échapper une expression alors elle reprit.

- Le problème c'est que vous ne savez même pas repérer un danger. Regarde le nombre de morts que vous avez écoulé, la nuit où Poudlard a été attaqué ! Regarde les aurores tombé au combat ! REGARDE LA JAMBE DE MISS KEITH ! puisque tu tiens tant aux rumeurs... Pourquoi une duelliste aussi accompli s'est laissée avoir par une acromentule ? Vous n'êtes bon que pour jouer sans enjeu réel, vous échangez des sorts jusqu'à ce qu'un de vous tombe de fatigue, mais vous savez très bien que vous ouvrirez les yeux le lendemain..... La japonaise souffla, tandis qu'elle maintenait son regard dans celui du poufsouffle. Ont-ils ne seraient-ce que riposter avec un sortilège de mort pendant qu'ils étaient sous le feu ennemi qui ne se gênait pas pour l'utiliser ?.... Vous ne faites que compter les points parce que vous n'arrivez jamais à déterminer de gagnant... qu'une poignée de personne dont le professeur Loewy fait partie ont saisi le concept et un d'eux se trouve au chaudron baveur en tant que serveur, mais votre peuple stupide le poursuit encore, car un oiseau tempête a été la cible de son imperium tandis qu'il ESSAYAIT DE SAUVER NOS FESSES ! Vous n'êtes que des lâches... Yuzu avait complétement perdu l'espace d'un instant le contrôle, laissant bruler ses émotions dans une aura aussi ardente que celle d'une lave en fusion.

Elle serra une dernière fois les poings, laissant le sang couler plus rapidement. Lança un dernier regard remplis de défi à celui qu'elle avait en face d'elle avant de reprendre un contrôle parfait de ses émotions. La japonaise ne comprenait pas comment des sorciers pouvaient se planquer derrière des percepts arriéré, tandis qu'une poignet de personne risquait leurs vie pour sauver leurs enfants. Elle rangea alors la baguette de son père dans la poche avant de se remettre en route. Lâchant une dernière phrase à l'attention du blaireau tourmenté.

- Je vais manger et tu devrais faire la même chose si tu veux devenir fort pour empêcher ce genre d'événement se reproduire quand ça sera à notre tour de reprendre le flambeau...

Code couleur : #469277
*Picasso 2017, Peeves 2017, Gryffondor et élève du mois de Janvier 2018*
Ma lumière divine vous aveuglera tous !

 RPG +  À coups de griffes et de crocs (Y.A.)

Les paroles de Rey avait fait mouches, la fillette s’était arrêtée pour lentement se retourner et lui faire face. Puis elle s’élança vers lui. Si son visage restait de marbre, le rouquin n’eut aucun mal à reconnaitre la tempête qui siégeait dans son regard. Finalement, Yuzu Ame n’était pas si vide d’émotions qu’il l’avait cru, pas si imperméable qu’elle pensait probablement être. Sa respiration s’accéléra à mesure que le gryffondor approchait d’un pas vif, mais si sa peur aurait dû le faire reculer, la colère qui s’insinua insidieusement en lui le fit se tenir bien droit. Le garçon lui retourna un regard féroce dans laquelle une rage grandissante noyait ses iris couleurs miel. Lorsqu’elle ne fut plus qu’à quelques pas de lui, il l’a vit cacher sa main droite dans sa tenue traditionnelle tandis que l’autre se crispa sur sa baguette. Prêt à parer tout éventualité, Rey plongea à son tour sa main dans sa poche et enlaça de ses doigts sa propre baguette. Il la garda au secret, il n’était même pas certain d’avoir le temps d’esquisser le moindre geste si la japonaise s’imaginait être attaquée.

