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Le jour du départ  Iere Année   RPG+ 

           Gryffs patientait nerveusement assis sur sa grosse malle. Il avait rassemblé toutes ses affaires et était prêt à partir. Ce vendredi s'achevaient sa première année scolaire à Poudlard. Gryffs était un peu déboussolé. Il adorait sa vie ici et l'idée de la quitter pour deux semaines le travailler. C'est pourquoi il n'avait pas dormit de la nuit. Il avait alors profité de cette insomnie pour faire ses baguages. le train ne partait que à dix heure mais Gryffs était allé très tôt le matin se poster au niveau de l'entrée principale du château. Comme ça il était sur de ne rater personne. Il regardait l'énorme pendule se balancer. Cela l'amena à se demander combien de secondes avait il passé dans cette école au cours de l'année qui venait de passer. Il n'aurait pas su le dire mais une chose était sur c'est qu'elles étaient les plus belles de sa courte vie. 

           Il ne savait pas trop pourquoi mais l'idée de s'éloigner d'ici lui procurait une forme étrange de malaise. Finalement il n'avait pas l'impression de rentrer chez lui pour ces vacances bien au contraire. Oh oui ses parents lui manquaient mais ils savaient que même s'il ne les avait pas vu depuis les vacances d'avril, ils ne seraient pas très présent. Et l'idée de retrouver cet antipathique majordome ne le réjouissait guère. Les examens étant passés il se réjouissait tout de même à l'avance de l'absence de devoir et de cours pour les deux prochains mois. Sans compter qu'il avait prévu un paquet de choses pour cet été. Certaines seul ou avec sa famille et d'autres avec ses nouveaux amis. Bientôt neuf heures et les premiers élèves commençaient à défiler en direction des carrioles. La plupart semblait être des cinquièmes années pressés de rentrer chez eux après une année chargé et des examens angoissant. Ils avaient visiblement bien besoin de décompresser. Gryffs se mit alors à chercher du regard son petit groupes d'amis et ses camarades de classe. Tous lui manqueraient, il avait passé une année pleine et rencontré des gens tous formidables et intéressant. Bien-sur une plus que les autres occupé une place privilégiée parmi toutes les nouvelles personnes qu'il avait rencontré.

             Et c'était d'ailleurs cette personne qu'il chassé du regard. S'agitant pour apercevoir entre la foule qui sur les coups de 9h40 commençait à se densifier. Il traqué la moindre parcelle de chevelure blonde qui se faufilerait entre les amples capes noirs des élèves qui se pressaient pour monter dans les calèches. Alors que Gryffs mettait toute sa concentration dans cette exercice. La roue de sa malle céda et la valise calancha entraînant son propriétaire les fesses par terre. Légèrement sonné, c'est une main tendu qui ramena Gryffs à la réalité.

Amicalement votre, Sorrow
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Cette scène lui rappelait vaguement une scène dans bambi, là où le père du petit faon lui dit qu'il ne reverra jamais sa mère. Sauf que elle, elle avait aussi perdu son père. Et son frère. Mais ça ne lui faisait pas trop de peine, d'un côté. Ils n'avaient jamais été sa famille. Ça ne l'avait jamais dérangé. Pas même quand ils avaient commencé à l'oublier. On lui offrait une nouvelle famille sur un plateau d'argent, et elle comptait bien savourer cette chance. Une opportunité merveilleuse. Mais elle n'arrivait pas totalement à être ce que les autres appelaient heureuse. Sûrement car tout allait changer, sans qu'elle n'ai donné son avis. On ne l'avait même pas prévenue de toute cette histoire, et la rancune s'accumulait au fil des jours, sans qu'elle ne puisse rien y faire. Elle ne voulait pas rentrer. Rester entre ces grands murs de pierres était la seule chose qu'elle souhaitait au fond de son cœur. Et pourtant, elle était obligée de prendre ce train rouge. Ce foutu train. Elle le détestait de toute son âme, de tout son esprit. Mais même si tout cela la dépassait, elle n'aurait pas fuit pour tout les galions du monde. Pas qu'elle soit courageuse, loin de là, elle était juste tellement bornée qu'elle ne pouvait pas abandonner après tous les efforts qu'elle avait fait. Pas après tout ce que Solenn avait fait pour l'aider.  La vie l'écrasait ? Alors elle ramperait. Mais jamais elle ne baisserait les bras. Il était temps que ça change, et il ne tenait qu'à elle que ce soit le cas. Elle allait se battre. Mais elle était encore trop faible pour le faire seule. L'union faisait la force, mais ça l'avait aussi enfoncé dans les méandres du néant . On s'était ligué contre elle. Regardez ce que cela avait fait. Maintenant, c'était elle contre le monde. Et il fallait être spécial pour rentrer dans ses rands. Dans son camps, tout du moins. Le clan adverse, elle s'en foutait. Ils étaient tous idiots, des moutons qui suivaient le troupeau comme des zombies mêlés de Trolls, et c'était pas glorieux. Elle n'arrivait même pas à leur en vouloir, en fait. Ils lui faisaient seulement pitié. Ils grandiraient dans l'oubli. Adultes, une femme et des enfants, un travail chiant. Ils ne seraient jamais spéciaux. Ça faisait peine à voir. Elle en rirait presque. Presque. Et c'était là toute la différence.-

