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Ysalyne Benett  

 RP++ – SOLO  Moi, Ysalyne Benett, élève à Poudlard

Ce sujet RPG est un recueil dédié à l'histoire d'Ysalyne Benett dans l'enceinte de Poudlard, année après année, à toutes les histoires qui ne pourront pas correctement être développées dans des RPG classiques à plusieurs mais qui sont nécessaires à l'histoire personnelle d'Ysalyne. Bonne lecture !

PREMIÈRE ANNÉE


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DIMANCHE 1 SEPTEMBRE 2041

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Lorsque la petite Ysalyne franchit le pas de la porte de la Grande Salle, entourée de tous ses futurs camarades de première année, et qu'elle se retrouva enveloppée par les centaines d'yeux qui se mirent à les fixer, sous le plafond imitant ciel étoilé, elle su. Elle su qu'elle était enfin arrivée là où elle avait toujours rêvé d'être. Et que bientôt, elle pourrait écrire à ses parents qu'elle marchait dans leurs pas.

Leur petit groupe d'enfants s'avança à la suite du professeur Almeida, la sous-directrice de Poudlard, dans la Grande Salle illuminée de mille feux par les chandelles qui flottaient dans les airs et les torches accrochées aux murs, dans une lumière dorée qui se mouvait sur les visages, faisait étinceler la vaisselle, briller les yeux des anciens comme des nouveaux. Enfin, ils arrivèrent devant l'estrade où trônait la table professorale. Et devant eux, un chapeau à l'air miteux les attendait, ainsi qu'un rouleau de parchemin, posés tous les deux sur un tabouret à trois pieds d'apparence peu stable. Le Choixpeau. Ysalyne retint son souffle.

Après leur avoir intimer de s'arrêter au bord de l'estrade, le professeur Almeida se tourna vers eux, se racla la gorge et annonça d'une voix forte que la cérémonie de Répartition pouvait maintenant débuter. Le regard fixé depuis maintenant plusieurs secondes sur le Choixpeau de manière intense, Ysalyne sursauta presque, bien que préparée, lorsque l'un de ses couture se déchira, s'ouvrit, et qu'un chant s'en échappa le plus naturellement qu'il soit :


Bienvenue à tous à Poudlard,

Bienvenue pour une autre année,

Là où la magie est un art

Qu'apprennent ensemble les jeunes sorciers.

Je sais que je n'suis pas très beau

Mais laissez-moi me présenter :

On m'appelle ici le Choixpeau,

Et un rôle m'a été donné.

Depuis bien longtemps maintenant

Ce, par la volonté d'mes maîtres,

Je décide en quelques instants,

Dans quelle maison vous devez être.

Si en vous je vois la patience,

L'équilibre et l'assiduité,

Que vous avez la tolérance,

A Poufsouffle je vous enverrai.

Si votre esprit est créatif,

Que vous savez bien réfléchir,

Vous êtes sans doute fort attentif,

Serdaigle saura vous accueillir.

Si c'est la détermination

Qui fait votre ingéniosité,

Et que vous avez d'l'ambition,

C'est à Serpentard qu'vous irez.

Si pour finir vous êtes hardi,

Ainsi qu'loyal et courageux,

Vous avez la force d'esprit

Que Gryffondor cherche en ses lieux.

Voilà enfin pour ma chanson,

Accordez-moi toute votre foi,

Et pour connaître votre maison

Sur votre tête posez-moi.



Comme si chacun avait senti la fin venir avant même la dernière note, à peine le dernier vers était-il énoncé que déjà une salve d'applaudissements résonnaient dans la Grande Salle, se répercutait dans la haute voûte qu'était le plafond, faisait vibrer tous les corps. Ysalyne, avec les autres et transportée de joie, tapait dans ses mains tout en sentant l'excitation la gagner peu à peu. Le moment était venu de savoir.

Ses parents avaient tous deux été répartis à Serdaigle lors de leur propre cérémonie, il y avait de ça des années – penser qu'elle se tenait aujourd'hui à l'endroit exact où ils s'étaient eux-même tenus rendait d'ailleurs Ysalyne tout émue. Serait-elle envoyée, elle aussi, dans la maison du savoir ? Qu'avait dit le Choixpeau ? Que les élèves y étant envoyés étaient créatifs et réfléchis. Elle adorait dessiner, peindre, et ne manquait pas, elle l'espérait, de réflexion. Cela serait-il suffisant à convaincre ce chapeau magique de la répartir chez les Aigle ?

Bien heureusement pour elle, son nom de famille se trouvant au début de l'alphabet, Ysalyne n'eu qu'à attendre quelques minutes à peine pour être appelée et ainsi mettre un terme à ses questionnements.