Mais pour l’heure, elle se contenta de parler d’une voix neutre que démentait son regard incendier, l’atmosphère électrique rendant ses paroles plus pesantes les unes que les autres. Rey suivit le fil des mots sans réellement comprendre où la gryffondor voulait en venir, il se contentait de faire face à la vague de colère qui ne cessait de s’amplifier. Elle venait, repartait, puis revenait, mettant ses nerfs à rude épreuve. Mais elle l’envahit tout entier lorsque la fillette s’écorcha le pouce intentionnellement avec l’extrémité de son étrange baguette. C’est aussi à ce moment que son discours changea et devint complètement fou pour le poufsouffle. Bien sûr que non, il n’aurait jamais blessé de cette façon son camarade, le gryffondor avait juste été embarrassant, il ne méritait pas de souffrir juste pour ça. Cette légèreté qu’elle mettait pour parler de la souffrance, d’actions qui lui semblaient graves le rendit nauséeux, accentua sa colère et tout au fond le rendit triste. Il serra son poing vide, cherchant dans la douleur qu’infligeait ses ongles en s’enfonçant dans sa paume un semblant de maitrise. Si son intention première était de se battre pour éviter de penser au drame qui s’était déroulé quelques jours précédemment, il était loin de s’imaginer un duel aussi violent qu’Ame laissait supposer. Elle, qui n’avait qu’un an de plus que lui. Mais que lui avait-on fait ?


- Ils t’ont volé ton enfance, murmura-t-il d’une voix d’où sourdait une vive colère dès que le silence de sa vis-à-vis le lui permit.

Celle-ci repris son monologue endiablé sans prêter réellement attention à ses paroles. Et chacun de ses mots soulevaient une vive indignation dans le cœur du garçon. D’une certaine façon, elle le prenait aussi à partis, avec ce « vous » faisant de très laide généralité. Comme si les anglais était différent des japonais. Elle était bien à Poudlard elle-aussi ? Qu’avait-elle contre les « européens » ? Cette intolérance qui suintait de toutes ses pores le hérissa et sa rage doubla lorsqu’elle s’en prit à leurs professeurs. Pourtant à la fenêtre lors la bataille, Rey n’avait pas vu grand-chose des événements qui s’étaient réellement déroulés. Tout comme Yuzu Ame, il avait glané les informations qui avaient réussi à filtrer par le bouche à oreille. Cependant, il n’avait fait aucun jugement, il savait que les adultes avaient tout donner pour les protéger. Comment cette gamine osait-elle les insulter de la sorte ? Avec une si piètre estime pour la vie ? On lui avait lavé le cerveau ou quoi ?!

Il serra le poing plus fort et sentit qu’un liquide chaud coulait sur ses doigts. Il ne s’y intéressa pas, préférant garder les yeux rivés sur la gryffondor, la dévisageant comme si elle était un démon. Un tel discours l’aurait en temps normal tétanisé, mais la fureur bien trop grande pour lui tout seul et qui faisait bouillir ses veines agissait comme un bouclier. Même s’il refusait de l’admettre, au fond de lui il savait qu’il s’était laissé complètement envahir par la colère de la fillette. Rey arrivait néanmoins à garder la maîtrise de son corps grâce à la douleur qu’il s’infligeait volontairement. Il lui retourna son regard de défi avec toute la hargne qu’il pouvait faire passer et se renfrogna quand elle lui tourna à nouveau le dos. Une histoire d’aller manger pour être plus fort, à priori, mais le poufsouffle n’écoutait plus. Il n’avait qu’une envie, hurler. Ce qu’il ne fit pas tout à fait.

- Tu as tort, prononça-t-il en appuyant bien sur chaque mot, la rage faisait vibrer sa voix. Ses yeux lançaient des éclairs et peu lui importait si la japonaise lui ne lui présentait que son dos. Tu ne sais rien de ce qu’il s’est passé ce soir-là, tu n’as aucune idée de ce par quoi ils sont passés pour nous protéger. Ils n’ont pas hésité à plonger dans la bataille pour tous nous protéger ! Il n’y a rien de lâche à avoir du respect pour la vie et de ne pas se permettre de croire d’avoir le droit de vie ou de mort sur quelqu’un. Je suis très fier de ce qu’ont accompli nos professeurs et de comment ils l’ont fait. Je suis très fier qu’ils ne soient pas des monstres comme ceux qu’ils combattaient.