Mains trop blanches, cheveux trop longs et trop noirs. Et ces yeux trop verts. Elle était laide. Mais elle voulait montrer au monde combien les différences rendaient beau, même pour une personne laide. Les doigts refermés autour d'une malle. Les pieds qui rappent le sol à chaque pas. C'étaient les dernières choses qu'elle sentirait au château, qu'elle verrait, qu'elle ressentirait. Bientôt, ils partiraient tous très loin. Trop loin. Deux mois c'était beaucoup. Tout pouvait changer en deux mois et elle ne voulait pas que cette année disparaisse comme de la neige au soleil. Tous les souvenirs accumulés... Elle ne pouvait pas tous les emporter. C'était impossible. Et pourtant, même si elle le savait, ça la crevait. Un soupir passa la barrière de ses lèvres. Depuis quand n'avait-elle pas pensé comme ça ? Seulement à elle ? Elle ne s'en souvenait pas. Avait-elle bien prit toutes ses choses ? Elle devait se l'avouer, elle était terrifiée. Tout ça la dépassait totalement. Elle ne comprenait plus rien. Et la compréhension avait toujours été aussi primordiale que les sens pour l'enfant qui se faisait nommer Cassiopée Malory.

Le Hal d'entrée se fit apercevoir bien trop rapidement à son goût. Elle étouffait avec tous ces corps entassés. Un bruit mat et un gémissement étouffé. Mais était-ce le corps par terre ou la malle qui grinçait ? Ses chaussures la dérangeaient tandis qu'elle s'approchait du garçon. Elle n'était plus habituée à en porter dès le matin. La plupart du temps, elle les mettait seulement pour les cours. Le froid du sol lui permettait toujours de rester sur terre. Paradoxal quand on savait que c'était aussi ce froid qui la faisait partir. Elle n'était vraiment pas commune, et tant mieux. Ses pieds s’arrêtèrent quand ils tapèrent dans la valise à terre qu'elle releva d'une main avant de tendre l'autre au jeune garçon à ses pieds. Pourquoi elle avait ce sentiment de devoir tendre sa main ? Personne ne l'avait fait pour elle. Enfin, avant Poudlard. Souffle rauque. Elle releva le menton sous l’émotion. Ne pas pleurer, tu la reverras ton école. Elle était forte, elle allait montrer qu'elle se relèverait de tout. Toujours.

-Tu es à Poufsouffle toi, pas vrai ? Sa voix sifflante roula le r du dernier mot. Étrange. Je t'ai vu en Astronomie. Sorrow, c'est ça ?

Depuis quand était-elle devenue si bavarde ? Tait-toi, stupide chose. Tait-toi rêveuse, tu me fais trembler. Tu te briseras les ailes en retombant à Terre. Ses ailes étaient déjà brisées. Mais ça ne l'empêchait pas de battre des bras désespérément pour s'en sortir. L’énergie du désespoir, c'était ce qui lui restait. Peu-être qu'un jour elle s'envolerait de nouveau ?

