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 Cabane de crystal RPG+  Pad Buttercup doit mourir

MISSION N°5 : Humour incompatible ?
Nombre de points : 4 points par post
Participants : Aishani Singh et Jenny PoirreFresh
Lieu : Poudlard
But : La Gryffondor turbulente prévoie de nouveau de jouer un mauvais tour. Mais c'était compter sans Jenny PoirreFresh qui tombe sur Aishani Singh en pleins préparatifs. Il n'est pas certains que les jeunes filles partagent le même humour... [Chaque post devra faire 440 mots minimum]

~ I aim to misbehave ♫ ~
Promotion '43 (Première année RP)

 Cabane de crystal RPG+  Pad Buttercup doit mourir

@Jenny PoirreFresh @Elina Montmort

C'était une belle journée d'hiver aujourd'hui. Les élèves profitaient encore de la pause estivale, la plupart des réveillonneurs commençaient à revenir. La Chandeleur battait son plein dans les dortoirs, et l'ambiance était au simple et tranquille repos contemplatif avant le retour des choses sérieuses de la nouvelle année.

"Humph !.. Arumph !"

Les sourires s'étalaient sur les visages et les conversations légères allaient bon trains. Tout le monde se rappelait encore des compétitions de boule de neige d'avant les vacances où tout le monde y était allé de sa farce glacée. Les amourettes fleurissaient dans un château serein et aventureux, où la plupart des élèves n'avaient rien d'autres à penser à cette époque qu'à trouver leur potentielle âme sœur, pour nidifier jusqu'à l'arriver du printemps.

"Grunt... Bon sang que c'est lourd..."

L'ambiance générale ne semblait pas être du gout d'Aishani, qui marchait en canard dans les couloirs de Poudlard, son ventre rond comme un ballon. Celui ci flottait et rebondissait à chacun de ses pas, comme emplis d'une vitalité propre, et faisait que l'indolente Gryffondor recevait maint et maints regards curieux et/ou effarouchés. Elle avançait comme un brise glace en Antarctique, péniblement traçant sa route sous le bruit des mouettes à son encontre, celles ci commentant durement qu'il serait peut être salutaire, qu'elle réduise considérablement sa consommation récente de chocogrenouille. La jeune indienne n'en avait cure, elle souffrait déjà bien suffisamment pour entendre tout les charognards alentours.

"Oh sang noir... Humpf ! Encore quelques pas..."

Telle une magnifique pachyderme, elle s'approcha lourdement de la halle de l'escalier principal, lieu emblématique de Poudlard. Déboulant au cinquième étage, elle s'appuya avec douleur contre la rambarde, regardant en contre bas. Soufflante et reprenant son souffle, elle admira quelques secondes les élèves au pied du hall, puis satisfaite de ce qu'elle voyait, elle s'accroupit, se transformant en une grenouille obèse à jupe plissée. Elle passa son regard autour d'elle, vérifiant qu'elle était relativement seule. Puis d'un mouvement de sa main, elle déboutonna d'un coup son chemisier.

"Et hop !"

Un énorme ballon de baudruche rose tomba sur le sol, son contenu le faisant gigoter dans tout les sens, comme une énorme gelée aux framboises. Sa taille était monumentale, bien au delà des deux litres réglementaires. Avec effort, la Gryffondor l'attrapa de ses deux mains, et commença à le hisser par dessus la rambarde, utilisant l'ouvrage de pierre comme contrepoids. Désormais en équilibre instable, l'indienne en profita pour souffler, reboutonnant son chemisier, tout en regardant de nouveau par dessus la protection, jaugeant la situation.

Si tout ses calculs étaient exacts, et évidemment qu'ils l'étaient, sa cible ne devrait pas tarder à arriver. Il aller pénétrer dans le hall comme un prince, suivi de près par sa cour. Il ne s'agissait plus que de viser convenablement. Voyant les premiers oiseaux arriver, dieu bénisse les routiniers, l'indienne passa ses mains sous le derrière rebondi de son ballon, commençant à bander ses muscles, comptant mentalement dans sa tête.

Concentrée, elle égrena les secondes. Plus que trois... Plus que deux !..

