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Le garçon du tableau  solo 

Septembre 2043

*Bordel où es-qu’j’ai atterri encore.*  Les escaliers m’avaient à nouveau ammené je n’sais où. Ils n’es faisaient qu’à leur tête de toute manière. 

J’avais voulu descendre dans la grande salle pour le repas du soir. Rien de plus banal, mais les éscaliers n’avaient pas été  du même avis. Ils ont commencé à bouger, dans tous les ses. Et moi, je le cramponnais à la rembade, jusqu’à ce que je me fasse recracher ici. J’ai prudemment avancé d’un pas. Seul un couloir s’offrait à moi. J’allais faire demi-tour et rebrousser chemin, empruntant les mêmes escaliers que pour l’aller, mais ils avaient disparu. J’étais coincée.

 En me disant que j’allais bien trouver un endroit qui m’était connu, j’avais suivi le couloir.Toujours en est il que j’étais paumée.


Paumée dans un château immense, dans lequel vivaient de nombreux élèves. Seul ennui, il faisait beau, et bon nombre d’étudiants se trouvaient actuellement dans le parc. Il n’y avait donc personne avec moi. J’étais seule. 


Seule dans un couloir sombre, sans portes. En effet, un mur en pierre grise m’entourait, m’isolant, m’oppressant, m’observant. Oui, de nombreuses pages de yeux me fixaient. Les portraits. Je sentai le regard de toutes ces personnes  dans  leurs préstigieux cadres d’or me détailler, m’examiner, m’évaluer. * C’est flippant.*  

Discrètement, je l’es regardai de plus près. Les femmes portaient un chignon et des robes alors que les hommes étaient représentés avec des moustaches impressionnantes et des costumes. Tous abordaient cet air sévère qui me glaçait le dos. *Pas flippant. Grave flippant.* 

Mais quelque chose m’empêchait de tourner les talons et de m’enfuir en courant. Était-ce la fascination? L’envie de savoir où menait se couloir? 

JLa vançai donc dans ce couloir peu accueillant, de ma démarche souple  dont on n’entendait pas les pas. . Tout à coup, je stoppai net. *hein?* Je ne savais pas. Quelque chose m’avait perturbée. Mais quoi? Je regardai autour de moi pour identifier la cause de ce  brusque changement. Le mur était toujours pareil. Lisse, gris, froid. Les tableaux n’avaient pas disparu. Ils étaient toujours en place. *Là!*  Depuis un cadre poussiéreux m’observait quelqu’un. Un garçon. Il devait avoir deux trois ans de plus que moi.  Le garçon n’avait pas cet même air sévère que les autres. Non, lui m’adressait une sorte de sourire mélancolique. Intriguée, je m’arrêtai. Je ne voulais pas lui adresser la parole, il semblait plongé dans ses pensées. Mais je ne voulais pas continuer de marcher non plus, dans ce couloir interminable et sombre. Alors, je m’assis sur le sol poussiéreux, le dos contre le mur frais, et je commençais à l’observer.

Leopard.