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                Aïe, cette satanée malle. Gryffs c'était retrouvé les fesses par terre, une vive douleur au coccyx le lança et les larmes lui montèrent aux yeux. Il les chassa d'un revers de la main et sourit en imaginant à quel point sa chute avait du être comique vu de l'extérieur. il vit alors devant lui une main tendu. Gryffs releva la tête et aperçu Cassiopée Malory. La jeune fille était de nature discrète, il n'avait pas encore eu l'occasion de lui parler pendant les cours que les Serpentards et les Poufsouffles avaient partagés au long de l'année. Il fut très touché du geste et après avoir essuyé sa main sur un pan de sa robe, il accepta son aide et se releva piteusement. Gryffs se frotta le dos, essayant de dissiper les vagues douloureuses qui lui traversaient les lombaires. 

              "Plus de peur que de mal. Je te remercies, oui oui à Poufsouffle ! Je crois bien que la roue a cédé ."
Il avait pensé cette dernière phrase à haute voix et Gryffs glissa alors sa main dans la poche de sa robe d'école. Il en tira sa petite baguette et d'un petit coup sec en direction de sa malle il s'écria "Réparo".
La roue se replaça alors toute seul à sa place et quelques cliquètements métalliques plus tard tout était comme neuf. Il se retourna vers Cassiopée lui souriant chaleureusement. Il en profita pour l'observer rapidement de la tête au pied. Elle n'était pas bien grande, mince, la peau très pâle. Son visage encadré de long cheveux d'un noir de jais dégageaient quelque chose de tranchant. Si Gryffs s'était fié à son apparence, il n'aurait pas pensait qu'elle serait aussi à même de lui porter secours aussi spontanément. Toute fois, d'elle se dégageait une certaine mélancolie. Miss Malory semblait emplit d'une grande tristesse. Si il n'avait pas eu lui même de profonds maux de cœur cette année, il n'aurait probablement pas décelé sa détresse mais il l'avait lui même trop côtoyé pour passer à côté. Les mois difficiles qu'il avait vécu lui avait fait beaucoup de mal et toutes ses douleurs avaient été apaisées finalement par les murs protecteurs de la colossale école. Poudlard détenait l'incroyable pouvoir d'être un cataplasme très efficace aux blessures de la vie. Gryffs était devenu plus sensible aux malheurs des gens, il faisait d'ailleurs preuve aujourd'hui de bien plus de maturité qu'il n'en aurait été capable au début d'année.

               Il y a des épreuves qui vous changent à jamais et c'est lorsque l'on en a connu assez que l'on devient un adulte. Il était encore bien loin de ce stade mais avec tout de même effectuer un premier grand pas sur ce chemin sinueux. 
"On dirait que toi non plus ça ne t'enchante pas de quitter Poudlard, tu sembles un peu triste. Tu n'as pas envie de rejoindre ta famille? D'où est ce que tu viens?" dit il maladroitement.  
Il s'aperçu alors des traces de doigts qu'il avait laissé sur son uniforme. Il tenta vainement de les faire disparaître mais abandonna rapidement faute de succès. 

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Elle n'avait pas vraiment fait attention à l'autre, durant l'année, plus occupée par ses livres et ses problèmes pour s'en faire des autres. Ils ne s'étaient jamais vraiment parlés, si ce n'est un petit bonjour en passant dans une classe, comme à tous les autres, mais cela s'arrêtait là. Néanmoins, il avait toujours paru être un garçon gentil et aimable, mais s'il n'était pas tombé, probablement qu'elle ne l'aurait jamais réellement rencontré, lui et sa malle aussi fragile qu'un morceau de sucre semblait l'être. Le Poufsouffle ne semblait pas vouloir rentrer chez-lui, il lui fit même la remarque qu'elle non plus ne semblait pas joyeuse à l'idée de quitter les imposants murs du château, forteresse contre les dangers du monde extérieur. Dangers auxquels elle ne voulait plus avoir à faire. Elle ramena sa malle vers elle et passa ses cheveux derrière ses épaules d'un mouvement souple de la main en se mordillant légèrement la lèvre inférieure. Comment expliquer ça ? Elle avait envie de rentrer, mais elle était terrifiée par ça, comme si on monstre allait l'engloutir une fois les portes en bois passées. Elle n'était pas du tout à l'aise, et ses chaussures presque trop petites ne l'aidaient en rien, pas plus que le bruit ambiant. Elle n'aimait pas le bruit, elle l’abhorrait même. Se décidant de répondre à l'autre, elle ouvrit à nouveau la bouche.