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 Cabane de crystal RPG+  Pad Buttercup doit mourir

Les jours qui s'étaient écoulés depuis ma rentrée à Poudlard se comptaient sur les doigts d'une main. Les décorations avaient disparues dans le Hall et malgré la neige rafraîchissant encore le ciel de temps à autres on sentait bien que les fêtes étaient finies. Maintenant on se racontait ce qu'on avait eu pour noël, avec qui on avait passé le réveillon et encore toutes les formalités nécessaires des discussions d'après-fêtes d'hiver. Certains sorciers fêtant Yule plutôt que noël grognaient dans leur coin mais pour beaucoup l’atmosphère avait quelque chose de joyeux et léger. Tout ce gigantesque partage de souvenirs ne me rendait pas malheureuse au contraire mais je ne pouvais pas dire qu'il me passionnait particulièrement non plus. Adossée à un mûr j'écoutait distraitement les conversations des élèves alentours sans trop cherche à y participer "Tu te rends compte ? C'est mon premier balais !" Tiens un balais...je n'en avait fichtrement rien à faire qu'il en ai reçu un mais c'était certainement une idée ça, demander un balais pour noël... Mais au vu de la puissance de l'enchantement qui doit permettre aux morceaux de bois de voler les prix devaient certainement être trop exorbitants pour mes modestes géniteurs.

Soudainement le sol de pierre que je m'évertuai à fixer fût occupé par des jambes. Je levais le regard et remarquai ne pas être la seule, dans le couloir la plupart des élèves fixaient Aishani, la gryffondor que je connaissais un peu mieux depuis quelques aventures au milieu des serres. Au début je ne compris pas ce qui attirait tant le regard, puis j'avais orienté le mien,regard, et j'avais vu... "un sumo..." avait-je murmuré. Les pestes rachitiques se plaignaient d'avoir pris du poids pendant les fêtes, mais aucune ne pouvait rivaliser avec ça... Cependant sa façon de tenir son ventre ne m'évoquait rien de bien naturel. Ma curiosité me piqua et j'abandonnait l'ennui du mûr de pierre froide. Je décollais mon dos pour reprendre une allure droite, époussetait ma robe pour la forme et me mit en marche.

Je n'eut pas à la suivre longtemps, elle s’arrêta au cinquième étage... D'ici elle surplombait parfaitement l'intégralité des élèves du haut et je m'inquiétait soudainement de ces attentions. Elle s'accroupit pour retirer son ventre postiche et je profitais de cet instant pour quitter le pan de mûr qui me tenait plus ou moins abritée de son regard. J'avançais vers elle et fixait cet énorme ballon de baudruche dont l'opacité précaire laissait entrevoir une forme... mouvementé. Elle le hissa sur la rambarde et refis son chemisier avant de poser ses mains sur la surface de l'objet comme pour...le pousser. Je pensais alors le moment idéal pour intervenir. En quelques enjambées précipitées je la rejoint et essayais de parler en restant sûre de moi :

- Aishani. Que compte tu-faires ? Ne le laisse pas tomber !

Pas besoin d'une plume car pour ce qui est de la signature j'ai choisi l'épée. Comme Zorro je pourfend de ma lettre fétiche les cibles de mes pamphlets.

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 Cabane de crystal RPG+  Pad Buttercup doit mourir

Un cri soudain et inattendu perturba Aishani dans son décompte, la faisant tourner la tête avec toute la vitalité d’un chat pris à manger sur la table. Jenny Poirrefresh entra immédiatement dans sa vision, lui faisant se reculer précipitamment contre la rambarde, pressant son dos contre la baudruche.

« Jenny ! Tu m’as fait peur ! Qu’est ce qui te !?.»

Plus de résistance dans son dos ? Mince ! Elle se retourna brusquement, tentant de rattraper la lourde baudruche de sa main libre, sans réussir à agripper quoi que ce soit. Paniquée, elle ne put que la regarder s’élancer de la rambarde, prendre son envol, à l’assaut de sa destinée.

C’est étrange, comme les secondes se ralentissent lorsqu’un évènement inéluctable est sur le point d’arriver. Le cerveau semble passer comme en alerte maximale, fusant et étincelant dans toutes les directions, se gavant d’informations inutiles, dans l’espoir, l’insignifiant espoir que quelque chose quelque part, ait son importance. Immédiatement, tout parait plus net, plus clair, plus contrasté.