« Benett, Ysalyne. »

Son ventre de petite fille se tordit d'un coup et pour la première fois, de l'appréhension la saisit. Et si le Choixpeau ne trouvait pas de maison pour elle ? Et s'il restait silencieux et qu'elle passait plusieurs longues minutes – voire plusieurs longues heures – sur ce tabouret avant que les professeurs ne finissent par se résigner à la renvoyer chez elle ? Et si, et si... ?

Ysalyne sentit ses pieds la conduire d'eux-même jusqu'au professeur Almeida. Reprenant ses esprits, la gorge sèche et nouée, la fillette s'assit sur le tabouret qui se pencha aussitôt légèrement sur sa droite – il était bel et bien bancal – et eu à peine le temps d'inspirer à fond que les bords du Choixpeau lui tombèrent aussitôt devant les yeux, lui cachant la vu de toute l'école qui l'observait, attendant le verdict que le chapeau magique crierait dans quelques instants, comme s'ils attendaient tous son diagnostic.

« Es-tu bien certaine ? »

La voix la fit clairement sursauter et son cœur rata un battement. Elle ne s'était pas attendu à cette sensation, comme s'il parlait à la fois à son oreille et en même temps directement à son âme. Ysalyne, sans s'en rendre compte, commença à mordiller sa lèvre inférieure, l'un des quelques tics qui traduisaient chez elle le malaise.

« Il est vrai que Serdaigle t'irait à merveille. Tu aimes apprendre, je peux le voir... tu as une grande imagination et une grande sensibilité également... Mais es-tu sûre que ce soit sincèrement ce qui te conviendrait le mieux ? »

Que voulait-il dire ? Ne venait-il pas de lui avouer qu'elle était une Serdaigle, comme ses parents, pour ensuite l'envoyer dans une autre maison ?

« Tu as de l'ambition. Tu veux devenir brillante, cela aussi, je peux le voir. Et tu veux surtout prouver à tes parents que tu mérites leur attention. Que tu mérites d'être leur fille... »

Ysalyne se sentit frissonner. Comment un chapeau, même enchanté, pouvait-il savoir tant de choses sur elle et sur sa vie ? Mais le Choixpeau poursuivit sans répondre à ses interrogations.

« Tu es rusée, maligne. Et tu l'ignore encore, mais tu as un esprit de vengeance aiguisé qui dort en toi... Tu es une adversaire redoutable pour qui se met en travers de ta route. Serpentard serait une maison encore plus parfaite pour toi. »

La fillette avait du mal à croire tout ce qu'on était en train de lui dire. Elle si réservée, si timide, elle qui avait si souvent menti à ses amis du village pour être certaine qu'ils l'aiment et restent avec elle, serait une adversaire redoutable ?

« Ah, le mensonge... Une douce arme pour parvenir à ses fins. N'es-tu pas d'accord ? » répondit la voix devenue amusée du Choixpeau.

Peut-être... Sûrement... Oui. Après tout, elle n'avait rien contre Serpentard. Elle aurait bien entendu aimé dormir dans les mêmes dortoirs que sa mère, s'asseoir dans les mêmes fauteuils que ses parents, manger à la même table qu'eux l'avaient fait autrefois. Mais ce qu'elle voulait avant tout, c'était être ici, à Poudlard.

« Et enfin, cette détermination que tu as et qui ne peut plus laisser aucun doute, ni à toi, ni à moi. Ta place est à SERPENTARD ! »

Le cri résonna à ses oreilles et dans toute la Grande Salle en faisant s'envoler par la même occasion la chape qui s'était déposée sur ses épaules sans qu'Ysalyne ne s'en rende compte. Les rebords du chapeau quittèrent ses yeux et elle pu voir et entendre l'ensemble des élèves applaudir poliment sa répartition pour la plupart, avec enthousiasme la table qui était le plus à sa droite.

Sa nouvelle maison. Sa nouvelle famille. Serpentard.


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JEUDI 19 SEPTEMBRE 2041

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3 septembre 2041

Nathalie & Jonathan Benett,
Singapour

Chérie,

Te voilà donc enfin élève à Poudlard ! Quelle aventure, n'est-ce pas ? Nous te souhaitons tout le bonheur du monde dans cette école, Ysalyne, que tu t'amuses autant que nous nous sommes amusés à ton âge et durant toute notre scolarité. La première année a une saveur particulière, tu t'en rendras compte. C'est l'année des nombreuses découvertes, des premières amitiés... J'aurais bien ajouté des premières amours, mais ton père a fait la grimace.

Ton père et moi avons pariés notre prochaine destination sur ta répartition, ça nous a semblé drôle. Ton père a parié Poufsouffle ou Serpentard pour le Chili et j'ai parié Serdaigle ou Gryffondor pour les Caraïbes. Alors, où partons-nous ?Et le plus important : est-tu contente de ta maison ? Nous espérons de tout cœur que tu te plais à Poudlard et que tu t'es déjà fait des amis.