Le garçon n’avait plus rien à ajouter. Il avança à son tour et la dépassa, se dirigeant finalement lui aussi vers la grande salle. Pris d’une soudaine lucidité, il s’arrêta soudainement devant elle et jeta un regard par-dessus son épaule.

- De toutes les personnes à Poudlard, tu serais bien la dernière que je souhaiterai avoir à mes côtés pour livrer bataille même si tu sais te battre.

Capitaine et Poursuiveur des Frelons
*Le souffle des poufsouffles jamais ne s'étouffe*

 RPG +  À coups de griffes et de crocs (Y.A.)

Des mots résonnaient en Yuzu avec ferveur tandis que celle-ci marchait. *Ils t'ont volé ton enfance* de qui il parlait de sa famille ? La japonaise était perdu dans un torrent de haine. Comment ce gamin pouvait se permettre d'insulter sa famille. Que savait-il d'elle ? Rien, absolument rien en aucun cas il ne pouvait savoir comment était son enfance. Certes, elle était différente mais elle avait fait de Yuzu ce qu'elle était. Elle s’arrêta quand celui-ci prononça son discours de fierté. Son sang était proche de l'ébullition. Elle vit Rey passer devant elle puis lui adresser un regard par-dessus son épaule suivit d'un dernier discours. Yuzu ne voulait absolument pas se battre à leur côté. Tous ces gens étaient pour elle insignifiant et elle voulait simplement protéger sa famille et son ami... Encore une fois il ne savait rien.

La japonaise ne bougeait pas d'un pouce. Tout ce beau discours biaisé de ce poufsouffle l'énervait au plus haut point. Croyait-il vraiment que l’honneur avait sa place dans une guerre ? croyait-il vraiment que Yuzu approuvait le système japonais ? Croyait -il vraiment que l'on pouvait s'en sortir sans riposter à arme égale ? Une larme perla de son œil gauche. Les pensées orientées vers son père. Que c'était -il passé cette soirée-là ? Avait -il par honneur refusé d'employer la magie noir tandis que celui-ci en était la victime ? Lui qui faisait partie de l'élite ? A cet instant Yuzu haïssait encore plus ses professeurs. La fillette se laissa tomber à genoux. En position seiza, elle tentait de refouler sa colère en respirant profondément. D'un timbre de voix calme, détendu elle s'exprima alors.

- Tu ne sais rien de moi et encore moins de ma famille, tu ne sais rien de ce qu'est une bataille ou la guerre. Tous les soirs pendant un an j’écoutais les récits de mon traitre de grand père, tous les soir j'entendais comment les hommes tombaient les uns après les autres. La seule chose qu'il ne prit pas en compte c'est que j'étais capable de voir ce qu'il y avait derrière tous ces récits héroïques... Des morts et des morts. La magie et les actes ne sont pas blanc ou noir. Tout n'est pas que gentil ou méchant, vous accordez si peu a votre vie pour aller au front sans les armes ? Ce n'est pas courageux c'est de la folie. Résultat, miss Grants dans un fauteuil avec une grande partie de sa vie détruite malgré son âge, miss Keith avec une jambe endoloris visiblement à jamais. Des familles et des vies détruites parce que "Qui somme nous pour décider de la vie ou de la mort ?" Les anglais sont des imbéciles au même titre que les japonais...

Elle s’arrêta un instant avant de soupirer en se relevant et continua d'un air calme.

- As-tu remarquer ? pour les autres ? c'est plus subtil mais par moment les séquelles les trahis ? Pendant que tu manges... se rendant compte qu'elle ne connaissait pas son prénom, elle lui en attribua un au hasard Raphael, fait attention, pendant que tu es en cours observe attentivement. Ils ont tous survécu mais à quel prix ? Observe et vois le résultat de ces crevures... Tu dis que je serais la dernière personne que tu aimerais voire à tes cotés pour te battre, très bien... je, oh laisse tomber...