On pouvait voir toute la beauté du liquide dans la baudruche, s’entrechoquant contre ses parois roses, lui faisant prendre des volumes grotesques et fluides repoussés par sa propre masse et la pression de l’air. Le ballon prenait la forme d’une énorme méduse, d’une crêpe plus épaisse qu’une langue, d’un ballon un millième de seconde, d’une baleine même, ses formes dansant dans un enchainement abstrait.

Au quatrième étage, il croisa les regards surpris et choqués d’un petit groupe d’élèves de première année, en train de grimper dans les escaliers. Les plus rapides eurent le réflexe d’immédiatement se précipiter sur les barrières pour profiter pleinement du spectacle. Leurs yeux pétillaient de malice et d’amusement spontané. Un ballon rose et plein de fluides. Il n’était pas difficile de savoir ce qui allait arriver.

Au troisième étage, l’objet non newtonien croisa le regard d’un préfet en poste, sa bouche se déformant dans un cri inarticulé, alors qu’il tentait de sortir sa baguette de sa manche. Mais dans les quelques secondes nécessaires, le ballon passa avec toute la majesté de sa chute, sans que le pauvre représentant de l’autorité ne puisse faire quoi que ce soit pour accomplir son travail.

Au second étage, la chute de cet étrange pot de fleur interrompit le thé des personnages d’une magnifique scène champêtre, ceux-ci donnant du coude dans les tableaux voisins pour en réveiller les occupants. Quand on a une vie de mobilier, il est important de saisir toute opportunité. Il était impressionnant de voir la vague de concentration soudaine dont tous ces êtres animés faisaient preuve à cet instant précis.

Au premier étage, Peeves, hoquetant, n’en revint pas que quelqu’un lui ait piqué son idée.

Au rez de chaussée :

< SCHPLOUF !>


« Kyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! »

Un hurlement très aigu et très féminin s’envola et se propagea dans la cage d’escalier, couvrant tout le reste des hurlements de surprises divers. Ce cri plus que tout le reste suffit à ce que tous les élèves du coin vinrent entourer Aishani et Jenny, se préoccupant bien peu d’elles, bien plus de la scène en contrebas.

Le ballon avait atteint dans un arc presque parfait le centre du rez de chaussée, son contenu explosant dans toutes les directions. C’était un vrai massacre. Presque personne n’y avait échappé, les élèves exposés voyant leur flanc, leur dos, leur face recouverts d’une épaisse couche de couleur. Ca hurlait et ça toussait en contre bas, un pauvre élève à lunette étant même tombé dans la peinture fraichement déposée, terminant de s’en enduire sous les rires et quolibets en provenance des balcons. Proche de l’épicentre de la bombe, une jeune fille se tenait, son dos et ses cheveux recouvert entièrement de rose. Elle était immobile, tétanisée, ressemblant à ces statues de cendre de la ville de Pompéï. Devant elle, un fin cône de salle non touché. Dans ce cône, un jeune garçon avait été miraculeusement épargné.

« Sang noir ! » éructa Aishani pour elle-même, mais suffisamment fort pour que Jenny l’entende.
L’indienne serrait les dents. Elle regardait avec un regard courroucé le jeune homme se relever, ses yeux balayant du regard la foule aux balcons, dont certains commençaient à le pointer du doigt, reconnaissant son statut de rescapé.

C’était Pad Buttercup ! Le jeune Gryffondor, en sixième année, pourtant timide et réservé était devenu célèbre récemment par une curieuse affaire d’étranges évènements. Il avait été d’une grande aide à l’école durant les vacances et ce début d’année, se faisant plusieurs fois citer publiquement durant les prises de paroles des enseignants aux repas du soir. En deux semaines, il avait rapporté plus de 50 points à sa maison ! Mais dans les couloirs, il était surtout connu pour être le petit copain de l’une des idoles de l’école… Oh mais ça voulait dire…

« Que celui qui a fait ça se dénonce immédiatement ! »

Oui, c’était bien elle, son faux accent français était aisément reconnaissable. Lucrèce Belvédère, dont on disait que le père, célèbre auteur d'origine française, s’était uni avec une vélane. Son regard jetait des éclairs dans les étages supérieurs, à la recherche d’une piste, rien qu’une seule. Mais Aishani n’était plus là, s’éloignant de la scène de crime dans la direction des toilettes des filles, les mains dans les poches et le dos rond, terriblement mécontente.
Dernière modification par Aishani Singh le 12 janvier 2019, 14 h 22, modifié 1 fois.