-L'enceinte de Poudlard semble être un fort contre le monde, j'aimais le fais de me sentir en sécurité. J'ai envie de rentrer chez moi, mais j'ai peur aussi. Je ne suis pas à l'aise avec ça. Tout sera très différent cette année. Et pour ta deuxième interrogation, je viens du centre de Londres, mais ''j'ai'' -elle appuya sur le mot- déménagé en Irlande. Tu ne sembles pas bien joyeux à l'idée de quitter Poudlard non plus.

Oui, tout serait très différent cette année. Pourtant elle avait de quoi être heureuse ! On lui avait enlevé une famille qui ne méritait pas ce titre et on lui en avait offert une autre, une vraie, sur un plateau d'argent. Mais elle aurait aimé être prévenue de ça, avant la fin de l'année. 4 ans. 4 ans de procédure et personne n'avait daigné lui en toucher un mot avant le mois dernier. Elle avait de quoi être suspicieuse contre tout ceci. En ce moment, la seule chose qu'elle voulait faire, c'était se terrer dans sa jolie salle commune à l’abri des regards. La Serpentard avait apprit à aimer cette pièce sombre où crépitait un feu magique comme si elle y avait toujours vécu. Durant cette première année en tant qu'élève dans cette école, ses habitudes avaient beaucoup changé, de même que son caractère. Plus effacée, elle avait grandi trop vite, et surtout, toute seule. Ce n'était pas saint, et la seule chose qui l'avait protégé c'étaient ces murs de pierres qui râpaient ses mains quand elle faisait des insomnies et qu'elle laissait courir ses doigts dessus en se baladant. C'était tout le château qui l'avait réconforté après un cauchemar, une dispute ou une mauvaise note. Chaque recoin était emplis de souvenirs tantôt joyeux, tantôt d'une tristesse à faire pleurer un mort. Oui, on pouvait dire que Poudlard  était devenu sa Maison. Et il était toujours dur de quitter son domicile, même pour un autre, même pour deux mois. Après-tout, rien ne lui disait que Loïk et Samuel ne finiraient pas par se lasser d'elle comme ses parents biologiques avant eux. Quand elle y pensait, elle ne savait même pas ce qu'ils étaient devenus, ni même où son frère allait vivre maintenant, il faut dire qu'il l'avait évité toute l'année ou presque. Elle pouvait le comprendre, elle avait gâché sa famille, mais si ça lui permettait de s'en construire une nouvelle, elle s'en foutait presque.

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                "Hmmm si je suis pressé de retrouver mes parents et puis c'est la fin des cours et des devoirs. Mais mes amis et la magie vont me manquer. Gryffs inspira un bon coup. Et puis le château est magnifique, je ne sais pas si il existe sur terre un endroit où l'on peut être plus heureux.
La foule autour d'eux c'était dispersée. Aucune trace de Herminie, elle et les autres avaient du monter sans l'apercevoir. Il valait mieux qu'ils se dépêchent s'ils ne voulaient pas rater le train et rester un peu plus longtemps que prévu à l'école. 
"On ferait mieux d'y aller où nous allons rater le train, tu viens avec moi je dois te remercier pour m'avoir ramasser. Gryffs ria. Tu sais tu ne devrais pas avoir peur de rentrer chez toi sinon c'est que c'est pas vraiment ta maison." 