Nous sommes pour notre part actuellement à Singapour. C'est la troisième fois que nous y allons et chaque fois nous découvrons des choses magnifiques. Je crois vraiment que ton père est amoureux des cultures asiatiques.

Nous t'embrassons très fort,

Maman et papa.

Après avoir relu une troisième fois la lettre qu'elle avait reçu le matin même, Ysalyne, un grand sourire au lèvres, assise dans le calme de la bibliothèque, sortie un parchemin de son sac, une plume ainsi qu'une fiole remplie d'encre et s'attela à sa réponse.

21 septembre 2041

Ysalyne Benett
Poudlard


Chère maman, cher papa,

Je suis heureuse de vous annoncer que vous aller partir au Chili ! Le Choixpeau a décidé que je serais plus à ma place à Serpentard. J'espère que vous n'êtes pas déçus que je ne sois pas à Serdaigle, comme vous. Au début, je l'étais quand même un peu, mais maintenant, je suis très contente.

J'ai rencontré un garçon lors du banquet de début d'année. Il s'appelle Antony, est à Serpentard aussi, il est gentil et il m'aide beaucoup à me repérer dans les couloirs quand je me perd. Le premier jour, on allait tous les deux à la salle commune quand on s'est fait poursuivre par Peeves. Je crois que je ne l'aime pas trop, ce fantôme. Est-ce qu'il était déjà à Poudlard quand vous étiez élèves ici ? Je le trouve vraiment insupportable !

Pour l'instant, je m'entends bien avec tout le monde, même si je ne peux vraiment appeler ''ami'' personne à part Antony. J'espère rencontrer d'autres gens au fil des semaines, et puis, ce n'est que le début de l'année !

Je vous embrasse encore plus fort,
Ysalyne.

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SAMEDI 23 NOVEMBRE 2041

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Aujourd'hui, Ysalyne avait réussit à convaincre Amaëlle Nelly de l'accompagner en salle d'étude, non pas pour travailler avec elle sur un devoir particulièrement ardu, mais plutôt pour lui tenir compagnie tandis qu'elle dessinerait la vue qu'elle aurait du parc depuis l'une des fenêtre de la salle. Quelle demande étrange... Peut-être, mais Ysalyne avait tant parlé de ce parc à grand-mère que cette dernière avait fini par lui en demander un dessin pour pouvoir poser une image sur cet endroit que lui décrivait sa petite-fille avec tant d'enthousiasme.

Moldue, Moïra n'aurait sans doute jamais l'occasion de voir le parc de Poudlard de ses propres yeux et Ysalyne avait fureté auprès de dizaines et de dizaines de fenêtres avant d'enfin décider auprès de laquelle elle pourrait faire le meilleur dessin du parc et de l'orée de la forêt interdite.

Amaëlle, donc, avait accepté de l'accompagner et s'était armée d'un livre de contes pour passer le temps. Ysalyne lui en était profondément reconnaissante. Même si elles partageaient le même dortoir depuis le début de l'année, les deux fillettes s'était réellement rencontrées au début du mois de novembre, dans des conditions tout à fait étranges. En effet, Ysalyne, interdite de cours à cause d'un retard de pus de vingt minutes, était partie se réfugier dans les toilettes des filles et avait déversé toute sa colère contre la porte d'une cabine. Malheureusement –  ou heureusement pour elle – Amaëlle était en réalité dans cette cabine.

S'en était suivie une drôle d'histoire avec de l'encre et quelques sortilèges ratés, mais leur amitié était née et depuis, elles passaient beaucoup de temps ensemble, ce qui enchantait tout bonnement la jeune Benett. Le mieux était qu'Amaëlle et Antony s’appréciaient aussi beaucoup et il leur arrivait très de passer du temps un peu tout les trois.

« C'est bon, je crois j'ai terminé. » chuchota-t-elle enfin à Amaëlle après plus de deux heures de crayonnages, et de lecture pour sa camarade.

Les deux fillettes rangèrent leurs affaires et sortirent de la salle d'études en prenant soin de faire le moins de bruit possible.

« On fait quoi maintenant ? On retourne à la salle commune ? »

La proposition fut approuvée par Amaëlle qui s'empressa de prendre immédiatement le chemin vers les sous-sols. Ysalyne ne voulait pas insister pour qu'elles fassent autre chose, elle trouvait déjà d'une grande gentillesse que sa camarade l'ai accompagné dans son projet aujourd'hui. Si la petite Ecossaise voulait retourner dans leur antre, elle la suivrait.

