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Où sont les Cuisines ?

Les yeux fermés, Stella rêvait. Enfin, si voir devant soi une énorme tablette de chocolat pouvait être considéré comme tel ! La jeune fille ouvrit subitement les yeux et se redressa d'un coup, le ventre gargouillant. Elle n'avait rien mangé pendant le dîner dans la Grande Salle, et maintenant, elle ne pensait qu'à ça. Qu'allait-elle bien pouvoir faire ? Elle se demandait s'il fallait sortir de son lit pour aller aux cuisines.. Même si cela est contraire aux règles..

C'est bon, c'est décidé ! Elle ne pouvait supporter un instant de plus la faim qui la tenaillait. Elle mit ses chaussons lapin, et se dirigea sans bruit vers la sortie de sa salle commune, se retrouvant en quelques instants, dans le couloir froid et obscur, loin de sa couverture chaude. Stella se rendit compte qu'elle ne connaissait pas l'endroit où se situaient les cuisines. Elle marcha donc, sans direction précise, empruntant de nombreux couloirs, les uns après les autres, en espérant apercevoir une quelconque lumière montrant qu'elle avait atteint sa destination. Elle avait faim, et sentait la fatigue pointer le bout de nez. Que lui a-t-il prit de partir comme ça ? Et si quelqu'un la voyait ? Qu'allait-il lui arriver ?

Stella s'efforça de faire taire ses interrogations et continua à marcher sans but, le bruit de ses pas étouffé par ses chausson. Et heureusement ! Soudain, elle remarqua une ombre qui longeait le mur devant elle, et, ne voulant pas se faire remarquer, elle se cacha derrière une statue, en observant cette personne discrètement.
Pourvu qu'on ne me voir pas !
Dernière modification par Stella Flawrence le 9 décembre 2018, 10 h 07, modifié 1 fois.

"Chaton un jour, chaton toujours !"

Où sont les Cuisines ?

8 Décembre 2043


Isaac, vaquant, bougeant, marchant, cherchait une nouvelle destination, il connaissait par cœur la tour d'astronomie, il fallait changer un petit peu ! Pourquoi ne pas s'approprier une nouvelle partie de ce château durant la nuit, où tout peut arriver. Isaac usa donc de la technique du hasard. Le hasard pour choisir sa destination, mais est-ce que le hasard existait vraiment, n'y aurait-il pas un destin régissant notre vie. Ça serait déprimant, ou rassurant, dur de choisir. Mais le choix se rapportait aussi, dans sa situation, au hasard. C'était une boucle. Peut-être tournait-il en boucle depuis quelques minutes.

Ses pensées se bousculaient dans sa tête, Isaac n'était pas au meilleur de sa forme, principalement du fait qu'il faisait nuit noire. Mais ce n'était pas important. Ce qui l'était c'était cette ambiance noire, froide, mystérieuse, de couloirs qu'il arpentait tous les jours. Il arriva à une intersection, gauche ou droite, comme d'habitude. Isaac prit un petit bâton qu'il gardait pour se genre d'occasions dans son sac, et le lança en l'air. Le problème de cette méthode c'est qu'il prenait un peu de temps avant de retrouver le dit bâton à cause du manque apparent de lumière. Puis il regarda la direction dans laquelle le côté du bâton où il y avait cette sorte de tâche ressemblant à un cygne se dirigeait. Et il se remit en route.

Un mal de tête commença, il réfléchissait trop, il n'arrivait pas à se concentrer, il devait être réellement fatigué. Mais pas question de rebrousser chemin, c'était trop enivrant. Il aperçu un bout de tableau qu'il connaissait vaguement, mais dans la pénombre, il paraissait menaçant. Isaac accéléra un peu, sans manquer d'observer le tableau au passage. Un beau cadre. Il ne savait pas du tout où il se trouvait, c'était mieux que ce qu'il avait espéré. Il s'était déjà perdu de jour dans se château mais jamais de nuit ! Isaac se baladait presque avec entrain, pour savoir jusqu'où le mènerai ce tunnel noir. Il n'arrivait pas à exprimer ce qu'il le réveillait certaines nuit pour le pousser à découvrir. Une sorte de curiosité, mêlée à de l'envie d'aventure. Il ne savait pas.

Une autre intersection, hasard, choix, il avança. Il appréciait le silence. Un silence mystérieux, froid lui aussi. Marcher sous ces arches de pierre, dans cette ambiance lui rappelait des livres de fantasy, il pourrait presque se croire dans le château d'un nécromancien, où à chaque intersection, une dizaine de malsains squelettes pouvaient lui sauter dessus. Il s'avançait peut-être vers l'antre d'une liche atroce, vers l'antre d'un génie ayant succombé au mal. Il n'avait pas d'elfes à ses côtés, ou de nains, mais il avait sa baguette. Bien qu'il sache que ce n'était pas vrai, il prit quand même sa baguette dans le doute. C'était ridicule, peut-être l'endroit le plus protégé du Royaume-Uni, et il sortait sa baguette.