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Je la vis reculer... Un air coupable s'était dessinée sur son visage, et alors qu'elle ne voulait que se justifier elle commit ce que je venais de lui défendre de faire. L'énorme ballon...roula puis la gravité le fit tomber à une vitesse étonnante pour un simple ballon. Je compris à cet instant que cette histoire n'allait pas en rester là... Je vis Aishani s'arrêter brutalement dans sa phrase en comprenant que son plan machiavélique c'était déclenché malgré elle.

Je ne voyais pas de là ou j'étais mais j'entendais, des cris , de l'agitation, des pas de partout, un brouhaha infernal qui recouvrait les commérages habituels. Puis un bruit d’atterrissage... Un atterrissage disgracieux et plein de liquide, puis des rires. Un cri terriblement aigu m'arracha un frisson. Méfait accompli, je n'avais rien pu faire.

Des élèves vinrent se presser contre la rambarde protégeant Aishani de tout soupçon. Je me précipitai vers elle, n'hésitant pas à bousculer quelques élèves à faire du coude et des épaules pour me frayer mon chemin jusqu’à la coupable. Je jetait un regard aussi noir que possible en me trouvant côte à côte avec la coupable puis me penchait sur la rambarde.

Un véritable champ de bataille. Un massacre haut en couleur. De la peinture recouvrait tout, ainsi c'est de ça qu'était rempli le ballon... Celui ci n'était plus qu'une carcasse en quelques morceau de plastique déchiré qu'on ne voyait même plus noyé dans son propre contenu. Tout les élèves étaient recouverts, choqués certainement. Quoi qu'il ne l'étaient pas tous, un chanceux avait été épargné.

Aishani jura, j'en profitais pour me tourner vers elle faisant fit du contrebas." T'es pas croyable... Va pas me dire que t'es pas satisfaite d'avoir gâché la matinée de tout le monde ! A cause de toi tout ces élèves seront en retard en cours tu te rend compte ?" M'agacais-je dans des mots prononcés bas. Je tenais à m'insurger de ce qu'elle avait fait mais je n'était pas du genre à balancer, je ne voulais pas qu'autour on puisse l'entendre, je ne voulais pas qu'elle se fasse prendre.

Elle se détacha de la rambarde et partit m'ignorant. Je la suivit, elle allait en direction des toilettes des filles visiblement très mécontente. Je m’attelais à marcher à ses côtés en scrutant les alentours quelques pas avant de recommencer à l'admonester "Qu'est ce qui t'es passé par la tête au juste ? En plus tu vas t'attirer les foudres de miss Diva française ! Et pourquoi t'es toute renfrognée ? D'habitude on est content quand on vient de faire une bêtise de ce genre !" Je profitai des élèves concentrés sur l'action pour hausser le ton. Pas que je veuille me disputer avec elle mais ce qu'elle venait de faire relevai du grand n'importe quoi.

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Aishani avançait toujours, ne tournant même pas la tête lorsque Jenny vint à sa hauteur. Elle la regarda du coin de l’œil, sa bouche crispée dans une grimace de mécontentement, le flot de paroles réprobateurs couvrant à peine l’étrange larsen qui commençait se faire entendre dans son crâne. Le son se fit lancinant, lui faisant perdre une seconde son équilibre.

La jeune Gryffondor vint appuyer sa main contre le mur du couloir, passant sa main sur son front, tentant de masser la douleur de son crâne. Sous sa main, elle tenta de trouver le regard de Jenny, marmonnant d’une voix désorientée :

« C’est pas elle que je visais… »

Quelques pas encore, et sa main libre tomba sur la porte des toilettes des filles, Aishani se précipita à l’intérieur, suivi de près par la Serpentard. Elle s’approcha en titubant légèrement des hautes vasques centrales, tout en fouillant dans sa poche, en sortant un petit tube de plastique blanc. Un médicament moldu, dont l’image sur le tube semblait dire qu’il permettait de lutter contre les migraines. Il y avait de la sueur sur la tempe de l’indienne.