En descendant l'escalier qui les menait jusqu'au Hall d'entrée, Ysalyne et son amie croisèrent un groupe de Gryffondor, un peu plus âgés qu'eux. S'ils ne retinrent pas du tout l'attention d'Amaëlle, la jeune Benett, elle dévisagea une demie-seconde l'un des garçons du groupe, avec ses cheveux châtains en bataille. De profil, et d'aussi loin qu'elle avait pu le voir, il lui rappelait vaguement James Harrington, un garçon de son ancien village, de deux ans son aîné. Ysalyne frissonna. Etait-il possible que le grand frère de Destiny soit un sorcier ?

Le souvenir de la petite moldue étrange et solitaire lui revint en mémoire et la mis mal à l'aise, la rendant très peu bavarde sur le chemin du retours. Elle ignorait si ce garçon était vraiment James, mais le souvenir de Destiny la renvoyait à des choses assez désagréables qu'elle aurait vraiment voulu oublier.

Heureusement, le brouhaha qui régnait dans la salle commune lorsqu'elles y entrèrent couvrit le bruit de ses pensées juste assez pour qu'elle les oubli dans l'instant.
Dernière modification par Ysalyne Benett le 10 juillet 2018, 7 h 53, modifié 6 fois.
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Ysalyne Benett  

 RP++ – SOLO  Moi, Ysalyne Benett, élève à Poudlard

PREMIÈRE ANNÉE



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17 FÉVRIER 2042
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Ysalyne était tranquillement installée dans un des fauteuils les plus confortables de la salle commune de Serpentard, un bon livre sur les genoux. Elle aimait ces moments de détentes au coin du feu qu'elle avait découvert cet hiver, ces moments où le léger brouhaha de ses camarades ne la dérangeait pas, bien au contraire. Il la faisait se sentir faisant partie d'une groupe uni.

La première année aimait sa maison, ou du moins, avait appris à l'aimer. Avant c'était vrai, lorsqu'elle rêvait de sa vie à Poudlard, elle s'imaginait portant le bleu de Serdaigle, espérant secrètement, désespérément, que son attribution à leur ancienne maison attirerait l'attention de ses parents.

Aujourd'hui, elle se félicitait d'être entrée dans cette maison où elle se sentait si bien, si elle-même. Elle n'avait pas besoin de faire semblant. Elle avait de très bons amis, était bonne en cours, et même...

Deux mains se posèrent sur ses yeux et Ysalyne ne put s'empêcher de rougir, n'ayant aucun doute sur le propriétaire de ces mains. Le garçon les ôta d'ailleurs et contourna le fauteuil pour s'asseoir sur l'accoudoir.

« Salut ! Qu'est-ce que tu fais ? »

Ysalyne lui répondit avec un sourire et lui désigna d'un geste le livre qu'elle lisait. Antony Vendrale, son officiellement-petit-ami-depuis-le-bal-de-la-saint-Valentin. Antony et elle y étaient allé tous les deux, et s'y étaient même embrassé. Ca avait été la première fois qu'Ysalyne embrassait un garçon, et elle ne s'était pas attendu à ressentir autant de fourmillement dans son ventre et dans sa poitrine.

Antony sourit à son tour et lui prit la main. Amaëlle, assise en face, leur lança un regard narquois.

« Hé les amoureux, un peu de respects pour ceux qui sont seuls, s'il vous plait. »

Ysalyne tira la langue à sa meilleure amie et serra un peu plus fort la main de son amoureux. Elle était bien, là, elle aurait voulu que rien ne s'arrête, que cet instant fixe pour une éternité de rire et de joie.


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21 FÉVRIER 2042

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« Excusez-moi ? »

Ysalyne releva la tête vers sa directrice de maison, Miss Muller, qui venait d'apparaître en plein dans son cours de sortilèges. Miss Tourmaline, son professeur, fit de même et fronça légèrement les sourcils. Il n'était pas de notoriété publique que les deux femmes ne pouvaient pas se supporter, pourtant, leur attitude l'une envers l'autre, quoi que très conventionnelle, aurait déjà dût éveiller les soupçons des plus curieux et des plus avides de ragots. 

« Ellen. Vous voyez bien que je suis en plein cours... » répondit un peu trop poliment Miss Tourmaline en désignant ses élèves, qui avaient tous laissé de côté leur devoir de rédaction pour suivre l'échange de leurs enseignantes.

« C'est important. » se contenta de répondre la professeur de botanique en désignant d'un mouvement subtile de tête le couloir d'où elle venait.

Son comportement attira l'attention de Miss Tourmaline, qui se leva tout indiquant à ses élèves de continuer ce qu'ils faisaient et disparut à la suite de Miss Muller derrière la lourde porte de la salle de classe. Aussitôt, les bavardages s'élevèrent dans la salle et Ysalyne reçut un coup de coude de la part de Floralys, l'une de ses camarade, dans les côtes.