À ce moment précis, il entendit un bruit, un froissement, un frottement, d'un vêtement peut-être. Ou la cape d'un chevalier noir. Ce qui n'était pas possible évidemment, mais l'idée restait présente dans son esprit, ridicule. Ce n'était pas un grand bruit, on ne l'aurait même pas entendu en temps normal. Mais dans ce silence, tout résonnait plus fort, plus étrange. Il s'avança dans le couloir d'où provenait le bruit, il n'y avait qu'une statue, et des tapisseries mais elles n'auraient pas pu faire ce bruit. Même vivante pensa-t-il avec un sourire. C'était forcément une personne, il se mit au milieu du couloir et chuchota :


"Y a-t-il quelqu'un ?"

Il savait que ce serait suffisant, ce chuchotement l'avait presque assourdi après ce silence. Les mots résonnants et se bousculant dans sa tête, ce mal de crâne...

Mathématiquement, une armée de singes devant des ordinateurs pourraient écrire Hamlet. Depuis Internet on sait que c'est faux.
Dialogues : #113F49 / 2ème année rp : Ma fiche.

Où sont les Cuisines ?

Son cœur battait la chamade et elle sentait ses poils se hérisser lorsqu'elle entendit l'appel que lança cette personne. Stella se mit à réfléchir à cent à l'heure. Elle n'allait tout de même pas répondre et se faire choper ! Non.. Elle allait se recroqueviller aux pieds de la statue, comme ça, avec ce noir, personne ne la verrait ! Elle se dit que c'était un bonne idée, pourtant elle était prise d'un doute. Elle ne pouvait le faire, craignant que le léger froissement de ses vêtements ne la trahisse.

Elle resta donc à sa place, essayant d'apercevoir une quelconque chose dans le noir. Elle avait froid, et tenta de se réchauffer en frottant ses bras avec ses mains. Brusquement, son ventre poussa un gargouillement sonore, qui résonna encore plus fort à cause du silence pesant présent dans le couloir. Stella se mordit la lèvre, et traita son ventre de tout les noms. Quelle malchance elle avait !

Stella ferma les yeux, très fort, et imagina mille et une façon de fuir rapidement sans que cette personne ne l'attrape. Elle pensa à enlever ses chaussons, pour courir plus vite. Elle n'avait même pas sa baguette ! Cependant, elle se dit que le mal était fait, et qu'elle ne pouvait pas procéder à une chose pareille. Elle espéra juste que ce n'était face à un professeur qu'elle allait se retrouver. Elle avança doucement en avant et, comme un chaton apeuré, dit d'une voix tremblante :

"Bonsoir.."

"Chaton un jour, chaton toujours !"

Où sont les Cuisines ?

"Bonsoir"

Isaac sursauta, il ne s'attendait pas vraiment à une réponse, d'autant plus que cette salutation avait résonné profondément, autant dans les couloirs que dans son crâne. Il se focalisa sur la personne responsable de ces paroles, une jeune fille, au bruit de ses cheveux longs, il ne pouvait pas en savoir plus, faute de lumière. Ses vêtements bruissaient, ses chaussures claquaient, elle était nerveuse visiblement. Ce devait être sa première fois dehors, elle avait peur qu'il soit un préfet, pensa-t-il avec un sourire en se remémorant sa première sortie. Cette sortie avait aboutie à une super rencontre, Isaac se demandait qu'était devenue cette personne d'ailleurs. En tout cas, peut-être que cette rencontre pourrait être bénéfique pour elle.

"Ne t'inquiètes pas, je ne suis ni un préfet ni un professeur."

Il chuchotait toujours, le silence reprit sa place. Il s'agissait avant tout de la rassurer, il ne voulait pas qu'elle se sente en danger, ou en inconfort dans cet environnement calme, n'aspirant qu'au silence. La nuit est comme un cocon, Poudlard comme un berceau. Il fallait préserver cette atmosphère presque poétique. Isaac se sentait d'humeur poétique cette nuit. Il n'avait jamais vraiment aimé ni compris la poésie, mais il commençait à entrevoir une possibilité, une porte sur cet art. La nuit l'inspirait, mais il ne se sentait pas assez fort pour réussir à tisser la nuit au travers de mots.

Isaac se demanda d'ailleurs quelles étaient les motivations de cette élève, pourquoi sortait-elle ? Serait-ce une de ces rares personnes à penser comme lui, à trouver la nuit bien plus belle que le jour ? Ou avait-elle seulement oublié quelque chose d'important, ou voulait-elle retrouver quelqu'un, un amour peut-être... Il coupa court à ses pensées. Il ne garda que la nuit.

"Dis-moi, es-tu là pour apprécier la beauté de la nuit ? Profiter du silence ?"

