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Intimement, votre.  PV 

〔 PV avec Maria Light




Il n'est rien de si doux que l'intimité d'une grande âme qui s'ouvre à nous sans réserve !
➖ Johann Wolfgang von Goethe




Leanna entoura la tasse chaude de ses mains endolories par le froid. Ses doigts rougies retrouvèrent peu à peu leur couleur blanchâtre, témoignage d'un hiver bien entamé – bien qu'elle ne brunissait jamais beaucoup plus en été. Lâchant sa tasse d'une main, elle attaqua son pancake imbibé de sirop d'érable. Elle lança un regard rapide autour ; ses amis étaient là, comme toujours, animés par une discussion dont elle n'avait pas entendu les détails, ni même les gros titres. Non, elle avait une préoccupation bien plus importante qui ne la quittait pas depuis la veille. La fillette était en pleine lecture d'un roman policier dont le suspens était à couper le souffle. Et elle devait à tout prix savoir de quoi il en retournait. D'un coup d'un seul, elle avala d'une traite son thé digestif, se brulant la langue au passage.

Ses amis n'avaient rien dit lorsqu'elle quitta la Grande Salle avec une excuse à demi-mots, habitués à l'obsession de leur amie lorsqu'elle était plongée dans la lecture d'une pépite livresque.
Leanna avait une petite heure devant elle, ou du moins elle se l'était imposé. Même le week-end, ses journées étaient généralement bien ordonnée. Elle faisait ses devoirs le samedi matin, toujours à la même heure, pour être tranquille plus tard. Ce qui n'était pas le cas de ses amis Jeffrey et Kevin, qu'elle ne voyait souvent pas de toute la soirée du dimanche.
Une heure. Juste ce qu'il lui fallait pour finir les quelques dizaines de pages qui la séparaient de la grande révélation. Elle avait avalé son petit-déjeuner en un temps record pour être sûre d'avoir le temps de finir son livre avant de commencer à travailler.

Sur le chemin, elle croisa quelques élèves, mais la plupart des couloirs étaient déserts. Il était tôt, il faisait froid ; les jeunes sorciers étaient plus enclin à faire la grasse matinée ou s’étaient réfugiés dans les pièces plus chaleureuses du château. La Poufsouffle n'était pas dérangée par le froid, au contraire. Elle aimait bien sentir sentir le gel sur sa peau, voir la buée accompagnée son souffle, et voir les arbres nus se démarquer du paysage blanc et du ciel gris.
Et plus que tout, elle aimait la sensation de chaleur après avoir avalé la première gorgée d'une boisson chaude, ou le bonheur qu'elle ressentait lorsqu'elle lisait un livre emmitouflée dans une couverture duveteuse. C'était d'ailleurs ce qui l'attendait.

Mais sa marche s’arrêta subitement. Un objet qui gisait par terre avait happé son attention. Elle s’approcha. Un carnet ? Elle sortit la main cachée bien au chaud sous sa cape pour attraper l’objet. La couverture ne lui indiquait pas grand chose, et sa curiosité fut piquée au vif. Elle ne se doutait pas qu’elle venait d’ouvrir une page sur l’intimité d’une autre élève.
Ses lèvres se pincèrent en voyant le texte, c’était sans aucun doute quelque chose qu’elle n’aurait pas du voir. Elle essaya de se convaincre elle-même qu’elle n’avait rien fait de mal. Et puis, personne ne l’avait vu, normalement. Sa main fit tourner quelques pages, poussée par sa curiosité — toujours la même.
La Poufsouffle finit par regarder autour d’elle ; ses yeux rencontrèrent ceux d’une inconnue.



Cher journal, 
Voilà à peine 3 jours que je suis arrivée à Poudlard et je n'en peux plus.
Je déteste l'atmosphère, tout. Les repas sont trop gros à manger et il y
a trop de personnes. Les cours vont bientôt commencer et ça m'angoisse.
Je crois que je vais refaire ce que je fais jusqu'à présent : aller pleurer
dans les toilettes pour cacher ma peine aux autres. D'ailleurs, j'y vais de ce pas !

On peut toujours plus que ce que l’on croit pouvoir.
couleur: #907F7C

Intimement, votre.  PV 

Reducio
Pour les petits curieux, Maria est en 1e année.

Maria aimait le chaud de sa salle commune. Elle aimait suivre les conversations de ses camarades tout en écrivant. Elle faisait ses devoirs et ne manquait pas de placer quelques mots. Beaucoup savait qu'elle était comme ça quand il y avait un examen important. Ou alors, juste qu'elle aimait cette matière. Ils savaient qu'elle se comportait comme ça quand il y avait un devoir de métamorphose, donné par Miss Bowers. La jeune fille en profita pour boire son verre de lait chaud. Une sensation de bonheur intense se produit. Encore plus quand elle croqua dans un cookie avec plein de chocolat. La jeune Light avait l'impression de mordre dans un cookie où était placé le paradis. Sa plume grattait toujours le parchemin. Elle aimait tellement cette matière qu'elle pourrait écrire des tonnes et des tonnes sur ce sujet. Dès qu'elle eut finit de peaufiner son idée, la brunette posa son parchemin sur une table. Elle la rangerait plus tard. La jeune fille voulait avant tout aller dans son dortoir. Néanmoins, par pure précaution, elle prit soin de ranger son parchemin dans la petite sacoche qu'elle a toujours sur elle. Arrivée dans son dortoir, elle se précipita dans son lit. Ça faisait du bien, de sentir son corps dans un lit bien chaud. Maria sortit ses plumes et son encre et passa la main dans sa sacoche. Elle toucha son devoir, des parchemins mais il n'y avait plus rien. Pourtant, la jeune fille avait autre chose, normalement. Un carnet. Avec une couverture en velours rouge, offert par sa défunte grand-mère. Il n'y avait plus rien. La jeune Light commença à paniquer. Où est-ce qu'il pourrait bien être  ? La jeune fille secoua sa sacoche et tout tomba. Mais pas la moindre trace de du carnet. Ce n'est pas possible, où pourrait-il bien être ? Maria savait qu'il n'était pas dans son dortoirs, elle l'avait avant de venir dans la salle commune. Elle l'avait sûrement fait tomber dans le petit salon. La brune partit donc à sa recherche. Mais, il n'y avait plus rien. Maria interrogea ses camarades mais personne n'avait vu de petit carnet en velours rouge foncé. De toute façon, il fallait qu'ils aillent déjeuner. Maria les suivit à regret. En 10 minutes, la jeune Light avait avalé son petit déjeuner, elle voulait partir à la recherche de son carnet. Tout d'abord, elle alla dans les toilettes des filles mais dans tous les recoins, aucun carnet ne se détachait du paysage. Elle poursuit son chemin dans les toilettes abandonnées mais toujours rien. En plus de cela, Mimi avait décidé de faire son cinéma. Maria la rabroua de toute sa voix et partit. Elle alla également dans le parc mais il n'y avait rien. Pas même près du lac. La jeune fille se dirigea vers les couloirs, dépitée. Soudain, elle vit une inconnue tenir un carnet dans ses mains. Il était rouge et c'était probablement du velours. C'était le sien, elle en était certaine ! Mais, elle était entrain de lire, le lire ! Maria courut vers elle et lui arracha le carnet des mains et lui aboya dessus, comme si elle venait de commettre une faute irréparable.

- Non mais te gênes surtout pas ! C'est quoi cette manière de lire les carnets des autres ! J'espère que t'es contente, t'as vu tout ce que tu voulais ! 

Activité très réduite, veuillez m'en excusez