« Qu'est-ce qu'il se passe, tu crois ? »

Ysalyne ne répondit pas. Elle avait un drôle de pré-sentiment, comme une boule dans le ventre. Elle aurait juré que Miss Muller lui avait jeté un regard plus que troublant avant de sortir de la salle de cours. Que signifiait ce regard ?

Leur deux professeurs revinrent bientôt, un air grave peint sur le visage et Miss Tourmaline annonça aux première année qu'elle les libérait plus tôt aujourd'hui. Une vague de murmure parcourut les élèves, qui eurent une seconde d'hésitation avant de se lever comme un même homme pour filer en vitesse, alors que des rires et des exclamations de joies commençaient à retentirent.

Lorsque Ysalyne essaya de sortir cependant, elle sentit une main fraiche se poser sur son coude et croisa une nouvelle fois le regard de Miss Muller. Cette fois-ci pas de doutes, c'était bien de la pitié et de la douleur qu'elle y voyait. La petite sentit son cœur s'affoler, et les larmes lui montèrent aux yeux alors même qu'elle ignorait encore tout.

Elle n'avait que la certitude que quelque chose de terrible s'était produit.


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1 MARS 2042

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Ysalyne rédigeait son devoir d'astronomie en silence, assise dans un coin isolé de la bibliothèque, là où elle espérait que personne ne viendrait la déranger. Elle voulait être seule, comme tous les jours depuis qu'elle avait apprit la nouvelle de la bouche de sa directrice de maison et de la directrice, Miss Loewy.

Neuf jours, qu'elle sentait comme un poids dans sa poitrine, qu'elle avait du mal à trouver le sommeil. Et personne ne pouvait l'aider, personne ne pouvait comprendre, ce sentiment que des griffes acérées lui broyaient le cœur.

Sa mère était malade. Ca avait résonné dans le bureau de Miss Loewy, à lui en faire mal aux tympans. Elle était en réalité très malade, et avait été accueillie en urgence à Saint-Mangouste le matin même. Et depuis, elle avait des lettres régulières de son père, qui tentait tant bien que mal de rassurée sa fille, sans succès.

Ysalyne n'avait jamais eu l'occasion de pouvoir faire confiance à son père, pour la simple et bonne raison qu'elle ne l'avait jamais vraiment connu. Elle ne l'avait vu que six fois les cinq dernières années, et n'avait jamais réussit à tisser de liens ni avec lui, ni avec sa mère. Pourtant, savoir sa famille dans cette situation insufflait à Ysalyne un sentiment fort qu'elle sentait comme indestructible : elle avait besoin des siens, elle avait besoin d'être avec eux.

Son père avait refusé de la laisser partir de Poudlard ne serait-ce que quelques jours, prétextant qu'elle devait se concentrer sur ses cours, que tout allait bien, que rien n'était grave, et que Nathalie se remettrait bientôt. Mais Ysalyne n'était pas dupe, et comprenait bien que si son père ne voulait pas qu'elle les rejoigne, c'était qu'il voulait surtout lui épargner l'atmosphère douloureuse et la réalité sombre : les guérisseurs ne lui donnaient que peu de chance de survie.

La petite Serpentard entendit un sanglot étouffé sortir de sa gorge et elle lâcha aussitôt sa plume pour plaquer ses mains contre ses lèvres tremblantes. Elle ne pouvait pas pleurer, ou elle ne s'arrêterait jamais. Les mains agitées de spasmes, Ysalyne roula en boule le devoir sur lequel elle travaillait et serra le parchemin fort entre ses doigts. Elle avait mal, et elle était seule.

« Ysa... »

Ysalyne releva la tête vers Antony, qui la regardait avec beaucoup de douleur. La petite détourna les yeux et commença à ranger ses affaires, sans un mot. Elle ne pouvait pas en parler, elle ne voulait pas rendre ça plus réel. Elle n'arriverait jamais à trouver les mots, et elle ne voulait surtout pas voir la pitié dans les yeux de ses amis, ou encore entendre leurs paroles de réconforts, car rien de tout cela n’apaiserait sa peine. Rien de tout cela ne redonnerait la santé à sa mère.

« Attends, Ysa ! »

L'appel d'Antony la suivit lorsqu'elle sortit de la bibliothèque, ses affaires entre ses bras, collés à sa poitrine. Le garçon la rejoignit vite, et elle entendit ses pas pressés tenter de la rattraper.

« Pourquoi est-ce que tu ne veux plus me parler ? Amaëlle et moi, on s'inquiète pour toi... »

« Laisse-moi ! » Ysalyne se retourna vers lui et essaya de ne pas craquer en croisant son regard bleu, perdu, blessé. Elle ne devait pas pleurer, pas devant lui. « Laisse-moi tranquille ! »

« J'ai fait quelque chose de mal ? Ysa dis-moi... je ne comprend rien... »

« Laisse-moi, Antony ! Je ne veux pas en parler, d'accord ? Je ne veux pas ! Alors laisse-moi tranquille ! »

Sans ajouter un seul mot, Ysalyne fit demi-tour et s'enfuit en courant dans les couloirs. Elle ignorait pourquoi elle repoussait ainsi ses amis. Elle ne savait pas, elle ne savait pas... Elle voulait juste être seule. Elle voulait juste souffrir en silence.