Si seulement son père avait utilisé les armes, aurait-il survécu ? Yuzu détourna le regard vers le ciel du parc, ses pensées orientées vers son père. Laissant les larmes perler sur sa joue elle ne voulait plus argumenter, ni même débattre. Ce monde était pourri et ce jusqu’à la moelle. Se demandant ce qu'elle foutait ici elle n'avait qu'une envie c'était de partir de cette école et fuir à manche de balais. Est-ce que Charlie la suivrait ?

Code couleur : #469277
*Picasso 2017, Peeves 2017, Gryffondor et élève du mois de Janvier 2018*
Ma lumière divine vous aveuglera tous !

 RPG +  À coups de griffes et de crocs (Y.A.)

Rey grogna d’agacement lorsque la japonaise tomba à genou et repris sa joute verbale qu’il croyait pourtant terminée. Si sa voix était calme, il sentait sa rage. Il la sentait dans toutes les fibres de son corps et il n’y pouvait rien. A celle de la jeune fille, la sienne issue tout droit de ses valeurs bafouées s’était ajoutée. Il bouillait intérieurement et n’avait qu’une envie, cogner contre quelque chose pour la laisser s’échapper. Au lieu de ça, il observa sa main sur laquelle ses ongles avaient laissé des marques sanglantes tandis que Yuzu continuait son discours qui sonnait comme un cri de souffrance. Le garçon se rendait bien compte qu’il s’était lancé dans un dialogue de sourd. La gryffondor et lui étaient aussi différents que la nuit et le jour, ils ne pouvaient pas se comprendre. Leur caractère était différent, leur éducation encore plus. Mais s’il ne pouvait comprendre, au moins pouvait-il ressentir. Il ferma les yeux.

Il ne pouvait être que d’accord avec certaines idées de la japonaise. Lui aussi savait que tout n’était pas noir et blanc, méchants et gentils, mais il était trop jeune pour saisir pleinement ce concept. Trop jeune pour vouloir se poser ce genre de question complexe. Il n’avait que onze ans, il préférait laisser ces réflexions dérangeantes aux adultes. Mais cela n’était pas le cas de Yuzu Ame dont l’esprit ne coïncidait certainement pas avec son âge. Elle se releva dans un soupir puis l’interpella. Oui il avait remarqué tout ça. Après la bataille, il avait été aux aguets de toutes ces choses pour mieux comprendre ce qu’il avait vu, pour savoir ce qu’il s’était réellement passé. Mais si les mots manquaient, les conséquences étaient, elle, bien visibles. La gryffondor ne lui apprenait rien. Sauf qu’il avait un nouveau patronyme. Dans tout ce sérieux, Rey se surprit à s’amuser de la drôle de fille qu’il avait en face de lui. Au lieu de lui demander son nom, elle lui en donnait un d’elle-même. Soit, il serait Raphael pour elle. Son amusement cependant disparu aussi vite qu’il était arrivé lorsque la fillette se mit à pleurer en répétant ses derniers mots. Rey les regretta aussitôt, il n’aimait pas faire souffrir les autres, peu importe les raisons et peu importe qui ils étaient.

Il fit demi-tour et s’approcha de la rouge et or. Coulant son regard dans la même direction, il contempla l’étouffante brume en respectant ces quelques instants de silence. Il soupira avant de le briser, conscient que ses mots étaient sortis sous l’effet de la colère qu’il n’était pas parvenu à complètement maitriser.

- Je suis désolé pour mes derniers mots. La colère… ‘fin surtout celles des autres, c’est difficile pour moi, tenta-t-il de s’excuser sachant pertinemment qu’elle ne pourrait pas comprendre de quoi il parlait exactement. Je ne voulais pas te faire de la peine. En plus qui sait ? Tu pourrais peut-être me sauver la vie un jour …

Il inspira une goulée d’air pour reprendre son calme. Qu’il le veuille ou non, la colère était toujours en train de couvée, attendant la moindre occasion pour s’extérioriser. Mais il sentait que celle de la gryffondor allait decrescendo. Peut-être que cela l’aiderait. Il tenta une nouvelle fois de repousser toutes les émotions qui ne lui appartenaient pas mais la fillette avait beaucoup trop de présence pour qu’il réussisse seulement à les restreindre. Serrant les deux poings cette fois-ci et délaissant sa baguette afin que sa voix reste aussi posée que celle de son interlocutrice, il reprit la parole.