                    Il l’entraîna sans vraiment savoir si elle en avait envie vers les calèches, il n'en restait qu'une. Ils étaient les derniers. C'était fantastique comment l'école prenait en compte le moindre de ses élèves. C'était ces petits détails qui faisait et qui ferait la magie de leurs années scolaires. Ils grimpèrent abord et les roues se mirent toutes seules à rouler. C'était la première fois qu'il les prenait Gryffs s'émerveilla de cette enchantement. Il était très bavard, la radio qui lui servait de bouche avait été réglé sur le bouton ON. C'était comme ça, bien qu'il ne sache pas tellement si elle appréciait sa conversation il avait envie de parler. Alors il lui parlerait. Elle ne lui faisait pas pitié loin de là. Mais l'aura de tristesse qui l'entourait les rapprochait. 
"Et puis il y a eu l'épisode avec cette peste de chinoise! J'ai bien cru que j'allais me faire virer!"
La calèche s'arrêta devant un grand portail de fer forgé, dans un environnement forestier. C'était les grilles de la gare de Pré-au-lard, Gryffs les reconnu. Elles lui rappelèrent sa première vision lorsqu'il était descendu du train en début d'année. Quel temps il faisait! Il frissonna en repensant à quel point il avait été trempé jusqu'à l'os.

                        "Allez bande de bon à rien vous êtes en retard!" Gronda le concierge.
"C'est ça à l'année prochaine m'sieur!" Répliqua t'il en ricanant. Il entraîna Malory vers les quais où un véritable monstre de métal fumant et grondant les attendait. Ils auraient du courir mais avec leurs bagages l'opération était fastidieuse. Ils montèrent dans le train rouge par la première porte ouverte. Profitant au passage de sa dernière vu sur les tours du château qui surplombaient la cime des arbres.
"Tu veux peut être que je t'aide à trouver tes amis? Les compartiments sont déjà quasiment tous plein on devrait peut être aller vers le fond du train et si on les croise on s'y arrête, ça te va?"

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Il avait tellement de chance, lui. La seule chose qui l'embêtait à quitter Poudlard, c'étaient ses amis. Il avait même hâte de retrouver sa famille. Sûrement que la sienne était plus aimante que celle des Malory. En même temps, ce n'était pas difficile de les battre à plat de couture sur ce niveau là quand on regardait Cassiopée et pas Arthur. Non. C'est différent cette année. Elle n'ira plus avec ses géniteurs, Loïk et Samuel l'ont, maintenant. Plus jamais elle ne verra ses gens. Et c'est mieux ainsi, elle le sait. Même si elle se sent un peu abandonnée. Elle avait peur que les deux voient à quel point elle était brisée et qu'ils se mettent à la haïr comme ses parents l'ont fait. Elle a peur qu'ils regrettent le fait de l'avoir adopté, qu'ils veuillent revenir en arrière, l'abandonner comme tous les autres. Est-ce que ça veut dire qu'elle part pessimiste sur ce point ? Pourtant, on lui a dit que si on ne voyait pas le bon côté des choses en partant, on ne pourrait jamais le faire et c'est exactement ce qu'elle fait. 
-Tu as de la chance...

Elle haussa les épaules et monta dans la calèche. Elle était totalement perdue. A vrai dire, elle n'avait suivit aucune des épreuves. Elle n'était même pas restée tout le long de la première, elle était partie quand Diana et son partenaire étaient passés et n'avait pas cherché à connaitre les résultats ni même à connaitre la date de la prochaine épreuve. Elle s'en fichait un peu, les grands événements comme ça, n'étaient pas son genre. Trop de monde, de bruit. Elle détestait la foule donc évitait au maximum tous les endroits où les gens se tassaient. Comprenaient les tribunes de Quidditch où la grande salle qu'elle évitait aux heures des repas, n'y passant que vers la fin, juste avant que les plats ne disparaissent pour laisser place aux déserts, moment auquel elle quittait la salle. 
-Qu'est-ce qui s'est passé ?

Quand la calèche arriva à destination, ils se pressèrent d'entrer dans le train rouge fumant tellement qu'on aurait pu croire que toute une usine y était cachée. Le Poufsouffle semblait amusant, cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas parlé autant avec un inconnu, il était sympathique. Elle espérait, d'un côté, le recroiser l'année prochaine.
-Oui, d'accord. C'est une bonne idée. Merci.

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