Maladroite, elle fit tomber plusieurs gélules sur la faïence avant d’en attraper deux, qu’elle fourra dans sa bouche. Sa main chercha en aveugle le robinet le plus proche, et elle du s’y remettre à plusieurs fois pour l’activer, la douleur rendant ses environnement immédiats blancs comme neige. L’eau fraiche commença à couler, qu’elle vint chercher à la bouche sans finesse aucune. Le flot éclaboussait sa face autant qu’elle se laissait boire…

Les gélules allaient agir rapidement, elle ne devait plus qu’attendre, se tenir, rester digne devant la douleur. Les deux mains fermement ancrées dans la faïence, l’indienne fit un effort mental pour ne pas tituber d’avantage, soufflant fort, ses yeux dans le miroir en face d’elle, dont son reflet restait encore une vague silhouette distordue. Elle sentait la présence de Jenny à côté d’elle. Déglutissante, elle commença :

« Tu me croiras si tu voudras, Jenny, mais… C’était important que je le fasse. Je croyais que cette fois ci, avec un bidule aussi gros, j’aurais réussi à l’atteindre, mais non ! Non ! »

Sa main se leva, avant de retomber, percutant la faïence avec colère.

« Il s’en sort encore ! Il s’en sort toujours ! Toujours au bon endroit, toujours avec ce petit regard arrogant de celui qui maitrise la situation… Ce n’est pas normal ! »

Elle se retourna, son visage carmin, soufflante de colère, son regard lançant des éclairs dans les pupilles de la Serpentard.

« Ce n’est pas normal, Jenny ! Rien de cette situation n’est normal ! Sa seule présence me donne des maux de tête épouvantables ! Il y a vraiment quelque chose de pas net dans cette situation !»

La jeune Gryffondor était passée de la colère au désespoir, en quelque seconde, ses sourcils étaient tombés, ses yeux s’humidifiaient. Sa grimace de colère était tombée, et sa bouche frémissait désormais d’un mélange de peur sourde et de fatigue mentale.

« Ça fait mal, Jenny ! A chaque jour, ça fait un peu plus mal !.. »

Elle souffla deux fois, trois fois. L’indienne avait déjà pris sa décision il y a quelques jours, mais c’était la première fois qu’elle la vocalisait :

« … Pad Buttercup doit mourir… »

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La jeune fille eu un comportement étrange. Je la suivit jusque dans les toilettes des filles. L'endroit n'était jamais un exemple de propreté, le carrelage souvent poussiéreux et les lavabos peu attirants. Les miroirs souvent fêlés tout comme les faïences. Un décor que je soupçonnait fait pour ne pas encourager les élèves à passer des heures ici et ça fonctionnait plutôt bien.

Elle sortit ce que je reconnut être des médicaments et se jeta sur eux avec douleur comme l'aurait fait une camée en manque. Dans son dos je haussais un sourcil en la regardant s'éclabousser complètement, comme si quelques secondes de plus ou de moins allaient changer le temps d'action du médicament.

Bras croisés derrière elle je la fixait à travers le miroir. En patientant je me fis même une grimace l'air de dire "entre moches on se comprend", conversation avec moi même anodine que celui qui n'a jamais fait ça me jette la pierre. Soudain Aishani se redressa et repris usage de la parole. Son ton était étrangement grave, colérique surement. Elle était élevé contre celui qui s'en sortait toujours. La fille allait dans un crescendo de haine jusqu'aux mots fatals... ceux qu'on ne voulait pas entendre. Ceux qui n'auraient pas du sortir.

Je voulais bien la croire , mais je ne voulais pas croire qu'elle veuille le tuer. Non on ne pouvait pas atteindre un stade de haine pareil pour de simples farces ratées. J'eu un relent de peur et de dégoût mélangé. Quel stade de désespoir avait atteint cette fille pour être dans un état aussi grave ?

- Ce que tu me dis là Aishani, c'est complètement dingue. Ne te rends-tu pas compte de la gravité de tes mots ?

Son visage et son attitude semblaient me crier qu'elle s'en rendait compte mais trop abasourdie par sa révélation je lui demandais. C'était complètement irrationnel que de vouloir mettre fin à une vie pour quelques regards arrogant et des moment de chance inopinée.

- Enfin reprends-toi ! C'est un jeune homme très chanceux c'est tout. Et ce n'est pas parce que tu ressens l'envie de réussir à l'embêter ce qui au passage est très puéril que tu peux en arriver au stade ou tu veux sa mort ! Allons, renseignons nous simplement sur ce Pat...