- Il n'y a pas de courage, ni d’honneur là-dedans, commença-t-il, cherchant avec soin ses mots afin d’illustrer au mieux sa pensée. Juste qui tu veux devenir. Un assassin ou un héro blessé ? Rey réprima un frisson d’horreur. Je ne pourrais pas vivre avec du sang sur les mains, je préfère encore perdre mes jambes que d'être un monstre. C'est ce que je pense. Je sais que tu ne me comprendre pas, après tout, je ne te comprends pas non plus, conclut-il avec un sourire concilient.

Rey aurait voulu effacer les larmes de la fillette mais jamais il n’aurait osé la toucher, elle le mettrait surement en pièce. D’autant plus qu’au fond, il se doutait qu’elle ne pleurait pas seulement, voire pas du tout, pour ce qu’il lui avait dit. Comme son meilleur ami, Yuzu avait surement vécu des choses qui l’avaient blessées. Des choses qui avaient rendu son jugement aussi froid et radical que la lame d’une épée.

Capitaine et Poursuiveur des Frelons
*Le souffle des poufsouffles jamais ne s'étouffe*

 RPG +  À coups de griffes et de crocs (Y.A.)

Lui sauver la vie ? quel drôle d'idée... Yuzu continua de fixer la brume opaque du parc tandis que son oreille captait la pressions de l'air oscillante formant des sons. Ainsi il préférait se laisser mourir avec sa famille que de lancer un sortilège lui permettant de les protéger ? Soit... après tout pourquoi pas, qu'est ce que Yuzu en avait a faire de toute façon. Une chose était sur c'est que elle ne se générait pas si elle devait protéger ceux qu'elle aimait. Par chance il se comptait dorénavant sur les doigts d'une main et encore il y avait de la place. En y réfléchissant est ce que son esprit était déjà brisé et donc qu'elle n'avait plus rien à perdre ? des réflexion commençaient à s'entrechoquer en elle tandis que les chassa d'un mouvement de tête. Sans même toucher à ses larme les laissant sécher par l'air elle se retourna vers le garçon.

- Tu es vachement bizarre toi, dans un premier temps tu veut taper sur les gens et tu fini par... ses yeux s’écarquillait de panique et elle se retourna vers le parc, est ce qu'il essayait de la consoler ? ouais heu laisse tomber tu es juste bizarre...

Si la Japonaise était presque gênée par cette situation et ne laissait rien transparaitre, c'était devenue une véritable experte pour tout inhiber et laisser son visage neutre et froid. Elle repris la parole toujours de son timbre de voix calme.

- De toute façon tout ça n'a aucun sens... Ce monde est pourrit et on ne pourra jamais le changer. Quoi qu'on en dise, parfois on ferait peut être mieux de tous disparaitre, à quoi bon... Toi tu t'en fou de toute façon du moment que tu tape sur les gens et que tu bouffe tu peux sourire...Bonne nuit

La seconde année tourna les talons, pour rejoindre sa salle commune. Ne cherchant même pas a rejoindre la grande salle pour y manger le repas de midi, Yuzu monta les escaliers un à un d'un pas lent avant de franchir le portrait de la grosse dame. Se posant dans le canapé rouge la japonaise amena sa main gauche sur l’intérieure de son avant bras droit. Contractant ses doigt sur celui ci elle se remémorait son passé. *Fait chier... pourquoi tu étais pas partie ? tout serait plus simple...* Yuzu se releva pour se poster a la fenêtre qui donnait sur des tours du château. Les fixant, elle respirait lentement s'imaginant faire se pourquoi son père lui avait inscrit ce sceau sur sa poitrine. Il suffisait que de quelques secondes et d'une nuit où personne ne pourrait se mettre en travers de son plan.