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27 MARS 2042

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Une larme coula sur sa joue, et le bruit haletant de sa respiration troubla le silence du dortoir. Elle était seule, tous ses camarades étaient en cours. Elle ne s'offrait pas une journée off, non, elle ne séchait pas. Elle faisait ses bagages.

Miss Muller était venu la chercher aujourd'hui, et le même schéma s'était reproduit : elle l'avait conduite dans le bureau de Miss Loewy, qui l'avait regardé entrer, le regard grave, où se mêlait pitié et excuse. Mais de quoi s'excusait-elle ? De n'avoir aucune prise sur la vie de sa mère ? C'était ridicule...

D'un geste sec, Ysalyne essuya ses yeux d'un revers de manche et ferma manuellement sa grosse valise. Dans l'état où elle était, mieux valait qu'elle laisse la magie de côté, car la douleur conjuguée avec sa maladresse habituelle ne pourrait causer que des dégâts.

Une fois prête, elle se tourna vers sa directrice de maison qui l'attendait près de l'entrée du dortoir. D'un coup de baguette, l'enseignante fit léviter la lourde malle où étaient rangées toutes les affaires d'Ysalyne et cette dernière, sans un mot, sas un regard en arrière, sortie de la pièce.

Elle ne se rendit même pas compte qu'elle descendait les grands escaliers jusqu'au hall d'entrée, pas plus qu'elle ne prit conscience qu'elle sortait de l'enceinte du château avec Miss Muller sur ses talons, droit en direction de Pré-au-lard. En d'autres circonstances, elle se serait réjouit d’apercevoir le village de sorciers, mais c'était comme si son esprit et son corps étaient déconnectés. Tout ce à quoi elle arrivait à penser était à sa famille.

Les propos tenus par Amaëlle et Antony dans ce chapitre on été validés par eux, il y a longtemps certes, mais ont été validés tout de même. Je ne les fait en aucun cas agir sans leur consentement, et il en ira toujours de même avec les personnages de ML autre que des PNJ.
Ce chapitre est le premier d'un autre RPG Solo intitulé Essayer d'être une famille et qui retrace la reconstruction d'Ysalyne et de ses parents en tant que famille à partir de l'été 2042.
Dernière modification par Ysalyne Benett le 10 juillet 2018, 7 h 54, modifié 1 fois.
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 RP++ – SOLO  Moi, Ysalyne Benett, élève à Poudlard

DEUXIÈME ANNÉE


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MARDI 9 SEPTEMBRE 2042

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Deuxième année. Elle était en deuxième année. Ysalyne avait tant vécu dans l'attente des nouvelles de sa mère toute la fin de sa première année qu'elle ne s'était jamais vraiment autorisé à penser à sa deuxième année. Ça lui paraissait si loin à l'époque, si secondaire. Elle avait pourtant passé ses examens théoriques comme prévu et avait reçu d'excellents résultats qui avaient convaincus la direction de ne pas la faire redoubler, sous réserve qu'elle puisse suivre le rythme cette année. Si, en juin, lors de ses examens, ses professeurs se rendaient compte que son retard en pratique n'avait fait que croître, Ysalyne savait qu'elle devrait refaire une deuxième année. Et c'était pour elle inenvisageable.

Ysalyne soupira et brisa par la même occasion le silence de la bibliothèque en relisant pour la troisième fois son cours de métamorphoses.

Cela faisait neuf jours qu'elle était revenue à Poudlard après cet été riche en émotion et déjà, elle se sentait un peu perdue. Elle espérait néanmoins rattraper son retard aussi vite que possible et récupérer un niveau en pratique qui ne soit pas trop loin de celui de ses camarades. Cependant, en plus de toutes ces préoccupations scolaires, autre chose la minait profondément : sa relation avec Antony et Amaëlle.

Le garçon avait semblé content de la voir sur le quai de la gare et Ysalyne croyait fortement que leurs retrouvailles avaient été autant émouvantes pour elle que pour lui. Mais passée la première joie de se revoir après tant de mois sans nouvelles l'un de l'autre, Ysalyne avait senti un écart entre eux, creusé par la distance et le silence. Elle ne savait pas encore s'ils réussiraient à passer outre et à se retrouver comme avant, mais elle avait peur qu'ils ne le puissent pas.