Peut être qu'en en apprenant plus nous pourrons faire taire les démons d'Aishani après tout ? Son état était terrible et effrayant. Le bouleversement que lui avait causé l'échec de cette blague était complètement fou je le voyais bien. Je ne pouvais pas fuir, j'avais trop peur de ses actes à venir. Si elle était capable de recouvrir le hall de peinture pour un garçon énervant elle serait tout aussi capable d'aller jusqu’à tenter d'attenter à sa vie. Son échec semblait la faire souffrir et elle en devenait étrangement angoissante...

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Une douleur plus vive que les autres vint percuter les neurones de l’indienne, amenant immédiatement sa main sur sa tempe, massant l’os avec douleur. Le médicament commençait doucement, trop doucement à agir. Ses yeux se faisaient moins fous, sa respiration était de nouveau contrôlable. Elle ressemblait encore à une folle, mais reprenait doucement ses sens. Jenny était de nouveau nette sous son regard, une expression profondément choquée sur le visage. Qu’avait elle dit ? Non. Oh non, il y avait méprise… Aishani fit la moue.

« Non, non. Pas mourir comme ça, non. Je ne veux pas le tuer… »

C’était l’un de ces moments difficiles pour l’enfant, lorsque ses sens lui faisaient sentir des impératifs, des idées et des concepts dont personne n’arrivait à l’aider à comprendre comment les nommer. Elle était constamment tiraillée par sa réponse, qui suscitait souvent encore plus de questions, dont elle n’avait pas souvent la réponse. Mais elle devait bien les communiquer.

« Je… J’ai besoin de tuer ce qu’il est… »

Ses yeux se fixèrent sur Jenny. La Serpentard l’avait déjà suivie dans une aventure similaire, avant les vacances. Elle saurait peut-être faire fi de ses préjugés. Peut être qu’en expliquant ce qu’elle ressentait ? Aishani soupira, se préparant à la suite.

« Ecoute, je n’ai pas les mots pour expliquer ce qu’il se passe avec clarté… Pad Buttercup, n’est pas ce qu’il devrait être… Sa présence perturbe tout ! »

Elle allait passer pour une folle avec sa prochaine phrase, elle en était certaine :

« C’est… C’est comme un ciseau coupant qui se baladerais dans la Tapisserie, ne laissant que trames délitées dans son passage… Il fait mal, Jenny. Il fait vraiment mal. »

Elle se frotta la tempe à nouveau, plus par réflexe que par douleur. C’était juste tellement lié qu’elle en confondait cause et conséquence. Elle ferma les yeux, retenant mal deux larmes de stress qui menaçaient de tomber.

« D’habitude, ce genre de truc arrive, mais c’est éphémère, une heure, ou une journée. Là ça fait deux semaines, Jenny ! Deux semaines de migraines atroces. »

Les mots de la Serpentard la blessaient, car ils avaient leur part de vérité. Oui, d’un point de vue extérieur, les blagues d’Aishani étaient puériles et incommodantes. Mais elles étaient la meilleure solution qu’elle avait pu trouver. Elle ne connaissait rien du monde magique, celui-ci la terrifiait. Des remèdes moldus fonctionnait, non ? Pourquoi pas des solutions moldues aussi ? Les larmes s’échappèrent de la barrière de ses cils, mais elle les rattrapa d’un mouvement rapide du poignet.

« Ce n’est pas puéril… Je n’ai pas trouvé mieux… Je me disais qu’avec une bombe de peinture aussi grosse, il n’arriverait pas à en réchapper, cette fois… »

Elle baissait la tête, ses émotions tiraillées entre la douleur, le doute et la fatigue.

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Je poussait un lent et long soupir de soulagement. Fermait les yeux un instant en jurant mentalement, j'était bête d'avoir cru qu'elle puisse parler sincèrement. Cette fois-ci plus question de m'affoler ainsi plus rien.

Tuer ce qu'il était c'était une chose. Mais qu'était-il au juste ? Ses paroles flou me le laissait à peine entrevoir. Quoi qu'il en soit il troublait la pauvre Aishani. J'eu un soupçon très léger, pensant qu'elle était amoureuse mais je rejetait l'idée. Il n'était pas le moins du monde question de sentiments, la douleur de la fille était physique. Une douleur que je ne pouvais pas sentir mais que je comprenait être horrible au vu de cette attitude de repli qu'avait la fille.