On n'entendait plus que les échos de ses paroles, peut-être avait-il bien réussi à la rassurer. Il frissonna, il faisait plutôt froid tout compte fait. Même s'il savait qu'il se faisait peur tout seul avec son imagination débordante. C'était le risque. Si l'on avait pu le voir, on l'aurait vu sourire, un sourire de défi.

Mathématiquement, une armée de singes devant des ordinateurs pourraient écrire Hamlet. Depuis Internet on sait que c'est faux.
Dialogues : #113F49 / 2ème année rp : Ma fiche.

Où sont les Cuisines ?

"Ne t'inquiètes pas, je ne suis ni un préfet ni un professeur."

Stella poussa un long soupir de soulagement, la main sur son cœur. Elle se sentait rassurée, et en même temps tellement idiote d'avoir eu autant peur. Elle ne savait pourquoi elle en voulait à cet inconnu, et, elle ne put se retenir, sortant, dans un léger murmure :

"Tu n'aurais pas pu le dire avant.."

Néanmoins, malgré le fait qu'elle eut parlé tout doucement, sa voix résonna dans le couloir sombre, comme si elle avait dit cela tout normalement. Stella se mordit la lèvre. Qu'elle idiote ! Elle n'aurait pas du dire ça ! Ce n'était pas gentil, et elle imaginait bien que le garçon se sente offensé. Il ne voulait que la rassurer, et en plus, ce n'était pas dans ses habitudes d’être désagréable. Et si, maintenant, le jeune garçon devant elle allait raconter sa sortie nocturne à l'un des professeurs ? Stella s'efforça de contrôler sa voix, qui partait dans les aigus.

"Désolée !"

Et comme par hasard, son ventre commença à gargouiller très fort. Je suis vraiment malchanceuse on dirait. La jeune fille sentait son visage qui commençait à chauffer et gênée, elle se balança d'un pied à l'autre. Sa gorge se noua de gêne, et doigts commencèrent a tapoter rapidement son genou.

"Dis-moi, es-tu là pour apprécier la beauté de la nuit ? Profiter du silence ?"

Tellement sa gêne accaparait son esprit, Stella avait totalement oublier le jeune garçon. Elle ouvrit la bouche pour répondre que non, elle cherchait les cuisines, quand son ventre gargouilla encore plus fort que la dernière fois. Bon, je crois qu'il a compris là.

"Chaton un jour, chaton toujours !"

Où sont les Cuisines ?

Évidemment que non elle n'était pas venu pour ça, elle était surement allée chercher à manger, au bruit de son ventre, mais elle ne savait même pas où était la cuisine, c'est très imprudent. Elle avait toutes les chances de se faire prendre par un préfet ou par un professeur, elle avait eu de la chance de tomber sur Isaac plutôt.

Personne visiblement, ne le comprenait, à part cette fille à la tour d'Astronomie, Helen elle s’appelait si il se souvenait bien. Elle avait comprit presque directement ce qu'il voulait dire car elle pensait pareil. Mais depuis, il n'avait plus trouvé d'autres personnes comme ça. Il se sentait seul tout d'un coup, non pas que ça le dérangeait habituellement, juste qu'il voulait discuter avec quelqu'un qui le comprenait, et qui ne s'amuserait pas à gargouiller durant une discussion.

Isaac était un peu en colère contre cette jeune fille. Elle ne lui avait rien fait, enfin, à part briser ses espoirs. Mais il ne pouvait pas la blâmer pour ça, elle ne pouvait pas savoir. Et puis si elle ne comprenait pas la beauté de la nuit et la tranquillité du silence, c'était son problème. Il voulait finir vite cette conversation et se débarrasser d'elle.

Mais qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir faire de cette fille. Il ne pouvait pas la laisser roder dans les couloirs toute seule à cette heure-ci, elle risquait de se faire punir. Il ne lui restait plus qu'à l'aider, ce qui ne l'enthousiasmait pas au plus au point. Déjà, il fallait savoir où elle voulait aller, il ne pouvait pas se dire qu'elle devait aller aux cuisines juste en se basant sur son intuition. Le plus facile était de demander.

"Bon, et donc où vas-tu à cette heure tardive ? Ou matinale, ça dépend du point de vue. Le ventre de la jeune fille gargouilla de nouveau. Aux cuisines ?"

Et puis si elle voulait aller aux cuisines il ne pourrait pas beaucoup l'aider, peu de gens savaient ou étaient les cuisines du château et ils gardaient se secret bien jalousement. Des rumeurs indiquaient qu'elles seraient près de la salle commune des Poufsouffle, et Isaac savait où elle était pour le coup. Il pourrait toujours la ramener là-bas au pire.

Mathématiquement, une armée de singes devant des ordinateurs pourraient écrire Hamlet. Depuis Internet on sait que c'est faux.
Dialogues : #113F49 / 2ème année rp : Ma fiche.