Quant à Amaëlle... Et dire qu'elle avait cru qu'elles étaient amies, qu'elle l'avait autrefois considérée comme sa meilleure amie, et qu'elle avait tout simplement détourné les yeux quand Ysalyne avait fait un pas vers elle au moment elles s'étaient croisées dans le Hall avant le banquet de début d'année. La jeune Benett pouvait admettre qu'elle est été blessée par son silence, qu'elle-même ne parviendrait peut-être jamais à justifier, mais n'aurait-elle pas dû être au moins soulagée de la voir ? S'était-elle seulement véritablement inquiétée ? Les deux fillettes partageaient les mêmes cours, la même table aux repas, la même salle commune, leurs dortoirs étaient côte à côte. Et pourtant, elles ne s'étaient pas encore adressée la parole depuis la rentrée.

Désespérée par ce cours de métamorphoses auquel elle ne comprenait pas grand chose et releva la tête pour regarder autour d'elle, comme si son environnement pouvait faire germer en elle les graines de la connaissance absolue.

« Arrête ça, j't'ai dit. »

La voix de garçon, chuchotée mais ferme, provenait du rayonnage le plus proche et interpella Ysalyne qui tendit l'oreille.

« T'es pas drôle. » se plaignit une autre voix masculine.

Curieuse, Ysalyne regarda à droite et à gauche si miss Minal n'était pas dans les parages, mais la bibliothécaire de Poudlard semblait occupée bien trop loin pour avoir repéré les chuchotements. Si la Serpentard se penchait un peu sur la droite, elle pourrait apercevoir les deux garçons qui se disputaient.

« J'm'en fou, arrête, c'est tout. »

Stratégique, Ysalyne fit tomber son crayon à papier au sol puis, après avoir une nouvelle fois vérifié autour d'elle, se pencha lentement pour ne pas attirer l'attention. Dans la position inconfortable qui la voulait courbée jusqu'au sol, prête à ramasser véritablement son crayon au moindre mouvement près d'elle, la fillette distingua deux silhouettes habillées des uniformes de Gryffondor.

« Ça va, c'est qu'des bouquins. »

Le deuxième garçon, un blond qui cachait le premier à la vue d'Ysalyne, reposa bruyamment un livre sur l'étagère en face de lui et se décala légèrement. Lorsque la deuxième année pu voir le visage du premier Gryffondor, elle écarquilla les yeux et se redressa en vitesse, en oubliant son crayon par terre. Par Merlin, qu'est-ce qu'il fabriquait à Poudlard ?

« Aller viens, on s'en va. »

Les deux garçons sortir du rayonnage en s'éloignant d'Ysalyne et elle n'eu donc pas à croiser son regard. Mais le visage qu'elle venait de voir était comme imprégné dans son esprit. Qu'est-ce que James Harrington faisait bel et bien ici ?


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LUNDI 20 OCTOBRE 2042

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Ce matin, Ysalyne avait failli parler à Amaëlle. Failli, parce que sa camarade s'était retrouvée comme par hasard près du livre qu'elle avait laissé la veille dans la salle commune. Failli, parce qu'elle avait préféré le récupérer plus tard plutôt que de prendre le risque de s'approcher de son ancienne amie. Quasiment un mois et demi qu'elles s'ignoraient mutuellement, une situation qui faisait extrêmement souffrir la jeune Benett. Mais elle se refusait à faire le premier pas. Elle avait traversée une trop grosse épreuve pour se plier à la colère d'Amaëlle. Si cette dernière voulait essayer de comprendre quelle tristesse, quelle douleur elle avait pu endurer, alors elle lui parlerait. Elle refusait néanmoins de faire un geste.

Antony lui disait que c'était ridicule. Qu'elle lui manquait, c'était évident. Qu'elle-même avait affreusement manqué à Amaëlle quand elle avait disparu. Ysalyne s'obstinait. Et il soupirait. Peut-être considérait-il cela comme des caprices de gamines. Elle ne savait pas. A vrai dire, ils ne parlaient plus beaucoup. Officiellement, ils étaient encore ensemble, mais la deuxième année sentait bien qu'il n'était plus amoureux d'elle. Peut-être même l'avait-elle comprit avant lui. Elle, elle ne savait pas. Alors elle attendait.


20 octobre 2042

Ysalyne Benett
Poudlard

          Ma petite Mamy,

Tu me manques beaucoup. Tu sais déjà que cet été a été très compliqué pour moi. Tout du village me manque. Les champs, les fleurs, la forêt, le ruisseau, les cloches de notre petite église, J'en arriverais même à regretter Annie et Troy, et pourtant, toi seule sais combien je détestais être avec eux quand j'étais petite.

Dis-moi Mamy, j'aurais besoin de toi. Tu te souviens des Harrington, au village ? Tu sais, les enfants, James, Destiny et Peter ? J'ai un doute, mais je crois bien que James est à Poudlard. Tu crois que c'est possible ? Je suis absolument certaine que Destiny n'est pas à Poudlard elle, elle serait dans les mêmes cours que moi. Tu crois que tu pourrais vérifier s'il te plait ? Si c'est vraiment lui, je trouve que la coïncidence est vraiment énorme.