Maintenant qu'elle le disait une image très nette me revint en tête. La bombe de peinture ayant fait effet, le sol était entièrement recouvert et les élèves aussi. Mais aux côté de la diva français il y en avait un... un élève dont je n'avais pas vu le visage qui était resté parfaitement immaculé. J'avais supposé le jet de peinture être allé dans une autre direction par pur hasard mais c'était impossible, techniquement impossible que le fille à ses côtés ai été aussi endommagée sans qu'il ne prenne sur lui ne serait-ce qu'une goutte de couleur...

- Le garçon qui n'avait pas été éclaboussé, c'est lui Pat machin ?

Maintenant des explications se bousculaient dans ma tête sans aucune forme de répit. Un sortilège ? Il devait avoir usé d'un sortilège ! Mais tenait-il sa baguette en main lors de l'accident ? Qu'en sais-je... Non c'est impossible si il l'avait eu il l'aurait utilisé pour stopper le ballon pas pour se défendre ! Ou alors pour se défendre lui et sa dulcinée. Même un garçon aussi pénible ne pouvait apprécier entendre ce cri terrible qu'elle poussait lorsqu'elle était insatisfaite, la harpie. Non pas un sortilège mais quoi ? De la chance...beaucoup de chance... Je ne trouvais pas d'ou lui venait cette particularité et cela m’agaça. Je grognais et abandonnait mes réflexions pour compatir.

- Il est très chanceux , c'est vrai que ça à un côté horripilant...


La fille laissa couler des larmes, de colère, de douleur, de tristesse ou de dépit je n'en savais rien.
Quoi qu'il en soit je posait sur une épaule une main qui se voulait rassurante et lui fit un sourire un peu triste.

- T'inquiète pas, ça va aller. Je t'ai déjà suivie une fois dans tes mésaventures je pourrais bien le faire une deuxième fois. Sortons d'ici et allons trouver ce qui fait de Pat Trucmuche un mec aussi chanceux depuis les deux dernières semaines. Par contre je te préviens, on fait ça dans les règles de l'art.

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Aishani reniflait piteusement, hochant de la tête tout en gardant ses sanglots cachés derrière ses paupières. Elle n'osait pas le dire à Jenny, mais le fait qu'elle la croyait, qu'elle proposait de l'aider... C'était comme si un poids venait de tomber de ses épaules. L'indienne était heureuse, peut être la première fois depuis qu'elle était rentrée des vacances de Noël...

"... Merci... Je ne sais pas ce que j'aurais fait si j'avais continué toute seule..."

Elle renifla une dernière fois, chassant définitivement ses larmes de ses paupière d'un dernier mouvement de poignet rageur. Ses yeux rouges vinrent à la rencontre de Jenny, alors que l'indienne sentait la main de la Serpentard sur son épaule. Son visage était en train de reprendre l'air sérieux et inquisiteur de la Gryffondor en pleine réflexion.

"Cela dit, c'est vraiment étrange que tu ne le connaisse pas plus que ça. Les profs parlent de Paddock Buttercup publiquement, pour une action ou une autre, à chaque souper depuis que les cours ont repris... Tu viens de rentrer, c'est ça ? Ou alors, tu était très occupée ?"

Aishani fit tomber légèrement sa tête sur la droite, continuant à fixer la Serpentard. Elle semblait regarder quelque chose hors de Jenny, donnant cette impression étrange qu'elle voyait ou ressentait des choses hors de ce monde. Ses yeux redevinrent plus sombres, alors qu'elle souriait à nouveau.

"Ou alors, tu sais déjà très bien qui il est et tu essayes de me faire plaisir en faisant mine de ne pas le connaître. C'est gentil, mais je t'avoue, je suis plus rassurée par le fait que tu vas m'aider pour la suite."

Aishani fouilla à l'intérieur de son uniforme, fouillant dans la poche ventrale dissimulée que la Serpentard savait être là. Elle en ressorti un petit carnet à spirale, avec un criterium accroché, qu'elle ouvrit avant de montrer son contenu à Jenny.

"Regarde... Ca fait un moment maintenant que je le piste, et j'ai compilé la plupart de son emploi du temps. Je suis certaine qu'en s'y mettant rapidement, il est possible de préparer un ou plusieurs plans pour enfin réussir une farce capable de l'humilier publiquement..."