Fin du Rp pour moi, Merci Rey :)

Code couleur : #469277
*Picasso 2017, Peeves 2017, Gryffondor et élève du mois de Janvier 2018*
Ma lumière divine vous aveuglera tous !

 RPG +  À coups de griffes et de crocs (Y.A.)

Bizarre... Oui, elle devait avoir raison. Rey ne devait pas être facile à appréhender. De nature joyeuse et généreuse, il ne lui fallait pas grand chose pour changer de tout en tout. Enfin, il lui fallait le monde autour de lui. Lui même avait parfois du mal à savoir qui il était vraiment tant les émotions des autres le parasitaient et changeaient son comportement. Était-il bagarreur ? Mélancolique ? Joyeux ? Quel adjectif le définissait vraiment ? Sa mère le disait lunatique. Le garçon avait lu la définition dans le dictionnaire moldu et trouvait que ça collait plutôt bien. Sauf quand il s'était rendu compte qu'il était rarement en colère seul, ni triste. La plupart du temps, quelqu'un près de lui l'était. Pourquoi ça lui arrivait à lui ?

Il observa la fillette s'éloigner sans esquisser le moindre geste vers elle. Qu'aurait-il pu ajouter ? Qu'elle le prenne pour une brute simple le faisait grimacer mais au fond, ça n'avait aucune importance. Il se fichait de l'image qu'il renvoyait, le plus important était que ses amis pouvaient toujours compter sur lui. Yuzu n'en faisait pas parti. Peut-être qu'en apprenant à se connaître pourrait-il le devenir un jour. Ou bien leurs divergences d'opinion les opposeraient toujours.

Rey tourna à son tour les talons pour se diriger vers la Grande salle. Il n'avait toujours pas très faim, mais il devait raconter cette drôle de rencontre à Kiara et Eliott. Il les retrouva déjà installés à la table des poufsouffles.

- 'Lu ! J'ai fait une rencontre vraiment étrange, faut que je vous raconte !

Tandis qu'il levait la jambe pour la passer au dessus du banc et s'installer au côté des deux poufsouffles, une idée lui traversa l'esprit et il se stoppa net dans cette position d'équilibriste. S'il ne voyait pas le parc d'ici, il le savait toujours brumeux et angoissant. Sa drôle de rencontre l'avait remué mais étonnamment, elle lui avait aussi donner le courage d'affronter tous ses adversaires. C'était maintenant ou jamais. Le garçon se rétablit sur ses deux jambes et se prépara un rapide sandwich sous les yeux ahuris de ses deux amis tout en leur expliquant qu'il leur raconterait plus tard et qu'il venait de se rappeler qu'il avait un truc urgent à faire. Il aurait pu leur partager son entreprise mais il préférait faire ça seul. Ou presque.

Alors qu'il sortait de la salle, il avisa Athéna qui remontait les escaliers vers lui.

- Salut le chat, tu veux un bout de jambon ? lui dit-il alors qu'elle escaladait sa jambe pour venir se lover dans le creux de son épaule.

Il lui donna le morceau en question et la gratta entre les deux oreilles. Depuis leur mésaventure commune, son comportement avait changé avec lui. Elle faisait moins de bêtises et ne tentait plus de l'attaquer constamment. Cette nuit avait rapprocher la bête et l'humain. Il fit en pas en direction du parc et sentit les griffes de l'animal se planter dans sa chair.

- Il faut qu'on le fasse, murmura t-il.

Après une brève hésitation, les pointes qui mordaient sa chair disparurent, comme un signe d'assentiment et le garçon reprit sa route. Vers le parc. Vers la brume. Vers les images qui l'angoissaient.

RP enfin clos, merci pour cet échange Yuzu

Capitaine et Poursuiveur des Frelons
*Le souffle des poufsouffles jamais ne s'étouffe*