Pour moi ici, tout va bien. J'ai été très contente de voir tous mes amis, ça m'a fait du bien de les retrouver. Et les cours ça va, j'ai encore un tout petit peu de retard, mais mes professeurs me disent que ça ne se voit presque pas. Tu vois, tout va très bien.

Et toi Mamy, comment tu vas ? La maison n'est pas trop vide ? Est-ce qu'on te verra pour Noël ? Si tu pouvais te dépêcher de m'écrire une réponse, ce serait plus pratique pour toi, parce que le hibou de l'école n'attendra pas des heures chez toi et tu seras obligée de faire passer ta lettre par la poste et ça prendra un peu plus de temps.

Je t'embrasse,
Ysalyne.


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MERCREDI 3 DECEMBRE 2042

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Ysalyne sortit des toilettes des filles du cinquième étage, son sac en bandoulière tapant violemment contre sa jambe à chaque pas plein de rage qu'elle faisait et qui l'éloignait d'Amaëlle. Elle n'arrivait pas à y croire, elle n'arrivait pas à y croire ! Et dire qu'elle y avait vraiment cru ! Pendant des semaines, des mois, elle avait espéré pouvoir recoller les morceaux avec Amaëlle, elle avait tant voulu lui demander de lui pardonner, sans pouvoir le faire par fierté égoïste. Et maintenant, maintenant... Tout était foutu  !

Les larmes aux yeux, la Serpentard quitta le cinquième étage, puis le quatrième, et, arrivée jusqu'au deuxième étage, elle partit se réfugier dans une alcôve dont la fenêtre donnait sur le lac. Elle le trouvait toujours aussi beau. Mais de loin. Sans qu'elle ne puisse se contrôler, la fillette retira son sac de son épaule et le lança contre le mur. Si le mouvement brusque la soulagea une fraction de seconde, c'est la tristesse qui s'empara d'elle lorsque, à ses oreilles, parvint un bruit de verre brisé. Ses fioles d'encres. Qui devaient maintenant se déverser dans tout son sac. Parfait, vraiment parfait ! Cette journée ne pouvait pas être pire !

Les mains toujours brûlées de ses maladresses en potions, recouvertes de cloques vertes peu ragoûtantes, le cœur piétiné par la froideur d'Amaëlle à son égard, Ysalyne s'autorisa enfin des larmes. Elle était fatiguée de toujours se retrouver au milieu des histoires. Elle ne voulait plus de tout ça. Et maintenant, elle se retrouvait définitivement seule.

Antony et elle avaient décidés, au court d'une très court conversation il y avait déjà deux semaines, d'arrêter de sortir ensemble. Enfin... Il avait prit cette décision et l'en avait informé. Pour le moment, leurs camarades n'avaient pas dû trop se rendre compte du changement puisque cela faisait déjà plusieurs semaines qu'ils ne passaient quasiment plus de temps ensemble. Ysalyne avait été attristée, mais pas dévastée. Elle regrettait plus d'avoir perdu son ami que son amoureux.

Mais après leur rupture, elle avait placé tous ses espoirs affectifs en une possible réconciliation entre elle et Amaëlle. Espoirs qui avaient été réduits en lambeaux en seulement quelques secondes d'attaques verbales agressives. Et Ysalyne se sentait actuellement terriblement seule, terriblement idiote et terriblement triste.

Après plusieurs minutes de larmes intensives et quelques regard en coins de la part d'élèves qui passaient par là sans pour autant s'approcher de cette fillette en larmes et aux mains pleines de cloques vertes, Ysalyne décida de ravaler ses sanglots, de ramasser ses affaires, et de se diriger vers l'infirmerie pour enfin faire soigner ses mains, consciente que l'eau qu'elle avait passé dessus dans les toilettes avant son altercation avec Amaëlle était loin d'être suffisante.

Miss Lloyd leva les yeux au ciel quand Ysalyne lui avoua qu'elle s'était blessée il y avait une heure déjà, pendant son cours de potions.

« Mais pourquoi ne pas être venu directement me voir ? » s'agaça-t-elle. « Vous aimez donc souffrir ? »

Ysalyne ne répondit pas et se laissa soigner, tout en enfouissant son désespoir au fond d'elle. A part Antony et Amaëlle, elle n'avait personne de réellement proche, au château. Allait-elle donc devoir rester seule jusqu'à la fin de sa septième année ?

Et puis, au milieu de toutes ces angoisses qui s'accumulaient, une autre venait s’immiscer en elle au fur et à mesure que les vacances de Noël approchaient : car elle allait devoir retourner à Londres et passer ses quinze jours avec ses parents.