Elle pointa du doigt plusieurs horaires annotés et entourés.

"Ici... Ou là, il devrait être seul... Là il est vulnérable, mais il risque d'être accompagné de sa clique... Enfin, ce n'est pas les endroits qui manquent. Je pense qu'on va éviter l'escalier principal pendant un moment, l'opportunité est passée maintenant et les préfets feront attention...

Enfin bon... On verra ça plus calmement dés qu'on aura toutes les deux le temps.
"

Elle referma son carnet d'un claquement, affichant un sourire de connivence. Tout en le rangeant, l'indienne ne put s'empêcher d'être de nouveau interrogative.

"Au fait, Jenny... Qu'est ce que tu entends par une blague 'dans les règles de l'art ?'"

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 Cabane de crystal RPG+  Pad Buttercup doit mourir

J'écoutais attentivement les paroles d'Aishani. Attentivement du moins jusqu'au moment où je me suis perdue dans mes pensées... Ce Pat...l'envie de lui tendre un piège me prenait soudainement. Alors dans ma tête je cherchais, des idées de pièges infaillible. L'idée ce n'était pas de l'humilier, c'était que ça fonctionne. J'essayais d'accorder mon attention à la gryffonne, elle avait toutes les informations et l'écouter alimenterais surement mes idées. Buttercup je le connaissais pas. J'y pouvais rien si j'écoutais rarement avec attention ce que nous disaient les profs...

- Nan je le connais pas je te dis. J'ai déjà du entendre son nom mais je devais pas en avoir grand chose à faire... Paddock c'est nul comme prénom...

J'admirais le carnet dans ses mains. J'avais bien des ébauches d'idées mais j'avais besoin de plus d'informations. Dans un étrange sursaut je me jetait sur celui ci et le lui prit des mains avant qu'elle ne le fasse à nouveau disparaître dans sa poche.

- Attend. Je veut...j'ai une idée... Désolé je te prend ça.

Je jetai un œil aux écrits à la recherche de l'emploi du temps. "aujourd'hui on est...oui donc demain c'est jeudi...parfait." Demain, jeudi 10h. Si nous nous mettions là et là et que... Oui...oui parfait tout ce qu'il faut c'est être deux pour réussir à bloquer les imprévus.

- Demain abandonne l'idée d'aller en récrée. Tu veux savoir ce qu'est une farce dans les règles de l'art ? Et bien laisse moi t'expliquer. Toutes les deux chacune de notre côté on va prétexter avoir besoin d'aller à l'infirmerie. Mais au lieu d'y aller on va venir aux cachots...

Je fouillais dans mon sac et en extirpait avec difficulté un crayon, langue entre les dents. Je trouvais une page vierge et dessinait un coude "tu vois là, c'est un virage et plus loin..." je dessinais une flèche qui pointait vers la suite de la route dessinée. "plus loin il y a la salle de potion. A dix heures il va en sortir et il va forcément devoir remonter. Sauf que pour ça...obligé de passer ici ! Donc peu importe quand il va passer c'est sûr qu'il le feras ! Et tu vois juste ici.." je dessinais maintenant un rectangle contre ce qui se devinait être le mûr dans la lignée du virage à angle droit. "ça c'est un placard à balais ! Juste assez grand pour que quelqu'un y loge..." D'un déclic je rangeais la mine de mon stylographe et regardais Aishani dans les yeux.

- Toi. Tu seras dans le placard, dans ta mains tu auras un encrier ouvert et dans les poches des bonbons explosifs au cas où ça ne fonctionne pas. Les portes du placard seront fermées. Quand il va arriver au niveau du placard je vais l'arrêter, je connais sa tête maintenant, et je vais lui demander un autographe. Dès que tu entendras le mot "autographe" tu sortiras et menaceras sa petite personne avec l'encrier. Il seras pris en embuscade et on en profitera pour lui extorquer des informations. Tu vas me dire qu'on pourras nous voir ? Oui mais mes règles de l'art à moi c'est d'assumer ses bêtises.

Je marquais un temps pour respirer. "Bon sois là bas demain à 10h50 le temps que tu te caches et ensuite on l'attendras patiemment."

Pas besoin d'une plume car pour ce qui est de la signature j'ai choisi l'épée. Comme Zorro je pourfend de ma lettre fétiche les cibles de mes pamphlets.

1ère année rp -